[0001] L'invention a trait à un volet roulant motorisé comprenant un motoréducteur à frein
pour l'entraînement en rotation d'un tube d'enroulement d'un tablier maintenu, à ses
extrémités, par des joues supports.
[0002] Comme cela apparaît, très clairement, au regard de la description qui précède, la
présente invention concerne le domaine des volets roulants pour portes, fenêtres ou
analogues, comportant un motoréducteur à frein pour la commande d'enroulement et de
déroulement du tablier.
[0003] Bien entendu, l'on connaît déjà des volets roulants répondant à la description ci-dessus.
Ceux-ci comportent, d'une manière générale, un tube d'enroulement autour duquel est
destiné à s'enrouler et duquel se déroule un tablier composé d'une juxtaposition de
lames au moins articulées les unes par rapports aux autres. En fait, le tube d'enroulement
est maintenu en rotation, à ses extrémités, par l'intermédiaire de joues supports
disposées au-dessus de l'ouverture constituant la porte, ou analogue, destinée à être
équipée d'un volet roulant.
[0004] En ce qui concerne, plus particulièrement, le motoréducteur à frein, celui-ci est,
usuellement, du type tubulaire. Ainsi, tout en étant fixé sur l'une des joues supports,
ce motoréducteur à frein tubulaire est introduit dans l'une des extrémités du tube
d'enroulement et vient donc se loger à l'intérieur de ce dernier. A noter, à ce propos,
que ledit tube d'enroulement est monté en rotation, par l'intermédiaire d'un palier
approprié, sur ledit motoréducteur tubulaire. A son extrémité opposée, ce tube d'enroulement
est monté pivotant sur un tronçon d'axe traversant la joue support à laquelle il est
fixé.
[0005] Le problème que pose, bien entendu, ce type de volet roulant motorisé consiste en
ce que la présence du frein équipant le motoréducteur, empêche l'entraînement manuel
du tube d'enroulement en cas de panne électrique par exemple. Pour remédier à cela
et, plus particulièrement pour permettre le déploiement ou le repliement du tablier
du volet roulant en cas de dysfonctionnement du motoréducteur ou, tout simplement,
en cas de coupure de l'alimentation secteur, il est usuel d'équiper ce type de volet
roulant motorisé d'une commande de secours manuelle. Celle-ci se présente sous forme
d'un treuil se situant au côté de la joue support maintenant le tronçon d'axe sur
lequel est montée en rotation l'une des extrémités du tube d'enroulement. Ce treuil
agit, en réalité, sur un arbre d'entraînement traversant ladite joue support ainsi
que ledit tronçon d'axe qui est prévu tubulaire, à cet effet. Il autorise, ainsi,
le montage coaxial de l'arbre d'entraînement relié au treuil. Finalement, cet arbre
d'entraînement est couplé à l'arbre de sortie d'un différentiel dont l'arbre d'entré
est couplé à l'arbre de sortie du motoréducteur à frein et dont la coquille est rendue
solidaire du tube d'enroulement.
[0006] Ainsi, en fonctionnement normal le motoréducteur entraîne, au travers du différentiel,
le tube d'enroulement du volet roulant, sachant que l'arbre de sortie de ce différentiel
est bloqué en rotation par l'intermédiaire du treuil qui est, soit irréversible, soit
freiné. Dans le cas contraire, c'est-à-dire en cas de dysfonctionnement de ce moteur,
la commande du treuil à l'aide de moyens de commande appropriés, tels qu'une manivelle,
conduit à la rotation de l'arbre d'entraînement, ce mouvement étant retransmis au
tube d'enroulement par l'intermédiaire du différentiel.
[0007] De la même manière il est connu par le document FR-A-2.631.076 un mécanisme de manoeuvre
de secours lequel assure, lors de la commande manuelle le desserrage du frein électromagnétique
du moteur.
[0008] L'inconvénient majeur résultant de telles conceptions consiste en ce que la manoeuvre
par l'intermédiaire de la manivelle agissant sur le treuil s'avère fastidieuse. Tout
particulièrement, le mécanisme est à l'origine d'un rapport de réduction important
de sorte qu'il faut effectuer une multitude de tours de manivelle pour obtenir l'enroulement
ou le déploiement du tablier. L'on peut imaginer que cette lenteur du mécanisme peut
entraîner des conséquences graves, tout particulièrement lorsqu'il s'agit d'évacuer,
rapidement, des locaux, par exemple en cas d'incendie et que les moyens moteurs sont
hors d'usage, notamment en raison d'une coupure de l'alimentation en énergie électrique.
[0009] La présente invention se veut à même de répondre à ce besoin en permettant à un usager
de commander manuellement l'ouverture ou la fermeture rapide d'un volet roulant motorisé.
[0010] L'invention telle que caractérisée dans les revendications résout le problème et
concerne un volet roulant motorisé comprenant un motoréducteur à frein pour l'entraînement
en rotation d'un tube d'enroulement d'un tablier maintenu à ses extrémités par des
joues supports, ce volet roulant comportant des moyens de liaison débrayables interposés
entre l'arbre de sortie du motoréducteur et le tube d'enroulement autorisant, en position
de débrayage, la libre rotation de ce dernier par rapport audit motoréducteur sous
l'influence d'une action exercée directement sur ledit tablier.
[0011] Avantageusement, ce volet roulant comporte, en combinaison, des moyens de rappel
élastiques mis sous contrainte lors du déroulement du tablier, à même d'exercer un
couple de rappel sur le tube d'enroulement pour entraîner ce dernier en rotation dans
le sens de l'enroulement du tablier lors d'une poussée exercée sur ce dernier pour
obtenir l'ouverture dudit volet roulant.
[0012] En outre, selon un mode de réalisation préférentiel, aux moyens de liaison débrayables
interposés entre l'arbre de sortie du motoréducteur et le tube d'enroulement sont
associés, en outre, des moyens amortisseurs autorisant un débrayage progressif lorsque
le volet roulant est dans une position telle que les moyens de rappel élastiques précités
sont sous contrainte non compensée par le poids du tablier.
[0013] Les avantages découlant de la présente invention consistent en ce qu'il suffit de
débrayer les moyens de liaison raccordant l'arbre de sortie du motoréducteur au tube
d'enroulement pour permettre à l'usager de commander la remontée ou la descente du
tablier en agissant directement sur ce dernier et, par conséquent, en évitant tout
rapport de réduction.
[0014] La présente invention, en mettant à disposition de l'usager une manoeuvre de secours
aisée et rapide, répond d'une manière avantageuse au problème posé, sans compter que,
d'un point de vue mécanique, cette manoeuvre de secours s'avère d'une grande simplicité,
gage de sa fiabilité.
[0015] L'invention est exposée plus en détail dans la description qui va suivre accompagnée
des dessins illustrant des exemples de réalisation.
- la figure 1 est une vue schématisée partielle et en coupe d'un tube d'enroulement
d'un volet roulant maintenu en rotation par des joues supports disposées à ses extrémités,
cette figure 1 illustrant, par ailleurs, un premier mode de réalisation des moyens
de liaison débrayables reliant l'arbre de sortie du motoréducteur au tube d'enroulement
;
- les figures 2 et 3 illustrent de manière schématisée, partielle et en coupe, un second
mode de réalisation de ces moyens de liaison débrayables venant relier, mécaniquement,
l'arbre de sortie du motoréducteur au tube d'enroulement, la figure 2 correspondant
à la position embrayée, tandis que la figure 3 représente les éléments en position
débrayée ;
- les figures 4 et 5 correspondent à des vues schématisées et en coupe illustrant un
troisième mode de réalisation de ces moyens de liaison débrayables selon le même principe
que les figures 2 et 3 ;
- la figure 6 représente, de manière schématisée et en perspective, la partie mâle correspondant
aux moyens de liaison débrayables tels qu'illustrés dans les figures 4 et 5 ;
- la figure 7 est une représentation similaire à la figure 6 illustrant la partie femelle
de ces moyens de liaison débrayables ;
- les figures 8, 9 et 10 correspondent à des représentations schématisées partielles
et en coupe de moyens de liaison débrayables sensiblement similaires à ceux illustrés
dans les figures 2 et 3 et auxquels ont été associés des moyens amortisseurs permettant
d'obtenir un débrayage progressif ;
- la figure 11 représente de manière schématisée partielle et en perspective de tels
moyens amortisseurs conçus selon un second mode de réalisation ;
- la figure 12 est une représentation similaire à la figure 11 et illustrant un troisième
mode de réalisation de ces moyens amortisseurs ;
- les figures 13 et 14 représentent, respectivement, une vue schématisée en perspective
ainsi qu'une vue partielle et en coupe de ces moyens amortisseurs conçus selon un
mode de réalisation préférentiel.
[0016] La présente invention concerne un volet roulant motorisé 1 représenté de manière
schématisée et partielle dans la figure 1 des dessins ci-joints. Ce volet roulant
1 comporte un tube d'enroulement 2 sur lequel s'enroule et duquel se déroule, normalement,
un tablier (non représenté) constitué par une juxtaposition de lames au moins articulées
les unes par rapport aux autres. Ce tube d'enroulement 2 s'étend entre deux joues
supports 3, 4, venant se placer en partie supérieure de l'ouverture que constitue,
la porte, fenêtre ou analogue, destinée à accueillir ledit volet roulant 1.
[0017] Celui-ci étant motorisé, il comporte un motoréducteur à frein 5 de type tubulaire.
Plus précisément, ce motoréducteur à frein 5 est introduit dans l'une des extrémités
6 du tube d'enroulement 2 tout en étant fixé sur la joue support 3. En fait, à hauteur
de cette extrémité 6 du tube d'enroulement 2, celui-ci est monté en rotation, par
l'intermédiaire de moyens 7 appropriés, sur ledit motoréducteur à frein 5. A son extrémité
8 opposée ce tube d'enroulement 2 est engagé de manière pivotante sur un axe 9 monté
fixe sur la joue support 4.
[0018] Le raccordement entre l'arbre de sortie 10 du motoréducteur 5 et le tube d'enroulement
2 s'effectue par l'intermédiaire de moyens de liaison 11 qui sont, préférentiellement,
de type débrayable. Au travers de cette caractéristique il est possible, une fois
les moyens de liaison 11 débrayés, de commander la libre rotation du tube d'enroulement
2 par rapport au motoréducteur à frein 5. Plus particulièrement en cas de dysfonctionnement
de ce dernier, et une fois lesdits moyens de liaison 11 débrayés, l'on peut agir,
directement, sur le tablier du volet roulant pour le repousser vers le haut ou, au
contraire, pour le refermer.
[0019] A ce propos, tel que représenté dans la figure 1, il est avantageux d'équiper, en
combinaison, le volet roulant 1, de moyens de rappel élastiques 12 mis sous contrainte
lors du déroulement du tablier et à même d'exercer un couple de rappel sur le tube
d'enroulement 2 pour assurer l'entraînement de celui-ci en rotation, dans le sens
de l'enroulement dudit tablier, lorsque, précisément, celui-ci est repoussé vers le
haut pour obtenir l'ouverture du volet roulant 1. Il est évident, en effet, qu'en
l'absence de tels moyens de rappel élastiques ou encore de moyens équivalents à même
de contrôler l'enroulement du tablier sur le tube d'enroulement 2, ce tablier, sous
l'action d'une poussée ascendante, risque de se replier de manière incontrôlée à l'intérieur
du caisson accueillant, habituellement, ledit tube d'enroulement 2.
[0020] L'on notera qu'en tant que moyens équivalents aux moyens de rappel élastiques 12
pour le contrôle de l'enroulement du tablier sur le tube d'enroulement 2, l'on peut
imaginer l'usage de guides ou encore d'une sangle à rappel élastique pour assurer
l'orientation dudit tablier autour de ce tube d'enroulement 2.
[0021] Quoi qu'il en soit, selon l'exemple illustré dans la figure 1, les moyens de rappel
élastiques 12 se présentent sous forme d'un ressort hélicoïdal 13 logé à l'intérieur
du tube d'enroulement 2 et dont une extrémité 14 est rendue solidaire de l'axe 9 sur
lequel ce tube d'enroulement 2 est monté en rotation. Tandis que l'extrémité opposée
15 de ce ressort 13 est, elle, rendue solidaire en rotation dudit tube d'enroulement
2. A ce propos et de manière préférentielle, cette extrémité 15 du ressort 13 est
montée fixe sur un curseur 16 qui, tout en étant immobilisé, en rotation, par rapport
audit tube d'enroulement 2, est à même de se déplacer axialement à l'intérieur de
ce dernier.
[0022] Quant aux moyens de liaison débrayables 11 proprement dits, ils sont représentés
sous différents modes de réalisation dans les dessins ci-joints.
[0023] Tout particulièrement, dans le cadre de la figure 1, ces moyens de liaison débrayables
11 sont constitués par un différentiel 17 comprenant un arbre d'entrée 18 couplé à
l'arbre de sortie 10 du motoréducteur à frein 5, une coquille 19 rendue solidaire,
en rotation du tube d'enroulement 2 et un arbre de sortie 20.
[0024] A ce propos, il convient d'observer que, à ces moyens de liaison débrayables 11 sont
associés des moyens de commande de débrayage et d'embrayage 21 sous forme de moyens
de déblocage ou de blocage en rotation de l'arbre de sortie 20 du différentiel 17.
Ainsi, selon ce mode de réalisation illustré dans la figure 1, ces moyens de commande
de débrayage et d'embrayage 21, sont constitués par un axe de blocage 22 accouplé
audit arbre de sortie 20 du différentiel 17 et s'étendant, coaxialement, au travers
de l'axe tubulaire 9 sur lequel est monté en rotation le tube d'enroulement 2 à son
extrémité 8. Cet axe de blocage 22 traverse, par ailleurs, la joue support 4 de manière
à coopérer, au niveau de cette dernière, avec des moyens de verrouillage 23 à même
d'immobiliser ou au contraire de libérer en rotation ledit axe de blocage 22. A titre
d'exemple illustré sur cette figure 1, les moyens de verrouillage 23 se présentent
sous forme d'une pièce en «U» 24 qui, lorsqu'elle est engagée sur l'extrémité aplatie
25 de l'axe de blocage 22 immobilise celui-ci en rotation. L'on peut, bien entendu,
imaginer tout type d'organe de traction pour permettre à un opérateur d'agir, aisément,
sur les moyens de verrouillage 23 et libérer, en rotation, l'axe de blocage 22 lorsqu'il
y a lieu de commander, manuellement, l'ouverture ou la fermeture du tablier du volet
roulant 1.
[0025] Si l'on se rapporte, à présent, aux figures 2 et 3, l'on constate que les moyens
de liaison débrayables 11 sont constitués, dans ce cas d'espèce, par deux engrenages,
notamment tronconiques, 26, 27, dont l'un 26 est rendu solidaire en rotation du tube
d'enroulement 2, tandis que l'autre 27 est monté fixe en rotation sur l'arbre de sortie
10 du motoréducteur à frein 5. Quant aux moyens de commande de débrayage et d'embrayage
21, ils sont constitués, d'une part, par un montage coulissant de l'un 27 de ces engrenages
par rapport à l'axe de sortie 10 et des moyens de rappel élastiques 28 à même de repousser
lesdits engrenages 26, 27 dans une position embrayée. D'autre part, ces moyens de
commande de débrayage et d'embrayage 21 comportent des moyens de traction 29 s'étendant
à l'intérieur du tube d'enroulement 2 en vue de coopérer avec l'engrenage 27 coulissant.
Ces moyens de traction 29 traversent, par ailleurs, la joue support 4, en passant
par l'axe tubulaire 9, de manière à les rendre accessibles à l'usager et pour lui
permettre de commander le débrayage ou l'embrayage desdits moyens de liaison débrayables
11. Dans le cadre du montage préconisé au travers des figures 2 et 3, l'on s'aperçoit
que les moyens de rappel élastiques 28, sous forme d'un ressort hélicoïdal, sont interposés
entre l'engrenage 27 monté fixe en rotation sur l'arbre de sortie 10 et l'extrémité
libre de ce dernier, ceci de manière à repousser cet engrenage 27 en direction de
l'engrenage 26 solidaire en rotation du tube d'enroulement 2. Quant aux moyens de
traction 29, ils ont pour fonction, lors d'une commande de débrayage, d'écarter cet
engrenage 27 par rapport à l'engrenage 26 en le tirant, précisément, en direction
de l'extrémité libre de l'arbre de sortie 10, à l'encontre desdits moyens de rappel
élastiques 28.
[0026] Le mode de réalisation correspondant aux figures 4 à 7 représente des moyens de liaison
débrayables 11 sous forme de deux pièces 30, 31 enfichables qui, en position enfichée,
autorisent l'entraînement du tube d'enroulement 2 par l'intermédiaire du motoréducteur
5 et, au contraire, en position déconnectée, autorisent la libre rotation dudit tube
d'enroulement 2.
[0027] Tout comme dans le cadre du mode de réalisation précédent, on retrouve, dans ce cas
de figure, des moyens de rappel élastiques 32 agissant de manière à maintenir les
pièces 30, 31 en position enfichée et constituant, de ce fait, en partie, les moyens
de commande de débrayage et d'embrayage 21. Là encore, ces moyens 21 sont complétés
par des moyens de traction 29 sensiblement similaires à ceux décrits dans le cadre
du mode de réalisation correspondant aux figures 2 et 3 et qui sont rendus accessibles
à l'usager pour lui permettre, précisément, de commander le débrayage.
[0028] Il y a lieu d'observer que dans une position totalement déployée du tablier du volet
roulant, le poids dudit tablier repose, totalement, sur le seuil de la porte, fenêtre
ou analogue, ou sur des arrêts quelconques situés à l'extrémité inférieure des rails
de guidage à l'intérieur desquels se déplacent, précisément, les lames composant ce
tablier. Du même coup, ce tablier n'exerce plus de couple sur le tube d'enroulement
2, tandis qu'à l'inverse les moyens de rappel élastiques 12 sont au maximum sous contrainte
et exercent un couple de rappel important sur ce tube d'enroulement 2 dans le sens
de l'enroulement dudit tablier.
[0029] Si, à cet instant, l'usager actionne la commande de débrayage, le tube d'enroulement
2 est fortement sollicité en rotation sous l'impulsion de ces moyens de rappel élastiques
12, dans le sens d'enroulement du tablier et, ceci, jusqu'à ce que ce dernier compense,
par son poids, cette force de rappel du ressort 13.
[0030] Il est évident que cette accélération brutale de la rotation du tube d'enroulement
2 a pour conséquence de solliciter fortement la mécanique. Même à supposer que celle-ci
soit définie suffisamment résistante, le relâchement instantané des moyens de rappel
élastiques 12 et l'entraînement brutal du tube d'enroulement 2 sont à l'origine d'un
bruit de fonctionnement surprenant.
[0031] De manière à remédier à ce problème et permettre une compensation progressive de
l'action exercée par les moyens de rappel élastiques 12 sur le tube d'enroulement
2, ceci sous l'influence du poids du tablier, l'on a imaginé d'associer aux moyens
de liaisons débrayables 11 des moyens amortisseurs 33 empêchant, précisément, la détente
brutale desdits moyens de rappel élastiques 12 lorsque ceux-ci exercent une contrainte
non compensée sur le tube d'enroulement 2.
[0032] Il est à présent fait référence aux figures 8 à 14 illustrant des exemples de réalisation
de ces moyens amortisseurs 33.
[0033] Tout particulièrement, dans le cadre des figures 8 à 10, l'on observe que les moyens
de liaison débrayables 11 se présentent, tout comme la solution illustrée dans les
figures 2 et 3, sous forme de deux engrenages 26A, 27A dont l'un 26A est rendu solidaire
en rotation du tube d'enroulement 2, tandis que l'autre 27A est monté fixe en rotation
sur l'arbre de sortie 10 du motoréducteur à frein 5. En outre, l'engrenage 27A est
monté coulissant sur cet arbre de sortie 10 et des moyens de rappel élastiques 28A
repoussent lesdits engrenages 26A, 27A dans une position embrayée. Ces figures 8 à
10 illustrent, en outre, les moyens de commande de débrayage et d'embrayage sous forme
de moyens de traction 29 s'étendant à l'intérieur du tube d'enroulement 2 en vue de
coopérer avec l'engrenage coulissant 27A.
[0034] Quant aux moyens amortisseurs 33 proprement dits, ils sont constitués, dans ce cas
d'espèces, par une bague de freinage 34 de nature expansible, par exemple en caoutchouc,
interposée entre les engrenages 26A et 27A et qui est en mesure d'assurer le contact
entre ces derniers, tant dans une position embrayée, tel qu'illustré dans la figure
8, que dans une position débrayée correspondant à la figure 9. Très précisément, en
exerçant une traction sur l'engrenage coulissant 27A, la denture de ce dernier vient,
initialement, se dégager de la denture correspondante de l'engrenage 26A solidaire
en rotation du tube d'enroulement 2. Simultanément, la bague de freinage 34 se met
dans une position expansée et maintient le contact entre les engrenages 26A et 27B.
Ainsi, la rotation de l'engrenage 26A, sous l'action des moyens de rappel élastiques
12 agissant sur le tube d'enroulement 2, est freinée par l'intermédiaire de ladite
bague de freinage 34. Une fois l'action des moyens de rappel élastiques 12 compensée
par le couple appliqué sur le tube d'enroulement 2 sous l'impulsion du poids du tablier,
l'on poursuit l'action exercée sur les moyens de traction 29 jusqu'à ce qu'il n'y
ait plus contact de la bague de freinage 34 simultanément avec les deux engrenages
26A, 27B.
[0035] Bien entendu, l'on peut imaginer une conception similaire dans le cadre d'un mode
de réalisation de moyens de liaison débrayables 11 tels qu'illustrés dans les figures
4 à 7 où les engrenages, selon le cas, 26, 27 ou 26A, 27A sont remplacés par des pièces
enfichables 31, 30.
[0036] La solution représentée dans la figure 11 laisse apparaître des moyens amortisseurs
33 sous forme d'un volant d'inertie 35 monté en rotation sur l'axe 9 sur lequel est
monté le tube d'enroulement 2. Ce volant d'inertie 35 est relié, plus particulièrement
par l'intermédiaire d'un ressort 36 à une roue de transmission 37 solidaire en rotation
dudit tube d'enroulement 2. Ainsi, une fois effectuée la commande de débrayage, les
moyens de rappel élastiques 12, illustrés en traits discontinus sur la figure 11,
se détendent jusqu'à ce que leur action soit compensée par le couple produit par le
poids du tablier. En conséquence, ils entraînent en rotation le tube d'enroulement
2 qui, par l'intermédiaire de la roue de transmission 37, doit entraîner le volant
d'inertie 35. Aussi, cette détente des moyens de rappel élastiques 12 s'effectue,
nécessairement, de manière progressive. L'on remarquera que ce volant d'inertie 35
ne crée aucune gêne pour déplacer, ultérieurement et en position débrayée des moyens
de liaison débrayables 11, le tablier du volet roulant par action directe sur ce dernier.
En effet, la vitesse communiquée au tube d'enroulement 2 dans ces conditions est,
comparativement, très faible.
[0037] La solution présentée dans le cadre de la figure 12 est, du point de vue de son fonctionnement,
sensiblement similaire à celle correspondant aux figures 8 à 10. Toutefois, au lieu
d'exercer une action de freinage entre deux pièces qui, selon qu'elles sont en contact
ou non, autorisent ou non l'entraînement du tube d'enroulement 2 par l'intermédiaire
du motoréducteur à frein 5, lesdits moyens de freinage 38 constituant les moyens amortisseurs
33, agissent sur le curseur 16 correspondant aux moyens de rappel élastiques 12 et
monté solidaire en rotation du tube d'enroulement 2. En fait, les moyens de freinage
38 se présentent sous forme d'un disque de freinage 39 monté immobile en rotation
sur l'axe 9 par rapport auquel ledit tube d'enroulement 2 est pivotant. En réalité,
ce disque de freinage 39 entre en contact avec la face frontale 40 du curseur 16 que
dans certaines conditions, c'est-à-dire lorsque les moyens de rappel élastiques 12
sont mis sous contrainte d'où résulte un allongement du ressort 13 qui vient, alors,
repousser le curseur 16 contre le disque de freinage 39.
[0038] Celui-ci est, par ailleurs, monté coulissant sur l'axe 9 tandis qu'un ressort 41
tente de le repousser en direction du curseur 16 contre une butée de fin de course
non visible sur les dessins.
[0039] Ainsi, l'on comprend qu'au moment de déployer le tablier, il en résulte la mise sous
tension des moyens de rappel élastiques 12 et, donc, l'allongement progressif du ressort
13. Au-delà d'une course donnée dudit tablier et, donc, de l'allongement d'une longueur
définie du ressort 13, le curseur 16 entre en contact avec le disque de freinage 39.
Puis, en déployant davantage le tablier du volet roulant, le ressort 13 s'allonge
encore de sorte que le curseur 16 vient repousser le disque de freinage 39 contre
l'action du ressort 41. De ce fait, au moment de commander le débrayage des moyens
de liaisons débrayables 11, les moyens de rappel élastiques 12 se relâchent et entraînent
en rotation le tube d'enroulement 2 par l'intermédiaire du curseur 16 dont la rotation
est toutefois freinée sous l'influence du disque de freinage 39. Pendant ce temps
là, la longueur du ressort 13 diminue et le disque de freinage 39 vient en butée sur
l'axe 9. Le curseur 16 n'étant, alors, plus en contact avec ce disque de freinage
39, le volet roulant peut être manipulé par tirage direct sur le tablier sans aucune
difficulté.
[0040] Par conséquent, l'on remarquera que, là encore, l'action des moyens amortisseurs
33 peut être limitée dans la situation particulière où, en phase finale de déploiement
du tablier, le couple procuré par ce dernier sur le tube d'enroulement 2 diminue progressivement
jusqu'à tendre vers zéro, alors que, de leur côté, les moyens de rappel élastiques
12 sont sous contrainte maximum.
[0041] Le mode de réalisation illustré dans le cadre des figures 13 et 14 est quelque peu
particulier dans la mesure où il y a association directe entre les moyens de liaison
débrayables 11 et les moyens amortisseurs 33.
[0042] Plus particulièrement, lesdits moyens de liaison débrayables 11 sont constitués,
d'une part, par un tube de liaison 42 monté fixe en rotation sur l'arbre de sortie
10 du motoréducteur à frein 5. D'autre part, ils comportent une roue d'entraînement
43 emmanchée sur le tube de liaison 42 et rendue solidaire en rotation du tube d'enroulement
2.
[0043] Finalement, lesdits moyens de liaison débrayables 11 comportent un crabot 44 qui,
en position embrayée, a pour but d'assurer la liaison entre le tube de liaison 42
et la roue d'entraînement 43 et, bien sûr, en position débrayée d'autoriser la libre
rotation de cette dernière par rapport au motoréducteur à frein 5. Ainsi, ce crabot
44 comporte, au moins un doigt d'entraînement 45 traversant une lumière axiale 46
ménagée dans le tube de liaison 42 et venant se loger dans une rainure 47 usinée dans
la paroi 48 de la roue d'entraînement 43.
[0044] En exerçant une traction sur ce crabot 44 qui, par ailleurs est monté coulissant
à l'intérieur du tube de liaison 42, ceci par l'intermédiaire de moyens de traction
29 tels qu'ils ont déjà été décrits plus haut, son ou ses doigts d'entraînement 45
coulissent à l'intérieur des lumières axiales 46 du tube de liaison 42 et, simultanément,
dans la rainure 47 correspondante au niveau de la roue d'entraînement 43. A ce propos,
cette rainure 47 comporte au moins une portion orientée axialement 47A et tant que
le ou les doigts d'entraînement 45 du crabot 44 restent engagés dans cette portion
axiale 47A de la rainure 47, il y a entraînement direct du tube d'entraînement 2 par
le motoréducteur à frein 5.
[0045] Par ailleurs, ladite rainure 47 est, forcément, débouchante à son extrémité 49 située
dans la direction duquel le crabot 44 est tiré pour obtenir le débrayage. Ainsi, lorsque
sous la commande du déplacement du crabot 44 son ou ses doigts d'entraînement 45 sortent
de leur rainure correspondante 47 à hauteur de cette extrémité débouchante 49, il
y a débrayage, c'est à dire que le tube d'enroulement 2 peut pivoter librement par
rapport au motoréducteur à frein 5.
[0046] En fait, entre cette position embrayée et la position de débrayage totale, le ou
les doigts d'entraînement 45 du crabot 44 se déplacent, en outre, dans une portion
de rainure 47B jouant le rôle des moyens amortisseurs 33 dont différents modes de
réalisations ont d'ores et déjà été décrits.
[0047] Plus particulièrement, cette portion de rainure 47B est délimitée par au moins un
côté de forme hélicoïdale 50 contre lequel prend appui le doigt d'entraînement 45
lorsque la roue d'entraînement 43 a tendance a être entraînée en rotation sous l'impulsion
des moyens de rappel élastiques 12.
[0048] Plus exactement, lorsque ces moyens de rappel élastiques 12 sont sous contrainte
non compensée par le poids du tablier du volet roulant, ils ont tendance à entraîner
en rotation le tube d'enroulement 2 auquel est rendu solidaire en rotation la roue
d'entraînement 43. Ainsi, lorsque, dans ces conditions, l'on commande le débrayage
et que, l'on exerce une traction sur le crabot 44 contre l'action d'un ressort 28B
ayant tendance à le repousser, systématiquement, dans une position embrayée, son ou
ses doigts d'entraînement 45 se déplacent dans la ou les lumières axiales 46 du tube
de liaison 42 et, simultanément, dans la portion axiale 47A de la ou des rainures
47 ménagées dans la roue d'entraînement 43. L'on comprend bien que tant que ce ou
ces doigts d'entraînement 45 sont maintenus engagés dans cette portion axiale 47A
de la rainure 47, la roue d'entraînement 43, sous l'action des moyens de rappel élastiques
12, n'exerce qu'un couple sur lesdits doigts d'entraînement 45 du crabot 44.
[0049] Par contre, une fois dégagée de cette portion axiale 47A, de la rainure 47, la roue
d'entraînement 43, sous l'action des moyens de rappel élastiques 12, agit sur le ou
les doigts d'entraînement 45 de ce crabot 44 par l'intermédiaire du côté hélicoïdal
50 de la portion 47B de cette rainure 47. Aussi, les contraintes appliquées sur ce
ou ces doigts d'entraînement 45 se décomposent en un couple et en une force axiale
orientée en direction du débrayage du crabot 44. En fin de compte, cela a pour conséquence
de repousser, progressivement, ledit crabot 44 dans sa position de débrayage contre
l'action du ressort 28B et d'autoriser une rotation, tout aussi progressive, de la
roue d'entraînement 43 sous l'action des moyens de rappel élastiques 12 venant, ainsi,
se détendre lentement. L'on remarquera que la force de rappel du ressort 28B et le
pas de l'hélice correspondant à la partie hélicoïdale 47B de la rainure 47, permettent
d'intervenir sur les caractéristiques de l'amortissement ainsi obtenu.
[0050] L'on comprend que durant cette phase d'amortissement de l'action de débrayage, le
crabot 44 est davantage sollicité par la roue d'entraînement 43 que par les moyens
de traction 29. Par contre, une fois la position de débrayage atteinte, ces moyens
de traction 29 doivent être conçus pour assurer le maintien du crabot 44 dans sa position
débrayée contre l'action du ressort 28A ayant tendance à le repousser en position
embrayée. Ainsi, ces moyens de traction 29 peuvent être équipés d'un levier de commande
51 ayant la possibilité d'occuper au moins deux positions d'équilibre stables correspondant
à la position embrayée du crabot 44 et à la position débrayée de ce dernier.
[0051] Se pose, alors, le cas du débrayage lorsque l'action des moyens de rappel élastiques
12 est, en réalité, compensée par le couple exercé par le poids du tablier sur le
tube d'enroulement 2. Si la portion 47B de la rainure 47 est de forme hélicoïdale,
il est nécessaire, lorsque les doigts d'entraînement 45 du crabot 44 s'y engagent,
de commander simultanément en rotation la roue d'entraînement 43 et donc le tube d'entraînement
2 sous l'impulsion de ce crabot 44 et, donc, des moyens de traction 29. Ceci est particulièrement
contraignant et nécessite la mise en place de moyens de traction 29 de résistance
mécanique conçus à cet effet. En fait, pour éviter cela le côté opposé 52 de celui
50, de forme hélicoïdale, de cette portion de rainure 47B s'étend, préférentiellement,
dans le prolongement de la portion axiale 47A depuis cette dernière jusqu'à l'extrémité
débouchante 49 de la rainure 47.
[0052] Plus particulièrement, il faut s'imaginer la roue d'entraînement 43 immobile en rotation.
Ainsi, lors de la commande de débrayage, le ou les doigts d'entraînement 45 du crabot
44 évoluent, tout d'abord, dans la portion axiale 47A de la rainure 47. Puis, sous
l'action des moyens de traction 29, ce ou ces doigts d'entraînement 45 suivent leur
progression jusqu'à déboucher de ladite rainure 47 à son extrémité 49.
[0053] Il est à noter qu'en raison de cette configuration, cette extrémité débouchante 49
d'une rainure 47 est largement ouverte et facilite le retour en position embrayée
du crabot 44.
[0054] Au vu de la description qui précède, l'on comprend bien les avantages qui découlent
de la présente invention. En effet, lorsqu'il s'agit de manoeuvrer le tablier du volet
roulant en cas de dysfonctionnement du motoréducteur à frein 5, il suffit d'actionner
les moyens de commande de débrayage et d'embrayage 21 afin de désolidariser, en rotation,
le tube d'enroulement 2 par rapport à ce motoréducteur à frein 5 pour permettre, à
un usager, notamment d'ouvrir le tablier du volet roulant en agissant, directement,
sur ce tablier. Une telle manoeuvre de secours s'avère d'exécution particulièrement
rapide de sorte que l'on gagne en sécurité, notamment lorsqu'il y a lieu d'évacuer,
en urgence, des locaux.
[0055] L'on observe, en outre, que ce mécanisme de commande de secours d'un volet roulant
motorisé est très simple comparativement à la solution connue mettant en oeuvre un
treuil exigeant pour sa commande une manivelle dont tous les volets roulants ne sont
pas forcément équipés.
[0056] Par conséquent, il faut considérer la présente invention comme représentant un net
progrès dans le domaine technique considéré.
1. Volet roulant motorisé comprenant un motoréducteur à frein (5) pour l'entraînement
en rotation d'un tube d'enroulement (2) d'un tablier maintenu à ses extrémités (6,
8) par des joues supports (3, 4), caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens
de liaison débrayables (11) interposés entre l'arbre de sortie (10) du motoréducteur
(5) et le tube d'enroulement (2) autorisant, en position de débrayage, la libre rotation
de ce dernier par rapport audit motoréducteur (5) sous l'influence d'une action exercée
directement sur ledit tablier.
2. Volet roulant selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte, en
combinaison, des moyens de rappel élastiques (12) mis sous contrainte lors du déroulement
du tablier à même d'exercer un couple de rappel sur le tube d'enroulement (2) pour
entraîner ce dernier en rotation dans le sens de l'enroulement du tablier lors d'une
poussée exercée sur ce dernier pour obtenir l'ouverture dudit volet roulant.
3. Volet roulant selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le
fait que le motoréducteur à frein (5) est du type tubulaire engagé dans l'une (6)
des extrémités du tube d'enroulement (2) et rendu solidaire d'une joue support (3),
ledit tube d'enroulement (2) étant monté en rotation à l'aide de moyens (7) appropriés
sur ledit motoréducteur à frein (5).
4. Volet roulant selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le
fait qu'aux moyens de liaison débrayables (11) sont associés des moyens de commande
de débrayage et d'embrayage (21).
5. Volet roulant selon les revendications 3 et 4, caractérisé par le fait que les moyens
de liaison débrayables (11) sont constitués par un différentiel (17) comprenant un
arbre d'entrée (18) couplé à l'arbre de sortie (10) du motoréducteur à frein (5),
une coquille (19) rendue solidaire, en rotation, du tube d'enroulement (2) et un arbre
de sortie (20) coopérant avec les moyens de commande de débrayage et d'embrayage (21)
sous forme de moyens de déblocage ou de blocage en rotation de l'arbre de sortie (20)
du différentiel (17).
6. Volet roulant selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les moyens de
commande de débrayage et d'embrayage (21) sont constitués par un axe de blocage (22)
accouplé audit arbre de sortie (20) du différentiel (17) et s'étendant, coaxialement,
au travers d'un axe tubulaire (9) sur lequel est monté en rotation le tube d'enroulement
(2) à son extrémité (8), cet axe de blocage (22) traversant, par ailleurs, la joue
support (4) de manière à coopérer, au niveau de cette dernière, avec des moyens de
verrouillage (23) à même d'immobiliser ou au contraire de libérer en rotation ledit
axe de blocage (22).
7. Volet roulant selon les revendications 3 et 4, caractérisé par le fait que les moyens
de liaison débrayables (11) sont constitués par deux engrenages, notamment tronconiques,
(26, 27) dont l'un (26) est rendu solidaire, en rotation, du tube d'enroulement (2),
tandis que l'autre (27) est monté fixe en rotation sur l'arbre de sortie (10) du motoréducteur
à frein (5), les moyens de commande de débrayage et d'embrayage (21) étant constitués,
d'une part, par un montage coulissant de l'un (27) de ces engrenages par rapport à
l'axe de sortie (10) et des moyens de rappel élastiques (28) à même de repousser lesdits
engrenages (26, 27) dans une position embrayée et, d'autre part, par des moyens de
traction (29) coopérant avec l'engrenage (27) coulissant, ces moyens de traction (29)
traversant la joue support (4) en passant par un axe tubulaire (9) sur lequel est
monté en rotation l'extrémité (8) du tube d'enroulement (2), ceci de manière à les
rendre accessibles à un usager.
8. Volet roulant selon les revendications 3 et 4, caractérisé par le fait que les moyens
de liaison débrayables (11) se présentent sous forme de deux pièces (30, 31) enfichables
qui, en position enfichée, autorisent l'entraînement du tube d'enroulement (2) par
l'intermédiaire du motoréducteur (5) et, au contraire, en position déconnectée, autorisent
la libre rotation dudit tube d'enroulement (2) , les moyens de commande de débrayage
et d'embrayage (21) étant constitués, d'une part, par des moyens de rappel élastique
(32), agissant de manière à maintenir les pièces (30, 31) en position enfichée et,
d'autre part, par des moyens de traction (29) rendus accessibles à l'usager pour lui
permettre de commander le débrayage.
9. Volet roulant selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisé par le
fait qu'il comporte des moyens amortisseurs (33) associés aux moyens de liaison débrayables
(11) en vue de compenser l'action exercée par les moyens de rappel élastiques (12)
sur le tube d'enroulement (2) lorsque cette action n'est pas, par ailleurs, compensée
par le couple exercé par le poids du tablier sur ledit tube d'enroulement (2).
10. Volet roulant selon les revendications 7 à 9, caractérisé par le fait que les moyens
amortisseurs (33) sont constitués par une bague de freinage (34) de nature expansible,
par exemple en caoutchouc, interposée entre les engrenages (26, 27 ; 26A, 27A) ou
entre deux pièces enfichables (31, 30), cette bague de freinage (34) étant en mesure
d'assurer le contact entre ces derniers, tant dans une position embrayée que dans
une position débrayée de manière à assurer le freinage en rotation de l'engrenage
(26 ; 26A) ou de la pièce enfichable (31) solidaire du tube d'enroulement (2) lorsque
ce dernier est entraîné sous l'impulsion des moyens de rappel élastiques (12).
11. Volet roulant selon l'une quelconque des revendications 2 à 9, caractérisé par le
fait que les moyens amortisseurs (33) se présentent sous forme d'un volant d'inertie
(35) monté en rotation sur un axe (9) sur lequel est monté pivotant le tube d'enroulement
(2) , ce volant d'inertie (35) étant relié, notamment par l'intermédiaire d'un ressort
(36), à une roue de transmission (37) solidaire en rotation dudit tube d'enroulement
(2).
12. Volet roulant selon l'une quelconque des revendications 2 à 9, dont les moyens de
rappel élastiques (12) se présentent sous forme d'un ressort hélicoïdal (13) logé
à l'intérieur du tube d'enroulement (2) et dont une extrémité (14) est rendue solidaire
de l'axe (9) sur lequel est monté en rotation ce tube d'enroulement (2), tandis que
l'extrémité opposée (15) de ce ressort (13) est montée fixe sur un curseur (16) qui,
tout en étant immobilisé en rotation par rapport au tube d'enroulement (2) est à même
de se déplacer axialement à l'intérieur de ce dernier, caractérisé par le fait que
les moyens amortisseurs (33) sont constitués par des moyens de freinage (38) sous
forme d'un disque de freinage (39) monté immobile en rotation sur l'axe (9) et à même
de coopérer avec la face frontale (40) du curseur (16), tout particulièrement lorsque
les moyens de rappel élastiques (12) sont mis sous contrainte.
13. Volet roulant selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le disque de
freinage (39) est monté coulissant sur l'axe (9) et maintenu repoussé en direction
du curseur (16), contre une butée de fin de course, à l'aide d'un ressort (41).
14. Volet roulant selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 9, caractérisé par
le fait que les moyens de liaison débrayables (11) sont constitués, d'une part, par
un tube de liaison (42) monté fixe en rotation sur l'arbre de sortie (10) du motoréducteur
à frein (5) et, d'autre part, par une roue d'entraînement (43) emmanchée sur le tube
de liaison (42) et rendue solidaire en rotation du tube d'enroulement (2), un crabot
(44) monté coulissant à l'intérieur du tube de liaison (42) comportant, en outre,
au moins un doigt d'entraînement (45) traversant une lumière axiale (46) ménagée dans
ce tube de liaison (42) et venant se loger dans une rainure (47) usinée dans la paroi
(48) de la roue d'entraînement (43).
15. Volet roulant selon la revendication 14, caractérisé par le fait que la rainure (47)
se décompose, partant de la position embrayée et en direction de la position débrayée
du crabot (44), en une portion orientée axialement (47A) dans laquelle est engagé
le doigt d'entraînement (45), dudit crabot (44), en position embrayée, une portion
(47B) comportant au moins un côté de forme hélicoïdale (50) contre lequel prend appui
le doigt d'entraînement (45) lorsque la roue d'entraînement (43) a tendance à être
entraînée en rotation sous l'impulsion des moyens de rappel élastiques (12), ceci
en cours de débrayage, ladite rainure (47) étant, en outre, débouchante à son extrémité
(49), dans la direction duquel le crabot (44) est déplacé pour obtenir le débrayage,
autorisant le dégagement dudit doigt d'entraînement (45) de ladite rainure (47) et
la libre rotation de la roue d'entraînement (43) et donc du tube d'entraînement (2)
par rapport à l'arbre de sortie (10) du motoréducteur (5).
16. Volet roulant selon l'une quelconque des revendications 14 et 15, caractérisé par
le fait que le crabot (44) est soumis à l'action d'un ressort (28B) assurant son rappel
en position embrayée.
17. Volet roulant selon l'une quelconque des revendications 13 à 16, caractérisé par le
fait qu'il comporte des moyens de commande de débrayage sous forme de moyens de traction
(29) à même d'exercer sur le crabot (44) une traction contre l'action du ressort (28B)
pour l'amener dans une position débrayée, partant de la position embrayée.
18. Volet roulant selon la revendication 17, caractérisé par le fait que les moyens de
traction (29) comportent un levier de commande (51) à même d'occuper au moins deux
positions d'équilibre stable correspondant à la position embrayée du crabot (44) et
à la position débrayée de ce dernier.
19. Volet roulant selon la revendication 15, caractérisé par le fait que le côté opposé
(52) de celui (50) de forme hélicoïdale correspondant à la portion (47B) de la rainure
(47) s'étend dans le prolongement de la portion axiale (47A) depuis cette dernière
jusqu'à l'extrémité débouchante (49) de la rainure (47).