[0001] L'invention se rapporte à une composition de bains de sels pour un traitement d'oxydation
de surface de pièces en métal ferreux, notamment nitrurées, en vue d'augmenter leur
résistance à la corrosion, le traitement s'effectuant à une température comprise entre
320° et 550°C, composition comportant au moins des anions nitrate et des cations alcalins
sodium et le cas échéant potassium.
[0002] On utilise des bains de sels comportant des nitrates de métaux alcalins de façon
usuelle et depuis longtemps pour traiter des pièces en métal ferreux, notamment préalablement
nitrurées, en vue d'augmenter leur résistance à la corrosion, par formation d'une
couche de magnétite Fe₃O₄, pour protéger le fer sous-jacent.
[0003] Le document FR-A-2 463 821 décrit un procédé de traitement de pièces en métal ferreux
nitrurées qui consiste à immerger les pièces dans un bain de sels en fusion constitué
d'hydroxydes de sodium et potassium avec 2 à 20 % en poids de nitrates de ces métaux
alcalins, pendant 15 à 50 minutes. Les températures prévues s'échelonnent entre 250°
et 450°C. La résistance à la corrosion des pièces ainsi traitées est fortement augmentée
par rapport à celle de pièces simplement nitrurées.
[0004] Le document FR-A-2 525 637 décrit un procédé de même genre, particulièrement destiné
à des pièces en métal ferreux contenant du soufre, telles que des pièces nitrurées
dans des bains contenant des espèces soufrées. Le bain oxydant comprend des cations
sodium et potassium, et des anions nitrate et hydroxyle, de préférence accompagnés
d'anions carbonate, avec en plus de 0,5 à 15 % d'un sel oxygéné de métal alcalin dont
le potentiel d'oxydoréduction, par rapport à l'électrode de référence à hydrogène
est inférieur ou égal à - 1 volt, tel qu'un bichromate. En outre, on insuffle un gaz
oxygéné dans le bain, et on maintient la teneur pondérale du bain en particules insolubles
à moins de 3 %. On obtient de bonnes performances en résistance à la corrosion (250
heures en brouillard salin), tandis que l'on n'altère pas la tenue à l'usure et à
la fatigue, et l'on observe une amélioration de la résistance au grippage en frottement
sec.
[0005] Toutefois, on s'est aperçu que ces performances ne pouvaient être en fait atteintes
avec les degrés de fiabilité et de reproductibilité requis par les exigences industrielles.
En laboratoire, les écarts de performances sont relativement peu visibles. Ils deviennent
par contre beaucoup plus nets dès lors qu'il s'agit de traiter des séries industrielles.
Ils sont particulièrement observés lorsque l'on doit conditionner, selon la technologie
dite du "vrac", de grandes quantités de petites pièces, ou bien des pièces dont les
états de surface sont imparfaits : la présence de zones perturbées telles que bavures
d'emboutissage ou de poinçonnage, replis de sertissage ou de pliage, hétérogénéités
de soudage est autant de sources de défauts, donc d'amorces de corrosion.
[0006] Or, sur des pièces telles que des tiges de vérins ou d'amortisseurs, ou bien encore
des axes d'essuie-glaces ou de démarreurs automobiles, une tenue aléatoire à la corrosion
est absolument inacceptable. La solution a longtemps été de procéder à des retouches
successives des bains au cas par cas et selon les comportements plus ou moins aberrants
observés. Toutefois, cette solution n'est pas satisfaisante compte tenu notamment
des exigences industrielles expliquées précédemment.
[0007] On a cherché, par ajustage des proportions de constituants du bain (hydroxydes, carbonates,
nitrate, bichromate), à améliorer la fiabilité et les performances de résistance à
la corrosion. Les études de la Demanderesse ont fait ressortir que, pour présenter
d'excellentes performances en résistance à la corrosion (soit plus de 400 heures d'épreuve
en brouillard salin avant apparition de traces de corrosion), la surface des pièces
devait présenter une teinte uniforme de noir profond, typique de la formation d'une
couche de magnétite Fe₃O₄ de cristallisation bien ordonnée. Parallèlement une détermination
de potentiel de corrosion dans une solution de NaCl à 30 g/l, par rapport à l'électrode
au calomel saturé devait accuser une valeur de 1 000 à 1 300 mV, correspondant à une
passivation complète.
[0008] On observera la corrélation entre le potentiel d'oxydo-réduction du sel oxygéné tel
qu'un bichromate, et le potentiel de corrosion souhaitable.
[0009] Toutefois, l'efficacité de tels bains comprenant des hydroxydes, des nitrates, des
carbonates et du bichromate ou permanganate de métal alcalin demande un contrôle fréquent
de la composition du bain, et des réglages des conditions opératoires spécifiques
des pièces. De plus, les modifications de composition des bains par consommation des
réactifs, apports de souillures des pièces dues à des traitements antérieurs, et réaction
de ces souillures avec les composants du bain, entraînement des composants du bain
par les pièces retirées du bain de sel, et réaction des hydroxydes du bain avec le
dioxyde de carbone atmosphérique, entraînent des variations de performances, malgré
les réajustements périodiques de composition. Notamment la teneur on oxydant fort
(bichromate) est relativement critique, pour des applications spécifiques.
[0010] Plus particulièrement, l'enrichissement en carbonates des bains, dû à l'oxydation
de cyanates de bains de nitruration, et à l'absorption du dioxyde de carbone atmosphérique
entraîne une précipitation de carbonates, formant des boues en fond de bain. L'enlèvement
de ces boues donne lieu à entraînement de composés actifs du bain.
[0011] L'invention vise des compositions de bains oxydants à base de nitrates de métaux
alcalino-terreux qui présentent un pouvoir oxydant fiable et répétitif.
[0012] L'invention propose donc une compositon de bains de sels pour un traitement d'oxydation
de surface de pièces en métal ferreux, notamment nitrurées, en vue d'augmenter leur
résistance à la corrosion, le traitement s'effectuant à une température comprise entre
320° et 550°C, composition comportant au moins des anions nitrate et des cations alcalins
sodium et le cas échéant potassium, caractérisée en ce qu'elle comporte des cations
lithium substitués à des cations sodium ou potassium, à une teneur pondérale, rapportée
à la masse du bain, comprise entre 0,1 et 5 %.
[0013] La Demanderesse a constaté que la substitution de lithium au sodium et éventuellement
potassium dans les proportions indiquées ci-dessus conduisait, de façon imprévisible,
à des bains qui formaient, sur des pièces en métal ferreux, des couches de magnétite
d'un noir uniforme, le potentiel de corrosion des pièces traitées étant d'au moins
1 000 mV de façon systématique, et ce même sur des pièces en matériaux réputés réfractaires
au traitement d'oxydation, tels que des fontes nitrurées.
[0014] On observera que les propriétés chimiques des métaux alcalins sont très proches,
de sorte que l'homme du métier considère habituellement que l'on peut substituer les
métaux alcalins les uns aux autres en raison de circonstances telles que disponibilité,
coût des composés, pureté ou stabilité. En bains de sels, la combinaison cationique
est souvent choisie pour que la température de fusion du mélange soit assez basse,
et que la viscosité du bain soit, à la température de travail, suffisamment faible.
[0015] La Demanderesse n'a d'ailleurs pas élucidé de façon certaine et précise les mécanismes
physico-chimiques qui conduisent, pour les bains conformes à l'invention, à la formation
de couches de magnétite parfaitement étanches à cristallisation ordonnée, manifestée
par l'aspect noir uniforme de la surface des pièces, et par le potentiel de corrosion.
[0016] Elle a soupçonné toutefois, à partir des résultats constatés, que la petitesse du
rayon atomique du lithium pouvait jouer un rôle déterminant. On sait que, grâce à
ce faible rayon atomique, le lithium est susceptible de pénétrer dans la maille cristalline
de la magnétite pour former un composé cristallin Li₂Fe₃O₄, de paramètres de maille
cristalline bien définis et constants. Il est alors possible que le cation lithium
joue, lors de la formation de la magnétite, un rôle stabilisateur de la maille cristalline
de ce composé.
[0017] De préférence, la teneur pondérale en lithium est comprise entre 0,5 et 1,75 % ;
c'est dans ce domaine que les résultats de résistance à la corrosion sont les plus
fiables et reproductibles.
[0019] Ces limites ont été déterminées de façon expérimentale, pour assurer, avec une faible
susceptibilité de réactions incontrôlées en présence d'agents réducteurs, des conditions
de fluidité convenables aux températures de travail, tout en tenant compte des teneurs
relatives possibles des cations.
[0020] De préférence, cette composition précitée contient des proportions pondérales significatives
en potassium.
[0021] La Demanderesse a également constaté que la présence de lithium dans les bains contenant
des anions nitrate, hydroxyle et carbonate réduisait la quantité de boues formées
par la précipitation de carbonates. Cet effet semble particulièrement marqué lorsque
les teneurs en cations lithium et potassium et en anions carbonate ou nitrate correspondent
sensiblement à un eutectique carbonate ou nitrate ternaire en alcalins, sodium, potassium
et lithium.
[0022] La teneur en lithium étant déterminée pour assurer la formation de couches de magnétite
à cristallisation ordonnée, les teneurs en anions carbonate ou nitrate et en cations
potassium sont liées à la teneur en lithium par les relations
pour l'eutectique carbonate :


pour l'eutectique nitrate :


[0023] Dans tous les cas, la teneur en sodium satisfait à la stoechiométrie.
[0024] Des caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description
qui va suivre, illustrée d'exemples.
Exemple 1
[0025] On réalise un bain de sels oxydant en faisant fondre un mélange de 365 kg de nitrate
de sodium, 365 kg d'hydroxyde de sodium, 90 kg de carbonate de sodium, 90 kg de carbonate
de potassium et 90 kg de carbonate de lithium, et en le portant à 450°C.
[0026] Les teneurs ioniques sont donc les suivantes, en pourcentages :
| anions |
cations |
| NO₃⁻ |
26,6 |
Na⁺ |
34,7 |
| CO₃²⁻ |
16,3 |
K⁺ |
5,1 |
| OH⁻ |
15,6 |
Li⁺ |
1,7 |
[0027] On traite dans ce bain, pendant 5 minutes, des éprouvettes en acier non allié à 0,38
% de carbone, préalablement sulfonitrurées conformément aux enseignements des documents
FR-A-2 171 993 et FR-A-2 271 307 (immersion pendant 90 minutes dans un bain de sels
à 570°C, contenant 37 % d'anions cyanate et 17 % d'anions carbonate, les cations étant
K⁺, Na⁺ et Li⁺, le bain contenant en outre 10 à 15 ppm d'ions S²⁻).
[0028] Après traitement, les éprouvettes présentaient une couleur noire particulièrement
uniforme et décorative. Une analyse cristallographique de ces éprouvettes par diffraction
de rayons X montre que l'espèce majoritairement présente est la magnétite Fe₃O₄ ;
on note une proportion mineure d'oxyde mixte Li₂Fe₃O₄.
[0029] Un test électrochimique de corrosion par voltampérimétrie dans une solution aérée
de NaCl à 30 g/l, le potentiel de corrosion mesuré par rapport à l'électrode au calomel
saturé est compris dans une fourchette de 1 000 à 1 300 mV, ce qui est l'indice de
passivité totale des pièces, conformément à ce que la Demanderesse a rassemblé comme
informations techniques pour l'évaluation de la qualité de traitement aux bains de
sels oxydants.
[0030] On observera que les potentiels relevés de 1 000 à 1 300 mV correspondent en fait
au potentiel propre d'oxydation de la solution de NaCl ; ainsi, on ne peut mesurer
un potentiel réel de corrosion, dès lors qu'il est au moins aussi élevé que le potentiel
d'oxydation de la solution d'essai.
[0031] Lorsque le bain de sels de l'invention est utilisé quotidiennement en production,
un décrassage hebdomadaire pour enlever les boues déposées au fond du creuset conduit
à éliminer 70 kg de sels contenant 60 % en poids de carbonates.
[0032] On observera que l'eutectique ternaire de carbonates de sodium, potassium et lithium
présente la composition Na₂CO₃ 33,2 %, K₂CO₃ 34,8 % et Li₂CO₃ 32 %. La composition
des carbonates mis dans le bain (soit 33,3 pour chacun) est très voisine de celle
de l'eutectique.
[0033] Essais comparatifs.
[0034] On a réalisé deux bains expérimentaux sans lithium.
[0035] Le premier bain comportait 330 kg de nitrate de sodium, 330 kg d'hydroxyde de sodium,
330 kg de carbonate de sodium et 10 kg de bichromate de sodium, ce qui donne les teneurs
ioniques en pour-cent :
| anions |
cation |
| NO₃⁻ |
24,1 |
Na⁺ |
42,3 |
| OH⁻ |
14 |
|
|
| CO₃²⁻ |
18,8 |
|
|
| Cr₂O₇²⁻ |
0,8 |
|
|
[0036] Le second bain comportait 150 kg de nitrate de sodium, 530 kg d'hydroxyde de sodium
et 320 kg de carbonate de sodium, soit en composition ionique (en %) :
| anions |
cation |
| NO₃⁻ |
11 |
Na⁺ |
48,3 |
| OH⁻ |
22,5 |
|
|
| CO₃²⁻ |
18,2 |
|
|
[0037] Les conditions de traitement (température 450°C, durée 5 minutes) ont été répétées
du premier exemple. On a fait les constatations suivantes :
[0038] Toutes les éprouvettes traitées sont recouvertes d'une couche noire constituée de
magnétite Fe₃O₄.
[0039] Les éprouvettes traitées dans le premier bain de comparaison sont d'un noir uniforme
; leur potentiel de corrosion est compris entre 1 000 et 1 300 mV, et l'on peut conclure
que la couche d'oxyde est bien passive.
[0040] Les éprouvettes traitées dans le second bain de comparaison sont en majorité noires,
mais certaines présentent des reflets bruns. Le potentiel de corrosion varie entre
250 et 1 300 mV. On peut en conclure que la couche de magnétite est de qualité irrégulière
d'une éprouvette à l'autre, et que le second bain de comparaison ne présente pas une
fiabilité suffisante.
[0041] L'utilisation quotidienne en production des deux bains expérimentaux conduit, lors
du décrassage hebdomadaire, à éliminer environ 150 kg de boues à 60 % environ de carbonate.
[0042] Sous l'aspect des qualités mécaniques et tribologiques, le bain de l'exemple 1 et
le premier bain de comparaison donnent des résultats tout à fait équivalents.
Exemple 2
[0043] On réalise un bain de sels oxydant à partir des composants NaOH 365 kg, Na₂CO₃ 270
kg, NaNO₃ 62 kg, KNO₃ 277 kg et LiNO₃ 76 kg. Les nitrates sont répartis entre les
trois cations alcalins dans des proportions NaNO₃ 14,9 %, KNO₃ 66,8 %, LiNO₃ 18,3
% correspondant sensiblement à l'eutectique ternaire. Les teneurs pondérales ioniques
correspondantes sont les suivantes, en pourcentages :
| anions |
cations |
| NO₃⁻ |
28,2 |
Na⁺ |
34,3 |
| CO₃²⁻ |
15,4 |
K⁺ |
10,8 |
| OH⁻ |
15,5 |
Li⁺ |
0,77 |
[0044] Dans ce bain, avec les mêmes conditions opératoires qu'à l'exemple 1 et les exemples
de comparaison, on a traité des éprouvettes en fonte nitrurées. Ces éprouvettes, après
traitement, sont d'un noir uniforme, la couche superficielle est majoritairement de
la magnétite Fe₃O₄, et leur potentiel de corrosion se situe dans la fourchette 1 000-1
300 mV.
[0045] Des éprouvettes semblables en fonte nitrurées ont été traitées dans les premier et
second bains de comparaison décrits ci-dessus, et présentaient des couleurs brun rouge
irrégulières. Une analyse par diffraction de rayons X montre que la couche superficielle
est majoritairement constituée de magnétite, mais que la cristallisation doit être
irrégulière, le spectre de diffraction X présentant des anomalies par rapport aux
spectres étalons de la magnétite (ASTM).
[0046] Dans le bain de l'exemple 2, à 0,77 % de lithium, en exploitation quotidienne de
production, le décrassage hebdomadaire enlève environ 80 kg de boues.
Exemple 3
[0047] On a constitué deux bains expérimentaux ne comportant d'anions que nitrate. Un bain
A comportait 48,5 % de KNO₃, 39,5 % de NaNO₃ et 12 % de LiNO₃, avec la composition
ionique (en %) :
| anion |
cations |
| NO₃⁻ |
70,3 |
Na⁺ |
13,1 |
| |
|
K⁺ |
15,4 |
| |
|
Li⁺ |
1,2 |
[0048] On constitue un bain B de comparaison, comportant 55 % de NaNO₃ et 45 % de KNO₃,
soit en pourcentage ionique :
| anion |
cations |
| NO₃⁻ |
67,6 |
Na⁺ |
14,9 |
| |
|
K⁺ |
17,5 |
[0049] On traite dans ces bains des éprouvettes en fonte préalablement nitrurées. On immerge
les pièces pendant 15 minutes à 400°C.
[0050] Les éprouvettes traitées dans le bain A présentent toutes une couche superficielle
d'un noir profond, tandis que les éprouvettes traitées dans le bain B ont une couche
superficielle grise avec des reflets bruns.
[0051] Les potentiels de corrosion, déterminés comme précédemment, se situent dans la fourchette
de 1 000-1 300 mV pour les éprouvettes traitées dans le bain A, et dans une fourchette
de 300-900 mV pour celles qui ont été traitées dans le bain B, avec les conséquences
attendues sur la résistance à la corrosion.
[0052] On observera que les exemples de comparaison correspondant aux exemples 2 et 3 confirment
les difficultés connues de protection contre la corrosion des fontes nitrurées, et
font ressortir par contraste l'efficacité des bains de l'invention.
[0053] On notera, à propos de l'exemple 3, que les pièces à traiter doivent avoir été soigneusement
débarrassées des résidus de bain de nitruration, les bains de nitrates purs étant
susceptibles de réagir violemment au contact de substances réductrices.
[0054] Pour en revenir à la réduction de formation de boues carbonatées des bains contenant
des hydroxydes, des nitrates et des carbonates, on a constaté que la réduction de
formation de boues paraissait passer par un optimum lorsque les teneurs pondérales
d'un anion nitrate ou carbonate, en conjonction avec les teneurs en cations potassium
et lithium, correspondaient à la présence dans le bain d'un eutectique ternaire de
l'anion avec les cations Na⁺, K⁺ et Li⁺.
[0055] Comme l'efficacité de formation d'une couche de magnétite à cristallisation ordonnée
dépend de la teneur pondérale en lithium, la règle pour associer au mieux les deux
effets sera de choisir la teneur en lithium appropriée à la formation de la couche
de magnétite protectrice, et partant de cette teneur, de déterminer la teneur en potassium
et en anion carbonate ou nitrate, à partir de la composition eutectique ternaire de
cet anion.
[0056] Pour l'anion carbonate, on a alors :


[0057] Et pour l'anion nitrate :


[0058] Bien entendu, dans tous les cas, le cation sodium sera en excès de la composition
de l'eutectique ternaire, en raison de la présence d'autres anions que l'anion pris
en considération pour l'eutectique, et du fait que le bain doit être en équilibre
stoechiométrique.
[0059] Il va de soi que l'invention n'est pas limitée aux exemples décrits, mais en embrasse
toutes les variantes d'exécution, dans le cadre des revendications.