[0001] La présente invention a pour objet une chaussure de ski à coque comprenant un bas
de coque destiné à envelopper le pied et le talon et une tige articulée sur le bas
de coque et constituée d'une partie antérieure et d'une partie postérieure articulées
autour d'un axe commun, la tige étant munie de moyens de fermeture et de serrage constitués
d'un dispositif tendeur monté sur le côté de la partie postérieure de la tige et agissant
sur un câble dont les extrémités sont fixées sur les côtés de la partie antérieure
de la tige, la chaussure étant en outre équipée d'une sangle entourant la partie supérieure
de la tige.
[0002] Une telle chaussure est connue du brevet EP 0 407 336. Les deux parties de la tige
de cette chaussure s'emboîtent l'une dans l'autre. Dans la demande de brevet EP 93810775.2
est décrite une chaussure d'un type un peu différent, dont les deux parties de la
tige viennent se fermer bord à bord. La tige est fermée au moyen d'un câble et d'un
levier-tendeur et la partie supérieure de la tige est munie d'une sangle passant sur
le devant de la tige.
[0003] Dans de telles chaussures, le câble est apparent entre ses deux points de fixation,
ce qui nuit à l'esthétique de la chaussure. Or, les chaussures de ski, comme toutes
pièces d'habillement, sont également des articles de mode dont l'apparence joue un
rôle important, notamment dans leur commercialisation. On le constate dans le choix
des couleurs, l'utilisation de boucles d'aspect et de couleur particulière, etc. D'autre
part, un câble apparent doit être pratiquement guipé ou gainé de manière à être protégé
contre d'éventuels coups des carres aiguisées des skis qui pourraient en cisailler
les brins.
[0004] La présente invention a essentiellement pour but de faire en sorte que le câble soit,
autant que possible, non apparent.
[0005] A cet effet, la chaussure de ski selon l'invention est caractérisée en ce que les
points de fixation du câble à la partie antérieure de la tige sont situés à la hauteur
de la sangle, que le câble, sur la plus grande partie de sa course autour de la partie
postérieure de la tige, passe à la hauteur de la sangle et qu'il est recouvert par
la sangle.
[0006] Ainsi, le but visé est atteint sans utilisation de moyens additionnels. Corollairement,
le câble est protégé par la sangle et il n'est plus nécessaire d'utiliser un câble
gainé ou guipé.
[0007] De manière à assurer que le câble et la sangle sont toujours bien superposés, il
est judicieux de guider la sangle par des passants et le câble par une gorge au dos
de la tige.
[0008] Le dessin annexe représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la chaussure
selon l'invention.
[0009] La figure 1 représente une vue de la chaussure en position tige fermée et serrage
relaxé.
[0010] La figure 2 est une vue de détail en coupe selon II-II du passage arrière de la sangle
et du câble.
[0011] La figure 3 représente la même chaussure en position ouverte.
[0012] La chaussure représentée comprend un bas de coque 1 à volume variable entourant le
pied et le talon et se fermant sur le pied par deux rabats non représentés. Sur le
bas de coque 1 est articulée, à la hauteur des malléoles, une tige 3 dont l'articulation
est matérialisée par des rivets 4. La tige 3 est constituée d'une partie antérieure
5 et d'une partie postérieure 6 toutes deux articulées en 4 et venant se fermer comme
les deux parties d'une boîte sur les deux côtés de la chaussure selon deux lignes
de joint 7 de manière à former un collier, la partie antérieure 5 présentant à cet
effet des rabats comme décrit dans le brevet français 2 673 081. La partie antérieure
5 de la tige forme un pont à l'arrière, au-dessus du talon comme décrit dans le brevet
susmentionné.
[0013] On distingue en outre le rembourrage arrière 8 solidaire de la partie postérieure
6 de la tige et la partie dépassante 9 de la languette du chausson intérieur de confort.
De manière connue, les parties 8 et 9 peuvent être indépendantes pour former ensemble
un chausson amovible.
[0014] Sur la partie postérieure 6 de la tige, sur le côté extérieur de la chaussure, est
monté un levier-tendeur 10 agissant sur un câble 11. Le levier-tendeur 10 est du type
à deux biellettes 12 et 13 articulées sur un support 14. Ce levier-tendeur 10 est
traversé par une boucle du câble 11 et il bascule dans le sens de la tige. Le tendeur
est de type connu et ne sera pas décrit plus en détail. Les extrémités du câble sont
fixées de chaque côté de la partie antérieure 5 de la tige en deux points approximativement
opposés. L'un de ces points 15 est visible à la figure 1.
[0015] La chaussure est en outre équipée, de manière connue, d'une sangle 16 qui entoure
le haut de la tige 3 de manière à améliorer l'appui tibial de la jambe. Cette sangle
a été interrompue à la figure 1 pour permettre de voir le câble 11. Les points de
fixation 15 du câble 11 sont situés à la hauteur de la sangle 16, de manière à être
recouverts par cette sangle. De chaque côté, un peu en arrière des points de fixation
15, la partie antérieure 5 de la tige est munie d'oreilles 17 présentant, d'une part,
une fente 18 formant passant de guidage pour la sangle 16 et, d'autre part, d'un trou
circulaire 19 pour le passage du câble 11. La partie postérieure 6 de la tige présente
en outre, sur sa partie dorsale, un petit pont 20 formant passant de guidage pour
la sangle 16, de manière à maintenir cette sangle à la hauteur convenable sur la tige.
Sous le pont 20, la partie postérieure 6 de la tige présente en outre une gorge 21
de longueur juste suffisante pour guider le câble 11 et le maintenir également à la
hauteur désirée. Le câble 11 est ainsi fixé et guidé de telle sorte qu'il est recouvert
par la sangle 12 sur pratiquement toute sa partie entourant la tige 3.
[0016] La chaussure est en outre équipée d'une double boucle 21 pour le serrage de la tige
et d'une boucle analogue, non représentée, pour le serrage du bas de coque 1.
[0017] La figure 3 représente la chaussure en position ouverte de la tige 3. On voit que
dans cette position également le câble 11 est caché sur la plus grande partie de sa
longueur par la sangle 16.
1. Chaussure de ski à coque comprenant un bas de coque (1) destiné à envelopper le pied
et le talon et une tige (3) articulée sur le bas de coque et constituée d'une partie
antérieure (5) et d'une partie postérieure (6) articulées autour d'un axe commun (4),
la tige étant munie de moyens de fermeture et de serrage constitués d'un dispositif
tendeur (10) monté sur le côté de la partie postérieure de la tige et agissant sur
un câble (11) dont les extrémités sont fixées sur les côtés de la partie antérieure
(5) de la tige, la chaussure étant en outre équipée d'une sangle (16) entourant la
partie supérieure de la tige, caractérisée en ce que les points de fixation (15) du
câble à la partie antérieure de la tige sont situés à la hauteur de la sangle (16),
que le câble (11), sur la plus grande partie de sa course autour de la partie postérieure
de la tige, passe à la hauteur de la sangle et qu'il est recouvert par la sangle.
2. Chaussure de ski selon la revendication 1, caractérisée en ce que la partie postérieure
(6) de la tige présente, à l'arrière, des moyens de guidage (20, 21) du câble et de
la sangle.
3. Chaussure de ski selon la revendication 2, caractérisée en ce que lesdits moyens de
guidage du câble sont constitués d'une gorge (21) et les moyens de guidage de la sangle
d'un passant (20).
4. Chaussure de ski selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la partie
antérieure de la tige présente, à proximité des points de fixation (15) du câble,
des moyens de guidage (18) de la sangle.