[0001] L'invention concerne un procédé de préparation de pâte à papier chimique délignifiée
et blanchie.
[0002] Les pâtes à papier chimiques ou pâtes chimiques sont celles obtenues par cuisson
de matières lignocellulosiques notamment du bois. C'est ainsi que parmi les pâtes
chimiques on distingue :
- les pâtes Kraft ou au sulfate,
- les pâtes au sulfite ou au bisulfite,
- les pâtes semi-chimiques ou au sulfite neutre,
- les pâtes après cuisson avec un solvant comme, celles obtenues par le procédé ORGANOSOLV,
[0003] (ULLMANN'S ENCYCLOPEDIA of Industrial Chemistry, 5th Edition, vol.A.18, 1991, pages
568 et 569).
- les pâtes sulfites-Anthraquinone
- les pâtes "Superbatch"
[0004] Tous les types de bois conviennent :
- les bois de résineux comme les diverses espèces de pins et sapins,
- les bois de feuillus comme par exemple le bouleau, le peuplier, le hêtre et l'eucalyptus.
[0005] D'une manière classique les pâtes chimiques obtenues par cuisson sont soumises à
plusieurs étapes de traitement délignifiant et/ou de blanchiment.
[0006] Les premières étapes consistent à parfaire la délignification résultant de la cuisson.
Les étapes suivantes sont des étapes de blanchiment.
[0007] A l'issue de ces traitements délignifiants et de blanchiment, les pâtes doivent présenter
habituellement une blancheur d'au moins 88-90°ISO et un indice kappa très faible tout
en conservant de bonnes propriétés mécaniques, c'est à dire sans dégradation importante
de la cellulose. Cette dégradation est décelable par la mesure de la viscosité de
la pâte ou bien de son degré de polymérisation (DP). Le DP doit rester aussi élevé
que possible.
[0008] Les définitions des termes utilisés ci-dessus et par la suite, répondent aux normes
supplantes :
Blancheur : norme ISO 2470
Indice kappa : norme SCAN C1-59
Degré de polymérisation (DP) : norme SCAN C 15-12
[0009] Les premières étapes délignifiantes sont habituellement effectuées par des traitements
avec du Chlore gazeux ou du Dioxyde de chlore.
[0010] Pour la préparation de pâtes sans chlore il a été proposé de remplacer les réactifs
chlorés par d'autres agents oxydants. L'article de C.L Forber "Chlorine and chlorine
dioxide replacements in kraft pulp bleaching : Emerging technologies or Laboratory
curiosities ? ,TAPPI PRESS, Atlanta, Georgia 1993", conclue qu'il existe plusieurs
composés ayant une capacité de blanchiment suffisante pour remplacer le chlore pour
la délignification mais que le remplacement du dioxide de chlore pour le blanchiment
ne semble pas réalisable, car aucun réactif ne présente l'efficacité et le coût du
dioxide de chlore.
[0011] Cet article montre en particulier les pouvoirs de délignification et de blanchiment
comparés d'une série de réactifs comme le chlore, le dioxide de chlore, l'oxygène,
l'ozone, le peroxyde d'hydrogène et indique également les résultats obtenus généralement
en terme d'indice kappa, de blancheur et de viscosité,
[0012] Ainsi l'oxygène seul a une capacité de délignification et pas sensiblement de blanchiment.
Son facteur de remplacement du chlore (CRF) est de 5 et son utilisation entraîne une
diminution d'environ de moitié de l'indice kappa (17 à partir de 35), la viscosité
obtenue étant de 980 dm
3/kg (environ 37 cps) et la blancheur de 34° ISO.
[0013] En comparaison l'utilisation du peroxyde d'hydrogène est connue à la fois dans la
délignification et le blanchiment.
[0014] En délignification l'indice kappa diminue d'un peu moins de la moitié (20 à partir
de 35), la viscosité obtenue étant de 900 et plus dm
3/kg (environ 30 cps, et la blancheur de 45° ISO; on obtient 91° ISO pour une viscosité
d'environ 600 et plus dm
3/kg.
[0015] Pour abaisser l'indice kappa en dessous d'une valeur habituellement comprise entre
7 et 14, il est nécessaire de recourir à une deuxième étape de délignification pouvant
être effectuée par de l'ozone (C. Chirat and Lachenal, Proceedings TAPPI, Pulping
Conférence 1993, p. 717) ou bien par de l'acide peracétique, ou encore par de l'acide
de Caro (F. Desprez, S. Devenyns, N Troughton. Proceedings TAPPI, Pulping Conference
1993, p. 443).
[0016] Un traitement par le peroxyde d'hydrogène, tel que décrit dans la demande de brevet
EP 0578304 A1, ne permet de blanchir fortement que des pâtes dont l'indice kappa est
inférieure à 5 dont la teneur en manganèse est inférieure ou égale à 3 p.p.m et dont
la consistance est d'au moins 25 % en poids de matière sèche par rapport au poids
total de la pâte. Ce traitement par H
2O
2 est effectué à une température revendiquée entre 50 et 140°C.
[0017] Cette teneur en manganèse inférieure ou égale à 3 p.p.m. est obtenue par un prétraitement
par un acide ou un agent complexant ou séquestrant en milieu acide.
[0018] Les températures exemplifiées sont de 80, 90 et 120°C. A cette température de 120°C
ne correspond aucune indication sur la pression régnant dans le milieu réactionnel.
[0019] Cette pression pourrait être la pression de vapeur d'eau saturante à la température
indiquée.
[0020] L'ouvrage : "American Institute of Physics Handbook, Third Edition, Mc Graw-Hill
Book Company, page 4-309 indique les pressions de vapeur d'eau saturante pour des
températures comprises entre 100°C et 374,15°C, notamment environ 2 bars absolu pour
120°C et 3,6 bars absolu pour 140°C.
[0021] Par ailleurs, les exemples 18 à 21 de EP0578304A1 mettant en oeuvre une pâte chimique
d'une consistance de 30 %, montrent que le DP décroît de 1180 à 1030 lorsque la blancheur
finale augmente de 89,8 à 92,6° ISO.
[0022] La demande de brevet EP0577157A2 décrit un procédé de blanchiment d'une pâte ayant
une consistance de 5 à 20 %, par du peroxyde d'hydrogène en milieu alcalin, à une
pression inférieure à 25 bars et de préférence inférieur à 14 bars.
[0023] Ce procédé nécessite cependant un prétraitement par l'ozone sous pression.
[0024] La description et les figures ne font pas état des moyens de chauffage et l'on peut
supposer que le traitement par
[0025] H
2O
2 est effectué à la même température ambiante que le prétraitement par l'ozone.
[0026] L'article de P. Tibbling et B. Dillner, présenté à la 25ème conférence EUCEPA à Venne
en 1993, montre que le blanchiment par H
2O
2 en milieu alcalin, à une température de 90 à 110°C et sous une pression de 5 bars,
permet de blanchir des pâtes d'indice kappa 12 jusqu'à 85-86° ISO de blancheur et
des pâtes d'indice kappa 7 jusqu'à 90° ISO de blancheur.
[0027] Cependant, les gains de blancheurs entraînent une diminution notable de la viscosité
(dm
3/kg) de ces pâtes. La figure 2 montre que la viscosité décroît de 890 à 760 lorsque
la blancheur ISO augmente de environ 78,3 à environ 84,7. De plus, une augmentation
de la température de 100 à 110°C ne semble produire aucune effet significatif.
[0028] Le document DUOPLAN OY, KVAERNER de B. Dillner, "Chemicals dry solids and solid waste
in a low effluent bleach mill, Study review meeting, Helsinki,February 16, 1994",
montre que des blanchiments PO effectués à 105°C sous une pression de 5 à 10 bars
ne conduisent pas à des effets significatifs de la pression. Cependant la viscosité
décroît de 970 à 800 lorsque la blancheur augmente de 73 à 87° ISO.
[0029] Le traitement de pâtes à papier par le peroxyde d'hydrogène en milieu alcalin et
en présence d'un silicate a fait l'objet de nombreuses publications.
[0030] Ainsi la demande de brevet WO-A-93/14262 décrit un procédé de blanchiment d'une pâte
selon lequel la pâte préalablement délignifiée, jusqu'à un indice de Kappa inférieur
à 9,5, est prétraitée par un agent complexant en milieu acide, puis soumise à une
étape de blanchiment au peroxyde d'hydrogène en présence d'un silicate et à une température
inférieure à 100°C. La pression à laquelle est effectuée le blanchiment n'est pas
indiquée.
[0031] Le procédé de blanchiment par le peroxyde d'hydrogène, en milieu alcalin, en présence
du silicate de sodium à une température de 50 à 100°C et sous une pression d'oxygène
de 1 à 10 bars, divulgué dans la demande de brevet EP-A-0087553, ne permet d'obtenir
qu'une pâte semi-blanchie et ayant une teneur élevée en lignine.
[0032] La demande de brevet WO-A-79/00861 décrit un procédé de blanchiment de pâte à papier
selon lequel la pâte préalablement imprégnée de produits chimiques subit un traitement
par le peroxyde d'hydrogène à une température comprise entre 100 et 150°C et à une
pression différentielle de 5 à 400 KPa de vapeur contenant moins de 1 % d'oxygène.
Ce document ne fait pas état de l'indice de Kappa de la pâte avant et après traitement.
[0033] Le but de la présente invention est de fournir un procédé de préparation de pâtes
à papier chimiques délignifiées et blanchies ayant un DP élevé, en utilisant de l'oxygène
et du peroxyde d'hydrogène comme agents oxydants et en effectuant toutes les étapes.
de traitement du procédé dans des milieux réactionnels à pH basique. Ce procédé a
également comme but d'éviter toute étape mettant en oeuvre un dérivé chloré comme
par exemple le chlore ou le dioxyde de chlore et d'éviter également toute étape de
traitement avec d'autres agents oxydants notamment l'ozone ou les peracides.
[0034] Ce but est atteint selon la présente invention par un procédé de préparation de pâte
à papier chimique délignifiée et blanchie suivant lequel on soumet une pâte lignocellulosique
obtenue par une cuisson à la séquence des traitements suivants :
a) un traitement délignifiant par l'oxygène, suivi
b) d'un traitement par un agent complexant ou séquestrant des métaux de transition
suivi d'un lavage, puis
c) d'un traitement par le peroxyde d'hydrogène, en présence de silicate de métal alcalin,
caractérisé en ce que le traitement par le peroxyde d'hydrogène est effectué à une
température t supérieure à 100°C et à une pression p supérieure à 1,5 fois la pression
de la vapeur d'eau saturante à la température t, et que toutes les étapes de traitement
du procédé sont effectuées dans des milieux réactionnels à pH basique.
[0035] Ce procédé permet de préparer des pâtes ECF et TCF sans avoir recours à d'autres
agents oxydants que l'oxygène et le peroxyde d'hydrogène.
[0036] Le traitement à l'oxygène (a) ou délignification à l'oxygène est maintenant largement
employé, dans l'industrie papetière et en particulier pour l'élaboration des pâtes
TCF et ECF comme l'indique par exemple, l'article de "Van Lierop, B, Oxygen delignification,
Workshop on Emerging Pulping and Chlorine-free Technology, RALEIGH N.C., March 1-4,
1993)".
[0037] La délignification est limitée généralement à 50% (telle que mesurée par l'indice
kappa) car au delà de cette limite la sélectivité de l'oxygène en milieu de pH alcalin
chute fortement et la cellulose est attaquée entraînant une diminution préjudiciable
du degré de polymérisation (DP). Les conditions de l'étape (a) du procédé selon l'invention
sont celles connues et utilisées dans l'industrie papetière.
[0038] Une ou plusieurs étapes de lavage de la pâte peuvent être ajoutées à la fin du traitement
à l'oxygène en milieu de pH alcalin.
[0039] Le traitement à l'oxygène peut aussi être effectué en plusieurs étapes successives
à l'oxygène, séparées par des étapes de lavage.
[0040] Le traitement complexant ou séquestrant (b) selon la présente invention est effectué
au moyen d'un agent complexant ou séquestrant des métaux de transition, comme par
exemple le DTPA, (Diethylènetriaminepentaacétate de sodium), l'EDTA (éthylènediaminetétraacétate
de sodium), les sels des acides phosphoniques.
[0041] Plusieurs agents peuvent être combinés pour augmenter l'efficacité du traitement
vis à vis d'un plus grand nombre de métaux.
[0042] Avantageusement, la quantité d'agent complexant ou séquestrant est de 0,1 % à 1 %
en poids par rapport à la matière sèche contenue dans la pâte. De préférence cette
quantité est de 0,25 à 0,5%.
[0043] Les quantités des produits et réactifs, sauf si précisé autrement, sont toujours
exprimées en pour cent en poids par rapport au poids de la matière sèche de la pâte
ou de la pâte considérée à l'état sec.
[0044] La consistance de la pâte est exprimée en pour cent en poids de matière sèche par
rapport au poids total de la pâte.
[0045] Le traitement b) est effectué en un milieu ayant un pH alcalin.
[0046] Avantageusement, le pH de la pâte pendant lé traitement b) est inférieur ou égal
à 12,5.
[0047] De préférence, le pH en b) est de 8,5 à 9,5. Le pH alcalin pendant le traitement
en b) est obtenu soit par l'alcalinité résiduelle de la pâte à l'issue du traitement
à l'oxygène, soit par l'alcalinité de l'agent complexant ou séquestrant, soit encore
par l'addition d'une base par exemple NaOH.
[0048] Pour la plupart des pâtes, l'alcalinité résiduelle de la pâte combinée à celle du
DTPA permet d'obtenir un pH voisin de 9 sans addition de soude.
[0049] De préférence, la teneur en manganèse de la pâte avant le traitement au peroxyde
d'hydrogène c) ne dépasse pas 5 p.p.m. en poids par rapport au poids de matière sèche
de cette même pâte.
[0050] La température du traitement b) est généralement de 20 à 100°C et la température
préférée de 60 à 90°C.
[0051] La durée du traitement b) est généralement de 1 à 30 minutes et de préférence de
5 à 15 minutes.
[0052] La consistance de la pâte pendant le traitement b) est généralement de 2 à 25 % et
la consistance préférée est de 4 à 12%.
[0053] A l'issue du traitement complexant, la pâte est lavée à l'eau. Le lavage est effectuée
selon les techniques connues de l'industrie papetière avec de l'eau chaude ou froide.
[0054] D'une manière surprenante, le fait d'opérer le traitement c) sous pression permet
de minimiser l'attaque de la matière cellulosique de la pâte, et de conserver un DP
élevé, à la différence des résultats obtenus dans l'art antérieur.
[0055] Avantageusement, l'indice kappa de la pâte avant traitement au peroxyde d'hydrogène
ne dépasse pas 17. En effet, le procédé permet alors, en une étape finale P, d'obtenir
une pâte délignifiée et de forte blancheur utilisable directement pour la fabrication
du papier.
[0056] Avantageusement, la pression p est de 5 à 200 bars absolus. Cette gamme de pression
permet d'observer un avantage sur le maintien d'un DP élevé lors de la réalisation
du procédé selon l'invention.
[0057] De préférence, pour des raisons pratiques de mise en oeuvre la pression p est de
25 à 50 bars absolus.
[0058] Avantageusement, le silicate de métal alcalin est du silicate de sodium.
[0059] Lorsque on utilise du silicate de sodium, on préfère pour des raisons de commodités,
utiliser de 0,5 à 10 % en poids d'une solution commerciale à 38° Bé par rapport au
poids de la matière sèche, et mieux encore de 4 à 8 % en poids de cette solution.
[0060] Avantageusement, la température réactionnelle t est de 110°C à 180°C. La gamme préférée
de t est de 130°C à 160°C.
[0061] Avantageusement, la pâte, lors du traitement au peroxyde d'hydrogène, a une consistance
de 4 à 35 % en poids de matière sèche par rapport au poids total de la pâte humide.
Le procédé peut être réalisé efficacement à de faibles consistances environ de 4 à
environ 10 % et le milieu réactionnel très fluide, peut être aisément déplacé par
pompage en évitant tout colmatage.
[0062] De préférence, la consistance est de 10 à 20 %. Cette gamme de consistance permet
d'optimiser le rendement du procédé.
[0063] Avantageusement, le traitement au peroxyde d'hydrogène a une durée de 1 minute à
3 heures. La durée varie en sens inverse de l'augmentation de la température.
[0064] De préférence la durée est de 15 minutes à 1 heure. Ces durées relativement courtes
permettent l'augmentation du rendement horaire de la fabrication de la pâte délignifiée
et blanchie.
[0065] Avantageusement, selon la pâte initiale utilisée et la température du procédé le
peroxyde d'hydrogène est engagé à raison de 0,5 à 10 % en poids par rapport au poids
de la matière sèche de la pâte.
[0066] La mise en oeuvre de l'étape c) de délignification et de blanchiment selon l'invention
s'effectue d'une manière continue ou discontinue (batch) au moyen des appareils généralement
employés dans l'industrie papetière pour la cuisson des pâtes et permettant de maintenir
la pâte imprégnée de la solution aqueuse de peroxyde d'hydrogène et de silicate de
sodium, à une pression et à une température élevée pendant la durée choisie. Après
ce traitement c) la pâte est décomprimée, refroidie et lavée avec de l'eau.
[0067] Par exemple, le blanchiment en batch de la pâte à haute consistance (20 à 30 %) peut
être effectué de la manière suivante :
[0068] La pâte est mélangée à froid avec le peroxyde d'hydrogène et le silicate de sodium
et de l'eau de manière à obtenir la consistance choisie, puis introduite dans un autoclave
en acier inoxydable de manière à le remplir le plus complètement possible. Après fermeture
de l'autoclave, une petite quantité d'eau est pompée jusqu'à ce que l'on obtienne
une pression d'une dizaine de bars puis la température est portée à la température
choisie pendant le temps choisi. Pendant la phase de montée en température la dilatation
des liquides provoque une augmentation de pression. Cette augmentation peut être contrôlée
par l'écoulement d'un peu de la phase liquide pendant le chauffage.
[0069] Par exemple, le blanchiment en continu de la pâte à basse consistance (8-10%) peut
être effectué de la manière suivante :
[0070] La pâte prétraitée DTPA est lavée et mélangée avec le peroxyde d'hydrogène le silicate
et de l'eau pour avoir une consistance de 8 à 10 % permettant à la pâte d'être pompable.
[0071] Le mélange est alors introduit sous pression, par une pompe haute pression dans le
réacteur par l'intermédiaire d'un échangeur de chaleur qui porte le mélange à la température
choisie. A la sortie du réacteur tubulaire dont la longueur est calculée de manière
à assurer la durée du blanchiment choisie, la pâte blanchie est décomprimée et refroidie
par dilution avéc de l'eau puis est lavée.
[0072] Des dispositifs annexes comme des échangeurs de chaleur et des cyclones récupérateurs
de vapeur peuvent être ajoutés pour récupérer et valoriser la chaleur et la pression
de la pâte à l'issue du blanchiment.
[0073] La présente invention fournit une nouvelle séquence O-Q
basique-P, l'étape P étant nouvelle en soit.
[0074] Cette séquence présente des avantages techniques car dans les techniques de l'art
antérieur il est nécessaire d'effectuer une complexation ou séquestration des métaux
en milieu acide pour pouvoir effectuer un blanchiment à des degrés élevés, au peroxyde
d'hydrogène.
[0075] La demande de brevet EP578304A, déjà citée ci-dessus, montre qu'un traitement en
milieu acide à pH contrôlé est nécessaire avant de pouvoir effectuer l'étape finale
au peroxyde d'hydrogène. Tous les exemples de EP578304 font état d'un traitement complexant
à pH acide ou bien d'un lavage acide a pH 5 avant le blanchimer final.
[0076] Par ailleur, D. Lachenal et al., "Optimization of bleaching sequences using peroxide
as first stage, 1982, International Pulp Bleaching Conference, TAPPI Proceedings p
145-150, montrant (table 4, p. 147) qu'un prétraitement acide permet aussi d'améliorer
la délignification de la pâte pendant le blanchiment au peroxyde.
[0077] La présente invention permet d'obtenir d'excellent résultat en matière de blanchiment
sans nécessiter un milieu acide à l'étape b) contrairement à l'enseignement général
de l'art antérieur.
[0078] Le fait de pouvoir effectuer le traitement b) en milieu basique est d'un grand intérêt
industriel car cela évite deux changements de pH pendant la séquence. En effet, à
l'issue du traitement alcalin à l'oxygène, le pH de la pâte est basique même après
plusieurs lavages à l'eau, et cela permet d'éviter une deuxième neutralisation de
l'acidité du traitement complexant par de la soude.
[0079] Enfin, cette séquence permet de supprimer les problèmes de corrosion en milieu acide
des appareillages en acier et réduit les problèmes concernant le traitement des acides
et sels résiduels pour le respect de l'environnement.
[0080] L'étape c) pratiquée selon les caractéristiques de l'invention permet grâce à la
mise en oeuvre d'une pression p supérieure à la pression de vapeur d'eau saturante
d'éviter toute évaporation notable des réactifs liquides.
[0081] Dans les procédés classiques, pour les températures dépassant 100°C, la pression
résulte d'un équilibre liquide-vapeur qui s'établit après la vaporisation d'une partie
de la phase liquide pendant le chauffage. La combinaison silicate/ haute température/pression
p, permet d'obtenir d'une manière inattendue une délignification importante tout en
conservant un bon DP pour la pâte. On obtient donc ainsi une attaque de la lignine
avec une sélectivité comparable à celle du chlore gazeux ou du dioxyde de chlore.
[0082] Le procédé selon la présente invention permet donc d'obtenir la délignification et
le blanchiment quasiment complet de pâtes chimiques après cuisson en seulement 3 étapes
et en n'utilisant que des agents oxydants peu coûteux à savoir l'oxygène et le peroxyde
d'hydrogène.
[0083] L'invention sera mieux comprise à l'aide des exemples, des tableaux I à X, et des
figures 1 à 8 sur les planches 1/8 à 8/8 suivants.
Exemples
[0084] Les exemples 1 à 46 qui figurent dans les tableaux I à X, ont été effectués à partir
de trois pâtes chimiques d'origine industrielle obtenues par cuisson kraft et traitement
à l'oxygène.
[0085] Le traitement à l'oxygène des pâtes a été effectué selon les conditions classiques
à 10 % de consistance, sous une pression d'oxygène de 3,5 bars, à une température
de 95°C et pendant une durée de 60 à 90 minutes selon la nature du bois.
[0086] Les caractéristiques de ces pâtes sont rapportées ci-dessous dans le tableau A:
Tableau A
| Nature de la pâte après cuisson et traitement à l'oxygène |
pH de la Pâte |
Consistance en % |
Indice Kappa |
DP |
Blancheur °ISO |
| Kraft Résineux (KR) |
9,4 |
27 |
13,1 |
1010 |
34,5 |
| Kraft feuillus (KFI) |
8,7 |
31 |
9,2 |
1160 |
53,7 |
| Kraft feuillus (KFII) |
9,6 |
28 |
7,4 |
1170 |
44,9 |
[0087] Mode opératoire général de tous les exemples (sauf mention contraire):
a) Traitement complexant
[0088] La pâte choisie du tableau A est mise en suspension à 10 % de consistance avec 0,5
% de DTPA (solution commerciale à 40 % en poids de DTPA de sodium dans l'eau) et chauffée
15 minutes (0,25 heure) à 90°C.
[0089] Le pH final est de 9 à 9,6 selon la pâte choisie.
[0090] La pâte choisie est alors filtrée et lavée à l'eau déminéralisée
b) Blanchiment sous pression
[0091] La pâte recueillie en a) est mélangée à température ambiante avec la charge de peroxyde
d'hydrogène, de silicate de sodium et d'eau déminéralisée nécessaire pour obtenir
la consistance choisie pour l'essai, puis le milieu réactionnel ainsi obtenu est placé
dans un autoclave en acier inox qui est complètement rempli par la pâte en réduisant
le plus possible l'espace mort. Quelques cm
3 d'eau déminéralisée sont pompés dans l'autoclave pour atteindre la pression choisie.
L'autoclave est alors chauffé à la température t pendant la durée choisie.
[0092] Le chauffage a pour effet d'augmenter la pression interne. Afin de maintenir la pression
à la valeur réactionnelle choisie, on ouvre par intermittence la vanne de fermeture
de l'autoclave pour laisser s'échapper quelques cm
3 de liquide. Après réaction, l'autoclave est refroidi et ouvert, la pâte est recueillie
sur un filtre et lavée avec de l'eau déminéralisée. On effectue alors les mesures
de la blancheur, de l'indice kappa et du DP selon les normes ISO de l'industrie papetière,
rappelées ci-dessus.
[0093] Discussion des résultats obtenus: dont certains sont comparatifs
1) Influence de la quantité de silicate de sodium sur la blancheur obtenue et le DP
[0094] Le tableau I montre les essais 1, 2, 3, 4 et 5 effectués sur la pâte KFI.
[0095] Le tableau II montre les essais 6, 7, 8, 9, 11, 10, 12 et 13 effectués sur la pâte
KFII.
[0096] Les figures 1, 2, 3 basées sur les essais ci-dessous, montrent bien l'effet bénéfique
très important du silicate de sodium et cet effet est d'autant plus important que
la température de blanchiment est élevée.
[0097] La courbe 2 par exemple montre que pour une température de 150°C et à 25 bars l'addition
de 2 % de silicate permet de gagner 10 points de blancheur ISO.
[0098] La comparaison de l'essai 1 (comparatif 0% de silicate) et de l'essai 4 (8 % de silicate)
montre qu'en plus du gain en blancheur très élevé (73,5 à 89,2° ISO) le degré de polymérisation
de la pâte est pratiquement conservé avec le silicate (DP = 1100) tandis que dans
les mêmes conditions mais sans silicate, le DP de la pâte chute à 148. L'addition
de 2 % de silicate (essai 2) permet de relever beaucoup la blancheur (85,4° ISO) mais
le DP reste faible (DP = 372). Avec 4 % de silicate le DP chute un peu moins (essai
3, DP = 720).
2) Influence de la pression et de la température sur la blancheur
[0099] Le tableau III montre les essais 14, 15, 16, 17, 18, 19, 4, 20, 21, effectués sur
la pâte KFI.
[0100] Les tableaux IV et X montrent les essais 13, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 45 et 46 effectués
sur la pâte KFII.
[0101] Les figures 4, 5 et 6 basées sur les essais ci-dessous montrent bien l'effet bénéfique
de la pression.
[0102] On constate que c'est surtout de 5 à 50 bars que l'effet est le plus important. Il
est donc préférable de dépasser 5 bars de pression. Cet effet est reconnaissable de
110°C à 150°C.
[0103] Les courbes 5 et 6 montrent également que pour une même pâte et pour des conditions
par ailleurs identiques, une augmentation de la température augmente la blancheur.
[0104] La mise en oeuvre de très hautes températures de blanchiment comme 170°C permet d'obtenir
de très hauts degrés de blancheur ISO. Ce résultat contraste avec les constatations
du blanchiment des pâtes mécaniques pour lesquelles les meilleures blancheurs sont
obtenues à des températures comprises entre 60 et 90°C.
3) Influence de la quantité de peroxyde d'hydrogène
[0105] Le Tableau V montre les essais 28, 4, 29, 30 effectués sur la pâte KFI.
[0106] La figure 7 basée sur les essais ci-dessus montre un effet notable jusqu'à 8 % en
poids de H
2O
2 engagé dans le milieu réactionnel.
4) Relation entre la blancheur et le DP
[0107] Les essais du Tableau I permettront de tracer la courbe DP en fonction de la blancheur
° ISO. On remarque que les viscosités augmentent lorsque la blancheur augmente, pour
une température de 130°C et une pression de 100 bars absolus. Ce résultat est nouveau
et inattendu par rapport à l'enseignement de l'art antérieur cité précédemment. En
effet, il n'était pas prévisible qu'en présence de silicate, le silicate de sodium
permettrait de conserver un bon DP dans les conditions de température élevée et de
forte pression.
[0108] Le tableau VI montre les essais effectués sur la pâte KFII (essais 31, 32, 33, 34,
35).
[0109] Le tableau VII montre des essais effectués sur la pâte KFI (essais 36, 37, 20, 38).
[0110] Le tableau VIII montre des essais effectués sur la pâte KFI (essais 39, 21, 40, 2,
41, 45, 46).
[0111] Le tableau IX montre des essais effectués sur la pâte KR (essais 42, 43, 44).
- Les essais 34 et 35 du tableau VI montrent que l'addition de magnésium (1 % de sulfate
de magnésium) a un effet néfaste sur le tableau.
- Les essais 31 et 32 du tableau VI montrent que l'addition de soude (1 % de NaOH) a
un effet néfaste de blancheur.
- L'essai 36 du tableau VII et l'essai 46 du tableau X montrent que l'addition d'une
quantité supplémentaire de DTPA pendant l'étape b) de l'action de H2O2, améliore très faiblement la blancheur.
[0112] L'essai comparatif 39 du tableau VIII, effectué à pression atmosphérique et à basse
température (90°C) conduit à une blancheur bien inférieur (79,2° ISO) à celle obtenue
avec les mêmes quantités de réactifs de l'essai 31 (88,6° ISO).
[0113] L'essai 38 du tableau VII effectué à basse température mais à haute pression donne
pour les mêmes quantités de réactifs une blancheur meilleure (81,9° ISO) mais bien
inférieure à celle obtenue par les conditions de la présente invention (essai 31 du
tableau VI, 150°C, 100 bars, 88,6° ISO).
[0114] L'essai 41 du tableau VIII effectué dans les mêmes conditions expérimentales que
l'essai 4 du tableau I, mais à une consistance de 9,5 % au lieu de 20 %, montre que
même à faible consistance (pâte pompable) le blanchiment demeure efficace, ce qui
n'est pas le cas pour l'action de H
2O
2 à pression atmosphérique.
[0115] Le tableau IX montre les essais effectués sur la pâte kraft de résineux KR à très
faible blancheur initiale 34,5° ISO. L'essai 44 montre que les conditions de l'invention
(température de 150°C, pression de 100 bars, et 8 % de silicate) permettent d'obtenir
une forte blancheur (89,0° ISO) soit un gain de 54,5° ISO et une délignification presque
complète (indice kappa égal à 1,2). L'essai 43 montre qu'avec 4 % de H
2O
2 on obtient encore un gain de 43,8° ISO.
1. Procédé de préparation de pâte à papier chimique délignifiée et blanchie suivant lequel
on soumet une pâte lignocellulosique obtenue par une cuisson à la séquence des traitements
suivants :
a) un traitement délignifiant par l'oxygène, suivi
b) d'un traitement par un agent complexant ou séquestrant des métaux de transition
suivi d'un lavage, puis
c) d'un traitement par le peroxyde d'hydrogène, en présence de silicate de métal alcalin
caracterisé en ce que le traitement par le peroxyde d'hydrogène est effectué, à une température t supérieure
à 100°C et à une pression p supérieure à 1,5 fois la pression de la vapeur d'eau saturante
à la température t, et que toutes les étapes de traitement du procédé sont effectuées
dans des milieux réactionnels à pH basique.
2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le pH alcalin de la pâte pendant le traitement b) est inférieur ou égal à 12,5.
3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le pH alcalin du traitement b) est de 8,5 à 9,5.
4. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'agent complexant ou séquestrant est le DTPA.
5. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'agent complexant ou séquestrant est engagé dans le traitement b) en une quantité
de 0,1 à 1 % en poids par rapport au poids de matière sèche de la pâte ainsi traitée.
6. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que ladite quantité est de 0,25 à 0,5 %.
7. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la teneur en manganèse de la pâte avant traitement au peroxyde d'hydrogène ne dépasse
pas 5 p.p.m. en poids par rapport au poids de matière sèche.
8. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la pression p est de 5 à 200 bars absolus.
9. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la pression p est de 25 à 50 bars absolus.
10. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le silicate de métal alcalin est du silicate de sodium.
11. Procédé suivant la revendications 10, caractérisé en ce que le silicate de sodium est ajouté sous la forme de 0,5 à 10% en poids d'une solution
aqueuse à 38° Bé par rapport au poids de la matière sèche.
12. Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce que le poids de la solution aqueuse à 38° Bé est de 4 à 8% en poids par rapport au poids
de la matière sèche.
13. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que la température t est de 110°C à 180°C.
14. Procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce que la température t est de 130°C à 160°C.
15. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que la pâte, lors du traitement au peroxyde d'hydrogène, a une consistance de 4 à 35%
en poids de matière sèche.
16. Procédé suivant la revendication 15, caractérisé en ce que la consistance est de 10 à 20% en poids de matière sèche.
17. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que le traitement au peroxyde d'hydrogène à une durée de 1 minute à 3 heures.
18. Procédé suivant la revendication 17, caractérisé en ce que la durée est de 15 minutes à 1 heure.
19. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 18, caractérisé en ce que le peroxyde d'hydrogène est engagé à raison de 0,5 à 10% en poids par rapport au
poids de la matière sèche.
1. Verfahren zur Herstellung einer delignifizierten und gebleichten chemischen Papiermasse
(Zellstoffmasse), dem zufolge man eine durch Kochen erhaltene Holzzellulosemasse der
folgenden Behandlungsabfolge unterwirft:
a) Behandlung zur Entfernung des Lignins (Delignifizierungsbehandlung) mittels Sauerstoff,
dann
b) Behandlung mit einem Komplexierungsreagenz oder Chelatbildner (Maskierungsreagenz)
für Übergangsmetalle mit nachfolgendem Waschschritt; anschließend
c) Behandlung mittels Wasserstoffperoxid in Gegenwart eines Alkalimetallsilikats;
dadurch gekennzeichnet, daß die Wasserstoffperoxidbehandlung bei einer Temperatur t von mehr als 100 °C und bei
einem Druck p von mehr als dem 1,5fachen des Sättigungsdampfdrucks von Wasser bei
der Temperatur t durchgeführt wird, und daß alle Behandlungsschritte des Verfahrens
in einem Reaktionsmilieu mit basischem pH-Wert durchgeführt werden.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der alkalische pH-Wert der Zellstoffmasse während des Behandlungsschrittes b) weniger
oder gleich 12,5 beträgt.
3. Verfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß der alkalische pH-Wert der Zellstoffmasse während des Behandlungsschrittes b) 8,5
bis 9,5 beträgt.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß der Komplex- oder Chelatbildner DTPA ist.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß der Komplex- oder Chelatbildner bei der Behandlung b) in einer Menge von 0,1 bis
1 Gew.-% eingesetzt wird, bezogen auf das Trockengewicht der auf diese Weise behandelten
Papiermasse.
6. Verfahren nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Menge 0,25 bis 0,5 Gew.-% beträgt.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß der Mangangehalt der Zellstoffmasse vor der Wasserstoffperoxidbehandlung nicht 5
ppm (gewichtsbezogen) übersteigt, bezogen auf das Trockengewicht.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß der Druck p 5 bis 200 bar absolut beträgt.
9. Verfahren nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, daß der Druck p 25 bis 50 bar absolut beträgt.
10. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß das Alkalimetallsilikat Natriumsilikat ist.
11. Verfahren nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, daß das Natriumsilikat in Form einer 0,5- bis 10gew.-%igen wäßrigen Lösung mit 38° Baumé
hinzugegeben wird, bezogen auf das Trockengewicht.
12. Verfahren nach Anspruch 11, dadurch gekennzeichnet, daß der Gewichtsgehalt der wäßrigen Lösung mit 38 Baumé-Grad 4 bis 8 Gew.-% beträgt,
bezogen auf das Trockengewicht.
13. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 12, dadurch gekennzeichnet, daß die Temperatur t 110 ° bis 180 °C beträgt.
14. Verfahren nach Anspruch 13, dadurch gekennzeichnet, daß die Temperatur t 130 °C bis 160 °C beträgt.
15. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 14, dadurch gekennzeichnet, daß die Zellstoffmasse bei der Wasserstoffperoxidbehandlung eine Konsistenz von 4 bis
35 Gew.-% aufweist, bezogen auf das Trockengewicht.
16. Verfahren nach Anspruch 15, dadurch gekennzeichnet, daß die Konsistenz 10 bis 20 Gew.-% Trockenmaterial beträgt.
17. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 16, dadurch gekennzeichnet, daß die Wasserstoffperoxidbehandlung 1 Minute bis 3 Stunden dauert.
18. Verfahren nach Anspruch 17, dadurch gekennzeichnet, daß die Dauer 15 Minuten bis 1 Stunde beträgt.
19. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 18, dadurch gekennzeichnet, daß das Wasserstoffperoxid in Mengen von 0,5 bis 10 Gew.-% eingesetzt wird, bezogen auf
das Trockengewicht.
1. Process for the preparation of a delignified and bleached chemical paper pulp according
to which a lignocellulose pulp obtained by cooking is subjected to the following series
of treatments:
a) a delignifying treatment with oxygen, followed
b) by a treatment with a complexing or sequestering agent for transition metals, followed
by washing, then
c) by a treatment with hydrogen peroxide, in the presence of alkali metal silicate,
characterized in that the treatment with hydrogen peroxide is carried out at a temperature t greater than
100°C and at a pressure p greater than 1.5 times the saturated vapour pressure of
water at the temperature t and in that all the treatment stages of the process are carried out in reaction media at basic
pH.
2. Process according to Claim 1, characterized in that the alkaline pH of the pulp during the treatment b) is less than or equal to 12.5.
3. Process according to Claim 2, characterized in that the alkaline pH of the treatment b) is from 8.5 to 9.5.
4. Process according to one of Claims 1 to 3, characterized in that the complexing or sequestering agent is DTPA.
5. Process according to one of Claims 1 to 4, characterized in that the complexing or sequestering agent is used in the treatment b) in an amount from
0.1 to 1 % by weight with respect to the weight of dry matter of the pulp thus treated.
6. Process according to Claim 5, characterized in that the said amount is from 0.25 to 0.5 %.
7. Process according to one of Claims 1 to 6, characterized in that the manganese content of the pulp before treatment with hydrogen peroxide does not
exceed 5 ppm by weight with respect to the weight of dry matter.
8. Process according to one of Claims 1 to 7, characterized in that the pressure p is from 5 to 200 bar absolute.
9. Process according to Claim 8, characterized in that the pressure p is from 25 to 50 bar absolute.
10. Process according to one of Claims 1 to 9, characterized in that the alkali metal silicate is sodium silicate.
11. Process according to Claim 10, characterized in that the sodium silicate is added in the form of 0.5 to 10 % by weight of a 38° Bé aqueous
solution with respect to the weight of the dry matter.
12. Process according to Claim 11, characterized in that the weight of the 38° Bé aqueous solution is from 4 to 8 % by weight with respect
to the weight of the dry matter.
13. Process according to one of Claims 1 to 12, characterized in that the temperature t is from 110°C to 180°C.
14. Process according to Claim 13, characterized in that the temperature t is from 130°C to 160°C.
15. Process according to one of Claims 1 to 14, characterized in that the pulp, during the treatment with hydrogen peroxide, has a consistency of 4 to
35 % by weight of dry matter.
16. Process according to Claim 15, characterized in that the consistency is from 10 to 20 % by weight of dry matter.
17. Process according to one of Claims 1 to 16, characterized in that the treatment with hydrogen peroxide has a duration of 1 minute to 3 hours.
18. Process according to Claim 17, characterized in that the duration is from 15 minutes to 1 hour.
19. Process according to one of Claims 1 to 18, characterized in that hydrogen peroxide is used in an amount of 0.5 to 10 % by weight with respect to the
weight of the dry matter.