[0001] La présente invention est relative aux brûleurs à gaz du type radiant, pour cuisinières
ou tables de cuisson.
[0002] Un tel brûleur comporte classiquement une tête présentant un élément poreux radiant,
dont la face frontale définit la face de combustion du brûleur. Sous cet élément radiant
est disposée une chambre dans laquelle l'air et le gaz se mélangent avant d'atteindre
ledit élément.
[0003] Un tel brûleur à gaz de type radiant est par exemple utilisé pour réaliser des tables
de cuisson d'une apparence proche de celle des tables qui comportent des plaques de
cuisson en matériau vitrocéramique, la face frontale de l'élément radiant affleurant
au niveau du plan supérieur de la table dans laquelle ledit brûleur est intégré. Une
table de cuisson de ce type a notamment été décrite dans la demande de brevet internationale
de la Demanderesse publiée sous le numéro WO-92/06334.
[0004] Les brûleurs à gaz du type radiant connus à ce jour présentent néanmoins l'inconvénient
majeur suivant : les récipients à chauffer étant très proches des faces de combustion
des éléments radiants (l'espace entre un récipient et un élément radiant pour permettre
l'évacuation des gaz de combustion n'est que de quelques millimètres), il se produit
par convection et conduction d'importants transferts de chaleur vers les volumes qui
sont situés sous les éléments radiants.
[0005] Ces transferts de chaleur peuvent être à l'origine d'allumages intempestifs du mélange
air/gaz dans la chambre de mélange, en amont de la zone normale de combustion.
[0006] Ils peuvent également produire une altération rapide du joint d'étanchéité qui est
interposé entre la tête de combustion et le corps qui la porte.
[0007] Ils peuvent endommager ceux des composants électroniques qui sont situés sous le
plan de la table de cuisson.
[0008] Un but principal de l'invention est de résoudre ce problème.
[0009] On connaît déjà des brûleurs à gaz dans lesquels au moins un élément formant obstacle
à la circulation du mélange air/gaz est disposé dans la chambre de mélange. On pourra
à cet égard avantageusement se référer au brevet EP-157.432 dans lequel est décrit
un brûleur à gaz de ce type. L'élément formant obstacle à la circulation du mélange
air/gaz y est un déflecteur qui est disposé au centre de la chambre, et qui sert à
distribuer uniformément le mélange combustible sur l'élément radiant.
[0010] Un autre brûleur de ce type a encore été décrit dans la demande de brevet WO-84/04376.
Il est indiqué dans cette demande de brevet que le déflecteur renvoie le mélange air/gaz
sur les parois latérales qui définissent la chambre de mélange, de façon à refroidir
ces parois.
[0011] Dans ces différents brûleurs, le refroidissement réalisé n'est qu'un effet secondaire
de la forme et de la géométrie du déflecteur dont la fonction principale est de répartir
convenablement le mélange air/gaz par rapport à l'élément radiant. Ce refroidissement
s'avère insuffisant pour s'opposer efficacement au réchauffement de la chambre de
mélange.
[0012] On notera en particulier que dans ces différents brûleurs de l'art antérieur, une
majeure partie du mélange air/gaz atteint l'élément radiant du brûleur sans avoir
été en contact avec les faces latérales de la chambre de mélange.
[0013] L'invention propose quant à elle un brûleur qui est caractérisé en ce que l'élément
formant obstacle présente un contour général extérieur qui est analogue au contour
intérieur de la chambre de mélange et qui définit avec celui-ci une lame de circulation
dans laquelle le mélange air/gaz est forcé à circuler avant d'atteindre l'élément
radiant, pour échanger convectivement avec la ou les parois latérales de la chambre
de mélange.
[0014] Avec une telle structure, tout le mélange air/gaz est forcé à échanger par convection
avec les parois latérales de la chambre de mélange ; le volume de la lame dans laquelle
le mélange air/gaz circule étant réduit, les échanges convectifs sont beaucoup plus
importants que dans le cas des chambres de mélange à déflecteur de l'art antérieur.
[0015] Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux, l'élément formant obstacle
est une cloche, cette cloche présentant un fond entouré par des parois latérales s'étendant
à partir dudit fond vers un fond de la chambre de mélange sur lequel ladite cloche
est portée, l'intérieur de cette cloche étant alimenté en air et en gaz, le mélange
formé dans ladite cloche s'évacuant de celle-ci au voisinage du fond de la chambre
de mélange, puis remontant jusqu'à l'élément radiant en circulant dans la lame de
circulation définie entre la ou les parois latérales de la cloche et la chambre de
mélange.
[0016] Une telle structure permet de réaliser un mélange satisfaisant de l'air et du gaz
avant qu'ils n'atteignent l'élément radiant du brûleur : le mélange air/gaz injecté
dans la cloche s'y homogénéise avant de s'évacuer au voisinage du fond de la cloche
pour participer activement au refroidissement des parois de la chambre de mélange.
[0017] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront encore de la description
qui suit de plusieurs modes de réalisation particuliers. Cette description est illustrative
et non limitative. Elle doit être lue en regard des dessins annexés sur lesquels :
- la figure 1 est une vue en coupe d'un brûleur à gaz du type radiant conforme à un
mode de réalisation particulier préféré de l'invention ;
- les figures 2a et 2d représentent schématiquement d'autres variantes possibles pour
l'invention.
[0018] Le brûleur de la figure 1 est un brûleur à gaz du type radiant intégré dans une table
de cuisson T. Il est constitué d'une tête de combustion 1 et d'un corps 2 qui porte
cette tête 1.
[0019] La tête de combustion 1 présente une jupe 3 tubulaire cylindrique par laquelle elle
est en appui sur le corps 2. Cette tête 1 est fermée à son extrémité opposée au corps
2 par une membrane 4 poreuse, qui constitue l'élément radiant du brûleur. Cette membrane
4 est réalisée en un matériau en fibres métalliques réfractaires frittées.
[0020] Ce matériau est avantageusement du type de celui qui est commercialisé par la Société
ACOTECH sous la dénomination BEKITHERM® AC 200 P1 et qui présente la particularité
d'être traversé par une multitude de perforations de diamètre inférieur à la distance
de coincement des flammes. Ces perforations permettent de réduire considérablement
les pertes de charges que ce matériau impose au mélange gazeux. Ce matériau présente
en outre d'excellentes performances en matière de Nox : 40 ppm à 500 kW /m² et 10
% d'excès d'air.
[0021] De façon plus générale, on pourra utiliser pour réaliser l'élément radiant 4 les
différents matériaux décrits dans les brevets et demandes de brevet EP-157.432, EP-227.131,
EP-390.255.
[0022] La face frontale de l'élément radiant 4 constitue la face de combustion du brûleur.
Elle est affleurante par rapport à la face supérieure de la table T.
[0023] La jupe 3 est entourée extérieurement, vers son extrémité qui porte l'élément radiant
4, par une collerette annulaire 5. Cette collerette 5 est elle-même bordée annulairement
par un méplat 6. Celui-ci vient en appui sur le bord de l'ouverture de la table T,
qui reçoit ledit brûleur 1, afin de maintenir la tête de combustion 1 par rapport
à la table T.
[0024] Le corps 2 est quant à lui principalement constitué par une paroi cylindrique 7 fermée
par un fond 8. Cette paroi cylindrique 7 est sensiblement de mêmes diamètres intérieur
et extérieur que la jupe 3. En position assemblée de la tête 1 sur le corps 2, la
tranche de la jupe 3 porte sur celle des tranches de la paroi 7, qui est opposée au
fond 8.
[0025] Cette tranche, référencée par 7a sur la figure 1, est prolongée par un collet 9 assurant
le centrage de la jupe 3 par rapport à la paroi 7.
[0026] Un joint annulaire 10 d'étanchéité et de rattrapage est prévu pour s'interposer entre
la jupe 3 et la paroi 7. Ce joint 10 est reçu dans un logement annulaire de section
en forme de U que présente la tranche 7a à proximité de la face intérieure de la paroi
7.
[0027] La jupe 3 et la paroi 7 définissent, avec la membrane 4 et le fond 8, une chambre
11 dans laquelle l'air et le gaz se mélangent avant d'atteindre ladite membrane 4.
Dans cette chambre 11 est disposé un élément 12 formant cloche, qui est en appui par
sa tranche sur le fond 8. Cet élément formant cloche 12 est défini par un corps cylindrique
14 fermé par un fond 13. Le diamètre extérieur du corps 14 est légèrement inférieur
au diamètre intérieur de la chambre 11. Sa hauteur axiale est sensiblement plus petite
que la hauteur de la chambre 11, de sorte que le fond 13 est espacé de la membrane
4.
[0028] La tranche de cet élément 12 formant cloche est prolongée par plusieurs pattes 15
qui font saillie radialement par rapport à la face extérieure du corps 14. Ces pattes
15 sont réparties sur tout le pourtour dudit corps 14 et assurent le centrage dudit
élément 12 dans la chambre de mélange 11.
[0029] La tranche de l'élément 12 formant cloche présente également, entre les pattes 15,
des évidements 16 en forme de créneaux qui sont régulièrement répartis sur tout son
pourtour. Ces évidements 16 assurent la communication entre le volume intérieur de
la cloche 12 et la lame de circulation qui est définie entre les faces extérieures
de la cloche 12 et les faces intérieures de la chambre 11.
[0030] La cloche 12 et la paroi 7 sont en outre traversées radialement par un canal 17 qui
débouche dans ladite cloche 12 et qui assure l'alimentation de la chambre 11 en air
et en gaz, l'air et le gaz étant propulsés dans ledit canal par des moyens de ventilation
disposés en amont de la chambre de mélange. Afin que la cloche puisse être démontée
par rapport au fond 8, l'évidement de la cloche 12 dans lequel le canal 17 est passé
est une échancrure 17a ménagée sur le bord de ladite cloche 12.
[0031] Le fond 8 est traversé par un orifice 8a à partir duquel un élément tubulaire 18
s'étend coaxialement dans la chambre 11, jusqu'à l'élément radiant 4. Dans ledit élément
tubulaire 18 s'étend une électrode 19 qui débouche dudit élément tubulaire 18 à son
extrémité opposée au fond 8. Cette électrode 19 est ainsi partiellement en saillie
par rapport à la face frontale de l'élément radiant 4.
[0032] A cette extrémité, l'élément tubulaire 18 est noyé dans une bague 20 en matériau
céramique qui l'isole thermiquement de la membrane 4.
[0033] Un butoir cylindrique tubulaire 21 s'étend à partir de cette bague 20, vers le fond
8, en entourant l'élément tubulaire 18. Ce butoir 21 est d'une longueur inférieure
à la longueur de l'élément 18. Il se termine en son extrémité opposée à la bague 20
par une collerette annulaire extérieure 22. Entre cette collerette 22 et le fond 8
est comprimé un ressort hélicoïdal 23 également passé sur l'élément tubulaire 18.
[0034] Des moyens de verrouillage (non représentés) permettent de maintenir la tête de combustion
1 en place sur le corps 2, alors que le ressort 23 est comprimé. Ces moyens de verrouillage
sont par exemple des moyens électromagnétiques.
[0035] La mise en place d'un tel brûleur s'effectue de la façon suivante.
[0036] Le corps 2 et le canal 17 sont préalablement intégrés à la table T, lors du montage
de celle-ci.
[0037] Pour assembler la tête de combustion 1 sur ledit corps 2, l'opérateur passe le ressort
23 et le butoir 21 sur l'élément tubulaire 18. Puis, il introduit la cloche 12 dans
la chambre 11, en positionnant l'échancrure 17a sur le canal 17. Il coiffe ensuite
l'ensemble par la tête de combustion 1, dont la bague 20 vient en appui sur le butoir
21 et exerce sur ladite tête 1 un effort pour comprimer, par l'intermédiaire de la
collerette 22, le ressort 23. Lorsque la jupe 3 est en place sur la tranche de la
paroi 7, l'opérateur verrouille la tête de combustion 1 sur le corps 2.
[0038] En fonctionnement, l'air et le gaz, qui arrivent sous la cloche 12, circulent dans
celle-ci de la façon qui a été représentée schématiquement par les flèches sur la
figure 1.
[0039] Ils s'y homogénéisent, puis le mélange ainsi constitué s'échappe de ladite cloche
12 par les créneaux 16, en remontant le long des faces intérieures de la chambre 11,
jusqu'à l'espace entre la membrane radiante 4 et le fond 13 de la cloche 12. L'opérateur
allume le brûleur en actionnant l'électrode 19.
[0040] La cloche 12 définit avec la face latérale cylindrique de la chambre de mélange une
lame de circulation, dans laquelle le mélange air/gaz est obligé de circuler en étant
en contact avec ladite face latérale sur une majeure partie de la hauteur de celle-ci.
Les parois qui définissent ladite chambre 11 sont ainsi refroidies par le mélange
air/gaz, tandis que celui-ci est préchauffé, ce qui améliore le rendement du brûleur.
On veille, bien entendu, à ce que le mélange air/gaz n'atteigne pas sa température
d'auto-inflammation (de l'ordre de 500°C pour les gaz GPL ; de l'ordre de 800°C pour
le gaz naturel).
[0041] Les turbulences que subissent l'air et le gaz à l'intérieur de la cloche 12 favorisent
également les échanges convectifs entre le gaz et les parois de la cloche 12. On notera
que l'utilisation pour le brûleur d'une membrane 4 de type perforé, permet de disposer
d'une réserve de puissance de ventilation pour canaliser le mélange et augmenter ses
turbulences.
[0042] Le ressort 23 est soustrait aux hautes températures, puisqu'il est disposé à l'intérieur
de la cloche de répartition 12 et qu'il ne pousse pas la membrane 4 directement, mais
par l'intermédiaire du butoir 21.
[0043] La circulation du mélange air/gaz permet aussi le refroidissement du joint 10 qui
est disposé à proximité des faces intérieures de la jupe 3 et du cylindre 7, et bénéficie
du gradient de température dans cette paroi. Ce refroidissement est d'autant meilleur
que ce joint d'étanchéité 10 est situé juste au-dessus du canal d'alimentation 17,
de sorte qu'il est refroidi par un mélange gazeux "frais", directement issu de la
cloche 12 de répartition.
[0044] La position centrale de l'électrode 19 présente l'avantage d'être favorable à l'allumage.
C'est en effet le centre de la membrane poreuse 4 qui est le moins perturbé par les
mouvements d'air ambiant. C'est également au niveau du centre, que la convection naturelle
avec l'air ambiant est la plus faible.
[0045] Les perforations de la membrane 4 permettent d'augmenter la plage des puissances
de fonctionnement du brûleur. Egalement, les moyens de ventilation travaillant avec
moins de contre-pression, ils tournent moins vite et sont donc moins bruyants.
[0046] Lorsqu'un opérateur veut démonter la tête de combustion 1 par rapport au corps 2
du brûleur, il désengage les moyens de verrouillage. Le ressort comprimé 23 repousse
alors la tête de combustion 1 de façon à la faire sortir en saillie par rapport à
la table T, dans une position où l'opérateur peut facilement la saisir.
[0047] Ainsi qu'on l'aura noté, le démontage de la tête de combustion 1 peut intervenir
sans que l'utilisateur n'ait à manipuler l'électrode 19 et les connexions haute tension
auxquelles elle est reliée, puisque la tête de combustion coulisse par rapport à l'élément
tubulaire 18 et l'électrode 19.
[0048] D'autres modes de réalisation possibles pour l'invention ont été illustrés sur les
figures 2a à 2d. Dans chacune de ces variantes, le brûleur comporte une tête 101 et
un corps 102 qui définissent ensemble une chambre 111. La tête 101 présente un élément
radiant 104. La chambre 111 est alimentée en air et en gaz par un canal 117.
[0049] Conformément à l'invention, il est disposé dans la chambre de mélange 111, un élément
112 qui forme un obstacle pour la circulation du mélange air/gaz et force le mélange
air/gaz à circuler le long des faces intérieures de la chambre de mélange, avant sa
combustion.
[0050] Sur les variantes représentées sur les figures 2a et 2b, l'élément 112 formant obstacle
est un élément plein qui est d'une géométrie extérieure complémentaire de la géométrie
intérieure de la chambre de mélange 111. La lame de circulation ainsi définie oblige
le mélange air/gaz à circuler en contact avec les parois de la chambre 111 et à ainsi
participer au refroidissement de celles-ci. Dans le mode de réalisation de la figure
2a, l'élément 112 formant obstacle et la chambre de mélange 111 sont de forme parallélépipèdique.
Dans le mode de réalisation de la figure 2b, l'élément 112 et la chambre 111 sont
sensiblement de forme conique et s'évasent vers l'élément radiant de la tête du brûleur.
[0051] La forme en cloche de l'obstacle, qui correspond en particulier aux modes de réalisation
représentés sur la figure 1 et sur les figures 2c à 2d, constitue néanmoins une solution
préférentielle pour l'invention, puisque le mélange air/gaz injecté dans la cloche
s'y homogénéise, avant de s'évacuer par des évidements prévus à cet effet au voisinage
de la tranche de la cloche 112, en participant activement au refroidissement des parois
de la chambre de mélange.
[0052] En variante encore, ainsi qu'on l'a représenté sur la figure 2c, la chambre de mélange
111 peut être alimentée en mélange air/gaz par son fond et non latéralement. Le joint
d'étanchéité 110 entre le corps 102 du brûleur et la tête de combustion 101 est alors
avantageusement disposé à proximité du fond dudit corps 103, c'est-à-dire dans un
plan éloigné de l'élément radiant 104.
[0053] Egalement, ainsi qu'on l'a représenté sur la figure 2d, les moyens qui permettent
de faire sortir la tête de combustion 101 par rapport au corps 102 du brûleur peuvent
être constitués par des rampes complémentaires 130, par exemple hélicoïdales, que
présentent le corps 102 et la tête de combustion 101 et qui permettent à un opérateur
de dégager la tête 101 par rapport au corps 102 en faisant pivoter axialement ladite
tête 101 par rapport audit corps 102.
[0054] Dans une autre variante avantageuse encore (non représentée), il est prévu que l'élément
en forme de cloche présente un profil hélicoïdal, qui oblige le mélange qui remonte
vers l'élément radiant à circuler en rotation à l'extérieur dudit élément en forme
de cloche, ce qui favorise les échanges avec les faces intérieures de la chambre de
mélange.
1. Brûleur à gaz, pour cuisinière ou table de cuisson, comportant une tête de combustion
(1, 101) et une chambre de mélange (11, 111), ladite tête présentant un élément poreux
radiant (4, 104), ladite chambre (11, 111) étant disposée sous l'élément radiant (4,
104) et recevant de l'air et du gaz pour alimenter ledit élément radiant en mélange
air/gaz, au moins un élément (12, 112) formant obstacle à la circulation du mélange
air/gaz étant disposé dans ladite chambre (11, 111), ledit élément formant obstacle
(12, 112) envoyant le mélange air/gaz sur les faces latérales de la chambre de mélange
(11, 111) pour les refroidir, caractérisé en ce que l'élément formant obstacle (12,
112) présente un contour général extérieur qui est analogue au contour intérieur de
la chambre de mélange (11, 111) et qui définit avec celui-ci une lame de circulation
dans laquelle le mélange air/gaz est forcé à circuler avant d'atteindre l'élément
radiant, pour échanger convectivement avec la ou les parois latérales de la chambre
de mélange (11, 111).
2. Brûleur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément formant obstacle
est une cloche (12, 112), cette cloche présentant un fond (13) entouré par des parois
latérales (14) s'étendant à partir dudit fond (13) vers un fond (8) de la chambre
de mélange (11) sur lequel ladite cloche est portée, l'intérieur de cette cloche (12,
112) étant alimenté en air et en gaz, le mélange formé dans ladite cloche (12, 112)
s'évacuant de celle-ci au voisinage du fond (8) de la chambre de mélange, puis remontant
jusqu'à l'élément radiant (4) en circulant dans la lame de circulation définie entre
la ou les parois latérales de la cloche (12, 112) et la chambre de mélange (11).
3. Brûleur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la tête de combustion (1)
peut être écartée du fond (8) de la chambre de mélange (11), au moins un élément (23)
formant ressort étant comprimé entre le fond (8) de la chambre de mélange (11) et
un organe butoir (21) s'étendant entre ledit ressort (23) et la tête de combustion
(1), ledit élément formant ressort (23) étant disposé à l'intérieur de la cloche (12,
112), le brûleur comportant également des moyens de verrouillage pour s'opposer à
l'action dudit élément formant ressort.
4. Brûleur selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que la cloche (12,
112) présente au moins une échancrure (17a) que traverse un canal (17) latéral pour
l'alimentation de la chambre de mélange (11) en air et/ou en gaz.
5. Brûleur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la chambre de
mélange est alimentée en air et en gaz par son fond, et en ce que la tête de combustion
présente une jupe en appui, par l'intermédiaire d'un joint d'étanchéité, sur ledit
fond, ladite jupe définissant, avec ledit fond et l'élément radiant, la chambre de
mélange.
6. Brûleur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la tête
de combustion (1) est portée par un corps (2) s'étendant à partir d'un fond (8) que
présente la chambre de mélange (11), ledit corps (2) définissant ladite chambre de
mélange (11) avec la tête de combustion (1).
7. Brûleur selon la revendication 6, caractérisé en ce que ledit corps (2) présente une
ouverture pour l'alimentation latérale de la chambre de mélange (11) en mélange air/gaz,
la hauteur dudit corps (1) à partir dudit fond (8) jusqu'à la tête de combustion étant
juste supérieure à la hauteur de ladite ouverture.
8. Brûleur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte
une électrode (19) partiellement en saillie par rapport à la face frontale de l'élément
radiant (4), cette électrode (19) étant reçue dans un élément tubulaire (18) s'étendant
à l'intérieur de la chambre de mélange (11) jusqu'à l'élément radiant (4), ledit élément
tubulaire (18) isolant électriquement le mélange air/gaz par rapport à ladite électrode
(19).
9. Brûleur selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'élément tubulaire (18) traverse
l'élément radiant (4) et est isolé thermiquement de celui-ci par une bague (20) de
colle céramique dans laquelle il est noyé.
10. Brûleur selon l'une des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que l'électrode (19)
est positionnée au centre de l'élément radiant (4).
11. Brûleur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément
radiant (4) est une membrane en un matériau poreux en fibres métalliques réfractaires
frittées, cette membrane présentant une multitude de perforations.