[0001] L'invention concerne la manutention des décors suspendus ou analogues, notamment
des décors, projecteurs d'éclairage, matériels son, et autres accessoires, prévus
dans les salles à vocation de spectacles (salles de théâtre ou de concert par exemple).
[0002] Ces éléments suspendus sont en général accrochés directement, par des anneaux ou
des colliers, sur une barre porteuse horizontale, que les spécialistes appellent d'ailleurs
la "porteuse".
[0003] Pour les petites salles, équipées de décors ou matériels légers, on utilise souvent
un système rudimentaire à main, avec un accrochage des cordages de suspension sur
des palettes fixées au mur.
[0004] Un tel système devient rapidement inutilisable dès qu'il s'agit de lever des décors
ou matériels plus pesants, et sur des hauteurs élevées. On fait alors appel à des
dispositifs motorisés pour assurer la manutention des décors ou autres matériels suspendus.
[0005] On connaît déjà de nombreux types de tels dispositifs motorisés, fonctionnant avec
des câbles, des sangles ou des chaînes.
[0006] On a ainsi proposé un dispositif comportant un moto-réducteur et un gros tambour
qui lui est accolé, et dont l'axe est perpendiculaire au plan vertical passant par
la barre porteuse. Des câbles enroulés sur ce tambour commun passent sur des poulies,
avant d'être accrochés sur la barre porteuse à la verticale de ces poulies. Un tel
système à tirage direct présente l'inconvénient d'être extrêmement encombrant (dans
la direction de l'axe du tambour), ce qui est très gênant lorsque plusieurs dispositifs
doivent être accolés pour assurer la manutention d'une pluralité de décors suspendus.
[0007] On a également proposé un dispositif à chaîne à rouleaux et à contrepoids, la chaîne
passant sur un pignon calé sur l'arbre de sortie d'un moto-réducteur, et sur d'autres
pignons d'axe fixe pour une liaison à un contrepoids latéral mobile verticalement.
Des câbles fixés en haut du contrepoids passent sur des poulies respectives surplombant
ledit contrepoids, puis sur des poulies qui sont à la verticale des points d'accrochage
de la barre porteuse. Un tel système est peu encombrant et sûr, mais il implique de
prévoir une infrastructure onéreuse, notamment une cheminée de contrepoids qui est
nécessairement réalisée sur mesure.
[0008] On a encore proposé un dispositif à arbre de transmission surplombant la barre porteuse,
et sur lequel sont calés plusieurs tambours filetés desquels des câbles sont directement
déroulés verticalement jusqu'aux points d'accrochage respectifs sur la barre porteuse
(voir par exemple FR-A-2.481.607). L'inconvénient d'un tel système à plusieurs tambours
filetés est que la barre porteuse est déplacée latéralement dès que sa hauteur est
modifiée (d'un côté ou de l'autre selon que les câbles sont dévidés ou enroulés).
Pour pallier cet inconvénient, on a proposé de remplacer les câbles par des sangles,
les tambours n'étant alors plus filetés, ce qui supprime effectivement le déplacement
latéral de la barre porteuse lors d'un changement de hauteur (voir par exemple DE-A-27
22 143). Cependant, chaque sangle s'enroule à plat sur elle-même, de sorte que le
diamètre augmente progressivement lors de l'enroulement, d'où une perte de couple
et une augmentation de la vitesse. De plus, le diamètre (variable) d'enroulement des
sangles peut varier d'un tambour à l'autre (en raison des variations de la tension
résultant de la charge appliquée à chaque sangle), ce qui entraîne fréquemment un
défaut d'à-plomb de la barre porteuse en fin de manoeuvre.
[0009] On a aussi proposé un autre dispositif à moto-réducteur et tambour d'axe perpendiculaire
au plan vertical passant par la barre porteuse, mais avec un câble tracteur commun
enroulé sur le tambour, s'étendant horizontalement jusqu'à son extrémité qui est fixée
à un bloc de raccordement aux câbles d'accrochage passant sur des poulies respectives.
Un tel dispositif a pour inconvénient de devoir organiser le guidage du tronçon horizontal
du câble tracteur. De plus, les variations de hauteur de la barre porteuse sont de
facto limitées par la course horizontale disponible du câble tracteur.
[0010] On a encore proposé de juxtaposer des petits tambours, chaque tambour servant à enrouler
un câble passant sur une poulie haute de renvoi, puis sur une poulie qui est à la
verticale du point d'accrochage. Un réducteur à roue et vis sans fin est associé à
ces tambours pour les faire tourner tous ensemble (soit en actionnant une manivelle
à la main, soit avec un moteur baladeur dont le mandrin est amené devant le bloc de
tambours concerné). Un tel système présente l'inconvénient d'être très lent, car il
faut effectuer un grand nombre de tours pour modifier d'une faible dimension la hauteur
de la barre porteuse. De plus, les câbles s'enroulent sur eux-mêmes, de sorte que
l'on retrouve les inconvénients précités de défaut d'horizontalité de la barre porteuse.
[0011] L'état de la technique est également illustré par les structures à une ou plusieurs
poutres tridimensionnelles (formant une barre ou un cadre porte-projecteurs), cette
ou ces poutres étant suspendues par des chaînes à des palans. Un tel système reste
limité aux salles présentant une hauteur énorme, car l'élingage nécessite une hauteur
élevée.
[0012] L'invention vise à concevoir un dispositif de manutention ne présentant pas les inconvénients
et limitations précités.
[0013] L'invention a ainsi pour objet de réaliser un dispositif motorisé de manutention
de décors suspendus ou analogues qui soit à la fois peu encombrant, de fonctionnement
souple et sûr, avec possibilité d'avoir des couples élevés et constants, tout en étant
de structure simple et de coût de fabrication raisonnable.
[0014] Il s'agit plus particulièrement d'un dispositif motorisé de manutention de décors
suspendus ou analogues accrochés sur une barre porteuse horizontale, caractérisé en
ce qu'il comporte:
- une poutre horizontale tridimensionnelle et auto-portante, délimitant sur toute sa
longueur utile un espace central ;
- un ensemble moto-réducteur monté à une extrémité de la poutre, et dont l'arbre de
sortie est accouplé à un arbre de transmission s'étendant horizontalement dans ledit
espace central ;
- une succession de moyens d'accrochage servant à suspendre la barre porteuse tout en
pouvant faire varier la hauteur de celle-ci, chaque moyen d'accrochage se composant
d'une noix de chaîne montée coaxialement sur l'arbre de transmission et entraînée
en rotation par celui-ci, et d'un tronçon de chaîne passant sur la noix de chaîne,
ledit tronçon étant formé, quelle que soit la hauteur de la barre porteuse, d'un brin
vertical dont l'extrémité libre est accrochée sur la barre porteuse, et d'un brin
mort reçu dans un réceptacle associé.
[0015] De préférence, la poutre est contreventée et entretoisée, et sa longueur est légèrement
supérieure à celle de la barre porteuse.
[0016] Avantageusement encore, l'ensemble moto-réducteur est un moto-réducteur frein à fonctionnement
électrique et à limiteur de couple incorporé, ce moto-réducteur frein étant logé dans
l'espace central de la poutre de façon à être intégré dans le volume de celle-ci.
En particulier, l'arbre de transmission est accouplé directement en bout de l'arbre
de sortie du moto-réducteur frein.
[0017] Il est par ailleurs intéressant de prévoir que chaque moyen d'accrochage comporte
un boîtier dans lequel tourillonne la noix de chaîne associée, ledit boîtier étant
fixé à la poutre, en étant de préférence suspendu à l'intérieur de celle-ci.
[0018] Avantageusement alors, le boîtier est réalisé en deux demi-coquilles complémentaires
dont le plan de joint coïncide avec le plan vertical de symétrie de la noix de chaîne.
[0019] En particulier alors, le boîtier est suspendu à la poutre par une tôle centrale agencée
au niveau du plan de joint, et la fixation de cette tôle centrale est de type pendulaire,
avec un débattement dans la direction de l'arbre de transmission. En variante, le
boîtier est suspendu par l'intermédiaire de moyens élastiques, à un étrier solidaire
de la poutre et auquel est également suspendue une tôle centrale agencée au niveau
du plan de joint.
[0020] De préférence alors, les deux demi-coquilles formant le boîtier définissent un bord
inférieur d'appui avec lequel coopère l'une ou l'autre de deux butées de chaîne servant
à délimiter la plage de variation de la hauteur de levage de la barre porteuse. En
variante, le boîtier ou la tôle centrale qui lui est associée porte deux capteurs
avec lesquels coopère, directement ou par l'intermédiaire d'une plaquette fléchissante
solidaire dudit boîtier, l'une ou l'autre de deux butées de chaîne servant à délimiter
la plage de variation de la hauteur de levage de la barre porteuse.
[0021] Il est alors avantageux que les deux demi-coquilles formant le boîtier supportent
inférieurement un carter sur lequel est accroché le réceptacle de chaîne. En particulier,
le carter est en appui par un bord inférieur sur une membrure horizontale de la poutre.
[0022] Conformément à une autre caractéristique particulière, l'arbre de transmission est
interrompu au niveau de chaque boîtier, la liaison d'accouplement entre les tronçons
adjacents étant assurée par un arbre cannelé traversant le boîtier, la noix de chaîne
associée étant enfilée directement sur cet arbre cannelé. De préférence alors, la
poutre est réalisée sous la forme de tronçons mis bout à bout, dont un premier tronçon
incorporant l'ensemble moto-réducteur et un premier boîtier, et au moins un tronçon
supplémentaire incorporant un ou deux boîtiers.
[0023] Enfin, il peut s'avérer intéressant de prévoir que la poutre est elle-même suspendue
par des galets ou roulettes à des rails qui s'étendent perpendiculairement à la direction
principale de ladite poutre, de façon à pouvoir déplacer le décor ou matériel suspendu
perpendiculairement à son plan.
[0024] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement
à la lumière de la description qui va suivre et des dessins annexés, concernant un
mode de réalisation particulier, en référence aux figures où :
- la figure 1 est une vue en perspective d'un dispositif conforme à l'invention, avec
la barre porteuse en position haute ;
- la figure 2 montre un dispositif analogue en vue frontale, avec un équipement supplémentaire
d'accrochage à des rails suspendus, la vue montrant quatre moyens d'accrochage comportant
notamment chacun un boîtier recevant une noix de chaîne ;
- la figure 3, et la figure 4 qui en est la coupe selon IV-IV, illustrent à plus grande
échelle l'un des moyens d'accrochage à chaîne, avec son boîtier suspendu dans la poutre
et son réceptacle de brin mort de chaîne, ladite chaîne étant en outre équipée des
deux butées de chaîne servant à délimiter la plage de variation de la hauteur de levage
de la barre porteuse ;
- la figure 5 est une vue frontale d'une variante du dispositif précité, avec la barre
porteuse en position haute ;
- la figure 6 est une vue partielle à plus grande échelle du dispositif de la figure
5, et la figure 7 une vue en bout de cette dernière ;
- les figures 8 et 9 sont deux coupes qui sont à rapprocher de celles des figures 3
et 4, illustrant à plus grande échelle l'agencement du boîtier et du réceptacle de
chaîne dans la variante des figures 5 à 7, avec en outre deux capteurs de fin de course
illustrés sur la figure 9.
[0025] La figure 1 illustre un dispositif motorisé 1 conforme à l'invention, permettant
la manutention de décors suspendus ou analogues accrochés sur une barre porteuse horizontale
50. On a illustré en traits mixtes un décor 51, accroché par des anneaux 52 sur la
barre porteuse 50. Dans la suite de la description, il sera fait référence à des "décors",
mais il est entendu que l'invention ne s'applique pas seulement aux décors suspendus
des salles de théâtre ou de concert, mais s'applique également aux projecteurs d'éclairage,
matériels son, et autres accessoires prévus dans les salles à vocation de spectacles.
[0026] Le dispositif motorisé 1 comporte tout d'abord une poutre horizontale tridimensionnelle
et auto-portante 2, qui délimite sur toute sa longueur utile un espace central 6.
En l'espèce, la poutre 2 est constituée par des membrures horizontales 3, qui sont
raccordées entre elles par des barres 4 et 5 assurant un entretoisement et un contreventement
de cette poutre. La poutre tridimensionnelle 2 est ici de section sensiblement rectangulaire,
mais il va de soi que l'on pourra choisir une forme différente, par exemple une section
triangulaire définie par trois membrures horizontales. La poutre tridimensionnelle
et auto-portante 2 pourra être réalisée en acier si l'on cherche avant tout une rigidité
élevée, afin de pouvoir manutentionner des décors de poids important, ou encore en
aluminium si l'on cherche avant tout à avoir un dispositif léger et transportable.
[0027] Le dispositif motorisé 1 comporte en outre un ensemble moto-réducteur 8 monté à une
extrémité de la poutre, et dont l'arbre de sortie est accouplé à un arbre de transmission
18 s'étendant horizontalement dans l'espace central 6 de la poutre tridimensionnelle
2. L'ensemble moto-réducteur 8 sera de préférence un moto-réducteur frein à fonctionnement
électrique et à limiteur de couple incorporé. Sur la figure 1, on a représenté une
intégration totale de l'ensemble moto-réducteur 8 dans le volume de la poutre 2, c'est-à-dire
que ce moto-réducteur est entièrement logé dans l'espace central 6 de ladite poutre,
ce qui diminue considérablement l'encombrement et facilite la mise en place. L'ensemble
moto-réducteur 8 sera par exemple boulonné sur une plaque entretoise 7 soudée aux
membrures 3 et il sera raccordé par des câbles tels que le câble 1O à un bloc de commande
associé 9 agencé en bout de la poutre tridimensionnelle 2, ledit bloc étant par exemple
fixé sur une plaque entretoise 11. On a également représenté sur la figure 1, un moyen
de commande à distance relié à ce bloc de commande 9, sous la forme d'un boîtier de
commande 12 monté en extrémité d'un câble de liaison 13, et comportant deux boutons
14 et 15 permettant respectivement de commander la montée ou la descente de la barre
porteuse 5O en faisant tourner l'arbre de sortie du moto-réducteur frein, et l'arbre
de transmission qui lui est accouplé, dans un sens ou dans l'autre. La barre porteuse
5O est suspendue par des chaînes 21 dont l'extrémité inférieure est fixée sur cette
barre au moyen d'un émerillon associé 22. Ces tronçons de chaîne 21 sont naturellement
entraînés par l'arbre de transmission 18, ainsi que cela va être expliqué plus en
détail ci-après, en référence aux figures 2 à 4.
[0028] Sur la figure 2, on retrouve la poutre tridimensionnelle et auto-portante 2 précédemment
décrite, et l'on distingue, à l'extrémité de cette poutre qui est opposée à celle
recevant le moto-réducteur frein 8, une plaque entretoise terminale 19 fixée aux quatres
membrures 3. On distingue sur la figure 2, l'arbre de sortie 16 du moto-réducteur
frein à limiteur de couple incorporé 8, et l'arbre de transmission 18 est ici accouplé
directement en bout de cet arbre de sortie 16 au moyen d'un accouplement 17 de type
conventionnel. Un tel mode d'accouplement directement en bout offre l'avantage d'une
transmission directe du couple moteur, sans passer par des pignons intermédiaires,
et confère une robustesse très satisfaisante.
[0029] Le dispositif motorisé 1 comporte une succession de moyens d'accrochage 2O servant
à suspendre la barre porteuse 5O tout en pouvant faire varier la hauteur de celle-ci.
Conformément à une caractéristique essentielle de l'invention, chaque moyen d'accrochage
2O se compose d'une noix de chaîne montée coaxialement sur l'arbre de transmission
18 et entraînée en rotation par celui-ci, et d'un tronçon de chaîne 21 passant sur
cette noix de chaîne, ledit tronçon étant formé, quelle que soit la hauteur de la
barre porteuse 5O, d'un brin vertical dont l'extrémité libre est accrochée sur la
barre porteuse et d'un brin mort reçu dans un réceptacle associé 24.
[0030] L'arbre de transmission 18 peut être d'une seule pièce sur toute la longueur de la
poutre tridimensionnelle 2, ou encore, comme cela a été représenté ici, réalisé en
une pluralité de tronçons successifs qui se raccordent entre eux au niveau de boîtiers
23 qui sont fixés à la poutre 2, en étant de préférence suspendus à l'intérieur de
celle-ci. Un tel mode de réalisation confère une grande souplesse, dans la mesure
où il est possible d'adapter la longueur de la poutre à l'environnement concerné,
ou encore de transformer la longueur de cette poutre lorsque l'on souhaite démonter
le dispositif pour l'implanter dans une autre salle. En effet, il suffit par exemple
de démonter un tronçon de la poutre et le tronçon correspondant de l'arbre de transmission,
ce qui permet immédiatement de réduire d'autant la longueur de la poutre. D'une façon
générale, ainsi que cela est visible sur la figure 2, la longueur de la poutre sera
légèrement supérieure à celle de la barre porteuse 5O. On distingue encore sur la
figure 2, un capteur 25 fixé sur le boîtier 23 qui est le plus près du moto-réducteur
8, ce capteur de proximité (par exemple de type inductif) permettant de détecter la
présence de l'émerillon de la chaîne, ou en variante d'une butée de fin de course
montée sur la chaîne au-dessus de cet émérillon, lorsque la barre porteuse est remontée
à la hauteur maximale désirée. Ce capteur de proximité est naturellement relié directement
à l'alimentation du moto-réducteur 8. Il est à noter qu'en cas de dépassement de la
course initiale ou de dysfonctionnement de ce capteur de proximité, on aurait un patinage
de l'ensemble motorisé grâce au limiteur de couple incorporé au moto-réducteur frein
8. Il sera également prévu une autre butée de chaîne montée sur l'autre brin de chaîne
(qui est reçu dans le réceptacle précité), cette seconde butée servant à limiter le
niveau bas de la barre suspendue, par coopération soit avec le bord inférieur du boîtier
23 associé, soit avec un capteur de proximité associé. Pour la chaîne des autres boîtiers,
on prévoira de préférence aussi des butées de chaîne, mais la fonction assurée par
ces butées sera alors d'éviter que la chaîne ne s'échappe malencontreusement lors
de l'installation du dispositif.
[0031] L'implantation de la noix de chaîne associée à chaque boîtier 23 sera mieux comprise
en se référant aux figures 3 et 4.
[0032] Sur la figure 3, on constate que l'arbre de transmission 18 est interrompu au niveau
du boîtier 23, la liaison d'accouplement entre les tronçons adjacents étant assurée
par un arbre cannelé 28 traversant ce boîtier, arbre cannelé dont les deux extrémités
sont reçues dans des embouts d'arbre cannelés 27 montés en extrémité des tronçons
adjacents de l'arbre de transmission 18. Sur cet arbre cannelé 28 est enfilée directement
la noix de chaîne associée, notée 29, qui tourillonne à l'intérieur du boîtier 23
grâce à la présence de roulements à billes associés 30. Le boîtier 23 est fixé à la
poutre 2, en étant de préférence suspendu à l'intérieur de celle-ci de façon à préserver
l'intégration des composants dans le volume intérieur de la poutre tridimensionnelle.
En l'espèce, bien que cela ne soit aucunement obligatoire, le boîtier 23 est réalisé
en deux demi-coquilles complémentaires 23.1, 23.2, dont le plan de joint Z coïncide
avec le plan vertical de symétrie de la noix de chaîne 29, ledit boîtier étant suspendu
à la poutre 2 par une tôle centrale 31 précisément agencée au niveau de ce plan de
joint. La tôle 31 est ainsi serrée entre les deux demi-coquilles complémentaires 23.1,
23.2, qui sont boulonnées ensembles, la partie dépassante de la tôle centrale 31 servant
alors à assurer la fixation sur la ou les entretoises concernées 4 de la poutre tridimensionnelle
2. En l'espèce, on a représenté une fixation réalisée par un serrage de la tôle centrale
31 entre deux entretoises 4 raccordées par des boulons associés 32, avec interposition
de rondelles élastiques 33. Un tel agencement est particulièrement intéressant en
l'espèce, car il permet de définir une suspension du boîtier 23 de type pendulaire,
avec un débattement dans la direction de l'arbre de transmission 18 noté X. Cette
suspension de type pendulaire de chacun des boîtiers 23 permet un auto-alignement
des différents tronçons d'arbre de transmission.
[0033] La noix de chaîne 29 est parfaitement protégée à l'intérieur de son boîtier 23, et,
ainsi que cela est mieux visible sur la figure 4, ce boîtier présente deux passages
verticaux 34, de section cruciforme, pour la passage des deux brins du tronçon de
chaîne concerné. Sur la figure 4, on distingue bien le tronçon de chaîne 21 passant
sur la noix de chaîne 29, lequel tronçon est formé, quelle que soit la hauteur de
la barre porteuse 5O, d'un brin vertical 21.1 dont l'extrémité libre est accrochée
sur la barre porteuse 5O par l'émerillon 22, et d'un brin mort 21.2 qui est reçu dans
un réceptacle associé 24 fixé à la poutre 2. En l'espèce, l'accrochage sur la barre
porteuse 5O est assuré par les douilles 53 traversant verticalement cette barre, et
soudées à celle-ci, dans lesquelles passe la tige filetée 55 d'un boulon, serrée par
des écrous 54, et dont la tête est reçue à l'intérieur de l'émerillon 22. Le réceptacle
de chaîne 24 est par exemple fixé par une bande métallique 37 à la poutre 2, et il
sera réalisé en une matière souple, par exemple de la toile plastifiée résistante.
De cette façon, lors de la remontée de la barre porteuse, le brin mort 21.2 de chaque
tronçon de chaîne 21 est reçu progressivement dans son réceptacle associé 24.
[0034] On distingue également un bord inférieur d'appui 35 du boîtier 23, défini par le
bord inférieur de chacune des deux demi-coquilles constitutives 23.1, 23.2, lequel
bord coopère avec une butée de chaîne 26 fixée par un boulon associé 36 en cas de
descente maximale de la barre porteuse 50. Pour la remontée maximale de cette barre
porteuse, on peut utiliser un capteur de proximité du type précédemment décrit, ou
encore prévoir une butée de chaîne sur le brin d'accrochage 21.1 qui coopère alors
avec le bord inférieur d'appui 35 lorsque la position haute maximale de la barre porteuse
50 est atteinte.
[0035] Le dispositif selon l'invention procure un très grand nombre d'avantages, dont les
plus importants vont être notés ci-après.
[0036] La poutre tridimensionnelle et auto-portante 2 est tout d'abord à la fois peu encombrante,
et l'intégration des divers composants du dispositif motorisé, et en particulier le
moto-réducteur frein à limiteur de couple incorporé, ne vient aucunement interférer
avec la compacité d'ensemble.
[0037] Il va de soi que la poutre horizontale tridimensionnelle 2 pourra en variante faire
partie d'une structure porteuse plus complexe, en forme de U, de T, ou encore de L.
On pourra dans le cas de telles variantes prévoir de disposer l'ensemble de moto-réducteur
à un autre emplacement de la structure en U, en T, ou en L, plutôt qu'en extrémité
de la poutre horizontale à laquelle est suspendue la barre porteuse. Dans ce cas,
il suffira d'utiliser des renvois d'angle pour transmettre le mouvement de rotation
à l'arbre de transmission s'étendant horizontalement dans l'espace central de la poutre
tridimensionnelle auto-portante 2.
[0038] Le fait d'utiliser des tronçons de chaîne, et des petits diamètres conférés par les
noix de chaîne associées, permet d'avoir un couple de levage à la fois constant et
élevé, ainsi qu'une vitesse constante (tout en pouvant naturellement être modifiée
grâce à un dispositif électronique approprié, tel qu'un variateur de fréquence agissant
sur le moteur) de déplacement de la barre porteuse, tant pour sa remontée que pour
sa descente.
[0039] Cette suspension par chaîne est également avantageuse dans la mesure où il suffit
de changer la longueur des tronçons de chaîne pour s'adapter à une hauteur différente
de suspension de la barre porteuse. Il convient alors de noter que, quelle que soit
la hauteur de levage de la barre porteuse, la section de la poutre reste la même.
Les tronçons de chaîne étant de toute façon de même longueur, ces chaînes n'entraînent
aucune différence de niveau de la barre porteuse, et ce quelle que soit la hauteur
de celle-ci, ce qui garantit en permanence une parfaite horizontalité de cette barre
porteuse.
[0040] Aucun emmêlement n'est à craindre par rapport aux systèmes à câbles ou à sangles,
même si une charge est accrochée ponctuellement à l'endroit d'une seule chaîne. Ceci
permet donc de supprimer tout réglage de remise à niveau de la barre porteuse, lequel
réglage était par exemple indispensable avec les systèmes connus à sangles.
[0041] Après le décrochage de la barre porteuse, les tronçons de chaîne peuvent totalement
disparaître dans les fourreaux d'un faux plafond. Il est également possible de diriger
un ou plusieurs tronçons de chaînes dans un réceptacle, pour utilisation d'un seul
tronçon de chaîne du dispositif, ce qui permet par exemple d'adapter le dispositif
de l'invention au levage d'un ensemble particulier tel qu'un lustre.
[0042] Ainsi que cela a été dit plus haut, l'agencement de la poutre tridimensionnelle et
auto-portante, avec son arbre de transmission intérieur réalisé en plusieurs tronçons
mis bout à bout, permet d'obtenir une longueur variable, ce qui confère une grande
souplesse d'installation.
[0043] La rigidité conférée par la poutre tridimensionnelle et auto-portante réduit considérablement
le nombre de suspensions pour la fixation dans les cintres ou les charpentes de la
salle, et évite la mise en place de structures primaires coûteuses et encombrantes.
[0044] Il est par ailleurs possible de prévoir un déplacement du dispositif dans un plan
horizontal, perpendiculairement à la direction principale de la poutre. On a ainsi
représenté une telle variante sur la figure 2, sur laquelle on constate que la poutre
2 est elle-même suspendue par des galets ou roulettes 32, par exemple fixés en partie
haute de tôles 31 serrées entre deux entretoises adjacentes 4, à des rails 33 suspendus
par des tiges filetées 34, lesquels rails s'étendent perpendiculairement à la direction
principale de la poutre, ce qui permet de déplacer le décor correspondant perpendiculairement
à son plan. Un tel système est particulièrement intéressant lorsqu'un grand nombre
de dispositifs sont accolés, c'est-à-dire pour de grandes salles de théâtre ou de
concert.
[0045] On va maintenant décrire une variante de réalisation du dispositif qui vient d'être
décrit, en se référant aux figures 5 à 9. Dans cette variante, on retrouve un grand
nombre d'organes déjà décrits, lesquels sont affectés des mêmes références et ne seront
pas à nouveau décrits.
[0046] Le dispositif illustré aux figures 5 à 9 est tout d'abord remarquable en ce que la
poutre 2 est réalisée sous la forme de tronçons mis bout à bout (ici au nombre de
deux), dont un premier tronçon 2.1 incorporant l'ensemble moto-réducteur 8 avec son
bloc de commande 9 et un boîtier 23, et au moins un (ici un) tronçon supplémentaire
2.2 incorporant un ou deux boîtiers 23. Ceci permet d'avoir un tronçon "motorisé"
qui est aisément portable et maniable, dont la longueur est par exemple de 1,30 m
ou 1,80 m.
[0047] Par ailleurs, le dispositif 1 se différencie du précédent par le mode d'accrochage
des boîtiers suspendus à la poutre, et par le mode d'exécution du réceptacle de chaîne
associé.
[0048] On constate ainsi la présence, au niveau de chaque boîtier 23, d'un étrier en U 6O
soudé à la poutre 2, dont les ailes 61 permettent d'enfiler deux goujons lisses 62
munis à leurs extrémités de gorges 64 associées à une bague de verrouillage. En l'espèce,
chaque demi-coquille 23.1, 23.2 formant le boîtier 23, ainsi que la tôle centrale
31 agencée au niveau du plan de joint, est accrochée sur ces goujons 62. Cependant
les demi-coquilles sont garnies d'un manchon élastique respectif 63.1, 63.2, autorisant
un léger débattement pendulaire pour le boîtier. On obtient ainsi une suspension à
la fois robuste et souple. En outre, les deux demi-coquilles 23.1, 23.2 supportent
inférieurement un carter 65, fixé par des boulons 66, en partie inférieure duquel
est accroché le réceptacle de chaîne 24. Le carter 65 présente, pour le passage du
brin frontal 21.1, un renfoncement 67. Le réceptacle est ainsi fixé, au niveau d'un
bord formant ceinture 37, au carter 65, lequel est de préférence en appui par un bord
inférieur 75 sur une membrure horizontale 3 de la poutre 2, de façon à mieux supporter
le poids de la chaîne en position haute de la barre porteuse 5O.
[0049] Sur la figure 9, on a en outre illustré un équipement qui sera de préférence prévu
sur le premier boîtier du tronçon motorisé. La tôle centrale 31 présente deux oreilles
31.1 et 31.2 saillant du boîtier, servant à accrocher sur chacune un capteur 68.1,
68.2 présentant un bouton de contact 69.1, 69.2 tourné vers le bas. Un bloc 71 solidaire
du boîtier 23 porte en outre une double plaquette 70.1, 70.2 munie d'une ouverture
respective 72.1, 72.2 pour le passage de la chaîne 21. Des butées de chaîne 26.1,
26.2 coopèrent avec ces capteurs, ici par l'intermédiaire de la plaquette fléchissante
70.1, 70.2, respectivement en position haute et en position basse de la barre porteuse
50.
[0050] Les capteurs 68.1, 68.2 permettent, lorsqu'ils sont actionnés par la butée de chaîne
associée 26.1, 26.2, de commander la coupure du moteur d'entraînement ou du bloc de
commande associé, ce qui constitue une sécurité très fiable.
[0051] L'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui vient d'être décrit, mais
englobe au contraire toute variante reprenant, avec des moyens équivalents, les caractéristiques
essentielles énoncées plus haut.
1. Dispositif motorisé de manutention de décors suspendus ou analogues accrochés sur
une barre porteuse horizontale, caractérisé en ce qu'il comporte :
- une poutre horizontale tridimensionnelle et auto-portante (2), délimitant sur toute
sa longueur utile un espace central (6) ;
- un ensemble moto-réducteur (8) monté à une extrémité de la poutre, et dont l'arbre
de sortie (17) est accouplé à un arbre de transmission (18) s'étendant horizontalement
dans ledit espace central ;
- une succession de moyens d'accrochage (20) servant à suspendre la barre porteuse
(50) tout en pouvant faire varier la hauteur de celle-ci, chaque moyen d'accrochage
(20) se composant d'une noix de chaîne (29) montée coaxialement sur l'arbre de transmission
(18) et entraînée en rotation par celui-ci, et d'un tronçon de chaîne (21) passant
sur la noix de chaîne (29), ledit tronçon étant formé, quelle que soit la hauteur
de la barre porteuse (5O), d'un brin vertical (21.1) dont l'extrémité libre est accrochée
sur la barre porteuse (50), et d'un brin mort (21.2) reçu dans un réceptacle associé
(24).
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la poutre (2) est contreventée
et entretoisée, et sa longueur est légèrement supérieure à celle de la barre porteuse
(50).
3. Dispositif selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que l'ensemble
moto-réducteur (8) est un moto-réducteur frein à fonctionnement électrique et à limiteur
de couple incorporé, ce moto-réducteur frein étant logé dans l'espace central (6)
de la poutre (2) de façon à être intégré dans le volume de celle-ci.
4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'arbre de transmission
(18) est accouplé directement en bout de l'arbre de sortie (16) du moto-réducteur
frein (8).
5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que chaque moyen
d'accrochage (20) comporte un boîtier (23) dans lequel tourillonne la noix de chaîne
associée (29), ledit boîtier étant fixé à la poutre (2), en étant de préférence suspendu
à l'intérieur de celle-ci.
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le boîtier (23) est réalisé
en deux demi-coquilles complémentaires (23.1, 23.2) dont le plan de joint (Z) coïncide
avec le plan vertical de symétrie de la noix de chaîne (29).
7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le boîtier (23) est suspendu
à la poutre (2) par une tôle centrale (31) agencée au niveau du plan de joint (Z),
et la fixation de cette tôle centrale (31) est de type pendulaire, avec un débattement
dans la direction de l'arbre de transmission (18).
8. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le boîtier (23) est suspendu,
par l'intermédiaire de moyens élastiques (63.1, 63.2), à un étrier (6O) solidaire
de la poutre (2) et auquel est également suspendue une tôle centrale (31) agencée
au niveau du plan de joint (Z).
9. Dispositif selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que les deux demi-coquilles
(23.1, 23.2) formant le boîtier (23) définissent un bord inférieur d'appui (35) avec
lequel coopère l'une ou l'autre de deux butées de chaîne (26.1, 26.2) servant à délimiter
la plage de variation de la hauteur de levage de la barre porteuse (50).
10. Dispositif selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que le boîtier
(23) ou la tôle centrale (31) qui lui est associée porte deux capteurs (68.1, 68.2)
avec lesquels coopère, directement ou par l'intermédiaire d'une plaquette fléchissante
(70.1, 70.2) solidaire dudit boîtier, l'une ou l'autre de deux butées de chaîne (26.1,
26.2) servant à délimiter la plage de variation de la hauteur de levage de la barre
porteuse (50).
11. Dispositif selon l'une des revendications 6 à 10, caractérisé en ce que les deux demi-coquilles
(23.1, 23.2) formant le boîtier (23) supportent inférieurement un carter (65) sur
lequel est accroché le réceptacle de chaîne (24).
12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que le carter (65) est en
appui par un bord inférieur (75) sur une membrure horizontale (3) de la poutre (2).
13. Dispositif selon l'une des revendications 5 à 12, caractérisé en ce que l'arbre de
transmission (18) est interrompu au niveau de chaque boîtier (23), la liaison d'accouplement
entre les tronçons adjacents étant assurée par un arbre cannelé (28) traversant le
boîtier (23), la noix de chaîne associée (29) étant enfilée directement sur cet arbre
cannelé (28).
14. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que la poutre (2) est réalisée
sous la forme de tronçons mis bout à bout, dont un premier tronçon (2.1) incorporant
l'ensemble moto-réducteur (8) et un premier boîtier (13), et au moins un tronçon supplémentaire
(2.2) incorporant un ou deux boîtiers (13).
15. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que la poutre
(2) est elle-même suspendue par des galets ou roulettes (32) à des rails (33) qui
s'étendent perpendiculairement à la direction principale de ladite poutre, de façon
à pouvoir déplacer le décor ou matériel suspendu perpendiculairement à son plan.