[0001] La présente invention concerne un dispositif de pulvérisation d'un liquide, notamment
d'un liquide à haute viscosité, à l'aide d'au moins un gaz auxiliaire.
[0002] Le dispositif selon l'invention a été particulièrement étudié pour la pulvérisation
de combustibles en vue de leur combustion, mais, bien évidemment, il peut être utilisé
pour la pulvérisation de liquides en vue d'autres applications.
[0003] Il sera fait référence ci-après, pour situer le problème posé, à la combustion de
produits provenant du raffinage du pétrole brut, notamment de fuels, mais la solution
apportée par l'invention peut être utilisée pour résoudre des problèmes équivalents,
comme il le sera expliqué dans la suite de la présente description.
[0004] Le raffinage du pétrole brut produit, à l'heure actuelle, des produits lourds, de
plus en plus visqueux, provenant d'unités de conversion.
[0005] Pour obtenir une bonne combustion de ces produits lourds, il est nécessaire qu'ils
soient pulvérisés en fines gouttelettes, dont le diamètre soit assez petit, de l'ordre
de 100 millièmes de millimètre. On estime que, pour obtenir cette taille de gouttelettes,
il est nécessaire que la viscosité du produit soit ramenée à moins de 20 mm
2/s, à la température de pulvérisation. Pour des produits dont la viscosité à 100°C
est de 4000 mm
2/s, il est nécessaire d'employer des températures de pulvérisation de 200°C à 230°C,
de façon à ramener la viscosité du produit à environ 20 mm
2/s et à réaliser une bonne pulvérisation par les moyens de pulvérisation habituels.
[0006] Si l'on ne veut pas avoir recours à des températures trop élevées, économiquement
peu intéressantes, on est obligé de fluxer (diluer) en partie les produits lourds
visqueux par des distillats moyens, dont l'industrie du raffinage est déficitaire,
et donc d'augmenter la production de fuels lourds, dont le raffinage est excédentaire.
[0007] Si on essaie d'utiliser les procédés habituels de pulvérisation à des températures
plus faibles sans fluxer le combustible, on est amené à employer ce combustible à
des viscosités plus élevées, mais la pulvérisation mécanique nécessite alors des pressions
élevées, de l'ordre de 2.107 pascals, à 200°C, pour un produit d'une viscosité de
400 mm
2/s à 200°C, ce qui, naturellement, est un inconvénient.
[0008] Dans sa demande de brevet français FR-A-2 662 377, la Demanderesse a déjà proposé
de pulvériser des combustibles visqueux à des viscosités plus élevées que celles généralement
mise en oeuvre et donc à des températures plus faibles, en élaborant, dans le dispositif
de pulvérisation, un film de fluide visqueux, qui est ensuite pulvérisé en fines gouttelettes
à l'aide de deux flux de fluides gazeux.
[0009] Ce procédé antérieur comprend la mise en oeuvre :
- d'un flux annulaire dudit liquide,
- d'un flux annulaire d'un gaz primaire,
- d'un flux annulaire d'un gaz secondaire, identique ou non au précédent,
et il consiste:
a) à conduire le flux de liquide à l'intérieur dudit flux de gaz primaire dans le
sens d'écoulement de celui-ci,
b) à réaliser un film mince annulaire de liquide, en conduisant les flux coaxiaux
de liquide et de gaz primaire sur la périphérie d'un anneau dont l'une des extrémités
libres est conformée en forme d'arête,
c) à pulvériser le liquide à l'extrémité de ladite arête par l'action combinée dudit
flux de gaz primaire et du flux de gaz secondaire s'écoulant à l'intérieur de l'anneau
dans le même sens que ledit flux de liquide et ledit flux de gaz primaire.
[0010] Selon la demande de brevet précitée, ce procédé est caractérisé en ce que le rapport
de la masse totale de gaz par rapport à la masse totale liquide est inférieur à 0,5.
Les vitesses des flux de gaz primaire et secondaire sont soniques à la hauteur de
l'arête.
[0011] Dans cette demande de brevet, sont également décrits un dispositif de pulvérisation
mettant en oeuvre ce procédé et l'utilisation de ce dispositif et de ce procédé pour
la pulvérisation de combustibles liquides, notamment de combustibles lourds et visqueux,
en vue de leur combustion. Les gaz utilisés peuvent être de l'air, de la vapeur d'eau,
du gaz de raffinerie, dans le cas de la combustion d'un fuel, ou de la vapeur d'eau,
dans le cas d'une pulvérisation préalable dudit fuel.
[0012] En poursuivant ses travaux sur ce type de procédé et de dispositif, la Demanderesse
a ensuite établi qu'un moyen simple et facile à mettre en oeuvre pour obtenir une
répartition homogène des gouttelettes de liquide, sans altérer la qualité de la dispersion
réalisée par ces dispositifs à nappe annulaire de liquide, consiste à placer au moins
un obstacle en travers d'une partie de la nappe de liquide, cet obstacle ayant pour
effet de déchirer localement cette nappe et d'y créer une discontinuité, qui modifie
la trajectoire des gouttelettes.
[0013] Cette technique a fait l'objet de sa demande de brevet français FR-A-2 692 502.
[0014] De tels procédés et dispositifs de pulvérisation avec formation d'un préfilm présentent
toutefois l'inconvénient que l'espace annulaire utilisé pour réaliser le flux annulaire
de liquide a habituellement, perpendiculairement à la direction de déplacement du
liquide, une dimension réduite, la plupart du temps largement inférieure à 1 mm, ce
qui entraîne de sérieux risques de bouchage par des particules en suspension dans
le liquide.
[0015] Pour pouvoir supprimer ou limiter ces risques de bouchage, il est préférable que
les espaces annulaires dans lesquels circulent aussi bien le liquide que les gaz auxiliaires
aient une dimension transversale minimum au moins égale à un millimètre.
[0016] Avec un tel choix de dimensions, la Demanderesse a établi qu'il est possible d'utiliser
non plus des injecteurs avec formation d'un préfilm, mais des systèmes utilisant des
conduits, tant pour la circulation du liquide à pulvériser que pour le passage du
ou des gaz auxiliaires, l'emploi de conduits facilitant la réalisation de l'injecteur.
[0017] On connaît également, par US-A-4 846 402 (cf. préambule de la revendication 1), un
dispositif de pulvérisation d'un liquide contenant des particules solides en suspension.
Ce dispositif comprend une pluralité de conduits d'arrivée de liquide, dont les parois
sont percées de séries de trous et qui traversent une chambre annulaire, dans laquelle
est admis par un conduit un gaz sous pression, qui pénètre ainsi graduellement dans
les conduits de liquide par les différents trous, le mélange de gaz et de liquide
étant finalement atomisé par un orifice à l'extrémité des conduits.
[0018] Le but de l'invention est de proposer un dispositif de pulvérisation d'un liquide,
notamment d'un liquide à haute viscosité, à l'aide d'au moins un gaz auxiliaire, dans
lequel les risques de bouchage des conduits soient réduits.
[0019] A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif de pulvérisation d'un liquide,
notamment d'un liquide à haute viscosité, à l'aide d'au moins un gaz auxiliaire sous
pression, ce dispositif comprenant une pluralité de premiers conduits alimentés en
liquide à pulvériser, ces premiers conduits comprenant chacun un orifice de pulvérisation,
et au moins deux seconds conduits connectés à une source de gaz auxiliaire sous pression,
ces deux seconds conduits débouchant latéralement dans le premier conduit, ce dispositif
étant caractérisé en ce que les seconds conduits sont disposés obliquement par rapport
à l'axe du premier conduit et débouchent dans celui-ci en des emplacements disposés
sensiblement dans un même plan perpendiculaire à l'axe du premier conduit, à proximité
immédiate de l'orifice de pulvérisation.
[0020] Le gaz auxiliaire pourra avantageusement être de l'azote, de la vapeur d'eau, de
l'air ou un gaz combustible.
[0021] Les seconds conduits convergeront vers un même point de l'axe de chaque premier conduit
et seront disposés obliquement par rapport à ce premier conduit.
[0022] De préférence, les axes des deux seconds conduits feront avec l'axe du premier conduit
des angles sensiblement égaux, par exemple, à 45°,
[0023] Comme indiqué ci-dessus, afin de limiter les risques de bouchage, les premiers et
les seconds conduits auront une dimension transversale de préférence au moins égale
à 1 mm.
[0024] Comme on le verra ci-après, dans la description de deux formes de mise en oeuvre
de l'invention, le dispositif conforme à l'invention comprendra avantageusement une
tête comportant une pluralité de premiers conduits, dont les orifices de pulvérisation
sont régulièrement répartis sur la tête du dispositif suivant une couronne circulaire
ou suivant deux couronnes circulaires coaxiales.
[0025] De préférence, les différents premiers conduits du dispositif seront alimentés en
liquide à pulvériser à partir d'une unique première canalisation d'alimentation, tandis
que les différents seconds conduits seront alimentés en gaz sous pression à partir
d'une unique seconde canalisation d'alimentation, par exemple à section annulaire
et concentrique à la première canalisation. Bien entendu, on pourra aussi utiliser
deux canalisations distinctes.
[0026] Dans la description détaillée de ces formes de réalisation du dispositif conforme
à l'invention qui va suivre, on se réfèrera aux dessins annexés,dans lesquels :
La figure 1 est une vue en coupe axiale d'une première forme de réalisation du dispositif,
suivant la ligne I-I de la figure 2 ;
La figure 2 est une vue de bout du dispositif suivant la flèche F de la figure 1 ;
La figure 3 est une vue de détail illustrant un exemple de raccordement des premiers
et seconds conduits du dispositif, qui n'entre pas dans le cadre de l'invention ;
Les figures 4 et 5 sont des vues analogues à celles des figures 1 et 2 d'une seconde
forme de réalisation d'un dispositif conforme à l'invention.
[0027] On se réfèrera d'abord aux figures 1 à 3.
[0028] Le dispositif représenté comprend une tête de pulvérisation 1, rendue solidaire d'une
canalisation cylindrique 2 par un collier 3, vissé sur la canalisation 2. Dans la
canalisation 2, coaxialement à celle-ci, est disposée une canalisation 4 d'alimentation
en liquide à haute viscosité à pulvériser, tandis que le gaz auxiliaire sous pression
utilisé pour la pulvérisation circule dans l'espace 5 séparant les canalisations 2
et 4.
[0029] Dans un but de simplification, la tête 1 a été représentée réalisée en une seule
pièce. Il est évident que, pour des raisons d'usinage, il faut qu'elle le soit en
plusieurs pièces. Cet usinage est naturellement à la portée de l'homme de l'art.
[0030] Dans la partie de la tête 1 au contact du tube 2 sont prévus, parallèlement à l'axe
de la canalisation 4, d'une part, des conduits 9, communiquant avec l'espace 5 et
alimentés par conséquent en gaz auxiliaire, d'autre part, des conduits 10, qui communiquent
avec la canalisation 4 d'amenée du liquide à pulvériser.
[0031] Les conduits 10 communiquent à leur autre extrémité, par l'intermédiaire d'une chambre
torique 10', avec des conduits 11, inclinés par rapport à l'axe de la tête et débouchant
à l'extérieur de celle-ci suivant des orifices 12 de pulvérisation du liquide alimentant
ces conduits 11.
[0032] Dans les conduits 11, à proximité immédiate des orifices 12, débouchent latéralement
deux conduits 13 et 14, alimentés en gaz auxiliaire à partir des conduits 9. Les conduits
13 communiquent avec les conduits 9, par l'intermédiaire d'une chambre torique 9'
tandis que les conduits 14 sont raccordés à un conduit axial 15, communiquant par
des conduits 16, inclinés pr rapport à l'axe, avec les conduits 9.
[0033] Le liquide emprunte donc successivement le tube 4, les conduits 10 et les conduits
11, tandis que le gaz auxiliaire circule successivement dans l'espace annulaire 5,
les conduits 7 et 9, puis par les conduits 13 ou par les conduits 16, 15 et 14.
[0034] Comme on le voit sur la figure 3, les conduits 13 et 14 seront disposés obliquement
par rapport au conduit 11, en faisant avec celui-ci des angles α
1 et α
2 pouvant être égaux et de l'ordre de 45°. Les conduits 13 et 14 convergeront en direction
d'un même point de l'axe du conduit 11. En revanche, un décalage des emplacements
de raccordement des conduits 13 et 14 au conduit 11, tel que représenté sur la figure
3, n'entre pas dans le cadre de l'invention.
[0035] Les figures 4 et 5 illustrent une autre forme de réalisation, du dispositif conforme
à l'invention. Sur ces figures, les organes déjà décrits sont désignés par les mêmes
chiffres de référence que sur les figures 1 à 3.
[0036] Dans cette réalisation, les orifices de pulvérisation des conduits 11 ne sont pas
répartis régulièrement suivant une unique couronne circulaire sur la tête du dispositif,
mais suivant deux couronnes coaxiales, les orifices 12, au nombre de quatre dans le
cas du dispositif représenté, étant décalés angulairement de 45° par rapport aux orifices
12'. Les orifices 12' sont associés à des conduits 11', 13' et 14', disposés de façon
analogue aux conduits 11, 13 et 14 et qui ont la même fonction.
[0037] Les diamètres et les dimensions des conduits 11, 13 et 14 peuvent être différents
de ceux de leurs homologues 11', 13' et 14', de même que les angles que font avec
l'axe du dispositif les axes des orifices d'injection.
[0038] Les exemples qui suivent illustrent des applications des dispositifs décrits ci-dessus
à la pulvérisation d'un liquide à forte viscosité, à savoir de l'huile.
EXEMPLE 1
[0039] Le dispositif utilisé est du type représenté sur les figures 1 à 3. Il présente les
caractéristiques suivantes :
- nombre de conduits 11 et d'orifices 12 de pulvérisation : 6,
- diamètre des conduits 11 : 1,7 mm,
- diamètre des conduits 13 et 14 : 1,7 mm,
- angles α1 et α2 : 45°,
- décalage entre les points de raccordement au conduit 11 des conduits 13 et 14 : 0,
- distance de ces points de raccordement à l'orifice 12 : 2 mm.
[0040] Les conditions des essais sont les suivantes :
Huile
[0041]
- débit de l'huile : 33 kg/h, par orifice de pulvérisation,
- pression de l'huile : 9,5. 10 pascals,
- viscosité de l'huile : 200 mm2/s à 20°c.
- fluide auxiliaire : azote,
- pression du fluide auxiliaire : 6,5. 10 pascals,
- taux massique de l'azote par rapport à l'huile : 30 % massique.
[0042] Avec ce liquide à haute viscosité et dans les conditions indiquées ci-dessus, le
diamètre moyen SAUTER des gouttelettes à la sortie du dispositif est de 35 microns,
90 % des gouttelettes ayant un diamètre inférieur à 120 microns et 99 % d'entre elles
ayant un diamètre inférieur à 290 microns.
EXEMPLE 2
[0043] Le dispositif utilisé est du type représenté sur les figures 3 et 4. Il présente
les caractéristiques suivantes :
- nombre de conduits 11 et 11' et d'orifices 12 et 12' de pulvérisation : 8,
- diamètre des conduits 11 : 1,7 mm
- diamètre des conduits 13 et 14 : 1,7 mm,
- angles α1 et α2 : 45°,
- décalage entre les points de raccordement au conduit 11 des conduits 13 et 14 : 0,
- distance de ces points de raccordement à l'orifice 12 : 2 mm,
- angle γ des conduits 12 par rapport à l'axe de l'injecteur : 30°,
- diamètre des conduits 11' : 2,0 mm
- diamètre des conduits 13' et 14': 2,0 mm
- angles α1 ,α2 : 45°,
- décalage entre les points de raccordement aux conduits 11' des conduits 13' et 14'
: 0,
- distance de ces points de raccordement à l'orifice 12' : 2 mm,
- angle δ des conduits 12' par rapport à l'axe de l'injecteur : 20°.
[0044] Les conditions d'essais sont les suivantes :
Huile
[0045]
- débit de l'huile : * 33kg/h par orifice 12,
* 45kg/h par orifice 12',
- pression de l'huile : 9,5. 105 pascals,
- viscosité de l'huile : 200. 10-6 m2/s (200 mm2/s) à 20°C,
- fluide auxiliaire : azote,
- pression du fluide auxiliaire ; 6,5. 105 pascals,
- taux massique de l'azote par rapport à l'huile : 30 % massique.
[0046] Dans de telles conditions, le diamètre moyen des gouttelettes à la sortie du dispositif
est à nouveau de 35 microns, 90 % des gouttelettes ayant un diamètre inférieur à 120
microns et 99 % d'entre elles ayant un diamètre inférieur à 290 microns.
[0047] Ces essais mettent en évidence l'efficacité du procédé et du dispositif conforme
à l'invention, lorsqu'on les applique à la pulvérisation de liquides à viscosité élevée,
tels que ceux utilisés comme combustibles.
1. Dispositif de pulvérisation d'un liquide, notamment d'un liquide à haute viscosité,
à l'aide d'au moins un gaz auxiliaire sous pression, ce dispositif comprenant une
pluralité de premiers conduits (11) alimentés en liquide à pulvériser, ces premiers
conduits comprenant chacun un orifice de pulvérisation (12), et au moins deux seconds
conduits (13, 14) connectés à une source de gaz auxiliaire sous pression, ces deux
seconds conduits (13, 14) débouchant latéralement dans le premier conduit (12), ce
dispositif étant caractérisé en ce que les seconds conduits (13, 14) sont disposés
obliquement par rapport à l'axe du premier conduit (11) et débouchent dans celui-ci
en des emplacements disposés sensiblement dans un même plan perpendiculaire à l'axe
du premier conduit (11), à proximité immédiate de l'orifice de pulvérisation (12).
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les seconds conduits (13,
14) font un angle d'environ 45° avec l'axe du premier conduit (11).
3. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les seconds
conduits (13, 14) débouchent dans le premier conduit à environ 2 mm de l'orifice de
pulvérisation (12).
4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que
les seconds conduits (13, 14) ont une dimension transversale sensiblement égale ou
supérieure à la dimension transversale des premiers conduits (11).
5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le premier
conduit (11) et les seconds conduits (13, 14) ont une dimension transversale au moins
égale à 1 mm, par exemple sensiblement égal à 1,7 mm.
6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé en ce qu'il
comporte une tête (1) comprenant au moins deux ensembles de premiers conduits (11)
et (11') dont les orifices de pulvérisation (12) et (12') sont disposés régulièrement
suivant au moins deux couronnes circulaires coaxiales.
1. A device for atomising a liquid, in particular a high viscosity liquid, by way of
at least one auxiliary gas under pressure, said device comprising a plurality of first
ducts (11) supplied with liquid to be atomised, said first ducts each comprising an
atomising opening (12) and at least two second ducts (13,14) connected to a supply
of auxiliary gas under pressure, said two second ducts (13,14) discharging laterally
into the first duct (12) [sic], said device being characterised in that the second
ducts (13,14) are arranged obliquely in relation to the axis of the first duct (11)
and discharge into the latter at locations disposed substantially in the same plane
perpendicular to the axis of the first duct (11), in the immediate vicinity of the
atomising opening (12).
2. A device according to claim 1, characterised in that the second ducts (13,14) form
an angle of approximately 45° to the axis of the first duct (11).
3. A device according to either of claims 1 and 2, characterised in that the second ducts
(13,14) discharge into the first duct at approximately 2 mm from the atomising opening
(12).
4. A device according to any one of claims 1 to 3, characterised in that the second ducts
(13,14) have a transverse dimension which is substantially equal to or greater than
the transverse dimension of the first ducts (11).
5. A device according to any one of claims 1 to 4, characterised in that the first duct
(11) and the second ducts (13,14) have a transverse dimension which is at least equal
to 1 mm, for example substantially equal to 1.7 mm.
6. A device according to any one of claims 2 to 5, characterised in that it includes
a head (1) comprising at least two sets of first ducts (11) and (11'), the atomising
openings (12) and (12') of which are disposed regularly along at least two coaxial
circular rings.
1. Vorrichtung zur Zerstäubung einer Flüssigkeit, insbesondere einer hochviskosen Flüssigkeit,
mittels mindestens eines unter Druck stehenden Hilfsgases, welche mehrere mit zu zerstäubender
Flüssigkeit beaufschlagte erste Kanäle (11) mit je einer Zerstäubungsmündung (12)
und mindestens zwei zweite Kanäle (13,14) aufweist, die mit einer Quelle von unter
Druck stehendem Hilfsgas verbunden sind und seitlich in den ersten Kanal (11) münden,
dadurch gekennzeichnet, daß die zweiten Kanäle (13,14) schräg zur Achse des ersten
Kanals (11) angeordnet sind und in denselben an Stellen münden, welche im wesentlichen
in derselben zur Achse des ersten Kanals (11) senkrechten Ebene in unmittelbarer Nähe
der Zerstäubungsmündung (12) angeordnet sind.
2. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die zweiten Kanäle (13,14)
mit der Achse des ersten Kanals (11) einen Winkel von etwa 45° einschließen.
3. Vorrichtung nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß die zweiten Kanäle
(13,14) in den ersten Kanal (11) etwa 2 mm von der Zerstäubungsmündung (12) münden.
4. Vorrichtung nach Anspruch 1, 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet, daß die zweiten Kanäle
(13,14) eine Querabmessung aufweisen, welche im wesentlichen gleich der Querabmessung
der ersten Kanäle (11) oder größer als die Querabmessung der ersten Kanäle (11) ist.
5. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß der erste
Kanal (11) und die zweiten Kanäle (13,14) eine Querabmessung aufweisen, welche mindestens
gleich 1 mm ist, beispielsweise im wesentlichen gleich 1,7 mm ist.
6. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 2 bis 8, gekennzeichnet durch einen Kopf (1),
welcher mindestens zwei Gruppen erster Kanäle (11 bzw. 11') aufweist, deren Zerstäubungsmündungen
(12 bzw. 12') gleichmäßig gemäß mindestens zwei koaxialen kreisförmigen Kränzen angeordnet
sind.