[0001] La présente invention est relative à une garniture sous la forme d'un rideau textile
et/ou voilage tenu par une ou plusieurs tringles devant un mur, une fenêtre ou une
porte.
[0002] En plus de l'aspect esthétique général dépendant du choix de la couleur, des motifs
ou de la texture des rideaux, on désire également que ces rideaux restent bien en
place selon l'agencement et le jeu de plis voulu, qu'ils soient mobiles aisément de
côté pour dégager la fenêtre ou la porte, et qu'ils soient aisément démontables régulièrement
pour permettre le lavage de ces rideaux.
[0003] A ce titre, on a d'ores et déjà développé de nombreux dispositifs plus ou moins sophistiqués
à tringles ou à rails auxquels on peut suspendre un rideau au moyen de pinces, anneaux,
crochets, galets ou patins. Généralement, ces dispositifs doivent être dédoublés si
l'on désire disposer d'un voilage additionnel derrière les rideaux.
[0004] Outre le fait que de tels rideaux ne sont pas toujours simples à accrocher, leur
partie inférieure libre peut voler au gré des courants d'air au risque de renverser
des objets dans le voisinage, et en plus avec l'inconvénient de ne pas toujours revenir
dans la position initiale voulue par la décoratrice.
[0005] Lorsque l'on désire contrôler la position de la partie inférieure d'un rideau, comme
c'est par exemple le cas pour de petits rideaux montés directement sur le battant
d'une fenêtre ou pour des rideaux de douche, on prévoit une seconde tringle inférieure
passant dans un ourlet cousu au niveau du bord inférieur du rideau. Toutefois, de
tels rideaux ne sont guère faciles à déplacer sur le côté.
[0006] Le but de la présente invention est une garniture pour mur, fenêtre ou porte composée
d'un rideau monté sur une tringle qui, tout en restant simple et discret pour des
considérations esthétiques, assure un maintien permanent de la position du rideau,
son déplacement aisé lorsque voulu, et un démontage rapide si nécessaire.
[0007] Ces buts sont atteints du fait que le rideau est tissé au moins en partie avec des
fibres élastiques, du fait que deux bords opposés dudit rideau passent chacun sous
la forme d'une large boucle autour de deux tringles situées en vis-à-vis, et du fait
que le rideau est tenu en tension entre ces tringles. De préférence, le rideau est
formé en une boucle unique passant, sous tension, autour des deux tringles.
[0008] Utilement, le rideau est tissé avec 5 à 15 pour-cent de fibres élastiques telles
que celles commercialisées sous la dénomination Lycra ou sous la dénomination Latex.
[0009] Grâce à l'élasticité intrinsèque du rideau, les pans postérieur et antérieur, ainsi
que leurs plis, restent en permanence bien en ordre à leur place, tout en restant
mobiles lorsque désiré, à la satisfaction de la décoratrice. Un pan de 2 mètres de
haut et de 1 mètre de large présente, après étirement de l'ordre de 10 centimètres,
une tension interne de l'ordre de 500 à 900 grammes, ce qui est suffisant pour maintenir
le rideau en place sans exercer de traction indue sur les tringles.
[0010] En d'autres termes, le tissu du rideau présente une élasticité de l'ordre de 10 à
20 grammes force/millimètre carré, c'est-à-dire que l'application d'une traction de
100 grammes-forces sur un échantillon de 20 centimètres de long par 2 centimètres
de large entraîne un allongement de 6 à 10 centimètres.
[0011] Les tringles sont de préférence parallèles entre elles et disposées non seulement
à l'horizontale, mais aussi à la verticale ou à l'oblique. En effet, le rideau étant
sous tension, l'effet du poids est sensiblement minimisé, ce qui permet d'orienter
ce rideau, de manière inhabituelle et originale, à l'horizontale ou à l'oblique.
[0012] Par ailleurs, même dans le cas d'une porte-fenêtre, la tringle inférieure peut n'être
située qu'à une hauteur de l'ordre de 2 centimètres du sol, c'est-à-dire au niveau
de la traverse inférieure de la porte fenêtre, ce qui ne gène en rien le passage d'une
personne.
[0013] De préférence, chaque extrémité de tringle est engagée dans ou par-dessus une première
extrémité d'un tube coudé tubulaire dont l'autre extrémité est engagée dans un manchon
ou par-dessus un tenon protubérant d'une plaque fixée contre le mur. Alors, la longueur
de la première extrémité du tube coudé est établie de manière telle qu'elle autorise
un coulissement interne de la première extrémité de la tringle jusqu'à sortir sa deuxième
extrémité hors de l'autre tube coudé. Avantageusement, la deuxième extrémité de la
tringle est tenue en position dans son tube coudé par un bouton émergeant transversalement
sous l'effet d'un ressort interne, ce bouton venant se loger dans un orifice en correspondance
du tube.
[0014] La fixation des tringles au mur est ainsi suffisamment rigide pour supporter la tension
du rideau, tout en conservant une esthétique dépouillée se mariant bien avec le type
de rideau selon l'invention. De plus, l'ouverture aussi facile d'une tringle au niveau
d'un coude permet d'enlever puis de remettre le rideau à période régulière pour lavage.
[0015] L'invention sera mieux comprise à l'étude d'un mode de réalisation pris à titre nullement
limitatif et illustré par les figures suivantes dans lesquelles :
- la figure 1 est une vue en perspective d'une garniture selon l'invention, et
- les figures 2a, 2b, 2c et 2d sont des vues de face de quatre exemples de disposition
des rideaux selon l'invention.
[0016] Comme illustré sur la figure 1, la garniture décorative prévue pour être installée
devant un mur, une fenêtre, une porte ou un passage comprend deux tringles, une supérieure
20 et une inférieure 22 tenant un rideau 10 réalisé en un tissu présentant une certaine
élasticité lui conférant, de par un étirement lors de l'installation, une tension
interne.
[0017] Comme illustré, deux bords opposés du tissu constituant le rideau 10 sont cousus
en 12 de telle sorte que ce rideau ne forme plus qu'une boucle unique qui peut alors
être enfilée sans autre par-dessus les tringles 20,22. Ainsi, simplement en doublant
la longueur du tissu initial, on obtient un double rideau ne nécessitant que très
peu de moyens d'accrochage.
[0018] Plus particulièrement selon l'invention, le rideau 10 est tissé avec 5 à 15 pour-cent
d'une fibre élastique tel que fil de caoutchouc, fil commercialisé sous la dénomination
Latex ou commercialisé récemment sous la dénomination Lycra. Le reste des fils peut
être, au gré des effets esthétiques voulus, du coton, du lin, des fibres synthétiques,
voire de la soie ou un mélange de ces fils. Ce mélange particulier permet d'obtenir
un tissu que l'on peut facilement étirer : une traction de 50 grammes par centimètre
de largeur de tissu provoquant un allongement de 30 à 50 pour-cent.
[0019] En d'autres termes, un allongement vers le bas de 10 centimètres d'un voile d'environ
2 mètres de haut et de 1 mètre de large ne nécessite qu'une traction de 500 à 900
grammes, ce qui peut être supporté sans autre par les tringles.
[0020] La tension interne du rideau 10 fait que ces pans postérieur et antérieur restent
toujours bien dans un plan sensiblement vertical. De plus, il se crée au niveau du
contact entre le rideau et les tringles de légères forces de frottement suffisantes
pour maintenir en place les plis tels qu'installés initialement, sans toutefois être
trop importantes pour permettre, à tout moment, de faire glisser ce rideau le long
des tringles. Ces forces de frottement dépendent d'une part de la texture du rideau,
et d'autre part de l'état de la surface des tringles qui de, préférence, sont polies,
vernies, laquées, ou enduites d'une peinture durcie par un agent connu sous l'appellation
"epoxy".
[0021] Comme illustré sur cette même figure 1, chaque tringle 20,22 est tenue de part et
d'autre par des pièces cylindriques coudées 40,45 fixées au mur par des pièces 52/54.
Plus précisément, les coudes 40,45 ont une section transversale identique à la section
de la tringle 20 usuellement circulaire, mais dont le diamètre interne est légèrement
supérieur, de 1 à 2 millimètres, au diamètre externe de la tringle. Ainsi, les extrémités
24 et 26 de la tringle 20 peuvent être insérées sans autre dans les premières extrémités
42 des tubes coudés 40,45.
[0022] Par ailleurs, les secondes extrémités 44 des tubes coudés 40,45 sont emboîtées sur
un tenon 52 protubérant d'une plaque 54 fixée contre le mur. En alternative, le tenon
52 peut être remplacé par un manchon dans lequel est insérée l'extrémité 44. Le maintien
en position est assuré, par exemple, par frottement ou par une pièce transversale
telle que vis ou goupille. Si désiré, la plaque 54 peut être recouverte par une plaque
décorative 56 cachant les vis de fixation.
[0023] On obtient ainsi des tringles de conception simple, mais suffisamment rigides pour
pouvoir tenir la tension exercée par le rideau 10.
[0024] Selon une autre particularité de l'invention, les premières extrémités 42 du tube
coudé 40,45 présentent une longueur minimum de l'ordre du triple de la longueur de
l'engagement de la première extrémité 24 de la tringle 20 dans ce tube permettant
de faire coulisser cette extrémité 24 jusqu'à ce que la seconde extrémité 26 puisse
sortir de son tube coudé 45 d'une distance suffisante pour autoriser l'engagement
ou la sortie du rideau. Typiquement, cet engagement étant compris entre 5 à 12 centimètres,
l'extrémité 42 du tube coudé 40 présente une longueur de l'ordre de 15 à 36 centimètres.
[0025] De plus, la seconde extrémité 26 de la tringle comprend un bouton transversal 27
poussé radialement vers l'extérieur par un ressort interne 28. Ce bouton 27 est prévu
pour s'engager dans un orifice en correspondance ménagé dans la première extrémité
42 du tube coudé 45 bloquant ainsi, lorsque désiré, cette seconde extrémité de tringle
dans son coude et, incidemment, le maintien de l'autre extrémité 24 dans son coude
42.
[0026] On peut ainsi ouvrir rapidement la tringle 20 pour enfiler ou sortir la boucle correspondante
du rideau 10. Notamment, lors du passage de la seconde boucle, on notera qu'il est
possible d'orienter légèrement la tringle vers le milieu du rideau pour faciliter
son insertion, puis la mettre sous tension d'un seul mouvement, juste avant de réinsérer
l'extrémité 26 dans la partie tubulaire 27 du tube coudé.
[0027] Comme illustré sur les figures 2, cette garniture décorative se prête, du fait de
l'élasticité intrinsèque du rideau 10, à de multiples agencements.
[0028] Sur la figure 2a est illustrée une paire de rideaux disposés verticalement à la manière
de colonne. On notera que les tringles 20,22 sont, dans ce mode de réalisation, d'un
diamètre interne supérieur aux coudes 40',45' par-dessus lesquels elles sont engagées.
[0029] Sur la figure 2b est illustré comment, du fait des forces de frottement présentes
entre les rideaux et les tringles, il est possible de disposer les bords supérieur
et inférieur de manière différente. En l'occurrence, le bord inférieur est nettement
plus étroit que le bord supérieur donnant au rideau une forme trapézoïdale.
[0030] Vu que le rideau est tenu en ses deux extrémités, on peut envisager de disposer les
tringles aussi à la verticale, ce qui oriente le rideau sur un axe principal horizontal.
La figure 2c illustre ainsi un voilage monté non pas seulement à l'horizontale mais
légèrement en oblique sur deux tringles verticales.
[0031] Comme on peut le constater, les rideaux appartenant à la garniture selon l'invention
peuvent être positionnés au gré de la fantaisie de la décoratrice. Le double pan peut
également être avantageusement mis en évidence en prévoyant un tissu de couleur ou
de motif différent sur le recto que sur le verso, le serrage du pan postérieur comme
illustré sur la figure 2d faisant élégamment apparaître une partie du pan antérieur.
[0032] En alternative, le rideau 10 peut ne comprendre qu'un seul pan terminé par deux larges
boucles dans lesquelles sont insérées les tringles, la largeur des boucles facilitant
un déplacement latéral rapide. De nombreuses améliorations peuvent être apportées
à la garniture décorative pour mur, fenêtre ou porte dans le cadre des revendications.
1. Garniture pour mur, fenêtre ou porte caractérisée en ce qu'elle comprend un rideau
(10) tissé au moins en partie avec des fibres élastiques, deux bords opposés dudit
rideau passant chacun sous la forme d'une large boucle autour de deux tringles (20,22)
situées en vis-à-vis et entre lesquelles ce rideau (10) est tenu en tension.
2. Garniture selon la revendication 1, caractérisée en ce que le rideau (10) est formé
en une boucle unique passant, sous tension, autour des deux tringles (20,22).
3. Garniture selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le rideau (10) est
tissé avec 5 à 15 pour-cent de fibres élastiques telles que celles commercialisées
sous la dénomination Lycra ou sous la dénomination Latex.
4. Garniture selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les tringles
(20,22) sont parallèles horizontales, verticales ou obliques.
5. Garniture selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que chaque
extrémité (24,26) de tringle est engagée dans ou par-dessus une première extrémité
(42) d'un tube coudé (40) tubulaire dont l'autre extrémité (44) est engagée dans un
manchon ou par-dessus un tenon (52) protubérant d'une plaque (54) fixée contre le
mur.
6. Garniture selon la revendication 5, caractérisée en ce que la longueur de la première
extrémité (42) du tube coudé (40) est telle qu'elle autorise un coulissement interne
de la première extrémité (24) de la tringle (20) jusqu'à sortir sa deuxième extrémité
(26) hors de l'autre tube coudé (45).
7. Garniture selon la revendication 6, caractérisée en ce que la deuxième extrémité (26)
de la tringle (20) est tenue en position dans son tube coudé (45) par un bouton (27)
émergeant transversalement sous l'effet d'un ressort (28), ce bouton venant se loger
dans un orifice en correspondance du tube (45).