[0001] L'invention concerne un procédé de suremballage de charges sous film étirable, une
machine et un film pour sa mise en oeuvre. Elle vise, plus particulièrement, le suremballage
de charges palettisées, sans toutefois être limitée à une telle application dans la
mesure où elle peut être utilisée pour le suremballage de charges regroupées sans
palette.
[0002] On sait que le suremballage sous film étirable de charges palettisées ou non peut
être effectué à partir d'un film, généralement de polyéthyléne, d'une épaisseur comprise
entre 12 et 150 microns, -et le plus généralement entre 20 et 30 microns-, dévidé
à partir d'une bobine et par mise en oeuvre de deux grands types de techniques que
l'on peut distinguer sous les appellations de "banderolage" et de "pose par rideau".
Dans des machines ou installations qui utilisent la première technique, un film d'une
laize de l'ordre de 500 mm bobiné sur un moyeu de carton est mis en place autour de
la charge, palettisée on non, en tirant parti du déplacement relatif par rapport à
ladite charge d'un équipage mobile qui porte la bobine, la charge étant elle-même
soit fixe, soit mobile. Dans les machines ou installations qui utilisent la seconde
technique, un film de laize généralement plus importante est placé en travers d'un
trajet qu'emprunte la charge en formant un "rideau" qui est d'abord entraîné par ladite
charge, puis est ensuite refermé sur elle.
[0003] Des exemples d'installations du premier type peuvent être trouvés dans EP-096 635,
tandis que des exemples d'installations du second type sont décrits dans FR-2 281
275. Quelle que soit l'installation de suremballage mise en oeuvre, l'étirage du film
y est réalisé in situ, simultanément ou quasi-simultanément à sa mise en place, c'est-à-dire
soit en provoquant la tension du film entre la charge et un frein placé sur le support
de la bobine de film, soit en faisant circuler le film entre des rouleaux entraînés
par des moteurs à des vitesses de rotation circonférentielles différentes, comme explicité
dans FR-2 281 275, précité. Dans le premier mode d'exécution, l'allongement du film
est limité à une valeur de l'ordre de 80 à 100 % alors que l'allongement peut atteindre
200%, voire davantage, dans des installations selon le deuxième mode d'exécution sous
réserve que les charges palettisées ou non soient de forme appropriée, bien centrées
sur la machine, et que le dispositif d'étirage du film soit particulièrement performant.
[0004] Cependant, les machines actuelles dont on exige des cadences importantes, d'une part,
et où les vitesses de rotation de la charge à suremballer, ou de la bobine sur elle
même, peuvent atteindre des valeurs de l'ordre de 40 à 50 tours/mn, ne permettent
pas d'assurer, quels que soient les dispositifs d'étirage mis en oeuvre, une régularité
satisfaisante du débit de film.
[0005] Complémentairement, les dispositifs d'étirage actuellement mis en oeuvre sur des
machines à rouleaux entraînés par moteurs exigent, pour l'obtention de résultats satisfaisants,
des mécanismes relativement complexes qui accroissent le poids des parties mobiles
des machines de suremballage de sorte que, pour éviter la mise en rotation de masses
trop importantes, ce sont des bobines de film de poids limité qui sont utilisées avec
pour conséquence une autonomie de fonctionnement relativement étroite par la nécessité
de changer fréquemment les bobines de film non étiré mises en oeuvre. En outre, les
vitesses de dévidement du film peuvent être modifiées d'un ordre de grandeur important
en de courts espaces de temps, par exemple de 10 à 200 m par minute en quelques dixièmes
de seconde, de sorte que les variations d'allongement qui en résultent conduisent
fréquemment à des ruptures du film et, partant, à des incidents de fonctionnement
des machines qui nuisent à la productivité de ces dernières, productivité qui est
également affectée par le fait que les conducteurs de machines diminuent alors généralement
les vitesses d'exploitation, ou le pourcentage d'étirage qui pourrait être réellement
obtenu avec, dans ce dernier cas, une consommation accrue du matériau formant le film.
[0006] Pour tenter de pallier ce dernier inconvénient, et tirer parti des avantages liés
à un préétirage du film d'emballage, FR-A-2 579 577, -qui mentionne les difficultés
rencontrées pour réaliser un pré-étirage total des films qui peut être de l'ordre
de 300 %-, préconise d'effectuer, sur la machine de suremballage, un pré-étirage en
deux phases séparées par un moment de repos extrêmement court (de l'ordre de quelques
centièmes de seconde). Si une telle solution est avantageuse, en ce qu'elle permet
d'exécuter des rapports de pré-étirage importants, elle est de mise en oeuvre complexe,
d'une part, et n'apporte pas, d'autre part, de simplification aux machines pour sa
mise en oeuvre, bien au contraire.
[0007] DE-34 09 117, qui vise un procédé de suremballage de charges à l'aide d'un film étirable
mis en place après qu'il ait été pré-étiré et dans lequel le film est dévidé à partir
d'un bobineau ou analogue sur lequel il est stocké à l'état pré-étiré, n'apporte pas
non plus de réelle solution aux inconvénients mentionnés dans la mesure où il propose
un allongement limité à environ 50 %. Les préambules des revendications 1 et 2 sont
basés sur cet état de la technique.
[0008] Le problème se pose donc de fournir un procédé de suremballage de charges sous film
étirable qui, tout en permettant de bénéficier pleinement du grand pouvoir d'étirement
à froid des films de matière thermoplastique pouvant être mis en oeuvre dans des procédés
et machines de suremballage de charges, ne présente pas les inconvénients mentionnés
ci-dessus du procédé selon le Brevet mentionné en dernier lieu.
[0009] C'est, d'une façon générale, un but de l'invention de fournir une solution à ce problème.
[0010] C'est, aussi, un but de l'invention de fournir un procédé de suremballage de charges
à l'aide d'un film étirable, une machine et un film pour sa mise en oeuvre qui permettent
une simplification considérable des machines d'emballage et, partant, une diminution
du coût de celles-ci.
[0011] C'est, aussi, un but de l'invention de fournir un procédé de suremballage de charges
à l'aide d'un film étirable, une machine et un film pour sa mise en oeuvre qui, tout
en conduisant à une qualité accrue des suremballages réalisés, permettent d'obtenir
cette qualité avec une économie considérable de matériau d'emballage.
[0012] C'est, encore, un but de l'invention de fournir un tel procédé, machine et film pour
sa mise en oeuvre qui permettent d'augmenter la fiabilité des machines utilisées,
d'améliorer leur cadence, leur autonomie et, d'une façon générale, leur fonctionnement,
avec pour conséquence une rentabilité industrielle et économique plus importante que
celle des machines connues.
[0013] C'est, également, un but de l'invention de fournir un tel procédé, machine et film
pour sa mise en oeuvre propres à être utilisés pour des charges fragiles et variées.
[0014] C'est, enfin, un but de l'invention de fournir un tel procédé, machine et film pour
sa mise en oeuvre dont l'utilisation, non seulement satisfait aux exigences de la
réglementation en vigueur en ce qui concerne le droit du travail mais permettent également,
pour les opérateurs des machines, des conditions de travail et de sécurité améliorées.
[0015] Un procédé selon l'invention, de suremballage de charges regroupées en un fardeau,
palettisé ou non, à l'aide d'un film étirable mis en place autour du fardeau et, le
cas échéant, d'une palette, après qu'il ait été pré-étiré et dévidé à partir d'un
bobineau ou analogue sur lequel il est stocké à l'état pré-étiré est caractérisé en
ce que ledit film est pré-étiré pour présenter un allongement de l'ordre de 150 à
500 % et pour qu'il présente, après relaxation, une tension dans le bobineau comprise
entre 2 et 7, de préférence entre 2 et 3, DAN/mm
2 de section de film par spire.
[0016] Le procédé selon l'invention, permet de conduire dans les meilleures conditions possibles
l'étirage du matériau dans la mesure où les vitesses d'étirage et de déroulement ne
sont plus liées aux variations importantes qui sont celles existant dans les machines
où l'étirage a lieu sur la machine même d'une part ainsi que, d'autre part :
. une régularité améliorée de l'épaisseur du film étiré, laquelle s accompagne d'une
excellente transparence dudit film ;
. une relaxation du film entre la phase d'étirage et la phase de dépôt sur le fardeau,
-avec un intervalle de temps entre les deux phases qui peut être de l'ordre de plusieurs
minutes au moins-, et pour résultat une stabilisation de la matière entre l'étirage
et la dépose qui augmente la résistance à la déchirure et à la perforation du matériau
mis en oeuvre ;
. une réduction de laize, -due à l'étirage du film-, qui ne s'effectue plus comme
dans les machines connues à la sortie du dispositif d'étirage que comporte la machine,
mais lors de la phase précédente qui est précisément conduite en dehors de la machine
;
. une simplification notable des machines de pose du film sur les fardeaux, comme
des charges palettisées ou non, machines qui n'ont plus à être équipées des dispositifs
d'étirage de l'art antérieur ;
. un pré-étirage du film qui peut être choisi dans le sens longitudinal et/ou transversal
;
. des performances améliorées en ce qui concerne le pourcentage d'étirage du film
et qui sont à mettre au compte de la régularité des vitesses d'étirage;
. la possibilité d'alimenter à partir d'une seule station de pré-étirage un ensemble
de bobineaux eux-mêmes destinés à être mis en place sur une pluralité de machines
ou appareils de pose du film sur des fardeaux.
[0017] L'invention a également pour objet une machine de suremballage de charges regroupées
en un fardeau, palettisé ou non, à l'aide d'un film étirable mis en place autour dudit
fardeau comportant des moyens de réception d'un bobineau ou analogue sur lequel le
film de suremballage est stocké à l'état préétiré, caractérisé en ce que les moyens
de réception sont des moyens de réception d'un bobineau ou analogue, des moyens de
réception d'un bobineau ou analogue à jupe sensiblement cylindrique et extrémités
chanfreinées sur lequel le film de suremballage est stocké à l'état pré-étiré à une
valeur d'allongement de l'ordre de 150 à 500 % ainsi que des moyens de freinage du
bobineau ou analogue réglables à une tension dans le film comprise entre 2 et 7 daN/mm
2, de préférence entre 2 et 3 daN/mm
2 de section de film par spire, à l'exclusion de moyens complémentaires d'étirage dudit
film.
[0018] Une machine selon l'invention est également caractérisée en ce qu'elle comprend,
en outre, des moyens de support de bobineaux du film pré-étiré en attente et des moyens
de transfert desdits bobineaux vers les moyens de réception à partir desquels se dévide
le film stocké à l'état pré-étire.
[0019] Dans une forme de réalisation préférée d'une machine selon l'invention, celle-ci
est du type à anneau tournant, c'est-à-dire à fardeau fixe et moyen de réception de
bobineau de film stocké à l'état pré-étiré prévu sur ledit anneau tournant.
[0020] Dans une autre forme de réalisation, la machine est du type à "bras tournant".
[0021] Dans encore une autre forme de réalisation, la machine est du type à "charge tournante".
[0022] Dans encore une autre variante, la machine est du type "à rideau".
[0023] L'invention a encore pour objet les bobineaux ou analogues sur lesquels est stocké
à l'état pré-étiré le film de suremballage de charges regroupées suivant un fardeau,
palettisé ou non, et elle englobe en particulier dans son cadre les bobineaux caractérisés
en ce que le film pré-étiré qu'ils portent a un allongement de 150 à 500 % et présente,
après relaxation, une tension comprise entre 2 et 7, de préférence entre 2 et 3, DAN/mm
2 de section de film par spire.
[0024] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront de la description
qui suit, faite à titre d'exemple et en référence au dessin annexé dans lequel :
- la figure 1 est une vue schématique, de dessus, d'une unité de fabrication de bobineaux
selon l'invention ;
- la figure 2 est une vue en coupe longitudinale d'un mandrin de bobineau ;
- la figure 3 est un diagramme explicatif ;
- la figure 3A est un autre diagramme explicatif ;
- la figure 4 est une vue très schématique d'une machine selon l'invention ;
- la figure 4A est une vue également très schématique d'une autre machine selon l'invention
;
- les figures 5 à 9 sont des vues schématiques d'encore d'autres machines selon l'invention.
[0025] Bien que l'on ait proposé, de longue date, d'utiliser un film en matière plastique
étirable pour le suremballage de charges formant un fardeau, par exemple de charges
palettisées ou non, les efforts déployés pour exploiter autant que faire se peut la
capacité d'étirage du film, non seulement en vue de donner à l'emballage de meilleures
propriétés de résistance mais également pour réaliser une économie de matière, ou
bien n'ont pas été entièrement couronnés de succès, ou bien n'ont pu aboutir qu'au
prix de grandes complications, et cela parce que les développements ont été principalement
axés sur des perfectionnements aux machines de suremballage, qu'il s'agisse de machines
du type "à banderolage" (à fardeau fixe ou mobile) ou de machines "à rideau".
[0026] Contrairement à cette direction de développement, la Demanderesse s'est attachée
à concevoir un procédé susceptible d'être mis en oeuvre sur les types de machines
les plus variées et selon lequel, en vue de permettre d'optimiser un pré-étirage du
film de suremballage de charges groupées suivant un fardeau palettisé ou non, ledit
film est dévidé à partir d'un bobineau ou analogue sur lequel il est stocké à l'état
pré-étiré avec un allongement très important pour présenter, après relaxation, une
tension comprise entre 2 et 7, de préférence 2 et 3, DAN/mm
2 de section de film par spire.
[0027] Un tel procédé, dans lequel l'étape de pré-étirage du film est dissociée de l'étape
de mise en place sur le fardeau, permet alors de conduire le pré-étirage de façon
optimale, les vitesses d'étirage et de déroulement n'étant plus liées aux paramètres
de la phase de mise en place du film sur le fardeau, en particulier aux variations
très importantes de débit de film à partir d'une bobine usuelle.
[0028] Selon l'invention, par conséquent, une bobine 10, de film étirable, par exemple de
film de polyéthylène basse densité ou de film polyéthylène basse densité linéaire
telle que produite par extrusion-soufflage ou calendrage, -et qui est livré suivant
une laize pouvant varier entre 200 et 1500 mm-, est placée sur un mandrin vertical
M pour permettre au film de se dévider par rotation de la bobine 10 dans le sens de
la flèche
f, figure 1. Le film 11, qui est amené à circuler autour de deux rouleaux caoutchoutés
ou moletés, 12 et 13, animés de vitesses circonférentielles différentes est reçu sur
un mandrin 18 de forme générale cylindrique, figure 2, pour former un bobineau 14,
entraîné en rotation par le rouleau 13 sur lequel il est appliqué avec une force importante,
réglable par l'intermédiaire d'un vérin 15 agissant sur une biellette 16 dont une
extrémité est montée à pivotement autour d'un axe 17 et dont l'autre porte sur l'axe
du mandrin 18.
[0029] En raison des vitesses circonférentielles différentes des rouleaux 12 et 13, dans
un rapport réglable de 1/2 à 1/6, -le rouleau 13 ayant une vitesse circonférentielle
supérieure à celle du rouleau 12-, le film 11 est allongé, de façon importante et
en fonction du rapport des vitesses desdits rouleaux. Ces derniers peuvent être soit
entraînés par des moteurs et reliés entre eux par un jeu d'engrenages ou un réducteur
de vitesse, soit être reliés chacun à un moteur, le premier de vitesse fixe et le
second de vitesse réglable pour obtenir, quel que soit le mode de réalisation, un
bobineau 14 de film pré-étiré qui ne se déroule pas de lui-même, après que le bobineau
a été fabriqué, en raison de l'effet légèrement collant du film, par enroulement sur
le mandrin 18.
[0030] Pour que la pression importante, résultant de la superposition des spires étirées
sous tension mécanique sur le mandrin 18 n'écrase pas celui-ci, l'invention prévoit
de le réaliser comme montré sur la figure 2, c'est-à-dire sous forme d'une jupe 20
sensiblement cylindrique, à paroi de carton épais, d'aluminium ou de matière plastique
et dont les extrémités sont chanfreinées, comme montré en 21 et 22, avec un cône de
centrage 23 à l'extrémité opposée au bord ouvert de la jupe et une butée 24 adjacente
au cône 23. La présence des chanfreins 21 et 22 permet de compenser une légère surépaisseur
du film 11 sur les bords du mandrin, dans le sens du défilement, et qui apparaîtrait
en l'absence de forme particulière des extrémités de la jupe 20 en raison du fluage
du film pendant l'étirage.
[0031] Ce dernier est avantageusement conduit comme illustré schématiquement sur la figure
3 (où l'axe des abscisses est celui du temps et l'axe des ordonnées celui des forces
d'étirage et de cohésion d'un film étirable) dans le cas d'un film de polyéthylène
basse densité d'une laize de 500 mm et d'une épaisseur avant tirage de 23 µ. Pour
un tel film qui, à titre d'exemple seulement, est progressivement étiré jusqu'à une
valeur d'allongement de 150 % (soit une longueur étirée de 250 mm pour 100 mm d'échantillon)
on procède d'abord à l'application d'un effort de traction progressif de 0 à 12 DAN
(pour un allongement de 0 à 80 %) puis d'un effort de 12 à 13 DAN pour un allongement
ultérieur de 80 à 150 %, phase
a. Celle-ci est suivie d'une phase de relaxation,
b, à la fin de laquelle une force de 6 à 7 DAN, -qui représente la tension du film
par spire dans le bobineau-, est aussi la force de maintien du fardeau pendant son
transport et son stockage, désignée dans la pratique sous le nom de force de cohésion.
Une telle force, maintenue aussi longtemps que le bobineau n'est pas utilisé, phase
c, est ensuite mise à profit lorsque le bobineau est rapporté sur une machine de suremballage
et que le film est freiné entre une valeur comprise entre 0 et ladite valeur de 6
à 7 DAN. Lors de la mise en place du film sur le fardeau ladite force est modulée
en fonction du fardeau et du fonctionnement de la machine, comme montré schématiquement
par les flèches
e, de la phase
d, cette dernière étant elle-même suivie d'une phase
g, où la partie hachurée du diagramme de la figure 3 indique les valeurs extrêmes des
forces de cohésion résiduelles, comprises entre 2 et 7 DAN.
[0032] Le phénomène de relaxation du film, -qui est également illustré sur la figure 3A
où l'axe des abscisses est celui des allongements et celui des ordonnées celui des
forces d'étirage-, et le repos dudit film au cours de la phase
c stabilisent le film et augmentent considérablement sa résistance a la déchirure.
[0033] Le pré-étirage du film tel que décrit ci-dessus peut être longitudinal et/ou transversal
et atteindre des valeurs de l'ordre de 200 à 500 % pour que la tension dans le bobineau,
après relaxation, soit comprise entre 2 et 7, de préférence entre 2 et 3, DAN/mm
2 de section de film par spire..
[0034] Un bobineau de film pré-étiré selon l'invention, 14, peut être mis en oeuvre pour
le suremballage d'un fardeau F sur les types de machines les plus variées. Ainsi,
et comme montré sur la figure 4, le bobineau de film pré-étiré peut être utilisé dans
une machine du type à "bras tournant", dans laquelle le bobineau 14 se déplace alternativement
le long d'un montant
m en même temps que le film 11 pré-étiré se dévide du bobineau et que le bras B tourne
autour d'un axe A et autour du fardeau F constitué par des charges palettisées ou
non. Dans une telle machine selon l'invention, cependant, et contrairement aux machines
connues, aucun mécanisme d'étirage complexe n'est prévu, la présence d'un frein d'étirage
simple permettant de moduler la force d'application du film sur la charge qui peut
être choisie, dans le cas de l'exemple donné ci-dessus, de l'ordre de 7 DAN pendant
la majeure partie du cycle puis modulée entre 0 et 4 DAN au cours des phases de démarrage
de banderolage en sommet de charge pour des produits instables ainsi que pendant les
phases de soudure et de coupe du film pour éviter, de façon particulièrement simple,
l'écrasement de charges fragiles dans le cas d'un fardeau constitué de telles charges.
[0035] Dans une autre forme de réalisation, Figure 4A, le bobineau de film pré-étiré, 14,
peut être utilisé dans une machine du type à "charge tournante" dans laquelle le bobineau
14 se déplace alternativement le long d'un montant
m' en même temps que le film 11 pré-étiré se dévide du bobineau et que le fardeau F
tourne sur lui-même comme schématisé par la flèche
r, dans le cas de charges palettisées, ou est animé d'un mouvement de rotation plus
complexe dans le cas de charges non palettisées. Dans une telle machine, et contrairement
aux machines connues de même type, aucun mécanisme d'étirage complexe du film n'est
prévu, un simple frein d'étirage permettant de moduler la force d'application du film
sur la charge, comme décrit ci-dessus en référence à la figure 4.
[0036] Dans une autre forme de réalisation, figure 5, la machine de suremballage est du
type de celles dans lesquelles le fardeau F est d'abord amené par une table à rouleaux
motorisés ou à chaînes, 30, au voisinage du centre d'un anneau tournant 31. Dans une
machine de ce type, où l'anneau 31 est entraîné en rotation par un premier moteur
et est également entraîné à coulissement vertical sur un châssis 32 par un second
moteur, l'invention prévoit d'associer le bobineau 14 sur lequel est stocké le film
pré-étiré à l'anneau 31, d'une part, et de commander le dévidement du film pré-étiré
à partir du bobineau 14 par un frein mécanique ou, en variante, par un contre-rouleau
muni d'un frein et qui prend appui sur l'une des génératrices extérieures du bobineau.
[0037] L'utilisation sur une machine de ce type, -de même que sur une machine à bras tournant-,
d'un bobineau selon l'invention diminue la masse des parties en rotation (et autorise
par conséquent une rotation rapide de l'anneau de l'ordre de 20 à 50 t/min) permet
une bonne dépose du film en pied de palette, sans qu'il soit nécessaire de surélever
le fardeau, -compte-tenu de la conservation de la laize totale du film pré-étiré sur
le bobineau-, et simplifie de façon considérable la circulation du film entre le bobineau
et le fardeau par rapport au trajet des machines connues de ce type où des mécanismes
de tirage ou de pré-étirage du film étaient généralement associés à l'anneau rotatif.
[0038] Alors que dans la machine qui vient d'être décrite, le bobineau 14 est mis en place
directement par un opérateur sur l'anneau tournant 31, auquel est associé un dispositif
de pince 33 qui assure la soudure en fin de cycle du film pré-étiré dévidé à partir
du bobineau 14 ainsi que la coupe et la reprise du film pour des charges successives,
une machine du même type peut être munie d'un dispositif 40, Figure 6, comportant
des moyens pour, -à l'aide d'un bras de transfert 41-, mettre en place sur l'anneau
31 un bobineau en attente 14' lorsque le bobineau 14 à partir duquel se dévide le
film pré-étiré de suremballage est vide.
[0039] Dans encore une autre variante, figures 7 et 8, la machine de suremballage à anneau
tournant 31, -pour le reste identique à celles décrites ci-dessus-, est en outre munie
d'un dispositif à barillet 50 destiné à effectuer le changement automatique d'un bobineau
14 associé à l'anneau 31 à partir d'une pluralité de bobineaux en attente 14', 14'',
etc..., la condition de la machine montrée sur la figure 7 étant celle du banderolage,
tandis que celle montrée sur la figure 8 correspond au changement de bobineau, celui
référencé 14
a alors au voisinage de la pince 33 étant en cours de chargement, tandis qu'est évacué
un mandrin vide 18. Le changement de bobineau pouvant être effectué, sur la machine
de pose, sans arrêt de production, il en résulte une grande souplesse d'exploitation
de la machine, laquelle peut être encore accrue par un dispositif rendu automatiquement
opératoire en cas de détection d'une "fin de bobineau" ou en cas de rupture du film.
[0040] L'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits.
Elle trouve également application pour le suremballage de charges à l'aide d'une machine
du type "à rideau", du genre de celle montrée schématiquement sur la Figure 9, où
le fardeau F mobile sur une table à rouleaux motorisés ou à chaînes (non représentée)
est entouré par le film 11 qui se dévide à partir de deux bobineaux 14. Dans une telle
machine selon l'invention, qui ne comprend pas de mécanisme d'étirage complexe du
film comme dans les machines connues, un simple frein d'étirage et des moyens de guidage
q, du film 11 permettent de moduler la force d'application du film dont les nappes
issues du bobineau 14 sont propres à être coupées et réunies entre elles par les mors
de soudage
p.
[0041] L'application de l'invention à une telle machine permet, en outre, d'adapter des
bobineaux de film pré-étiré à différentes hauteurs de fardeau par une simple modification
de l'allongement transversal du film.
1. Procédé de suremballage de charges regroupées en un fardeau, palettisé ou non, à l'aide
d'un film étirable mis en place autour dudit fardeau et, le cas échéant, d'une palette,
après qu'il ait été pré-étiré et dévidé à partir d'un bobineau ou analogue (14) sur
lequel il est stocké à l'état pré-étiré, caractérisé en ce que le film (11) est pré-étiré
à une valeur d'allongement de l'ordre de 150 à 500 % et pour qu'il présente, après
relaxation, une tension dans le bobineau comprise entre 2 et 7, de préférence entre
2 et 3 daN/mm2 de section de film par spire.
2. Machine de suremballage de charges regroupées en un fardeau, palettisé ou non, à l'aide
d'un film étirable mis en place autour dudit fardeau comportant des moyens de réception
d'un bobineau ou analogue (4) sur lequel le film de suremballage (11) est stocké à
l'état préétiré, caractérisé en ce que les moyens de réception sont des moyens de
réception d'un bobineau ou analogue (14), des moyens de réception d'un bobineau ou
analogue (14) à jupe (20) sensiblement cylindrique et extrémités (21, 22) chanfreinées
sur lequel le film de suremballage (11) est stocké à l'état pré-étiré à une valeur
d'allongement de l'ordre de 150 à 500 % ainsi que des moyens de freinage du bobineau
ou analogue (14) réglables à une tension dans le film comprise entre 2 et 7 daN/mm2, de préférence entre 2 et 3 daN/mm2 de section de film par spire, à l'exclusion de moyens complémentaires d'étirage dudit
film.
3. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comprend, en outre, des
moyens de support de bobineaux (14) de film pré-étiré en attente et des moyens de
transfert desdits bobineaux vers les moyens de réception à partir duquel se dévide
le film stocké à l'état pré-étiré.
4. Machine selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisée en ce qu'elle
est du type à anneau tournant (31), c'est-à-dire à fardeau (F) fixe et moyen de support
de bobineau de film stocké à l'état pré-étiré prévu sur ledit anneau tournant.
5. Machine selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisée en ce qu'elle
est du type à "bras (B) tournant".
6. Machine selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisée en ce qu'elle
est du type à "charge tournante".
7. Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle est du type "à rideau".
8. Bobineau ou analogue pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 et/ou
propre à être mis en oeuvre sur une machine selon l'une quelconque des revendications
2 à 7, caractérisé en ce qu'il est constitué par le film (11) de suremballage de charges
regroupées suivant un fardeau, palettisé ou non, stocké à l'état pré-étiré avec un
allongement de 150 à 500 % et pour présenter, après relaxation, une tension comprise
entre 2 et 7, de préférence 2 à 3, DAN/mm2 de section par spire.
9. Bobineau selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il présente une jupe (20)
sensiblement cylindrique et des extrémités (21, 22) chanfreinées.
1. Process for over-wrapping loads unitized in a bundle, whether palletized or not, by
means of a stretchable film applied around the said bundle and, where relevant, a
pallet after it has been pre-stretched and unwound from a roll or the like (14) on
which it is stored in the pre-stretched state, characterised by the fact that the
film (11) is pre-stretched to an elongation value of the order of 150 to 500% and
so that it has, after relaxation, a tension in the roll of between 2 and 7, and preferably
between 2 and 3 daN/mm2 of film section per turn.
2. Machine for over-wrapping loads unitized in a bundle, whether palletized or not, by
means of a stretchable film applied around the said bundle having reception means
for a roll or the like (4) on which the over-wrapping film (11) is stored in the pre-stretched
state, characterised by the fact that the reception means are means for the reception
of a roll or the like (14), means for the reception of a roll or the like (14) with
a substantially cylindrical skirt (20) and bevelled ends (21, 22) on which the over-wrapping
film (11) is stored in the pre-stretched state at an elongation value of the order
of 150 to 500% and means for braking the roll or the like (14) which are adjustable
to a tension in the film between 2 and 7 daN/mm2, and preferably between 2 and 3 daN/mm2 of section of film per turn, with the exclusion of complementary means for stretching
the said film.
3. Machine as described in claim 2, characterised by the fact that it also includes means
for support or reserve rolls (14) of pre-stretched film and means for transfer of
the said rolls to reception means from which the film stored in the pre-stretched
state is unwound.
4. Machine as described in either of claims 2 or 3, characterised by the fact that it
is of the rotating ring type (31), i.e. with a fixed bundle (F) and means for support
of a roll of film in the pre-stretched state provided on the said rotating ring.
5. Machine as described in either of claims 2 or 3, characterised by the fact that it
is of the "rotating arm (B)" type.
6. Machine as described in either of claims 2 or 3, characterised by the fact that it
is of the "rotating load" type.
7. Machine as described in claim 2, characterised by the fact that it is of the "full-web"
type.
8. Roll or the like for carrying out the process as described in claim 1 and/or suitable
for use on a machine as described in any one of claims 2 to 7, characterised by the
fact that it comprises a film (11) for over-wrapping loads unitized in a bundle, whether
palletized or not, stored in the pre-stretched state with an elongation of 150 to
500% and to have, after relaxation, a tension of between 2 and 7, and preferably 2
to 3, DAN/mm2 of section per turn.
9. Roll as described in claim 8, characterised by the fact that it has a substantially
cylindrical skirt (20) and bevelled ends (21, 22).
1. Verfahren zum Verpacken von in Stapeln zusammengefaßten, palettierten oder nicht palettierten,
Packstücken mittels einer Stretchfolie, die um den Stapel und gegebenenfalls um eine
Palette herum angebracht wird, nachdem sie vorgestreckt und von einer Folienrolle
(14) oder ähnlichem abgezogen wurde, auf der sie in einem vorgestreckten Zustand bevorratet
wird, dadurch gekennzeichnet, daß die Folie (11) auf einen Dehnungswert in der Größenordnung von 150 bis 500%
vorgestreckt ist und daß sie nach der Entspannung eine Spannung in der Folienrolle
zwischen 2 und 7, vorzugsweise zwischen 2 und 3, daN/mm2 bezogen auf des Folienquerschnitts pro Windung aufweist.
2. Maschine zum Verpacken von in Stapeln zusammengefaßten, palettierten oder nicht palettierten,
Packstücken mittels einer Stretchfolie, die um den Stapel herum angeordnet wird, umfassend
Mittel zur Aufnahme einer Folienrolle (14) oder ähnlichem, auf welcher die Verpackungsfolie
(11) in einem vorgestreckten Zustand bevorratet wird, dadurch gekennzeichnet, daß die Aufnahmemittel Mittel zur Aufnahme einer Folienrolle (14) oder ähnlichem
sind, Mittel zur Aufnahme einer Folienrolle (14) oder ähnlichem mit einem im wesentlichen
zylindrischen Mantel (20) und abgeschrägten Enden (21, 22), auf welcher die Verpackungsfolie
(11) in einem vorgestreckten Zustand bis zu einem Dehnungswert in der Größenordnung
von 150 bis 500% bevorratet wird, sowie Mittel zum Bremsen der Folienrolle (14) oder
ähnlichem, die auf eine Spannung der Folie zwischen 2 und 7 daN/mm2, vorzugsweise zwischen 2 und 3 daN/mm2, bezogen auf den Folienquerschnitt pro Windung regulierbar sind, ohne zugehörige
Mittel zum Strecken der Folie.
3. Maschine nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß sie außerdem Mittel zur Halterung
der in Bereitschaft stehenden Folienrollen (14) mit der vorgestreckten Folie umfaßt
und Mittel zur Beförderung der Folienrollen zu den Aufnahmemitteln, von welchen die
in einem vorgestreckten Zustand aufbewahrte Folie abgewickelt wird.
4. Maschine nach Anspruch 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet, daß sie vom Typ eines Drehrings
(31) ist, das heißt, mit feststehendem Stapel (F), und das Halterungsmittel für die
Folienrolle mit der in einem vorgestreckten Zustand bevorrateten Folie auf dem Drehring
vorgesehen sind.
5. Maschine nach einem der Ansprüche 2 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß sie vom Typ
eines "Schwenkarms (B)" ist.
6. Maschine nach einem der Ansprüche 2 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß sie vom Typ
eines "drehenden Packguts" ist.
7. Maschine nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß sie vom "Vorhangtyp" ist.
8. Folienrolle oder ähnliches zur Durchführung des Verfahrens nach Anspruch 1 und/oder
geeignet zur Verwendung auf einer Maschine nach einem der Ansprüche 2 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß sie aus der Folie (11) zur Verpackung von in einem Stapel zusammengefaßten,
palettierten oder nicht palettierten, Packstücken besteht, die in einem vorgestreckten
Zustand mit einer Dehnung von 150 bis 500% bevorratet wird und nach der Entspannung
eine Spannung von 2 bis 7, vorzugsweise zwischen 2 und 3 daN/mm2 bezogen auf den Folienquerschnitt pro Windung aufweist.
9. Folienrolle nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, daß sie einen im wesentlichen
zylindrischen Mantel (20) und abgeschrägte Enden (21, 22) aufweist.