(19)
(11) EP 0 671 195 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
13.09.1995  Bulletin  1995/37

(21) Numéro de dépôt: 95400450.3

(22) Date de dépôt:  02.03.1995
(51) Int. Cl.6A63J 1/02
(84) Etats contractants désignés:
AT DE FR GB SE

(30) Priorité: 08.03.1994 FR 9402647

(71) Demandeur: MECASCENIC
F-52100 Saint-Dizier (FR)

(72) Inventeur:
  • Kosmerl, Jean-Louis
    F-52100 Saint-Dizier (FR)

(74) Mandataire: Jaunez, Xavier et al
Cabinet Boettcher 23, rue la Boétie
F-75008 Paris
F-75008 Paris (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Dispositif motorisé de manutention de décors suspendus ou analogues


    (57) L'invention concerne un dispositif motorisé de manutention de décors ou analogues suspendus accrochés sur une barre porteuse horizontale (50), comportant une poutre horizontale tridimensionnelle et auto-portante (2), délimitant sur toute sa longueur utile un espace central (6), un ensemble moto-réducteur (8) monté à une extrémité de la poutre, et dont l'arbre de sortie est accouplé à un arbre de transmission (18) s'étendant dans l'espace central (6). Le dispositif comporte en outre une succession de moyens d'accrochage (20) servant à suspendre la barre porteuse (50), chaque moyen se composant d'une noix de chaîne montée sur l'arbre de transmission (18), et d'un tronçon de chaîne (21) passant sur la noix de chaîne, ledit tronçon étant formé d'un brin vertical dont l'extrémité libre est accrochée sur la barre porteuse (50), et d'un brin mort reçu dans un réceptacle associé (24).




    Description


    [0001] L'invention concerne la manutention des décors suspendus ou analogues, notamment des décors, projecteurs d'éclairage, matériels son, et autres accessoires, prévus dans les salles à vocation de spectacles (salles de théâtre ou de concert par exemple).

    [0002] Ces éléments suspendus sont en général accrochés directement, par des anneaux ou des colliers, sur une barre porteuse horizontale, que les spécialistes appellent d'ailleurs la "porteuse".

    [0003] Pour les petites salles, équipées de décors ou matériels légers, on utilise souvent un système rudimentaire à main, avec un accrochage des cordages de suspension sur des palettes fixées au mur.

    [0004] Un tel système devient rapidement inutilisable dès qu'il s'agit de lever des décors ou matériels plus pesants, et sur des hauteurs élevées. On fait alors appel à des dispositifs motorisés pour assurer la manutention des décors ou autres matériels suspendus.

    [0005] On connaît déjà de nombreux types de tels dispositifs motorisés, fonctionnant avec des câbles, des sangles ou des chaînes.

    [0006] On a ainsi proposé un dispositif comportant un moto-réducteur et un gros tambour qui lui est accolé, et dont l'axe est perpendiculaire au plan vertical passant par la barre porteuse. Des câbles enroulés sur ce tambour commun passent sur des poulies, avant d'être accrochés sur la barre porteuse à la verticale de ces poulies. Un tel système à tirage direct présente l'inconvénient d'être extrêmement encombrant (dans la direction de l'axe du tambour), ce qui est très gênant lorsque plusieurs dispositifs doivent être accolés pour assurer la manutention d'une pluralité de décors suspendus.

    [0007] On a également proposé un dispositif à chaîne à rouleaux et à contrepoids, la chaîne passant sur un pignon calé sur l'arbre de sortie d'un moto-réducteur, et sur d'autres pignons d'axe fixe pour une liaison à un contrepoids latéral mobile verticalement. Des câbles fixés en haut du contrepoids passent sur des poulies respectives surplombant ledit contrepoids, puis sur des poulies qui sont à la verticale des points d'accrochage de la barre porteuse. Un tel système est peu encombrant et sûr, mais il implique de prévoir une infrastructure onéreuse, notamment une cheminée de contrepoids qui est nécessairement réalisée sur mesure.

    [0008] On a encore proposé un dispositif à arbre de transmission surplombant la barre porteuse, et sur lequel sont calés plusieurs tambours filetés desquels des câbles sont directement déroulés verticalement jusqu'aux points d'accrochage respectifs sur la barre porteuse (voir par exemple FR-A-2.481.607). L'inconvénient d'un tel système à plusieurs tambours filetés est que la barre porteuse est déplacée latéralement dès que sa hauteur est modifiée (d'un côté ou de l'autre selon que les câbles sont dévidés ou enroulés). Pour pallier cet inconvénient, on a proposé de remplacer les câbles par des sangles, les tambours n'étant alors plus filetés, ce qui supprime effectivement le déplacement latéral de la barre porteuse lors d'un changement de hauteur (voir par exemple DE-A-27 22 143). Cependant, chaque sangle s'enroule à plat sur elle-même, de sorte que le diamètre augmente progressivement lors de l'enroulement, d'où une perte de couple et une augmentation de la vitesse. De plus, le diamètre (variable) d'enroulement des sangles peut varier d'un tambour à l'autre (en raison des variations de la tension résultant de la charge appliquée à chaque sangle), ce qui entraîne fréquemment un défaut d'à-plomb de la barre porteuse en fin de manoeuvre.

    [0009] On a aussi proposé un autre dispositif à moto-réducteur et tambour d'axe perpendiculaire au plan vertical passant par la barre porteuse, mais avec un câble tracteur commun enroulé sur le tambour, s'étendant horizontalement jusqu'à son extrémité qui est fixée à un bloc de raccordement aux câbles d'accrochage passant sur des poulies respectives. Un tel dispositif a pour inconvénient de devoir organiser le guidage du tronçon horizontal du câble tracteur. De plus, les variations de hauteur de la barre porteuse sont de facto limitées par la course horizontale disponible du câble tracteur.

    [0010] On a encore proposé de juxtaposer des petits tambours, chaque tambour servant à enrouler un câble passant sur une poulie haute de renvoi, puis sur une poulie qui est à la verticale du point d'accrochage. Un réducteur à roue et vis sans fin est associé à ces tambours pour les faire tourner tous ensemble (soit en actionnant une manivelle à la main, soit avec un moteur baladeur dont le mandrin est amené devant le bloc de tambours concerné). Un tel système présente l'inconvénient d'être très lent, car il faut effectuer un grand nombre de tours pour modifier d'une faible dimension la hauteur de la barre porteuse. De plus, les câbles s'enroulent sur eux-mêmes, de sorte que l'on retrouve les inconvénients précités de défaut d'horizontalité de la barre porteuse.

    [0011] L'état de la technique est également illustré par les structures à une ou plusieurs poutres tridimensionnelles (formant une barre ou un cadre porte-projecteurs), cette ou ces poutres étant suspendues par des chaînes à des palans. Un tel système reste limité aux salles présentant une hauteur énorme, car l'élingage nécessite une hauteur élevée.

    [0012] L'invention vise à concevoir un dispositif de manutention ne présentant pas les inconvénients et limitations précités.

    [0013] L'invention a ainsi pour objet de réaliser un dispositif motorisé de manutention de décors suspendus ou analogues qui soit à la fois peu encombrant, de fonctionnement souple et sûr, avec possibilité d'avoir des couples élevés et constants, tout en étant de structure simple et de coût de fabrication raisonnable.

    [0014] Il s'agit plus particulièrement d'un dispositif motorisé de manutention de décors suspendus ou analogues accrochés sur une barre porteuse horizontale, caractérisé en ce qu'il comporte:
    • une poutre horizontale tridimensionnelle et auto-portante, délimitant sur toute sa longueur utile un espace central ;
    • un ensemble moto-réducteur monté à une extrémité de la poutre, et dont l'arbre de sortie est accouplé à un arbre de transmission s'étendant horizontalement dans ledit espace central ;
    • une succession de moyens d'accrochage servant à suspendre la barre porteuse tout en pouvant faire varier la hauteur de celle-ci, chaque moyen d'accrochage se composant d'une noix de chaîne montée coaxialement sur l'arbre de transmission et entraînée en rotation par celui-ci, et d'un tronçon de chaîne passant sur la noix de chaîne, ledit tronçon étant formé, quelle que soit la hauteur de la barre porteuse, d'un brin vertical dont l'extrémité libre est accrochée sur la barre porteuse, et d'un brin mort reçu dans un réceptacle associé.


    [0015] De préférence, la poutre est contreventée et entretoisée, et sa longueur est légèrement supérieure à celle de la barre porteuse.

    [0016] Avantageusement encore, l'ensemble moto-réducteur est un moto-réducteur frein à fonctionnement électrique et à limiteur de couple incorporé, ce moto-réducteur frein étant logé dans l'espace central de la poutre de façon à être intégré dans le volume de celle-ci. En particulier, l'arbre de transmission est accouplé directement en bout de l'arbre de sortie du moto-réducteur frein.

    [0017] Il est par ailleurs intéressant de prévoir que chaque moyen d'accrochage comporte un boîtier dans lequel tourillonne la noix de chaîne associée, ledit boîtier étant fixé à la poutre, en étant de préférence suspendu à l'intérieur de celle-ci.

    [0018] Avantageusement alors, le boîtier est réalisé en deux demi-coquilles complémentaires dont le plan de joint coïncide avec le plan vertical de symétrie de la noix de chaîne.

    [0019] En particulier alors, le boîtier est suspendu à la poutre par une tôle centrale agencée au niveau du plan de joint, et la fixation de cette tôle centrale est de type pendulaire, avec un débattement dans la direction de l'arbre de transmission. En variante, le boîtier est suspendu par l'intermédiaire de moyens élastiques, à un étrier solidaire de la poutre et auquel est également suspendue une tôle centrale agencée au niveau du plan de joint.

    [0020] De préférence alors, les deux demi-coquilles formant le boîtier définissent un bord inférieur d'appui avec lequel coopère l'une ou l'autre de deux butées de chaîne servant à délimiter la plage de variation de la hauteur de levage de la barre porteuse. En variante, le boîtier ou la tôle centrale qui lui est associée porte deux capteurs avec lesquels coopère, directement ou par l'intermédiaire d'une plaquette fléchissante solidaire dudit boîtier, l'une ou l'autre de deux butées de chaîne servant à délimiter la plage de variation de la hauteur de levage de la barre porteuse.

    [0021] Il est alors avantageux que les deux demi-coquilles formant le boîtier supportent inférieurement un carter sur lequel est accroché le réceptacle de chaîne. En particulier, le carter est en appui par un bord inférieur sur une membrure horizontale de la poutre.

    [0022] Conformément à une autre caractéristique particulière, l'arbre de transmission est interrompu au niveau de chaque boîtier, la liaison d'accouplement entre les tronçons adjacents étant assurée par un arbre cannelé traversant le boîtier, la noix de chaîne associée étant enfilée directement sur cet arbre cannelé. De préférence alors, la poutre est réalisée sous la forme de tronçons mis bout à bout, dont un premier tronçon incorporant l'ensemble moto-réducteur et un premier boîtier, et au moins un tronçon supplémentaire incorporant un ou deux boîtiers.

    [0023] Enfin, il peut s'avérer intéressant de prévoir que la poutre est elle-même suspendue par des galets ou roulettes à des rails qui s'étendent perpendiculairement à la direction principale de ladite poutre, de façon à pouvoir déplacer le décor ou matériel suspendu perpendiculairement à son plan.

    [0024] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lumière de la description qui va suivre et des dessins annexés, concernant un mode de réalisation particulier, en référence aux figures où :
    • la figure 1 est une vue en perspective d'un dispositif conforme à l'invention, avec la barre porteuse en position haute ;
    • la figure 2 montre un dispositif analogue en vue frontale, avec un équipement supplémentaire d'accrochage à des rails suspendus, la vue montrant quatre moyens d'accrochage comportant notamment chacun un boîtier recevant une noix de chaîne ;
    • la figure 3, et la figure 4 qui en est la coupe selon IV-IV, illustrent à plus grande échelle l'un des moyens d'accrochage à chaîne, avec son boîtier suspendu dans la poutre et son réceptacle de brin mort de chaîne, ladite chaîne étant en outre équipée des deux butées de chaîne servant à délimiter la plage de variation de la hauteur de levage de la barre porteuse ;
    • la figure 5 est une vue frontale d'une variante du dispositif précité, avec la barre porteuse en position haute ;
    • la figure 6 est une vue partielle à plus grande échelle du dispositif de la figure 5, et la figure 7 une vue en bout de cette dernière ;
    • les figures 8 et 9 sont deux coupes qui sont à rapprocher de celles des figures 3 et 4, illustrant à plus grande échelle l'agencement du boîtier et du réceptacle de chaîne dans la variante des figures 5 à 7, avec en outre deux capteurs de fin de course illustrés sur la figure 9.


    [0025] La figure 1 illustre un dispositif motorisé 1 conforme à l'invention, permettant la manutention de décors suspendus ou analogues accrochés sur une barre porteuse horizontale 50. On a illustré en traits mixtes un décor 51, accroché par des anneaux 52 sur la barre porteuse 50. Dans la suite de la description, il sera fait référence à des "décors", mais il est entendu que l'invention ne s'applique pas seulement aux décors suspendus des salles de théâtre ou de concert, mais s'applique également aux projecteurs d'éclairage, matériels son, et autres accessoires prévus dans les salles à vocation de spectacles.

    [0026] Le dispositif motorisé 1 comporte tout d'abord une poutre horizontale tridimensionnelle et auto-portante 2, qui délimite sur toute sa longueur utile un espace central 6. En l'espèce, la poutre 2 est constituée par des membrures horizontales 3, qui sont raccordées entre elles par des barres 4 et 5 assurant un entretoisement et un contreventement de cette poutre. La poutre tridimensionnelle 2 est ici de section sensiblement rectangulaire, mais il va de soi que l'on pourra choisir une forme différente, par exemple une section triangulaire définie par trois membrures horizontales. La poutre tridimensionnelle et auto-portante 2 pourra être réalisée en acier si l'on cherche avant tout une rigidité élevée, afin de pouvoir manutentionner des décors de poids important, ou encore en aluminium si l'on cherche avant tout à avoir un dispositif léger et transportable.

    [0027] Le dispositif motorisé 1 comporte en outre un ensemble moto-réducteur 8 monté à une extrémité de la poutre, et dont l'arbre de sortie est accouplé à un arbre de transmission 18 s'étendant horizontalement dans l'espace central 6 de la poutre tridimensionnelle 2. L'ensemble moto-réducteur 8 sera de préférence un moto-réducteur frein à fonctionnement électrique et à limiteur de couple incorporé. Sur la figure 1, on a représenté une intégration totale de l'ensemble moto-réducteur 8 dans le volume de la poutre 2, c'est-à-dire que ce moto-réducteur est entièrement logé dans l'espace central 6 de ladite poutre, ce qui diminue considérablement l'encombrement et facilite la mise en place. L'ensemble moto-réducteur 8 sera par exemple boulonné sur une plaque entretoise 7 soudée aux membrures 3 et il sera raccordé par des câbles tels que le câble 1O à un bloc de commande associé 9 agencé en bout de la poutre tridimensionnelle 2, ledit bloc étant par exemple fixé sur une plaque entretoise 11. On a également représenté sur la figure 1, un moyen de commande à distance relié à ce bloc de commande 9, sous la forme d'un boîtier de commande 12 monté en extrémité d'un câble de liaison 13, et comportant deux boutons 14 et 15 permettant respectivement de commander la montée ou la descente de la barre porteuse 5O en faisant tourner l'arbre de sortie du moto-réducteur frein, et l'arbre de transmission qui lui est accouplé, dans un sens ou dans l'autre. La barre porteuse 5O est suspendue par des chaînes 21 dont l'extrémité inférieure est fixée sur cette barre au moyen d'un émerillon associé 22. Ces tronçons de chaîne 21 sont naturellement entraînés par l'arbre de transmission 18, ainsi que cela va être expliqué plus en détail ci-après, en référence aux figures 2 à 4.

    [0028] Sur la figure 2, on retrouve la poutre tridimensionnelle et auto-portante 2 précédemment décrite, et l'on distingue, à l'extrémité de cette poutre qui est opposée à celle recevant le moto-réducteur frein 8, une plaque entretoise terminale 19 fixée aux quatres membrures 3. On distingue sur la figure 2, l'arbre de sortie 16 du moto-réducteur frein à limiteur de couple incorporé 8, et l'arbre de transmission 18 est ici accouplé directement en bout de cet arbre de sortie 16 au moyen d'un accouplement 17 de type conventionnel. Un tel mode d'accouplement directement en bout offre l'avantage d'une transmission directe du couple moteur, sans passer par des pignons intermédiaires, et confère une robustesse très satisfaisante.

    [0029] Le dispositif motorisé 1 comporte une succession de moyens d'accrochage 2O servant à suspendre la barre porteuse 5O tout en pouvant faire varier la hauteur de celle-ci. Conformément à une caractéristique essentielle de l'invention, chaque moyen d'accrochage 2O se compose d'une noix de chaîne montée coaxialement sur l'arbre de transmission 18 et entraînée en rotation par celui-ci, et d'un tronçon de chaîne 21 passant sur cette noix de chaîne, ledit tronçon étant formé, quelle que soit la hauteur de la barre porteuse 5O, d'un brin vertical dont l'extrémité libre est accrochée sur la barre porteuse et d'un brin mort reçu dans un réceptacle associé 24.

    [0030] L'arbre de transmission 18 peut être d'une seule pièce sur toute la longueur de la poutre tridimensionnelle 2, ou encore, comme cela a été représenté ici, réalisé en une pluralité de tronçons successifs qui se raccordent entre eux au niveau de boîtiers 23 qui sont fixés à la poutre 2, en étant de préférence suspendus à l'intérieur de celle-ci. Un tel mode de réalisation confère une grande souplesse, dans la mesure où il est possible d'adapter la longueur de la poutre à l'environnement concerné, ou encore de transformer la longueur de cette poutre lorsque l'on souhaite démonter le dispositif pour l'implanter dans une autre salle. En effet, il suffit par exemple de démonter un tronçon de la poutre et le tronçon correspondant de l'arbre de transmission, ce qui permet immédiatement de réduire d'autant la longueur de la poutre. D'une façon générale, ainsi que cela est visible sur la figure 2, la longueur de la poutre sera légèrement supérieure à celle de la barre porteuse 5O. On distingue encore sur la figure 2, un capteur 25 fixé sur le boîtier 23 qui est le plus près du moto-réducteur 8, ce capteur de proximité (par exemple de type inductif) permettant de détecter la présence de l'émerillon de la chaîne, ou en variante d'une butée de fin de course montée sur la chaîne au-dessus de cet émérillon, lorsque la barre porteuse est remontée à la hauteur maximale désirée. Ce capteur de proximité est naturellement relié directement à l'alimentation du moto-réducteur 8. Il est à noter qu'en cas de dépassement de la course initiale ou de dysfonctionnement de ce capteur de proximité, on aurait un patinage de l'ensemble motorisé grâce au limiteur de couple incorporé au moto-réducteur frein 8. Il sera également prévu une autre butée de chaîne montée sur l'autre brin de chaîne (qui est reçu dans le réceptacle précité), cette seconde butée servant à limiter le niveau bas de la barre suspendue, par coopération soit avec le bord inférieur du boîtier 23 associé, soit avec un capteur de proximité associé. Pour la chaîne des autres boîtiers, on prévoira de préférence aussi des butées de chaîne, mais la fonction assurée par ces butées sera alors d'éviter que la chaîne ne s'échappe malencontreusement lors de l'installation du dispositif.

    [0031] L'implantation de la noix de chaîne associée à chaque boîtier 23 sera mieux comprise en se référant aux figures 3 et 4.

    [0032] Sur la figure 3, on constate que l'arbre de transmission 18 est interrompu au niveau du boîtier 23, la liaison d'accouplement entre les tronçons adjacents étant assurée par un arbre cannelé 28 traversant ce boîtier, arbre cannelé dont les deux extrémités sont reçues dans des embouts d'arbre cannelés 27 montés en extrémité des tronçons adjacents de l'arbre de transmission 18. Sur cet arbre cannelé 28 est enfilée directement la noix de chaîne associée, notée 29, qui tourillonne à l'intérieur du boîtier 23 grâce à la présence de roulements à billes associés 30. Le boîtier 23 est fixé à la poutre 2, en étant de préférence suspendu à l'intérieur de celle-ci de façon à préserver l'intégration des composants dans le volume intérieur de la poutre tridimensionnelle. En l'espèce, bien que cela ne soit aucunement obligatoire, le boîtier 23 est réalisé en deux demi-coquilles complémentaires 23.1, 23.2, dont le plan de joint Z coïncide avec le plan vertical de symétrie de la noix de chaîne 29, ledit boîtier étant suspendu à la poutre 2 par une tôle centrale 31 précisément agencée au niveau de ce plan de joint. La tôle 31 est ainsi serrée entre les deux demi-coquilles complémentaires 23.1, 23.2, qui sont boulonnées ensembles, la partie dépassante de la tôle centrale 31 servant alors à assurer la fixation sur la ou les entretoises concernées 4 de la poutre tridimensionnelle 2. En l'espèce, on a représenté une fixation réalisée par un serrage de la tôle centrale 31 entre deux entretoises 4 raccordées par des boulons associés 32, avec interposition de rondelles élastiques 33. Un tel agencement est particulièrement intéressant en l'espèce, car il permet de définir une suspension du boîtier 23 de type pendulaire, avec un débattement dans la direction de l'arbre de transmission 18 noté X. Cette suspension de type pendulaire de chacun des boîtiers 23 permet un auto-alignement des différents tronçons d'arbre de transmission.

    [0033] La noix de chaîne 29 est parfaitement protégée à l'intérieur de son boîtier 23, et, ainsi que cela est mieux visible sur la figure 4, ce boîtier présente deux passages verticaux 34, de section cruciforme, pour la passage des deux brins du tronçon de chaîne concerné. Sur la figure 4, on distingue bien le tronçon de chaîne 21 passant sur la noix de chaîne 29, lequel tronçon est formé, quelle que soit la hauteur de la barre porteuse 5O, d'un brin vertical 21.1 dont l'extrémité libre est accrochée sur la barre porteuse 5O par l'émerillon 22, et d'un brin mort 21.2 qui est reçu dans un réceptacle associé 24 fixé à la poutre 2. En l'espèce, l'accrochage sur la barre porteuse 5O est assuré par les douilles 53 traversant verticalement cette barre, et soudées à celle-ci, dans lesquelles passe la tige filetée 55 d'un boulon, serrée par des écrous 54, et dont la tête est reçue à l'intérieur de l'émerillon 22. Le réceptacle de chaîne 24 est par exemple fixé par une bande métallique 37 à la poutre 2, et il sera réalisé en une matière souple, par exemple de la toile plastifiée résistante. De cette façon, lors de la remontée de la barre porteuse, le brin mort 21.2 de chaque tronçon de chaîne 21 est reçu progressivement dans son réceptacle associé 24.

    [0034] On distingue également un bord inférieur d'appui 35 du boîtier 23, défini par le bord inférieur de chacune des deux demi-coquilles constitutives 23.1, 23.2, lequel bord coopère avec une butée de chaîne 26 fixée par un boulon associé 36 en cas de descente maximale de la barre porteuse 50. Pour la remontée maximale de cette barre porteuse, on peut utiliser un capteur de proximité du type précédemment décrit, ou encore prévoir une butée de chaîne sur le brin d'accrochage 21.1 qui coopère alors avec le bord inférieur d'appui 35 lorsque la position haute maximale de la barre porteuse 50 est atteinte.

    [0035] Le dispositif selon l'invention procure un très grand nombre d'avantages, dont les plus importants vont être notés ci-après.

    [0036] La poutre tridimensionnelle et auto-portante 2 est tout d'abord à la fois peu encombrante, et l'intégration des divers composants du dispositif motorisé, et en particulier le moto-réducteur frein à limiteur de couple incorporé, ne vient aucunement interférer avec la compacité d'ensemble.

    [0037] Il va de soi que la poutre horizontale tridimensionnelle 2 pourra en variante faire partie d'une structure porteuse plus complexe, en forme de U, de T, ou encore de L. On pourra dans le cas de telles variantes prévoir de disposer l'ensemble de moto-réducteur à un autre emplacement de la structure en U, en T, ou en L, plutôt qu'en extrémité de la poutre horizontale à laquelle est suspendue la barre porteuse. Dans ce cas, il suffira d'utiliser des renvois d'angle pour transmettre le mouvement de rotation à l'arbre de transmission s'étendant horizontalement dans l'espace central de la poutre tridimensionnelle auto-portante 2.

    [0038] Le fait d'utiliser des tronçons de chaîne, et des petits diamètres conférés par les noix de chaîne associées, permet d'avoir un couple de levage à la fois constant et élevé, ainsi qu'une vitesse constante (tout en pouvant naturellement être modifiée grâce à un dispositif électronique approprié, tel qu'un variateur de fréquence agissant sur le moteur) de déplacement de la barre porteuse, tant pour sa remontée que pour sa descente.

    [0039] Cette suspension par chaîne est également avantageuse dans la mesure où il suffit de changer la longueur des tronçons de chaîne pour s'adapter à une hauteur différente de suspension de la barre porteuse. Il convient alors de noter que, quelle que soit la hauteur de levage de la barre porteuse, la section de la poutre reste la même. Les tronçons de chaîne étant de toute façon de même longueur, ces chaînes n'entraînent aucune différence de niveau de la barre porteuse, et ce quelle que soit la hauteur de celle-ci, ce qui garantit en permanence une parfaite horizontalité de cette barre porteuse.

    [0040] Aucun emmêlement n'est à craindre par rapport aux systèmes à câbles ou à sangles, même si une charge est accrochée ponctuellement à l'endroit d'une seule chaîne. Ceci permet donc de supprimer tout réglage de remise à niveau de la barre porteuse, lequel réglage était par exemple indispensable avec les systèmes connus à sangles.

    [0041] Après le décrochage de la barre porteuse, les tronçons de chaîne peuvent totalement disparaître dans les fourreaux d'un faux plafond. Il est également possible de diriger un ou plusieurs tronçons de chaînes dans un réceptacle, pour utilisation d'un seul tronçon de chaîne du dispositif, ce qui permet par exemple d'adapter le dispositif de l'invention au levage d'un ensemble particulier tel qu'un lustre.

    [0042] Ainsi que cela a été dit plus haut, l'agencement de la poutre tridimensionnelle et auto-portante, avec son arbre de transmission intérieur réalisé en plusieurs tronçons mis bout à bout, permet d'obtenir une longueur variable, ce qui confère une grande souplesse d'installation.

    [0043] La rigidité conférée par la poutre tridimensionnelle et auto-portante réduit considérablement le nombre de suspensions pour la fixation dans les cintres ou les charpentes de la salle, et évite la mise en place de structures primaires coûteuses et encombrantes.

    [0044] Il est par ailleurs possible de prévoir un déplacement du dispositif dans un plan horizontal, perpendiculairement à la direction principale de la poutre. On a ainsi représenté une telle variante sur la figure 2, sur laquelle on constate que la poutre 2 est elle-même suspendue par des galets ou roulettes 32, par exemple fixés en partie haute de tôles 31 serrées entre deux entretoises adjacentes 4, à des rails 33 suspendus par des tiges filetées 34, lesquels rails s'étendent perpendiculairement à la direction principale de la poutre, ce qui permet de déplacer le décor correspondant perpendiculairement à son plan. Un tel système est particulièrement intéressant lorsqu'un grand nombre de dispositifs sont accolés, c'est-à-dire pour de grandes salles de théâtre ou de concert.

    [0045] On va maintenant décrire une variante de réalisation du dispositif qui vient d'être décrit, en se référant aux figures 5 à 9. Dans cette variante, on retrouve un grand nombre d'organes déjà décrits, lesquels sont affectés des mêmes références et ne seront pas à nouveau décrits.

    [0046] Le dispositif illustré aux figures 5 à 9 est tout d'abord remarquable en ce que la poutre 2 est réalisée sous la forme de tronçons mis bout à bout (ici au nombre de deux), dont un premier tronçon 2.1 incorporant l'ensemble moto-réducteur 8 avec son bloc de commande 9 et un boîtier 23, et au moins un (ici un) tronçon supplémentaire 2.2 incorporant un ou deux boîtiers 23. Ceci permet d'avoir un tronçon "motorisé" qui est aisément portable et maniable, dont la longueur est par exemple de 1,30 m ou 1,80 m.

    [0047] Par ailleurs, le dispositif 1 se différencie du précédent par le mode d'accrochage des boîtiers suspendus à la poutre, et par le mode d'exécution du réceptacle de chaîne associé.

    [0048] On constate ainsi la présence, au niveau de chaque boîtier 23, d'un étrier en U 6O soudé à la poutre 2, dont les ailes 61 permettent d'enfiler deux goujons lisses 62 munis à leurs extrémités de gorges 64 associées à une bague de verrouillage. En l'espèce, chaque demi-coquille 23.1, 23.2 formant le boîtier 23, ainsi que la tôle centrale 31 agencée au niveau du plan de joint, est accrochée sur ces goujons 62. Cependant les demi-coquilles sont garnies d'un manchon élastique respectif 63.1, 63.2, autorisant un léger débattement pendulaire pour le boîtier. On obtient ainsi une suspension à la fois robuste et souple. En outre, les deux demi-coquilles 23.1, 23.2 supportent inférieurement un carter 65, fixé par des boulons 66, en partie inférieure duquel est accroché le réceptacle de chaîne 24. Le carter 65 présente, pour le passage du brin frontal 21.1, un renfoncement 67. Le réceptacle est ainsi fixé, au niveau d'un bord formant ceinture 37, au carter 65, lequel est de préférence en appui par un bord inférieur 75 sur une membrure horizontale 3 de la poutre 2, de façon à mieux supporter le poids de la chaîne en position haute de la barre porteuse 5O.

    [0049] Sur la figure 9, on a en outre illustré un équipement qui sera de préférence prévu sur le premier boîtier du tronçon motorisé. La tôle centrale 31 présente deux oreilles 31.1 et 31.2 saillant du boîtier, servant à accrocher sur chacune un capteur 68.1, 68.2 présentant un bouton de contact 69.1, 69.2 tourné vers le bas. Un bloc 71 solidaire du boîtier 23 porte en outre une double plaquette 70.1, 70.2 munie d'une ouverture respective 72.1, 72.2 pour le passage de la chaîne 21. Des butées de chaîne 26.1, 26.2 coopèrent avec ces capteurs, ici par l'intermédiaire de la plaquette fléchissante 70.1, 70.2, respectivement en position haute et en position basse de la barre porteuse 50.

    [0050] Les capteurs 68.1, 68.2 permettent, lorsqu'ils sont actionnés par la butée de chaîne associée 26.1, 26.2, de commander la coupure du moteur d'entraînement ou du bloc de commande associé, ce qui constitue une sécurité très fiable.

    [0051] L'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui vient d'être décrit, mais englobe au contraire toute variante reprenant, avec des moyens équivalents, les caractéristiques essentielles énoncées plus haut.


    Revendications

    1. Dispositif motorisé de manutention de décors suspendus ou analogues accrochés sur une barre porteuse horizontale, caractérisé en ce qu'il comporte :

    - une poutre horizontale tridimensionnelle et auto-portante (2), délimitant sur toute sa longueur utile un espace central (6) ;

    - un ensemble moto-réducteur (8) monté à une extrémité de la poutre, et dont l'arbre de sortie (17) est accouplé à un arbre de transmission (18) s'étendant horizontalement dans ledit espace central ;

    - une succession de moyens d'accrochage (20) servant à suspendre la barre porteuse (50) tout en pouvant faire varier la hauteur de celle-ci, chaque moyen d'accrochage (20) se composant d'une noix de chaîne (29) montée coaxialement sur l'arbre de transmission (18) et entraînée en rotation par celui-ci, et d'un tronçon de chaîne (21) passant sur la noix de chaîne (29), ledit tronçon étant formé, quelle que soit la hauteur de la barre porteuse (5O), d'un brin vertical (21.1) dont l'extrémité libre est accrochée sur la barre porteuse (50), et d'un brin mort (21.2) reçu dans un réceptacle associé (24).


     
    2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la poutre (2) est contreventée et entretoisée, et sa longueur est légèrement supérieure à celle de la barre porteuse (50).
     
    3. Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que l'ensemble moto-réducteur (8) est un moto-réducteur frein à fonctionnement électrique et à limiteur de couple incorporé, ce moto-réducteur frein étant logé dans l'espace central (6) de la poutre (2) de façon à être intégré dans le volume de celle-ci.
     
    4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'arbre de transmission (18) est accouplé directement en bout de l'arbre de sortie (16) du moto-réducteur frein (8).
     
    5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que chaque moyen d'accrochage (20) comporte un boîtier (23) dans lequel tourillonne la noix de chaîne associée (29), ledit boîtier étant fixé à la poutre (2), en étant de préférence suspendu à l'intérieur de celle-ci.
     
    6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le boîtier (23) est réalisé en deux demi-coquilles complémentaires (23.1, 23.2) dont le plan de joint (Z) coïncide avec le plan vertical de symétrie de la noix de chaîne (29).
     
    7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le boîtier (23) est suspendu à la poutre (2) par une tôle centrale (31) agencée au niveau du plan de joint (Z), et la fixation de cette tôle centrale (31) est de type pendulaire, avec un débattement dans la direction de l'arbre de transmission (18).
     
    8. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le boîtier (23) est suspendu, par l'intermédiaire de moyens élastiques (63.1, 63.2), à un étrier (6O) solidaire de la poutre (2) et auquel est également suspendue une tôle centrale (31) agencée au niveau du plan de joint (Z).
     
    9. Dispositif selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que les deux demi-coquilles (23.1, 23.2) formant le boîtier (23) définissent un bord inférieur d'appui (35) avec lequel coopère l'une ou l'autre de deux butées de chaîne (26.1, 26.2) servant à délimiter la plage de variation de la hauteur de levage de la barre porteuse (50).
     
    10. Dispositif selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que le boîtier (23) ou la tôle centrale (31) qui lui est associée porte deux capteurs (68.1, 68.2) avec lesquels coopère, directement ou par l'intermédiaire d'une plaquette fléchissante (70.1, 70.2) solidaire dudit boîtier, l'une ou l'autre de deux butées de chaîne (26.1, 26.2) servant à délimiter la plage de variation de la hauteur de levage de la barre porteuse (50).
     
    11. Dispositif selon l'une des revendications 6 à 10, caractérisé en ce que les deux demi-coquilles (23.1, 23.2) formant le boîtier (23) supportent inférieurement un carter (65) sur lequel est accroché le réceptacle de chaîne (24).
     
    12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que le carter (65) est en appui par un bord inférieur (75) sur une membrure horizontale (3) de la poutre (2).
     
    13. Dispositif selon l'une des revendications 5 à 12, caractérisé en ce que l'arbre de transmission (18) est interrompu au niveau de chaque boîtier (23), la liaison d'accouplement entre les tronçons adjacents étant assurée par un arbre cannelé (28) traversant le boîtier (23), la noix de chaîne associée (29) étant enfilée directement sur cet arbre cannelé (28).
     
    14. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que la poutre (2) est réalisée sous la forme de tronçons mis bout à bout, dont un premier tronçon (2.1) incorporant l'ensemble moto-réducteur (8) et un premier boîtier (13), et au moins un tronçon supplémentaire (2.2) incorporant un ou deux boîtiers (13).
     
    15. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que la poutre (2) est elle-même suspendue par des galets ou roulettes (32) à des rails (33) qui s'étendent perpendiculairement à la direction principale de ladite poutre, de façon à pouvoir déplacer le décor ou matériel suspendu perpendiculairement à son plan.
     




    Dessins

























    Rapport de recherche