[0001] La présente invention est relative à un procédé de contrôle de la déshydratation
de produits et notamment à un procédé de contrôle de la déshydratation par lyophilisation
sous vide de produits initialement congelés. Elle concerne également un procédé permettant
de détecter la fin de la déshydratation et notamment un procédé pour détecter la fin
de la sublimation d'un produit en cours de lyophilisation. Les procédés selon l'invention
peuvent également s'appliquer à d'autres procédés de séchage de produits, non nécessairement
congelés au préalable, dans lesquels la chaleur peut être apportée aux produits par
un gaz chaud, par contact direct ou encore par rayonnement thermique ou infra-rouge.
L'invention concerne aussi des dispositifs pour la mise en oeuvre de ces procédés.
[0002] Par "produits", on entend tout matériau liquide, pâteux, solide ou solide divisé
d'origine animale, végétale ou minérale, apte à subir une déshydratation. Ces matériaux
peuvent être traités en vrac ou conditionnés en récipients.
[0003] La présente invention s'applique plus particulièrement aux matériaux pour lesquels
la teneur en eau finale du produit est un critère déterminant ou qui peuvent subir
des dommages importants lorsqu'ils continuent d'être fortement chauffés après disparition
de l'eau qu'ils contenaient. C'est notamment le cas de tous les produits alimentaires
et des produits pharmaceutiques qui peuvent subir une altération de leurs propriétés
caractéristiques (texture, couleur, arômes, activité biologique, activité thérapeutique,
etc...).
[0004] Les procédés de séchage auxquels s'applique l'invention sont tous ceux pour lesquels
on peut mesurer la teneur en eau du produit. L'invention s'applique tout particulièrement
aux procédés de lyophilisation.
[0005] On sait que la lyophilisation est un procédé basse température durant lequel la majeure
partie de l'eau contenue dans un produit est éliminée par sublimation. Comme pour
les autres procédés de déshydratation, le but de la lyophilisation est de diminuer
l'activité de l'eau des produits afin d'assurer leur conservation. C'est une technique
particulièrement bien adaptée aux produits sensibles à la température et qui permet
de conserver la majorité des caractéristiques d'origine des produits. Les produits
déshydratés possèdent en outre une porosité élevée qui favorise leur réhydratation
ou permet une dissolution rapide. Les contraintes de qualité des produits lyophilisés
et les coûts élevés de l'opération nécessitent de bien connaître la cinétique de déshydratation
(vitesse d'élimination de l'eau) afin de pouvoir déterminer l'instant correspondant
à la fin de la sublimation et donc l'instant auquel il convient d'arrêter le procédé.
[0006] Jusqu'à présent, faute de méthode satisfaisante, la mesure en ligne de la teneur
en eau résiduelle des produits n'est jamais effectuée et les utilisateurs se limitent
le plus souvent à des suivis de différentes grandeurs permettant d'apprécier plus
ou moins finement la fin de la lyophilisation. La décision de l'arrêt de la lyophilisation
se fait selon des règles empiriques pré-établies, généralement sur la base d'un temps
après apparition d'un phénomène tel que la remontée en température d'un produit ou
la stabilité de la pression totale après isolation de l'enceinte de lyophilisation.
[0007] On peut citer le document DE-A- 27 43 993 dont l'objet est d'optimiser la durée de
lyophilisation. Il décrit un procédé de lyophilisation contrôlé en mesurant la vitesse
de lyophilisation et en la maintenant inférieure à une valeur déterminée, de façon
à ce que la température du matériau en cours de lyophilisation soit inférieure à son
point eutectique.
[0008] Plusieurs méthodes de détermination de la vitesse de lyophilisation peuvent être
utilisées, basées notamment sur la mesure du débit de vapeur, du changement de poids
ou encore de l'apport de chaleur au lyophilisateur.
[0009] Cependant, ce procédé ne permet pas de déterminer la teneur en eau d'un produit en
cours de lyophilisation, ni la fin de la déshydratation du produit.
[0010] Pour estimer en continu la cinétique de déshydratation, la mesure du poids des produits
en cours de déshydratation est envisageable. Lors de la lyophilisation, on peut également
utiliser la mesure du poids de la glace piégée sur le condenseur. Ceci nécessite de
concevoir l'installation de manière à pouvoir réaliser la pesée en continu et s'adapte
difficilement à une installation existante.
[0011] On peut également citer le document EP-A-0 546 932 qui concerne un procédé de régulation
de lyophilisation, selon lequel on mesure le flux évaporatoire et on agit sur la température
des étagères de l'appareil de lyophilisation pour se rapprocher d'un flux optimal
prédéterminé. Le but de ce procédé est de diminuer la durée du traitement de lyophilisation
sans dégradation des produits.
[0012] Le flux évaporatoire est mesuré à partir du bilan thermique calculé en continu soit
sur les étagères, en mesurant la différence de température du fluide caloporteur entre
l'entrée et la sortie des étagères, le débit de fluide circulant dans les étagères,
le débit de fuite d'air et la température de l'air entrant dans l'enceinte où se trouve
le produit soit sur le piège, en mesurant la différence de températures du fluide
caloporteur entre l'entrée et la sortie du piège et le débit du fluide circulant dans
le piège, ou encore par comparaison des valeurs des flux thermiques des étagères à
celui du piège.
[0013] Enfin, la simulation par calcul à l'aide d'un modèle mécanistique peut permettre
d'apprécier cette cinétique. Ceci nécessite de connaître a priori les grandeurs relatives
au produit, à savoir : la valeur de la porosité du matériau, la conductibilité thermique
du matériau congelé et du matériau sec, la teneur en eau, la géométrie de l'échantillon
ainsi que les coefficients de transfert de chaleur (conduction, convection, rayonnement)
et de transfert de matière interne (valeur de la diffusivité de l'eau dans le produit
sec) et externe (diffusivité de la vapeur d'eau dans l'enceinte jusqu'au pièce froid).
Une telle simulation est donc relativement complexe.
[0014] Afin de détecter la fin de la déshydratation et en particulier, la fin de la lyophilisation,
différents principes sont utilisables. Un premier ensemble de méthodes consiste à
utiliser des mesures indirectes telles que la mesure de la température du produit
ou de ses propriétés électriques, des mesures de pression partielle de vapeur d'eau
ou d'autres composés volatils, ou bien la composition du gaz présent dans l'enceinte.
Dans le cas où l'enceinte de lyophilisation peut être isolée du reste de l'installation,
en particulier du condenseur, l'élevation de pression totale dans l'enceinte caractérise
un départ d'eau du produit. L'absence de remontée en pression après isolation de l'enceinte
peut être un critère de fin de lyophilisation. Enfin, la technique de la résonance
magnétique nucléaire simple ou par imagerie peut également être utilisée. Une autre
approche consiste à prélever régulièrement des échantillons dans l'enceinte de lyophilisation
et à mesurer la teneur en eau, mais elle n'est pas praticable à l'échelle industrielle
et se limite donc à des études exploratoires à l'échelle de petits lyophilisateurs.
[0015] Ces méthodes d'appréciation de la fin de la déshydratation et en particulier de la
lyophilisation, sont peu aptes à apprécier tant la teneur en eau finale du produit
que la cinétique de déshydratation caractéristique du procédé.
[0016] Pour remédier à ces inconvénients, l'invention propose d'évaluer en temps réel la
teneur en eau résiduelle du produit en cours de déshydratation pour provoquer, éventuellement
de façon automatique, l'arrêt de la déshydratation et/ou le changement des conditions
opératoires. Parallèlement à la détermination de la cinétique, un estimateur de fin
de déshydratation permet de déclencher, éventuellement de façon automatique, l'arrêt
de la déshydratation ou une diminution de la température de chauffe afin de préserver
la qualité des produits déjà secs.
[0017] Ainsi, l'invention concerne un procédé de contrôle de la teneur en eau d'un produit
en cours de déshydratation dans un appareil de lyophilisation comprenant des moyens
pour condenser les vapeurs d'eau, celles-ci s'échappant du produit vers lesdits moyens
pour condenser.
[0018] Selon l'invention, le procédé consiste à déterminer, de façon continue, la teneur
en eau à partir de la valeur du débit massique de vapeur d'eau s'échappant du produit,
lequel est placé dans une enceinte de lyophilisation, cette valeur étant déterminée
à partir de la mesure des valeurs de pression totale de l'enceinte de lyophilisation
et des pressions partielles de vapeur d'eau dans le flux de vapeur entre ledit produit
et lesdits moyens pour condenser les vapeurs d'eau et à la surface desdits moyens,
une procédure de réglage effectuée initialement ayant établi, pour le produit en cause,
la relation entre ces différentes valeurs.
[0019] Dans l'ensemble de la description, on entend par "débit massique d'eau s'échappant
du produit", la quantité d'eau s'échappant du produit, par unité de temps.
[0020] L'invention concerne également un procédé de détection de la fin de la déshydratation
d'un produit en cours de déshydratation dans un appareil de lyophilisation comprenant
une enceinte dans laquelle est placé le produit et des moyens pour condenser les vapeurs
d'eau.
[0021] Ce procédé est caractérisé en ce qu'il consiste à établir les valeurs de la quantité
de vapeur d'eau s'échappant du produit d'une part, selon un mode mixte convection-diffusion
valable au cours de la déshydratation et d'autre part, selon un mode purement diffusif
valable à la fin de la déshydratation, les deux valeurs de la quantité de vapeur d'eau
s'échappant du produit étant déterminées à partir de la mesure des valeurs de pression
totale de l'enceinte de lyophilisation et des pressions partielles de vapeur d'eau
dans le flux de vapeur entre ledit produit et lesdits moyens pour condenser les vapeurs
et à la surface desdits moyens, le procédé consistant également à déterminer l'écart
entre ces deux valeurs, la fin de la déshydratation étant atteinte lorsque cet écart
est voisin de la valeur 0.
[0022] L'invention concerne également un dispositif convenant à la mise en oeuvre du procédé
de contrôle de la teneur en eau d'un produit en cours de déshydratation dans un appareil
de lyophilisation et comportant un appareil de lyophilisation, lequel comprend une
enceinte et des moyens pour condenser les vapeurs.
[0023] Le dispositif comprend trois capteurs, le premier détectant la pression totale dans
l'enceinte de lyophilisation, le deuxième, la pression partielle de vapeur d'eau entre
le produit en cours de lyophilisation et les moyens pour condenser les vapeurs d'eau
et le troisième, la pression partielle de vapeur d'eau à la surface desdits moyens,
ainsi qu'un organe d'interprétation relié à ces trois capteurs et déterminant le débit
massique instantané de vapeur d'eau s'échappant du produit à partir des valeurs mesurées
par lesdits capteurs, ledit organe pouvant ainsi déterminer, de façon continue, la
teneur en eau à partir de la valeur du débit massique d'eau s'échappant du produit.
[0024] De préférence, le dispositif est relié à un organe de commande de l'appareil de lyophilisation.
[0025] L'invention concerne enfin un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de détection
de la fin de la déshydratation d'un produit en cours de déshydratation dans un appareil
de lyophilisation, lequel comprend une enceinte et des moyens pour condenser les vapeurs
d'eau.
[0026] Ce dispositif comprend trois capteurs, le premier détectant la pression totale dans
l'enceinte de lyophilisation, le deuxième, la pression partielle de vapeur d'eau entre
le produit en cours de lyophilisation et lesdits moyens pour condenser les vapeurs
d'eau et le troisième, la pression partielle de vapeur d'eau à la surface desdits
moyens, ainsi qu'un organe d'interprétation relié à ces trois capteurs et déterminant
l'écart entre les valeurs de la quantité de vapeur d'eau s'échappant du produit vers
lesdits moyens selon d'une part, un mode mixte convection-diffusion, valable en cours
de déshydratation et d'autre part, un mode purement diffusif, valable à la fin de
la déshydratation, le moment où cet écart atteint sensiblement la valeur 0 correspondant
à la fin de la déshydratation.
[0027] De préférence, le dispositif est relié à un organe de commande de l'appareil de déshydratation
qui, lorsque la teneur en eau a atteint une valeur prédéterminée, procède automatiquement
à une nouvelle phase de fonctionnement, notamment la procédure d'arrêt de l'installation,
une modification des conditions opératoires ou un autre traitement, de nature physique,
chimique ou mécanique.
[0028] L'invention sera mieux comprise et d'autres buts et avantages de celle-ci apparaîtront
plus clairement à la lecture de la description qui suit, faite au regard des dessins
annexés sur lesquels :
- la figure 1 illustre schématiquement une installation pour un exemple de mise en oeuvre
du procédé selon l'invention,
- la figure 2 illustre une première variante de dispositif pour un exemple de mise en
oeuvre du procédé, adaptée à une première configuration d'appareil de lyophilisation
(à condenseur interne),
- la figure 3 illustre une deuxième variante de dispositif pour un exemple de mise en
oeuvre du procédé, adaptée à une deuxième configuration d'appareil de lyophilisation
(à condenseur externe),
- la figure 4 est une courbe illustrant les résultats d'essais fournis par le procédé
et le dispositif selon l'invention pour la lyophilisation de lait demi-écrémé et,
- la figure 5 est une courbe illustrant les résultats d'essais fournis par le procédé
et le dispositif selon l'invention pour la lyophilisation de rondelles de banane.
[0029] Les éléments communs aux différentes figures seront désignés par les mêmes références.
[0030] En référence à la figure 1, on désigne par 1 un appareil de déshydratation. Un tel
appareil comprend, de façon classique, une enceinte dans laquelle sont placés les
produits à traiter.
[0031] La référence 2 désigne des capteurs placés en des lieux appropriés afin de relever
en continu des valeurs déterminées qui vont être définies plus précisément.
[0032] Le procédé selon l'invention est basé sur l'étude des quantités de matière s'échappant
du produit en cours de déshydratation.
[0033] La quantité de matière s'échappant du produit en cours de déshydratation peut être
déterminée directement, notamment en utilisant des techniques d'adsorption infra-rouge
ou de résonance magnétique nucléaire.
[0034] Elle peut aussi être déterminée au moyen de modèles, représentatifs des transferts
de matière.
[0035] De manière connue, pendant la déshydratation, la matière s'échappe du produit selon
un mode mixte, du type convection-diffusion. Le modèle correspondant à ce mode de
transfert est le modèle de Stephan-Nusselt. On peut à cet égard se reporter à l'ouvrage
suivant : BIRD R.B., STEWART W.E. et LIGHTFOOT E.N., 1960. Transport phenomena. John
Wiley & Sons, New York, USA.
[0036] Ce modèle est basé sur l'hypothèse suivante : en régime permanent établi, le transfert
de matière s'effectue sous l'effet d'un gradient de potentiel au sein d'un fluide
inerte.
[0037] Il prend la forme suivante :

dans laquelle :
C
n : représente la concentration molaire (mole. L
-3)
D : représente la diffusivité (L
2.t
-1)
ξ : représente la fraction molaire et

: représente la direction du transfert.
[0038] L'étude des transferts de matière montre qu'en fin de déshydratation le modèle mixte
convection-diffusion tend vers une expression plus simple. Physiquement, le transfert
de matière devient purement diffusif.
[0039] On suppose qu'en régime permanent établi, le transfert de matière ne s'effectue que
sous le seul effet d'un gradient de potentiel. Le modèle de Stephan-Nusselt (1) peut
alors être simplifié et prendre la forme :

où J1* représente la densité de flux molaire (moles.t
-1. L
-2).
[0040] Ce modèle (2) est communément dénommé modèle de Fick.
[0041] Les procédés selon l'invention sont notamment basés sur l'utilisation de ces modèles
lorsque l'on ne dispose pas de moyens permettant une détermination directe de la quantité
de vapeur d'eau s'échappant du produit en cours de déshydratation.
[0042] Ces modèles peuvent être utilisés pour tout type de procédés de déshydratation pour
lesquels il est possible de déterminer la teneur en eau du produit.
[0043] Ils peuvent, en général, s'exprimer sous une forme simplifiée. Les capteurs 2 permettent
de déterminer les valeurs des grandeurs intervenant dans ces modèles.
[0044] Les procédés selon l'invention sont notamment applicables aux procédés de lyophilisation.
Dans ce cas, le produit est placé dans un appareil de lyophilisation comprenant, de
façon classique, une enceinte pour les produits et des moyens servant à condenser
les vapeurs d'eau, tels qu'un condenseur. Pour ce type de procédés, le modèle de Stephan-Nusselt
(1) peut être exprimé sous une forme simplifiée.
[0045] En effet, dans le cas d'un tel mode de transfert dans un gaz considéré immobile,
le débit massique d'eau instantané est proportionnel au logarithme du rapport des
valeurs de pression partielle du gaz immobile au niveau du condenseur et dans l'enceinte
de lyophilisation.
[0046] Ainsi, à partir de la mesure des valeurs de pression totale de l'enceinte de lyophilisation
et des pressions partielles de vapeur d'eau dans le flux de vapeur et à la surface
du condenseur, il est possible de déterminer l'information cinétique désirée. L'association
de ces trois mesures est indispensable pour apprécier la cinétique de déshydratation.
Lorsque le procédé utilisé est un procédé de lyophilisation, les capteurs 2 sont prévus
pour déterminer les valeurs de pression. On peut noter que pour un condenseur fonctionnant
en équilibre thermodynamique, la valeur de pression partielle de vapeur d'eau du condenseur
peut être déduite de la température de fonctionnement du condenseur.
[0047] On désigne par 3 un organe d'interprétation des mesures effectuées à chaque instant
par les capteurs 2. Cet organe d'interprétation qui reçoit les données relevées par
les capteurs traduit, en fonction du type de produit lyophilisé, de la géométrie de
l'appareil utilisé et des conditions opératoires, la teneur en eau résiduelle moyenne
du produit en cours de déshydratation , à partir du modèle de Stephan-Nusselt (1).
[0048] En fin de déshydratation, comme indiqué précédemment, le mode de transfert devient
purement diffusif.
[0049] Or, dans le cas d'un tel mode de transfert, le modèle de Fick (2) peut être exprimé
sous une forme simplifiée. Le débit massique d'eau instantané quittant le produit
est proportionnel au gradient de pression partielle de vapeur d'eau entre l'enceinte
de lyophilisation et celle du condenseur.
[0050] Ainsi, l'organe d'interprétation 3 effectue le calcul du débit massique d'eau instantané
quittant le produit dans le cas d'un mode de transfert mixte convection-diffusion,
et dans le cas d'un mode de transfert purement diffusif, en utilisant les résultats
des mesures provenant des capteurs 2.
[0051] L'organe 3 permet ainsi de décrire en temps réel la fin de la déshydratation au moyen
d'un indicateur chiffré dont l'écart par rapport à la valeur zéro traduit le fait
que la phase de sublimation est terminée ou non. Cet indicateur ne nécessite aucune
connaissance sur le produit en cours de déshydratation ni aucun autre paramètre que
les trois grandeurs mesurées par les capteurs 2.
[0052] La teneur en eau et l'estimateur de fin de sublimation ainsi établis peuvent être
directement transmis à l'opérateur qui peut alors arrêter la lyophilisation si la
teneur en eau a atteint une valeur prédéterminée. Il peut également modifier les conditions
opératoires, notamment la température et/ou la pression, permettant de poursuivre
l'opération, notamment par l'intermédiaire d'un organe de commande 5 pilotant les
conditions de fonctionnement de l'appareil 1.
[0053] L'opérateur peut également procéder à un autre traitement :
- de nature physique : tel qu'un broyage ou une désorption pour permettre l'extraction
de l'eau fortement liée,
- de nature mécanique : tel que la fermeture et le sertissage des flacons contenant
les produits en cours de déshydratation,
- de nature chimique : tel que l'aspersion d'arômes, de colorants, de conservateurs
(antioxydant par exemple) ou de sucres d'enrobage ; un traitement de stérilisation.
[0054] La teneur en eau et l'estimateur de fin de sublimation peuvent également être directement
transmis à l'organe de commande 5 qui procède automatiquement au démarrage d'une nouvelle
phase de fonctionnement, lorsque la teneur en eau a atteint une valeur prédéterminée.
Cette nouvelle phase peut être par exemple la procédure d'arrêt de l'installation,
la modification des conditions opératoires ou un autre traitement, de nature physique,
chimique ou mécanique.
[0055] Les grandeurs peuvent notamment être transmises à un dispositif d'affichage 4.
[0056] On peut aussi prévoir que l'organe d'interprétation 3 effectue les comparaisons souhaitées
et agisse directement sur l'organe de commande 5.
[0057] Les procédés selon l'invention ont plus particulièrement été décrits pour un produit
en cours de lyophilisation mais ils sont applicables à tout autre procédé de déshydratation.
[0058] La figure 2 représente un appareil de lyophilisation dit à condenseur interne.
[0059] La référence 9 désigne l'enceinte hermétique dans laquelle a lieu la lyophilisation
et la référence 10, les moyens permettant de créer et de maintenir le vide souhaité
dans l'enceinte 9.
[0060] Dans l'enceinte 9, est prévu un piège froid ou condenseur 6 servant à condenser les
vapeurs d'eau et un système 8 de support et de fourniture de l'énergie thermique nécessaire
à la lyophilisation.
[0061] Le produit 7 à lyophiliser est placé à l'intérieur du système 8.
[0062] Le dispositif selon l'invention comprend essentiellement trois capteurs 2a, 2b, et
2c et un organe d'interprétation 3 relié auxdits capteurs. Ceux-ci sont placés à l'intérieur
de l'enceinte 9, le capteur 2c étant disposé à proximité du condenseur 6.
[0063] A chaque instant, les capteurs 2a, 2b, 2c établissent respectivement la valeur de
la pression totale dans l'enceinte de lyophilisation 9, la valeur de la pression partielle
de vapeur d'eau dans l'enceinte 9 dans le flux de vapeur entre le produit 7 et le
condenseur 6 et la valeur de pression partielle de vapeur d'eau à la surface du condenseur
6 et ils transmettent ces valeurs à l'organe d'interprétation.
[0064] Cet organe comporte en mémoire les coefficients permettant de relier le débit massique
instantané de vapeur d'eau s'échappant du produit au logarithme du rapport des pressions
partielles du gaz immobile au condenseur 6 et dans l'enceinte de lyophilisation 9.
Ces coefficients ont été déterminés lors d'une procédure initiale de réglage qui sera
décrite plus loin.
[0065] L'organe d'interprétation calcule ainsi en continu le débit massique d'eau instantané
quittant le produit 7 et donc la teneur résiduelle en eau de ce produit.
[0066] Parallèlement, l'organe d'interprétation 3 calcule, à partir des valeurs fournies
par les mêmes capteurs 2a, 2b, et 2c, l'écart entre l'expression réelle du logarithme
des rapports des pressions partielles du gaz immobile à la surface du condenseur 6
et dans l'enceinte de lyophilisation 9, expression correspondant à un mode de transfert
mixte diffusion-convexion et l'expression simplifiée correspondant à un mode de transfert
purement diffusif. Cette expression simplifiée est valable lorsque la fin de sublimation
est atteinte. La convergence rapide de cette valeur vers la valeur zéro est caractéristique
de la fin de sublimation.
[0067] La figure 3 illustre un dispositif selon l'invention pour un appareil de lyophilisation
dit à condenseur externe. Cet appareil diffère du précédent en ce que le condenseur
6 est placé dans une enceinte 11 reliée par un conduit 12 à l'enceinte 9 contenant
le système 8 de support du produit à lyophiliser et de fourniture de l'énergie thermique
nécessaire à la lyophilisation.
[0068] Le dispositif selon l'invention comprend toujours trois capteurs 2a, 2b, et 2c et
un organe de vérification 3. Le capteur 2a est placé dans l'enceinte 9, le capteur
2b dans le conduit 12 et le capteur 2c dans l'enceinte 11.
[0069] Le fonctionnement est identique à celui décrit au regard de la figure 2.
[0070] Le procédé de contrôle de la fin de déshydratation a été décrit pour un procédé de
lyophilisation. Cependant, ce procédé est applicable à tout procédé de déshydratation.
Il est basé sur l'utilisation des modèles de Stephan-Nusselt et de Fick, la différence
entre les valeurs de débit massique d'eau données par chacun de ces modèles, convergeant
vers la valeur 0 lors de la fin de la déshydratation.
[0071] En ce qui concerne la position des capteurs, les résultats les plus satisfaisants
sont obtenus de la façon suivante : le capteur de pression totale est placé dans l'enceinte,
le capteur de pression partielle dans l'enceinte est placé dans le flux de vapeur
le plus homogène (pas près du condenseur ou du produit) et le capteur déterminant
la pression partielle à la surface du condenseur est, de préférence, un capteur de
température du condenseur qui est placé directement sur le condenseur, la valeur de
pression partielle étant facilement déduite de la valeur de la température du condenseur.
[0072] Pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, il convient de réaliser une
procédure initiale de réglage du dispositif, en relation avec l'appareil de déshydratation
1, les conditions opératoires et le produit 7 considérés. Cette procédure est plus
particulièrement décrite pour un appareil de lyophilisation.
[0073] Cette procédure consiste en des essais qui peuvent être effectués comme suit : le
produit 7 dont on connaît la teneur en eau initiale est lyophilisé pendant des durées
variables, préalablement choisies par l'homme de l'art en fonction de la nature du
produit et des conditions opératoires utilisées. Les capteurs 2a, 2b et 2c mesurent
en continu les valeurs de la pression totale de l'enceinte, de la pression partielle
de vapeur d'eau dans l'enceinte entre le produit et le condenseur et de la pression
partielle de vapeur d'eau à la surface du condenseur. Après arrêt de la lyophilisation,
les teneurs finales en eau du produit obtenues pour les différentes durées testées
sont déterminées. Les valeurs des durées de lyophilisation et des teneurs en eau finales
obtenues sont utilisées pour la détermination des coefficients nécessaires au calcul
de la cinétique de déshydratation et qui sont mémorisés dans l'organe d'interprétation
3. Selon le degré de précision souhaité par l'homme de l'art, le nombre d'essais nécessaire
à l'identification est compris entre 1 et 3 par nature de produit et par condition
opératoire de la lyophilisation.
[0074] Ainsi, le-réglage est effectué pour un appareil donné, en fonction du produit à traiter
et des conditions opératoires utilisées.
[0075] On peut souligner que le procédé selon l'invention peut facilement être mis en oeuvre
dans des installations existantes. En effet, par exemple dans les installations de
lyophilisation, sont généralement prévus deux types de capteur : un capteur mesurant
la pression totale de l'enceinte et un capteur mesurant la température du condenseur
(dont on peut déduire la pression partielle de vapeur d'eau à la surface du condenseur).
Il suffit donc de prévoir un capteur pour la mesure de la pression partielle de vapeur
d'eau entre le produit et le condenseur.
[0076] Les figures 4 et 5 illustrent, pour deux types d'essais, les résultats fournis par
le procédé et le dispositif selon l'invention.
[0077] La figure 4 est relative à la lyophilisation sous une pression 100 Pa de 25 flacons
en verre contenant 5 ml de lait demi-écrémé préalablement congelés à -20°C et placés
sur une plaque chauffée à 50°C.
[0078] Les croix représentent la cinétique de déshydratation observée expérimentalement
par collecte régulière des échantillons sous vide et pesée de ceux-ci.
[0079] La courbe en trait plein représente le modèle cinétique de déshydratation élaboré
par l'organe d'interprétation après la procédure préalable de réglage et la courbe
en trait pointillé, la variation de l'estimateur de fin de lyophilisation.
[0080] La figure 5 est relative à la lyophilisation sous une pression de 50 Pa de 52,9 g
de rondelles de banane préalablement congelées à -80°C et placées en vrac sur une
plaque chauffée à 60°C en plateaux séparés contenant chacun environ 26,5 g de produit.
[0081] Les croix représentent la cinétique de déshydratation observée expérimentalement
par collecte des échantillons sous vide et pesée de ceux-ci.
[0082] La courbe en trait plein représente le modèle cinétique de déshydratation élaboré
par l'organe d'interprétation après la procédure préalable de réglage, et la courbe
en trait pointillé, la variation de l'estimateur de fin de lyophilisation.
[0083] Ces figures montrent que le procédé selon l'invention permet de contrôler, de façon
précise, la teneur en eau d'un produit en cours de lyophilisation et de déterminer,
de façon automatique, la fin de la lyophilisation.
[0084] De plus, le tableau 1 montre comment la présente invention peut être utilisée pour
améliorer la lyophilisation. L'exemple a trait à la lyophilisation du champignon de
Paris (Agaricus Bisporus) pour lequel le taux résiduel en octène-1-ol-3 peut être
considéré comme représentatif de la perte d'arômes subie par le champignon de Paris
au cours du traitement. Ainsi, plus le taux résiduel en octène est important, meilleure
est la qualité en arômes du champignon lyophilisé.
[0085] Le tableau 1 regroupe les résultats de six essais effectués dans des conditions opératoires
différentes. Cependant, dans tous les essais, le taux résiduel en eau est identique.
TABLEAU 1
| N°Essai |
Conditions opératoires |
Taux de résiduel en octène-1-ol-3 (produit congelé = 100 %) |
Durée de lyophilisation (h) |
| E1 |
60°C/5 Pa |
28,4 |
16 |
| E2 |
60°C/50 Pa |
16,9 |
14 |
| E3 |
60°C/100 Pa |
8,7 |
12 |
| E4 |
25°C/100 Pa |
10,9 |
20 |
| E5 |
90°C/100 Pa |
9,5 |
10 |
| E6 |
90°C/5 Pa jusque 50 % d'eau puis 60°C/50 Pa |
30,1 |
10 |
[0086] Les résultats montrent que l'on obtient des taux résiduels en octène-1-ol-3 différents
selon les conditions opératoires et des durées totales de lyophilisation également
variables, pour une même teneur en eau finale. A conditions opératoires fixées, le
taux résiduel maximal observé correspond à 28,4 % dans l'essai E1 pour une durée de
16 h de lyophilisation. En utilisant un changement des conditions opératoires de lyophilisation
à une teneur en eau moyenne du produit voisine de 50 %, on montre dans l'essai E6
qu'il est possible d'obtenir un taux résiduel de 30,1 %, pour une durée de lyophilisation
de 10 h.
[0087] Ainsi, les conditions opératoires de l'essai E6 permet d'obtenir à la fois un gain
en arômes et un gain énergétique.
[0088] Le procédé selon l'invention, en assurant le suivi de la cinétique de déshydratation,
permet donc de modifier les conditions opératoires pour limiter au maximum la perte
d'arômes. La seule méthode connue aujourd'hui qui pourrait être utilsée dans ce sens
est la méthode par pesée. Or, comme cela a été souligné précédemment, cette méthode
ne peut pratiquement être mise en oeuvre que dans une installation conçue à cet effet.
Il est très difficile de modifier les installations existantes dans ce but.
[0089] Les signes de référence insérés après les caractéristiques techniques mentionnées
dans les revendications, ont pour seul but de faciliter la compréhension de ces dernières,
et n'en limitent aucunement la portée.
1. Procédé de contrôle de la teneur en eau d'un produit en cours de déshydratation dans
un appareil de lyophilisation comprenant des moyens pour condenser les vapeurs d'eau,
celles-ci s'échappant dudit produit vers lesdits moyens pour condenser, caractérisé
en ce qu'il consiste à déterminer, de façon continue, la teneur en eau à partir de
la valeur du débit massique de vapeur d'eau s'échappant du produit, lequel est placé
dans une enceinte de lyophilisation (9), cette valeur étant déterminée à partir de
la mesure des valeurs de pression totale de l'enceinte de lyophilisation (9) et des
pressions partielles de vapeur d'eau dans le flux de vapeur entre ledit produit (7)
et lesdits moyens (6) pour condenser les vapeurs d'eau et à la surface desdits moyens
(6), une procédure de réglage effectuée initialement ayant établi, pour le produit
en cause, la relation entre ces différentes valeurs.
2. Procédé de détection de la fin de la déshydratation d'un produit en cours de déshydratation
dans un appareil de lyophilisation comprenant une enceinte dans laquelle est placé
le produit et des moyens pour condenser les vapeurs d'eau, caractérisé en ce qu'il
consiste à établir les valeurs de la quantité de vapeur d'eau s'échappant du produit
d'une part, selon un mode mixte convection-diffusion valable au cours de la déshydratation
et d'autre part, selon un mode purement diffusif valable à la fin de la déshydratation,
les deux valeurs de la quantité de vapeur d'eau s'échappant du produit étant déterminées
à partir de la mesure des valeurs de pression totale de l'enceinte de lyophilisation
(9) et des pressions partielles de vapeur d'eau dans le flux de vapeur entre ledit
produit (7) et lesdits moyens (6) pour condenser les vapeurs et à la surface desdits
moyens (6), le procédé consistant également à déterminer l'écart entre ces deux valeurs,
la fin de la déshydratation étant atteinte lorsque cet écart est voisin de la valeur
0.
3. Dispositif convenant à la mise en oeuvre du procédé de contrôle selon la revendication
1 et comportant un appareil de lyophilisation, lequel comprend une enceinte et des
moyens pour condenser les vapeurs d'eau, caractérisé en ce qu'il comprend trois capteurs
(2a, 2b, 2c), le premier (2a) détectant la pression totale dans l'enceinte de lyophilisation
(9), le deuxième (2b), la pression partielle de vapeur d'eau entre le produit (7)
en cours de lyophilisation et les moyens (6) pour condenser les vapeurs d'eau et le
troisième (2c), la pression partielle de vapeur d'eau à la surface desdits moyens
(6), ainsi qu'un organe d'interprétation (3) relié à ces trois capteurs (2a, 2b, 2c)
et déterminant le débit massique instantané de vapeur d'eau s'échappant du produit
à partir des valeurs mesurées par lesdits capteurs, ledit organe pouvant ainsi déterminer,
de façon continue, la teneur en eau à partir de la valeur du débit massique d'eau
s'échappant du produit.
4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il est relié à un organe
de commande (5) de l'appareil de lyophilisation (1).
5. Dispositif convenant à la mise du procédé de détection selon la revendication 2 et
comportant un appareil de lyophilisation, lequel comprend une enceinte et des moyens
pour condenser les vapeurs d'eau, caractérisé en ce qu'il comprend trois capteurs
(2a, 2b, 2c), le premier (2a) détectant la pression totale dans l'enceinte de lyophilisation
(9), le deuxième (2b), la pression partielle de vapeur d'eau entre le produit (7)
en cours de lyophilisation et lesdits moyens (6) pour condenser les vapeurs d'eau
et le troisième (2c), la pression partielle de vapeur d'eau à la surface desdits moyens
(6), ainsi qu'unorgane d'interprétation (3) relié à ces trois capteurs (2a, 2b, 2c))
et déterminant l'écart entre les valeurs de la quantité de vapeur d'eau s'échappant
du produit (7) vers lesdits moyens (6) selon d'une part, un mode mixte convection-diffusion,
valable en cours de déshydratation et d'autre part, un mode purement diffusif, valable
à la fin de la déshydratation, le moment où cet écart atteint sensiblement la valeur
0 correspondant à la fin de la déshydratation.
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il est relié à un organe
de commande (5) de l'appareil de déshydratation (1) qui, lorsque la teneur en eau
a atteint une valeur prédéterminée, procède automatiquement à une nouvelle phase de
fonctionnement, notamment la procédure d'arrêt de l'installation, une modification
des conditions opératoires ou un autre traitement, de nature physique, chimique ou
mécanique.
1. Verfahren zur Kontrolle des Wassergehalts eines Produkts im Verlaufe der Entwässerung
in einer Lyophilisierungsvorrichtung, die Mittel zum Kondensieren von Wasserdämpfen
umfaßt, wobei diese aus dem Produkt zu den Mitteln zum Kondensieren entweichen, dadurch
gekennzeichnet, daß es das kontinuierliche Bestimmen des Wassergehalts aus dem Wert
des Massendurchsatzes des Wasserdampfs, der aus dem Produkt entweicht, das in einen
Lyophilisierungsbehälter (9) gestellt wird, umfaßt, wobei dieser Wert ausgehend von
der Messung der Werte des Gesamtdrucks im Lyophilisierungsbehälter (9) und der Partialdrücke
des Wasserdampfs im Dampfstrom zwischen dem Produkt (7) und den Mitteln (6) zum Kondensieren
der Wasserdämpfe und an der Oberfläche der Mittel (6) bestimmt wird, wobei durch ein
Regelverfahren, das am Anfang durchgeführt wurde, die Beziehung zwischen den verschiedenen
Werten für das fragliche Produkt festgelegt wurde.
2. Verfahren zum Nachweis des Endes der Entwässerung eines Produkts im Verlaufe der Entwässerung
in einer Lyophilisierungsvorrichtung, die einen Behälter, in den das Produkt gebracht
wird, sowie Mittel zum Kondensieren von Wasserdämpfen umfaßt, dadurch gekennzeichnet,
daß es das Feststellen der Werte der Wasserdampfmenge, die aus dem Produkt entweicht,
einerseits nach einem gemischten Konvektions-Diffusions-Modus, der im Verlaufe der
Entwässerung gültig ist, und andererseits nach einem reinen Diffusionsmodus, der am
Ende der Entwässerung gültig ist, umfaßt, wobei die zwei Werte der Wasserdampfmenge,
die aus dem Produkt entweicht, ausgehend von der Messung der Werte des Gesamtdrucks
im Lyophilisierungsbehälter (9) und der Partialdrücke des Wasserdampfs im Dampfstrom
zwischen dem Produkt (7) und den Mitteln (6) zum Kondensieren der Wasserdämpfe und
an der Oberfläche der Mittel (6) bestimmt wird, wobei das Verfahren außerdem das Bestimmen
der Abweichung zwischen diesen beiden Werten umfaßt, wobei das Ende der Entwässerung
erreicht ist, wenn diese Abweichung in der Nähe des Wertes 0 liegt.
3. Vorrichtung, die zur Durchführung des Kontrollverfahrens gemäß Anspruch 1 geeignet
ist und die eine Lyophilisierungsvorrichtung umfaßt, die einen Behälter sowie Mittel
zum Kondensieren von Wasserdämpfen umfaßt, dadurch gekennzeichnet, daß sie drei Sensoren
(2a, 2b, 2c), wobei der erste (2a) den Gesamtdruck im Lyophilisierungsbehälter (9),
der zweite (2b) den Partialdruck des Wasserdampfs zwischen dem Produkt (7), das gerade
lyophilisiert wird, und den Mitteln (6) zum Kondensieren der Wasserdämpfe und der
dritte (2c) den Partialdruck des Wasserdampfs an der Oberfläche der Mittel (6) nachweist,
sowie ein Auswertungselement (3), das mit diesen drei Sensoren (2a, 2b, 2c) verbunden
ist und den momentanen Massendurchsatz des Wasserdampfs, der aus dem Produkt entweicht,
aus den von den Sensoren gemessenen Werten bestimmt, umfaßt, wobei das Element auf
diese Weise kontinuierlich den Wassergehalt aus dem Wert des Massendurchsatzes des
Wassers, das aus dem Produkt entweicht, zu bestimmen vermag.
4. Vorrichtung gemäß Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß sie mit einem Steuerelement
(5) der Lyophilisierungsvorrichtung (1) verbunden ist.
5. Vorrichtung, die zur Durchführung des Nachweisverfahrens gemäß Anspruch 2 geeignet
ist und die eine Lyophilisierungsvorrichtung umfaßt, die einen Behälter sowie Mittel
zum Kondensieren von Wasserdämpfen umfaßt, dadurch gekennzeichnet, daß sie drei Sensoren
(2a, 2b, 2c), wobei der erste (2a) den Gesamtdruck im Lyophilisierungsbehälter (9),
der zweite (2b) den Partialdruck des Wasserdampfs zwischen dem Produkt (7), das gerade
lyophilisiert wird, und den Mitteln (6) zum Kondensieren der Wasserdämpfe und der
dritte (2c) den Partialdruck des Wasserdampfs an der Oberfläche der Mittel (6) nachweist,
sowie ein Auswertungselement (3), das mit diesen drei Sensoren (2a, 2b, 2c) verbunden
ist und die Abweichung zwischen den Werten der Menge des Wasserdampfs, der aus dem
Produkt (7) zu den Mitteln (6) entweicht, einerseits nach einem gemischten Konvektions-Diffusions-Modus,
der im Verlaufe der Entwässerung gültig ist, und andererseits nach einem reinen Diffusionsmodus,
der am Ende der Entwässerung gültig ist, bestimmt, umfaßt, wobei der Moment, an dem
diese Abweichung im wesentlichen den Wert 0 erreicht, dem Ende der Entwässerung entspricht.
6. Vorrichtung gemäß Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß sie mit einem Steuerelement
(5) der Lyophilisierungsvorrichtung (1) verbunden ist, das, wenn der Wassergehalt
einen vorbestimmten Wert erreicht hat, automatisch in eine neue Funktionsphase übergeht,
insbesondere zum Vorgang des Anhaltens des Gerätes, zu einer Modifikation der Betriebsbedingungen
oder zu einer anderen Behandlung physikalischer, chemischer oder mechanischer Art.
1. A process for controlling the water content of a dehydrating product in a lyophilization
unit comprising means for condensing water steams, the latter escaping from the said
product towards the said condensation means, characterised in that it consists in
determining, continuously, the water content from the value of the mass flow rate
of the water steam escaping from the product, whereby the latter is placed in a lyophilization
casing (9), whereas this value is determined on the basis of the measurement of the
total pressure values of the lyophilization casing (9) and of the partial pressures
of the water steam in the steam flow between the said product (7) and the said means
(6) for condensing the water steams and at the surface of the said means (6), since
an adjustment procedure, carried out initially, has established for the product under
consideration, the relation between these different values.
2. A process for detecting the end of the dehydration of a dehydrating product in a lyophilization
unit comprising a casing in which the product is placed and means for condensing the
water steams, characterised in that it consists in establishing the quantitative values
of the water steam escaping from the product on the one hand, according to a mixed
convection-diffusion mode valid during the dehydration and, on the other hand, according
to a purely diffusing mode valid at the end of the dehydration, whereas both quantitative
values of the water steam escaping from the product are determined on the basis of
the measurement of the total pressure values of the lyophilization casing (9) and
the partial pressures of the water steam in the steam flow between the said product
(7) and the said means (6) for condensing the steams and at the surface of the said
means (6), whereby the process also consists in determining the deviation between
both values, since the end of dehydration is reached when this deviation is close
to zero.
3. A device suitable for the implementation of the control process according to claim
1 and comprising a lyophilization unit, whereas the latter consists of a casing and
of means for condensing the water steams, characterised in that it comprises three
sensors (2a, 2b, 2c), the first (2a) detecting the total pressure in the lyophilization
casing (9), the second (2b), the partial pressure of the water steam between the product
(7) during lyophilization and the means (6) for condensing the water steams and the
third (2c) the partial pressure of the water steam at the surface of the said means
(6), as well as an interpretation unit (3) connected to these three sensors (2a, 2b,
2c) and determining the instantaneous mass flow rate of the water steam escaping from
the product on the basis of the values measured by the said sensors, whereas the said
unit can thus determine, continuously, the water content on the basis of the value
of mass flow rate of the water escaping from the product.
4. A device according to claim 3, characterised in that it is connected to a control
unit (5) of the lyophilization unit (1).
5. A device suitable for the implementation of the detection process according to claim
2 and comprising a lyophilization unit, whereas the latter consists of a casing and
of means for condensing the water steams, characterised in that it comprises three
sensors (2a, 2b, 2c), the first (2a) detecting the total pressure in the lyophilization
casing (9), the second (2b), the partial pressure of the water steam between the product
(7) during lyophilization and the means (6) for condensing the water steams and the
third (2c) the partial pressure of the water steam at the surface of the said means
(6), as well as an interpretation unit (3) connected to these three sensors (2a, 2b,
2c) and determining the deviation between the quantitative values of the water steam
escaping from the product (7) towards the said means (6) according to a mixed convection-diffusion
mode valid during the dehydration and, on the other hand, according to a purely diffusing
mode valid at the end of the dehydration, the moment when this deviation reaches more
or less zero, corresponding to the end of dehydration.
6. A device according to claim 5, characterised in that it is connected to a control
unit (5) of the dehydration unit (1) which, when the water content has reached a preset
value, proceeds automatically to a new operating phase, notably the shutdown procedure
of the installation, a modification of the operating conditions or another process,
of physical, chemical or mechanical nature.