[0001] L'invention concerne les supports portatifs tels que les cartes à mémoire de masse
ou les cartes à puce de type carte de crédit. Elle s'applique notamment aux microordinateurs.
[0002] Les cartes à mémoire de masse amovibles ont fait leur apparition récemment comme
accessoires des ordinateurs personnels ou microordinateurs, surtout pour les ordinateurs
portables. Elles pourraient remplacer dans l'avenir les disquettes et autres moyens
de stockage de masse de type magnétique. Elles peuvent servir de mémoire de masse
d'aussi grande capacité que les disquettes magnétiques (ordre de grandeur : le million
d'octets) ; leur encombrement n'est pas plus grand puisqu'elles ont le format carte
de crédit avec une épaisseur de 3 à 5 millimètres, et elles sont beaucoup plus rapides
d'accès (plusieurs milliers de fois plus rapides).
[0003] Elles peuvent même servir de mémoire vive de programme directement exécutable par
l'ordinateur personnel. Dans ce cas, contrairement aux mémoires de masse magnétiques,
elles n'ont pas à être chargées dans la mémoire vive (RAM) du PC pour être exécutées
ensuite. Les programmes qu'elle contient sont exécutables directement par l'ordinateur
personnel.
[0004] Les cartes à mémoire de masse, parfois appelées encore PC-cards, comportent plusieurs
puces de mémoire et un connecteur en bout de carte (connecteur femelle de 68 broches
selon la norme PCMCIA de "Personal Computer Memory Card International Association"
1030B East Duane Avenue, Sunnyvale, California). La carte est enfichable dans un connecteur
correspondant (mâle de l'ordinateur). Les connexions sont telles que la mémoire puisse
être adressée par un port d'entrée-sortie parallèle du PC, comme si la mémoire était
une mémoire de masse magnétique, c'est-à-dire comme si elle était une extension de
mémoire vive de l'ordinateur.
[0005] Ces cartes enfichables, outre leur fonction de mémoire, peuvent offrir des fonctionnalités
supplémentaires, comme par exemple des fonctions de communication. D'autres, qualifiées
d'intelligentes, comportent un microprocesseur capable d'exécuter lui-même des programmes
contenus en mémoire RAM de la carte. Il est aussi prévu, dans le cas de ces cartes
intelligentes, que l'ordinateur puisse charger directement dans une mémoire de la
carte des fichiers directement exécutables par le microprocesseur.
[0006] L'espace mémoire de ces cartes à mémoire à connecteur en bout est formaté de la même
manière que les disquettes magnétiques, selon le système d'exploitation associé au
microordinateur. Dans un exemple où le système d'exploitation est le système DOS (Disc
Operating system) bien connu, l'espace mémoire est ainsi divisé en secteurs ou segments.
Et cet espace mémoire est adressé comme celui d'une disquette magnétique : à titre
d'exemple l'accès en lecture du 5ème secteur se fait en activant l'interruption DOS
de lecture associé, avec comme arguments ce numéro de secteur et le nombre d'octets
à lire.
[0007] Il est aussi possible d'utiliser des registres de commande d'un microordinateur pour
effectuer des accès. On se reportera éventuellement au document "PMCIA Socket Services
Interface Specification" diffusé par "Personal Computer Memory Card International
Association" déjà cité.
[0008] Un protocole de communication entre ces cartes et un programme applicatif d'un microordinateur
permet au microordinateur d'accéder à l'espace mémoire PCMCIA et d'exécuter des commandes
de haut niveau : initialisation/configuration de la carte, lecture/écriture/effacement
de données...
[0009] Il existe par ailleurs d'autres types de supports portatifs qui sont les cartes à
puces à contacts affleurants, largement utilisées dans le grand public pour des applications
telles que: cartes téléphoniques, cartes d'accès à des locaux sécurisés, cartes bancaires,
etc.,. Ces cartes ne comportent généralement qu'une puce de circuit-intégré (bien
qu'il ne soit pas exclu qu'elles en aient plusieurs). Les contacts ne sont plus en
bout de carte, mais sur une des faces principales planes de la carte. Les contacts
sont peu nombreux, entre six et huit en général. Ces cartes sont beaucoup plus minces
que les cartes à mémoire au standard PCMCIA: leur épaisseur est de l'ordre du millimètre,
au lieu de 3 à 5 millimètres. Elles sont destinées à être insérées dans des lecteurs
spécialisés selon les applications : cabines téléphoniques, portillons d'accès pour
les cartes d'accès, distributeurs de billets pour les cartes bancaires, etc. Elles
comportent un espace mémoire géré par un microcontrôleur ou un microprocesseur intégré.
[0010] Dans certains cas, les cartes à puces peuvent être raccordées à un microordinateur,
pour assurer la sécurité d'utilisation de celui-ci. Un lecteur de carte à puce est
alors raccordé au microordinateur.
[0011] Le protocole de communication entre ces cartes et un programme applicatif d'un microordinateur
ou d'une quelconque machine de traitement suit les normes ISO 7816-3 et 7816-4. De
manière spécifiée, selon ces normes et comme représenté sur la figure 4a, la structure
d'un message de commande avec couche de transport comprend un entête P, un bloc de
données INF et une information E de contrôle de transmission ("cheksum" en littérature
anglo-saxonne). L'entête P comprend l'adresse NAD du lecteur de la carte à puce, le
type PCB de bloc de données (données applicatives, d'acquittements ou de supervisions)
et la longueur LEN du bloc de données. Le bloc de données INF est lui-même structuré
en un en-tête H, et un corps de message B. L'entête contient la classe de l'instruction
(CLA), le code de l'instruction (INS) et l'adresse dans l'espace mémoire de la carte
à puce à laquelle on veut accéder (P1, P2). Le corps du message comprend le nombre
d'octets (Lc) du message, les octets du message (DATA) et le nombre maximum d'octets
(Le) du message attendus dans la réponse.
[0012] La classe de l'instruction identifie la structure exacte du message:
- sans corps de message: type 1;
- avec un corps de message comprenant le nombre d'octets (Lc) du message et le message
(pas de réponse attendue) : type 2 (par exemple, écriture de données);
- avec un corps de message ne comprenant que le nombre maximum d'octets (Le) du message
attendu dans la réponse: type 3 (par exemple, lecture de données);
- avec un corps de message complet : type 4.
[0013] Le microordinateur peut ainsi faire exécuter par la carte à puce des commande du
type :
- lecture/écriture/effacement de données dans un fichier élémentaire;
- vérification de signatures électroniques;
- chiffrement, déchiffrement.
[0014] En réponse la carte à puce renvoie un message dont la structure de la couche de transport
est identique à celle du message de commande, et où le bloc de données INF comprend
les octects de la réponse (DATA) et un code d'état (STATUS), le nombre total d'octets
du bloc de données étant donné par la longueur LEN dans l'entête P. Cette structure
du message de réponse est représentée sur la figure 4b.
[0015] On a pensé, selon l'invention, qu'il serait utile d'uniformiser les protocoles de
dialogue avec les cartes à puces et les cartes de type PCMCIA, afin de faciliter leur
usage mixte.
[0016] Dans ce but, il a déjà été proposé un lecteur de carte pour microordinateurs qui
possède une fente d'insertion de carte et des moyens pour se connecter, soit sur un
connecteur en bout de carte à mémoire, soit sur des contacts affleurants d'une carte
à puce. Ce lecteur comporte ainsi un premier connecteur placé au fond de la fente
d'insertion pour recevoir une carte à mémoire à connecteur en bout et un deuxième
connecteur pour cartes à puce à contacts affleurants, placé sur une des faces principales
de la fente.
[0017] Pour faciliter encore une utilisation généralisée des cartes à puce à contacts affleurants,
l'invention propose un procédé de communication qui permet à un microordinateur d'accéder
indifféremment à un lecteur de carte à mémoire à connecteur en bout ou à un lecteur
de carte à puce à contacts affleurants, sans avoir à se soucier du type de support
portatif ainsi accédé.
[0018] Selon le procédé de l'invention, un programme applicatif dans le microordinateur
utilise un seul protocole de communication entre le programme applicatif et les supports
portatifs. Inversement, les messages que le programme applicatif reçoit de ces supports
suivent le même protocole de communication, grâce à cette couche de communication.
[0019] Un tel procédé permet à un utilisateur d'accéder très facilement aux différents types
de cartes, puisqu'il rend ce type transparent pour l'utilisateur.
[0020] L'invention a pour objet un procédé de communication selon la revendication 1. La
couche de communication met en oeuvre principalement les étapes suivantes, sur réception
d'un message du programme applicatif:
- extraction dans le message de l'adresse du lecteur du support;
- détection de présence d'un support à cette adresse et identification du type correspondant;
- dans le cas où le support est du type carte à puce à contacts affleurants ou carte
à mémoire intelligente à connecteur en bout, transmission directe du message au support;
- dans le cas où le support est du type carte à mémoire à connecteur en bout, analyse
du message et codage pour le rendre compatible avec le support.
[0021] D'autres caractéristiques et avantages sont présentés dans la description qui suit
à titre indicatif et non limitatif de l'invention, en référence aux dessins et documents
annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une illustration d'une carte à mémoire à connecteur en bout;
- la figure 2 est une illustration d'une carte à puce à contacts affleurants;
- les figures 3a et 3b représentent un lecteur bistandard dans lequel on introduit
(a) une carte PCMCIA;
(b) une carte à puce;
- les figures 4a et 4b représentent respectivement la structure de message de commande
et de réponse avec une couche de transport selon les normes ISO 7816-3 et -4 et
- la figure 5 est un organigramme du procédé selon l'invention.
[0022] Sur la figure 1, une carte 10 du type PCMCIA est représentée. Cette carte pour microordinateur
est enfichable. Elle comporte un connecteur en bout 11. Cette carte à une épaisseur
el de l'ordre de 3 à 5 millimètres, pour une largeur d'environ 5cm et une longueur
d'environ 8cm. On parlera par la suite de carte PCMCIA.
[0023] Sur la figure 2, une carte 20 du type carte à puce est représentée. Son épaisseur
e2 est inférieure au millimètre. Cette carte à puce possède un connecteur 21 à contacts
affleurants placé sur une des faces principales planes de la carte. Ce connecteur
est classiquement constitué d'un petit nombre (en général six à huit) de surfaces
de contact individuelles placées côte-à-côte.
[0024] Dans le cas de la carte PCMCIA, le contact avec l'extérieur se fait par enfichage
de 68 broches mâles dans des logements femelles, comme représenté sur la figure 3a.
[0025] Dans le cas de la carte à puce, et comme représenté sur la figure 3b, il se fait
par pressions de lames de contact contre les 6 à 8 surfaces de contact individuelles
de la carte. Les lames peuvent être en forme de balais venant frotter sur les surfaces
de contact du connecteur 21, ou en forme de bossages 32 venant s'appuyer sur ces surfaces.
[0026] Un microordinateur ayant les lecteurs appropriés peut ainsi se connecter à des cartes
PCMCIA ou à des cartes à puce. Mieux, il peut comporter un lecteur mixte du type représenté
sur les figures 3a et 3b, qui peut lire ou bien une carte PCMCIA ou bien une carte
à puce. Il possède principalement une fente 30 d'insertion de carte, un premier connecteur
31 au fond de la fente d'insertion pour recevoir une carte à mémoire à connecteur
en bout (figure 3a) et un deuxième connecteur 32 pour cartes à puce à contacts affleurants
placé sur une des faces principales de la fente (figure 3b). Des moyens mobiles, dans
l'exemple à ressort de rappel (42), sont placés à l'intérieur de la fente, pour tendre
à pousser une carte à contacts affleurants 20 introduite dans la fente contre le connecteur
à contacts affleurants, ces moyens étant repoussés contre leur ressort de rappel lors
de l'insertion d'une carte à connecteur en bout 10. La figure 3a représente ainsi
une carte à connecteur en bout 10 insérée dans la fente, tandis que la figure 3b représente
une carte à contacts affleurants 20 insérée dans la fente. Les moyens mobiles à ressort
de rappel comportent, dans l'exemple représenté sur les figures 3a et 3b, un plateau
33 parallèle aux faces principales de la fente, monté sur des piliers 46 qui peuvent
s'enfoncer dans des trous borgnes 44 percés dans une des faces principales de la fente,
des ressorts de rappel 42 étant prévus pour s'opposer à l'enfoncement des piliers
dans les trous borgnes.
[0027] Le plateau est de préférence pourvu du coté de l'entrée de la fente, d'une rampe
inclinée vers la face principale opposée à celle qui porte le connecteur à contacts
affleurants, pour faciliter l'insertion des cartes dans la fente entre le plateau
et la face principale qui porte le connecteur à contacts affleurants.
[0028] Mais le microordinateur qui veut accéder à ces différents supports portatifs insérés
dans des fentes de lecteurs de type carte à puce, PCMCIA ou mixtes, doit utiliser
le protocole de communication approprié.
[0029] Notamment la carte PCMCIA suit le protocole de communication associé au système d'exploitation
du microordinateur, comme toute mémoire de masse. La carte à puce suit elle un protocole
spécifique conforme aux normes ISO 7816-3 et 4 déjà décrit en référence aux figures
4a et 4b qui montrent la structure du message de commande et de réponse avec couche
de transport selon ces normes.
[0030] Dans l'invention, un procédé de communication va permettre au microordinateur de
traiter indifféremment ces différents supports portatifs.
[0031] Un programme applicatif lancé par le microordinateur utilise selon l'invention un
seul protocole de communication avec les supports portatifs. Dans un exemple, c'est
le protocole de communication des cartes à puce qui est retenu.
[0032] Une couche de communication entre le programme applicatif et un support amovible
reçoit les commandes du programme applicatif selon ce protocole de communication.
[0033] On rappelle que la structure d'un message de commande répondant aux normes ISO comprend
(figure 4-a):
- un entête P contenant notamment l'adresse NAD du lecteur destinataire,
- un bloc de données INF contenant la commande.
- une information E de contrôle de transmission.
[0034] La couche de communication selon l'invention met alors en oeuvre les étapes suivantes
:
- extraction de l'adresse NAD du lecteur destinataire;
- détection de présence d'une carte à cette adresse;
- si une carte est présente et si elle est du type carte à puces, transmission directe
du message de commande au lecteur;
- si une carte est présente et si elle est du type carte PCMCIA, analyse du bloc de
données INF contenant la commande pour la mettre au format correspondant.
- si il n'y a pas de carte, renvoi d'un message de réponse : "carte absente" au programme
applicatif.
[0035] La détection de présence d'une carte ainsi que la détermination de son type peuvent
être effectuées par des moyens mécaniques, optiques ou magnétiques. Par exemple un
petit contacteur électrique est actionné par la connexion de la carte sur son connecteur.
[0036] Si la carte est du type carte PCMCIA, l'analyse de la commande consiste alors à extraire
les différentes informations du bloc de données INF (figure 4a) contenant la commande
pour en déduire le contenu des différents paramètres de cette commande. Le bloc de
données INF est de la forme :

avec un en-tête H constitué des éléments référencés CLA, INS, P1, P2 et un corps
de message B constitué des éléments référencés Lc, DATA, Le
où :
- CLA :
- est le type de l'instruction
- INS :
- est le code de l'instruction
- P1 P2 :
- donnent l'adresse de base de l'élément mémoire où l'on veut accéder
- Lc :
- est le nombre d'octets de l'élément DATA
- DATA :
- sont les données transmises
- Le :
- est le nombre maximum d'octets attendus dans la réponse.
[0037] L'instruction peut être de 4 types (paramètres CLA).
- Le type 1
- correspond à un message constitué seulement par un entête (exemple d'instruction =
initialisation de la carte);
- Le type 2
- correspond à un message comprenant l'entête et les éléments Lc et DATA (exemple d'instruction:
écriture);
- Le type 3
- correspond à un message comprenant l'entête et l'élément Le (exemple d'instruction
: lecture);
- Le type 4
- correspond au message complet (exemple d'instruction : lecture/écriture).
[0038] Si le support amovible adressé concerne une carte du type PCMCIA, la couche de communication
va analyser le message au format ISO pour le traduire au format PCMCIA.
[0039] Dans un exemple, pour une commande de lecture, au format ISO, le champ CLA indique
que l'instruction est du type 3. Le bloc de donnée INF est constitué par conséquent
des champs suivants :

[0040] Ce sont les paramètres P1, P2 qui donnent au système d'exploitation l'adresse de
base de l'élément de mémoire que l'on veut lire et c'est le champ
Le qui donne le nombre d'octets à lire.
[0041] Les paramètres de la commande PCMCIA correspondante, lorsque par exemple la carte
PCMCIA est formatée sous le système DOS sont alors :
le code d'instruction donné par le champ INS,
le numéro de secteur donné par les champs P1, P2,
le nombre d'octets à lire donnés par le champ Le.
[0042] Par exemple dans le système d'exploitation DOS, si le code instruction qui se trouve
dans le champ INS est le code de lecture, le système exécute la commande de lecture
à partir du numéro de secteur donné par P1 et P2 et du nombre d'octets à lire-donné
par
Le.
[0043] En ce qui concerne les réponses, en reprenant l'exemple de l'instruction de lecture,
la carte PCMCIA renvoie les
Le octets lus et le code d'état.
[0044] La couche de communication selon l'invention reçoit donc ces
Le octets de réponse de la carte PCMCIA et le code d'état. Elle présente ces
Le octets et le code d'état selon le format de réponse avec la couche de transport pour
les renvoyer au programme applicatif du microordinateur, soit selon le format suivant
:

où NAD et PCB sont les mêmes que dans le message de commande et LEN égal à Le : nombre
d'octets de la réponse DATA.
[0045] Ainsi pour chaque instruction, la couche de communication permet, selon le type d'instruction,
d'aller chercher dans les différents champs du bloc de donnée INF de la commande,
les informations nécessaires pour que le système d'exploitation du microordinateur
puisse exécuter l'instruction qu'il reconnaît.
[0046] Dans un autre exemple où on veut effectuer une écriture, la structure du message
sera :

[0047] Si l'adresse NAD désigne un lecteur de carte PCMCIA, on extrait du corps du message
INF le numéro du secteur à écrire (P1, P2), le nombre de données (Lc) et les données
(DATA) à y écrire pour les transmettre à la carte PCMCIA. Celle-ci revoie simplement
un code d'état indiquant la bonne opération ou une erreur d'exécution vers la couche
de communication de l'invention. Celle-ci présente alors la réponse selon le format
requis de réponse avec couche de transport, soit ici :

où LEN est alors égal au nombre d'octets du code d'état STATUS.
[0048] Selon l'invention, quel que soit le type de support amovible utilisé dans le microordinateur,
un programme applicatif n'utilise qu'un seul protocole de communication.
[0049] Dans le cas où le support amovible est une carte PCMCIA intelligente, on prévoit
que le message lui est envoyé directement au format ISO. La détermination du caractère
intelligent de la carte PCMCIA se fait alors par exemple par lecture d'une adresse
mémoire particulière de la carte PCMIA.
[0050] On obtient ainsi avantageusement un seul protocole de communication quel que soit
le type de support et quel que soit le type de lecteur dans lequel le support est
inséré.
1. Procédé de communication entre une unité de traitement de type microordinateur associée
à un programme applicatif faisant appel à des fonctions supportées par des supports
d'informations portatifs et lesdits supports, ces supports étant constitués par des
cartes à circuit intégré (10, 20), insérées dans un lecteur connecté au microordinateur,
ces cartes étant susceptibles d'être de type différent et notamment d'avoir des protocoles
de communication différents, caractérisé en ce qu'il consiste à ajouter une couche
de communication entre le programme applicatif et les supports, afin de n'utiliser
qu'un seul protocole de communication dans le programme applicatif pour accéder aux
supports quel que soit leur type.
2. Procédé de communication selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche
de communication met en oeuvre les étapes suivantes sur réception d'un message du
programme applicatif :
- extraction dans le message de l'adresse (NAD) du lecteur; détection de présence
d'un support à cette adresse et identification du type correspondant ;
- dans le cas où le support est du type carte à puce à contacts affleurants (20) ou
carte à mémoire intelligente à connecteur en bout (10), transmission directe du message
au support ;
- dans le cas où le support est du type carte à mémoire à connecteur en bout (10),
analyse du message et codage pour le rendre compatible avec le support.
3. Procédé de communication selon la revendication 2, caractérisé en ce que la couche
de communication met en oeuvre les étapes suivantes sur réception d'un message du
support :
- identification du type du support ;
- dans le cas où le support est du type carte à puce à contacts affleurants ou carte
à mémoire à connecteur en bout intelligente, transmission directe du message au programme
applicatif ;
- dans le cas où le support est du type carte à mémoire à connecteur en bout, analyse
du message et codage pour le rendre compatible avec le programme applicatif.
4. Procédé de communication selon la revendication 2 ou la revendication 3, dans lequel
le lecteur comporte deux types de connecteur (21, 31) pour lui permettre de recevoir
soit une carte à puce à contacts affleurants, soit une carte à mémoire à connecteur
en bout, caractérisé en ce que la détection de présence consiste à aller lire une
information de présence sur chacun des connecteurs, identifiant ainsi le type de la
carte qui a été introduite.
5. Procédé de communication selon la revendication 4, caractérisé en ce que, lorsque
le type identifié est la carte à mémoire à connecteur en bout (10), on effectue une
lecture à une adresse particulière de cette carte pour déterminer si cette carte est
intelligente ou non.
1. Kommunikationsverfahren zwischen einer Verarbeitungseinheit der Art Mikrocomputer,
die einem Anwendungsprogramm zugeordnet ist, das auf tragbaren Informationsträgern
vorhandene Funktionen abruft, und diesen Trägern, wobei diese Träger aus Karten (10,
20) mit integrierten Schaltkreisen bestehen, die in ein mit dem Mikrocomputer verbundenes
Lesegerät eingeschoben werden, wobei diese Karten unterschiedlicher Art sein können
und insbesondere unterschiedliche Kommunikationsprotokolle aufweisen können, dadurch
gekennzeichnet, daß es darin besteht, zwischen das Anwendungsprogramm und die Datenträger
eine Kommunikationsschicht hinzuzufügen, damit unabhängig von der Art der Datenträger
nur ein einziges Kommunikationsprotokoll im Anwendungsprogramm für den Zugriff zu
diesen Datenträgern verwendet wird.
2. Kommunikationsverfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Kommunikationsschicht
bei Empfang einer Nachricht des Anwendungsprogramms die folgenden Schritte durchführt:
- Auslesen der Adresse (NAD) des Lesegeräts aus der Nachricht; Erfassung des Vorhandenseins
eines Datenträgers an dieser Adresse und Identifizierung des entsprechenden Typs;
- wenn der Datenträger vom Typ Chipkarte (20) mit versenkten Kontakten oder intelligente
Speicherkarte (10) mit End-Verbinder ist, direkte Übertragung der Nachricht zum Datenträger;
- wenn der Datenträger vom Typ Speicherkarte (10) mit End-Verbinder ist, Analyse der
Nachricht und Kodierung, um sie mit dem Datenträger kompatibel zu machen.
3. Kommunikationsverfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Kommunikationsschicht
bei Empfang einer Nachricht vom Datenträger die folgenden Schritte durchführt:
- Identifizierung des Typs des Datenträgers,
- wenn der Datenträger vom Typ Chipkarte mit versenkten Kontakten oder intelligente
Speicherkarte mit End-Verbinder ist, direkte Übertragung der Nachricht zum Anwendungsprogramm,
- wenn der Datenträger von der Art Speicherkarte mit End-Verbinder ist, Analyse der
Nachricht und Kodierung, um sie mit dem Anwendungsprogramm kompatibel zu machen.
4. Kommunikationsverfahren nach Anspruch 2 oder 3, bei dem das Lesegerät zwei Arten von
Verbinder (21, 31) aufweist, damit es entweder eine Chipkarte mit versenkten Kontakten
oder eine Speicherkarte mit End-Verbinder aufnehmen kann, dadurch gekennzeichnet,
daß die Erfassung des Vorhandenseins darin besteht, eine Vorhandenseinsinformation
in jedem der Verbinder zu lesen, wodurch der Typ der Karte identifiziert wird, die
eingeführt wurde.
5. Kommunikationsverfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß, wenn der identifizierte
Typ die Speicherkarte (10) mit End-Verbinder ist, ein Lesevorgang an einer bestimmten
Adresse dieser Karte durchgeführt wird, um zu bestimmen, ob diese Karte intelligent
ist oder nicht.
1. A method of communication between a processing unit of the micro-computer type in
conjunction with an application programme, calling functions carried on portable data
media, and said media, these media being integrated circuit cards (10, 20) inserted
in a reader connected to the micro-computer, these cards likely to be of differing
types and in particular to have differing communication protocols, characterised in
that it consists in adding a communication layer between the application programme
and the media so as not to use one communication protocol only in the application
programme in order to access the media regardless of their type.
2. A communication method as claimed in claim 1, characterised in that the communication
layer implements the following steps on receipt of a message from the application
programme :
- extracting the address (NAD) of the reader from the message; detecting the presence
of a medium at this address and identifying the corresponding type;
- if the medium is of the chip card type with flush contacts (20) or an intelligent
memory card having an end-connector (10), direct transmission of the message to the
medium;
- if the medium is of the memory card type having an end connector (10), analysing
the message and coding to render it compatible with the medium.
3. A communication method as claimed in claim 2, characterised in that the communication
layer implements the following steps on receipt of a message from the medium :
- identification of the type of medium;
- if the medium is of the chip card type with flush contacts or an intelligent memory
card with an end connector, direct transmission of the message to the application
programme;
- if the medium is of the memory card type having an end connector, analysing the
message and coding to render it compatible with the application programme.
4. A communication method as claimed in claim 2 or claim 3, in which the reader has two
types of connector (21, 31) to allow it to receive either a chip card with flush contacts
or a memory card with an end connector, characterised in that the process of detecting
the presence thereof consists in reading a data item relating to presence at each
of the connectors, thereby identifying the type of card that has been inserted.
5. A communication method as claimed in claim 4, characterised in that if the type identified
is that of the memory card with an end connector (10), a reading procedure is effected
at a specific address of this card in order to determine whether this card is intelligent
or not.