[0001] La présente invention a pour objet un procédé de conception de patronages de pièces
de vêtements à manches, notamment de vestons, blasers, jaquettes, manteaux, robes,
chemises pour hommes, femmes et enfants sans limitation de longueur et en toute matière
en chaîne et trame, en fibres naturelles ou synthétiques ou en cuir.
[0002] La conception d'un patronage de vêtement est l'opération qui consiste à effectuer
le tracé manuel ou informatique d'une construction architecturale géométrique liée
à des références structurelles données. Les contours particuliers obtenus ainsi que
certains repères spécifiques internes ou externes au tracé, déterminés à partir des
principaux points anatomiques du corps humain, définissent par un dessin précis l'image
de base des figures constitutives d'un vêtement. L'ensemble de ces différentes pièces
dessinées forme le patron ou modèle de base du futur vêtement. Ultérieurement, à partir
de ce tracé, le technicien ou modéliste effectuera la découpe des pièces dans les
matières choisies pour la fabrication du vêtement.
[0003] On utilise traditionnellement deux méthodes distinctes pour la réalisation d'un modèle
de base, la technique de construction à plat et la technique du modelage sur mannequin.
L'utilisation de l'une ou l'autre de ces méthodes ou les deux simultanément, est appliquée
selon les objectifs à atteindre et en fonction de la voie choisie : artisanale, semi-industrielle
ou industrielle. La pratique conjuguée des deux techniques s'avère souvent nécessaire
dans une recherche de complémentarité par rapport aux inconvénients ou aux avantages
réciproques, théoriques ou pratiques, de chaque procédé.
[0004] La construction par modelage, technique ancestrale toujours très employée par la
haute couture, les bureaux de création et les artisan-tailleurs possède l'avantage
d'offrir une vue d'ensemble des volumes recherchés, permet de capter la première silouhette
et autorise une large expression créative dès la conception du modèle. Mais, cette
technique manque par nature de précision, joue avec le chic du vêtement sans réelle
démarche logique, et présente l'aspect physique du modèle sans véritable capacité
de finalisation. En ce sens, une construction en volume nécessite toujours un réglage
à plat ultérieur.
[0005] L'association obligée des deux procédés témoigne de leurs faiblesses techniques réciproques.
L'un et l'autre ne suffisent plus à la demande de la fabrication industrielle moderne
ainsi qu'à l'évolution rapide et diversifiée de la mode d'aujourd'hui.
[0006] La construction à plat traditionnelle propose une méthode d'application de mesures
et de calculs offrant une relative précision du tracé. La procédure pratique s'exécute
en premier lieu par le tracé des structures d'appui ou lignes de construction basées
sur les points anatomiques puis, par le tracé des formes requises : encolure, emmanchures,
formes d'enfourchures, lignes et galbes divers. Le tracé des éléments d'assemblage
et de finition des coutures et remplis achève la procédure. Ce parcours s'effectue
suivant une méthode déterminée à partir des mesures demandées pour une base de référence.
[0007] Ce système permet le dessin bidimensionnel, pièce par pièce, d'une base destinée
à la fabrication industrielle. Néanmoins, la technique demeure complexe, rigide et
d'une expression créative limitée, principalement du fait des nombreux calculs mathématiques
ou géométriques inhérents au procédé. D'autre part, toutes les pièces sont conçues
séparément et les reports de galbes des assemblages se font selon des calculs de tracés
assez approximatifs et peu cohérents. De l'utilisation de cette méthode il résulte,
par exemple, qu'aucune liaison originelle harmonieuse ne relie ensemble col et encolure,
manche et emmanchure et cintrages proportionnels éventuels. Le résultat obtenu maîtrise
avec difficulté la notion de l'aplomb, le contrôle du volume et de la forme. Il en
va de même de la maîtrise de l'embu, de l'orientation et de l'avancement des manches
ainsi que de la position des coutures de montage. La faiblesse du procédé est démontrée
avec les difficultés d'assemblage des coutures biaisées à différents degrés de certaines
mat;ères telles que, par exemple, les microfibres polyester.
[0008] D'une façon générale, la mise en application du procédé traditionnel de construction
à plat ne permet pas d'atteindre efficacement au principe fondamental du "bien-aller"
du vêtement et oblige, pour répondre aux exigences de la fabrication industrielle
moderne, à un délai de réalisation très excessif. Par la nécessité de devoir réaliser
de nombreux essais, prototypes et retouches ultérieures, les deux procédés de construction
précités conduisent trop fréquemment à une perte de temps et de rentabilité.
[0009] Un tel procédé traditionnel et bidimensionnel destiné à réaliser un patronage pour
pièces de vêtements à manches, notamment de vestons, blasers, jaquettes, manteaux,
robes et chemises, est décrit, par exemple, dans le document FR-A-560 154 qui date
de 1922. Ce procédé est basé uniquement sur les mesures prises sur le sujet, à l'exclusion
des mesures dites 'de proportions'. On constate donc aisément que ce procédé n'a aucune
application industrielle.
[0010] La présente invention vise précisément à remédier aux inconvénients précités et à
permettre de concevoir des patronages de pièces à manches pour hommes, femmes et enfants
sans limitation de longueur et en toute matière en fibres naturelles ou synthétiques
ou en cuir.
[0011] La présente invention concerne donc un procédé de conception de patronages tridimensionnels
pour pièces de vêtements à manches, notamment de vestons, blasers, jaquettes, manteaux,
robes, chemises pour hommes, femmes et enfants sans limitation de longueur en toute
matière en chaine et trame, en fibres naturelles ou synthétiques ou en cuir, procédé
selon lequel on trace d'abord une pluralité de lignes structurelles, notamment la
ligne de la taille, les lignes du montant, les lignes d'encolure, la ligne de la hanche,
la ligne du bassin.
[0012] Selon l'invention, pour obtenir un tracé structurel :
- on trace un axe théorique du profil du buste au moyen d'une ligne à deux segments,
brisée en un point particulier dénommé point de gravité, marquant l'angle de projection
du bassin vers l'avant et, par réaction, inclinée dans son segment supérieur de 6
à 8 º vers l'arrière, cette ligne constituant la ligne de référence fondamentale pour la
construction du vêtement et étant dénommée ligne de corps ;
- on détermine la position spécifique de la manche symétriquement au segment supérieur
de la ligne de référence ;
- on détermine une première valeur de référence (Vx) par le tracé d'une droite théorique
perpendiculaire à la ligne de taille, cette valeur étant comprise entre le point d'intersection
de cette ligne théorique et de la ligne de taille, et le point d'intersection de la
ligne d'orientation de manche dos et de la ligne de taille ;
- on effectue un calcul géométrique proportionnel et spécifique du cintrage de la taille
à l'aide de la première valeur de référence (Vx);
on détermine une deuxième valeur de référence (Vy) sur la ligne du milieu devant par
la différence comprise entre les points de passage de la hauteur théorique d'encolure
dos et de la ligne d'épaule devant, cette différence déterminant en ordonnée l'exacte
deuxième valeur de référence (Vy),
- on effectue un calcul géométrique proportionnel et spécifique entre points d'encolure,
hauteur d'encolure et pentes d'épaule à l'aide de la dite deuxième valeur de référence
(Vy) ;
- on effectue un calcul géométrique relationnel, tridimensionnel et spécifique de l'emboîtement
emmanchure-manche à l'aide de lignes de report de galbes constituées par les tangentes
à l'emmanchure issues du point de gravité définissant à l'issue une troisième valeur
de référence particulière (Vz) ;
- on détermine deux points de tension dénommés respectivement point porteur dos et point
porteur devant, et permettant d'affiner le réglage du patronage pour obtenir un emboîtement
intégral du vêtement sur l'épaule, par un calcul spécifique sur la pente d'épaule
théorique dos à l'intersection d'une droite issue du milieu de la ligne d'épaule dos
et perpendiculaire à la ligne théorique d'encolure, et on reporte la distance entre
le point porteur dos et le point d'intersection de la ligne d'épaule dos et du segment
supérieur de la ligne de corps sur la pente d'épaule théorique devant à partir du
point d'intersection de la ligne d'épaule et du segment supérieur ; et
- on procède à un renversement spécifique de la valeur pince-poitrine permettant d'éliminer
ou d'utiliser un excédent de matière en fonction du volume recherché .
[0013] L'ensemble des composants du vêtement s'inscrit dans le plan de construction.
[0014] Ce tracé original structure est le résultat de conclusions pratiques issues d'une
observation précise de la morphologie contemporaine dans son ensemble. L'observation
porte sur une modification sensible de l'attitude du corps par une cambrure du dos
généralement accentuée. En fonction de ce phénomène nouveau, une recherche approfondie
a défini, dans l'axe du profil du corps, un point théorique de gravité situé sur la
ligne de la taille. Ce point marque l'angle de projection de l'avancement du bassin
et, par réaction, du renversement du buste en arrière dans une mesure moyenne comprise
entre en 6 et 8°.
[0015] Cette caractéristique selon l'invention offre, dès la conception de la structure,
la priorité au "bien-aller" du vêtement, évite les inconvénients des procédés habituels
qui maîtrisent difficilement à la fois l'aplomb et le style, établit l'équilibre du
vêtement et facilite considérablement la future gradation en tailles.
[0016] La valeur proportionnelle de cintrage dénommée Vx s'applique en règle fondamentale
pour l'obtention d'un bon placement des lignes de chaîne et de trame, de la bonne
tenue d'ensemble des pièces dos et devant, participant ainsi dès le tracé de base
à l'aisance et l'élégance du vêtement.
[0017] La valeur proportionnelle dénommée Vy s'applique quelle que soit la taille ou le
modèle envisagé, permet une adaptation plus précise du vêtement au niveau des zones
de passage ou d'appui précités, en éliminant une part importante des contraintes dûes
aux mouvements de flexion avant ou arrière, mouvements qui engendrent une augmentation
et une diminution de la longueur buste devant ou de la longueur buste dos. Cette caractéristique
selon l'invention permet plus particulièrement un contrôle du bon positionnement de
l'encolure et des pentes d'épaule, base essentielle de toute gradation réussie.
[0018] Grâce aux possibilités techniques offertes par l'invention, en fonction du style
ou de l'aspect désiré, la position de la manche peut se conformer aux plans annexés
ou varier selon les degrés suivants : 22,5° - 30° - 45° - 67,5° - 90°.
[0019] Cette caractéristique selon l'invention permet le calcul précis de l'adaptation du
vêtement avec aisance aux mouvements d'extension et de rétraction du bras.
[0020] Les deux points théoriques définis par un calcul spécifique précis et dénommés points
porteurs, sont situés respectivement sur la ligne de pente d'épaule dos et sur la
ligne d'épaule devant. Ces points de tension particuliers permettent d'affiner le
tracé de l'emboitement du vêtement sur l'épaule au niveau des zones d'accrochage et
de concourir en cela au "bien-aller" général, le procédé autorise dès le tracé de
base, l'inscription de l'ensemble des composants du vêtement dans le plan de construction,
permet d'obtenir systématiquement des coutures de montage identiques en simplifiant
la mise au point du patronage industriel, rendant ainsi inutile le calcul de tracés
approximatifs, établit l'équilibrage dès l'origine et facilite la gradation en la
liant étroitement au plan de construction. Il contrôle l'embu lié au montage de l'emmanchure-tête
de manche et maîtrise principalement l'assemblage des coutures "biaisées" à différents
degrés.
[0021] Les avantages esthétiques liés au procédé permettent un contrôle du volume et de
la forme recherchée, maîtrisent parfaitement à la fois l'aplomb et le style et offrent
dès la conception de la structure, la priorité au "bien-aller" du vêtement.
[0022] D'autres caractéristiques de l'invention font l'objet des sous-revendications annexées.
[0023] L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, avantages et caractéristiques
de celle-ci apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui suit des
modes préférés de réalisation donnés à titre non limitatif et à laquelle quatre planches
de dessins sont annexées sur lesquelles les Figures 1 à 4 représentent un exemple
de l'application progressive sur un plan de construction à plat, des différentes caractéristiques
du procédé de conception de patronage tridimensionnel pour un modèle de base d'une
veste à manches de taille 38-40, pour une femme de 1,65-1,68 mètre. Le modèle présenté
comporte 3 pièces constitutives distinctes : demis-dos, demi-devant et manche. Selon
la description détaillée qui fait suite, le contour de chaque pièce est établi à l'issue
d'un parcours de calculs géométriques effectués suivant une procédure particulière,
déterminée par les caractéristiques de l'invention.
[0024] Selon la figure 1, on effectue en premier lieu le tracé des lignes structurelles
horizontales sur un support de format 1000 x 1000 mm à l'aide des mesures précises
suivantes : ligne de la taille à 550 mm du bord supérieur du support, toutes les autres
références horizontales seront tracées en parallèle de celle-ci. La ligne du montant
du dos à 175 mm de la taille et la ligne pointillée d'encolure-dos à 405 mm de la
taille. Cette ligne est une référence théorique en fonction d'une hauteur taille-dos
et d'une hauteur taille-devant différentes. Le tracé se poursuit par la ligne de la
hanche à 110 mm de la taille, la ligne du bassin à 210 mm de la taille, et la longueur
finie à 315 mm de la taille, soit une hauteur totale de 720 mm de la ligne supérieure
à la ligne inférieure. Selon l'invention, les lignes structurelles tracées, on détermine
sur la ligne de taille le point de pivot ou point de gravité dénommé point G à 450
mm du bord gauche du support. La position décentrée obtenue s'explique par la nécessité
d'octroyer une surface de tracé plus importante à la partie devant qu'à la partie
dos en fonction, selon le modèle recherché, d'une croisure ou d'une originalité particulière
éventuelle.
[0025] Toujours selon l'invention et comme indiqué précédemment, on trace au départ du point
G une droite inclinée de 6 à 8° en arrière vers le milieu-dos. Pour la démonstration
présente, une inclinaison de 7° a été choisie, comme figurée sur les dessins annexés.
Cette droite atteint les lignes du montant-dos et d'encolure-dos en des points A et
A1. Puis du point G, on trace une perpendiculaire à la ligne de taille vers la longueur
finie. Cette droite coupe la ligne du bassin en A2 et atteint la longueur finie en
A3. La ligne constituée passe par les points A1, A, G, A2, A3, correspond à l'attitude
morphologique, en porte l'initiale et est dénommée ligne du corps. On procède ensuite
au tracé pointillé de la ligne dite d'orientation de la manche en prolongement de
A1-G vers la longueur finie jusqu'au point dénommé O en référence à l'orientation
de la manche. La ligne obtenue A1-G-O, dénommée ligne de référence est, selon l'invention,
la caractéristique fondamentale du plan de construction décrit ici.
[0026] La longueur de manche est calculée pour une mesure de 240 mm. Cette dimension est
portée du point G au point O1 sur la ligne d'orientation de la manche.
[0027] La ligne d'orientation de manche-dos et la ligne d'orientation de manche-devant sont
déterminées par le tracé de deux parallèles à 60 mm de part et d'autre de la ligne
de référence A1-O. La valeur de 120 mm obtenue correspond à un écart d'emmanchure
pour veste à manches de taille 40.
[0028] Passant par O1, une perpendiculaire à la ligne d'orientation de la manche, marque
la longueur physique de la manche en O4 et O5. Puis, passant par G, une perpendiculaire
à A1-O marque la longueur du coude en O2 et O3. On obtient ainsi l'avancement du carré
de l'emmanchure, la position et l'orientation de la manche par les points O2, O3,
O4 et O5.
[0029] Le point de hauteur de carrure dos A4 se situe sur la ligne du corps A1-G à une demi-hauteur
du montant dos, soit à une distance de 115 mm de A et A1. Le point de hauteur de carrure
devant correspond à une hauteur du montant devant de 195 mm, diminuée de sa moitié,
soit un point A5 situé à 97,5 mm du point A.
[0030] Le point de charnière dos C se situe sur la ligne d'orientation de la manche dos
à 57,5 mm de l'intersection avec la ligne du montant. Cette distance correspond au
quart de la hauteur du montant dos. Le point de charnière devant C1 se situe sur la
ligne d'orientation de la manche devant à 48 mm de l'intersection avec la ligne du
montant. Cette distance correspond au quart de la hauteur du montant du devant. Les
deux points sont dénommés C en référence aux points charnières.
[0031] Selon l'invention, comme démontré plus après, on utilise la valeur dénommée Vx pour
le calcul proportionnel du cintrage. Elle s'obtient par le tracé d'une ligne théorique
T-C, perpendiculaire à la ligne de la taille. La valeur Vx est comprise entre le point
T et le point T1 situé à l'intersection de la ligne d'orientation de la manche dos
et de la ligne de la taille. Comme indiqué précédemment, cette valeur de référence
est une des caractéristiques fondamentales du procédé détaillé et présenté ici.
[0032] La largeur d'épaule est fonction du modèle. Dans l'exemple présenté, une taille 40
correspond à un tour de poitrine de 87-88 cm. Pour obtenir la largeur d'épaule exacte,
on applique le quart de cette mesure soit, 220 mm, sur la ligne théorique d'encolure
vers le milieu dos jusqu'au point M. Le point est dénommé M en référence au milieu
du dos et milieu du devant définis plus après. Il est le point du milieu d'encolure
dos et, la mesure qui le sépare de la ligne T-C prolongée est la largeur d'épaule.
[0033] La ligne "de couture" du milieu dos est une droite issue du point M et perpendiculaire
à l'ensemble des lignes structurelles horizontales. Elle croise la ligne du montant
en M1, la ligne de la taille en M2, la ligne de la hanche en M3, la ligne du bassin
en M4 et la longueur finie en M5.
[0034] Tracée de A4 à M6, la ligne de demi-montant dos détermine la demi-hauteur du montant
dos. Parallèle à la ligne du montant, elle sera utilisée comme repère de crantage
pour la réalisation du futur montage.
[0035] La ligne théorique pointillée de demi-carrure dos est tracée en parallèle de la ligne
du montant, du point charnière C jusqu'à la ligne du milieu dos en C2. La largeur
de la demi-carrure dos est de 220 mm. Pour tracer la ligne théorique pointillée de
la demi-carrure du devant, on reporte du point charnière du devant C1 vers le milieu
devant jusqu'au point C3, la largeur de la demi-carrure du dos diminuée de son dixième
et arrondie au chiffre supérieur, soit 200 mm. Cette ligne est parallèle à la ligne
du montant et sa mesure indique la largeur de la demi-carrure devant.
[0036] Le tracé de la ligne du milieu devant s'effectue par une perpendiculaire théorique
pointillée à la ligne de la taille, au départ de C3 jusqu'à M7. De M7, une valeur
de 10 mm vers l'extérieur sur la ligne de la taille marque le point M8. On procède
ensuite au tracé d'une verticale issue de M8, passant par C3 jusqu'à la ligne théorique
d'encolure dos. Son intersection avec la ligne du montant est marquée d'un point M9
et d'un point M10 à l'intersection de la ligne d'encolure. Puis de M8, on trace une
perpendiculaire à la longueur finie. Leur intersection est marquée du point M13. La
ligne du milieu devant ainsi constituée, passe de haut en bas par les points M10,
C3, M9, M8 et M13.
[0037] La hauteur du montant devant est déterminée sur la ligne du milieu devant, de M9
à M11, par la mesure précédemment donnée de 195 mm.
[0038] Pour obtenir la hauteur de demi-montant on positionne le point M12 très précisément
à la moitié de la mesure M9-M11, soit 97,5 mm. Puis, on joint le point A5 au point
M12 pour tracer la ligne de demi-montant devant.
[0039] La mesure comprise entre M10 et M11 constitue la différence entre la hauteur du montant
devant et la hauteur du montant dos.
[0040] Selon l'invention et comme démontré plus après, la valeur dénommée Vy pour le calcul
proportionnel du point d'encolure et de la pente d'épaule est l'exacte mesure comprise
entre M10 et M11. Comme indiqué précédemment, cette valeur de référence est une des
caractéristiques fondamentales du procédé détaillé ici.
[0041] La ligne d'épaule devant s'obtient par le tracé d'une perpendiculaire à M10-M12 au
départ de M11 jusqu'à la ligne du corps A1-G en un point A6. La ligne d'épaule dos
s'obtient en reportant la valeur Vy, soit pour rappel la mesure M10-M11, de A6 à A7
puis en traçant la droite M-A7.
[0042] L'ouverture d'encolure et le droit fil dos s'obtiennent par report, au départ de
M vers A7 en un point D, d'une mesure de 87 mm correspondante au dixième de la largeur
de poitrine considérée et par le tracé d'une droite passant par D et perpendiculaire
à l'ensemble des lignes structurelles jusqu'à la longueur finie en un point D1. Cette
verticale est la ligne de droit fil dos. L'ouverture d'encolure et le droit fil devant
s'obtiennent par le report de la mesure M-D, diminuée de son dixième arrondi au chiffre
supérieur soit 79 mm, sur la ligne d'épaule devant, de M11 vers A6 jusqu'au point
D2. Passant par D2, on trace une verticale perpendiculaire aux lignes structurelles
et aboutissant au point D3 sur la longueur finie. Cette verticale est la ligne de
droit fil devant.
[0043] La hauteur théorique d'encolure dos est déterminée par le report sur la ligne de
droit fil dos D-D1, de la valeur Vy au départ de D juqu'à D4. La mesure D-D4 est la
hauteur théorique d'encolure dos. La hauteur théorique d'encolure devant est déterminée
par le report sur la ligne de droit fil devant D3-D2 et prolongement supérieur et
au départ de D2, de la mesure M-D jusqu'au point D5 puis, par le report de la valeur
Vy de D5 vers D6. La mesure D6-D2 est la hauteur théorique d'encolure devant. La pente
d'épaule théorique dos correspond au tracé d'une ligne D4-A7. La pente d'épaule théorique
devant correspond au tracé d'une ligne D6-A6. On obtient la position du point d'épaule
dos E à l'intersection de la pente d'épaule théorique D4-A7 avec le prolongement de
la ligne théorique T-C vers la ligne d'encolure dos M-M10.
[0044] Selon la figure 2, la recherche du point porteur dos s'effectue à partir d'un point
situé à mi-distance de la ligne M-A7. De ce point, on trace une perpendiculaire à
la ligne théorique d'encolure dos M-A1. Son intersection en P avec la pente théorique
dos D4-A7 marque l'emplacement du point porteur dos. Le report de la mesure A7-P sur
la pente d'épaule théorique devant A6-D6 marque en P1 la position du point porteur
devant.
[0045] On reporte ensuite la largeur d'épaule dos P-E sur la pente d'épaule théorique devant
A6-D6 à partir du point P1 vers A6 jusqu'à E1.
[0046] Le calcul du réajustage de la hauteur d'encolure dos s'effectue au départ du point
d'encolure dos E par le tracé d'une ligne théorique pointillée E-M qui marque le point
D7 à son intersection avec la ligne de droit fil dos D1-D4. La mesure D-D7 détermine
une valeur à ajouter à la hauteur théorique précédente par le positionnement de la
valeur Vy D-D4, en D7-D8. On joint le point D8 obtenu, au point porteur P. La hauteur
d'encolure dos réajustée définit une nouvelle pente d'épaule dos par les points D8-P-E.
[0047] Pour effectuer le réajustage de la hauteur d'encolure devant on trace une ligne théorique
du point d'encolure devant E1 jusqu'au point M11 situé sur la ligne du milieu du devant.
Le point D9 marque son intersection avec la ligne du droit fil devant D6-D3. La mesure
comprise entre D2 et D9 définit la valeur ajoutée de la nouvelle hauteur d'encolure
devant par son report de D6 à D10 sur le droit fil devant.
[0048] Selon l'invention, la recherche de la valeur de renversement de la pince-poitrine
est calculée à partir de l'intersection D11 du droit fil devant D10-D3 et de la ligne
de demi-carrure devant A8-C3. De D11 pris comme centre, on trace un arc de cercle
de quelques centimètres vers la ligne du corps au départ de D10. Puis, la longueur
de pente d'épaule dos E-D8 est reportée au compas sur la pente d'épaule devant A6-D6.
En utilisant E1 pour centre, on trace un arc de cercle croisant le précédent en D12.
La mesure D10-D12 correspond à une valeur équilibrée de renversement de pince-poitrine
et la nouvelle pente d'épaule devant suit les points D12-P1-E1.
[0049] La recherche de la pente d'épaule devant définitive s'effectue au départ de l'intersection
marquée 06 entre la ligne d'orientation de manche devant et la ligne d'épaule devant
A6-M11. La mesure 06-A6 correspond au demi-écart d'emmanchure. Le tiers de cette mesure
au départ de A6 marque le point E2. La liaison E2-E1-P1-D12 définit la pente d'épaule
devant définitive.
[0050] La recherche de la pente d'épaule dos définitive est calculée par le report au compas
de la distance comprise entre P1 et E2 sur la pente d'épaule théorique dos du point
porteur E juqu'au point E4. La liaison D8-P-E-E4 définit la pente d'épaule dos définitive.
Cette procédure de tracé détermine deux pentes d'épaule assemblables avec une extrême
précision dans le futur montage des coutures en éliminant ainsi tout risque d'embu.
[0051] Selon l'invention la recherche du cintrage proportionnel de la partie dos se calcule
par la multiplication de trois valeurs Vx T-T1 sur la ligne de taille, du point T1
au point T3 vers le milieu dos. La valeur de cintrage dos correspond donc à la mesure
T1-T3. Elle se divise en son centre par le point nomme I en référence à intersection.
Puis, la longueur finie est rejointe en I1 par une ligne théorique pointillée passant
par I et issue du point charnière dos C.
[0052] La recherche de la largeur de bassin s'opère à partir de la ligne de taille en reportant
la distance G-I sur la ligne de bassin, de A2 vers le milieu dos jusqu'au point nommé
B en référence au bassin. On relie ensuite par une ligne théorique le point T1 au
point B. Puis on reporte sur un calque de travail la ligne brisée de couture du petit
côté dos C-T1-B ainsi que l'axe théorique d'intersection C-I-I1 et, par renversement
axial vers le milieu dos, on marque symétriquement la ligne brisée de couture côté
dos C-T4-B1. A ce niveau du tracé, on remarquera la très sensible différence de positionnement
de T4 par rapport à T3 et dans une moindre mesure de B1 par rapport à la ligne de
bassin. Ceci implique, pour un bon montage des coutures, de bien marquer le décalage
de la ligne de taille théorique vers l'axe T1-T4 ainsi que la ligne de bassin vers
l'axe B-B1. Le tracé s'achève par une perpendiculaire à la ligne finie reliant F1
à B1. La ligne de construction de couture côté dos passe donc par les points C-T4-B1
et F1. Pour terminer le tracé de la ligne de construction de couture du petit côté
dos, on reporte à l'aide du calque par rerenversement axial la perpendiculaire B1-F1
sur B et jusqu'à F2 en longueur finie. La ligne de construction de couture du petit
côté dos passe donc par les points C-T1-B et F2. A l'aide d'un pistolet à tracer les
courbes, la ligne C-T4-B1-F1 est affinée sans perdre sa précision et son aplomb puis,
transposée sur C-T1-B-F2. Cette finalisation effectuée, la construction du cintrage
dos est définitivement établie par un tracé des coutures tout à fait identiques, offrant
ainsi au technicien le pouvoir d'effectuer un montage industriel de grande précision.
[0053] Pour exécuter le tracé du cintrage du milieu dos, sur la ligne de la taille à partir
du point M14 situé à 15 mm de M2, on trace une parallèle à la ligne du milieu dos
jusqu'à M15 sur la longueur finie et on joint le point M14 obtenu à la hauteur du
demi-montant en M6. On finalise au pistolet l'ensemble de cette ligne définitive du
milieu dos M-M6-M14-M15.
[0054] A ce niveau de construction, on procède au départ de F2 sur la longueur finie, au
tracé d'une droite vers le milieu devant en un point M16 situé à 15 mm de M13 sur
le prolongement du milieu devant. Cette ligne F2-M16 doit assurer, pour l'exigence
de l'aplomb, le parallélisme du bas du vêtement avec le sol.
[0055] Selon l'invention, le positionnement et l'utilisation de la valeur Vx pour le cintrage
de la partie du petit côté du devant se calcule en premier lieu par le report de la
valeur Vx à partir de l'intersection de la ligne d'orientation de manche devant 05-C1,
et de la ligne de la taille marquée du point T5, jusqu'au point T6 vers le milieu
du devant. La distance T5-T6 correspond donc à la valeur de cintrage pour la partie
devant. Pour une meilleure visualisation du déplacement de cette valeur, on trace
une ligne du point charnière dos C1 jusqu'à T6. Elle construit un triangle de visualisation
C1-T5-T6. On poursuit le tracé en prolongeant la ligne de carrure du devant C3-C1
jusqu'au point A8 sur la ligne du corps A1-G puis, à partir du point A9 que l'on situe
à 20 mm de A8 sur la ligne de carrure devant vers le milieu devant, on trace une parallèle
à la ligne du corps jusqu'à la ligne de la taille marquée T7. La valeur Vx comprise
entre T5-T6 est reportée sur la ligne de la taille à partir de T7 vers le milieu devant
jusqu'au point T8. On relie ensuite par une droite, les points A9 et T8. La valeur
et la position de cintrage pour le petit côté devant correspond désormais à la mesure
précise T7-T8. Les lignes A9-T7 et A9-T8 sont respectivement marquées des points A10
et A11 à leur intersection avec la ligne du montant M1-M9.
[0056] La recherche du positionnement de la couture comprise entre la taille et la longueur
finie se fait par la division en deux parties égales par le point T9 de la mesure
T7-T8. Puis le tracé, à partir de ce point T9 d'une ligne perpendiculaire théorique
pointillée à la longueur finie en F3. On admet généralement une fourche de 260/270
mm pour une taille 40. Le tiers de cette mesure traditionnelle, soit 90 mm, détermine
à partir de T9 le point T10 sur la ligne théorique T9-F3, ligne que l'on marque d'un
point B2 à son intersection avec la ligne de bassin. A 7 mm de part et d'autre de
B2 sur la ligne de bassin, on marque les points B3 vers milieu devant et B4 vers milieu
dos. Deux perpendiculaires à la longueur finie relient B3 et B4 à respectivement F4
et F5 sur la ligne F2-M16. Le tracé de la ligne de couture du petit côté devant peut
alors se dessiner par les points A9-T7-T10-B3 et F4. Le tracé de la ligne de couture
du côté devant se fait par les points A9-T8-T10-B4 et F5.
[0057] A l'aide du pistolet à tracer, on affine les deux lignes géométriques obtenues par
des courbes souples, élégantes et afférentes aux points de passages précités. Pour
vérifier la cohérence du résultat souhaité on peut, après un tracé sur calque de la
ligne de couture du côté devant T8-T10-B4-F5 située sous la ligne de la taille, en
effectuer le report sur la ligne du petit côté devant T7-T10-B3-F4.
[0058] La recherche de la valeur de cintrage sous la poitrine débute par la recherche du
point de poitrine situé généralement pour une taille 40, à 260/270 mm du point de
hauteur d'encolure. On détermine donc à partir du point D10, positionné sur l'extrémité
supérieure du droit fil devant, une mesure de 265 mm. L'écart du point de poitrine
par rapport au milieu du devant correspond à une norme de 95 mm. Le positionnement
perpendiculaire de ces deux mesures détermine le point de poitrine PP. Du point PP,
on trace une parallèle théorique pointillée au droit fil devant jusqu'au point H sur
la ligne de hanche. A sa rencontre avec la ligne de taille, elle est marquée du point
T10'. De part et d'autre de T10' une valeur de cintrage de 10 mm positionne les points
T11 vers le milieu devant et T12 vers le côté devant. A ce niveau du tracé, il est
nécessaire de situer le positionnement de la poche déterminant ainsi l'arrêt de la
pince de cintrage. Le haut de la poche se place généralement à 80 mm de la ligne de
taille soit en un point T13 sur l'axe PP-H. Puis on mesure à l'aide du compas la distance
verticale comprise entre T13 et la ligne d'aplomb finie F-M16. Cette distance est
reportée du point marqué A12, résultant de la rencontre de la ligne du corps et de
l'aplomb fini F-M16, au point A 13 sur la ligne du corps. Une droite de 165 mm issue
de A13, parallèle à la ligne d'aplomb finie F2-M16 et passant par T13 aboutie au point
T16. Cette ligne détermine la largeur de la poche sur laquelle, à 7 mm de part et
d'autre de T13, on marque par les points T14 et T 15 une valeur légèrement inférieure
à la force T11-T12. Le tracé des courbes de cintrage de la pince se fait et s'affine
au pistolet par les points PP-T11-T14 et PP-T12 et T15. Le passage de la ligne de
poche A13-T16 avec la ligne de couture côté devant A9-F5 est marqué du point T17.
[0059] A ce niveau de construction, on peut observer que la distance PP-T13 correspond à
une longueur de pince bien définie mais qu'il se produit un déséquilibre puisque cette
pince est stoppée par sa rencontre avec la ligne de poche A13-T16. Il convient donc
de récupérer la valeur T14-T15 à hauteur de la section T17-F5 de la couture côté devant.
Pour ce faire, on pose la valeur T14-T15 sur la ligne de poche A13-T16, à partir de
T17 vers le point T18. Puis, on reporte à l'aide d'un calque le tracé T17-F5 sur T18
vers la ligne d'aplomb finie F2-M16 jusqu'au point F4. L'utilité de cette opération
permettra après fermeture de la pince T15-T12-PP-T11-T14, de conjuguer en une ligne
de couture identique les sections T17-F5 et T18-F4 et de former ainsi une couture
côté devant définitive à partir des points A11-T8-T17-T18-B3 et F4.
[0060] Le réglage du dessin d'emmanchure débute par le tracé de deux lignes de construction
dites lignes de report, issues du point de gravité G vers la ligne théorique d'encolure
M-M10 et passant par les points charnières dos C et devant C1. Puis on effectue, à
l'aide du pistolet à tracer, le dessin d'emmanchure de C1 vers A en veillant à ne
pas excéder la limite fixée par la ligne G-C1 afin d'obtenir une bonne précision au
niveau du talon de manche. Le dessin du bas d'emmanchure est prolongé par une courbe
cohérente à la précédente, de A vers le point de charnière dos C. Le tracé supérieur
vers les pentes d'épaules doit se poursuivre à l'aide d'un calque ou de tout autre
support transparent repéré R°-V°. Cette opération permet de dessiner avec exactitude
l'emmanchure sur le plan de construction. On procède en premier lieu, sur le R° du
calque, aux relevés des points P et E3, de la section de pente d'épaule dos comprise
entre ces deux points, de la ligne d'orientation de manche dos à partir du point charnière
C. Le point C4, marquant la demi-carrure, et le point charnière dos C sont crantés
sur la ligne d'orientation de manche. Puis on fait pivoter le calque de gauche à droite,
de la pente d'épaule dos précédemment repérée vers la pente d'épaule devant, pour
positionner et marquer le point E3 sur E2 et le point porteur P sur P1. On trace ensuite
la ligne d'orientation de manche devant crantée à la demi-carrure devant en C5 et
au point charnière devant en C1. Sur ce calque, apparaissent donc deux pentes d'épaule
réunies en une, et deux orientations de manche se recoupant avec exactitude. A l'aide
de ces trois références, on peut alors tracer l'emmanchure en une seule ligne, de
la partie dos à la partie devant. Positionner le pistolet à partir de C vers C1 en
passant par C4 et C5. Tracer de préférence en rouge pour un bon repérage, une ligne
d'emmanchure continue et souple C-C1. Marquer son intersection avec la pente d'épaule
d'un point commun E4 côté dos et E5 côté devant. Retourner le calque face V° et reprendre
avec exactitude le dessin de l'emmanchure. Retourner de nouveau le calque sur son
R°, repositionner en partie dos sur les points C-C4-E3-E et décalquer la demi-courbe
d'emmanchure C-E4. Marquer le point E4 sur le plan de construction. Puis, effectuer
une opération similaire pour le côté devant en re-positionnant les points E2-E1-C5-C1,
décalquer et marquer le point E5 sur la pente d'épaule devant.
[0061] On obtient ainsi sur le plan de construction le dessin d'une emmanchure visuellement
séparée mais très précisément assemblable lors de la couture des pentes d'épaule.
Replié de part et d'autre de la pente d'épaule et, vu de dessus, le dessin d'emmanchure
sur calque apparait en continuité linéaire exacte.
[0062] Selon la figure 3, pour effectuer un réglage précis de l'assemblage de la couture
du petit côté devant T7-A10 avec la couture côté devant T8-C6, il est nécessaire de
réaliser le tracé opérationnel qui fait suite, du fait de la nette différence de leur
longueur respective et ce, afin d'éviter tout excès ou embu à la jonction emmanchure-manche.
La ligne C-A-A10-C1 forme, en parfaite continuité, le bas de l'emmanchure. Son intersection
avec la couture du côté devant T8-A9 est marquée du point C6.
[0063] Avec un support calque ou transparent, on relève la partie côté devant C1-A10-A-T7.
Puis à l'aide d'une épingle pointée sur C1 choisi comme axe de pivot, on bascule le
support vers le côté devant pour placer le point T7, précédemment relevé, sur le point
T8. On obtient ainsi un nouveau positionnement du point C6 en C7. Lorsque les deux
coutures A10-T17 et C7-T8 seront fermées et assemblées, le dessin de l'emmanchure
C1-C7-A10-A sera en partaite continuité. A ce niveau de construction, on remarque
que sur la couture T8-C7, la distance C6-C7 s'avère excessive et doit donc être éliminée
de la découpe future. Cette opération de réglage permet de supprimer les gondolements
du petit côté du vêtement trop souvent observables.
[0064] Le réglage du devant d'emmanchure après renversement de la pince-poitrine s'effectue
à l'aide d'un support calque ou autre transparent. On relève le dessin d'emmanchure
C1-C5-E5 puis le point porteur P1 et la hauteur d'encolure jusqu'au point D12. Le
calque est retourné, marqué sur son V° et cranté selon les points indiqués. Replacé
en position initiale, le point C1 utilisé comme pivot, la feuille est renversée vers
le milieu devant. A la rencontre de D12 avec la ligne de droit fil devant, on marque
par décalque l'emplacement du dessin de la nouvelle emmanchure, le déplacement des
points C5 en C8 et E5 en E6. Le tracé est ensuite précisé et affiné au pistolet sur
le plan de construction. Le fait de déplacer ce dessin d'emmanchure vers le devant
permet un positionnement exact, évitant ainsi au montage ultérieur, un manque très
net de tête de manche.
[0065] Selon l'invention et comme démontré plus après, on utilise la valeur dénommée Vz
pour le calcul relationnel d'emboitement emmanchure-manche. La recherche de la valeur
Vz s'effectue pour la partie devant en utilisant la ligne dite de report et la ligne
d'orientation de manche devant.
[0066] A l'aide d'un calque ou support transparent repéré R°-V°, on relève la ligne de report
devant du point de gravité G vers le point charnière devant C1 ainsi que le départ
de la ligne d'emmanchure devant E6-C8-C1. Puis du point charnière devant C1, on trace
une partie de la ligne d'orientation de manche devant C1-03 vers la longueur du coude.
Le calque, renversé en face V°, le point G calqué et positionné sur le point initial
G, laissent apparaître un chevauchement de la ligne d'orientation C1-03 sur la courbe
d'emmanchure C1-A. Muni d'une épingle fixée sur les points G, on effectue un basculement
du support calque vers le milieu devant jusqu'à ce que la ligne d'orientation de manche
relevée soit tangente de l'emmanchure devant C1-A. Puis, toujours à l'aide du calque
en face V°, on relève en continuité avec un pistolet à tracer, le dessin d'emmanchure
C1-A. On peut alors observer nettement la ligne de l'ensemble du dessin tête de manche-emmanchure
- talon de manche dont on effectue le report de courbe sur le plan de construction
par les points E6 devenu E7, C8 devenu C9 et C1 devenu C10. Cette ligne est de fait
extraite, décalquée et reconstituée directement à partir de l'emmanchure même. Selon
l'invention, c'est un calcul relationnel d'emboitement extrêmement précis entre l'emmanchure
définie par les points E5-C5-C1-A10 et A, la tête de manche E7-C9-C10 et le talon
de manche C10-A10-A. Cette opération achevée, le support de transfert est retourné
en face R°. Les points G superposés, la ligne de report calquée précédemment C1-03
en position d'origine, on décalque le relevé initial du talon de manche C1-A. Le point
R, prélevé de A, en marque l'extrémité. Passant par celui-ci, on trace alors aisément
une perpendiculaire à la ligne d'orientation de la manche A-01 jusqu'à la ligne d'orientation
de manche dos C-02, qu'elle rencontre en R2. Cette droite se prolonge, après le point
R, de quelques centimètres vers le milieu devant. Pour constituer le rectangle de
la manche au départ de la tête de manche E7 vers la longueur finie, on trace une parallèle
à la ligne d'orientation de manche ou ligne de référence du corps A-01. Son intersection
avec l'axe du talon de manche est marquée du point R1, son intersection avec le prolongement
de l'axe de longueur du coude 02-03 est marquée R3, et son intersection avec le prolongement
de l'axe de longueur du bras 04-05 est marquée du point R4.
[0067] La recherche de la valeur Vz s'effectue pour la partie dos en utilisant la ligne
dite de report et la ligne d'orientation de manche dos. Avant de procéder par analogie
avec le procédé employé en partie devant, on reporte sur calque, le tracé de la section
centrale de la ligne du montant M1-M9 et de la ligne d'orientation de manche devant
de C5 à 03. Après retournement du calque en face V° et superposition de la ligne du
montant sur sa souche, la ligne d'orientation de manche devant ainsi renversée, est
positionnée au passage du point charnière C et décalquée sur le plan de construction.
[0068] Le procédé de calcul relationnel pour la partie dos est identique à celui employé
pour la partie devant. Pour en effectuer le tracé, on relève sur calque la ligne de
report dos G-C et la ligne passant par C, ligne précédemment obtenue par le transfert
en partie dos de la ligne d'orientation de manche devant renversée. On relève également
le dessin d'emmanchure dos du point charnière C au point de demi-montant C4 jusqu'au
point d'épaule E4. Cette courbe est redessinée au V° du support pour son prochain
décalque. Puis à l'aide d'une épingle, on effectue le pivotement du calque à partir
du point G choisi comme axe, vers le milieu dos jusqu'à ce que la ligne d'orientation
soit tangente au bas d'emmanchure C-A. L'emplacement du nouveau point C12 issu de
C est marqué sur le plan de construction ainsi que la section de courbe d'emmanchure
C12-A. On renverse le calque ou support de transfert en position R° et, positionnant
le point G sur sa souche, on décalque la courbe du bas d'emmanchure C-A. Le point
A doit alors s'inscrire très précisément sur le prolongement de R-R2 en R5. Puis,
le support de transfert en position V°, l'axe G-C12 sur sa souche originelle, on décalque
le haut de la courbe de manche dos, on marque le report de la tête de manche E4 en
E8 et le point de demi-montant C4 en C11. On peut alors constater une parfaite continuité
de la courbe d'emmanchure dos de E8 au point de hauteur du demi-montant C11 et du
report du point de charnière dos C12 jusqu'au talon de manche A. Cette ligne est de
fait extraite, décalquée et reconstituée directement à partir de l'emmanchure même.
Elle est, selon l'invention, le résultat d'un calcul relationnel d'emboitement extrêmement
précis entre l'emmanchure définie par les points E4-C4-C-A, la tête de manche E8-E9-C11-C12
et le talon de manche C12-A.
[0069] On prolonge ensuite la ligne de talon de manche R-R2-R5 de 150 mm environ vers le
milieu dos. Puis on trace, au départ du point de tête de manche devant E7, une large
perpendiculaire à la ligne d'orientation de manche A1-01. Cette droite coupe la courbe
d'emmanchure dos E8-A en E9. A l'aide d'un compas, la valeur E9-E8 est reportée sur
cette droite en E9-E10. De ce dernier point, on reporte également la longueur totale
de la manche E7-R4 jusqu'à R8 vers la longueur finie. R3-02 est alors prolongé jusqu'à
R7 et R1-R5 jusqu'à R6. Ce tracé achève le dessin du rectangle de la manche. La valeur
relationnelle Vz pour la partie devant est comprise entre les points C1 et C10. La
valeur relationnelle Vz pour la partie dos est comprise entre les points C et C12.
A ce niveau d'élaboration du patronage, on peut observer distinctement la forme et
la réalité tridimensionnelle du tracé. En effet, lorsque la pièce de manche ainsi
découpée s'enroulera sur elle-même, l'emboitement manche-emmanchure sera obtenu avec
une extrême exactitude. Depuis toujours, la technique de construction des vêtements
se heurte au délicat problème posé par un emboitement précis sans jamais parvenir
à une solution réellement efficace. La recherche de la valeur Vz à l'aide du calcul
relationnel spécifique présenté, résout parfaitement ce problème.
[0070] Comme indiqué précédemment, ce calcul est une des caractéristiques fondamentales
du procédé selon l'invention détaillée ici.
[0071] Pour le dessin de la pince de coude, on trace du point C11 jusqu'au bas de manche
en R9, une parallèle à la ligne d'orientation A1-01. Elle rencontre la longueur du
coude en R10. Les points R11 et R12 sont situés à 45 mm de part et d'autre de R10
sur la longueur de manche R4-R8. Puis on relie R10-R11 et R10-R12. Ce tracé permet
d'éviter une taille trop importante et accroit l'esthétique et le confort de la manche.
[0072] Pour dessiner la couture de saignée du dessous de manche, on trace une parallèle
à la ligne d'orientation de manche A-01 à 35 mm vers le milieu devant. Le point C13
marque sa rencontre avec le bas d'emmanchure. A son intersection avec la longueur
du coude R7-R3 et la longueur de manche R8-R4, elle est pointée R13-R14. Les points
R16 et R17 sont situés à 7 mm de part et d'autre de R13 sur l'axe R7-R3. Le tracé
s'achève par la liaison des points C13-R16-R17 et R14-R16-R17.
[0073] Le déplacement et le rassemblement des deux parties de dessus de manche s'exécutent
par la simple transposition du dessin de la partie arrière formée des points E10-R6-R7-R8-R11-R10-C11-E9
vers l'avant à partir de l'axe E10-R8 déplacé sur la couture du milieu de manche E7-R4.
Le tracé exact en rapport avec l'emmanchure s'établit donc pour le dessus de manche
par C13-R16-R14-R12-R10-C11-C12-A et C13. Puis, pour le dessous de manche par C13-R17-R14-R3-R1-E7-C9-C10
et C13. La partie non numérotée est déplacée et transposée de gauche à droite, droit
fil sur droit fil, le dessus de manche n'ayant pas de couture en milieu de manche.
La ligne E7-R4 formera le droit fil de la manche et le droit fil pour le dessous correspondra
à A-01, ligne de référence, base initiale de l'ensemble du tracé.
[0074] En conclusion, cette manche peut être au millimètre près, montée à l'emmanchure.
Il n'y aura aucun embu au talon ou en tête et le modéliste ne sera pas amené à corriger
ou à détendre au montage. La manche présentée ici est de sytle italien, montée ronde
à tête plate et d'aspect moderne. Si le technicien souhaite obtenir une véritable
manche tailleur on ajoutera, pour un embu déterminé dès le départ, la valeur nécessaire
depuis E7 et E10, soit 8 mm pour les tissus légers et 12 à 15 mm pour les tissus épais
de chaque côté de la tête de manche. La largeur de bas de manche R8-R4 restera identique
au tracé initial.
[0075] D'une façon générale, la présente invention est conçue pour une application traditionnelle
et manuelle et/ou une application à l'aide de l'outil informatique de type CFAO (conception-fabrication
assistées par ordinateur). L'adoption précise du tracé recommandé, des mesures spécifiques
proposées, de l'utilisation des calculs proportionnels et relationnels liés aux valeurs
de référence dénommées Vx,Vy,Vz permettent de réaliser avec rapidité et sureté des
patronages universels très cohérents pour hommes, femmes et enfants dans des conditions
de tracé, de découpe et de montage de grandes précisions.
[0076] Le procédé selon l'invention s'il convient à la fabrication artisanale, est particulièrement
destiné à la confection semi-industrielle et industrielle des vêtements.
1. Procédé de conception de patronages tridimensionnels pour pièces de vêtements à manches,
notamment de vestons, blasers, jaquettes, manteaux, robes, chemises pour hommes, femmes
et enfants sans limitation de longueur en toute matière en chaine et trame, en fibres
naturelles ou synthétiques ou en cuir, procédé selon lequel on trace d'abord une pluralité
de lignes structurelles, notamment la ligne de la taille (M2-M8), les lignes du montant,
les lignes d'encolure, la ligne de la hanche, la ligne du bassin,
le dit procédé étant caractérisé en ce que, pour obtenir un tracé structurel :
- on trace un axe théorique du profil du buste au moyen d'une ligne à deux segments
(A1-G, G-A3), brisée en un point particulier (G) dénommé point de gravité, marquant
l'angle de projection du bassin vers l'avant et, par réaction, inclinée dans son segment
supérieur (A1-G) de 6 à 8 º vers l'arrière, cette ligne (A1-G-A3) constituant la ligne de référence fondamentale
pour la construction du vêtement et étant dénommée ligne de corps ;
- on détermine la position spécifique de la manche (02-03-04-05) symétriquement au
segment supérieur (A1-G) de la ligne de référence ;
- on détermine une première valeur de référence (Vx) par le tracé d'une droite théorique
(CT) perpendiculaire à la ligne de taille (M2-M8), cette valeur étant comprise entre
le point d'intersection (T) de cette ligne théorique (CT) et de la ligne de taille
(M2-M8), et le point d'intersection (T1) de la ligne d'orientation de manche dos (C-04)
et de la ligne de taille (M2-M8);
- on effectue un calcul géométrique proportionnel et spécifique du cintrage de la
taille à l'aide de la dite première valeur de référence (Vx);
- on détermine une deuxième valeur de référence (Vy) sur la ligne du milieu devant
(M10-M9) par la différence comprise entre les points de passage de la hauteur théorique
d'encolure dos (M10) et de la ligne d'épaule devant (M11), cette différence déterminant
en ordonnée l'exacte deuxième valeur de référence (Vy),
- on effectue un calcul géométrique proportionnel et spécifique entre points d'encolure,
hauteur d'encolure et pentes d'épaule à l'aide de la dite deuxième valeur de référence
(Vy) ;
- on effectue un calcul géométrique relationnel, tridimensionnel et spécifique de
l'emboîtement emmanchure-manche à l'aide de lignes de report de galbes (G-C, G-C1)
constituées par les tangentes à l'emmanchure issues du dit point de gravité (G) définissant
à l'issue du tracé une troisième valeur de référence particulière (Vz) ;
- on détermine deux points de tension (P, P1) dénommés respectivement point porteur
dos et point porteur devant, et permettant d'affiner le réglage du patronage pour
obtenir un emboîtement intégral du vêtement sur l'épaule, par un calcul spécifique
sur la pente d'épaule théorique dos (D4-A7) à l'intersection (P) d'une droite issue
du milieu de la ligne d'épaule dos (M-A7) et perpendiculaire à la ligne théorique
d'encolure (M-M10), et on reporte la distance entre le dit point porteur dos (P) et
le point d'intersection (A7) de la ligne d'épaule dos et du dit segment supérieur
(A1-G) de la ligne de corps sur la pente d'épaule théorique devant (A6-D6) à partir
du point d'intersection (A6) de la ligne d'épaule et du dit segment supérieur ; et
- on procède à un renversement spécifique de la valeur pince-poitrine (D10-D11) permettant
d'éliminer ou d'utiliser un excédent de matière en fonction du volume recherché ;
et que l'ensemble des composants du vêtement s'inscrit dans le plan de construction.
2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que la ligne de corps (A1-G-A3)
est perpendiculaire à la ligne de taille (M2-M8) dans son segment inférieur (G-A3)
et inclinée de 6 à 8 º vers l'arrière du buste par rapport à la verticale dans son segment supérieur (A1-G),
et que le dit point de gravité (G) se situe sur la ligne de la taille (M2-M8) marquant
la longueur du coude (02-03).
3. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que les lignes d'orientation de
la manche (C-04, C1-05) peuvent se conformer symétriquement de part et d'autre du
segment supérieur (A1-G) et de son prolongement inférieur (G-01) ou varier, en fonction
de l'aspect recherché, d'angulaires faciales issues d'un point (C1) de la ligne d'orientation
de la manche devant situé au quart de la hauteur du montant devant (M11-M9), dénommé
point charnière devant (C1), selon les degrés suivants: 22,5 º - 30 º - 45 º - 67,5 º - 90 º.
4. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'on effectue en abscisse sur
la ligne de la taille (M2-M8) un calcul géométrique proportionnel du cintrage de la
partie dos par le report de trois fois la dite première valeur de référence (Vx) à
partir du dit point d'intersection (T1) de la ligne théorique (CT) et de la ligne
de taille (M2-M8) de manière à déterminer un point (T3), et le report d'une fois la
dite première valeur de référence (Vx) pour le cintrage de la partie devant compris
entre deux points (T7, T8), le report de la dite première valeur de référence (Vx)
pouvant être inférieure ou supérieure aux nombres inscrits ci-dessus selon le cintrage
souhaité du vêtement.
5. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que :
- on effectue un calcul géométrique proportionnel pour déterminer sur le dit segment
supérieur (A1-G) de la ligne de corps la position d'une ligne d'épaule dos (M-A7)
par le report de la deuxième valeur de référence (Vy) à partir d'un point (A6) de
la ligne d'épaule devant (M11-A6) ;
- on effectue un calcul géométrique proportionnel pour déterminer sur la ligne du
droit fil dos (D-D1) la hauteur théorique d'encolure dos par un report vertical vers
le haut de la dite deuxième valeur de référence (Vy) à partir du point d'intersection
(D) de la ligne d'épaule-dos et de la ligne de droit fil dos ;
- on obtient une distance déterminée (MD) ; et
- on reporte verticalement vers le bas sur la section supérieure de la ligne de droit
fil devant la deuxième valeur de référence (Vy) à partir d'un point déterminé (D5)
de la ligne de droit fil devant, pour déterminer la hauteur théorique d'encolure devant
(D6-D2), ce dernier point déterminé (D5) de la ligne de droit fil devant étant obtenu
par report vertical vers le haut sur la ligne de droit fil devant de la dite distance
déterminée (MD) à partir du point (D2) d'intersection de la ligne d'épaule devant
(A6-M11) et de la ligne de droit fil devant.
6. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on effectue un calcul géométrique
relationnel de l'emboîtement emmanchure-manche en partie dos et devant à partir du
carré de l'emmanchure à l'aide de deux tangentes (G-C, G-C1) de l'emmanchure issues
du dit point de gravité (G), et dénommées lignes de report de galbes et leurs prolongements,
et à l'aide des lignes d'orientation de manche dos et devant (C-04, C-05), que les
lignes précitées sont utilisées pour extraire, transposer et reconstituer selon une
approche tridimensionnelle le galbe de l'emmanchure (E5-C5-C1-A10-A-C-C4-E4) vers
le galbe de la manche (E7-C9-C10-A10-A-C12-C11-E9-E8), et que ce calcul détermine
deux valeurs relationnelles (Vz) distinctes en partie dos et devant, comprises entre
le point charnière dos (C) et son report sur le talon de manche (C12), ainsi qu'entre
le point de charnière devant (C1) et son report sur le talon de manche (C10).
7. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'on obtient une valeur équilibrée
du renversement de pince-poitrine (D10-D12) à partir du point d'intersection (D12)
de deux arcs de cercle centrés respectivement au point d'intersection (D11) de la
ligne de droit-fil devant (D10-D3) et de l'horizontale passant par le dit point charnière
devant (C1), et au point d'épaule devant (E1) sur la pente d'épaule devant (A6-D6).
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'un
tracé unique intègre l'ensemble des composants du vêtement, un dos, un devant, une
manche, dans le plan de construction.
1. Method for designing three-dimensional patterns for pieces of garments with sleeves,
especially jackets, blazers, coats, overcoats, dresses, shirts and blouses for men,
women and children without any limitation in length and from any material with warp
and weft, made of natural or synthetic fibers or of leather, according to which method
a plurality of structural lines are drawn first of all, especially the waist line
(M2-M8), the length lines, the neck fines, the hip line and the pelvis line,
said method being characterized in that, in order to obtain a structural outline:
- a theoretical axis of the profile of the bust is drawn by means of a line made of
two segments (A1-G, G-A3), which is broken at a specific point (G) known as the point
of gravity, marking the angle of projection of the pelvis forwards and, by reaction,
inclined backwards by 6 to 8° in its upper segment (A1-G), this line (A1-G-A3) constituting
the fundamental reference line for constructing the garment, and being termed body
line;
- the specific position of the sleeve (02-03-04-05) is determined symmetric to the
upper segment (A1-G) of the reference line;
- a first reference value (Vx) is determined by drawing a theoretical straight line
(CT) perpendicular to the waist line (M2-M8), this value lying between the point of
intersection (T) of this theoretical line (CT) and the waist line (M2-M8), and the
point of intersection (T1) of the back sleeve orientation line (C-04) and the Waist
line (M2-M8);
- a specific and proportional geometric calculation is carried out on the fitting
of the waist, using said first reference value (Vx);
- a second reference value (Vy) is determined on the center-front line (M10-M9) using
the difference lying between the points where it passes through the theoretical height
of the neck back (M10) and the shoulder front line (M11), this difference determining,
in ordinates, the exact second reference value (Vy),
- a specific and proportional geometric calculation is carried out between the neck,
top of neck and shoulder slope points with the aid of said second reference value
(Vy);
- a specific three-dimensional and relational geometric calculation is carried out
on the armhole/sleeve fitting with the aid of curve transfer lines (G-C, G-C1) consisting
of the tangents to the armhole originating from said point of gravity (G) at the end
of the outline defining a third specific reference value (Vz);
- two tension points (P, P1) denoted respectively back hanging point and front hanging
point are determined, and these make it possible to fine-tune the fitting of the pattern
in order to obtain integral fitting of the garment on the shoulder, through a specific
calculation on the theoretical back shoulder slope (D4-A7) at the intersection (P)
of a straight line originating from the center of the back shoulder line (M-A7) and
perpendicular to the theoretical neck line (M-M10), and the distance between said
back hanging point (P) and the point of intersection (A7) of the back shoulder line
and of said upper segment (A1-G) of the body line is transferred onto the theoretical
front shoulder slope (A6-D6) starting from the point of intersection (A6) of the shoulder
line and of said upper segment; and
- the bust dart (D10-D11) value is specifically taken in making it possible to eliminate
or use up any excess material depending on the desired volume;
and in that all the components of the garment fall within the construction plan.
2. Method according to Claim 1, characterized in that the body line (A1-G-A3) is perpendicular
to the waist line (M2-M8) in its lower segment (G-A3) and inclined by 6 to 8° towards
the rear of the torso relative to the vertical in its upper segment (A1-G), and in
that said point of gravity (G) is situated on the waist line (M2-M8) marking the length
to the elbow (02-03).
3. Method according to Claim 1, characterized in that the sleeve orientation lines (C-04,
C1-05) may lie symmetrically on either side of the upper segment (A1-G) and of its
lower extension (G-01) or may vary, depending on the desired look, by face angles
originating from a point (C1) on the front sleeve orientation line situated a quarter
of the way up the length of the front (M11-M9), denoted front hinge point (C1), to
the following extents: 22.5° - 30° - 45° - 67.5° - 90°.
4. Method according to Claim 1, characterized in that a proportional geometric calculation
of the fitting of the back part is carried out in abscissa on the waist line (M2-M8)
by transferring three times said first reference value (Vx) starting from said point
of intersection (T1) of the theoretical line (CT) and of the waist line (M2-M8) so
as to determine a point (T3), and by transferring once said first reference value
(Vx) for the fitting of the front part lying between two points (T7, T8), it being
possible for the transfer of said first reference value (Vx) to be less than or greater
than the numbers written above, depending on the desired fit of the garment.
5. Method according to Claim 1, characterized in that:
- a proportional geometric calculation is carried out in order to determine, on said
upper segment (A1-G) of the body line, the position of a back shoulder line (M-A7)
by transferring the second reference value (Vy) starting from a point (A6) of the
front shoulder line (M11-A6);
- a proportional geometric calculation is performed in order to determine, on the
back straight grain line (D-D1), the theoretical length of the back neck (D-D4) by
transferring said second reference value (Vy) vertically upwards starting from the
point of intersection (D) of the back shoulder line and of the back straight grain
line;
- a given distance (MD) is obtained lying, in the back part, on the back shoulder
line between the center back line (M-M5) and the back straight grain line (D-D1);
and
- the second reference value (Vy) is transferred vertically downwards onto the upper
section of the front straight grain line starting from a given point (D5) on the front
straight grain line in order to determine the theoretical front neck length (D6-D2),
the latter given point (D5) of the front straight grain line being obtained by transferring
said given distance (MD) vertically upwards onto the front straight grain line starting
from the point (D2) of intersection of the front shoulder line (A6-M11) and of the
front straight grain line.
6. Method according to Claim 1, characterized in that a relational geometric calculation
is carried out on the armhole/sleeve fitting on the back part and front part based
on the square of the armhole with the aid of two tangents (G-C, G-C1) to the armhole
originating from said point of gravity (G), and denoted curve-transfer lines and their
extensions, and with the aid of the back and front sleeve orientation lines (C-04,
C-05), in that the abovementioned lines are used to extract, transpose, and reconstruct
the armhole curve (E5-C5-C1-A10-A-C-C4-E4) towards the curve of the sleeve (E7-C9-C10-A10-A-C12-C11-E9-E8)
using a three-dimensional approach, and in that this calculation defines two separate
relational values (Vz) in the back and the front part, lying between the back hinge
point (C) and the transfer thereof onto the sleeve underarm part (C12) and between
the front hinge point (C1) and the transfer thereof onto the sleeve underarm part
(C10).
7. Method according to Claim 1, characterized in that a balanced value by which the bust
dart (D10-D12) is to be taken in is obtained starting from the point of intersection
(D12) of two arcs of a circle centered respectively on the point of intersection (D11)
of the front straight grain line (D10-D3) and of the horizontal line passing through
said front hinge point (C1), and on the front shoulder point (E1) on the front shoulder
slope (A6-D6).
8. Method according to any one of the preceding claims, characterized in that a single
outline incorporates all the components of the garment, a back, a front and a sleeve,
within the construction plan.
1. Verfahren zum Aufzeichnen von dreidimensionalen Schnittmustern für Kleidungsstücke
mit Ärmeln, vor allem für Jacken, Blazer, Jacketts, Mäntel, Kleider, Herren-, Damen-
und Kinderhemden ohne Längenbegrenzung, aus jedem Kette- und Schußmaterial, aus Natur-
oder Synthetikfaser oder aus Leder, wobei man nach diesem Verfahren zunächst eine
Vielzahl Strukturlinien zeichnet, vor allem die Taillelinie (M2-M8), die Brusthöhenlinien
(lignes de montant), die Halslinien, die Hüftlinie, die Beckenlinie,
dadurch gekannzeichnet,
daß, um einen Strukturlinienzug zu erhalten:
- man eine theortische Achse des Profils des Oberkörpers mittels einer Linie mit zwei
Segmenten (A1-G, G-A3) zeichnet, gebrochen in einem bestimmten Punkt G, Schwerpunkt
genannt, der den Projektionswinkel des Beckens nach vorn markiert und als Reaktion
in seinem oberen Segment um 6 bis 8° noch hinten geneigt ist, wobei diese Linie (A1-G-A3)
die fundamentale bzw. maßgebende Bezugsline für den Aufbau das Kleidungsstücks ist
und Körperlinie genannt wird;
- man die spezifische Position bzw. Lage des Ärmels bestimmt (02-03-04-05), symetrisch
zu dem oberen Segment (A1-G) der Bezugslinie;
- man einen ersten Bezugswert (Vx) bestimmt durch das Ziehen einer theoretischen Geraden
(CT) senkrecht zu der Taillelinie (M2-M8), wobei dieser Wert enthalten ist zwischen
dem Schnittpunkt (T) dieser theoretischen Linie (CT) und der Taillelinie (M2-M8) und
dem Schnittpunkt (T1) der hinteren Ärmelorientierungslinie (C-04) und der Taillelinie
(M2-M8);
- man eine proportionale und spezifische Berechnung der Taillierung der Taille mit
Hilfe des besagten ersten Bezugswerts (Vx) durchführt;
- man einen zweiten Bezugswert (Vy) bestimmt auf der vorderen Mittellinie (M10-M9)
durch die Differenz, enthalten zwischen den Durchgangspunkten der theoretischen hinteren
Halsausschnitthöhe (M10) und der vorderen Schulterlinie (M11), wobei diese Differenz
als Ordinate den genauen zweiten Bezugswert (Vy) bestimmt,
- man eine proportionale und spezifischen geometrische Berechnung zwischen Halsausschnittpunkten,
Halsausschnitthöhe und Schulterneigungen mit Hilfe des besagten zweiten Bezugswerts
(Vy) durchfuhrt;
- man eine relationale dreidimensionale und spezifische Berechnung der Zusammenfügung
Armausschnitt-Ärmel durchführt mit Hilfe der Kontur- bzw. Formübertragungslinien (G-C,
G-C1), gebildet durch die Tangenten am Armausschnitt, ausgehend von besagtem Schwerpunkt
(G), am Ende des Linienzugs einen dritten besonderen Bezugswert (Vz) definierend;
- man zwei Spannungspunkte (P, P1) bestimmt, jeweils hinterer Trag- bzw. Trägerpunkt
und vorderer Trägerpunkt genannt, die ermöglichen, die Schnittmuster-Linierung zu
verfeinern, um eine integrale Zusammenfügung des Kleidungsstücks an der Schulter zu
erhalten mittels einer spezifischen Berechnung an der theoretischen hinteren Schulterneigung
(D4-A7) am Schnittpunkt (P) einer Geraden, ausgehend von der Mitte der hinteren Schulterlinie
(M-A7) und senkrecht zu der theoretischen Halsausschnittlinie (M-M10), und man den
Abstand zwischen besagtem hinterem Trägerpunkt (P) und dem Schnittpunkt (A7) der hinteren
Schulterlinie und des genannten oberen Segments (A1-G) der Körperlinie auf der theoretischen
vorderen Schulterneigung (A6-D6) überträgt ab dem Schnittpunkt (A6) der Schulterlinie
und des besagten oberen Segments; und
- man eine spezifischen Umkehrung des Brustabnäherwerts (D10-D11) durchfuhrt, was
ermöglicht, einen Materialüberschuß in Abhängigkeit von dem gesuchten Volumen zu eliminieren
oder zu nutzen;
und daß die Gesamtheit der Komponenten des Kleidungsstücks in den Gestaltungsplan
bzw. das Schnittbild eingezeichnet ist.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Körperlinie (A1-G-A3) in
ihrem unteren Segment (G-A3) senkrecht ist zu der Taillelinie (M2-M8), und in ihrem
oberen Segment (A1-G) um 6 bis 8° nach hinten geneigt ist in bezug auf die Senkrechte,
und daß besagter Schwerpunkt (G) sich auf dar Taillelinie (M2-M8) befindet, die die
Ellbogenlänge (02-03) markiert.
3. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Orientierungslinien des
Ärmels (C-04, C1-05) sich symetrisch beiderseits des oberen Segments (A1-G) und seiner
unteren Verlangerung (G-01) anpassen können oder in Abhängigkeit von dem angestrebten
Aussehen variieren können um faciale Winkel (angulaires faciales), ausgehend von einem
Punkt (C1) der vorderen Orientierungslinie des Ärmels, in Viertelhöhe der vorderen
Brusthöhe (M11-M9) befindlich, vorderer Übergangspunkt (C1) genannt, entsprechend
den folgenden Graden: 22,5° - 30° - 45° - 67,5° - 90°.
4. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß man als Abzisse auf der Taillelinie
(M2-M8) eine geometrischen Berechnung der Taillierung des hinteren Teils durch das
Übertragen von dreimal dem ersten Bezugswert (Vx) ab dem Schnittpunkt T1 der theoretischen
Linie (CT) und der Taillelinie (M2-M8) durchführt, um einen Punkt (T3) zu bestimmen,
und das Übertragen von einmal dem besagten ersten Bezugswert (Vx) für die Taillierung
des zwischen zwei Punkten (T7, T8) enthaltenen Vorderteils, wobei die Übertragung
des ersten Bezugswerts (Vx) kleiner oder größer sein kann als die oben eingeschriebenen
Ziffern, je nach erwünschter Taillierung des Kleidungsstücks.
5. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß:
- man eine proportionale geometrische Berechnung durchführt, um an dem besagten oberen
Segment (A1-G) der Körperlinie die Position einer hinteren Schulterlinie (M-A7) festzulegen
durch das Übertragen des zweiten Referenzwerts (Vy) ab einem Punkt (A6) der vorderen
Schulterlinie (M11-A6);
- man eine proportionale geometrische Berechnung durchführt, um auf der hinteren Fadenlauflinie
(D-D1) die theoretischen hintere Halsausschnitthöbe zu bestimmen durch eine vertikale
Übertragung des zweiten Bezugswerts (Vy) nach oben, ab dem Schnittpunkt (D) der Schulter-Rücken-Linie
und der hinteren Fadenlauflinie;
- man einen bestimmten Abstand (MD) erhält; und
- man vertikal nach unten auf dem oberen Abschnitt der vorderen Fadenlauflinie den
zweiten Bezugswert (Vy) überträgt ab einem betimmten Punkt (D5) der vorderen Fadenlauflinie,
um die theoretische Höhe des vorderen Halsausschnitts (D6-D2) zu bestimmen, wobei
dieser bestimmte Punkt (D5) der vorderen Fadenlauflinie erhalten wird durch vertikale
Übertragung des besagten bestimmten Abstands (MD) nach oben, ab einem Schnittpunkt
(D2) der vorderen Schulterlinie (A6-M11) und der vorderen Fadenlauflinie.
6. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß man eine relationale geometrische
Berechnung der Zusammenfügung Armausschnitt-Ärmel im Hinter- und Vorderteil durchführt,
ausgehend vom Quadrat des Armausschnitts mit Hilfe von zwei vom Schwerpunkt G ausgehenden
Tangenten (G-C, G-C1) des Armausschnitts, Formübertragungslinien genannt, und ihren
Verlängerungen, und mit Hilfe der hinteren und vorderen Ärmelorientierungslinien (C-04,
C-05), daß die vorerwähnten Linien verwendet werden, um einer dreidimensionalen Annäherung
entsprechend die Form des Ärmelausschnitts (E5-C5-C1-A10-A-C-C4-E4) zu extrahieren,
zu transponieren und als Ärmelform (E7-C9-C10-A10-A-C12-C11-E9-E8) wiederherzustellen,
und dadurch, daß die Berechnung zwei unterschiedliche relationale Werte (Vz) im Hinter-
und Vorderteil bestimmt, enthalten zwischen dem hinteren Übergangspunkt (C) und seiner
Übertragung auf die Ärmelkante (talon de manche) (C12) sowie zwischen dem vorderen
Übergangspunkt (C1) und seiner Übertragung auf die Ärmelkante (C10).
7. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß man einen ausgeglichenen Umkehrwert
des Brustabnähers (D10-D12) erhält ab dem Schnittpunkt (D12) von zwei Kreisbögen,
jeweils zentriert im Schnittpunkt (D11) der vorderen Fadenlauflinie (D10-D3) und der
den vorderen Übergangspunkt (C1) durchlaufenden Horizontalen, und im vorderen Schulterpunkt
(E1) auf der vorderen Schulterneigung (A6-D6).
8. Verfahren nach einem der vorangehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß ein
einziger Linienzug die Gesamtheit der Komponenten des Kleidungsstücks, ein Rückenteil,
ein Vorderteil, einen Ärmel, in dem Schnittbild integriert.