[0001] La présente invention a pour objet un mécanisme permettant d'ajouter un cadran supplémentaire
sur le côté verso de la montre afin d'obtenir une montre double faces.
[0002] On connaît depuis longtemps de nombreuses réalisations de montres dites à double
faces mais la véritable difficulté à l'usage réside dans le remontage et la remise
à l'heure des deux faces.
[0003] Sur un mouvement construit exprès pour une montre double face, on peut prévoir une
couronne de remontoir à plusieurs positions, mais dans le cas de mouvements existants,
la couronne d'origine continue de remplir parfaitement la fonction de remontage tandis
que pour la mise à l'heure elle ne peut agir que sur le côté prévu, obligeant ainsi
à ajouter un moyen supplémentaire pour la mise à l'heure du côté ajouté.
[0004] En se référant au brevet suisse No 57805 qui décrit, en se servant d'un mouvement
avec grande moyenne centrale, un moyen très simple et fiable pour obtenir une montre
double face, on constate qu'il n'a pas prévu de décaler les deux affichages.
[0005] Le brevet suisse No 7 594 en se servant d'une grande moyenne décentrée, décrit un
moyen tout aussi simple et sûr pour obtenir un bon résultat et il a prévu un moyen
de décaler les deux affichages par le moyen de deux poussettes.
[0006] Pour les montres mécaniques, on connaît divers correcteurs pouvant remplir ce rôle.
Le premier, rotatoire, est la couronne classique, elle permet une correction rapide
mais nécessite beaucoup de composants et donc beaucoup d'espace.
[0007] Le deuxième, axial, c'est l'ancienne poussette, elle nécessite peu de pièces mais
présente le désavantage de devoir employer un outil adéquat pour la correction, en
outre le contact de la partie correctrice avec le rouage est brutal et peut provoquer
des dégâts.
[0008] Le troisième, axial, c'est le poussoir; peu de pièces, facilité de correction, mais
désavantage en raison du grand risque de poussées involontaires, ainsi que d'un contact
brutal.
[0009] Le quatrième, axial, c'est le verrou, peu de pièces mais difficulté d'usage et d'étanchéité
et contact brutal.
[0010] La présente invention ayant pour but de réaliser des montres doubles faces sur des
mouvements existants et cela avec la plus grande facilité d'usage pour le consommateur,
et en tenant compte des deux brevets sus-cités qui déjà le permettent, propose un
mécanisme capable par sa simplicité et donc sa fiabilité de réaliser ces montres sans
en augmenter leurs épaisseurs d'une façon exagérée et avec une correction aisée, sûre
et durable.
[0011] Ce résultat est atteint par le mécanisme de la présente invention grâce à un nouveau
type de correcteur qui agissant d'une façon négative sous l'impulsion d'une force
élastique, réunit les avantages des différents moyens précités sans en assumer leurs
inconvénients.
[0012] A titre d'exemple son application a été développée sur un mouvement avec grande moyenne
centrale, selon le brevet No 57 805, mais son fonctionnement peut tout aussi bien
être assuré sur un mouvement avec grande moyenne décentrée ou additionnelle.
[0013] Afin d'éviter des usinages sur le mouvement de base, le mouvement est simplement
bloqué dans une bague d'encageage M, par des moyens adéquats et solides afin qu'ils
forment un tout et on loge tous les composants additionnels sur une plaque supplémentaire
N, que l'on fixe sur la bague d'encageage.
[0014] Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'invention.
[0015] La figure 1 représente une coupe du système de fixage ainsi que la transmission du
mouvement d'une face à l'autre.
[0016] La figure 2 représente une vue, côté B, des pièces additionnelles servant à l'affichage,
ainsi que du correcteur faisant l'objet de la présente invention.
[0017] Dans le cas présent, l'affichage additionel côté verso, B, est décentré pour permettre
à ses indicateurs de tourner le sens horaire sans devoir employer un renvoi supplémentaire
et afin d'éviter aussi l'emploi de la roue de minuterie en faisant recours à un affichage
des heures d'une façon sautante.
[0018] A cet effet, un chevillot C, ajusté élastiquement dans la grande moyenne GM, est
côté B, solidaire d'une roue dentée R1, de même diamètre que la roue des minutes R2
ainsi que d'un doigt D qui fait sauter à chaque heure une étoile E indicatrice des
heures sautantes, tandis que côté A, il possède une partie conique destinée au lanternage
de la chaussée traditionnelle, non représentée sur le dessin.
[0019] Les mobiles de minuterie du côté A, étant classiques, ne sont pas représentés sur
le dessin.
[0020] Une tige T pivotée radialement dans une bague d'encageage M, se déplace horizontalement
et peut occuper deux ou plusieurs positions qui sont commandables par une couronne
solidaire, non représentée sur le dessin, logée à l'extérieur à la boîte. Les moyens
de positionnement de cette tige ne sont pas représentés.
[0021] Cette tige T possède des parties cylindriques de différents diamètres Ta, Tb, reliées
par une partie conique Tc. Un correcteur K pivoté en 1, axialement dans la bague d'encageage
M, ou dans une plaque supérieure N, comporte une cheville P qui s'appuie contre la
tige T, et il est muni d'un bras élastique Kr en appui contre un plot F et ayant la
fonction d'un ressort.
[0022] La position représentée à la fig. 2 correspond à celle de la marche normale, lorsque
la couronne, qui commande la tige T, est maintenue contre la boîte.
[0023] Dans cette position, la cheville P, malgré la poussée du ressort Kr, reste appuyée
sur le grand diamètre de la tige T et maintient le correcteur K en position de non
contact avec une roue dentée R2. la transmission entre les deux affichages A et B
peut advenir en parfaite synchronisation par le biais du chevillot C, rien n'empêchant
cette transmission.
[0024] Lorsqu'en tirant la couronne solidaire de la tige T, on lui fait prendre la position
représentée en traitillé, la cheville P, sous la poussée du ressort Kr, glisse sur
la partie conique Tc et vient s'appuyer sur la partie cylindrique de plus petit diamètre
Tb, en libérant ainsi le correcteur K qui sous l'influence du ressort Kr, viendra
loger sa pointe dans la denture de la roue R2. Ce blocage est absolument indépendant
de l'intensité de la manoeuvre extérieure et sa force de pénétration est uniquement
liée à la force du ressort Kr ainsi qu'à la forme de sa pointe; ce contact, tout en
étant doux reste sûr et efficace et il empêche une manipulation violente ou involontaire.
[0025] Par ce système, les montres doubles faces peuvent facilement être manipulées par
le moyen de la couronne traditionnelle pour le remontage et la mise à l'heure simultanée
des deux faces, tandis que lorsqu'on voudra manipuler que la face A, on tirera sur
la couronne additionnelle de la tige T et l'on bloquera la manipulation de l'affichage
B.
[0026] La simplicité de ce mécanisme, qui assume l'avantage de la sécurité du verrou et
la maniabilité de la couronne, tout en éliminant le contact brutal ou involontaire
du poussoir est composé de seulement deux pièces supplémentaires T et K aux fonctions
simples et donc sûres.
[0027] Un autre avantage de ce système réside dans le fait que demandant peu de place, il
permet l'adjonction de mécanismes supplémentaires comme dans l'exemple montré à la
fig. 3.
[0028] Evoluant sur le même plan que les roues R1 et R2, la roue R3 a le même diamètre et
tourne donc à la même vitesse d'un tour par heure. R3 entraîne une roue R5 qui fait
un tour en 24 heures par l'intermédiaire d'une roue R4.
[0029] R5 tournant en sens horaire, porte un index d'affichage de 24 heures, ou jour/nuit,
et grâce à la roue R6, porteuse d'un doigt D2, communique la rotation en sens horaire
à l'étoile de 31 dents Q, qui indique la date. Il est évidemment possible d'ajouter
un deuxième correcteur K2, identique au correcteur K1, complètement indépendant des
autres fonctions, et servant uniquement à la mise rapide de la date. L'avantage de
la fonction de ce correcteur est dans ce cas précis largement démontré. En effet,
si on le manipule à minuit lorsque la date est en train de changer, la force de son
ressort ne lui permettra de faire aucun dégât tandis qu'elle sera largement suffisante
pour vaincre la résistance du ressort de l'étoile, Qr, lorsque la correction est possible
et faire ainsi avancer l'étoile Q d'une dent à chaque tirage.
1. Mécanisme de correction pour mouvements d'horlogerie caractérisé en ce qu'un correcteur
(K; K2) agissant de façon négative sous l'impulsion d'une force élastique (Kr) est
positionné par une tige (T; T2) possédant des parties cylindriques de diamètres différents
(Ta, Tb).
2. Mécanisme de correction selon la revendication 1, assurant l'entraînement ou la retenue
d'une roue dentée (R2; Q), caractérisé en ce que le correcteur (K; K2) est constitué
d'un bras monté rotativement (1), muni d'une cheville (P) et d'un bras élastique (Kr)
en appui contre un plot (F) de manière à maintenir ladite cheville en appui contre
la tige (T; T2) dont les deux parties cylindriques de diamètres différents (Ta, Tb)
sont reliés par une partie conique (Tc), la cheville (P) étant, dans une première
position de la tige (T) en appui contre le plus grand diamètre (Ta) de la tige de
telle manière que le correcteur est écarté de la roue (R2; Q) à bloquer, respectivement
à entraîner, et, dans une seconde position de la tige, en appui contre le plus petit
diamètre (Tb) de la tige de telle sorte que le correcteur (K; K2) vient bloquer, respectivement
entraîner la roue dentée (R2; Q).
3. Montre dite à double face équipée d'un mécanisme de correction selon la revendication
1, caractérisée en ce que ledit mécanisme de correction permet le blocage de l'affichage
additionnle côté verso (B).
4. Montre selon la revendication 3 caractérisée en ce que l'affichage additionnel des
heures (E) est sautant.
5. Montre selon la revendication 4 caractérisée en ce que le cadran additionnel comporte
un affichage des minutes décentré (R2).
6. Montre selon la revendication 5 caractérisé par un chevillot (C) solidaire de plusieurs
moyens de transmission.
7. Montre selon la revendication 6 caractérisée par un affichage d'indications supplémentaires
comme jour, AM/PM, 24 heures, date, etc.