[0001] La présente invention concerne un interrupteur électrique de sécurité, commandé à
partir de la pression d'un fluide liquide ou gazeux. Cet interrupteur électrique est
utilisable dans les appareils de nettoyage pour tapis, moquettes et sols, pour protéger
les pompes de ces appareils notamment contre les risques d'un fonctionnement sans
eau.
[0002] Le principe d'un tel appareil, notamment désigné comme "lave-moquette", est rappelé
sur la figure 1 du dessin schématique annexé. L'appareil comprend un réservoir 1,
contenant une solution d'eau et de détergent. Une pompe 2, raccordée au réservoir
1, permet la mise sous pression de la solution d'eau et de détergent, assurant ainsi
son déplacement le long d'une tuyauterie 3 équipée d'un robinet manuel 4, et aboutissant
à un diffuseur ou gicleur 5. Sous l'effet de la pression engendrée par la pompe 2,
le gicleur 5 diffuse la solution d'eau et de détergent sur la moquette ou le tapis
à nettoyer, en formant un jet 6.
[0003] En agissant sur le robinet manuel 4, l'utilisateur libère le passage de la solution
de liquide et de détergent jusqu'au gicleur 5, ou interrompt ce passage, à la demande.
La pompe 2 est actionnée par un interrupteur électrique manuel 7, disposé sur l'appareil.
Un pressostat de sécurité 8 peut être disposé sur la tuyauterie 3 à la sortie de la
pompe 2, pour commander automatiquement l'arrêt de la pompe 2 dans le cas où le robinet
manuel 4 est fermé alors que l'interrupteur 7 alimente électriquement la pompe 2.
[0004] Le principe illustré sur la figure 1, et venant d'être rappelé, comporte un inconvénient
majeur résidant dans le fait que la pompe 2 risque de fonctionner continuellement,
aussi longtemps que l'interrupteur manuel 7 reste fermé. En particulier, la pompe
2 peut fonctionner sans eau si le réservoir 1 est vide, ou en pression maximum sans
débit d'eau si le robinet manuel 4 n'est pas ouvert par l'utilisateur. La pompe 2,
n'étant plus refroidie par le passage de liquide qui assure aussi la lubrification
de ses parties en mouvement, est alors rapidement détruite.
[0005] De nombreux constructeurs ont déjà proposé l'incorporation d'un simple pressostat
8, utilisant une membrane sollicitée par la pression anormalement élevée présente
à la sortie de la pompe 2 lorsque le robinet manuel 4 est fermé, le pressostat 8 intervenant
alors pour interrompre le circuit électrique d'alimentation de la pompe 2. De tels
pressostats ne donnent pas entière satisfaction.
[0006] Une première insuffisance de ces pressostats réside dans le fait qu'ils ne possèdent
pas une isolation électrique dite "renforcée", telle que préconisée par la norme européenne
IEC 335 concernant les appareils électriques dits de classe II.
[0007] De plus, les pressostats actuels ne sont pas capables de détecter la différence entre
une pression d'eau et une pression d'air, et de provoquer ainsi l'arrêt de la pompe
du lave-moquette aussi bien en cas de fermeture du robinet manuel que lorsque le réservoir
de l'appareil est vide, pour l'obtention d'une protection de la pompe en toutes circonstances.
[0008] Enfin, les pressostats existants sont d'une fabrication relativement complexe et
coûteuse, en raison notamment de la présence obligatoire d'un ressort de commutation
rapide et de pression de contact.
[0009] La présente invention vise à remédier à l'ensemble de ces inconvénients, en fournissant
un interrupteur électrique de sécurité, pouvant remplacer les pressostats existants
évoqués ci-dessus, qui tout en étant d'une fabrication simplifiée assure une isolation
électrique renforcée, et qui, dans son application à un lave-moquette ou appareil
similaire, est capable de détecter aussi bien l'absence de liquide que l'absence de
débit dans l'appareil, même dans le cas où la pression d'utilisation normale avec
un liquide est égale à celle de l'air comprimé par la pompe lorsque le réservoir de
l'appareil est vide.
[0010] A cet effet, l'invention a essentiellement pour objet un interrupteur électrique
de sécurité, commandé à partir de la pression d'un fluide liquide ou gazeux, qui comprend
un corps avec un passage pour le fluide liquide ou gazeux, une chambre en communication
avec le passage de fluide, un élément mobile et/ou déformable disposé à l'intérieur
de la chambre et lié à un aimant annulaire, une cloison électriquement isolante et
étanche qui est entourée par l'aimant annulaire et qui loge et guide un aimant central,
mobile axialement et lié mécaniquement à un organe de contact mobile, tel qu'une lame
de contact, coopérant avec au moins une borne électrique fixe de manière à fermer
ou ouvrir un circuit électrique, suivant la position de l'aimant central couplé magnétiquement
à l'aimant annulaire coaxial, lui-même positionné selon la pression du fluide admis
dans la chambre précitée.
[0011] Le dispositif proposé utilise ainsi deux aimants permanents à disposition coaxiale,
couplés magnétiquement et situés de part et d'autre d'une cloison isolante, séparant
la partie se trouvant au contact du fluide, tel que de l'eau, de la partie qui comporte
les contacts électriques de l'interrupteur. Le choix d'une cloison séparatrice isolante
d'épaisseur suffisante permet d'obtenir l'isolation électrique "renforcée" qui est
souhaitée. De plus, l'utilisation d'aimants permanents couplés magnétiquement assure
une commutation rapide entre les positions de fermeture et d'ouverture de l'interrupteur,
et une pression de contact appropriée en position de fermeture, sans nécessité de
ressorts, d'où une simplification constructive appréciable.
[0012] Selon une forme de réalisation préférée de l'invention, l'aimant annulaire est porté
par une membrane souple, immobilisée par sa périphérie et délimitant un volume variable
dans lequel est admis le fluide, dont la pression s'exerce sur une face de la membrane
souple, cette membrane souple étant aussi soumise à l'effet d'un ressort de rappel
la repoussant vers sa position de repos, c'est-à-dire la position qu'elle occupe pour
une pression de fluide minimum. La membrane souple est par exemple immobilisée, par
sa périphérie, entre le corps précité et un boîtier isolant, comportant une paroi
intérieure cylindrique qui est entourée par l'aimant annulaire, et qui loge et guide
l'aimant central, le boîtier isolant portant les bornes électriques qui coopèrent
avec l'organe tel que lame de contact, déplacé par l'aimant central.
[0013] Avantageusement, les faces terminales correspondantes de l'aimant central et de l'aimant
annulaire, c'est-à-dire leurs faces respectives tournées d'un même côté possèdent
des polarités identiques, de sorte que le déplacement de l'aimant annulaire dans un
sens ou dans l'autre, en fonction de la pression de fluide, s'accompagne par effet
de répulsion magnétique de déplacements de sens inverse de l'aimant central, donc
de l'organe de contact mobile tel que lame de contact. L'application du phénomène
de répulsion magnétique, s'exerçant entre les pôles des deux aimants coaxiaux, permet
ici un basculement rapide, de la position fermée à la position ouverte de l'interrupteur
et vice-versa, sans nécessité d'un ressort, la force de répulsion magnétique assurant
aussi, dans la position de fermeture de l'interrupteur, la pression des contacts électriques.
[0014] Selon un autre aspect de l'invention, le passage de fluide du corps de l'interrupteur
comporte, entre son entrée et sa sortie, un venturi dont le col communique avec la
chambre dans laquelle est disposé l'élément mobile et/ou déformable lié à l'aimant
annulaire. Un interrupteur pourvu de cette dernière disposition est surtout utilisable
dans un appareil du genre lave-moquette, en tant qu'interrupteur de protection d'une
pompe de mise sous pression d'une solution d'eau et de détergent puisée dans un réservoir.
L'interrupteur de sécurité objet de l'invention remplace ici avantageusement les pressostats
classiques.
[0015] En effet, les lave-moquettes ont généralement une pression dynamique de solution
d'eau et de détergent, en marche normale, qui est sensiblement égale à celle de l'air
comprimé par la pompe quand le réservoir est vide et que le robinet manuel est fermé.
Dans ce cas, il est donc impossible d'utiliser un pressostat ordinaire, taré à une
pression proche de celle du liquide en fonctionnement normal, sous peine de le voir
interrompre l'alimentation électrique de la pompe en marche normale. L'interrupteur
de sécurité objet de la présente invention, incorporant un venturi, apporte une solution
à ce problème en réagissant d'une manière différente pour deux pressions de fluide
de même grandeur, selon qu'il s'agit d'un liquide ou d'un gaz, notamment d'eau ou
d'air. Ceci résulte du fait que le venturi crée une dépression supérieure en présence
d'un débit d'eau. L'interrupteur de sécurité objet de l'invention peut ainsi être
ajusté pour ouvrir son contact électrique à une pression égale à celles présentes
dans le circuit hydraulique en présence d'eau ou d'air, mais il ne réagit que si la
pression d'air atteint cette valeur particulière, ce qui correspond à un manque d'eau
(réservoir vide). Bien entendu, l'interrupteur coupe aussi l'alimentation électrique
de la pompe en cas de pression d'eau élevée sans débit, rendant le venturi inefficace
(cas où le robinet manuel est resté fermé).
[0016] De toute façon, l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit,
en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple, une forme
d'exécution de cet interrupteur électrique de sécurité :
Figure 2 est une vue de détail, en coupe, d'un interrupteur électrique de sécurité
conforme à la présente invention, applicable à la protection d'une pompe de lave-moquette
;
Figure 3 est un schéma de principe illustrant le fonctionnement magnétique de l'interrupteur
électrique de sécurité de figure 2 ;
Figure 4 est un schéma de principe électrique de cet interrupteur, dans son application
à un lave-moquette ;
Figure 5 est un diagramme illustrant le fonctionnement en pression d'un lave-moquette.
[0017] L'interrupteur électrique de sécurité représenté sur la figure 2, désigné dans son
ensemble par le repère 8, comprend un boîtier 9 en matière électriquement isolante,
monté sur un corps 10 dans lequel est ménagé un passage de fluide 11, s'étendant entre
une entrée de fluide 12 et une sortie de fluide 13.
[0018] Le boîtier isolant 9 forme une cavité 14, fermée de tous côtés. Deux bornes électriques
de raccordement 15 et 16 traversent la paroi extérieure 17 du boîtier isolant 9 et
font saillie à l'intérieur de la cavité 14. Une lame de contact mobile 18, logée à
l'intérieur de la cavité 14, coopère avec les deux bornes 15 et 16 de manière à assurer
soit le passage du courant électrique entre les deux bornes 15 et 16, soit l'interruption
de toute liaison électrique entre ces deux bornes 15 et 16.
[0019] La cavité 14 est délimitée par une paroi intérieure cylindrique 19 du boîtier isolant
9, qui loge et guide un aimant central cylindrique 20, mobile axialement. La lame
de contact 18 est liée mécaniquement à l'aimant central 20, par l'intermédiaire d'une
tige de liaison 21, de manière à recevoir le mouvement axial de l'aimant central 20.
[0020] Une chambre 22, de forme générale cylindrique, est ménagée entre le boîtier isolant
9 et le corps 10. La chambre 22 communique, par un canal 23, avec le passage de fluide
11 du corps 10.
[0021] A l'intérieur de la chambre 22 est disposée une membrane souple 24, dont la périphérie
est emprisonnée entre le boîtier isolant 9 et le corps 10, dans le plan de joint de
ces deux éléments. La partie interne mobile de la membrane souple 24 porte un aimant
annulaire 25, qui prend place autour de la paroi intérieure cylindrique 19 du boîtier
isolant 9, coaxialement à l'aimant intérieur 20.
[0022] La membrane souple 24 dispose d'un ressort hélicoïdal 26, logé lui aussi dans la
chambre 22, qui rappelle la membrane 24 en position de repos, c'est-à-dire en position
rapprochée du corps 10.
[0023] Le principe magnétique, permettant le fonctionnement de l'ensemble, est illustré
par la figure 3 :
[0024] L'aimant intérieur cylindrique 20, et l'aimant extérieur annulaire 25, disposés coaxialement,
sont polarisés axialement. De plus, leurs pôles respectifs de même nom sont situés
du même côté. Par exemple, le pôle N de l'aimant central cylindrique 20 est situé
sur sa face circulaire supérieure, et le pôle N de l'aimant extérieur annulaire 25
est situé sur sa face annulaire supérieure, le pôle S de l'aimant central cylindrique
20 étant alors situé sur sa face circulaire inférieure, tandis que le pôle S de l'aimant
extérieur annulaire 25 est situé sur la face annulaire inférieure de ce dernier. L'ensemble
des deux aimants 20 et 25 fonctionne donc par effet de répulsion magnétique, les pôles
de même nom (N ou S) se repoussant.
[0025] En position de repos, la membrane souple 24 est repoussée dans sa position basse
par le ressort 26. Comme montré dans la partie centrale de la figure 3, l'aimant extérieur
annulaire 25 occupe alors sa position basse, et il repousse l'aimant central 20 vers
le haut, ce qui a pour effet de fermer l'interrupteur électrique 8, la lame de contact
18 étant amenée par l'aimant central 20 au contact simultané des deux bornes 15 et
16. Dans cette position de fermeture, la poussée F de l'aimant central 20, dirigée
vers le haut, assure la pression de contact de la lame 18 sur les deux bornes 15 et
16.
[0026] Lors de l'élévation de la pression P d'air ou d'eau, dans le passage de fluide 11,
au-delà d'une valeur considérée comme anormale, cette pression se propageant dans
la chambre 22 provoque la déformation de la membrane souple 24 vers le haut, à l'encontre
de l'action de son ressort de rappel 26. La membrane 24 déplace ainsi l'aimant extérieur
annulaire 25 vers le haut. Comme l'illustre la partie inférieure de la figure 3, le
déplacement de l'aimant extérieur annulaire 25 vers le haut crée, par effet de répulsion,
un déplacement rapide vers le bas de l'aimant central 20 et de la tige de liaison
21, donc de la lame de contact 18, ouvrant ainsi l'interrupteur électrique 8. La force
d'ouverture de la lame 18 est entièrement assurée par la force magnétique des aimants
20 et 25.
[0027] Dans l'application particulière ici considérée, l'ouverture de l'interrupteur électrique
8 ainsi provoquée interrompt l'alimentation électrique, donc le fonctionnement, de
la pompe 2 à protéger, montée électriquement en série avec cet interrupteur électrique
de sécurité 8 ainsi qu'avec l'interrupteur électrique manuel 7, dans une branche de
circuit électrique 27 - voir figure 4.
[0028] Lors de la baisse de pression dans le circuit d'eau de l'appareil, le ressort 26
assure le retour de la membrane 24, donc des deux aimants 20 et 25, dans leur position
initiale (position de repos), l'interrupteur 8 se refermant alors pour permettre au
lave-moquette de fonctionner à nouveau de façon normale.
[0029] En se référant à la figure 2, le passage de fluide 11 du corps 10 forme de préférence,
entre son entrée 12 et sa sortie 13, un venturi avec un convergent 28, un col 29 et
un divergent 30, le canal 23 ayant son point de départ au niveau du col 29 du venturi.
Ce venturi 28,29,30 crée, en présence d'eau dans le passage de fluide 11, une dépression
dans la chambre 22, au niveau de la membrane 24, qui est supérieure à la dépression
observée en présence d'air, amenant ainsi un décalage de pression entre celle de l'air
et celle de l'eau contenu dans la tuyauterie 3 de l'appareil.
[0030] Ainsi, dans le cas d'un lave-moquette où la pression dynamique de la solution d'eau
et de détergent, en marche normale, est sensiblement égale à celle de l'air comprimé
par la pompe 2 quand le réservoir 1 est vide et que le robinet manuel 4 est fermé,
l'interrupteur électrique 8 ne provoque la mise à l'arrêt de la pompe 2 que dans le
cas où seul de l'air est présent dans le passage de fluide 11, ce qui correspond à
un manque d'eau nécessitant l'arrêt de la pompe 2. En fait, grâce au venturi 28,29,30
l'interrupteur électrique 8 ne "voit" pas la pression réelle de l'eau en marche normale,
puisqu'une différence de pression ΔP est créée entre la sortie de la pompe 2 et le
point de prise de pression par le canal 23, cette différence de pression ΔP amenant
la pression dans la chambre 22 à une valeur inférieure à la pression de tarage de
l'interrupteur 8.
[0031] Par contre, quand le robinet manuel 4 est laissé fermé par inadvertance, la pression
d'eau augmente sans qu'il y ait de débit d'eau, ce qui a pour effet de rendre le venturi
28,29,30 inefficace, donc de laisser l'interrupteur électrique de sécurité 8 détecter
la pression réelle d'eau, et d'interrompre alors le fonctionnement de la pompe 2,
comme cela est souhaité.
[0032] La pompe 2 sera ainsi arrêtée, donc protégée, dans les cas suivants :
- absence totale d'eau dans le réservoir 1 ;
- absence de débit d'eau dans la tuyauterie 3 en raison du maintien du robinet manuel
4 en position fermée.
[0033] La figure 5 permet de mieux apprécier le fonctionnement en pression du lave-moquette,
en indiquant en fonction du temps t, la pression d'eau P1 en utilisation normale,
la pression d'eau P2 lorsque le robinet manuel 4 est fermé, et la pression d'air P3
lorsque le réservoir 1 est vide, cette pression d'air P3 étant voisine de la pression
d'eau P1 en utilisation normale, elle-même inférieure à la pression maximum d'eau
P2 observée habituellement lorsque le robinet manuel 4 est fermé. Cette pression d'eau
P2 est supprimée grâce à l'interrupteur électrique de sécurité 8 objet de l'invention,
qui commande l'arrêt immédiat de la pompe 2 en cas d'apparition d'une telle pression.
[0034] Par ailleurs, on notera que la réalisation des parois du boîtier isolant 9 de l'interrupteur
électrique de sécurité 8, et notamment de la paroi intérieure 19 située en regard
de la membrane 24 et de l'eau située dans la chambre 22, en une matière électriquement
isolante avec une épaisseur qui n'est nulle part inférieure à deux millimètres, garantit
l'homologation de cet interrupteur 8 en isolation dite "renforcée".
[0035] Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de
cet interrupteur électrique de sécurité qui a été décrite ci-dessus, à titre d'exemple
; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation et d'application
respectant le même principe. C'est ainsi, notamment, que l'on ne s'éloignerait pas
du cadre de l'invention par des modifications du détail des formes des composants
de l'interrupteur électrique, ou par la destination du même interrupteur à des appareils,
installations ou circuits de tous types pouvant utiliser un tel interrupteur sensible
à la pression d'un fluide, la nature de ce fluide, liquide ou gazeux, pouvant varier
selon les applications.
1. Interrupteur électrique de sécurité, commandé à partir de la pression d'un fluide
liquide ou gazeux, caractérisé en ce qu'il comprend un corps (10) avec un passage
(11) pour le fluide liquide ou gazeux, une chambre (22) en communication (en 23) avec
le passage de fluide (11), un élément mobile et/ou déformable (24) disposé à l'intérieur
de la chambre (22) et lié à un aimant annulaire (25), une cloison électriquement isolante
et étanche (10,19) qui est entourée par l'aimant annulaire (25) et qui loge et guide
un aimant central (20), mobile axialement et lié mécaniquement en (21) à un organe
de contact mobile (18), tel qu'une lame de contact, coopérant avec au moins une borne
électrique fixe (15,16) de manière à fermer ou ouvrir un circuit électrique (27),
suivant la position de l'aimant central (20) couplé magnétiquement à l'aimant annulaire
coaxial (25), lui-même positionné selon la pression (P) du fluide admis dans la chambre
(22) précitée.
2. Interrupteur électrique de sécurité selon la revendication 1, caractérisé en ce que
l'aimant annulaire (25) est porté par une membrane souple (24), immobilisée par sa
périphérie et délimitant un volume variable dans lequel est admis le fluide, dont
la pression (P) s'exerce sur une face de la membrane souple (24), cette membrane souple
(24) étant aussi soumise à l'effet d'un ressort de rappel (26) la repoussant vers
sa position de repos, c'est-à-dire la position qu'elle occupe pour une pression de
fluide (P) minimum.
3. Interrupteur électrique de sécurité selon la revendication 2, caractérisé en ce que
la membrane souple (24) est immobilisée, par sa périphérie, entre le corps (10) précité
et un boîtier isolant (9), comportant une paroi intérieure cylindrique (19) qui est
entourée par l'aimant annulaire (25), et qui loge et guide l'aimant central (20),
le boîtier isolant (9) portant les bornes électriques (15,16) qui coopèrent avec l'organe
tel que lame de contact (18), déplacée par l'aimant central (20).
4. Interrupteur électrique de sécurité selon l'une quelconque des revendications 1 à
3, caractérisé en ce que les faces terminales correspondantes de l'aimant central
(20) et de l'aimant annulaire (25), c'est-à-dire leurs faces respectives tournées
d'un même côté, possèdent des polarités identiques (N et S), de sorte que le déplacement
de l'aimant annulaire (25) dans un sens ou dans l'autre, en fonction de la pression
de fluide (P), s'accompagne par effet de répulsion magnétique de déplacements de sens
inverse de l'aimant central (20), donc de l'organe de contact mobile (18), tel que
lame de contact.
5. Interrupteur électrique de sécurité selon l'une quelconque des revendications 1 à
4, caractérisé en ce que le passage de fluide (11) de son corps (10) comporte, entre
son entrée (12) et sa sortie (13), un venturi (28,29,30) dont le col (29) communique
(en 23) avec la chambre (22) dans laquelle est disposé l'élément mobile et/ou déformable
(24) lié à l'aimant annulaire (25).
6. Interrupteur électrique de sécurité selon l'une quelconque des revendications 1 à
5, caractérisé par son utilisation dans un appareil du genre lave-moquette, en tant
qu'interrupteur de protection d'une pompe (2) de mise sous pression d'une solution
d'eau et de détergent puisée dans un réservoir (1).