[0001] La présente invention concerne un dispositif d'entraînement pour golfeurs qui permet
de mesurer et d'analyser la frappe d'une balle de golf, par sa distance entre le point
de tir et le point de chute de la balle.
[0002] Ce dispositif d'entraînement permet aux golfeurs de s'entrainer dans un espace réduit.
En frappant la balle de golf suspendue audit dispositif, les golfeurs voient s'afficher
la distance que la balle de golf aurait normalement parcourue dans des conditions
normales d'un parcours de golf.
[0003] Le golfeur voit également s'afficher l'angle de tir de sa balle ou, selon les différents
modes de réalisation, la distance existant entre le point de chute de la balle et
la perpendiculaire, issue de la trajectoire initiale, passant par le point de chute.
[0004] L'état de la technique peut être défini par les brevets suivants.
[0005] Le document FR-A-2.649.901 concerne un dispositif permettant aux golfeurs d'effectuer
des swings sur des espaces réduits. Il se compose d'une balle de golf réglementaire
fixée à une extrémité du cordon, d'un socle solidaire d'un tapis équipé d'un tee.
L'autre extrémité du cordon passe dans le guide, s'enroule sur la poulie. Au départ,
le ressort est détendu. Le butoir est en appui sur le guide. Après le swing, la balle
s'arrête, le ressort, tendu, exerce une traction sur le cordon. Les galets bloquent
la poulie. La pédale commande la détente du ressort. Les galets entraînés par la poulie
freinent le mouvement de retour. Le dispositif selon l'invention s'oppose au retour
violent et dangereux de la balle.
[0006] Le document WO-A-91/01166 propose un dispositif permettant à un individu de s'entraîner
seul ou avec un partenaire à taper des coups de golf qui comprend une balle de golf
attachée par une corde non élastique à une bobine de corde et un segment élastique
rattachant la corde à une pointe d'ancrage du dispositif pour faciliter le retour
de la balle. La longueur de la corde peut être déterminée par le golfeur et enroulée
à l'aide de la bobine afin de la ranger après utilisation.
[0007] Le document FR-A-2.598.924 a pour particularité un dispositif d'entraînement pour
golfeurs, plus couramment dénommé "practice de golf", qui est caractérisé en ce qu'il
est constitué par une potence dont la branche horizontale porte une bobine ou analogue,
de support et de déroulement d'un fil à l'extrémité libre duquel est fixée une balle
de golf, le fil pouvant être déroulé du haut vers le bas jusqu'au niveau du sol et
la bobine pouvant être bloquée en rotation.
[0008] Pour tous ces dispositifs, le but recherché est de permettre aux golfeurs de s'entraîner
au niveau de leur geste, mais sans aucune possibilité d'analyser le coup qui en découle.
[0009] Tel n'est pas le cas de la présente invention, ni du document suivant.
[0010] Le document WO-A-93/08881 a trait à un procédé et un appareil servant à mesurer la
longueur d'un drive de golf, le procédé consistant à mesurer la vitesse initiale d'une
balle de golf attachée à un axe rotatif par l'intermédiaire d'une ficelle. L'axe porte
un disque à fentes, qui coopère avec une unité récepteur et capteur optique afin de
déterminer la vitesse angulaire de l'axe. Le signal de sortie de l'unité optique sert
de signal d'entrée pour un dispositif électrique qui va calculer la distance que la
balle aurait parcourue si elle n'avait pas été attachée. La distance calculée est
affichée sur un dispositif d'affichage à cristaux liquides.
[0011] Dans ce cas, il est possible de connaître la longueur du coup de golf. Néanmoins,
cet appareil a deux inconvénients essentiels.
[0012] D'une part, la valeur de la longueur du coup n'est pas fiable puisque, du fait de
la structure de l'appareil, une petite inclinaison du câble de suspension de la balle
de golf, mû en rotation, va entraîner une augmentation des frottements et une perte
de l'énergie cinétique de la balle. Ceci est dû au fait que lorsque la balle est mue
en rotation sur un axe fixe à épaulements, elle ne peut pas décrire une rotation régulière,
étant donné que la ficelle sur l'axe fixe va aller d'un épaulement à l'autre à chaque
demi-tour, ce qui va ralentir la vitesse de la balle et ne peut donner une idée même
approximative de la frappe de celle-ci. La distance affichée sera donc faussée par
rapport à la distance véritable.
[0013] D'autre part, il n'est pas possible de mesurer l'angle de tir de la balle par rapport
à la trajectoire de référence de la balle représentée sur le tapis de sol formé par
le socle.
[0014] Enfin, le document US-A-3.472.075 a pour objet un système de simulation de golf, dans
lequel les résultats associés à un coup de golf sont indiqués par un affichage mobile.
Des balles de contrepoids sont fixées aux extrémités d'un tube qui est porté par un
arbre horizontal monté mobile en rotation. Une structure simulant le sol est située
en dessous de l'arbre horizontal, de sorte que les balles passent continuellement
au-dessus. L'arbre horizontal peut également être déplacé axialement, tout comme c'est
le cas en rotation, et chaque mouvement est appliqué à une structure formant un écran.
Plus précisément, une pointe de lecture ou un marqueur est mobile sur l'écran, afin
de permettre la représentation, à échelle réduite, de la trajectoire de la balle.
[0015] Dans ce document, le mouvement en rotation ne pose aucun problème, par contre le
mouvement axial de l'arbre horizontal se fait par déplacement du tube et des balles,
situées à l'extrémité dudit tube, ce déplacement s'effectuant en "un seul bloc". Le
tube va donc subir des forces de flexion pour permettre à l'arbre d'être déplacé axialement.
La structure du système de simulation n'est pas adaptée à recevoir de telles forces,
ce qui va augmenter les frottements et fausser les valeurs d'angle et de longueur
de tir.
[0016] En fait, il n'y a pas de moyen de liaison permettant l'inclinaison du tube par rapport
à l'arbre horizontal, comme c'est le cas avec la présente invention.
[0017] De plus, l'ensemble des données est mesuré mécaniquement, l'efficacité et le coût
de fabrication d'un tel système sont donc inadaptés à une commercialisation importante.
[0018] La présente invention a pour but de résoudre l'ensemble des inconvénients de l'état
de la technique, en proposant un dispositif d'entraînement pour golfeurs destiné à
mesurer et analyser la frappe d'une balle. Ledit dispositif est du type constitué
d'une potence dont l'extrémité libre de la branche horizontale est équipée d'un câble
suspendu de manière rotative et à l'extrémité inférieure duquel est fixée et suspendue
la balle de golf au niveau du sol, lorsque le dispositif est au repos, la branche
horizontale contient un axe principal mobile en rotation et en translation selon la
distance et l'angle de tir. Ce dispositif d'entraînement pour golfeurs est caractérisé
par le fait qu'un moyen de liaison assure la liaison entre l'extrémité supérieure
du câble et l'axe principal, ledit moyen de liaison transmet audit axe principal mobile,
de manière proportionnelle, la vitesse de rotation de la balle autour dudit axe et
son angle de tir, et est caractérisé par le fait qu'un ou plusieurs capteurs transmettent
des données à des moyens qui analysent la vitesse de rotation de l'axe pour déterminer
la distance du tir et le déplacement transversal dudit axe mobile pour déterminer
la distance entre le point de chute de la balle et la trajectoire de référence.
[0019] Le moyen de liaison est une came.
[0020] Le moyen de liaison coopère avec l'axe principal mobile en rotation et en translation
par l'intermédiaire :
- d'un premier axe d'articulation solidaire et perpendiculaire audit axe principal,
autour duquel le moyen de liaison peut pivoter dans un plan formé par l'axe principal
et par le câble suspendu, et
- d'un second axe d'articulation parallèle au premier axe qui est mobile en rotation
mais fixe en translation, de manière à ce que tout déplacement dudit moyen de liaison
dans son plan, lors de la mise en rotation de l'ensemble, entraîne le déplacement
en translation dudit axe principal mobile en rotation et en translation.
[0021] Selon un mode de réalisation, le premier axe est placé au-dessus du second axe.
[0022] Selon un autre mode de réalisation, le premier axe est placé au-dessous du second
axe.
[0023] Quel que soit le mode de réalisation, l'axe principal mobile en rotation et en translation
est coaxialement et partiellement enserré dans un axe creux, et le moyen de liaison
et l'extrémité de l'axe mobile, qui coopère avec ledit moyen de liaison, sont positionnés
à l'intérieur d'une noix creuse, l'axe creux et la noix creuse formant un seul et
même carter mobile en rotation. Le second axe est solidaire de la noix creuse.
[0024] L'axe principal est partiellement enserré dans une bobine et joue le rôle de noyau
métallique, et le ou les capteurs sont sensibles aux variations de champs magnétiques
dues au déplacement de l'axe principal à l'intérieur de la bobine.
[0025] Dans un autre cas, l'axe principal comporte, au niveau du ou des capteurs optiques,
d'une part, une zone de peinture réfléchissant la lumière provenant d'une source lumineuse,
et d'autre part, une zone de peinture absorbant ladite lumière. L'interface entre
les deux zones de peinture est alors formée par une ellipse correspondant à une coupe
de biais par rapport à l'axe longitudinal de l'axe mobile.
[0026] Les moyens d'analyse des données transmises par les capteurs sont formés par au moins
un déclencheur, au moins un séquenceur, au moins un intégrateur, et au moins un comparateur,
qui coopèrent pour permettre l'affichage sur un écran, d'une part de la distance du
tir et d'autre part de la distance entre le point de chute et la trajectoire de référence.
Le dispositif comprend un socle.
[0027] Les dessins ci-joints sont donnés à titre d'exemples indicatifs et non limitatifs.
Ils représentent plusieurs modes de réalisation préférés selon l'invention. Ils permettront
de comprendre aisément l'invention.
[0028] La figure 1 représente une vue générale en perspective d'un mode de réalisation selon
l'invention où le dispositif comporte un socle permettant au golfeur de positionner
ses pieds sur ledit socle, ce qui stabilise en même temps le dispositif sur le sol.
[0029] La figure 2 représente une vue en perspective d'un autre mode de réalisation.
[0030] La figure 3 représente une coupe longitudinale de la branche horizontale supérieure
de la potence formant l'armature du dispositif d'entraînement, dans laquelle la pièce
de liaison est au repos ou est animée d'un mouvement de rotation sans déviation angulaire,
selon un autre mode de réalisation.
[0031] La figure 4 représente une coupe selon N-N de la figure 3.
[0032] La figure 5 représente une vue identique à la figure 3, mais dans laquelle la pièce
de liaison est animée d'un mouvement de rotation avec déviation angulaire vers la
droite ou vers la gauche.
[0033] La figure 6 représente une coupe longitudinale de la branche horizontale supérieure
de la potence formant l'armature du dispositif d'entraînement, selon un autre mode
de réalisation, dans laquelle la pièce de liaison est au repos ou est animée d'un
mouvement de rotation sans déviation angulaire.
[0034] La figure 7 représente une coupe selon M-M de la figure 6.
[0035] La figure 8 représente une vue identique à la figure 6, mais dans laquelle la pièce
de liaison est animée d'un mouvement de rotation avec déviation angulaire vers la
droite ou vers la gauche.
[0036] La figure 9 montre un développé de l'extrémité de l'axe principal portant une bande
hélicoïdale peinte ; sur cette figure, un tour complet est délimité par les deux traits
pointillés verticaux.
[0037] La figure 10 représente les informations enregistrées à l'aide des capteurs selon
l'angle d'inclinaison pris par la pièce de liaison, le câble et la balle de golf.
[0038] La figure 11 montre le principe des circuits utilisés pour les calculs de l'angle
de tir de la balle et de la distance qu'elle aurait franchi si elle avait été libre.
[0039] La figure 12 représente les variations de tension à la sortie des différents composants
formant les circuits utilisés pour les calculs.
[0040] La présente invention concerne un dispositif d'entraînement 1 destiné à être utilisé
par des golfeurs 45 qui désirent mesurer et analyser la frappe de leurs coups.
[0041] Cette frappe s'effectue sur une balle 2 qui est fixée et suspendue à l'extrémité
d'un câble 5, lui-même suspendu de manière rotative par rapport à une branche horizontale
4 d'une potence 3.
[0042] Cette potence 3 forme, avec un socle 13, l'ensemble de la structure dudit dispositif
1. C'est ce que l'on voit bien à la figure 1.
[0043] Selon les figures 3 et 6, deux modes préférentiels de réalisation sont représentés.
[0044] Ceux-ci ont en commun un moyen de liaison 6 ou 16 qui assure la liaison entre l'extrémité
supérieure du câble 5 et un axe principal mobile en rotation et en translation 7 ou
17, présent au niveau de la branche horizontale 4 de la potence 3.
[0045] L'essentiel de l'invention réside dans le fait que le moyen de liaison 6 ou 16 a
la possibilité de transmettre à l'axe principal mobile 7 ou 17, de manière proportionnelle,
la vitesse de rotation de la balle 2 autour dudit axe 7 ou 17,ainsi que l'angle de
tir, c'est-à-dire l'angle entre le plan perpendiculaire à l'axe mobile et le plan
de rotation de la balle.
[0046] C'est ce que l'on voit bien aux figures 5 et 8.
[0047] Dans tous les cas de figures, un capteur 8 va permettre de transmettre les données
à des moyens qui seront décrits ultérieurement, ces moyens ayant la faculté d'analyser
d'une part la vitesse de rotation de l'axe principal mobile 7 ou 17 pour déterminer
la distance du tir, et d'autre part le déplacement transversal dudit axe mobile 7
ou 17 pour déterminer l'angle de tir et, par extension, la distance d entre le point
de chute et la perpendiculaire, issue de la trajectoire initiale 46, passant par le
point de chute. La trajectoire 46 est symbolisée sur le sol, formé par le socle 13,
par un segment de droite ou trajectoire initiale 46. Cette distance d est aisément
calculée par les moyens d'analyse des données transmises, par un simple calcul trigonométrique,
étant donné que d s'apparente au côté opposé d'un triangle rectancle, dont on connaît
l'angle et l'hypoténuse qui est égale à la distance de tir.
[0048] Ainsi, le calcul suivant permet d'obtenir d :

d'où,

[0049] Ce moyen de liaison 6 ou 16 est formé par une came 6 ou 16.
[0050] Ce moyen de liaison 6 ou 16 coopère avec l'axe principal mobile en rotation et en
translation 7 ou 17, par l'intermédiaire tout d'abord d'un premier axe d'articulation
9 ou 19, qui est solidaire et perpendiculaire audit axe principal 7 ou 17, autour
duquel le moyen de liaison 9 ou 19 peut pivoter dans un plan formé par l'axe principal
7 ou 17 et par le câble suspendu 5, ensuite, par l'intermédiaire d'un second axe d'articulation
10 ou 20 parallèle au premier axe 9 ou 19 ; ce second axe 10 ou 20 est mobile en rotation,
comme ledit premier axe 9 ou 19, mais fixe en translation, ce qui n'est pas le cas
de l'axe 9 ou 19.
[0051] De cette façon, tout déplacement du moyen de liaison dans son plan, lors de la mise
en rotation de l'ensemble balle 2-câble 5-pièce de liaison 6 ou 16, entraîne le déplacement
en translation dudit axe principal mobile 7 ou 17.
[0052] Dans le cas représenté aux figures 3 à 5, le premier axe 9 est mobile en rotation
ainsi qu'en translation. Celui-ci 9 est placé en dessous du second axe 10.
[0053] Sur le mode de réalisation des figures 6 à 8, le premier axe 19 est placé au-dessus
du second axe 20.
[0054] Ce premier axe 19 est mobile en rotation et en translation, alors que le second axe
20 est mobile en rotation uniquement.
[0055] Dans les deux cas, les axes 10 et 20, qui sont fixes en translation, sont solidarisés
à une noix creuse 12 ou 22. Celle-ci est elle-même solidaire d'un axe creux 11 ou
21.
[0056] Cet axe creux 11 ou 21 est coaxial et enserre partiellement l'axe principal mobile
en rotation et en translation 7 ou 17.
[0057] Pour faciliter la rotation de l'axe creux 11 ou 21, celui-ci est monté sur des paliers
33.
[0058] En fait, l'axe principal mobile 7 ou 17 dépasse, par ses deux extrémités, l'axe creux
11 ou 21.
[0059] L'une de ses extrémités coopère avec le moyen de liaison 6 ou 16 et est positionnée
à l'intérieur de la noix creuse 12 ou 22.
[0060] L'autre extrémité a pour fonction de permettre la mesure d'une part de la rotation
dudit axe mobile 7 ou 17 et d'autre part de sa translation ; elle va donc coopérer
avec le capteur 8.
[0061] L'ensemble formé par l'axe creux 11 ou 21 et la noix creuse 12 ou 22 forme un seul
et même carter mobile en rotation.
[0062] Le second axe 10 ou 20 va donc être solidarisé à la noix creuse 12 ou 22 et permettre
la rotation de l'autre axe 9 ou 19 dans le plan formé par l'axe mobile 7 ou 17 et
le câble 5, et ainsi, le déplacement en translation de l'axe principal 7 ou 17. Le
moyen de liaison 6 ou 16 a donc une fonction de bras de levier.
[0063] L'extrémité restée libre de l'axe principal 7 ou 17, qui permet d'analyser la longueur
et l'angle de tir, est placée dans le domaine d'action d'un capteur 8, qui selon un
mode de réalisation peut être sensible aux variations de champ magnétique par exemple,
en se servant de l'axe mobile 7 ou 17 comme d'un noyau de fer doux mobile à l'intérieur
d'une bobine dans laquelle du courant est injecté, ce qui va avoir tendance à augmenter
ou diminuer les champs magnétiques en fonction de la quantité de fer doux présent
à l'intérieur de la bobine.
[0064] Selon un mode préférentiel de réalisation représenté sur les figures, l'axe principal
7 ou 17 comporte, au niveau du capteur optique 8, d'une part une zone de peinture
réfléchissant la lumière 14 provenant d'une source lumineuse, et d'autre part une
zone de peinture absorbant ladite lumière 15.
[0065] Il existe donc un interface 18 entre les deux zones de peinture.
[0066] Cet interface 18 est formé d'une ellipse correspondant à une coupe en biais par rapport
à l'axe longitudinal de l'axe mobile 7 ou 17. C'est ce que l'on voit bien aux figures
3 et 6.
[0067] Le dispositif est donc ainsi fait que lorsque la came 6 ou 16 oscille autour de son
axe fixe en translation 10 ou 20, l'axe principal mobile 7 ou 17 en translation selon
F3 ou F4 ou bien F7 ou F8 et en rotation, selon F9, se déplace longitudinalement à
l'intérieur de l'axe creux 11 ou 21 et son déplacement est alors proportionnel à l'angle
d'oscillation selon F1 ou F2 ou bien F5 ou F6 de ladite came 6 ou 16.
[0068] Bien entendu, le capteur optique ou la cellule photoélectrique 8 est placé en regard
de la partie de l'axe principal 7 ou 17 qui porte les zones de peinture 14 et 15 et
est sensiblement centré par rapport à celles-ci 14 et 15.
[0069] La présence d'une diode émissive et d'une cellule 8, apte à capter la lumière reçue
et réfléchie par les zones 14 et 15 situées en regard de la diode et de la cellule
8, va permettre de déterminer les durées et le nombre de passages au niveau de chaque
zone de peinture réfléchissante 14 ou absorbante 15.
[0070] Lorsque la balle 2 a été frappée, celle-ci entraîne la came 6 ou 16, la noix creuse
12 ou 22 et l'axe principal 7 ou 17 en rotation.
[0071] Si la rotation de la balle se fait dans un plan perpendiculaire à l'axe 7 ou 17,
la cellule photo-électrique 8 va suivre la ligne A des figures 9 et 10. Le temps de
passage de la zone noire devant ladite photo-électrique sera égal au temps de passage
de la zone réfléchissante. Dans ce cas, la cellule délivrera un signal alternatif
en forme de créneau de rapport cyclique sensiblement égal à un.
[0072] Si la rotation de la balle se fait dans un plan vertical faisant un angle avec le
plan perpendiculaire à l'axe de rotation 11, la cellule 8 va suivre la ligne B de
forme sinusoïdale qui croise la limite entre les zones noires et réfléchissantes en
deux points. Dans ce cas, les flancs de montée et de descente se déplaceront et le
rapport cyclique ne sera donc plus le même. Il sera représentatif de l'inclinaison
du plan de rotation de la balle.
[0073] Si la balle se déplace dans un plan incliné mais perpendiculaire au plan des figures
3 ou 6, la cellule 8 va suivre alors la ligne C. Les points d'intersection seront
déplacés mais le rapport cyclique restera égal à un.
[0074] Une mesure de cette dernière inclinaison est possible en mettant un autre ensemble
photo-électrique regardant toujours l'axe principal mobile 7 ou 17, mais décalé de
90 par rapport au premier capteur 8.
[0075] Le signal issu de la cellule photo-électrique 8 est envoyé à un circuit de mise en
forme, de type déclencheur 23 et dont le signal de sortie 34 est envoyé d'une part
à un séquenceur 24 et d'autre part à un intégrateur 25.
[0076] Le séquenceur 24 élabore des signaux de commande pour les différents circuits de
l'électronique. Ces signaux sortent sur des sorties 38, 39, 40 et 44.
[0077] Un intégrateur 26 reçoit une tension de référence 31. Il est déclenché à un temps
TO par la sortie 38 du séquenceur 24 lors du premier front de montée du signal 34,
issu du déclencheur 23. Il intègre la tension de référence jusqu'à un temps T1 déclenché
par le front de montée suivant du signal 34, donc pendant la durée d'une période entière
du signal d'entrée, c'est-à-dire pendant un tour complet de la balle 2, appelé par
la suite tour de référence.
[0078] A l'issue de ce tour, sa tension de sortie 35 est proportionnelle à sa durée. Ce
signal 35 est envoyé à un autre intégrateur 27 qui est déclenché par la sortie 44
du séquenceur 24 à la fin du tour de référence, au temps T1.
[0079] La sortie 36 de cet intégrateur va varier d'autant plus vite que sa tension d'entrée
35 sera grande et donc que la durée du tour de référence aura été longue. Cette sortie
est envoyée à un comparateur 30 qui la compare à une tension de référence. Lorsque
cette tension atteint la tension de référence, à un temps T2, le comparateur 30 envoie
un signal de commande 37 au séquenceur 24. L'intervalle T2-T1 est d'autant plus court
que la tension d'entrée de l'intégrateur 27 est grande et donc que le tour de référence
a été long. Ce temps est donc proportionnel à la vitesse de la balle lors du tir.
[0080] Le séquenceur 24 commande également, par sa sortie 40, deux intégrateurs successifs
28 et 29, pendant l'intervalle T2-T1. L'intégrateur 28 reçoit la tension de référence
31 qu'il intègre donc pendant l'intervalle de temps T2-T1. Sa tension de sortie, au
temps T2, est proportionnelle à cet intervalle T2-T1.
[0081] L'intégrateur 29 intègre la tension de sortie 41 de l'intégrateur 28 pendant le même
intervalle de temps T2-T1. Sa tension de sortie 42, au temps T2, sera donc proportionnelle
au carré de l'intervalle T2-T1, et par conséquent proportionnelle au carré de la vitesse
de la balle 2 lors du tir. Etant donné que la distance parcourue par la balle 2 est
elle-même proportionnelle au carré de la vitesse initiale de la balle 2, la tension
de sortie 42 de l'intégrateur 29 est représentative de la distance parcourue. Elle
peut être envoyée à un module de mise à l'échelle et d'affichage 32.
[0082] Le calcul de l'angle de tir est fait par un intégrateur 25 qui reçoit d'une part
les créneaux 34 issus du déclencheur 23 et d'autre part la tension de référence 31.
Il est commandé par la sortie 39 du séquenceur 24. Celui-ci commande cet intégrateur
25 pendant un temps prédéterminé arrondi à un nombre entier de période. Lorsque le
signal issu du déclencheur 23 est haut, l'intégrateur intègre la tension de référence
31 dans un sens et lorsque le même signal est bas, ledit intégrateur intègre ladite
tension de référence dans l'autre sens. Lorsque le rapport cyclique du signal 34 est
égal à 1, le résultat de cette intégration alternative est nulle ; lorsque le rapport
cyclique est différent de 1, le résultat est proportionnel à l'écart de ce rapport
cyclique. La sortie 43 de cet intégrateur 25 donne donc, avec le signe correspondant,
une tension proportionnelle à l'angle de tir. Cette tension est envoyée au module
de mise à l'échelle et d'affichage 32.
[0083] Selon un mode préférentiel de réalisation, le signal transmis par les capteurs est
mis en forme pour pouvoir être analysé par un microprocesseur et permettre l'affichage
sur un écran, d'une part de la distance du tir et d'autre part de la distance entre
le point de chute et la perpendiculaire issue de la trajectoire de référence passant
par ledit point de chute.
[0084] Le signal issu de la cellule photo-électrique 8 est envoyé à un circuit de mise en
forme aux normes d'amplitude et de forme des signaux électriques (TTL), puis introduit
vers l'entrée de capture de front du signal du microprocesseur. Le microprocesseur
mesure de manière précise, comme on le voit bien sur la figure 10 :
- d'une part T1, le temps écoulé à partir du premier front descendant t0 qu'il rencontre
jusqu'au front montant t1 suivant,
- d'autre part T2, le temps écoulé à partir du premier front descendant t0 jusqu'au
front descendant t2 suivant.
[0085] Le temps T2 est la période du signal et est inversement proportionnel à la vitesse
de la balle.
[0086] Le rapport T1/T2 est représentatif de l'angle du plan de rotation de la balle par
rapport à la verticale.
REFERENCES
[0087]
1. Dispositif d'entraînement au golf
2. Balle de golf
3. Potence
4. Branche horizontale de la potence 3
5. Câble de suspension de la balle 2
6. Moyen de liaison ou came
7. Axe principal mobile en translation et en rotation
8. Capteurs optiques ou magnétiques ou cellules photo-électriques
9. Premier axe d'articulation
10. Second axe d'articulation
11. Axe creux renfermant l'axe principal 7
12. Noix creuse solidaire de l'axe creux 11
13. Socle du dispositif 1
14. Zone de peinture réfléchissant la lumière
15. Zone de peinture absorbant la lumière
16. Moyen de liaison ou came
17. Axe principal mobile en translation et en rotation
18. Interface entre les deux zones de peinture 14 et 15
19. Premier axe d'articulation
20. Second axe d'articulation
21. Axe creux renfermant l'axe principal 17
22. Noix creuse solidaire de l'axe creux 21
23. Déclencheur
24. Séquenceur
25,26,27,28 et 29. Intégrateurs
30. Comparateur
31. Tension de référence
32. Ecran d'affichage
33. Paliers
34. Signal ou tension de sortie du déclencheur 23
35, 36, 41, 42 et 43. Signal ou tension de sortie des intégrateurs 25 à 29
37. Signal ou tension de sortie du comparateur 30
38, 39, 40 et 44. Signaux ou tensions de sortie du séquenceur 24
45. Golfeurs
46. Trajectoire de référence représentée sur le socle 13
A. Ligne suivie par le capteur 8, lorsque le plan de rotation de la balle 2 n'est
pas dévié
B. Ligne suivie par le capteur 8, lorsque le plan de rotation de la balle 2 est incliné
à droite ou à gauche
C. Ligne suivie par le capteur 8, lorsque le plan de rotation de la balle 2 est incliné
à droite et à gauche tout en coupant la trajectoire non déviée en deux points correspondant
aux deux points de l'interface 18 qui sont centrés par rapport audit capteur 8.
F1. Pivotement du moyen de liaison 6 vers la gauche
F2. Pivotement du moyen de liaison 6 vers la droite
F3. Translation de l'axe principal 7 vers la gauche due au pivotement F1
F4. Translation de l'axe principal 7 vers la droite due au pivotement F2
F5. Pivotement du moyen de liaison 16 vers la droite
F6. Pivotement du moyen de liaison 16 vers la gauche
F7. Translation de l'axe principal 17 vers la gauche due au pivotement F5
F8. Translation de l'axe principal 17 vers la droite due au pivotement F6
F9. Mouvement de rotation de l'axe principal 17
1. Dispositif d'entraînement (1) pour golfeurs destiné à mesurer et analyser la frappe
d'une balle (2), ledit dispositif (1) est du type constitué d'une potence (3) dont
l'extrémité libre de la branche horizontale (4) est équipée d'un câble (5) suspendu
de manière rotative et à l'extrémité inférieure duquel est fixée et suspendue la balle
de golf (2) au niveau du sol, lorsque le dispositif (1) est au repos, la branche (4)
contient un axe principal mobile en rotation et en translation (7 ou 17), selon la
distance et l'angle de tir, caractérisé par le fait
qu'un moyen de liaison (6 ou 16) assure la liaison entre l'extrémité supérieure
du câble (5) et l'axe (7 ou 17), ledit moyen de liaison (6 ou 16) transmet de manière
proportionnelle audit axe principal mobile (7 ou 17) la vitesse de rotation de la
balle (2) autour dudit axe (7 ou 17) et son angle de tir, et
qu'un ou plusieurs capteurs (8) transmettent des données à des moyens qui analysent
la vitesse de rotation de l'axe pour déterminer la distance du tir et le déplacement
transversal dudit axe mobile (7 ou 17) pour déterminer l'angle de tir et/ou la distance
entre le point de chute de la balle (2) et la trajectoire de référence (46).
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisée par le fait
que le moyen de liaison (6 ou 16) est une came (6 ou 16).
3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait
que le moyen de liaison (6 ou 16) coopère avec l'axe principal mobile en rotation
et en translation (7 ou 17) par l'intermédiaire :
- d'un premier axe d'articulation (9 ou 19) solidaire et perpendiculaire audit axe
principal (7 ou 17), autour duquel le moyen de liaison (9 ou 19) peut pivoter dans
un plan formé par l'axe principal (7 ou 17) et par le câble suspendu (5), et
- d'un second axe d'articulation (10 ou 20) parallèle au premier axe (9 ou 19) qui
est mobile en rotation mais fixe en translation,
de manière à ce que tout déplacement dudit moyen de liaison (6 ou 16) dans son plan,
lors de la mise en rotation de l'ensemble, entraîne le déplacement en translation
dudit axe principal mobile (7 ou 17) en rotation et en translation.
4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait
que le premier axe (9 ou 19) est placé au-dessus du second axe (10 ou 20).
5. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait
que le premier axe (9 ou 19) est placé au-dessous du second axe (10 ou 20).
6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 ou 3, caractérisé par le fait
que l'axe principal mobile en rotation et en translation (7 ou 17) est coaxialement
et partiellement enserré dans un axe creux (11 ou 21), et
que le moyen de liaison (6 ou 16) et l'extrémité de l'axe mobile (7 ou 17), qui
coopère avec ledit moyen de liaison (6 ou 16), sont positionnés à l'intérieur d'une
noix creuse (12 ou 22), l'axe creux (11 ou 21) et la noix creuse (12 ou 22) formant
un seul et même carter mobile en rotation.
7. Dispositif selon les revendications 3 et 6, caractérisé par le fait
que le second axe (10 ou 20) est solidaire de la noix creuse (12 ou 22).
8. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait
que l'axe principal (7 ou 17) est partiellement enserré dans une bobine et joue
le rôle de noyau métallique, et
que le ou les capteurs sont sensibles aux variations de champs magnétiques dues
au déplacement de l'axe principal à l'intérieur de la bobine.
9. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait
que l'axe principal (7 ou 17) comporte, au niveau du ou des capteurs optiques (8),
d'une part, une zone de peinture réfléchissant la lumière (14) provenant d'une source
lumineuse, et d'autre part, une zone de peinture absorbant ladite lumière (15).
10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait
que l'interface (18) entre les deux zones de peinture (14 et 15) est formée par
une ellipse correspondant à une coupe de biais par rapport à l'axe longitudinal de
l'axe mobile (7 ou 17).
11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1, 7, 8 ou 9, caractérisé par
le fait
que les moyens d'analyse des données transmises par les capteurs (8) sont formés
par :
- au moins un déclencheur (23),
- au moins un séquenceur (24),
- au moins un intégrateur (25, 26, 27, 28 ou 29), et
- au moins un comparateur (30), qui coopèrent pour permettre l'affichage sur un écran
(32), d'une part de la distance du tir, et d'autre part de la distance entre le point
de chute et la perpendiculaire issue de la trajectoire initiale passant par ledit
point de chute.
12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10
ou 11 caractérisé par le fait qu'il comprend un socle (13).