[0001] La présente invention a trait à une mécanique d'armure permettant d'amener des fils
de chaîne dans quatre positions différentes par l'intermédiaire de deux cadres de
griffes mobiles verticalement.
[0002] On sait qu'il existe des dispositifs qui permettent d'amener les fils de chaîne dans
trois positions différentes par l'intermédiaire de plusieurs cadres de griffes mobiles
verticalement. Cette mécanique d'armure comprend deux dispositifs voisins de formation
de la foule qui comportent chacun deux crochets mobiles verticalement sous l'effet
de couteaux qui se déplacent en opposition suivant un mouvement de va-et-vient Les
crochets de chaque dispositif sont réunis par une cordelette passant autour d'une
des poulies constituant le moufle. Entre la seconde poulie des moufles de chaque dispositif
est placée une poulie montée folle sur un axe fixe par rapport au bâti de la mécanique,
tandis qu'un cordon dont l'une des extrémités est ancrée dans le bâti entoure d'abord
la seconde poulie du moufle du premier dispositif de formation de la foule, puis la
poulie folle montée sur l'axe fixe et enfin la seconde poulie du moufle du second
dispositif.
[0003] Cette mécanique d'armure permet donc de placer dans trois positions différentes le
collet se trouvant à une extrémité libre du cordon et à laquelle est accrochée au
moins une lisse.
[0004] On connaît également et suivant le brevet européen 433 196 au nom de la présente
Demanderesse des dispositifs de formation de la foule qui permettent d'assurer une
ouverture importante de son pas. Ces dispositifs comprennent une poulie folle de diamètre
réduit qui est montée dans le moufle connu en soi, tandis qu'une autre poulie de renvoi
est prévue fixe sur le bâti de la mécanique. Un cordon est fixé par l'une de ses extrémités
sur le bâti de la mécanique pour ensuite entourer successivement la poulie folle,
la poulie de renvoi et enfin la seconde poulie du moufle du dispositif.
[0005] Le dispositif de formation de la foule dont l'extrémité libre du cordon portant un
collet auquel est attachée une lisse, permet soit de doubler la hauteur d'ouverture
de la foule en maintenant la course des couteaux, soit de diminuer celle-ci de moitié
en conservant la hauteur de foule originaire.
[0006] Aucun des dispositifs décrits précédemment ne permet à une mécanique d'armure d'obtenir
quatre positions des fils de chaîne.
[0007] C'est à cet inconvénient qu'entend plus particulièrement remédier l'invention.
[0008] La mécanique d'armure suivant la présente invention comprend une poulie folle montée
à rotation dans le moufle du premier dispositif, deux poulies de renvoi tournant librement
chacune autour d'un axe solidaire du bâti de la mécanique, et un cordon dont l'une
des extrémités est ancrée au bâti de la mécanique et qui entoure succesivement la
poulie folle solidaire du moufle du premier dispositif, la première poulie folle solidaire
du bâti, la seconde poulie du moufle du premier dispositif, la seconde poulie folle
solidaire du bâti, et la seconde poulie du moufle du second dispositif tandis que
l'autre extrémité dudit cordon est associée à un collet auquel est accrochée au moins
une lisse.
[0009] Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention,
les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de
procurer :
[0010] Fig. 1 à 4 illustrent schématiquement l'ensemble des éléments d'une mécanique d'armure
à crochets suivant l'invention, respectivement en position basse, moyenne, intermédiaire
et haute du collet de l'arcade.
[0011] On a représenté en fig. 1 à 4 une mécanique d'armure propre à engendrer quatre positions
des fils de chaînes d'un métier à tisser qui comprend pour chaque arcade deux dispositifs
voisins de formation de la foule A et B qui sont pourvus respectivement de deux crochets
1, 2 et 3, 4 destinés à coopérer avec deux cadres de griffes 5 et 6 portant chacun
des couteaux connus en soi et non représentés.
[0012] Les crochets 1 et 2 du premier dispositif A sont reliés par un cordon 7 entourant
la première poulie 8
a d'un moufle 8. Egalement les crochets 3, 4 du second dispositif B sont reliés par
un cordon 9 entourant la première poulie 10
a d'un moufle 10.
[0013] Les crochets 1, 2 et 3, 4 se déplacent verticalement par l'intermédiaire des couteaux
disposés sur le cadre de griffes 5 et 6 et animés d'un mouvement de va-et-vient.
[0014] Le moufle 8 du dispositif A comporte une troisième poulie 8
c montée folle et de diamètre inférieur à celui des poulies 8
a et 8
b.
[0015] Entre les dispositifs A et B sont placées deux poulies de renvoi 11 et 12 tournant
librement chacune autour d'un axe solidaire du bâti 13 de la mécanique. Un cordon
15 dont l'une des extrémités est ancrée à un point fixe 13
a du bâti 13 entoure successivement la poulie folle 8
c du moufle 8, la poulie de renvoi 11 solidaire du bâti 13, la seconde poulie 8
b du moufle 8 du premier dispositif A, la seconde poulie de renvoi 12 et enfin la seconde
poulie 10
b du moufle 10 du second dispositif B. L'autre extrémité du cordon 15 porte un mousqueton
ou collet 16 auquel au moins une lisse 17 est fixée au niveau de la plaque à trous
18.
[0016] On réalise ainsi un double mouflage permettant d'obtenir quatre positions recherchées
du collet 16, c'est-à-dire une position basse correspondant à la position inférieure
des fils de chaîne (fig. 1), une seconde position moyenne représentée en fig. 2, une
troisième position intermédiaire (fig. 3) et une quatrième position haute ou supérieure
des fils de chaîne (fig. 4).
[0017] Lorsque les fils de chaîne doivent être en position basse (fig. 1), les crochets
1, 2 et 3, 4 des dispositifs A et B ne sont pas entraînés par les couteaux des cadres
de griffes 5 et 6 lorsque ces derniers effectuent un mouvement de va-et-vient. Ainsi,
le collet 16 demeure en position basse au niveau de la planche à trous 18 et tous
les crochets 1, 2 et 3, 4 du dispositif A et B se trouvent en position basse.
[0018] On note que les cadres de griffes 5 et 6 effectuent un mouvement de va-et-vient égal
à une distance référencée
a.
[0019] La seconde position du mousqueton ou collet 16 est atteinte lorsque les crochets
3 et 4 du dispositif B sont soulevés alternativement et respectivement par les cadres
de griffes 5 et 6, tandis que les crochets 1 et 2 du premier dispositif A restent
en position basse, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas entraînés par les couteaux desdits
cadres. En effet, le cordon 15 dont l'une des extrémités est reliée à un point fixe
13
a du bâti 13 est tiré par la poulie 10
b du moufle 10 du second dispositif B d'une valeur qui permet au mousqueton ou collet
16 de se déplacer d'une distance
a équivalente à celle des cadres de griffes 5 et 6 (fig. 2).
[0020] La troisième position du mousqueton ou collet 16 est atteinte lorsque les crochets
1 et 2 du premier dispositif A sont soulevés alternativement par les couteaux des
cadres de griffes 5 et 6, tandis que les crochets 3 et 4 restent en position basse,
c'est-à-dire qu'ils ne sont pas entraînés par lesdits cadres. En effet, le déplacement
vertical du moufle 8 entraîne successivement le cordon 15 autour de la seconde poulie
8
b du moufle 8 du premier dispositif A, la poulie folle 8
c, les deux poulies de renvoi 11 et 12, et enfin la seconde poulie 10
b du moufle 10 du second dispositif B. Le déplacement du cordon 15 engendré par le
mouvement de va-et-vient des crochets 1, 2 du dispositif A permet au mousqueton ou
collet 16 de se déplacer d'une distance 2
a par rapport à la plaque à trous 18 (fig. 3).
[0021] Enfin, la quatrième position du mousqueton ou collet 16 est atteinte lorsque les
crochets 1, 3 et 2, 4 sont soulevés alternativement et respectivement par les couteaux
des cadres de griffes 5 et 6 de manière que chaque moufle 8 et 10 des dispositifs
A et B effectue un mouvement vertical de va-et-vient. On remarque que le cordon 15
est entraîné successivement autour des différentes poulies de la mécanique de manière
que le collet 16 se déplace d'une distance 3
a par rapport à la plaque à trous 18.
[0022] On obtient ainsi une mécanique d'armure permettant d'atteindre quatre positions du
collet 16 par rapport à la plaque à trous 18 pour un même déplacement
a des cadres de griffes 5 et 6, ces quatre positions peuvent être atteintes suivant
des séquences programmées librement (d'une position donnée, on peut atteindre directement
l'une quelconque des trois autres positions). Bien entendu, les dispositifs A et B
peuvent être ceux décrits dans le brevet français 2 587 045 au nom de la Demanderesse.
1. Mécanique d'armure propre à engendrer quatre positions des fils de chaîne d'un métier
à tisser du genre comprenant deux dispositifs A et B voisins de formation de la foule
comportant chacun deux crochets (1, 2 et 3, 4) mobiles verticalement sous l'effet
de cadre de griffes (5, 6) portant respectivement deux couteaux qui se déplacent en
opposition suivant un mouvement de va-et-vient, les crochets étant réunis par une
cordelette (7 et 9) passant autour d'une des poulies (8a, 10a) de chacun des moufles (8 et 10), caractérisée en ce qu'elle comprend une poulie
folle (8c) montée à rotation dans le moufle (8) du premier dispositif A, deux poulies de renvoi
(11 et 12) tournant librement chacune autour d'un axe solidaire du bâti (13) et un
cordon (15) dont l'une des extrémités est ancrée (13a) au bâti (13) de la mécanique et qui entoure successivement la poulie folle (8c) solidaire du moufle (8) du premier dispositif A, la première poulie de renvoi (11)
solidaire du bâti (13), la seconde poulie (8b) du moufle (8) du premier dispositif A, la seconde poulie de renvoi (12) solidaire
du bâti (13), et la seconde poulie (10b) du moufle (10) du second dispositif (B), alors que l'autre extrémité dudit cordon
(15) est associée à un collet (16) auquel est accrochée au moins une lisse (17).