[0001] L'invention concerne un système d'arrêt de tir et de sécurité long feu pour une arme
à feu automatique multitubes de petit ou moyen calibre, cette arme comprenant un corps
qui supporte en rotation un ensemble tournant autour d'un axe parallèle à la direction
de tir des tubes de l'arme, cet ensemble tournant incluant notamment les tubes de
l'arme et un système de chargement et de tir de munitions pour que les tubes de l'arme
tirent successivement une munition au cours de chaque rotation de l'ensemble tournant.
[0002] Dans une telle arme à feu de type GATLING, le système d'arrêt de tir ou de sécurité
long feu a essentiellement pour fonction de commander l'immobilisation de l'ensemble
tournant de l'arme soit à la suite de l'actionnement volontaire d'une commande externe
d'arrêt de tir, par exemple au cours ou à la fin du tir d'une rafale de munitions,
soit automatiquement à la suite du tir défectueux d'une munition par l'un des tubes
de l'arme pour des raisons de sécurité.
[0003] On connaît le brevet DE-A-3 627 362 qui décrit une arme monotube dont la culasse
est mobile en translation et dont le tube recule pendant le tir. Un système d'arrêt
de tir et de sécurité long feu est proposé dans ce brevet consistant à bloquer à l'aide
d'un frein à disques animé par un système pyrotechnique.
[0004] Le but principal de l'invention est de concevoir un système d'arrêt de tir et de
sécurité long feu dans lequel l'immobilisation de l'ensemble tournant de l'arme puisse
s'effectuer dans les meilleures conditions possibles compte tenu de l'énergie cinétique
de l'ensemble tournant de l'arme au moment où le système d'arrêt de tir ou de sécurité
long feu est actionné.
[0005] A cet effet, l'invention propose un système d'arrêt de tir et de sécurité long feu
pour une arme à feu automatique multitubes de petit ou moyen calibre, qui est caractérisé
en ce qu'il comprend un système d'immobilisation en rotation de l'ensemble tournant
de l'arme, ce système comprenant des moyens amortisseurs montés coaxialement à l'ensemble
tournant de l'arme, un dispositif de commande comprenant un corps cylindrique coaxial
et solidaire en rotation de cet ensemble tournant et également déplaçable en translation,
et des moyens pour provoquer ce déplacement en translation par suite de la détection
d'un tir défectueux d'une munition ou de l'actionnement d'une commande externe d'arrêt
de tir, pour comprimer les moyens amortisseurs et absorber l'énergie cinétique de
rotation de l'ensemble tournant de l'arme, la détente des moyens amortisseurs provoquant
ensuite une mise en rotation en sens inverse de l'ensemble tournant de l'arme avant
arrêt de celui-ci.
[0006] D'une manière générale, l'axe de rotation de l'ensemble tournant est matérialisé
par un arbre central fixe qui se prolonge axialement par une tige, dont une extrémité
est fixée à l'arbre central au moyen d'un attelage, alors que son autre extrémité
supporte une rondelle d'arrêt.
[0007] Selon un exemple de réalisation, les moyens amortisseurs sont constitués par deux
empilements de bagues-ressorts respectivement logées dans deux tubes télescopiques
montés coulissants suivant l'axe de rotation de l'ensemble tournant.
[0008] Le premier tube télescopique comporte, à une extrémité, une paroi de fond traversée
par la tige centrale, le second tube télescopique qui est destiné à s'engager, par
une extrémité, dans l'autre extrémité ouverte du premier tube télescopique comporte
également une paroi de fond traversée par la tige centrale, de sorte que les bagues-ressorts
du premier empilement prennent respectivement appui sur les deux parois de fond des
deux tubes, alors que les bagues-ressorts du second empilement prennent respectivement
appui sur la paroi de fond du second tube télescopique et sur la rondelle d'arrêt
portée par la tige centrale.
[0009] D'une manière générale, les moyens pour provoquer le déplacement en translation du
corps cylindrique qui permet la compression des moyens amortisseurs, comprennent un
manchon qui entoure le corps cylindrique, des moyens de liaison entre le manchon et
le corps cylindrique pour d'une part, entraîner en rotation le manchon en synchronisme
avec le corps cylindrique et, d'autre part, permettre le déplacement en translation
du corps cylindrique par rapport au manchon, et un dispositif d'arrêt en rotation
du manchon pour provoquer le déplacement en translation du corps cylindrique, ce dispositif
d'arrêt étant actionné à la suite du tir défectueux d'une munition ou de la commande
externe d'arrêt de tir.
[0010] A titre d'exemple, les moyens de liaison entre l'élément qui permet la compression
des moyens amortisseurs et le manchon, sont constitués par des galets situés à la
périphérie du corps cylindrique dénommé ci-après porte-galets et par des rainures
hélicoïdales ménagées dans la paroi du manchon, de manière à ce qui chaque rainure
reçoive un galet.
[0011] D'une manière générale, le dispositif d'arrêt en rotation du manchon comprend une
pluralité de talons régulièrement répartis à la périphérie du manchon et une gâchette
escamotable fixe en rotation par rapport au manchon et mobile entre une position abaissée
ou escamotée et une position relevée où la gâchette est située sur la trajectoire
de déplacement circulaire des talons pour pouvoir immobiliser le manchon en rotation.
[0012] Selon une autre caractéristique de l'invention, le nombre des talons du manchon est
égal à celui des tubes de l'arme, de manière à associer un talon à chaque tube.
[0013] La gâchette est constituée par un volet pivotant articulé autour d'un axe supporté
par un support de gâchette qui est fixe en rotation par rapport au manchon et qui
est monté en regard de ce dernier.
[0014] En ne considérant qu'une rotation complète du manchon et le sens de rotation de celui-ci,
le talon associé à un tube de l'arme passe devant la gâchette après la mise à feu
de la munition tirée par ce tube et avant celle de la munition tirée par le tube suivant.
[0015] D'une manière générale, le dispositif d'arrêt en rotation du manchon est notamment
actionné par suite d'une détection d'une défaillance dans le tir d'une munition. Cette
défaillance peut être détectée en constatant l'absence de gaz de combustion ou d'un
mouvement de recul de l'arme dans un laps de temps déterminé. Dans la suite, on envisagera
des moyens de détection sensibles à la pression des gaz de combustion.
[0016] Le passage de la gâchette en position abaissée et/ou relevée est assuré par l'un
de plusieurs moyens de détection et de commande montés sur un support solidaire en
rotation de l'ensemble tournant de l'arme, le nombre de ces moyens de commande étant
égal à celui des tubes de l'arme pour associer un moyen de commande à chaque tube.
[0017] Selon un exemple de réalisation, chaque moyen de commande est constitué par un élément
mobile entre une position rétractée et une position active où il peut agir sur la
gâchette, cet élément étant déplaçable d'une position à l'autre par emprunt de gaz
de combustion de la munition tirée par le tube associé à ce moyen de commande, cet
élément mobile pouvant être la tige de piston d'un vérin, dont le cylindre communique
avec le tube associé à cet élément mobile.
[0018] L'invention envisage deux principes de fonctionnement suivant la position occupée
par la gâchette escamotable en fonctionnement normal de l'arme.
[0019] Selon un premier mode de réalisation et en fonctionnement normal de l'arme, la gâchette
est en position relevée avant le tir d'une munition, ce qui implique un premier principe
de fonctionnement selon lequel la gâchette doit être escamotée après le tir d'une
munition par un tube pour que le talon du manchon associé à ce tube puisse passer
librement devant la gâchette, cette dernière étant ensuite relevée après le passage
du talon et avant le tir d'une munition par le tube suivant.
[0020] Dans ce premier mode de réalisation, il est alors prévu un dispositif pour abaisser
et un dispositif pour relever la gâchette, ces deux dispositifs étant successivement
actionnés par le moyen de commande associé au tube qui vient de tirer une munition.
A cet effet, l'élément mobile de ce moyen de commande est dans sa position rétractée
ou de repos avant le tir de la munition et, en fonctionnement normal de l'arme, passe
dans sa position active au moment du tir de la munition par emprunt des gaz de combustion.
[0021] Les dispositifs pour abaisser et relever la gâchette sont chacun constitués par une
tringlerie reliée de manière articulée à la gâchette pour la faire pivoter dans un
sens ou dans l'autre. Chacune de ces tringleries comprend au moins un moyen formant
came qui est situé sur la trajectoire de déplacement de l'élément mobile du moyen
de commande associé au tube qui tire une munition, lorsque cet élément de commande
est dans sa position active de manière à agir successivement sur les cames du dispositif
pour abaisser et du dispositif pour relever la gâchette.
[0022] Lors d'un dysfonctionnement au moment du tir d'une munition par l'un des tubes de
l'arme, comme par exemple une défaillance qui entraîne un non-tir de la munition ou
un retard dans le tir de la munition, l'élément mobile du moyen de commande du tube
défaillant reste dans sa position de repos par suite de l'absence de gaz de combustion
ou de leur retard. Dans ces conditions, les cames des dispositifs pour abaisser et
relever la gâchette ne sont plus situées sur la trajectoire de déplacement de l'élément
mobile et la gâchette est donc maintenue en position relevée, c'est-à-dire sur la
trajectoire de déplacement des talons du manchon. Le talon associé au tube défaillant
viendra alors buter contre la gâchette et entraînera l'immobilisation en rotation
du manchon.
[0023] La commande externe d'arrêt de tir au cours d'une rafale par exemple, est conçue
de manière à retenir dans une position rétractée l'élément mobile du moyen de commande
associé à l'un des tubes de l'arme, lorsque ce tube va tirer une munition. Autrement
dit, on supprime l'action des gaz de combustion sur cet élément mobile au moment du
tir de la munition. Ainsi, la gâchette est maintenue dans sa position relevée après
le tir de la munition et elle provoquera, comme dans le cas d'un dysfonctionnement
au moment du tir d'une munition, une immobilisation en rotation du manchon et un déplacement
en translation du porte-galets.
[0024] Dans ces conditions, les moyens amortisseurs sont toujours commandés par suite de
l'immobilisation en rotation du manchon, aussi bien dans le cas du tir défectueux
d'une munition que dans le cas de l'actionnement de la commande externe d'arrêt de
tir.
[0025] Selon un second mode de réalisation et en fonctionnement normal de l'arme, la gâchette
est maintenue en position abaissée, ce qui implique un second principe de fonctionnement
inverse de celui envisagé précédemment.
[0026] Dans ce second mode de réalisation, il est prévu un dispositif pour maintenir la
gâchette en position abaissée et un dispositif pour la relever uniquement à la suite
du tir défectueux d'une munition ou de l'actionnement de la commande externe d'arrêt
de tir pour provoquer l'immobilisation en rotation du manchon.
[0027] L'élément mobile du moyen de commande associé à chaque tube de l'arme est par contre
dans sa position active avant le tir de la munition, et l'emprunt de gaz est utilisé
au moment du tir de la munition pour déplacer l'élément mobile dans sa position rétractée
de manière à ce qu'il ne puisse pas agir sur le dispositif pour relever la gâchette.
En effet, le dispositif pour relever la gâchette comprend également, comme dans le
premier mode de réalisation, une came située sur la trajectoire de déplacement de
l'élément mobile du moyen de commande lorsque cet élément mobile est dans sa position
active.
[0028] Dans ces conditions, lors d'un dysfonctionnement au moment du tir d'une munition
par l'un des tubes, comme cela a été envisagé précédemment, l'élément mobile du moyen
de commande associé à ce tube reste dans sa position active pour pouvoir agir sur
le dispositif qui permet de relever la gâchette avant le passage du talon du manchon
associé au tube et provoquer l'immobilisation en rotation du manchon lorsque ce talon
vient au contact de la gâchette.
[0029] La commande externe d'arrêt de tir au cours d'une rafale par exemple, est conçue
de manière à retenir dans sa position active et non dans sa position rétractée comme
dans le premier mode de réalisation, l'élément mobile du moyen de commande associé
à l'un des tubes, lorsque ce tube tire une munition pour pouvoir agir sur le dispositif
qui relève la gâchette avant le passage du talon du manchon associé au tube qui tire
la munition et provoquer ainsi l'immobilisation en rotation du manchon.
[0030] La commande externe d'arrêt de tir dans les deux modes de réalisation n'est prévue
que pour agir sur l'un des tubes de l'arme. Dans ces conditions, lorsque la commande
externe d'arrêt de tir est actionnée au cours d'une rafale, l'arme peut encore tirer
au moins un nombre de munitions égal au nombre de tubes de l'arme avant l'arrêt effectif
de l'arme, c'est-à-dire que l'arme ne peut pas tirer au coup par coup mais ce mode
de fonctionnement ne présente pas un intérêt majeur pour une arme à feu du type GATLING.
[0031] Ce second mode de réalisation présente notamment l'avantage de ménager l'usure de
l'ensemble des mécanismes qui sont utilisés pour abaisser et relever la gâchette.
En effet, pour chaque rotation de l'ensemble tournant de l'arme et en fonctionnement
normal, le premier mode de réalisation nécessite d'abaisser et de relever la gâchette
un nombre de fois égal au nombre de tubes, alors que dans le second mode de réalisation
la gâchette reste en position escamotée et il n'est pas nécessaire de solliciter les
mécanismes pour relever et abaisser la gâchette.
[0032] Ainsi, selon un avantage important de l'invention, l'énergie cinétique de l'ensemble
tournant de l'arme est absorbée par les moyens amortisseurs, ce qui permet d'éviter
une immobilisation quasi-instantanée susceptible de créer des contraintes mécaniques
importantes au niveau des paliers de supports en rotation de l'ensemble tournant de
l'arme.
[0033] D'autres avantages, caractéristiques et détails de l'invention ressortiront de la
description explicative qui va suivre faite en référence aux dessins annexés, donnés
uniquement à titre d'exemple, et dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en coupe longitudinale schématique d'une arme équipée d'un
système d'arrêt de tir et de sécurité long feu conforme à l'invention et selon un
premier mode de réalisation,
- la figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne II-II de la figure 1,
- la figure 3 est une vue en coupe partielle d'un système d'arrêt de tir et de sécurité
long feu,
- la figure 4 est une vue en coupe partielle pour illustrer le principe de commande
du système d'arrêt de tir et de sécurité long feu,
- la figure 5 est une vue schématique de la commande d'arrêt de tir,
- les figures 6 et 7 sont des vues semblables à celle de la figure 4 pour illustrer
le fonctionnement du système d'arrêt de tir et de sécurité long feu,
- la figure 8 est une vue en coupe schématique d'un système d'arrêt de tir et de sécurité
long feu conforme à l'invention et selon un second mode de réalisation,
- la figure 9 est une vue en perspective éclatée de la figure 8,
- la figure 10 est une vue en coupe schématique de la commande d'arrêt de tir, et
- les figures 11 à 13 sont des vues en coupe partielle pour illustrer le fonctionnement
du second mode de réalisation du système d'arrêt de tir et de sécurité long feu.
[0034] Une arme à feu automatique multitubes de petit ou moyen calibre est schématiquement
illustrée aux figures 1 et 2. Cette arme 1, de type GATLING, comporte un corps 3 qui
supporte en rotation un ensemble tournant.
[0035] L'ensemble tournant inclut notamment les tubes T de l'arme, qui sont par exemple
au nombre de quatre, et un système de chargement et de tir SC de munitions M pour
que les tubes T tirent successivement une munition au cours de chaque rotation complète
de l'ensemble tournant.
[0036] Le corps 3 de l'arme 1 est creux, de forme allongée et s'étend entre une extrémité
arrière fermée par un fond 5 et une extrémité avant ouverte pour le libre passage
des tubes T. Trois logements successifs 7, 8 et 9 sont définis à l'intérieur de ce
corps 3 entre ses deux extrémités arrière et avant (figure 2).
[0037] Le système de chargement et de tir SC comprend un bloc de chargement 10 qui est monté
rotatif dans le logement 7 du corps 3 autour d'un arbre central fixe 12 au moyen de
paliers 14. Le bloc de chargement 10 est de forme globalement cylindrique et comporte,
à sa périphérie, des empreintes formant des goulottes 16 de réception des munitions
M. Une rampe hélicoïdale fixe 18, formée sur la paroi interne du logement 7 du corps
3 de l'arme, assure le déplacement en translation des munitions le long des goulottes
16 au cours du mouvement de rotation de bloc de chargement 10.
[0038] Le système SC de chargement et de tir comprend également plusieurs chambres 20 montées
autour de l'arbre central fixe 12 à l'intérieur du logement 8 du corps 3. Ces chambres
20 sont par exemple au nombre de quatre, chaque chambre étant associée à un tube de
l'arme. Chaque chambre 20 est montée pivotante autour d'un tirant 22 parallèle à l'arbre
central fixe 12 et solidaire en rotation du bloc de chargement 10. Les chambres 20,
au cours de la rotation du bloc de chargement 10, sont par exemple guidées entre deux
cames fixes séparées l'une de l'autre d'une distance constante correspondant au diamètre
externe des chambres 20.
[0039] Ainsi, au cours d'une rotation complète du bloc de chargement 10, on peut définir
quatre zones successives :
- une zone de chargement où une première chambre 20 est ouverte et décalée latéralement
par rapport à son tube T associé pour y charger une munition,
- une zone de fermeture où une seconde chambre 20 contenant une munition passe progressivement
de sa position ouverte à sa position fermée,
- une zone de tir où une troisième chambre 20 est fermée et axialement alignée avec
son tube T associé, et
- une zone d'ouverture où la quatrième chambre 20 passe progressivement de sa position
de fermeture à sa position d'ouverture.
[0040] Il est important de noter pour la suite qu'une chambre tout au long de son déplacement
dans la zone de tir est axialement alignée avec le tube de l'arme auquel elle est
associée.
[0041] Un système SE d'éjection des douilles des munitions tirées est monté dans le logement
9 du corps 3. Ce système SE comprend par exemple deux roues étoilées 24, coaxiales
à l'arbre 12 et solidaires en rotation des tirants 22.
[0042] Quatre dispositifs de percussion 25, à raison d'un dispositif par chambre, sont logés
à l'intérieur du bloc de chargement 10. Chaque dispositif de percussion 25 est actionné
à partir d'un dispositif de commande 27.
[0043] Le logement 9 dans lequel est monté le système d'éjection SE des douilles est fermé
par une pièce 30 qui supporte les tirants 22 ainsi que les tubes T qui se prolongent
au-delà de cette pièce 30 qui est solidaire en rotation du bloc de chargement 10 (figure
1).
[0044] En se reportant à la figure 2, un organe moteur externe M, tel qu'un moto-réducteur,
a un arbre de sortie qui supporte un pignon d'entraînement 32 qui vient engrener une
denture 34 prévue à la périphérie de la pièce de support 30 pour entraîner en rotation
l'ensemble tournant de l'arme.
[0045] L'ensemble tournant 100 de l'arme comprend notamment le bloc de chargement 10, les
tirants 22 et les chambres 20 associées, les tubes T et le système d'éjection SE des
douilles des munitions, ensemble auquel on associe un système d'arrêt de tir et de
sécurité long feu qui a pour fonction d'assurer l'immobilisation de l'ensemble tournant
100 de l'arme par suite du tir défectueux d'une munition par l'un des tubes T de l'arme
ou de l'actionnement d'une commande externe d'arrêt de tir.
[0046] D'une manière générale et en se reportant aux figures 1 et 3, l'arbre central fixe
12 qui traverse le bloc rotatif 100 de l'arme se prolonge axialement par une tige
centrale 104, dont une extrémité est fixée audit arbre 12 au moyen d'un attelage 106.
A son autre extrémité, la tige 104 supporte une rondelle d'appui 108, retenue par
un écrou 110 vissé sur la tige 104 et traversée par les tubes T de l'arme.
[0047] L'attelage 106 comprend un manchon 114 solidaire de la tige 104 et monté coulissant
sur ledit arbre 12. Comme visible à la figure 3, deux goupilles fixes 116 sont engagées
dans le corps du manchon 114, perpendiculairement à l'axe de ce dernier, de manière
à faire saillie radialement dans deux lumières axiales 118, diamétralement opposées
et ménagées à la surface périphérique de l'arbre central 12. Les deux extrémités des
lumières 118 forment chacune une butée qui limite le déplacement axial du manchon
114 de l'attelage 106.
[0048] Le système d'arrêt de tir et de sécurité long feu comprend un système 120 d'immobilisation
en rotation de l'ensemble tournant 100 de l'arme. En se reportant à la figure 1, ce
système 120 comprend notamment un dispositif d'amortissement constitué par deux empilements
de bagues-ressorts 122a et 122b respectivement logées dans deux tubes télescopiques
124a et 124b montés coulissants sur la tige centrale 104.
[0049] Plus précisément, le premier tube télescopique 124a comporte, à une extrémité, une
paroi de fond 125 traversée par la tige centrale 104 et destinée à prendre appui contre
un bloc de support cylindrique 126 interposé entre l'attelage 106 et le premier tube
télescopique 124a, ce bloc de support 126, sera décrit plus loin. A son autre extrémité,
le premier tube 124a est ouvert pour recevoir de manière télescopique une extrémité
du second tube 124b.
[0050] L'extrémité du second tube 124b qui s'engage à l'intérieur du tube 124a comporte
également une paroi de fond 125 traversée par la tige centrale 104. Ainsi, les bagues-ressorts
122a logées dans le premier tube 124a et disposées autour de la tige centrale 104
sont emprisonnées entre les deux parois de fond 125 des deux tubes 124a et 124b, alors
que les bagues-ressorts 122b logées dans le second tube 124b et disposées autour de
la tige centrale 104 sont emprisonnées entre la paroi de fond 125 du tube 124b et
la rondelle d'appui 108 prévue à l'extrémité libre de la tige centrale 104. Vers son
autre extrémité ouverte, le second tube 124b s'étend légèrement au-delà de la rondelle
d'appui 108, dont le diamètre est légèrement inférieur au diamètre interne du tube
124b, et traverse librement une plaque radiale 130 traversée par les quatre tubes
T de l'arme et qui est solidaire de ces derniers. Le second tube 124b se termine par
un rebord radial externe 132 destiné à prendre appui contre la plaque 130 et limiter
ainsi le degré d'enfoncement du tube 124b à l'intérieur du tube 124a.
[0051] Un dispositif de commande pour comprimer les bagues-ressorts 122a et 122b du dispositif
d'amortissement comprend le bloc de support cylindrique 126 précité qui est intercalé
entre l'attelage 106 et le tube 124a. Ce bloc de support 126 est monté coaxialement
et solidaire en rotation de l'ensemble tournant 100, tout en étant mobile en translation
le long des tubes T de l'arme qui le traversent de part en part. Le dispositif de
commande pour comprimer les bagues-ressorts 122a et 122b comprend également des moyens
pour provoquer le déplacement en translation du bloc de support 126 par suite du tir
défectueux d'une munition ou de l'activation de la commande externe d'arrêt de tir,
moyens qui seront décrits ci-après.
[0052] En se reportant aux figures 3 4 et 5, le bloc de support 126 supporte à sa périphérie
des galets 135 régulièrement répartis autour de ce bloc dénommé ci-après porte-galets
126. Les galets 135 sont respectivement reçus dans des rainures hélicoïdales 137 ménagées
dans la paroi cylindrique d'un manchon 140. Ce manchon 140 est rapporté autour du
porte-galets 126 et est supporté en rotation par deux entretoises 142 et 143 (figure
2).
[0053] Les galets 135 transmettent au manchon 140 le mouvement de rotation du porte-galets
126 tout en permettant à ce dernier de se déplacer en translation lorsque le manchon
140 est immobilisé en rotation par un dispositif d'arrêt 145.
[0054] Le dispositif d'arrêt 145, tel que représenté à la figure 4, est constitué par une
gâchette G escamotable susceptible de coopérer avec l'un de plusieurs talons 150 régulièrement
répartis autour du manchon 140. Le nombre des talons 150 est égal à celui des tubes
de l'arme, de manière à associer un talon 150 à chaque tube T.
[0055] D'une manière générale, la gâchette G est fixe en rotation par rapport à l'ensemble
tournant 100 de l'arme. La gâchette G est montée pivotante sur un bloc ou support
de gâchette 152 faisant face au manchon 140.
[0056] La gâchette G est constituée par un volet de forme globalement rectangulaire, dont
un côté constitue une butée d'arrêt pour les talons 150 du manchon 140. La gâchette
G est montée pivotante autour d'un axe fixe 154 supporté par le support de gâchette
152 et qui s'étend parallèlement à l'axe de rotation de l'ensemble tournant 100 matérialisé
par l'arbre central 12 et la tige 104.
[0057] La gâchette G peut prendre soit une position abaissée ou escamotée pour se situer
en-dehors de la trajectoire de déplacement des talons 150 au cours de la rotation
du manchon 140, soit une position relevée pour se situer sur cette trajectoire en
un point tel que le premier talon susceptible d'entrer en contact avec la gâchette
G pour immobiliser en rotation le manchon 140, est celui qui est associé au tube T
situé dans la zone de tir du cycle de fonctionnement de l'arme, c'est-à-dire tant
que la chambre est axialement alignée avec le tube.
[0058] Selon un premier mode de réalisation, la gâchette G est en position relevée avant
le tir d'une munition par l'un des tubes T de l'arme. Il en résulte, qu'en fonctionnement
normal de l'arme, il faut abaisser la gâchette G après le tir d'une munition et la
relever avant le tir de la munition suivante.
[0059] En se reportant à la figure 4, le dispositif 155 pour abaisser la gâchette G est
constitué par un levier pivotant 157, dont une extrémité est articulée autour d'un
point fixe 158 du support de gâchette 152. L'autre extrémité du levier 157 est articulée
sur la gâchette G d'une manière telle qu'un mouvement pivotant du levier 157 entraîne
un mouvement pivotant de la gâchette G autour de son axe 154. L'articulation entre
le levier 157 et la gâchette G est par exemple constituée par un pion 160 porté par
le levier 157 et par une lumière oblongue 162 ménagée dans la gâchette G pour recevoir
le pion 160. Le levier 157 supporte un bossage 164 qui constitue une surface de contact
formant came utilisée pour faire pivoter le levier 157 et abaisser la gâchette G,
comme cela sera décrit plus loin.
[0060] Le dispositif 165 pour relever la gâchette G (figure 4) est constitué par une came
167 solidaire de la gâchette G, c'est-à-dire que la came 167 peut pivoter simultanément
avec la gâchette G autour de l'axe d'articulation 154. Cette came 167 délimite une
surface d'appui 169 sur laquelle vient en appui un moyen de commande pour relever
la gâchette G, comme cela sera décrit ci-après.
[0061] Dans ce premier mode de réalisation, les dispositifs 155 et 165 pour abaisser et
relever la gâchette G sont successivement actionnés par l'un de plusieurs moyens de
détection et de commande 170. Ces moyens de commande 170 sont montés sur un support
172 solidaire en rotation de l'ensemble tournant 100 de l'arme, et leur nombre est
égal à celui des tubes T de l'arme.
[0062] En se reportant aux figures 3 et 5, chaque moyen de commande 170 est constitué par
un élément mobile pouvant prendre soit une position active utilisée pour commander
les dispositifs 155 et 165 pour abaisser et relever la gâchette G en agissant respectivement
sur le bossage 164 du levier 157 et sur la surface d'appui 169 de la came 167, soit
une position neutre ou de repos n'impliquant aucune action sur la gâchette G. Cet
élément mobile est par exemple constitué par la tige de piston 175 d'un vérin 177,
et forme également un moyen de détection sensible à la pression des gaz de combustion
engendrés après le tir d'une munition.
[0063] Un moyen de commande 170 est associé à chaque tube T, c'est-à-dire que le cylindre
178 du vérin 177 associé à chaque tube T est mis en communication par un passage 180
avec le tube T associé pour transmettre au cylindre 178 une partie des gaz de combustion
résultant du tir d'une munition (figure 4). Un ressort de rappel 182 ramène la tige
de piston 175 dans sa position d'origine après le tir de la munition.
[0064] Le système d'arrêt de tir et de sécurité long feu permet de bloquer en rotation le
manchon 140 soit à la suite d'une défaillance dans le tir d'une munition par l'un
des tubes de l'arme, soit à la suite de l'actionnement volontaire d'une commande externe
185 d'arrêt de tir.
[0065] Cette commande externe 185 d'arrêt de tir (figures 3 à 5) est fixe en rotation par
rapport à l'ensemble tournant 100 et comprend un secteur 187 mobile en translation
qui est destiné à coopérer avec un cliquet 189 monté pivotant autour d'un axe 191
du bloc de support rotatif 172 des vérins 177. Ce cliquet 189 est positionné sur le
bloc de support 172 de manière à pouvoir coopérer avec la tige de piston 175 du moyen
de commande 170 associé à l'un des tubes T de l'arme. A une extrémité, le cliquet
189 se termine par un crochet 192. Le secteur 187 d'arrêt de tir est commandé par
un électro-aimant 194.
[0066] D'une manière générale, la tige de piston 175 de chaque moyen de commande 170 traverse
de part en part le cylindre 178 associé, mais la tige de piston 175 associée au cliquet
189 comporte en outre, à une extrémité, un rebord 196 destiné à coopérer avec le crochet
192 pour pouvoir immobiliser la tige de piston 175.
[0067] On va maintenant décrire le fonctionnement normal de l'arme au cours d'une rotation
complète de l'ensemble tournant 100 de l'arme et plus particulièrement du manchon
rotatif 140, dont la rotation est assurée par l'intermédiaire du porte-galets 126
solidaire en rotation de cet ensemble tournant.
[0068] Selon le principe de fonctionnement de ce premier mode de réalisation, la gâchette
G est en position relevée avant le tir d'une munition par l'un quelconque des tubes
T, et les tiges de piston 175 des moyens de commande 170 de la gâchette G sont chacune
dans leur position neutre ou position rétractée à l'intérieur de leurs cylindres respectifs
178.
[0069] Ce fonctionnement sera décrit en ne prenant en compte qu'un seul tube T de l'arme,
le talon 150 du manchon 140 associé à ce tube T et le moyen de commande 170, également
associé à ce tube T, pour modifier sur le positionnement de la gâchette G.
[0070] Lorsque le tube T pénètre dans la zone de tir, le percuteur 25 associé à ce tube
est actionné et la munition chargée dans ce tube T est tirée. Une partie des gaz résultant
du tir de la munition est acheminée par le passage 180 jusqu'au cylindre 178 du vérin
177 associé au tube T. La tige de piston 175 logée dans le cylindre 178 se déplace
alors axialement pour prendre une position active, avec mise en compression concomitante
de son ressort de rappel 182.
[0071] Etant donné que le bloc de support 172 des vérins 177 est animé d'un mouvement de
rotation synchrone avec celui du manchon 140 et de l'ensemble tournant 100, la tige
de piston 175 va venir tout d'abord au contact du bossage 164 du levier d'abaissement
155 pour faire pivoter ce levier 155, abaisser la gâchette G et permettre au talon
150 associé au tube T de passer librement devant la gâchette G (figure 7), puis au
contact de la surface d'appui 169 de la came 167 pour relever la gâchette G avant
le tir d'une munition par le tube suivant.
[0072] Une fois que la tige de piston 175 a relevé la gâchette G, l'action des gaz de combustion
n'est plus suffisante pour maintenir la tige de piston 175 en position active, et
le ressort de rappel 182 ramène la tige de piston dans sa position neutre ou rétractée
à l'intérieur de son cylindre 178.
[0073] Ainsi, en fonctionnement normal de l'arme et au cours d'une rotation complète du
manchon 140, chaque tube de l'arme tire une munition avec, après chaque tir, escamotage
de la gâchette G pour permettre le libre passage du talon 150 associé au tube T qui
vient de tirer une munition, et repositionnement de la gâchette en position relevée
avant le tir suivant.
[0074] Supposons maintenant un dysfonctionnement au cours du tir d'une munition par l'un
des tubes T, comme par exemple une défaillance qui entraîne un non-tir de la munition
ou un retard dans le tir de cette munition. Dans ce cas, l'absence ou le retard des
gaz de combustion fait que la tige de piston 175 du vérin 177 associé à ce tube T
n'est pas déplacée et reste dans sa position rétractée. Dans ces conditions, le bossage
164 du levier d'abaissement 157 n'est plus situé sur la trajectoire de déplacement
de la tige de piston 175 au cours de la rotation du bloc 172 qui supporte les vérins
177, et il en résulte que la gâchette G reste en position relevée. La gâchette G se
situe alors sur la trajectoire de déplacement du talon 150 associé au tube T et provoque
l'arrêt en rotation du manchon 140 (figure 6).
[0075] Dans le cas où on souhaite interrompre le tir d'une rafale de munitions par exemple,
chaque tir s'effectuant normalement, il suffit d'agir sur la commande externe 185
d'arrêt de tir en actionnant l'électro-aimant 194 pour déplacer le secteur de tir
187 sur la trajectoire de déplacement du cliquet 189 supporté par le bloc de support
172 des moyens de commande 170.
[0076] Le secteur 187, au passage du cliquet 189, va forcer celui-ci à basculer autour de
l'axe 191 et en direction de la tige de piston 175 du moyen de commande 170 associé
à celui des tubes T de l'arme auquel est affecté le cliquet 189, le basculement du
cliquet 189 intervenant lorsque ce tube entre dans la zone de tir et avant mise à
feu de la munition contenue dans la chambre 20 de ce tube. Il en résulte un positionnement
du crochet 192 du cliquet 189 contre le rebord arrière 196 de la tige de piston 175
(figure 5). Dans ces conditions, les gaz résultant du tir de la dernière munition
ne peuvent pas entraîner en déplacement ladite tige. Le talon 150 du manchon rotatif
140 qui est associé au tube T va donc venir en butée contre la gâchette G du dispositif
d'arrêt 145 maintenue en position active non escamotée. Ainsi, le manchon rotatif
140 se trouve immobilisé en rotation, comme dans le cas précédent à la suite d'un
tir défectueux d'une munition (figure 6).
[0077] Il est à noter la présence d'un seul cliquet 189. En effet, une telle solution s'avère
avantageuse dans le cas où l'arme effectue un tir à cadence élevée, car il est difficile
d'associer un cliquet 189 à chaque tube de l'arme compte tenu que le temps de mise
en place du secteur 187 associé à chaque cliquet serait trop court. Par contre, avec
une telle solution, l'arme ne peut pas tirer au coup par coup, mais un nombre de coups
minimum égal au nombre de tubes de l'arme.
[0078] Lorsque le manchon 140 est immobilisé en rotation par suite de l'action de la gâchette
G contre laquelle vient en butée un talon 150 du manchon, il est à noter l'action
d'une contre-gâchette 198, par exemple armée par un ressort (non représenté), qui
vient en appui contre le talon 150 qui précède le talon 150 bloqué par la gâchette
G, de manière à immobiliser le manchon 140 dans les deux sens de rotation (figure
6).
[0079] Dans les deux cas envisagés précédemment, l'immobilisation en rotation du manchon
rotatif 140 entraîne l'actionnement du dispositif d'immobilisation 120 en rotation
de l'ensemble tournant 100 de l'arme, et l'arrêt du moteur d'entraînement M.
[0080] Lorsque le manchon 140 est immobilisé en rotation, le porte-galets 126 et le bloc
rotatif 100 de l'arme continuent leur mouvement de rotation au cours duquel le porte-galets
126 se déplace également en translation suivant la direction de tir de l'arme par
suite du déplacement des galets 135 dans les rainures hélicoïdales 137 du manchon
140 immobilisé en rotation. En se déplaçant, le porte-galets 126 prend appui sur la
paroi de fond 125 du tube télescopique 124a, ce qui a pour effet de mettre en compression
le premier empilement de bagues-ressorts 122a, puis le second empilement de bagues-ressorts
122b qui est en appui sur la plaque fixe 130 portée par la tige centrale 104.
[0081] Ainsi, la mise en compression des bagues-ressorts 122a et 122b a pour effet d'absorber
l'énergie cinétique de l'ensemble tournant 100 de l'arme. Lorsque la force de rappel
des bagues-ressorts 122a et 122b devient supérieure à la force d'entraînement en rotation
du porte-galets 126, ce dernier et l'ensemble tournant 100 de l'arme sont entraînés
suivant un sens de rotation inverse au cours duquel le porte-galets 126 se déplace
également en translation suivant une direction inverse de celle ayant entraîné la
mise en compression des bagues-ressorts 122a et 122b. L'énergie cinétique de l'ensemble
tournant 100 au cours du mouvement de rotation inverse est absorbée par le second
empilement de bagues-ressorts 122b qui s'étendent sur une longueur inférieure à celle
du premier empilement de bagues-ressorts 122a. Le second empilement présente une plus
grande raideur car l'énergie cinétique à absorber est moins importante lors du mouvement
de rotation inverse de l'ensemble tournant 100. Lors de la détente des bagues-ressorts
122a et 122b, les tubes télescopiques 124a et 124b initialement entraînés en translation
par le porte-galets 126, effectuent un mouvement de translation inverse. Le second
tube 124b est ensuite immobilisé par suite de l'appui de son rebord externe 132 contre
la plaque fixe 130, alors que le premier tube 124a vient au contact du manchon 114
de l'attelage 106 qui va pouvoir se déplacer vers l'arrière d'une distance limitée
par la longueur axiale des lumières 118 dans lesquelles sont engagées les goupilles
fixes 116.
[0082] D'une manière générale, lorsque l'arme est au repos, la gâchette G n'est pas en position
escamotée, si bien que l'un des talons 150 du manchon rotatif 140 se trouve en butée
contre la gâchette G. Au départ du tir d'une rafale par exemple, il faut donc escamoter
la gâchette G du dispositif d'arrêt 145.
[0083] A cet effet, le système d'arrêt de tir et de sécurité long feu est complété par un
dispositif d'escamotage complémentaire 200 représenté à la figure 6.
[0084] Le dispositif d'escamotage complémentaire 200 comprend un levier 202 qui, vers une
extrémité ou extrémité avant, se prolonge par un bossage latéral 204 de forme globalement
triangulaire dans lequel est ménagée une lumière de guidage 206, de forme coudée et
qui reçoit un pion fixe 208. A son extrémité avant, le levier 202 se prolonge axialement
par une butée 210 destinée à venir coopérer avec un maneton 212 porté par la came
de commande 167 du dispositif 165 de relevage de la gâchette G. L'autre extrémité
du levier 202 est articulée en 214 sur l'équipage mobile 216 d'un électro-aimant de
commande 218.
[0085] Lorsque l'électro-aimant 218 est actionné, le levier 202 se déplace en direction
du dispositif d'arrêt 145 en étant guidé par le pion fixe 208 qui se déplace dans
la lumière 206. Ce déplacement est tel que la butée 210 du levier 202 vient prendre
appui sur le maneton 212 de la came de commande 167 afin de la faire pivoter pour
escamoter la gâchette G et libérer ainsi le talon 150 du manchon rotatif 140 qui devient
libre en rotation.
[0086] Selon le premier mode de réalisation précédemment décrit et en fonctionnement normal
de l'arme, la gâchette G doit être abaissée après le tir d'une munition par un tube
T pour permettre le libre passage du talon 150 associé à ce tube T, puis relevée avant
le tir d'une munition par le tube T suivant. Par contre, lorsque le système de sécurité
long feu et d'arrêt de tir est actionné, la gâchette G reste en position relevée pour
former une butée d'arrêt lors du passage du talon 150 et immobiliser ainsi en rotation
le manchon 140 et provoquer le déplacement en translation du porte-galets 126 de mise
en compression des bagues-ressorts 122a et 122b du dispositif amortisseur.
[0087] Selon un second mode de réalisation décrit ci-après, on envisage un mode de fonctionnement
inverse pour la gâchette G. Autrement dit, la gâchette G est maintenue abaissée pendant
le fonctionnement normal de l'arme et n'est relevée qu'à la suite d'un tir défectueux
d'une munition ou de l'actionnement de la commande externe d'arrêt de tir pour provoquer,
comme précédemment, l'immobilisation en rotation du manchon 140.
[0088] En se reportant aux figures 8 et 9, la gâchette G est constituée par un volet de
forme globalement rectangulaire, dont un côté forme une butée et dont le côté opposé
se prolonge par une tige 250 qui matérialise l'axe de pivotement de la gâchette G,
cet axe étant parallèle à l'axe de rotation de l'ensemble tournant 100. La gâchette
G est montée sur un support de gâchette 152 qui fait face au manchon rotatif 140 et
qui est fixe en rotation par rapport à l'ensemble tournant 100 de l'arme.
[0089] Lorsque la gâchette G est dans sa position abaissée, elle est reçue dans un logement
253 du support 152 et un ressort 254 est monté dans le fond de ce logement 253 pour
faciliter le relevage de la gâchette G (figure 12).
[0090] Il est prévu un dispositif 255 pour abaisser et maintenir la gâchette G dans une
position abaissée où elle se trouve située en-dehors de la trajectoire de déplacement
circulaire des talons 150 du manchon 140.
[0091] Ce dispositif 255 pour abaisser la gâchette G comprend un levier pivotant 257 monté
dans un plan perpendiculaire à la tige 250 de la gâchette G, c'est-à-dire dans un
plan perpendiculaire à l'axe de rotation de l'ensemble tournant 100. Plus précisément,
le levier 257 est monté libre en rotation vers l'extrémité d'un arbre 259 et comporte,
à une extrémité, une encoche 260 destinée à coopérer avec un maneton de manoeuvre
262 qui est porté par un bras radial 264 solidaire de la tige 250 de la gâchette G.
Ce maneton 262 est parallèle à la tige 250 et excentré par rapport à celle-ci, pour
transformer le mouvement pivotant du levier 257 en un mouvement de rotation de la
tige 250 et faire ainsi basculer la gâchette G en position escamotée.
[0092] En se reportant à la figure 8, le mouvement pivotant du levier 257 est assuré à partir
d'un organe 265 de commande en rotation de l'arbre 259 qui supporte le levier 257.
Le mouvement de rotation de l'arbre 259 est transmis au levier 257 par un ressort
267 monté coaxialement à l'arbre 259. Plus précisément, une extrémité du ressort 267
est fixée à l'arbre 259, alors que son autre extrémité prend appui sur le levier 257.
Ainsi, une rotation de l'arbre 259 se traduit par un mouvement pivotant au niveau
du levier 257.
[0093] L'organe de commande 265 est par exemple un électro-aimant, dont l'équipage mobile
265a vient prendre appui sur un maneton excentré 269 fixé à l'extrémité de l'arbre
259 qui est opposée à celle qui coopère avec le levier 257. Ainsi, un mouvement de
translation de l'équipage mobile 265a se traduit par un mouvement de rotation de l'arbre
259.
[0094] Cet arbre 259 est monté sur un bloc de support 270 situé à proximité du support de
gâchette 252, ces deux supports ménageant entre eux un espace E dans lequel vient
se monter le dispositif d'abaissement 255 de la gâchette G. Ce bloc de support 270
est fixe en rotation par rapport à l'ensemble tournant 100 de l'arme. En considérant
la direction de tir de l'arme, le bloc de support 270 est situé en amont du bloc de
support 152 de la gâchette G. L'électro-aimant 265 est situé du côté du bloc de support
270 qui est opposé à l'espace E, et l'arbre 259 s'étend parallèlement à l'axe de rotation
de l'ensemble tournant 100 de l'arme.
[0095] Le levier 257 qui permet d'abaisser la gâchette G est un élément d'une tringlerie
TR comprenant deux autres leviers 272 et 274 montés dans le prolongement du levier
257, c'est-à-dire dans un plan perpendiculaire à l'axe de rotation de l'ensemble tournant
100.
[0096] Plus précisément, l'extrémité du levier 257, opposée à celle-là où est ménagée l'encoche
260, est articulée à une extrémité du levier intermédiaire 272 autour d'un axe 276.
L'autre extrémité du levier intermédiaire 272 est articulée à une extrémité du levier
274 autour d'un axe d'articulation 277, alors que l'autre extrémité du levier 274
est articulée en un point fixe autour d'un axe 278.
[0097] Cette tringlerie TR constitue une ligne brisée, dont la géométrie peut être déformée
dans des conditions qui seront explicitées plus loin pour faire pivoter le levier
257 dans un sens inverse à celui imprimé par l'arbre 259.
[0098] Il est également prévu un dispositif 280 pour immobiliser la gâchette G lorsque celle-ci
est en position abaissée. Ce dispositif 280 comprend un levier pivotant 282, dont
une extrémité est articulée en un point fixe autour d'un axe 284. L'autre extrémité
du levier d'immobilisation 282 est destinée à pénétrer dans une encoche 285 ménagée
dans le bras radial 264 solidaire de la tige 250 de la gâchette G (figure 11). Ce
levier d'immobilisation 282 s'étend parallèlement à la tringlerie TR, et coopère avec
un ressort de rappel (non représenté) pour maintenir le levier 282 dans sa position
d'immobilisation de la gâchette G. Le pivotement de ce levier est commandé par un
pion 287 qui prolonge axialement l'axe d'articulation 277 prévu entre les deux leviers
272 et 274 de la tringlerie, comme cela sera décrit plus loin.
[0099] Il est également prévu un dispositif 290 pour relever la gâchette G. Ce dispositif
est également situé dans l'espace E et comprend un levier 292, dont une extrémité
est articulée en un point fixe autour de l'axe d'articulation 284. L'autre extrémité
du levier 292 est destiné à coopérer avec un maneton de manoeuvre 295 pour faire basculer
la gâchette G. Ce maneton 295 est supporté par un bras radial 296 solidaire de la
tige 250 de la gâchette G. Le maneton 295 s'étend parallèlement à la tige 250, est
excentré et pénètre dans un trou 297 prévu dans le levier 292. Ainsi, un mouvement
pivotant du levier 292 autour de son axe 294, permet d'entraîner en rotation la tige
250 par l'intermédiaire du maneton 295 et faire ainsi basculer la gâchette G dans
sa position relevée.
[0100] D'une manière générale, le levier 292 de relevage de la gâchette G est parallèle
à la tringlerie TR et au levier d'immobilisation 282, et il comporte une ouverture
298 pour le libre passage de la tige 250 de la gâchette G.
[0101] Sur sa longueur, le levier 292 comporte un bossage 299 sur lequel peut agir chacun
des moyens de commande 170 du premier mode de réalisation, à savoir la tige de piston
175 du vérin 177 associé à chaque tube de l'arme et dont la position est commandée
par emprunt de gaz de la munition tirée par ce tube T.
[0102] Dans ce second mode de réalisation, la commande externe 300 d'arrêt de tir comprend
un secteur pivotant 302 qui est fixe en rotation par rapport à l'ensemble tournant
100 de l'arme.
[0103] Le secteur 302 comporte une surface courbe 302a formant came, et est monté articulé
sur le côté du bloc de support 270 qui est opposé à l'espace E où sont montés les
dispositifs 255 et 290 pour abaisser et relever la gâchette G. Plus précisément, une
extrémité du secteur 302 est articulée sur un maneton excentré 304 porté par un bras
radial 306 solidaire de l'arbre de commande 259 du levier d'abaissement 257. L'autre
extrémité du secteur 302 est articulé sur un maneton excentré 308 porté par un bras
radial 310 solidaire d'un arbre 312 supporté en rotation par le bloc de support 270
et s'étendant parallèlement à l'arbre de commande 259. Le secteur 302 peut ainsi pivoter
dans un plan perpendiculaire à l'axe de rotation de l'ensemble tournant 100, sa surface
302a formant came faisant face à cet ensemble tournant. Le secteur 302 peut pivoter
entre une position de repos et une position de commande, sachant qu'un ressort de
rappel 315 monté coaxialement à l'arbre de commande 259 comporte une extrémité qui
prend appui sur le secteur 302 de manière à le ramener automatiquement en position
de repos lorsque l'électro-aimant 265 de commande en rotation de l'arbre 259 n'est
pas excité.
[0104] La commande externe 300 d'arrêt de tir comprend également un distributeur tournant
318 monté autour de l'un des tubes T de l'arme et est décrit ci-après en référence
à la figure 10. Ce distributeur 318 comporte une ouverture 320 qui est destinée à
former un passage des gaz entre le tube T et le cylindre 178 du vérin 177 associé
à ce tube pour commander le déplacement de la tige de piston 175 montée dans le cylindre
178. Ce distributeur 318 joue le rôle du cliquet 189 du premier mode de réalisation.
[0105] Le secteur 302 est destiné à modifier la position du distributeur 318 pour interrompre
la liaison entre le tube T et le cylindre 178 du vérin 177 lorsque la commande externe
300 d'arrêt de tir est actionnée. A cet effet, le distributeur 318 comporte un talon
radial 322, dont l'extrémité libre vient alors au contact de la came 300a du secteur
302 pour faire pivoter le distributeur 318 autour du tube T qui le supporte.
[0106] On va maintenant décrire le fonctionnement normal de l'arme au cours d'une rotation
complète de l'ensemble tournant 100, en s'intéressant plus particulièrement au mouvement
de rotation du manchon 140 comme dans le cas du premier mode de réalisation.
[0107] Selon le principe de fonctionnement de ce second mode de réalisation, la gâchette
G est en position abaissée avant le tir d'une munition par l'un quelconque des tubes
T, et la tige de piston 175 du vérin 177 associée à ce tube est dans une position
active, c'est-à-dire que la tige de piston 175 au cours du mouvement de rotation du
tube T est susceptible de venir en contact avec la tringlerie TR du dispositif 155
d'abaissement de la gâchette G et le bossage 299 du levier 292 de relevage de la gâchette
G.
[0108] Pour que la gâchette G soit dans sa position abaissée, l'électro-aimant 165 est maintenu
alimenté pour que son équipage mobile 265a prenne appui sur le maneton de manoeuvre
269 de l'arbre 259 pour forcer ce dernier à effectuer un mouvement de rotation qui
est transmis au levier 257 de la tringlerie TR. L'encoche 260 du levier 257 vient
ainsi au contact du maneton de manoeuvre 262 qui entraîne en rotation la tige 250
de la gâchette G dans un sens qui tend à positionner la gâchette G dans sa position
abaissée. Le levier 282 du dispositif 280 d'immobilisation de la gâchette G est alors
engagé dans l'encoche 285 du bras radial 264 qui supporte le maneton de manoeuvre
262 (figure 11).
[0109] Lorsque l'électro-aimant 265 est actionné, le secteur d'arrêt de tir 302 est dans
sa position de repos et le ressort de rappel 315 associé au secteur 302 est à l'état
bandé.
[0110] Comme pour le premier mode de réalisation, le fonctionnement sera décrit en ne prenant
en compte qu'un seul tube T de l'arme, le talon 150 du manchon 140 associé à ce tube
T et le moyen de commande 170, également associé à ce tube T, pour modifier le positionnement
de la gâchette G.
[0111] Lorsque le tube T pénètre dans la zone de tir, le percuteur 25 associé à ce tube
est actionné et la munition chargée dans ce tube est tirée. Une partie des gaz résultant
du tir de la munition est acheminée par l'ouverture 320 du distributeur tournant 318
dans le cylindre 178 du vérin 177 associé au tube T. La tige de piston 175 logée dans
le cylindre 178 se déplace alors axialement pour prendre une position de repos, avec
mise en compression concomitante de son ressort de rappel 182. Dans ces conditions,
lors du mouvement de rotation du tube T, la tige de piston 175 associée à ce tube
ne peut venir au contact ni de la tringlerie TR associée au dispositif d'abaissement
255 de la gâchette G ni avec le bossage 299 du levier de relevage 292 de la gâchette
G. Dans ces conditions, le talon 150 du manchon 140 qui est associé au tube T qui
vient de tirer une munition passe librement devant la gâchette G, tout comme le talon
150 associé à chaque tube T de l'arme qui tire une munition au cours d'un mouvement
de rotation complet de l'ensemble tournant 100 de l'arme.
[0112] Supposons maintenant un dysfonctionnement au cours du tir d'une munition par l'un
des tubes T. Dans ce cas, l'absence des gaz résultant d'un non-tir de la munition
dans un laps de temps déterminé, fait que la tige de piston 175 du vérin 177 associé
à ce tube T n'est pas déplacée et reste dans sa position active au cours de la rotation
du bloc 172 qui supporte les vérins 177, c'est-à-dire qu'elle va venir successivement
au contact de la tringlerie TR et du bossage 299 du dispositif 290 pour relever la
gâchette G.
[0113] Plus précisément, la tige de piston 175 vient au contact de la tringlerie TR au voisinage
de l'axe d'articulation 277 entre les deux leviers 272 et 274. Ce contact a pour effet
de modifier la ligne géométrique brisée formée par la tringlerie TR et force le levier
257 à pivoter pour que son encoche 260 se dégage du maneton de manoeuvre 262 de la
gâchette G. Simultanément, le pion 287 qui prolonge cet axe d'articulation 277 prend
appui sur le levier 282 de manière à faire pivoter ce dernier et de le dégager de
l'encoche 285 du bras radial 264 solidaire de la tige 250 de la gâchette G. Dans ces
conditions, la gâchette G est libérée du dispositif d'abaissement 255. Ensuite, la
tige de piston 175 vient au contact du bossage 299 du levier de relevage 292 qui,
par l'intermédiaire du maneton de manoeuvre 295, provoque le basculement de la gâchette
G dans sa position relevée (figure 12).
[0114] Le relevage de la gâchette G est effectué avant que le talon 150 du manchon 140 qui
est associé au tube T ne passe devant la gâchette G, de sorte que ce talon 150 va
venir en butée contre la gâchette G et provoquer l'immobilisation en rotation du manchon
140.
[0115] Dans le cas où on souhaite interrompre le tir d'une rafale de munitions par exemple,
chaque tir s'effectuant normalement, il suffit d'agir sur la commande externe 300
d'arrêt de tir en cessant d'alimenter l'électro-aimant 265.
[0116] Lorsque l'électro-aimant 265 n'est plus alimenté, son équipage mobile 265a n'exerce
plus un contact sur le maneton de manoeuvre de l'arbre 259.
[0117] Le ressort de rappel 315 associé au secteur 302 peut alors se détendre et faire passer
le secteur 302 dans sa position active. Dans ces conditions, lorsque le tube T qui
porte le distributeur 318 passe au voisinage du secteur 302, le talon 322 du distributeur
318 va entrer en contact avec la came 302a et forcer ainsi le distributeur 318 à tourner
autour du tube T, de manière à ce que l'ouverture 320 du distributeur 318 ne mette
plus en communication le tube T et le cylindre 178 du vérin 177 associé à ce tube
T (figure 13).
[0118] Dans ces conditions, la tige de piston 175 logée dans le cylindre 178 reste donc
dans sa position active, de manière à pouvoir relever la gâchette G et immobiliser
le manchon rotatif 140. On se retrouve ainsi dans les mêmes conditions de fonctionnement
que celles résultant du tir défectueux d'une munition.
[0119] Ainsi, comme dans le cas du premier mode de réalisation, un dysfonctionnement dans
le tir d'une munition et l'actionnement de la commande externe d'arrêt de tir se traduisent
par un arrêt en rotation du manchon rotatif 140. Cet arrêt en rotation du manchon
140 entraîne l'actionnement du dispositif d'immobilisation 120 en rotation de l'ensemble
tournant 100 de l'arme, d'une manière identique à celle décrite dans le premier mode
de réalisation.
[0120] Comme pour le premier mode de réalisation, il est prévu une contre-gâchette 198 armée
par un ressort et supportée par le bloc de support 152 de la gâchette G. Cette contre-gâchette
198 vient en appui contre le talon 150 du manchon 140 qui précède celui bloqué par
la gâchette G.
[0121] Enfin, il est avantageusement prévu un dispositif 330 pour régler la forme géométrique
initiale de la tringlerie TR. Ce dispositif 330 comprend un élément 332 mobile en
translation sous la commande d'une vis 334 par exemple et qui supporte l'axe d'articulation
277 du levier 274.
1. Système d'arrêt de tir et de sécurité long feu pour une arme à feu automatique multitubes
de petit ou moyen calibre, cette arme comprenant un corps qui supporte en rotation
un ensemble tournant autour d'un axe parallèle à la direction de tir des tubes de
l'arme, ce système d'arrêt de tir et de sécurité long feu comprenant un dispositif
(120) d'immobilisation en rotation de l'ensemble tournant (100) de l'arme, ce dispositif
(120) étant équipé de moyens amortisseurs (122a, 122b) montés coaxialement à l'ensemble
tournant (100) de l'arme, d'un dispositif de commande comprenant un corps cylindrique
(126), coaxial et solidaire en rotation de cet ensemble tournant (100) et également
déplaçable en translation, et des moyens pour provoquer le déplacement en translation
du corps cylindrique (126) par suite de la détection d'un tir défectueux d'une munition
ou de l'actionnement d'une commande externe d'arrêt de tir (190), pour comprimer les
moyens amortisseurs (122a, 122b) et absorber l'énergie cinétique de rotation de l'ensemble
tournant (100) de l'arme, caractérisé en ce que l'ensemble tournant (100) supporte
l'ensemble des tubes (T) de l'arme et un système de chargement et de tir pour que
les tubes (T) tirent successivement une munition au cours d'une rotation complète
de l'ensemble tournant (100) en fonctionnement normal de l'arme.
2. Système selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens amortisseurs sont
constitués par deux empilements de bagues-ressorts (122a, 122b) respectivement logées
dans deux tubes télescopiques (124a, 124b) montés coulissants coaxialement à l'arbre
central fixe (12).
3. Système selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'arbre central fixe (12)
se prolonge axialement au-delà de l'ensemble tournant (100) de l'arme, en considérant
la direction de tir de ladite arme, par une tige centrale (104) fixée à l'arbre central
(12) au moyen d'un attelage (106) et dont l'extrémité libre supporte une rondelle
d'arrêt (130), et en ce que le premier tube télescopique (124a) comporte, à une extrémité,
une paroi de fond (125) traversée par la tige centrale (104), en ce que le second
tube télescopique (124b) est destiné à s'engager, par une extrémité comportant également
une paroi de fond (125) traversée par la tige centrale (104), dans l'autre extrémité
du premier tube (124a), en ce que le premier empilement de bagues-ressorts (122a)
prend appui sur les deux parois de fond (125) des deux tubes (124a, 124b), et en ce
que le second empilement de bagues-ressorts (122b) prend appui sur la paroi de fond
(125) du second tube télescopique (124b) et sur la rondelle (130) portée à l'extrémité
libre de la tige centrale (104).
4. Système selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les
moyens pour provoquer le déplacement en translation du corps cylindrique (126) comprennent
un manchon (140) qui entoure le corps cylindrique (126), des moyens de liaison entre
le corps cylindrique (126) et le manchon (140) pour d'une part, entraîner en rotation
le manchon (140) en synchronisme avec le corps cylindrique (126) et, d'autre part
permettre un déplacement en translation du corps cylindrique (126) par rapport au
manchon (140), et un dispositif d'arrêt (145) en rotation du manchon (140) pour provoquer
le déplacement en translation du corps cylindrique (126), ce dispositif d'arrêt (145)
étant actionné à la suite de la détection du tir défectueux d'une munition ou de l'actionnement
de la commande externe d'arrêt de tir.
5. Système selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens de liaison entre
le corps cylindrique (126) et le manchon (140) sont constitués par des galets (135)
supportés à la périphérie du corps cylindrique (126) et par des rainures hélicoïdales
(137) ménagées dans la paroi du manchon (140), chaque rainure (137) recevant un galet
(135).
6. Système selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que le dispositif d'arrêt
(145) en rotation du manchon (140) comprend une pluralité de talons (150) régulièrement
répartis à la périphérie du manchon (140) et une gâchette escamotable (G) fixe en
rotation par rapport au manchon (140) et mobile entre une position abaissée ou escamotée
et une position relevée où la gâchette (G) est située sur la trajectoire circulaire
de déplacement des talons (150) pour pouvoir immobiliser en rotation le manchon (140).
7. Système selon la revendication 6, caractérisé en ce que le nombre des talons (150)
du manchon (140) est égal à celui des tubes (T) de l'arme, un talon (150) étant associé
à chaque tube (T).
8. Système selon la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce que la gâchette (G) est constituée
par un volet pivotant articulé autour d'un axe (154) supporté par un support de gâchette
(152) qui est fixe en rotation par rapport à l'ensemble tournant (100) de l'arme et
monté en regard du manchon (140).
9. Système selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que, en considérant
une rotation complète du manchon (140) et le sens de rotation de ce manchon, le talon
(150) associé à un tube (T) de l'arme passe devant la gâchette (G) après la mise à
feu de la munition tirée par ce tube et avant la mise à feu de la munition tirée par
le tube suivant.
10. Système selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que le passage de
la gâchette (G) en position abaissée et/ou relevée est assuré par un de plusieurs
moyens de détection et de commande (170) montés sur un support (172) solidaire en
rotation de l'ensemble tournant (100) de l'arme, ces moyens étant sensibles à la pression
des gaz de combustion d'une munition tirée.
11. Système selon la revendication 10, caractérisé en ce que le nombre des moyens de détection
et de commande (170) est égal à celui des tubes (T) de l'arme, un moyen de commande
(170) étant associé à chaque tube.
12. Système selon la revendication 11, caractérisé en ce que chaque moyen de détection
et de commande (170) est constitué par un élément (175) mobile entre une position
rétractée et une position active où il peut agir sur le positionnement de la gâchette
(G), cet élément mobile (175) étant déplaçable d'une position à l'autre par emprunt
des gaz de combustion de la munition tirée par le tube associé à ce moyen de commande.
13. Système selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'élément mobile (175) est
la tige de piston d'un vérin (177), dont le cylindre (178) communique avec le tube
associé à cet élément mobile.
14. Système selon l'une quelconque des revendications 6 à 13, caractérisé en ce que, en
fonctionnement normal de l'arme, la gâchette (G) est en position relevée avant le
tir d'une munition par l'un quelconque des tubes (T), et en ce que la gâchette (G)
est abaissée au moyen d'un dispositif d'abaissement (155) après le tir d'une munition
par un tube pour permettre le libre passage du talon (150) du manchon (140) associé
à ce tube, puis relevée au moyen d'un dispositif de relevage (165) avant le tir d'une
munition par le tube suivant, ces dispositifs (155, 165) étant fixes en rotation par
rapport à l'ensemble tournant (100) de l'arme.
15. Système selon la revendication 14, caractérisé en ce que, en fonctionnement normal
de l'arme, les dispositifs (155, 165) pour abaisser et relever la gâchette (G) sont
successivement actionnés par l'élément mobile (175) du moyen de commande (170) associé
au tube qui tire une munition, cet élément mobile (175) passant en position active
lors du tir de la munition.
16. Système selon la revendication 14 ou 15, caractérisé en ce que le dispositif (155)
pour abaisser la gâchette comprend un levier pivotant (157) monté dans un plan perpendiculaire
à l'axe d'articulation (154) de la gâchette (G), une extrémité de ce levier (157)
étant articulée autour d'un point fixe (158), alors que son autre extrémité est articulée
sur la gâchette (G) autour d'un axe (160) parallèle à l'axe d'articulation (154),
et en ce que le levier (157) comporte également un bossage (164) formant came sur
lequel peut agir un moyen de commande (170) pour abaisser la gâchette (G).
17. Système selon l'une quelconque des revendications 15 à 16, caractérisé en ce que le
dispositif (165) pour relever la gâchette (G) comprend une came (167) solidaire de
la gâchette (G), cette came (167) comportant une surface d'appui (169) sur laquelle
peut agir un moyen de commande - (170) pour relever la gâchette (G).
18. Système selon l'une quelconque des revendications 6 à 13, caractérisé en ce que, le
fonctionnement normal de l'arme, la gâchette (G) est en position abaissée avant le
tir d'une munition par l'un quelconque des tubes (T), en ce que la gâchette (G) est
maintenue abaissée au moyen d'un dispositif d'abaissement (255) et relevée au moyen
d'un dispositif de relevage (290), ces dispositifs (255, 290) étant fixes en rotation
par rapport à l'ensemble tournant (100) de l'arme.
19. Système selon la revendication 18, caractérisé en ce que l'axe d'articulation (154)
de la gâchette (G) est matérialisé par une tige (250), en ce que la gâchette (G) est
montée sur un support (152) qui fait face au manchon rotatif (140) et qui est fixe
en rotation par rapport à l'ensemble tournant (100) de l'arme.
20. Système selon la revendication 19, caractérisé en ce que le dispositif (255) pour
abaisser la gâchette (G) est monté dans un plan perpendiculaire à l'axe de rotation
de l'ensemble tournant (100), et comprend un levier pivotant (257) monté sur un arbre
(259) parallèle à l'axe de rotation de l'ensemble tournant (100), ce levier (257)
comportant une encoche (260) destinée à coopérer avec un maneton de manoeuvre (262)
porté par un bras radial (264) solidaire de la tige (250) de la gâchette (G), l'arbre
(259) de commande du levier (257) étant sollicité en rotation par un organe moteur
(265) pour forcer le levier (257) à maintenir la gâchette (G) dans sa position abaissée.
21. Système selon la revendication 20, caractérisé en ce que le levier (257) est monté
libre en rotation sur l'arbre de commande (259), et en ce que le mouvement de rotation
de l'arbre (259) est transmis au levier (257) par un ressort (267).
22. Système selon la revendication 20 ou 21, caractérisé en ce que le levier (257) pour
abaisser la gâchette (G) est un élément d'une tringlerie (TR) qui constitue une ligne
brisée, dont la géométrie est variable au contact des éléments mobiles (175) des moyens
de détection et de commande (170) pour pouvoir libérer la gâchette (G) lorsque celle-ci
doit être relevée.
23. Système selon la revendication 21 ou 22, caractérisée en ce que le dispositif (290)
pour relever la gâchette (G) comprend un levier pivotant (292) destiné à coopérer
avec un maneton de manoeuvre (295) supporté par un bras radial (296) solidaire de
la tige (250) de la gâchette (G), le levier (292) comportant un bossage (299) de commande
en pivotant au contact des moyens de détection et de commande (170) pour relever la
gâchette (G).
24. Système selon l'une quelconque des revendications 19 à 23, caractérisé en ce que la
commande externe (300) d'arrêt de tir comprend un secteur pivotant (302), fixe en
rotation par rapport à l'ensemble tournant (100) et monté articulé sur un bloc de
support (270), et un distributeur tournant (318) monté autour de l'un des tubes (T),
ce distributeur (318) comportant une ouverture de passage (320) des gaz de combustion
entre le tube (T) et le cylindre (178) du moyen de détection et de commande (170)
associé.
25. Système selon la revendication 24, caractérisé en ce que le secteur pivotant (302)
est mobile entre une position de repos et une position active où il fait tourner le
distributeur (318) au passage d'un talon radial (322) solidaire du distributeur pour
isoler l'un de l'autre le tube (T) de l'arme et le cylindre (178).
1. Arretierungs- und Spätzündungssicherungssystem für eine mehrläufige automatische Schusswaffe
kleinen oder mittleren Kalibers, Waffe mit einem Körper, der drehend eine Konstruktion
trägt, die drehbar um eine zur Schussrichtung der Waffenläufe parallele Achse gelagert
ist, dieses Arretierungs- und Spätzündungssicherungssystem enthält eine Drehungs-Feststellvorrichtung
(120) der drehbaren Konstruktion (100) der Waffe, diese Vorrichtung (120) ist mit
Dämpfungsmitteln (122a, 122b) ausgerüstet, die koaxial zur drehenden Konstruktion
(100) der Waffe montiert sind, mit einer Steuerungsvorrichtung, die einen zylindrischen
Körper (126) enthält, der koaxial und drehbar mit dieser drehbaren Konstruktion (100)
verbunden ist und ebenfalls parallel verschoben werden kann, und Mittel, um die parallele
Verschiebung des zylindrischen Körpers (126) nach Feststellung eines Fehlschusses
einer Munition auszulösen oder durch Handhabung einer äußeren Arretierungssteuerung
(190) zur Komprimierung der Dämpfungsmittel (122a, 122b) und Absorption der durch
die Drehung erzeugten kinetischen Energie der drehbar gelagerten Konstruktion (100)
der Waffe, dadurch gekennzeichnet, dass die drehbare Konstruktion (100) die Gruppe
der Läufe (T) der Waffe und ein Lade- und Schusssystem trägt, damit die Läufe (T)
während einer vollständigen Drehung der drehbaren Konstruktion (100) bei normaler
Funktion der Waffe nacheinander eine Munition abfeuern.
2. System nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Dämpfungsmittel durch zwei
Stapel von Federringen (122a, 122b) gebildet werden, die jeweils in zwei teleskopischen
Läufen (124a, 124b) untergebracht sind, die koaxial zur festen Mittelachse (12) gleitend
montiert sind.
3. System nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die feste Mittelachse (12) sich
axial oberhalb der drehenden Konstruktion (100) der Waffe unter Berücksichtigung der
Schussrichtung der genannten Waffe durch eine Mittelstange (104) verlängert, die durch
eine Kupplung (106) auf der Mittelachse (12) befestigt ist und deren freies Ende eine
Sicherungsscheibe (130) trägt, und dadurch, dass der erste Teleskoplauf (124a) an
einem Ende eine Bodenwand (125) enthält, die durch die Mittelstange (104) durchquert
wird, dadurch dass der zweite Teleskoplauf (124b) dazu dient, sich durch ein Ende,
das ebenfalls eine Bodenwand (125) enthält, die durch die Mittelstange (104) durchquert
wird, in das andere Ende des ersten Laufs (124a) einzufügen, dadurch dass der erste
Stapel von Federringen (122a) auf den beiden Bodenwänden (125) der beiden Läufe (124a,
124b) zum Aufliegen kommt und dadurch, dass der zweite Stapel von Federringen (122b)
auf der Bodenwand (125) des zweiten Teleskoplaufs (124b) zum Aufliegen kommt und auf
der am freien Ende der Mittelstange (104) getragenen Scheibe (130).
4. System nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel,
um die parallele Verschiebung des zylindrischen Körpers (126) auszulösen, eine Manschette
(140) enthalten, die den zylindrischen Körper (126) umschließt, Verbindungsmittel
zwischen dem zylindrischen Körper (126) und der Manschette (140), um zum einen die
Manschette (140) im Gleichlauf mit dem zylindrischen Körper (126) drehend mitzuführen,
und zum anderen eine parallele Verschiebung des zylindrischen Körpers (126) im Verhältnis
zur Manschette (140) zu ermöglichen, und eine Arretierungsvorrichtung (145) der Drehung
der Manschette (140), um die parallele Verschiebung des zylindrischen Körpers (126)
auszulösen, diese Arretierungsvorrichtung (145) wird im Anschluss an die Erkennung
eines Fehlschusses einer Munition oder der Handlung der äußeren Arretierungssteuerung
ausgelöst.
5. System nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Verbindungsmittel zwischen
dem zylindrischen Körper (126) und der Manschette (140) aus Walzen (135) gebildet
werden, die auf der Umfangslinie des zylindrischen Körpers (126) getragen werden und
durch Spiralnute (137), die auf der Wandung der Manschette (140) verteilt angebracht
sind, wobei jede Nut (137) eine Walze (135) empfängt.
6. System nach Anspruch 4 oder 5, dadurch gekennzeichnet, dass die Arretierungsvorrichtung
(145) der Drehung der Manschette (140) eine Vielzahl von Wülsten (150) enthält, die
gleichmäßig auf der Umfangslinie der Manschette (140) verteilt sind und einen einziehbaren
Abzugsstollen (G), der im Verhältnis zur Manschette (140) drehend starr ist und beweglich
zwischen einer niedergedrückten oder eingezogenen Stellung und einer erhöhten Stellung,
in der der Abzugsstollen (G) sich auf der Kreisbahn der Verschiebung der Wülste (150)
befindet, um die Manschette (140) bei der Drehung immobilisieren zu können.
7. System nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Anzahl der Wülste (150) der
Manschette (140) der der Läufe (T) der Waffe entspricht, ein Wulst (150) ist mit jedem
Lauf (T) verbunden.
8. System nach Anspruch 6 oder 7, dadurch gekennzeichnet, dass der Abzugsstollen (G)
durch eine beweglich um eine Achse (154) drehbare Klappe gebildet wird, die von einem
Abzugsstollenträger (152) getragen wird, der drehend starr im Verhältnis zur drehenden
Konstruktion (100) der Waffe ist und mit Blick auf die Manschette (140) montiert ist.
9. System nach einem der Ansprüche 6 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass, unter Annahme
einer kompletten Drehung der Manschette (140) und der Drehrichtung dieser Manschette,
der mit einem Lauf (T) der Waffe verbundene Wulst (150) vor dem Abzugsstollen (G)
vorbei kommt, nach der Zündung der von diesem Lauf gefeuerten Munition und vor der
Zündung der vom nächsten Lauf gefeuerten Munition.
10. System nach einem der Ansprüche 6 bis 9, dadurch gekennzeichnet, dass die Passage
des Abzugsstollens (G) in niedergedrückter bzw. erhöhter Stellung durch eines von
mehreren Erkennungs- und Steuerungsmitteln (170) gewährleistet wird, die auf einem
drehend mit der drehenden Konstruktion (100) der Waffe verbundenen Träger (172) montiert
ist, diese Mittel sind empfindlich auf den Druck der Verbrennungsgase einer abgefeuerten
Munition.
11. System nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, dass die Anzahl der Erkennungs- und
Steuerungsmittel (170) der der Läufe (T) der Waffe entspricht, ein Steuerungsmittel
(170) ist mit jedem Lauf verbunden.
12. System nach Anspruch 11, dadurch gekennzeichnet, dass jedes Erkennungs- und Steuerungsmittel
(170) durch ein zwischen einer eingezogenen Stellung und einer aktiven Stellung bewegliches
Element (175) gebildet wird, in der es auf die Positionierung des Abzugsstollens (G)
einwirken kann, dieses bewegliche Element (175) ist durch Nutzung der Verbrennungsgase
der durch den mit diesem Steuerungsmittel verbundenen Lauf abgefeuerten Munition von
einer Stellung in eine andere verschiebbar.
13. System nach Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, dass das bewegliche Element (175)
die Kolbenstange einer Winde (177) ist, deren Zylinder (178) mit dem mit diesem beweglichen
Element verbundenen Lauf in Verbindung steht.
14. System nach irgendeinem der Ansprüche 6 bis 13, dadurch gekennzeichnet, dass der Abzugsstollen
(G) sich in erhöhter Stellung vor dem Abschuss einer Munition durch einen der Läufe
(T) bei normaler Funktion der Waffe befindet und dadurch dass der Abzugsstollen (G)
von einer Vorrichtung (155) nach dem Abschuss einer Munition durch einen Lauf niedergedrückt
wird, um die freie Passage der Wulst (150) der mit diesem Lauf verbundenen Manschette
(140) zu ermöglichen, dann durch eine Hebevorrichtung (165) vor dem Abschuss einer
Munition durch den nächsten Lauf erhoben, diese Vorrichtungen (155, 165) sind drehend
starr im Verhältnis zur drehenden Konstruktion (100) der Waffe.
15. System nach Anspruch 14, dadurch gekennzeichnet, dass die Vorrichtungen (155, 165)
zum Niederdrücken und Anheben des Abzugsstollens (G) nacheinander durch das bewegliche
Element (175) des mit dem Lauf, der die Munition abfeuert, verbundenen Steuerungsmittels
(170) bei normaler Funktion der Waffe bewegt werden, dieses bewegliche Element (175)
geht während des Abschusses der Munition in eine aktive Stellung über.
16. System nach Anspruch 14 oder 15, dadurch gekennzeichnet, dass die Vorrichtung (155)
zum Niederdrücken des Abzugsstollen einen Schwenkhebel (157) enthält, der auf eine
zur Bewegungsachse (154) des Abzugsstollens (G) senkrechte Ebene montiert ist, ein
Ende dieses Hebels (157) ist beweglich um einen festen Punkt (158) herum, während
sein anderes Ende beweglich auf dem Abzugsstollen (G) um eine Achse (160) ist, die
parallel zur Bewegungsachse (154) liegt, und dadurch dass der Hebel (157) auch eine
Erhöhung (164) enthält, die einen Nocken bildet, auf dem ein Steuerungsmittel (170)
einwirken kann, um den Abzugsstollen (G) niederzudrücken.
17. System nach irgendeinem der Ansprüche 15 bis 16, dadurch gekennzeichnet, dass die
Vorrichtung (165) zum Anheben des Abzugsstollens (G) einen Nocken (167) enthält, der
mit dem Abzugsstollen (G) verbunden ist, dieser Nocken (167) enthält eine Auflagefläche
(169), auf der ein Steuerungsmittel (170) einwirken kann, um den Abzugsstollen (G)
anzuheben.
18. System nach irgendeinem der Ansprüche 6 bis 13, dadurch gekennzeichnet, dass der Abzugsstollen
(G) sich vor dem Abfeuern einer Munition durch einen der Läufe (T) in niedergedrückter
Stellung bei normaler Funktion der Waffe befindet, dadurch dass der Abzugsstollen
(G) von einer Vorrichtung (255) niedergedrückt gehalten wird und durch eine Hebevorrichtung
(290) angehoben wird, diese Vorrichtungen (255, 290) sind drehend starr im Verhältnis
zur drehenden Konstruktion (100) der Waffe.
19. System nach Anspruch 18, dadurch gekennzeichnet, dass die Bewegungsachse (154) des
Abzugsstollens (G) durch eine Stange (250) hergestellt wird, dadurch dass der Abzugsstollen
(G) auf einen Träger (152) montiert ist, der der drehenden Manschette (140) gegenüber
liegt und drehend starr ist im Verhältnis zur drehenden Konstruktion (100) der Waffe.
20. System nach Anspruch 19, dadurch gekennzeichnet, dass die Vorrichtung (255) zum Niederdrücken
des Abzugsstollens (G) auf eine zur Drehachse der drehenden Konstruktion (100) senkrechten
Ebene montiert ist und einen Schwenkhebel (257) enthält, der auf einen zur Drehachse
der drehenden Konstruktion (100) parallelen Arm (259) montiert ist, dieser Hebel (257)
enthält eine Nut (260), die dazu dient, mit einem von einem mit der Stange (250) des
Abzugsstollens (G) verbundenen Radialarm (264) getragenen Bedienungszapfen (262) zusammenzuarbeiten,
der Steuerungsarm (259) des Hebels (257) wird drehend mitgezogen durch ein Antriebselement
(265), um den Hebel (257) zu zwingen, den Abzugsstollen (G) in seiner niedergedrückten
Stellung zu halten.
21. System nach Anspruch 20, dadurch gekennzeichnet, dass der Hebel (257) drehend frei
auf den Steuerungsarm (259) montiert ist und dadurch dass die Bewegung der Drehung
des Arms (259) auf den Hebel (257) durch eine Feder (267) übertragen wird.
22. System nach Anspruch 20 oder 21, dadurch gekennzeichnet, dass der Hebel (257) zum
Niederdrücken des Abzugsstollens (G) ein Element eines Gestänges (TR) ist, das eine
punktierte Linie bildet, deren Geometrie variabel ist beim Kontakt der beweglichen
Elemente (175) der Erkennungs- und Steuerungsmittel (170), um den Abzugsstollen (G)
befreien zu können, wenn dieser erhöht sein muss.
23. System nach Anspruch 21 oder 22, dadurch gekennzeichnet, dass die Vorrichtung (290)
zur Erhebung des Abzugsstollens (G) einen Schwenkhebel (292) enthält, der dazu dient,
mit einem Bedienungszapfen (295) zusammenzuarbeiten, der durch einen Radialarm (296)
getragen wird, der mit der Stange (250) des Abzugsstollens (G) verbunden ist, wobei
der Hebel (292) beim Kontakt der Erkennungs- und Steuerungsmittel (170) zur Erhebung
des Abzugsstollens (G) eine drehende Steuerungserhöhung (299) enthält.
24. System nach irgendeinem der Ansprüche 19 bis 23, dadurch gekennzeichnet, dass die
äußere Arretierungssteuerung (300) einen drehbaren Sektor (302) enthält, der drehend
starr ist im Verhältnis zur drehbaren Konstruktion (100) und beweglich auf einem Trägerblock
(270) montiert ist, und einen drehbaren Verteiler (318), der um einen der Läufe (T)
montiert ist, dieser Verteiler (318) enthält eine Passieröffnung (320) der Verbrennungsgase
zwischen dem Lauf (T) und dem Zylinder (178) des verbundenen Erkennungs- und Steuerungsmittels
(170).
25. System nach Anspruch 24, dadurch gekennzeichnet, dass der drehbare Sektor (302) sich
zwischen einer Ruhestellung und einer aktiven Stellung bewegt, in der er den Verteiler
(318) beim Passieren einer Radialwulst (322) zum Drehen bringt, die mit dem Verteiler
verbunden ist, um den Lauf (T) der Waffe und den Zylinder (178) voneinander zu isolieren.
1. A firing abort and hang fire safety system for a small or medium calibre multi-barrel
automatic weapon, this weapon comprising a body which supports in rotation an assembly
which revolves around an axis parallel to the firing azimuth of the barrels of the
weapon, this firing abort and hang fire safety system comprising a device (120) to
immobilize the revolving assembly (100) of the weapon in rotation, this device (120)
being equipped with shock-absorbing means (122a, 122b) mounted coaxially to the revolving
assembly (100) of the weapon, a control device comprising a cylindrical body (126)
which is coaxial to and integral in rotation with this revolving assembly (100) and
is also able to translate, and means to cause this translational movement of the cylindrical
body (126) further to the detection of the misfire of a round of ammunition or to
the activation of an external control (190) to abort firing, to compress the shock-absorbing
means (122a, 122b) and absorb the rotational kinetic energy of the revolving assembly
(100) of the weapon, characterised in that the revolving assembly (100) supports all
the barrels (T) of the weapon and a loading and firing system so that the barrels
(T) each successively fire a round during one full revolution of the revolving assembly
(100) under normal operating conditions of the weapon.
2. A system according to Claim 1, characterised in that the shock-absorbing means are
formed of two stacks of spring-rings (122a, 122b) respectively housed in two telescopic
tubes (124a, 124b) mounted sliding coaxially to the fixed central shaft (12).
3. A system according to Claim 2, characterised in that the fixed central shaft (12)
is axially extended beyond the revolving assembly (100) of the weapon, in the direction
of fire of said weapon, by a central rod (104) attached to the fixed central shaft
(12) by means of a coupling (106) whose free end supports a locking ring (130), and
in that the first telescopic tube (124a) comprises at one end a bottom wall (125)
through which the central rod (104) passes, and in that the second telescopic tube
(124b) which is intended to engage, by one end also comprising a bottom wall (125)
through which the central rod (104) passes, in the other end of the first telescopic
tube (124a), and in that the first stack of spring-rings (122a) bears on the two bottom
walls (125) of the two tubes (124a, 124b), and in that the second stack of spring-rings
(122b) bears on the bottom wall (125) of the second telescopic tube (124b) and on
the locking ring (130) carried on the free end of the central rod (104).
4. A system according to any one of Claims 1 to 3, characterised in that the means causing
the translational movement of the cylindrical body (126) comprise a sleeve (140) which
encompasses the cylindrical body (126), linking means between the sleeve (140) and
the cylindrical body (126) to firstly drive the sleeve (140) in synchronization with
the cylindrical body (126) and secondly to enable the translational movement of the
cylindrical body (126) with respect to the sleeve (140), and a device (145) to stop
the sleeve (140) in rotation so as to cause the translational movement of the cylindrical
body (126), this stopping device (145) being activated further to the detection of
the misfire of a round of ammunition or to the external control to abort firing.
5. A system according to Claim 4, characterised in that the linking means between the
cylindrical body (126) and the sleeve (140) are formed of cam-followers (135) supported
at the periphery of the cylindrical body (126) and by helicoidal grooves (140) arranged
in the sleeve (140) wall, such that each groove (137) receives a cam-follower (135).
6. A system according to Claim 4 or 5, characterised in that the device (145) to stop
the sleeve (140) in rotation comprises a plurality of heels (150) evenly spaced at
the periphery of the sleeve (140) and a retractable sear (G) immobile in rotation
with respect to the sleeve (140) and able to move between a lowered or retracted position
and a raised position where the sear (G) is located on the circular course of movement
of the heels (150) to be able to immobilize the sleeve (140) in rotation.
7. A system according to Claim 6, characterised in that the number of heels (150) of
the sleeve (140) is equal to that of the barrels (T) of the weapon, such as to match
each heel (150) to a barrel (T).
8. A system according to Claims 6 or 7, characterised in that the sear (G) is formed
of a pivoting flap hinged around a pin (154) supported by a sear support (152) which
is immobile in rotation with respect to the revolving assembly (100) and which is
mounted opposite the sleeve (140).
9. A system according to one of Claims 6 to 8, characterised in that, in considering
only a full revolution of the sleeve (140) and the rotational direction of this sleeve,
the heel (150) associated with a barrel (T) of the weapon passes in front of the sear
(G) after the ammunition fired from this barrel has been ignited and before ignition
of the ammunition fired from the next barrel.
10. A system according to one of Claims 6 to 9, characterised in that the passage of the
sear (G) into its lowered and/or raised positions is ensured by one of several detection
and control means (170) mounted on a support (172) integral in rotation with the revolving
assembly (100) of the weapon, these means being sensitive to the pressure of the combustive
gases resulting from firing a round of ammunition.
11. A system according to Claim 10, characterised in that the number of detection and
control means (170) is equal to that of the barrels (T) of the weapon, such as to
match a control means (170) to each barrel.
12. A system according to Claim 11, characterised in that each detection and control means
(170) is formed of an element (175) able to move between a retracted position and
an active position where it can act upon the position of the sear (G), this mobile
element (175) being able to move from one position to another by making use of the
combustive gases of the ammunition fired by the barrel corresponding to this control
means.
13. A system according to Claim 12, characterised in that this mobile element (175) is
the piston rod of a jack (177), whose cylinder (178) communicates with the barrel
corresponding to this mobile element.
14. A system according to any one of Claims 6 to 13, characterised in that, under normal
operating conditions of the weapon, the sear (G) is in the raised position before
a round of ammunition is fired from any of the barrels (T), and in that the sear (G)
is lowered by a lowering device (155) after firing a round of ammunition from one
barrel so that the heel (150) of the sleeve (140) then raised by means of a raising
device (165) before a round of ammunition is fired by the following barrel, these
devices (155, 165) being immobile in rotation with respect to the revolving assembly
(100) of the weapon.
15. A system according to Claim 14, characterised in that, under normal operating conditions
of the weapon, the devices (155, 165) to lower and raise the sear (G) are successively
activated by the mobile element (175) of the control means (170) corresponding to
the barrel which has just fired a round of ammunition, this mobile element (175) moving
into its active position when the round is fired.
16. A system according to Claim 14 or 15, characterised in that the device (155) to lower
the sear comprises a pivoting lever (157) mounted in a perpendicular plane to the
hinge pin (154) of the sear (G), one end of this lever (157) being hinged around a
fixed point (158), whereas its other end is hinged onto the sear (G) around an axis
(160) parallel to the hinge pin (154), and in that the lever (157) also comprises
a boss (164) forming a cam on which a control means (170) can act to lower the sear
(G).
17. A system according to any one of Claims 15 to 16, characterised in that the device
(165) to raise the sear (G) comprises a cam (167) integral with the sear (G), this
cam (167) having a bearing surface (169) on which a control means (170) can act to
raise the sear (G).
18. A system according to any one of Claims 6 to 13, characterised in that, under normal
operating conditions of the weapon, the sear (G) is in its lowered position before
a round of ammunition is fired from any one of the barrels (T), and in that the sear
(G) is held down by means of a lowering device (255) and raised by means of a raising
device (290) these devices (255, 290) being immobile in rotation with respect to the
revolving assembly (100) of the weapon.
19. A system according to Claim 18, characterised in that the hinge pin (154) of the sear
(G) is provided by a rod (250), and in that the sear (G) is mounted on a support (152)
facing the revolving sleeve (140) and which is immobile in rotation with respect to
the revolving assembly (100) of the weapon.
20. A system according to Claim 19, characterised in that the device (255) to lower the
sear (G) is mounted in a perpendicular plane to the rotational axis of the revolving
assembly (100), and comprises a pivoting lever (257) mounted on a shaft (259) parallel
to the rotational axis of the revolving assembly (100), this lever (257) comprising
a notch (260) intended to cooperate with an operating pin (262) carried on a radial
arm (264) integral with the rod (250) of the sear (G), the shaft (259) to control
the lever (257) being compelled to rotate by a motor element (265) to force the lever
(257) to hold the sear (G) in its lowered position.
21. A system according to Claim 20, characterised in that the lever (257) is mounted free
to rotate on the drive shaft (259), and in that the rotational movement of the shaft
(259) is transmitted to the lever (257) by a spring (267).
22. A system according to Claim 20 or 21, characterised in that the lever (257) to lower
the sear (G) is an element of a linkage (TR) which forms a broken line, whose geometry
is able to vary according to its contact with the mobiles elements (175) of the detection
and control means (170) to be able to release the sear (G) when the latter has to
be raised.
23. A system according to Claim 21 or 22, characterised in that the device (290) to raise
the sear (G) comprises a pivoting lever (292) intended to cooperate with an operating
pin (295) supported by a radial arm (296) integral with the rod (250) of the sear
(G), the lever (292) comprising a boss (299) which, by pivoting when it comes into
contact with the detection and control means (170), controls raising the sear (G).
24. A system according to any one of Claims 19 to 23, characterised in that the external
control (300) to abort firing comprises a pivoting sector (302), immobile in rotation
with respect to the revolving assembly (100) and mounted hinged on a support unit
(270), and a revolving valve (318) mounted around one of the barrels (T), this valve
(318) comprising an opening (320) allowing the combustive gases to pass between the
barrel (T) and the cylinder (178) of the corresponding detection and control means
(170).
25. A system according to Claim 24, characterised in that the pivoting sector (302) is
able to move between a starting position and an active position where it makes the
valve (318) turn at the passage of a radial heel (322) integral with the valve to
separate the barrel (T) of the weapon and the cylinder (178) from one another.