[0001] La présente invention concerne une chaussure de ski constituée d'une base de coque
surmontée d'une tige articulée sur cette dernière, et dont la partie située dans la
zone du talon comporte une lumière oblongue qui coopère avec une butée d'appui située
sur la base de coque, un organe de verrouillage étant apte à obturer la lumière pour
bloquer la tige en pivotement.
[0002] Une chaussure de ce genre est décrite dans la demande de brevet français n° 2 682
859. Selon ce document, la butée d'appui , fixée sur la base de coque, est constituée
d'une partie fixe et d'une partie mobile réglable en position à l'aide de moyens de
commande manuels interagissant entre les deux parties de la butée ; en fonction de
l'écartement de ces parties, déterminé par les moyens de commande, la butée d'appui
dans son ensemble occupe plus ou moins la lumière oblongue et limite proportionnellement
le débattement possible de la lumière par rapport à elle, et donc la possibilité de
flexion de la tige. Dans ce type de chaussure il est également prévu, qu'en position
d'écartement maximum de la partie mobile de la butée de celle qui est fixe, que la
lumière oblongue peut être totalement occupée par ces parties de la butée afin de
bloquer la tige autant en flexion vers l'avant que vers l'arrière. La partie mobile
de la butée associée à ses moyens de commande constitue ainsi l'organe de verrouillage
proprement dit de la tige, et permet, sélectivement, de modifier la flexibilité de
la tige en amplitude ; il résulte de cette construction que la flexibilité susceptible
d'être donnée à la tige est essentiellement fonction du déplacement maximum que peuvent
produire les moyens de commande, et ce, dans la limite stricte de la longueur de la
lumière oblongue. De telles limitations se révèlent gênantes car, pour bénéficier
à la fois d'une grande possibilité de flexion et d'une position de blocage, il est
nécessaire de prévoir simultanément une grande lumière et des moyens de commande capables
de produire un grand déplacement de la partie mobile de la butée ; en fait, il ne
peut pas y avoir d'indépendance de construction entre les moyens destinés à assurer
la fonction de blocage et ceux destinés à déterminer l'amplitude de la flexion de
la tige.
[0003] Toujours selon ce document, il est prévu que la butée d'appui est fixée de manière
amovible sur la base de coque, par exemple par une vis, et peut être positionnée au
choix sur l'un de plusieurs orifices réalisés sur la base de coque concentriquement
à l'axe d'articulation de la tige ; ces orifices sont prévus à distance les uns des
autres pour une certaine valeur angulaire déterminant, chacun, un angle d'avancée
de la tige. Il résulte d'une telle construction que le réglage de l'angle d'avancée
ne peut s'effectuer qu'après avoir démontée la butée d'appui dans son ensemble puis
repositionnement dans l'orifice approprié, ce qui est fastidieux à exécuter ; en effet,
dans le cas présent, l'extraction du chausson ou du rembourrage intérieur de confort
se révèle nécessaire pour atteindre la vis qui n'est accessible que de l'intérieur
de la chaussure, la partie de la butée d'appui accessible de l'extérieur étant déjà
occupée par l'organe de manoeuvre des moyens de commande de la partie mobile de la
butée d'appui.
[0004] Enfin, si la mise en oeuvre d'une telle butée d'appui réglable dans une lumière oblongue
procure une position de blocage ou une possibilité de flexion de la tige selon une
amplitude déterminée, il n'est pas prévu d'élément amortisseur susceptible de freiner
progressivement cette flexion, et la mise en oeuvre d'un tel élément semble aléatoire
; en effet, les parties fixe et mobile de la butée d'appui servant chacune d'élément
d'arrêt à l'extrémité correspondante de la lumière oblongue, il n'est pas envisageable
d'interposer un élément amortisseur entre celles-ci et les extrémités de la lumière
oblongue sans nuire à la qualité du verrouillage de la tige lorsque la butée est amenée
en position de blocage.
[0005] La présente invention a pour but de remédier aux différents inconvénients évoqués
ci-avant et propose une chaussure dans laquelle la base de coque comporte une butée
unique réglable en position dans la zone du talon, avec laquelle coopère la tige pour
sa reprise d'appui arrière et sa retenue en flexion vers l'avant, un élément mobile
monté sur la tige et combiné avec la butée unique étant destiné à procurer, au choix,
le verrouillage de la tige ou le déverrouillage de celle-ci en flexion avant seulement,
et selon une amplitude déterminée constante avec ou sans amortissement.
[0006] Selon l'invention, la chaussure de ski comporte une tige, obtenue en une ou plusieurs
parties, montée au moins partiellement pivotante sur une base de coque autour d'un
axe d'articulation et de liaison, la tige coopérant pour ses appuis arrière et avant
avec une butée unique d'appui qui, disposée réglable en hauteur sur la base de coque
dans la zone du talon, s'étend en saillie dans une lumière oblongue verticale réalisée
dans la paroi de la tige située en vis-à-vis. Les extrémités inférieure et supérieure
de la lumière oblongue sont écartées de sorte qu'elles définissent entre elles un
espace plus grand que celui occupé par la butée réglable, permettant ainsi un déplacement
relatif de la lumière par rapport à la base de coque, l'extrémité supérieure de la
lumière venant, en position initiale de pratique du ski, en appui sur la butée réglable
pour constituer l'appui arrière de la tige et donc déterminer l'angle d'avancée choisi
de celle-ci. Selon une caractéristique, un élément mobile monté sur la tige est apte
à obturer au moins partiellement l'espace laissé libre entre l'extrémité inférieure
de la lumière et la butée d'appui réglable pour une position de verrouillage de la
tige par rapport à la base de coque ; dans cette position l'élément mobile s'engage
de manière ajustée sous la butée d'appui. Egalement, l'élément mobile est aussi prévu
pour s'escamoter de la lumière oblongue par action sur un organe de manoeuvre pour
procurer une position de déverrouillage de la tige alors autorisée à pivoter sur son
axe d'articulation uniquement vers l'avant de la chaussure. L'amplitude du pivotement
alors autorisé correspond au moins à la valeur de l'espace libéré par l'élément mobile,
et au maximum dans la limite de l'espace compris entre la butée réglable et l'extrémité
inférieure de la lumière oblongue. Il est évident que la partie de l'élément mobile
qui s'engage de manière ajustée sous la butée d'appui pour produire le verrouillage
de la tige est obtenue en un matériau rigide indéformable. Selon l'invention, la combinaison
d'une butée d'appui unique pour la tige, qui soit réglable en position pour modifier
l'angle d'avancée de celle-ci, avec un élément mobile de verrouillage-déverrouillage
situé sur la tige, permet de garantir la constance du débattement possible de la lumière
oblongue par rapport à ladite butée d'appui ; en effet, quel que soit le réglage d'avancée
effectué au moyen de la butée d'appui, en fait le réglage de l'appui arrière de la
tige, on déplace simultanément les éléments destinés à procurer l'appui avant que
ce soit l'élément mobile lorsqu'il comporte une position d'escamotage partiel ou l'extrémité
inférieure de la lumière oblongue lorsque l'élément mobile de verrouillage-déverrouillage
est totalement dégagé de ladite lumière.
[0007] Selon un mode de réalisation, la butée d'appui est positionnée sur la base de coque
par l'intermédiaire d'un téton fixe, et son réglage en translation dans le sens vertical
s'effectue au moyen d'un pièce oblongue, pourvue d'un trou excentré, qui se monte
et se bloque sur celui-ci par exemple par une vis ; la pièce oblongue, dont le profil
extérieur correspond sensiblement à la largeur de la lumière oblongue obtenue dans
la tige, peut ainsi être retournée à 180° sur le téton , ce qui entraîne deux variations
de sa position relative sur la base de coque, et, par conséquence, procure deux possibilités
de réglage de l'angle d'avancée de la tige. Dans un autre mode de réalisation, la
pièce oblongue de la butée d'appui est pourvue d'un trou oblong la rendant apte à
coulisser sur le téton lorsque sa vis de blocage est desserrée. La pièce oblongue
peut ainsi être ajustée en hauteur sur la base de coque pour procurer plusieurs angles
d'avancée dans la limite déterminée par la longueur du trou oblong, et ce, sans qu'il
y ait de modification des possibilités de flexion vers l'avant de la tige, c'est-à-dire
que le débattement possible de la lumière par rapport à la butée reste constant.
[0008] D'autres réalisations de moyens de réglage de la pièce oblongue sur le téton peuvent
également être mis en oeuvre ; par exemple, le téton peut être obtenu avec au moins
un crantage latéral destiné à coopérer avec un crantage correspondant réalisé sur
l'un des flancs du trou oblong. Le réglage de la pièce oblongue, et donc de l'angle
d'avancée de la tige, s'effectue alors au "cran par cran". Encore, le téton peut être
prévu avec une section cylindrique et la pièce oblongue de la butée avec une succession
de trous correspondants à la section cylindrique du téton, les trous pouvant être
sécants entre eux dans le sens longitudinal de la pièce oblongue ; le réglage de la
pièce oblongue s'effectue dans ce cas en passant d'un trou à l'autre de la même manière
qu'avec le crantage décrit précédemment.
[0009] Ces modes de réalisation des moyens de réglage de la butée d'appui qui viennent d'être
décrits à titre d'exemple présentent l'avantage d'être accessibles et manoeuvrables
de l'extérieur de la chaussure, mais n'excluent pas pour autant la possibilité de
mettre en oeuvre des moyens de réglage manoeuvrables de l'intérieur.
[0010] Selon un mode de réalisation, l'élément mobile de verrouillage-déverrouillage occupe
en totalité l'espace compris entre l'extrémité inférieure de la lumière oblongue réalisée
dans la tige et la butée d'appui. Dans ce cas, la possibilité de flexion de la tige
est limitée à la valeur de l'espace libéré par l'élément mobile lorsqu'il est amené
en position de déverrouillage.
[0011] Une variante consiste à réaliser une lumière oblongue plus grande que l'espace occupé
par la butée d'appui et l'élément mobile de verrouillage-déverrouillage. Ainsi, lorsque
l'élément mobile est déverrouillé, la tige de la chaussure peut fléchir vers l'avant
d'une valeur plus grande que l'espace occupé précédemment par ledit élément mobile,
et au maximum dans la limite de l'espace compris entre la butée d'appui et l'extrémité
inférieure de la lumière oblongue.
[0012] Pour passer d'une position de verrouillage à une position de déverrouillage, l'élément
mobile peut indifféremment être monté tournant sur un axe de pivotement ou déplaçable
en translation ; des moyens d'immobilisation et/ou de retenue dans l'une et/ou l'autre
de ses positions de verrouillage-déverrouillage sont alors avantageusement prévus.
Ces moyens, qui peuvent être constitués par des systèmes à emboîtement ou encliquetage
élastiques par exemple, sont disposés pour interagir entre l'élément mobile et son
organe de manoeuvre entre l'élément mobile et la tige, ou entre l'organe de manoeuvre
de l'élément mobile et la tige.
[0013] Une autre variante de réalisation de l'élément mobile de verrouillage-déverrouillage
est de le prévoir avec une partie rigide et une partie amortissante, par exemple élastiquement
compressible, cette dernière étant destinée à se substituer à celle en matériau rigide
qui réalise le verrouillage lorsque l'élément mobile est amené en position de déverrouillage.
Par cette construction, la tige de la chaussure peut être verrouillée dans sa position
d'appui arrière sur la butée de la base de coque, ou être déverrouillée en flexion
avant selon une amplitude déterminée, et avec un certain amortissement procuré par
la faculté de déformation élastique de la partie amortissante dont est doté l'élément
mobile.
[0014] Egalement, l'amplitude de flexion vers l'avant de la tige de la chaussure et son
amortissement peuvent être obtenus à l'aide d'un moyen élastiquement compressible
simplement introduit entre la butée d'appui et l'extrémité inférieure de la lumière
oblongue en laissant libre l'espace qui, situé sous la butée d'appui, est destiné
à être occupé par l'élément mobile de verrouillage-déverrouillage lorsqu'il est mis
en position active de verrouillage. Par cette disposition on bénéfice alors de davantage
de place pour concevoir un amortissement sur une amplitude de pivotement de la tige
relativement importante.
[0015] L'invention sera du reste mieux comprise en se reportant à la description qui va
suivre, en référence aux dessins schématiques annexés donnant, à titre d'exemple,
plusieurs mode de réalisation de la chaussure.
[0016] La figure 1 représente, vu en élévation et en coupe partielle, une chaussure de ski
selon l'invention pourvue dans la zone du talon d'une butée unique des appuis arrière
et avant de la tige montée en combinaison avec un élément de verrouillage-déverrouillage
de la tige.
[0017] Les figures 2 et 2a représentent un détail de la zone du talon de la chaussure de
la figure 1 lorsque la tige est déverrouillée.
[0018] Les figures 3, 4 et 5, illustrent, vu en détail, un mode de réalisation et de mise
en oeuvre d'une butée d'appui unique avec un élément de verrouillage monté tournant
sur la tige de la chaussure.
[0019] La figure 6 montre une deuxième position de réglage de la butée d'appui des figures
3, 4 et 5.
[0020] Les figures 7 et 8 représentent deux modes de réalisation différents des moyens mis
en oeuvre pour régler la position d'une butée d'appui.
[0021] Les figures 9, 10 et 11, représentent un autre mode de réalisation d'un élément de
verrouillage-déverrouillage monté tournant sur la tige de la chaussure dans ses deux
positions de fonctionnement.
[0022] Les figures 12 et 13 illustrent un mode de réalisation d'un élément de verrouillage-déverrouillage
déplaçable en translation sous la butée d'appui, et associé à un moyen d'amortissement
de la flexion de la tige vers l'avant.
[0023] La figure 14 montre, vu en coupe selon la ligne A-A de la figure 13, le guidage transversal
de l'élément de verrouillage-déverrouillage.
[0024] Les figures 15 et 16 illustrent, schématiquement, une autre réalisation d'un élément
de verrouillage-déverrouillage déplaçable en translation sous la butée d'appui.
[0025] Les figures 17, 18, 19 et 20, montrent un élément de verrouillage-déverrouillage
déplaçable en translation et muni d'un moyen d'amortissement en flexion de la tige
de la chaussure.
[0026] La chaussure de la figure 1 est constituée, de manière connue, d'une base de coque
1 pourvue d'une semelle 2 et d'une tige 3 qui, dans le cas présent, est obtenue en
une seule partie formant collier autour du bas de jambe d'un skieur non représenté.
Cette tige 3 peut être réalisée en plusieurs parties, par exemple avec un capot arrière
et un capot avant comme cela se trouve couramment sur les chaussure du type à entrée
par l'arrière ou à entrée centrale.
[0027] La tige 3 est montée de manière pivotante sur la base de coque 1 par une liaison
ou axe d'articulation 4, et recouvre au moins partiellement, par sa bordure inférieure,
l'ouverture supérieure 6 de la base de coque située au-dessus de la zone qui correspond
au périmètre d'entrée de la chaussure de ski, schématiquement représenté en trait
pointillé et repéré par le chiffre 7. Dans la zone du talon de la base de coque 1,
une butée unique 9 est montée réglable en hauteur et s'étend en saillie dans une lumière
oblongue 5 verticale réalisée dans la paroi 8 de la tige 3 située en vis à vis, les
extrémités inférieure 10 et supérieure 11 définissant un espace 12 plus grand que
celui 13 occupé par la butée 9, afin de permettre un déplacement relatif de la lumière
5 par rapport à cette dernière, et donc de la tige 3 par rapport à la base de coque
1. En position initiale de pratique du ski, figures 1 et/ou 2, la tige 3 est empêchée
de tout pivotement 15' dirigé vers l'arrière car elle prend appui directement sur
la butée 9 par l'extrémité supérieure 11 de sa lumière 5 ; la butée 9 constitue ainsi
l'élément de référence pour déterminer l'angle d'avancée de la tige 3, et son réglage
en hauteur permet de modifier à volonté cet angle d'avancée tout en conservant la
même possibilité de débattement entre elle et la lumière 5 car cette dernière se déplace
simultanément avec ladite butée 9. Cette possibilité de débattement donnée à partir
de la position d'appui arrière de la tige 3 sur la butée 9 est donc toujours dirigée
vers l'avant de la chaussure tel qu'indiqué par la flèche 15. Un élément mobile 14
monté amovible sur la tige 3 et manoeuvrable par son extrémité 18 accessible de l'extérieur
de la chaussure est prévu, en combinaison avec la lumière 5 et la butée d'appui 9
pour, dans une position illustrée à la figure 1, obturer l'espace laissé libre sous
cette dernière et l'extrémité inférieure 10 de la lumière 5, et ainsi obtenir le verrouillage
de la tige 3 en appui arrière sur la base de coque 1. Il est évident que l'élément
mobile 14 est réalisé en un matériau essentiellement rigide si l'on veut un verrouillage
ferme. Dans cette position de verrouillage, la tige 3 est interdite de tout pivotement
autour de son axe d'articulation 4, et la résistance qu'elle oppose lors de la pratique
du ski procure alors une transmission quasi instantanée et puissante des appuis avant
et arrière du bas de jambe du skieur, ce qui est souhaitable en ski de compétition
par exemple. Inversement, en position déverrouillée, tel que représenté aux figures
2 et 2a, la tige 3 est apte à pouvoir fléchir vers l'avant selon 15 dans la limite
de l'espace libéré par l'élément mobile 14, et au maximum jusqu'à ce que l'extrémité
inférieure 10 de la lumière 5 vienne en appui contre la butée 9 ; cette flexibilité
d'amplitude déterminée permet à la tige 3 de la chaussure de pivoter vers l'avant
en retardant quelque peu la transmission des appuis du bas de jambe du skieur, et
ainsi confère à la chaussure davantage de souplesse, ce qui est souhaitable pour la
pratique du ski de loisir.
[0028] Afin de garantir une position stable de l'élément mobile 14 en verrouillage de la
tige 3, des moyens à emboîtement élastique tels qu'un bossage 16 et une cuvette 17
sont réalisés entre ledit élément mobile 14 et son logement sur la tige 3. Dans l'exemple
de construction qui vient d'être décrit en référence aux figures 1, 2 et 2a, l'élément
mobile 14, schématiquement représenté sous la forme d'un tenon ou barreau amovible,
doit nécessairement être extrait 19 en totalité de son logement dans la tige 3 pour
procurer le déverrouillage de celle-ci, figure 2.
[0029] En référence aux figures 3 à 6, il est aussi possible de prévoir un élément mobile
24 de verrouillage qui soit simplement escamotable partiellement. Dans ce mode de
réalisation, l'élément mobile 24 est monté tournant sur un axe 30 de pivotement transversal
à l'axe longitudinal 22 de la lumière oblongue 5 et ses positions respectives de verrouillage-déverrouillage
sont déterminées par l'extrémité inférieure 10 de la lumière 5, et par une zone d'appui
29 perpendiculaire à ladite extrémité 10.
[0030] Ainsi, l'élément mobile 24 est apte à pouvoir être pivoter de 90° sur son axe 30
à l'aide de son extrémité de manoeuvre 28, et donc à bloquer la tige 3 en s'ajustant
sous la butée 9, figure 5, ou à s'escamoter partiellement de la lumière 5, figures
3 et 4.
[0031] Un système d'encliquetage élastique constitué d'un bossage 26 qui coopère avec les
flancs et les arêtes de l'élément mobile 24 retient ce dernier dans chacune de ses
positions extrêmes, c'est-à-dire de verrouillage et de déverrouillage. Comme dans
le cas précédent, la butée d'appui 9 est positionnée sur la base de coque 1 dans la
zone du talon et est prévue réglable en hauteur. A cet effet, elle est constituée
d'un téton 90 monté et immobilisé sur la paroi de la base de coque 1 par son embase
91, et d'une pièce oblongue 92 pourvue d'un trou excentré 90' qui se monte et se bloque
sur ledit téton 90 à l'aide d'une vis 93. Ainsi, d'une première position où la pièce
oblongue 92 est orientée avec sa paroi la plus mince vers le haut, tel que visible
sur les figures 1 à 5, on peut obtenir une deuxième position par simple retournement
de ladite pièce oblongue 92 à 180°, la paroi la plus mince étant alors orientée vers
le bas, comme représenté à la figure 6. En variant la position de cette pièce oblongue
92 à 180°, on peut ainsi situer la zone d'appui de l'extrémité supérieure 11 de la
lumière oblongue 5 sur la butée 9 à deux hauteurs différentes par rapport à la base
de coque 1.
[0032] Dans les modes de réalisation des figures 7 et 8, la pièce oblongue 92 de la butée
9 est prévue réglable en hauteur sur la base de coque 1 avec plus de deux positions.
En figure 7, la pièce oblongue 92 comporte un trou oblong 96 cranté sur ces flancs
94, et le téton 90 de montage sur la base de coque 1 est obtenu avec des crantages
correspondants dans les zones en vis à vis. Ainsi, il est possible de déplacer, d'une
manière sélective, au "cran par cran", la pièce oblongue 92 et donc de régler l'angle
d'avancée de la tige 3 avec plusieurs positions intermédiaires.
[0033] En figure 8, la pièce oblongue 92 de la butée 9 est réalisée simplement avec trois
trous 95 successifs correspondant, chacun, au passage du téton de montage 90. Dans
ce cas, on dispose de trois positions en hauteur de la pièce oblongue 92, et par conséquence
de trois positions de réglage de l'angle d'avancée de la tige 3 de la chaussure.
[0034] Les figures 9, 10 et 11 illustrent un autre mode de réalisation d'un élément mobile
34 escamotable partiellement par action sur son extrémité de manoeuvre 38. A cet effet,
l'élément 34, monté tournant dans un logement 40' de la tige 3 autour d'un axe 40
de pivotement, présente une partie rigide 84 et une partie amortissante 85. Ainsi,
en position de verrouillage, figures 9 et 11, la partie rigide 84 bouche ou obture
l'espace laissé libre entre l'extrémité inférieure 10 de la lumière oblongue 5 en
s'ajustant sous la butée d'appui 9. Inversement, en position de déverrouillage, illustrée
en figure 10, l'élément 34 est pivoté approximativement de 90° autour de son axe 40,
et c'est la partie amortissante 85 qui, se substituant à la partie rigide 84, s'ajuste
sous la butée 9. La tige 3 de a chaussure est alors susceptible de fléchir, 15, vers
l'avant, d'une part selon une amplitude déterminée par la compressibilité de la partie
amortissante 85, et d'autre part, avec un certain amortissement fonction de la résistance
élastique de ladite partie 85. Avantageusement, des moyens ou systèmes à encliquetage
élastique tels que des bossages 36 sont réalisés sur la tige 3 sur les bords de la
lumière 5, de sorte qu'ils bloquent l'extrémité de manoeuvre 38 de l'élément mobile
34 qui passe entre eux, soit en position haute, figure 9, soit en position basse,
figures 9 et 11.
[0035] En figures 12, 13 et 14, l'élément mobile 44 est prévu escamotable de la lumière
5 de sa position de verrouillage (figure 12) par déplacement en translation dans une
direction 60 sensiblement perpendiculaire à la paroi de la tige 3 (figure 13). Le
guidage en translation de l'élément mobile 44 est réalisé à l'aide de deux tenons
47, dont il est pourvu, qui coulissent dans deux rainures complémentaires 49 obtenues
sur les bords de la lumière 5 ; son déplacement est provoqué au moyen de son extrémité
de manoeuvre 48 constituée d'un lever à came 48' articulé sur un doigt 46 venu de
sa partie rigide 42 de verrouillage, et sa retenue en position verrouillée s'effectue
par l'intermédiaire d'un moyen compressible élastiquement 82 qui tend à maintenir
la came 48' plaquée contre une paroi 3' de la tige 3. Dans ce mode de construction,
la lumière oblongue 5 est réalisée plus grande que l'espace occupé par la butée d'appui
9 avec la partie rigide 42 de l'élément mobile 44 lorsqu'il est en position de verrouillage,
figure 12. Ainsi, en plaçant ce dernier en position de déverrouillage, figure 13,
la tige 3 est susceptible de pivoter vers l'avant selon 15 en tournant sur son axe
d'articulation et de liaison avec la base de coque 1, selon une amplitude de pivotement
supérieure à l'espace libéré par la partie rigide 42 dudit élément mobile 44.
[0036] Avantageusement, un moyen élastiquement compressible 50 peut être disposé entre la
buté d'appui 9 et l'extrémité inférieure 10 de la lumière 5, tout en laissant libre
un espace 51 correspondant à celui qui doit être occupé par l'extrémité rigide 42
de l'élément mobile 44 en position de verrouillage. On obtient ainsi une construction
selon laquelle la tige 3 de la chaussure peut être au choix verrouillée dans sa position
d'appui arrière, ou déverrouillée en flexion avant avec une grande possibilité de
débattement simultanément avec un certain amortissement.
[0037] Les figures 15 et 16 montrent une variante de réalisation de l'élément mobile de
verrouillage 54, lequel, prévu déplaçable en translation pour réaliser le verrouillage
de la tige 3, est constitué d'une lame ressort en forme d'arc de cercle qui s'étend
transversalement à l'axe vertical longitudinal de la lumière 5 (non représentée),
et qui se présente de chant sous la butée 9.
[0038] L'élément 54, dont les deux extrémités 55 prennent appui sur des épaulements 56 issus
de la tige 3, est préformé de manière à être dégagé automatiquement de la butée 9
lorsque son élément de manoeuvre 57, tel qu'une vis, est amené en position de déverrouillage.
Pour venir en position de verrouillage, il suffit alors de serrer la vis 57 contre
la partie centrale de la lame ressort 54 qui se place sous la butée 9 en provoquant
la flexion des zones latérales de ladite lame ressort 54.
[0039] Les figures 17, 18, 19 et 20, représentent schématiquement, un mode de réalisation
d'un élément mobile 64 du même type que celui des figures 1 et 2 et comportant un
organe de manoeuvre 58, mais pourvu d'une partie rigide 74 et d'une partie amortissante
75. Cet élément s'insère, comme précédemment, entre la butée d'appui 9 et l'extrémité
inférieure 10 de la lumière oblongue 5, la tige 3 de la chaussure prenant appui sur
ladite butée 9 par l'extrémité supérieure 11 de ladite lumière 5. Des bossages 77
destinés à coopérer avec des creux correspondants 78 sont réalisés entre l'élément
mobile 64 et la tige 3, et permettent de retenir ledit élément 64 sur cette dernière,
soit en position de verrouillage, figures 17 et 19, soit en position de déverrouillage,
figure 20. Dans cette dernière position, la tige 3 est susceptible, comme dans l'exemple
des figures 9, 10 et 11 où l'élément mobile 34 est tournant, de fléchir vers l'avant
selon une amplitude et avec un certain amortissement déterminés par les caractéristiques
du matériau constitutif de la partie amortissante 75.
[0040] Il est bien entendu que d'autres variantes de réalisation de la butée d'appui et/ou
de l'élément mobile de verrouillage-déverrouillage peuvent être envisagées. Par exemple,
la butée d'appui peut être prévue réglable en position sur la base de coque 1 dans
la zone du talon au moyen d'une vis que l'on engage dans l'un de plusieurs trous obtenus
dans la paroi même de ladite base de coque, ou obtenus dans un insert rapporté dans
ladite paroi.
1. Chaussure de ski dont la base de coque (1) comporte une butée unique (9) réglable
en position dans la zone du talon, avec laquelle coopère la tige (3) pour sa reprise
d'appui arrière et sa retenue en flexion (15) vers l'avant, caractérisée en ce que
un élément mobile (14, 24, 34, 44, 54, 64) monté sur la tige (3) en combinaison avec
la butée (9) est destiné, au choix, à verrouiller ladite tige (3) ou à déverrouiller
celle-ci en flexion avant (15) seulement et selon une amplitude déterminée constante,
quel que soit le réglage effectué sur la butée unique (9).
2. Chaussure de ski selon la revendication 1 caractérisée en ce que la tige (3), obtenue
en une ou plusieurs parties et montée au moins partiellement pivotante sur la base
de coque (1) autour d'un axe d'articulation (4), coopère pour ses appuis arrière et
avant avec la butée unique (9) qui, disposée réglable sur la base de coque (1) dans
la zone du talon, s'étend en saillie dans une lumière oblongue (5) verticale réalisée
dans la paroi de la tige (3) située en vis-à-vis, les extrémités inférieure (10) et
supérieure (11) de la lumière oblongue (5) définissant un espace (12) plus grand que
celui (13) occupé par la butée (9) de la base de coque (1) afin de permettre un déplacement
relatif de la lumière (5) par rapport à la butée (9), et donc de la tige (3), par
rapport à la base de coque (1), l'extrémité supérieure (11) de la lumière (5) venant
en appui sur la butée (9) pour constituer l'appui arrière de la tige, et ainsi déterminer
l'angle d'avancée.
3. Chaussure de ski selon la revendication 2 caractérisée en ce que l'élément mobile
(14, 24, 34, 44, 54, 64) monté sur la tige (3) est apte, d'une part, à obturer au
moins partiellement l'espace laissé libre entre l'extrémité inférieure (10) de la
lumière (5) et la butée (9) sous laquelle il s'ajuste pour une position de verrouillage
en pivotement de la tige (3) par rapport à la base de coque (1), et d'autre part,
à s'escamoter de la lumière oblongue par action sur un organe de manoeuvre (18, 28,
38, 48, 57, 58) pour une position de déverrouillage de la tige (3) alors autorisée
à pivoter (15) vers l'avant dans la limite de l'espace compris entre la butée (9)
et l'extrémité inférieure (10) de la lumière oblongue (5) au maximum.
4. Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en
ce que l'élément mobile de verrouillage-déverrouillage (14, 24, 44, 54) est obtenu
en un matériau essentiellement rigide.
5. Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en
ce qu'un moyen compressible élastiquement (50) est introduit dans la lumière oblongue
(5) et s'étend entre la butée (9) et l'extrémité inférieure (10) de la lumière oblongue
(5) en laissant libre l'espace situé sous la butée (9) destiné à être occupé par l'élément
mobile (44) de verrouillage-déverrouillage.
6. Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en
ce que l'élément mobile (34, 64) de verrouillage-déverrouillage est obtenu pour partie
(84, 74) en un matériau rigide et pour partie (85, 75) en un matériau compressible
élastiquement, seule la partie en matériau rigide étant active sous la butée en position
de verrouillage de la tige, la partie en matériau compressible étant alors inopérante,
tandis qu'en position de déverrouillage vers l'avant de la tige (3) la partie rigide
(84, 74) en contact avec la butée (9) s'escamote partiellement, cédant la place à
la partie (85, 75) en matériau compressible venant ainsi en position active.
7. Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4 ou 6, caractérisée
en ce que l'élément mobile (24, 34) de verrouillage-déverrouillage est monté tournant
(30, 40) sur la tige (3) de la chaussure entre deux positions angulaires déterminées
procurant, l'une le verrouillage et l'autre de déverrouillage.
8. Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en
ce que l'élément mobile (44) de verrouillage-déverrouillage est monté mobile en translation
sur la tige (3) au moyen d'un guidage (49) orienté perpendiculairement à la lumière
oblongue (5) et actionnable par un organe de manoeuvre (48) à came (48') excentrée
et articulée sur ledit élément mobile (44).
9. Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en
ce que l'élément mobile (54) de verrouillage-déverrouillage est une lame en forme
générale d'arc de cercle élastiquement déformable qui s'étend transversalement à l'axe
longitudinal de la lumière oblongue (5), sa partie centrale située de champ sous la
butée (9) étant engageable sous celle-ci par action sur une pièce de manoeuvre (57)
qui la repousse dans la lumière oblongue (5) pour la position de verrouillage de la
tige (3) en la déformant élastiquement, et inversement pour la position de déverrouillage
de la tige.
10. Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en
ce que des moyens d'immobilisation (16-17, 26, 36, 82, 77-78) pour l'une au moins
des positions de verrouillage et de déverrouillage de l'élément mobile (14, 24, 34,
44, 64) sont associés à ce dernier.
11. Chaussure de ski selon la revendication 10, caractérisée en ce que les moyens d'immobilisation
(16-17, 26, 36, 77-78) de l'élément mobile (14, 24, 34, 64) sont des systèmes à encliquetage
élastique.
12. Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en
ce que la butée d'appui (9) est réglable sur la base de coque (1) par l'intermédiaire
d'une pièce oblongue (92) qui est positionnable sur un téton (90) monté et immobilisé
sur la paroi de ladite base de coque (1).