[0001] La présente invention concerne les chaussures de ski du type à entrée par l'avant
et/ou centrale comportant une tige-collier articulée sur une base de coque et susceptible
de pivoter uniquement vers l'avant, des moyens l'empêchant de pivoter vers l'arrière,
et se rapporte en particulier à un dispositif facilitant le passage du talon du pied
du skieur dans la tige lors du chaussage-déchaussage.
[0002] Les chaussures de ski du type à entrée par l'avant comportent généralement une coque
fendue dite à volume variable fermée par des rabats transversaux se recouvrant et
assujettis à des systèmes de fermeture, et leur tige-collier est bloquée de tout pivotement
vers l'arrière pour assurer une bonne qualité de l'appui arrière. De manière classique,
le blocage de la tige-collier est obtenu par l'intermédiaire de deux rebords dans
la zone du talon de la chaussure, l'un situé sur le bord inférieur de la tige-collier,
l'autre en correspondance sur la base de coque. Les deux rebords constituent des butées
actives seulement lorsque la tige-collier est sollicitée à basculer vers l'arrière
et laissent ainsi cette dernière libre de pivoter vers l'avant, éventuellement contre
la résistance élastique d'un moyen ou dispositif dit "de contrôle de la flexion".
Un avantage non négligeable procuré par ce type de chaussure, où la tige est bloquée
vers l'arrière, est de pouvoir varier le volume interne de leur coque grâce aux rabats
transversaux que l'on peut particulièrement bien ajuster sur le pied, en respect du
volume de ce dernier par action sur les systèmes de fermeture. Un autre avantage réside
dans le fait que le skieur peut aisément se référencer sur la position de la tige
pour présenter son pied en extension au plus près de l'axe médian longitudinal de
la tige, lequel coïncide sensiblement avec l'axe d'introduction. Par contre, un inconvénient
relatif à l'ouverture de la tige pour le chaussage-déchaussage rend le maniement de
ces chaussures difficile et fastidieux en effet, ces chaussures, du genre de celles
décrites par exemple dans les brevets français FR 2 433 311 et européen EP 358 599,
exigent une ouverture importante de la zone antérieure de la tige fermée par les rabats
transversaux pour permettre le passage du cou-de-pied et de la partie arrière extrême
du talon, laquelle, butant contre la partie postérieure de la tige, force le cou-de-pied
vers l'avant. L'ouverture de la tige doit en fait donner le passage au périmètre d'introduction
du pied, c'est à dire au périmètre passant par le cou-de-pied et le point le plus
extrême à l'arrière du talon, soit les proéminences osseuses antérieure et postérieure
du pied lorsqu'il se présente en extension.
[0003] Ce problème d'ouverture se pose également dans le cas de la chaussure décrite dans
la demande de brevet français FR 2 334 315 où des zones déformables sont prévues pour
permettre à l'aide d'un organe de serrage, soit le blocage du talon en position de
pratique du ski, soit sa libération pour autoriser le chaussage-déchaussage.
[0004] Comme décrit et enseigné, les zones déformables et l'organe de serrage sont situées
et interviennent essentiellement sur les faces latérales de la chaussure en regard
de la partie du pied du skieur délimitée sensiblement par une malléole, le talon et
le tendon d'Achille. Ainsi, en position de pratique du ski, ces zones déformables
permettent, à l'aide de l'organe de serrage, de bloquer le talon sur le fond de la
chaussure par resserrement de ses zones au-dessus des proéminences latérales dudit
talon après que le pied soit introduit dans la chaussure. La zone postérieure de la
tige reste donc indéformable comme dans les chaussures décrites dans les brevets FR
2 433 311 et EP 358 599, et ce type de chaussure avec des zones latérales déformables
exige donc également une large ouverture de la zone antérieure de la tige pour donner
le passage au périmètre d'introduction du pied, c'est à dire le périmètre passant
par le cou-de-pied et le point le plus extrême à l'arrière du talon. Par voie de conséquence,
il est courant d'utiliser des systèmes de fermeture à boucle provoquant la libération
totale des rabats ou languettes transversales qui ferment la partie antérieure de
la tige ; en effet, la nécessité de disposer d'une grande possibilité d'écartement
est quasiment impossible à restituer uniquement avec des systèmes de fermeture ayant
une liaison permanente. Il résulte de cette exigence d'ouverture des rabats de la
partie antérieure de la tige pour permettre le chaussage-déchaussage que la fermeture
de ladite tige après chaussage nécessite une intervention manuelle de rapprochement
desdits rabats pour réenclencher l'accrochage des systèmes de fermeture.
[0005] D'autres chaussures, toujours du type à entrée par l'avant, par exemple comme enseigné
par le brevet allemand DE 39 19 661, présentent en correspondance de la zone antérieure
du pied un capot qui s'étend dans l'axe longitudinal de la chaussure et qui est articulé
vers le bout de cette dernière. Un tel capot qui évite la mise en oeuvre de rabats
dans la zone antérieure de la tige de dispense cependant pas de libérer totalement
ladite zone antérieure pour permettre le passage du pied, et notamment du cou-de-pied
vers l'avant, car le talon n'a également aucune possibilité de recul contre la partie
postérieure de la tige.
[0006] Dans d'autres chaussures du type à entrée centrale et/ou par l'avant, une solution
destinée à faciliter, entre autres le chaussage-déchaussage, consiste à autoriser
la tige-collier à basculer vers l'arrière au moyen d'un étrier rigide, escamotable
entre une position de blocage de la tige, dite "de pratique du ski", et une position
de déblocage qui libère en pivotement la zone arrière de la tige. A titre d'exemple,
des chaussures de ce type sont décrites dans les brevets européens EP 286 586 et EP
470 383, et dans la demande de brevet français FR 2 341 283. Cette solution de déblocage
de la tige de la chaussure vers l'arrière en vue de faciliter l'extraction et/ou l'introduction
du pied ne dispense pas cependant de devoir ouvrir totalement les rabats qui ferment
la partie antérieure de la tige pour libérer le passage du cou-de-pied. Par ailleurs,
du fait de cette possibilité de basculement de la tige vers l'arrière, de telles chaussures
nécessitent d'être équipées de chaussons de confort également dotés d'une grande possibilité
de basculement vers l'arrière pour accompagner la tige ; des chaussons ainsi conçus
sont compliqués et d'un coût élevé ce qui grève énormément le coût global de ces chaussures
de ski.
[0007] Enfin, si le déblocage de la tige de telles chaussures facilite relativement l'extraction
du pied, il n'en n'est pas de même de l'introduction ; en effet, la tige étant libre
de pivoter dans le sens avant-arrière et vice versa, le skieur ne peut plus se référencer
sur la tige pour diriger son pied, mis en extension, au plus près de l'axe longitudinal
médian de la tige qui, dans les chaussures à tige bloquée coïncide avec l'axe d'introduction.
[0008] Ces problèmes de chaussage-déchaussage, nécessitant une grande ouverture de la zone
antérieure de la tige, ne se posent pas dans les chaussure du type à entrée par l'arrière
dans lesquels la tige présente un capot arrière et un capot avant articulés sur la
base de coque ; en effet, pour ouvrir ces chaussures, comme décrit par exemple dans
le brevet américain US 4 095 356, il suffit de basculer le capot arrière vers l'arrière
sans avoir à dégager la partie antérieure de la tige et l'introduction du pied s'effectue
aisément car le talon ne frotte sur sa partie postérieure de la tige que lorsque l'avant
du pied avec la proéminence du cou-de-pied sont quasiment engagés dans la base de
coque. Par contre, ces chaussures dont la tige s'ouvre en "tulipe" exigent, à l'inverse
des chaussures à entrée par l'avant, un basculement important du capot arrière pour
donner le passage au pied. Ce basculement vers l'arrière se traduisant par une grande
ouverture de la partie haute de la tige il est pratiquement obligatoire de déconnecter
totalement les systèmes de fermeture ; en effet, si ces systèmes sont simplement ouverts,
c'est à dire sans être décrochés, la détente qu'ils sont susceptibles de procurer
reste insuffisante pour le passage du cou-de-pied.
[0009] En conclusion, les chaussures à entrée par l'arrière sont aisées à chausser-déchausser
mais transposent simplement le problème de l'ouverture de la tige de la partie antérieure
à la partie postérieure. De plus, la fermeture de ces chaussures demande également
une intervention manuelle de rapprochement du capot arrière vers le capot avant pour
réenclencher les systèmes de fermeture.
[0010] Par ailleurs, ce type de chaussure à entrée par l'arrière présente un autre inconvénient
relatif à la qualité de l'appui arrière qui ne peut plus être réalisé dans la zone
du talon. En effet, le capot arrière devant rester libre de pivoter vers l'arrière
pour l'ouverture de la tige, la solution la plus classique consiste à bloquer le capot
avant de tout pivotement vers l'arrière et à connecter ledit capot arrière à celle-ci
pour le retenir en position fermée et ainsi assurer l'appui arrière du bas de jambe
du skieur. Dans cette structure, la zone de blocage et/ou de retenue située sur l'avant
et le dessus du pied est éloignée de la zone postérieure où s'appliquent les forces.
De ce fait, les pièces constitutives de la chaussure, qui sont en matière plastique,
se déforment élastiquement et les différents jeux intervenant avec les systèmes de
fermeture de la tige se rattrapent avant que le capot arrière n'oppose une résistance
efficace et donc un bon appui arrière.
[0011] La présente invention vise à résoudre les problèmes liés à l'ouverture de la tige
des chaussures qui se posent lors du chaussage-déchaussage tout en conservant une
qualité optimum de l'appui arrière et du serrage de la chaussure sur le pied.
[0012] Un autre but que vise l'invention est de permettre la mise en oeuvre de systèmes
de fermeture de la tige ne nécessitant pas d'être totalement déconnectés au moins
dans la zone cou-de-pied/pli de flexion ce qui évite l'intervention manuelle de rapprochement
des rabats transversaux de la coque.
[0013] Pour atteindre ces buts, la chaussure de ski, du type à entrée par l'avant et/ou
centrale, selon l'invention, est dotée d'un chausson de confort et comporte une tige-collier
ajustable sur le bas de jambe du skieur à l'aide de rabats transversaux et de systèmes
de fermeture, ladite tige-collier étant articulée autour d'un axe situé sur une base
de coque sensiblement dans la zone des malléoles, et susceptible de pivoter uniquement
vers l'avant car des moyens de butée permanente disposés sur la base de coque l'empêchent
de pivoter vers l'arrière. La chaussure définie ci-avant se caractérise par le fait
que sa base de coque présente dans la zone dorsale du talon une échancrure verticale
ouverte vers le haut destinée à permettre le passage du point extrême arrière du talon
du pied du skieur au chaussage-déchaussage, et par le fait qu'un volet escamotable,
articulé à sa partie inférieure sur la base de coque dans la zone du talon, vient
fermer ladite échancrure en position d'utilisation de la chaussure pour la pratique
du ski, par action sur un dispositif de mise en oeuvre assurant également son serrage
contre la partie postérieure du bas de jambe du skieur par le biais du chausson de
confort interposé. Une telle caractéristique permet un chaussage très facile de la
chaussure en libérant un passage talon important, sans pour autant exiger une grande
ouverture de la tige et de la base de coque, notamment au niveau de la zone cou-de-pied/pli
de flexion.
[0014] Un autre avantage, non des moindres, procuré par une telle structure de chaussure
est celui relatif à la grande liberté d'utilisation des différents types de chaussons
de confort ; en effet, du fait de la faible ouverture nécessaire de la tige de la
chaussure et donc de la partie supérieure du chausson, pratiquement tous les types
de chaussons sont utilisables qu'ils soient à entrée par l'avant et/ou par l'arrière,
et/ou également du type "botte", extensible ou ouvrant. Il sera préférable toutefois
que les chaussons soient dotés en correspondance de l'échancrure verticale de la base
de coque, d'une zone élastiquement déformable autorisant à ce niveau une déformation
du chausson pour le passage du talon du skieur lors du chaussage.
[0015] De préférence, la partie supérieure du volet escamotable s'ajuste par une zone d'appui,
en position de pratique du ski, sous un rebord inférieur postérieur de la tige-collier,
ce qui assure un renforcement du blocage de la tige-collier vers l'arrière complémentairement
à l'action des moyens de butée permanente disposés sur la base de coque et garantit
donc un appui arrière extrêmement efficace.
[0016] Ainsi, l'invention propose une chaussure de ski qui combine les qualités d'appui
arrière et le serrage de la coque d'une chaussure à entrée par l'avant, ainsi que
la facilité de chaussage d'une telle chaussure pour ce qui est de présenter le pied
dans l'axe d'introduction de la tige, et les qualités d'une chaussure à entrée par
l'arrière pour ce qui est du passage du talon et ce, sans exiger une grande ouverture
de la tige et de la base de coque dans la zone correspondant au cou-de-pied/pli de
flexion.
[0017] Le volet escamotable se présente sous la forme générale d'un demi-cylindre orienté
verticalement dont les deux ailes, avantageusement, passent à l'intérieur de l'échancrure
verticale réalisée dans la base de coque. Par cette disposition le volet escamotable
peut pivoter autour de son articulation sur la base de coque dans la zone du talon
sans être gêné par les bordures délimitant l'échancrure verticale.
[0018] Le dispositif de mise en oeuvre du volet escamotable comporte un organe de manoeuvre
de ce volet, tel qu'un levier-tendeur, et au moins un lien inextensible qui prend
appui sur au moins un renvoi situé sur le volet, ce lien étant relié d'un côté audit
organe de manoeuvre, et de l'autre côté à l'un au moins des flancs de la tige-collier.
Ainsi, lorsque le volet escamotable est fermé, toute flexion vers l'avant de la tige-collier
provoque le tirage du lien inextensible qui, s'appuyant sur le volet, entraîne ce
dernier à suivre la tige-collier dans son mouvement.
[0019] Selon une forme de réalisation, le lien inextensible forme une demi-boucle dont son
milieu est en prise avec le levier-tendeur, tandis que chacune de ses extrémités est
ancrée sur un flanc de la tige-collier, de manière sensiblement symétrique.
[0020] Selon une variante de cette forme de réalisation, l'une des extrémités du lien est
ancrée sur l'un des flancs de la tige-collier, et l'autre extrémité est accrochée
à l'extrémité libre d'un rabat transversal de serrage et de fermeture qui s'étend
sur l'autre flanc de ladite tige-collier. De la sorte, en fermant le volet escamotable
sur l'échancrure verticale au moyen du dispositif de mise en oeuvre, on provoque simultanément
le serrage de la tige-collier sur le bas de jambe du skieur et celui du volet contre
la partie postérieure dudit bas de jambe.
[0021] Afin de varier la position de fermeture du volet escamotable par rapport à l'échancrure
en direction de la jambe du skieur, un moyen de réglage de la longueur active du lien
inextensible est associé à ce dernier.
[0022] La structure de la chaussure décrite ci-avant montre que les articulations de la
tige-collier et du volet escamotable sont à distance l'une de l'autre, l'une étant
située dans la zone des malléoles, l'autre dans la zone du talon, et que le dispositif
de mise en oeuvre du volet par rapport à la tige-collier intervient dans la partie
supérieure du volet escamotable dans la zone du talon, donc largement au-dessus desdites
articulations et sensiblement à l'aplomb de celle du volet. Il s'ensuit que lorsque
la tige-collier fléchit vers l'avant, la partie supérieure du volet accompagne le
mouvement de cette dernière mais selon une trajectoire circulaire dirigée vers le
bas, alors que celle décrite par le rebord postérieure de la tige-collier est dirigée
vers le haut. Cette divergence des trajectoires qui se traduit par un glissement relatif
du volet escamotable par rapport à la partie postérieure de la tige-collier génère,
par voie de conséquence, un certain déplacement du lien inextensible qui, selon la
position relative de son renvoi sur le volet et de son ancrage sur la tige-collier,
est plus ou moins tiré. Etant inextensible, le lien de fermeture du volet peut donc
également participer au contrôle de la flexion de la tige vers l'avant selon qu'il
est plus ou moins rapidement amené en tension maxi, position dans laquelle il provoque
alors le blocage de ladite tige-collier. Afin de varier cette mise en tension du lien
en fonction de la flexion avant souhaitée (amplitude, effort, etc...), la position
d'ancrage de la ou des extrémités du lien est prévue réglable en hauteur par rapport
à la position de ou des renvois situé sur le volet escamotable.
[0023] Selon une variante de réalisation du dispositif de mise en oeuvre du volet escamotable,
l'organe de manoeuvre, tel que le levier-tendeur, actionne simultanément deux liens
inextensibles, l'un étant destiné à assurer le suivi du volet avec la tige-collier,
l'autre étant destiné à contrôler la flexion vers l'avant de cette dernière, notamment
en déterminant une position de retenue effective à partir d'un certain pivotement.
Dans un tel cas de construction, le premier lien est ancré de préférence à une certaine
hauteur sur les flancs de la tige-collier, en-dessous de la position du renvoi sur
le volet, de sorte que la tige-collier en pivotant vers l'avant autour de son axe
situé vers les malléoles tire sensiblement autant de longueur du lien que le volet
n'en libère en pivotant autour de son articulation situé vers le talon. Le deuxième
lien, par contre, est ancré dans la partie postérieure de la tige-collier sensiblement
à l'aplomb de l'articulation du volet situé sur la base de coque dans la zone du talon.
Par cette disposition, la trajectoire circulaire décrite par le point d'ancrage provoque
un tirage quasiment direct sur l'articulation du volet escamotable par le dispositif
de manoeuvre interposé, levier-tendeur et deuxième lien, et le réglage de la longueur
de ce deuxième lien permet de déterminer avec précision la position à partir de laquelle
on veut obtenir une retenue effective de la tige-collier en flexion avant.
[0024] Selon un arrangement particulier, le volet escamotable est soumis en permanence à
l'action d'un moyen élastique qui provoque automatiquement son basculement hors de
l'échancrure verticale de passage du talon du pied du skieur lorsque le dispositif
de mise en oeuvre dudit volet est en position d'ouverture de la chaussure. Une telle
disposition permet une ouverture "automatique" du volet lors de la manipulation du
levier-tendeur et facilite donc grandement le chaussage.
[0025] Egalement, toujours du fait de l'ouverture réduite nécessaire à produire sur les
rabats pour chausser-déchausser, l'invention permet de prévoir une liaison coulissante
permanente, du type rivet-lumière oblongue, entre au moins une paire de rabats dans
la zone antérieure cou-de-pied/pli de flexion, indépendamment des systèmes de fermeture
; une telle liaison coulissante procure un maintien constant des rabats entre eux
et des pièces d'accrochage des systèmes de fermeture en vis à vis, même si la coque
de la chaussure tend à se déformer et/ou à vriller lors de sollicitations importantes
susceptibles de se produire pendant la pratique du ski.
[0026] L'invention sera du reste mieux comprise en se reportant à la description qui va
suivre en référence aux dessins schématiques annexés illustrant, à titre d'exemple
non limitatif, des modes de réalisation de celle-ci.
[0027] Les figures 1, 2 et 3, montrent, vue en coupe longitudinale, une chaussure de ski
selon l'invention à différents stades de l'opération de chaussage-déchaussage.
[0028] La figure 1 représente la chaussure fermée sur le pied du skieur en vue de la pratique
du ski.
[0029] La figure 2 représente la libération du volet escamotable par ouverture de son dispositif
de mise en oeuvre.
[0030] La figure 3 représente le passage du pied du skieur dans la chaussure.
[0031] La figure 4 est une vue de l'arrière de la chaussure fermée de la figure 1.
[0032] La figure 5 est une vue en coupe selon les lignes V-V de la chaussure de ski de la
figure 3 montrant l'ouverture du système de fermeture situé dans la zone du cou-de-pied.
[0033] La figure 6 est une vue en coupe partielle selon la ligne VI-VI de la chaussure de
ski de la figure 3 montrant une liaison coulissante permanente des rabats de recouvrement
situés dans la zone antérieure du pied.
[0034] Les figures 7 et 8 sont des vues de côté d'une chaussure selon l'invention illustrant
la mise en oeuvre de deux liens par le dispositif de commande du volet escamotable,
l'un des liens étant destiné à assurer le "suivi" du volet avec la tige-collier, l'autre
le contrôle de la flexion avant de cette dernière.
[0035] La chaussure de ski 1 représentée aux figures 1, 2, 3 et 4, est du type à entrée
par l'avant car seule sa zone antérieure 2 est ouvrable. Elle représente une tige-collier
4 fermée à sa partie postérieure 15 et articulée dans la zone correspondant aux malléoles,
autour de deux axes 5 sur une base de coque 6 munie d'une semelle 7.
[0036] La tige-collier 4 ainsi que la base de coque 6 sont fermées, respectivement, par
des rabats transversaux 10 et 11 qui sont soumis à l'action de systèmes de fermeture
13 destinés à les serrer contre le pied et/ou le bas de jambe du skieur.
[0037] Un capot 12 s'étendant sur les rabats 11 de la base de coque 6 et sur les rabats
10 de la tige-collier 4 contribue à l'étanchéité de la chaussure, ainsi qu'à la répartition
des efforts de serrage.
[0038] Selon une caractéristique, la tige-collier 4 est empêchée de tout pivotement vers
l'arrière et des moyens de butée permanente 14 vers l'arrière, qui coopèrent avec
le bord arrière de la tige-collier 4 et qui sont schématisés sur les figures par un
triangle 14, sont disposés sur les flancs de la base de coque 6 à une hauteur sensiblement
supérieure à celle des axes 5.
[0039] Dans ce mode de réalisation, la tige-collier 4 est dotée de pattes flexibles 8 qui
s'étendent au-delà des axes 5 et ces pattes flexibles 8 sont fixées par des rivets
9 sur les flancs de la base de coque 6. Ainsi, la tige-collier 4 n'est susceptible
de pivoter vers l'avant autour des axes 5 qu'en surmontant la résistance élastique
opposée par les pattes flexibles 8, ces dernières procurant de la sorte un certain
contrôle de la flexion.
[0040] Un chausson de confort 3, du type à ouverture avant dans cet exemple, est interposé
entre la base de coque 6 et le pied du skieur.
[0041] Conformément à l'invention, la base de coque 6 de la chaussure 1 présente dans la
zone dorsale du talon 16 une échancrure verticale 17 de forme sensiblement rectangulaire
ouverte vers le haut qui, en position de pratique du ski, est fermée par un volet
escamotable 18 monté articulé par sa partie inférieure 19 sur un axe 32, sensiblement
horizontal, le reliant à la base de coque 6.
[0042] Le volet escamotable 18 articulé sur un axe 32 dans sa partie inférieure 19 se présente,
en direction verticale, sous la forme générale d'un demi-cylindre dont les ailes passent
à l'intérieur de l'échancrure verticale 17, en passant en-dessous des bordures qui
la délimitent, c'est à dire en-dessous des flancs de la base de coque 6, qui remontent
de part et d'autre de la chaussure jusqu'à la zone de serrage de la tige-collier 4
située au-dessus de la zone des malléoles, comme indiqué en pointillés sur la figure
1.
[0043] Un dispositif 35 de mise en oeuvre du volet 18 comportant un lever 36 et un lien
souple inextensible 37 interagit entre ledit volet 18 et la tige-collier 4 pour assurer
la fermeture de l'échancrure 17 et le serrage contre la partie postérieure du bas
de jambe du skieur située juste au-dessus du talon par action sur le volet 18. De
préférence, un moyen élastique 47, constitué par exemple par un prolongement de la
tige-collier 4 en contact permanent avec le volet escamotable 18, sera prévu afin
de provoquer le basculement automatique de ce volet 18, dès l'ouverture du levier
36.
[0044] Dans ce mode de réalisation, le lien inextensible 37 forme une demi-boucle dont le
milieu est en prise avec le levier 36 tandis que chacune de ses extrémités 40 est
ancrée sur un flanc de la tige-collier 4, sensiblement à la même hauteur que des renvois
38 disposés symétriquement sur le volet 18 et coopérant avec ce même lien 37.
[0045] De préférence, la partie supérieure 19' du volet 18 s'ajuste par une zone d'appui
33 sous le rebord inférieur 39 de la tige-collier 4 lorsque le dispositif 35 met ledit
volet 18 en position de fermeture de l'échancrure 17, tel qu'illustré à la figure
1.
[0046] Ainsi, la tige-collier 4, déjà retenue de tout pivotement vers l'arrière grâce aux
moyens de butée 14 disposés sur les flancs de la base de coque 6, se trouve également
bloquée vers l'arrière par le rebord postérieur inférieur 39 en contact avec la zone
d'appui 33, ce qui renforce la qualité de l'appui arrière.
[0047] Afin de pouvoir régler la position de fermeture du volet 18 par rapport à la partie
postérieure du bas de jambe du skieur, le lien inextensible 37 peut avantageusement
être prévu réglable sur le levier 36.
[0048] Encore, pour modifier le comportement en flexion vers l'avant de la tige-collier
4, il est prévu plusieurs points d'ancrage 40 dans les flancs de ladite tige-collier
4, notamment situés à des hauteurs différentes. Ainsi, par exemple, en choisissant
un point d'ancrage 40, situé très haut, on obtiendra une retenue en flexion importante
de la tige-collier 4, et en choisissant un point d'ancrage 40, situé très bas, on
obtiendra une excellent suivi du pivotement du volet 18 avec ladite tige-collier 4
pratiquement sans effet de retenue.
[0049] Il va de soi que les différents points d'ancrage 40 peuvent être remplacés par un
système réglable micrométriquement tel qu'un curseur d'accrochage du lien monté vissé
sur une tige filetée ; en tournant la tige filetée dans un sens ou dans l'autre on
modifie ainsi la position du curseur d'accrochage du lien.
[0050] Selon un mode de réalisation avantageux (non représenté sur les dessins), l'une des
extrémités 40 du lien inextensible 37 commandé par le levier-tendeur 36 peut être
reliée à l'extrémité libre d'un rabat transversal 10 de la tige-collier 4, 44, pour
assurer son serrage autour du bas de jambe du skieur simultanément avec celui du volet
escamotable 18 contre la partie postérieure dudit bas de jambe à l'endroit de l'échancrure
verticale 17 de passage du talon.
[0051] Selon l'invention, l'échancrure verticale 17 est destinée à permettre le passage
du point extrême arrière 20 du talon 22 du pied du skieur lors de l'extraction et/ou
de l'introduction du pied 21 dans la chaussure comme illustré à la figure 3 éventuellement
par déformation du chausson de confort 3 à cet endroit. Dans un tel cas, le chausson
est de préférence prévu avec une zone déformable élastiquement.
[0052] Du fait de cette possibilité de recul du talon 22 du pied 21 dans la zone du talon
16 de la base de coque 6, le cou-de-pied 23 n'est pas repoussé vers l'avant et la
simple mise en extension du pied 21 suffit pour que le pied 21 passe aisément dans
et/ou hors de la chaussure.
[0053] Par voie de conséquence, les rabats 11 et 10 de la base de coque 6 et du collier-tige
4 situés dans la zone correspondant au cou-de-pied/pli de flexion ne nécessitent pas
d'être totalement ouverts, et ainsi les systèmes de fermetures 13 situés à proximité
n'ont pas besoin d'être déconnectés.
[0054] C'est ce qui est schématiquement illustré à la figure 5 où ce sont les rabats 11
de la base de coque 6 situés dans la zone du cou-de-pied qui sont représentés. A titre
d'exemple de construction, le système de fermeture 13 comporte un levier-tendeur 24
monté sur une chape 25 fixée sur un rabat 11 et un lien de traction 26 qui est attaché
d'un côté audit levier 24, et de l'autre côté à une bride 27 solidarisée de l'autre
rabat 11, laquelle bride 27 chevauche partiellement le capot 12 qui assure l'étanchéité
desdits rabats 11.
[0055] Afin de permettre un serrage ajusté des rabats 11 sur le chausson de confort et donc
sur le pied du skieur, non représenté sur cette figure 5, le lien de traction 26 est
prévu réglable en longueur, par exemple au moyen d'une molette 28 rendue prisonnière
de la bride 27 et dans laquelle molette se visse un embout fileté 29 constituant son
extrémité d'accrochage.
[0056] Egalement, figure 6, du fait que les rabats 11, ou 10 dans le cas de la tige-collier,
n'ont plus besoin d'être totalement écartés l'un de l'autre, une liaison coulissante
permanente réalisée avec un rivet 30 et une lumière oblongue 31 peut être disposée
entre ceux-ci.
[0057] Selon une variante de réalisation, figures 7 et 8, le dispositif de mise en oeuvre
du volet 18 est doté d'un deuxième lien inextensible 41 destiné à assurer spécifiquement
le contrôle de la flexion vers l'avant de la tige-collier 44. A cet effet, ce deuxième
lien 41 s'étend sur la zone dorsale de la chaussure et est ancré en 46 dans la partie
postérieure 3 de la tige-collier 44. La mise en position de fermeture du lever 36
tend ainsi ce lien 41 sensiblement dans le plan passant entre son ancrage 46 et l'axe
d'articulation 32 du volet 18.
[0058] Dans ce cas de construction, le premier lien 37 assure le suivi du volet 18 avec
la tige-collier 44 et le deuxième lien 41 le contrôle de flexion, c'est à dire l'amplitude
de pivotement autorisé de la tige-collier 44 avant qu'il ne se produise une retenue
effective. Bien entendu, ce deuxième lien 41 est de préférence prévu de longueur réglable
car c'est sa longueur qui détermine l'amplitude du débattement de la tige-collier.
[0059] Toujours selon cette variante de réalisation, la tige-collier 44 est dépourvue de
pattes d'énergie 8 comme dans la cas de la tige-collier 4 et peut donc pivoter vers
l'avant autour de ses articulations 5 sans qu'il y ait de résistance élastique au
niveau de sa fixation sur la base de coque 6. Il est bien entendu que des moyens de
butée 14 situés sur les flancs de la base de coque 6 assurent le blocage de la tige-collier
44 vers l'arrière comme dans le cas de la tige-collier 4.
1. Chaussure de ski du type à entrée par l'avant et/ou centrale dotée d'un chausson de
confort (3) et comportant une tige-collier (4, 44) ajustable sur le bas de jambe par
des rabats transversaux (10) et des systèmes de fermeture (13), ladite tige (4, 44)
étant articulée autour d'un axe (5) sur une base de coque (6) coopérant avec des moyens
de butée (14) permanente disposés sur la base de coque (6) l'empêchant de pivoter
vers l'arrière, caractérisée par le fait que la base de coque (6) présente dans la
zone dorsale du talon (16) une échancrure verticale (17) ouverte vers le haut destinée
à permettre le passage du point extrême arrière (20) du talon (22) du pied (21) du
skieur au chaussage-déchaussage, et un volet escamotable (18), articulé à sa partie
inférieure (19) sur la base de coque (6) dans la zone du talon, ce volet (18) étant
apte à fermer ladite échancrure (17) en position d'utilisation de la chaussure pour
la pratique du ski par action sur un dispositif de mise en oeuvre (35) assurant également
son serrage contre la partie postérieure de la jambe du skieur.
2. Chaussure de ski selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la partie
supérieure (19') du volet escamotable (18) s'ajuste par une zone d'appui (33), en
position de pratique du ski, sous un rebord inférieur (39) postérieur de la tige-collier
(4, 44).
3. Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée par
le fait que le volet (18) se présente sous la forme générale d'un demi-cylindre orienté
verticalement dont les deux ailes passent à l'intérieur de l'échancrure verticale
(17) réalisée dans la base de coque (6).
4. Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée
par le fait que le dispositif de mise en oeuvre (35) du volet escamotable (18) est
un levier-tendeur (36) auquel est relié un lien inextensible (37) en forme de demi-boucle
qui prend appui sur des renvois (38) situés sur ledit volet et dont les extrémités
(40) sont ancrées (40') sur les flancs de la tige-collier (4, 44).
5. Chaussure de ski selon la revendication 4, caractérisée par le fait que le lien inextensible
(37) comporte un moyen de réglage de sa longueur destiné à varier la position de fermeture
du volet (18) en direction de la partie postérieure de la jambe du skieur.
6. Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications 4 ou 5, caractérisée par
le fait que la position des extrémités (40) du lien inextensible sur les flancs de
la tige-collier est réglable en hauteur par rapport à la position des renvois (38)
situés sur le volet escamotable.
7. Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications 5 ou 6, caractérisée par
le fait que l'une des extrémités (40) du lien inextensible (37) commandé par le levier-tendeur
(36) est reliée à l'extrémité libre d'un rabat transversal (10) de la tige-collier
(4, 44) pour assurer son serrage autour du bas de jambe du skieur simultanément avec
celui du volet escamotable (18) contre la partie postérieure dudit bas de jambe à
l'endroit de l'échancrure verticale (17) de passage du talon.
8. Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée
par le fait qu'un moyen élastique (47) provoque automatiquement le basculement du
volet escamotable (18) hors de l'échancrure (17) de passage du talon du pied du skieur
lorsque le dispositif de mise en oeuvre (35) dudit volet (18) est mis en position
d'ouverture de la chaussure.
9. Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée
par le fait que le dispositif de mise en oeuvre (35) du volet escamotable (18) commande
un lien (41) de retenue de la tige-collier (44) en pivotement vers l'avant.
10. Chaussure de ski selon la revendication 9, caractérisée par le fait que le lien de
retenue (41) de la tige-collier en pivotement vers l'avant est un lien inextensible
réglable en longueur afin de varier la position à partir de laquelle la retenue est
effective.
11. Chaussure de ski selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée
par le fait que le chausson de confort (3) est doté, en correspondance de l'échancrure
verticale (17) de la base de coque (6), d'une zone élastiquement déformable.