DOMAINE TECHNIQUE
[0001] La présente invention concerne les fauteuils roulants utilisés par les handicapés
et les invalides et elle vise, indifféremment, les fauteuils roulants pliants ou non.
[0002] Il est incontestable que les fauteuils roulants ont apporté une possibilité de mobilité
aux handicapés et invalides. Ces fauteuils roulants possèdent, toutefois, plusieurs
inconvénients tenant au fait que les utilisateurs ne peuvent occuper qu'une position
assise, par ailleurs, maintenue en général pendant des durées relativement longues.
Pour tenter de remédier aux inconvénients tenant à cette seule possibilité d'utilisation,
différentes propositions ont été formulées pour que de tels fauteuils soient rendus
verticalisateurs, afin de permettre de maintenir l'utilisateur dans une position sensiblement
debout.
ART ANTÉRIEUR
[0003] En règle générale, les propositions formulées font intervenir une structure articulée
comprenant un dossier, une assise et un repose-pieds. Une telle structure est montée
articulée généralement par l'assise sur un axe frontal horizontal et perpendiculaire
au plan de symétrie vertical du chassis. Un moyen moteur est interposé entre le châssis
et la structure pour permettre l'élévation ou l'abaissement de cette dernière, ainsi
à même d'occuper une position repliée dite assise et une position dépliée dite verticalisée.
L'organe moteur peut être indifféremment à commande manuelle, électrique ou autre.
[0004] Pour illustrer cette technique antérieure, il est possible de citer, entre autres,
le FR-A-2 020 453, le DE-A-26 25 045 ou encore le FR-A-2 529 456
[0005] Ces différentes propositions répondent certainement à l'objectif de verticalisation
visé et, en ce sens, ont apporté un mieux-être incontestable aux utilisateurs.
[0006] Les propositions structurelles qui ont été formulées par la technique antérieure
s'appuient généralement sur l'articulation de la structure articulée sur un axe frontal
horizontal et perpendiculaire au plan de symétrie vertical du châssis et prenant appui
sur ce dernier.
[0007] Une telle organisation a pour effet, dans la fonction de verticalisation, de transférer
la structure articulée et l'utilisateur verticalisé vers la partie antérieure du fauteuil
avec pour conséquence un accroissement de la charge sur les roues antérieures et une
réduction de celle des roues postérieures.
[0008] Une telle conséquence introduit un facteur d'instabilité, étant donné que le polygone
d'appui ne se trouve pas chargé de façon également répartie. C'est la raison pour
laquelle, en règle générale, des points d'appui supplémentaires sont prévus pour stabiliser
le fauteuil dans l'état de verticalisation de la structure articulée. De tels points
d'appui supplémentaires sont fréquemment, pour ne pas dire toujours, constitués par
des roulettes, des patins, des béquilles ou encore par des talons qui sont prévus
de construction dans le prolongement du repose-pieds, de manière à prendre appui sur
le sol dans l'état verticalisé de la structure articulée.
[0009] Si une telle proposition, au sens général, permet de conférer un facteur de stabilité
et de sécurité certain pour les utilisateurs, en revanche, elle pose un problème insurmontable
lorsqu'il convient de tenir compte de la volonté de rendre les fauteuils roulants,
mobiles, même dans l'état verticalisé de la structure articulée. Une telle tendance
correspond au souhait des utilisateurs de pouvoir recouvrer, par un tel moyen, une
forme de vie et d'autonomie parfaitement compréhensibles.
[0010] Pouvoir concilier un tel souhait avec la technique actuelle semble incompatible avec
la recherche d'une grande stabilité et, le cas échéant, d'une bonne maniabilité.
[0011] Pour tenter de remédier à une telle exigence double, des propositions de construction
différente ont été faites par la technique antérieure. Il a ainsi été proposé, par
exemple comme cela est illustré par le brevet US 3 907 051, de placer les moyens de
motorisation dans un caisson postérieur, de manière à lester le fauteuil roulant pour
abaisser le centre de gravité et équilibrer la surcharge frontale qui s'établit dans
la position verticalisée.
[0012] Une telle proposition doit certainement permettre de répondre pour partie aux problèmes
de la stabilité et de la sécurité, mais n'apparaît pas exploitable dans toutes les
configurations et avec toutes les énergies susceptibles d'être mises en oeuvre pour
assurer la motorisation du fauteuil roulant.
[0013] Par ailleurs, une telle proposition apparait difficilement compatible, avec le souhait
de disposer d'un fauteuil roulant qui soit toujours pliable pour permettre son transport
aisé, notamment dans un véhicule automobile.
[0014] La technique antérieure connait une proposition différente par la demande WO 82-01314
qui préconise de monter sur le châssis du fauteuil roulant une structure articulée
qui, lors du passage en position verticalisée, connaît un rétro-déplacement relatif
ayant pour effet de placer l'ensemble de la structure et de l'utilisateur sensiblement
en alignement avec l'axe vertical passant par le centre du polygone d'appui que constitue
ou que définit le châssis.
[0015] De cette manière, la charge générale verticalisée est répartie par rapport au polygone
d'appui et confère à ce dernier une stabilité certaine permettant d'envisager la motorisation
et le déplacement du fauteuil roulant, même dans cet état de verticalisation.
[0016] L'examen de la proposition permet toutefois de constater que la technologie proposée
par la demande WO 82-01314, est relativement compliquée et met en oeuvre un nombre
élevé de points d'articulation entre les différents éléments de la structure articulée
et de nombreuses liaisons par biellettes liant la structure au châssis.
[0017] Ces nombreuses liaisons d'articulation fragilisent la construction, alourdissent
l'ensemble et exigent un entretien constant pour éviter qu'un dysfonctionnement local
quelconque ne se traduise par un repliement ou un dépliement défectueux, susceptible
de conduire à des accidents.
[0018] Par ailleurs, une grande partie de ces articulations sont placées en partie avant
du fauteuil et notamment dans une zone frontale à l'assise avec pour effet de gêner
l'accès à cette dernière pour un handicapé ou un invalide.
[0019] De plus, le fait de provoquer automatiquement le rétro-déplacement de la structure
articulée implique de déplacer dans le même sens le repose-pieds, d'une position frontale
correspondant à un état assis à une position reculée correspondant à un état verticalisé.
[0020] Ce déplacement dans le sens antéro-postérieur au cours des deux mouvements implique
de laisser subsister le gabarit de passage suffisant pour le repose-pieds et pose
un problème difficilement soluble d'adaptation sur le châssis de roues antérieures,
pivotantes et directionnelles, généralement de plus petit diamètre que les roues arrières
porteuses, comme cela est le plus fréquemment adopté pour les fauteuils roulants.
[0021] Cette sujétion vient compliquer la fabrication du fauteuil, ainsi que la réalisation
de ce dernier dans un gabarit d'encombrement notamment transversal, compatible avec
les différents domaines d'utilisation, tels que l'usage domestique, pour lequel un
passage entre les jambages d'huisserie de portes normalisées doit être rendu possible.
[0022] Le nombre d'articulations et le grand nombre de biellettes de liaison ont aussi pour
incidence d'alourdir considérablement le fauteuil équipé qui devient moins manipulable,
tout en exigeant de la part de l'utilisateur une dépense physique plus importante
lorsque le déplacement du fauteuil n'est pas assuré ou assisté par une motorisation
embarquée.
[0023] La présente invention vise à remédier aux inconvénients ci-dessus en proposant des
nouveaux moyens de liaison entre une structure articulée et un châssis de fauteuil
roulant verticalisateur, de tels moyens, tout en autorisant une verticalisation, permettant
par ailleurs de provoquer, automatiquement et simultanément à la phase de verticalisation,
un rétro-déplacement de la structure articulée pour centrer la charge verticalisée
par rapport au polygone d'appui et conférer ainsi au fauteuil placé dans un tel état
d'utilisation une stabilité et une sécurité autorisant une mobilité et une faculté
de déplacement manuel ou motorisé, sans aucun risque pour le sujet verticalisé.
[0024] Un autre objet de l'invention est de proposer des moyens de support et d'articulation
qui soient simples, fiables, légers et peu onéreux, de manière à rendre possible une
adaptation dans les meilleures conditions, sans pour autant alourdir considérablement
le fauteuil et rendre ainsi possible, le cas échéant, une adaptation sur des fauteuils
pliants.
EXPOSÉ DE L'INVENTION
[0025] Pour atteindre les objectifs ci-dessus, le dispositif-élévateur pour fatiteuil roulant
verticalisateur est caractérisé en ce que
- l'assise et le repose-pieds ne présentent aucune articulation directe l'un avec l'autre,
et sont montés sur les extrémités supérieures de deux quadrilatères déformables, s'élevant
à partir du châssis et possédant une partie mobile commune,
- les moyens de commande en élévation-abaissement comprennent un organe moteur interposé
entre le châssis et l'un des organes mobiles de l'un des quadrilatères et apte à commander
le déplacement desdits quadrilatères entre un état stable replié correspondant à une
position dite assise de la structure et un état stable déplié correspondant à une
position dite de verticalisation de la structure dans laquelle la masse que représente
cette dernière est sensiblement centrée par rapport au polygone d'appui.
[0026] L'invention a aussi pour objet un fauteuil roulant verticalisateur comportant une
structure articulée liée au châssis par les moyens ci-dessus.
[0027] Diverses autres caractéristiques ressortent de la description faite ci-dessous en
référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, des
formes de réalisation de l'objet de l'invention.
BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0028] La figure
1 est une élévation latérale schématique d'un fauteuil conforme à l'invention.
[0029] La figure
2 est une vue frontale, prise selon la ligne
II-II de la figure
1.
[0030] Les figures
3 et
4 sont des vues analogues à la figur
e 1, illustrant le fauteuil dans deux positions caractéristiques.
[0031] La figure
5 est une vue frontale analogue à la figure
2, mais illustrant une variante de réalisation.
MEILLEURE MANIÈRE DE RÉALISER L'INVENTION
[0032] Les figures
1 et
2 montrent schématiquement un fauteuil roulant
1 comprenant un châssis
2 constitué par un cadre inférieur
3, par exemple formé par des longerons
4 réunis par des traverses
5 et
6. Il va de soi que cette forme de réalisation n'est donnée qu'à titre d'exemple et
de façon schématique, dans le seul souci d'alléger la représentation tout en permettant
la compréhension de l'objet de l'invention. Ainsi, le châssis
2 est pourvu, de façon habituellement connue, de roues
7 généralement porteuses, principales et motrices et de roues
8 directrices, orientables par l'intermédiaire de pivots
9. Les roues
8 sont généralement, mais non obligatoirement, placées à la partie avant du châssis
2, alors que les roues porteuses
7 occupent la partie arrière. Les roues
7 et
8 définissent, par les points de contact avec le sol
S, un polygone d'appui ou de sustentation par le centre duquel passe un axe vertical
x-x'. Les roues
7 sont montées sur le châssis
2 par l'intermédiaire de paliers
10 et peuvent être avantageusement associées à des organes moteurs d'entraînement en
rotation réversible
11, tels qu'un ou des moteurs électriques susceptibles d'être alimentés à partir d'une
source
12 embarquée et disposée sur une console
13 placée entre des montants
14.
[0033] Le châssis
2 supporte, de manière conventionnelle, une structure articulée comprenant une assise
20, un dossier
21 et un repose-pieds
22. D'une façon connue, la structure articulée est organisée pour pouvoir occuper un
état stable, replié, correspondant à une position dite assise, tel qu'illustré par
la figure
1 et un état stable, déplié, correspondant à une position de verticalisation, tel qu'illustré
par la figure
4. Dans ces deux positions et par des moyens connus de la technique et non représentés,
la structure articulée est apte à supporter un handicapé ou invalide dans une position
assise et dans une position verticalisée respectivement.
[0034] Selon l'invention, la structure articulée est organisée de manière que l'assise
20 soit portée par le châssis
2 par l'intermédiaire d'un moyen d'articulation
23 en forme de quadrilatère déformable, un tel moyen étant par exemple organisé en deux
ensembles latéraux
24. Chaque ensemble comprend une partie articulée arrière ou biellette
25 et une partie articulée avant ou biellette
26 qui sont respectivement montées par des axes
27 et
28 sur les montants arrière
14 et sur les longerons
4. Les extrémités supérieures des parties articulées ou biellettes
25 ou
26 portent l'assise
20 par l'intermédiaire d'axes d'articulation
29 et
30 qui sont respectivement placés sensiblement dans la partie médiane de la face inférieure
de l'assise
20 et à la partie frontale de cette dernière. Dans l'état replié, la partie
25 s'étend à partir des montants
14 vers l'avant, selon une direction sensiblement horizontale, alors que la partie articulée
avant
26 s'étend également vers l'avant mais selon une inclinaison montante à partir du châssis
2.
[0035] Le dossier
21 est monté, selon l'invention, par un axe d'articulation
31 sur la partie postérieure de l'assise
20 et se trouve lié à cette dernière par un moyen d'articulation
32 en forme de quadrilatère déformable. Le moyen
32 comporte une partie mobile qui est commune au quadrilatère déformable
23.
[0036] Le moyen
32 est par exemple constitué par un prolongement
21a s'étendant vers le bas à partir du dossier
21 et sur lequel se trouve articulée, par un axe
33, une partie mobile
34, telle qu'une ou deux biellettes liées par un axe
35 à la ou aux parties arrière
25 constitutives du quadrilatère déformable
23.
[0037] La partie mobile
34 peut être organisée également en deux ensembles latéraux de la même manière que les
ensembles
24.
[0038] Le repose-pieds
22 est, de préférence, constitué par deux jambages
40 pourvus chacun à la base d'une semelle
41. Les deux jambages
40 sont indépendants et dépourvus d'articulation avec l'assise
20 et sont portés par le châssis
2 par l'intermédiaire d'un moyen d'articulation
42, du type quadrilatère déformable, de préférence, aussi organisé comme les autres
quadrilatères sous la forme de deux ensembles latéraux. Chaque ensemble latéral comprend
une partie antérieure
43 articulée par un axe
44 sur le châssis
2 et portant le jambage correspondant par un axe d'articulation supérieur
45. Chaque ensemble latéral fait également intervenir pour la constitution du quadrilatère
déformable, un élément commun avec le quadrilatère déformable
23, un tel élément commun étant constitué par la partie avant
26 qui se trouve, dans un tel cas, située postérieurement à la partie antérieure
42. Pour assumer cette fonction, la partie antérieure
26 est pourvue, en dessous de son point d'articulation
30 avec l'assise
20, d'un prolongement
46 sur lequel est monté le jambage
40 par l'intermédiaire d'un axe d'articulation
47.
[0039] La partie
43 antérieure de chaque quadrilatère déformable
42 s'étend vers l'avant selon une inclinaison montante entre le châssis
2 et le jambage
40.
[0040] Tel que cela ressort de la figure
1, le système de quadrilatère déformable
23 est défini par les points d'articulation
27,
28,
29 et
30. Le système d'articulation en quadrilatère déformable
32 est défini par les points d'articulation
29,
31,
33 et
35. Le système d'articulation à base de quadrilatère déformable
42 est défini par les points d'articulation
28,
44, 45 et
47.
[0041] Selon l'invention, il est prévu de doter le dispositif-élévateur décrit ci-dessus
d'un organe moteur
50 permettant de faire passer la structure articulée de la position selon la figure
1 à la position selon la figure
4 et inversement. Un tel organe moteur
50 peut être constitué par un mécanisme à commande manuelle ou, de préférence, par un
transformateur d'énergie, du type vérin électrique, susceptible d'être alimenté à
partir de la sourc
e 12, notamment par l'intermédiaire d'un manipulateur
51 accessible, par exemple sur l'un des accoudoirs
52 amovibles ou orientables, équipant le dossier
21 ou l'assise
20. L'organe moteur
50 est interposé entre le châssis
2 et l'un des éléments mobiles de l'un des quadrilatères déformables et, de préférence,
celui
23 propre à l'assise
20. Dans un exemple approprié illustré par la figure
1, l'organe moteur
50 est constitué par un vérin électrique dont la base est adaptée sur le châssis
2 et dont la tige est, par exemple, articulée par un axe
53 sur une traverse liant les parties
25 des deux ensembles latéraux
24.
[0042] Dans le cas d'adaptation d'un organe moteur
50 à commande manuelle, il peut être prévu d'associer des compensateurs élastiques,
tels que des vérins à gaz, permettant de soulager la charge, notamment, lors du dépliement
de la structure articulée pour passer de l'état selon la figure
1 à l'état verticalisé selon la figure
4.
[0043] Bien que cela ne soit pas représenté, le châssis
2 peut être organisé pour faire apparaître une ou plusieurs butées
60 réservant un appui pour la structure articulée en position ou en état replié, en
coopérant par exemple directement ou indirectement avec l'assise
20 et/ou l'un des quadrilatères déformables appropriés.
[0044] Dans l'état selon la figure
1, la structure articulée est en position repliée dans une position telle que l'assise
20 est sensiblement horizontale et que le repose-pieds
22 se trouve disposé juste en avant de la partie antérieure du châssis et du plan transversal
des pivots d'articulation des roues directrices
8.
[0045] Lorsqu'il est souhaité commander le changement d'état de la structure articulée pour
la faire passer dans un état de verticalisation, l'organe moteur
50 est commandé, par exemple pour assurer sa course d'extension, de manière qu'il tende
à soulever les éléments articulés
25 constitutifs du quadrilatère déformable
23 propre à l'assise
20. Les éléments articulés
25 sont ainsi astreints à pivoter dans le sens de la flèche
f1 (fig.3) sur les axes
27 et entraînent le déplacement de l'axe
29 selon une trajectoire circulaire
T1 ayant pour centre l'axe
29 et pour rayon la longueur des éléments
25.
[0046] Le déplacement de l'axe
29 entraîne dans le même sens l'assise
20 dont l'axe d'articulation
30 est déplacé selon une trajectoire circulaire
T2 ayant pour centre l'axe
28 et pour rayon la longueur de la partie avant
26. Les caractéristiques constructives du quadrilatère déformable
23 font que les courbes
T1 et
T2 se croisent en un point
O1, comme illustré par la figure
3, de sorte que l'assise déplacée vers l'arrière est simultanément soumise à un pivotement
relatif dans le sens de la flèche
f2.
[0047] Simultanément, le pivotement de l'assise
20 entraîne le déplacement vers le haut de l'axe
31 qui soumet le dossier
21 à un déplacement relatif par rapport à l'assise, quoique restant par lui-même sensiblement
dans la même inclinaison. Une telle caractéristique est fournie par la structure du
quadrilatère déformable
32.
[0048] Le déplacement selon la courbe
T2 du point
30 provoque le déplacement selon la courbe
T3 du point d'articulation
47 du quadrilatère déformable
42, cette trajectoire
T3 ayant pour centre le point d'articulation
28 et pour rayon la partie de biellette
26 comprise entre ce point et l'axe
47. Par l'intermédiaire des jambages
40, les points d'articulation
45 sont déplacés selon une trajectoire circulair
e T4, ayant pour centre l'axe
44 et pour rayon la longueur des éléments antérieurs
42.
[0049] Cette caractéristique fait que, dans la phase intermédiaire et concomitamment au
déplacement dans le sens de la flèche
f2 de l'assise
20, le repose-pieds
22 est élevé et rétro-déplacé, comme cela apparaît à la figure
3. La mesure d'élévation est conférée par les caractéristiques constructives du quadrilatère
déformable
42, de telle manière que, lorsque les semelles
41 surplombent l'enveloppe horizontale de pivotement des roues avant
8, avec leur inclinaison initiale, elles soient situées à une hauteur du sol
S supérieure au diamètre de ces dernières. De cette manière, le rétrodéplacement du
repose-pieds
22 peut s'effectuer librement quelle que soit l'orientation des roues directrices avant
8.
[0050] Les caractéristiques des quadrilatères déformables sont choisies par construction
de manière que, après le déplacement de l'organe moteur
50 sur sa course active, l'assise
20 et le dossier
21 soient sensiblement placés en alignement selon une faible inclinaison, alors que
le repose-pieds
22 se trouve par rétrodéplacement inclus à l'intérieur du polygone d'appui défini par
les roues
7 et
8. Dans cet état dit de verticalisation, tel que cela ressort de la figure
4, il apparait que la structure articulée est répartie dans son ensemble de part et
d'autre de l'axe vertical
x-x', de manière que la charge ou masse qu'elle représente seule et celle que constitue
le sujet verticalisé soient à l'aplomb dudit axe vertical
x-x' et sensiblement au centre du polygone d'appui pour conférer au fauteuil amené dans
une telle configuration, un état stable autorisant un déplacement par l'intermédiaire
des roues.
[0051] La caractéristique constructive des moyens de support et d'articulation à base de
trois quadrilatères déformables présente la caractéristique de provoquer le déplacement
relatif du dossier, de l'assise et du repose-pieds, selon les trajectoires
T1,
T2,
T3 et
T4 qui sont dirigées vers la partie postérieure du fauteuil et génèrent ainsi un rétro-déplacement
de la structure articulée pour amener cette dernière de la position assise à tendance
antérieure à une position verticalisée sensiblement centrée sur l'axe
x-x'.
[0052] Par ailleurs, comme cela apparait par la comparaison des figures 1, 3 et 4, les moyens
selon l'invention permettent de réduire notablement l'encombrement dans le plan antéro-postérieur
du fauteuil en position verticalisée et de lui conférer dans cet état une compacité
favorisant les évolutions.
[0053] Un fonctionnement inverse à ce qui vient d'être décrit s'établit lorsque l'organe
50 est commandé pour ramener la structure articulée de la position verticalisée à la
position assise illustrée par la figure
1.
[0054] La figure
5 montre une variante de réalisation dans laquelle les quadrilatères déformables sont
organisés non plus en ensembles latéraux tels que
24, mais sous une forme de colonne en étant regroupés de part et d'autre du plan antéro-postérieur
de symétrie vertical
P-P'.
APPLICATION INDUSTRIELLE
[0055] L'invention trouve une application industrielle particulièrement intéressante dans
les fauteuils verticalisateurs qui, de surcroît, offrent une possibilité de pliage
selon un plan de symétrie vertical, longitudinal, de manière à en réduire l'encombrement
dans les phases de transport, notamment en automobile.
[0056] L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et représentés car diverses modifications
peuvent y être apportées sans sortir de son cadre, tel que défini par les revendications.
1. Hebevorrichtung für Rollstuhl-Aufstehhilfe, die der Art nach einen Rahmen (2) aufweist,
der mit Rudern (7, 8) versehen ist, die ein Abstützpolygon festlegen und einen gelenkigen
Aufbau tragen, der einen Sitz (20), eine Fußrast (22) und eine Rückenlehne (21) aufweist,
wobei dei Vorrichtung Mittel zum Tragen und zur gelenkigen Lagerung des Aufbaus auf
dem Rahmen und Steuermittel zum Anheben/Absenken des genannten Aufbaus in Bezug auf
den Rahmen aufweist,
dadurch gekennzeichnet, daß
- der Sitz und die Fußrast keine unmittelbare Gelenkverbindung miteinander aufweisen
und auf den oberen Enden zweier verformbarer Vierecke (23, 42) angebracht sind, die
sich vom Rahmen aus erheben und einen gemeinsamen, beweglichen Abschnitt (26) aufweisen,
und
- die Steuermittel (50) zum Anheben/Absenken ein Antriebsorgan aufweisen, das zwischen
dem Rahmen und einem der beweglichen Organe eines der Vierecke angeordnet ist und
dazu eingerichtet ist, die Versetzung der genannten Vierecke zwischen einem stabilen,
eingezogenen Zustand, der einer sogenannten Sitzposition des Aufbaus entspricht, und
einem stabilen, ausgefahrenen Zustand anzusteuern, der einer sogenannten Aufstehlage
des Aufbaus entspricht, in welcher die Masse, die dieser letzgenannte darbietet, in
Bezug auf das Auflagepolygon im wesentlichen zentiert ist.
2. Hebevorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Aufbau eine Fußrast
(22), einen Sitz (20) und eine Lehne (21) aufweist, die mit ihrer Unterseite am hinteren
Abschnitt des Sitzes angelenkt ist und durch ein verformbares Viereck (32) mit dem
des Sitzes verbunden ist, mit dem es einen gemeinsamen, beweglichen Abschnitt (25)
aufweist.
3. Hebevorrichtung nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß der gelenkige
Aufbau auf dem Rahmen durch verformbare Vierecke angebracht ist, die in zwei seitlichen
Gruppen (24) angeordnet sind.
4. Hebevorrichtung nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß der gelenkige
Aufbau auf dem Rahmen durch verformbare Vierecke angebracht ist, die in Form einer
Säule angeordnet sind.
5. Hebevorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß der
Aufbau einen Sitz (20) aufweist, der mit seinem vorderen Abschnitt und im wesentlichen
mit seinem mittleren Abschnitt auf den oberen Enden der beweglichen Abschnitte (25,
26) gelenkig angebracht ist, die Teile von Vierecken bilden, vorderer bzw. hinterer
genannt sind und mit dem unteren Abschnitt (3) und dem hinteren Abschnitt (14) des
Rahmens verbunden sind.
6. Hebevorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß der
Aufbau eine Fußrast (22) aufweist, die einerseits auf der Höhe eines hinteren Abschnitts
auf dem sogenannten vorderen, beweglichen Abschnitt (26) des verformbaren Vierecks
(23) und andererseits vor diesem hinteren Abschnitt auf einem vorneliegenden Abschnitt
(43) gelenkig angebracht ist, der ein Teil eines verformbaren Vierecks (42) bildet,
das auf dem unteren Abschnitt des Rahmens angelenkt ist.
7. Hebevorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß das
Antriebsorgan (50) von einem Energiewandler gebildet ist, der zwischen dem Rahmen
(2) und dem zum Sitz gehörenden Viereck (23) angeordnet ist.
8. Hebevorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß das
Antriebsorgan (50) von handansteuerbaren Mitteln gebildet ist, die mindestens einer
elastischen Ausgleichseinrichtung zugeordnet sind.
9. Rollstuhl mit Aufstehhilfe, mit einem gelenkigen Aufbau, der mit dem Rahmen durch
eine Hebevorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 8 verbunden ist.