[0001] Un connecteur est formé de deux éléments de support formant éventuellement des boîtiers,
qui portent chacun une série de contacts, chaque contact de la série d'un élément
coopérant avec un contact de la série de l'autre élément.
[0002] Un premier type de contact est réalisé sous la forme de fiches et de douilles, c'est-à-dire
d'un contact mâle glissant dans un contact femelle. Ce glissement entraîne une course
de montage longue, des efforts d'insertion qui deviennent relativement élevés lorsque
le nombre de contacts est important, des efforts de contact faibles et variables (relaxation
lors des cycles de température, des surfaces de contact limitées, des systèmes de
verrouillage de connecteur fiables et la sensibilité au "fretting" corrosion provoquée
par des micro-glissements entre contacts).
[0003] Un autre type de contact est monté coulissant dans une alvéole de son élément de
support en étant sollicité vers l'extérieur par un moyen élastique de rappel et se
trouve en regard d'un contact de l'autre élément qu'il peut rencontrer par sa face
frontale. De tels contacts sont, par exemple, décrits dans les documents US-A-4 431
242, US-A-2 742 626, WO-A-94/11925, EP-A-0 256 541 et EP-A-0 009 314.
[0004] Lorsqu'on assemble deux éléments de connecteur l'un à l'autre, chacun des contacts
d'un élément repousse le contact correspondant de l'autre élément et recule lui-même
dans son alvéole de logement contre l'action de son ressort de rappel. Les deux contacts
sont ainsi au contact l'un de l'autre avec une pression qui peut être importante et
qui est insensible aux variations de température ; il n'y a pas de déplacement relatif
des deux contacts qui produirait une usure lors de l'assemblage. La course de connexion
peut être très courte, ce qui facilite le montage.
[0005] Si désiré, les faces frontales des contacts sont de forme sphérique, concave pour
les contacts de l'un des éléments et convexe pour ceux de l'autre, comme illustré
dans les documents US-A-4 431 242 ou US-A-2 742 626. Il se produit alors un auto-centrage
des contacts qui empêche un micro-glissement des surfaces de contact l'une sur l'autre.
[0006] Le moyen élastique de rappel du contact est de préférence constitué par une languette
ondulée monobloc avec le contact comme illustré dans les documents WO-A-94/11925,
EP-A-0 256 541 ou EP-A-0 009 314. De cette façon, le contact et son ressort peuvent
être alors réalisés de manière économique à partir d'une même pièce de départ. Notamment,
des contacts impliquant des ressorts rapportés individuellement, tels que ceux décrits
dans les documents US-A-4 431 242 et US-A-2 742 626, nécessitent des éléments de support
onéreux car forcément constitués de plusieurs pièces assemblées pour permettre l'installation
d'abord des contacts, puis des ressorts, et enfin leur verrouillage par une pièce
rapportée. Cet assemblage est d'ailleurs très fastidieux.
[0007] La languette ondulée peut être, dans le connecteur complet, soit avec le contact
mâle, soit avec le contact femelle ou les deux à la fois. La liaison élastique est
assurée dès lors qu'un contact au moins sur les deux dispose de cette languette ondulée.
Le contact élastique peut être directement appliqué sur une surface complémentaire
formée sur une pièce conductrice.
[0008] Toutefois, des contacts monoblocs avec leurs languettes-ressorts tels que décrits
dans les documents WO-A-94/11925, EP-A-0 256 541 ou EP-A-0 009 314 posent d'autres
problèmes. Le premier est celui de leur fixation nécessairement à l'arrière de la
languette-ressort pour respecter l'ampleur de l'élasticité, mais qui peut ne pas correspondre
à un endroit avantageux de l'alvéole. Un autre problème est celui de leur coulissement
effectif au sein de l'alvéole, notamment si ce contact risque de frotter et de s'accrocher
contre les parois internes de l'alvéole toujours un peu rugueuse lorsque l'élément
de support est réalisé en matière plastique.
[0009] La présente invention a pour objet un connecteur qui remédie à ces inconvénients.
[0010] Ce but est réalisé grâce à un connecteur comprenant deux éléments dans chacun desquels
des contacts sont formés d'une tête montés coulissants contre l'action d'une languette
ondulée monobloc avec la tête, chaque contact d'un élément coopérant avec un contact
de l'autre élément en regard duquel il se trouve et qu'il peut rencontrer par sa face
frontale, du fait que la languette ondulée est elle-même monobloc avec un corps dans
lequel la tête du contact peut coulisser et qui est prolongé à son extrémité opposée
à la tête par une partie de connexion à un conducteur électrique.
[0011] Cette réalisation, certes délicate, d'un corps formant un volume monobloc avec la
tête de contact et sa languette-ressort en un même matériau, de préférence à partir
d'un feuillard de métal lisse, et ce avec des dimensions exactement prédéterminées
par rapport à celles de la tête et de la languette-ressort, permet de constituer une
enveloppe au sein de laquelle ces éléments essentiels du contact se déplacent avec
très peu de friction et en étant parfaitement guidés. Les dimensions des alvéoles
du support contenant le contact ne doivent plus nécessairement être parfaites, ce
qui simplifie grandement le moulage de ces éléments de support, ce qui en réduit leur
prix. On a ainsi également éliminé tout risque de résistance électrique parasite pour
le passage du courant entre la tête de contact et le fil directement soudé ou serti
à une patte arrière de connexion du corps.
[0012] Avantageusement, le corps peut présenter des languettes repliées vers l'extérieur
et propres à venir en butée contre un épaulement d'une alvéole de logement du contact
dans l'élément, et/ou peut présenter des languettes de rétention élastique repliées
vers l'extérieur et venant, après la mise en place d'un contact dans son alvéole,
s'engager derrière un épaulement de l'alvéole en empêchant le retrait de contact.
[0013] En alternative le corps peut présenter une ou plusieurs encoches dans lesquelles
sont insérées par la suite une ou plusieurs pièces de verrouillage du contact dans
son alvéole de l'élément. En complément alors, le corps peut présenter un ou plusieurs
pontets extérieurs de maintien préliminaire par frottement du contact dans son alvéole
de l'élément.
[0014] En d'autres termes, l'existence de ce corps permet de disposer d'une surface très
importante pour l'aménagement de moyens puissants d'accrochage de la languette-ressort
et tête dans l'alvéole. Selon la configuration d'un support ou boîtier de connecteur
propre à une application donnée, on peut disposer les moyens d'accrochage plus ou
moins en avant sur le corps pour optimiser son encliquetage et son maintien, qu'il
soit définitif ou amovible. De plus, ces moyens d'accrochage peuvent aussi bien être
mâles sous la forme de languettes repliées vers l'extérieur, que femelles sous la
forme d'encoches ménagées seulement dans l'épaisseur du corps pour ne pas interférer
avec le déplacement de la languette ondulée interne.
[0015] Utilement, le corps a une section polygonale, et chacune de ses faces est rigidifiée
par une nervure interne. On peut également prévoir des cuvettes embouties dans le
fond des ondulations de la languette.
[0016] On peut alors se permettre de réaliser des contacts particulièrement petits à partir
de feuillard mince, les parties essentielles étant renforcées par une structuration,
les frottements en coulissement étant réduits à ceux d'un plan contre une nervure.
[0017] Utilement encore, le corps peut présenter une languette repliée vers l'intérieur
et assurant l'appui des dernières ondulations de la languette. Ce corps peut également
présenter en son ouverture frontale une languette repliée dans la tête faisant office
de butée de limitation de course, et concourant à la rigidité du corps.
[0018] Grâce à la présence de ce corps, on peut facilement réaliser des butées de limitation
de course de la languette-ressort, ce qui permet de préserver à long terme son élasticité
nécessaire à un bon contact.
[0019] La languette ondulée peut être découpée au centre d'un flan, ou format de feuillard,
à partir duquel le contact est formé, ou, de préférence, être disposée latéralement
par rapport au flan à partir duquel le contact est formé.
[0020] Un premier procédé de réalisation du contact peut consister à :
- découper dans un feuillard un flan selon un format comprenant une partie arrière de
connexion à un câble et une partie avant de corps initialement sensiblement rectangulaire,
ce flan étant complété sur un côté de la partie avant par une languette longitudinale
reliée par une patte latérale,
- structurer la partie avant pour faire apparaître de futurs moyens d'accrochage du
corps dans l'alvéole,
- relever le bord latéral de la partie avant opposé à celui adjacent à la languette
longitudinale,
- façonner dans la languette longitudinale, indépendamment de l'étape précédente, la
tête de contact et sa languette ondulée, puis replier la patte latérale pour ramener
la tête et sa languette ondulée contre le flan, et
- relever les deux bords latéraux de la partie arrière, ce qui entraîne le relèvement
simultané des deux faces latérales du corps et sa fermeture autour de la tête de contact
et sa languette ondulée.
[0021] Un autre mode de réalisation préféré consiste à :
- découper dans un feuillard un flan selon un format comprenant une partie arrière de
connexion à un câble, et une partie avant de corps initialement sensiblement rectangulaire
et séparée par une coupe médiane longitudinale, ce flan étant complété sur un côté
de la partie avant par une languette longitudinale reliée par une patte latérale,
- structurer la partie avant pour faire apparaître de futurs moyens d'accrochage du
corps dans l'alvéole,
- relever les bords externes latéraux de la partie avant et les bords internes de la
coupe médiane pour former deux demi-coques,
- façonner dans la languette longitudinale, indépendamment de l'étape précédente, la
tête de contact et sa languette ondulée, puis replier la patte latérale pour ramener
dans la demi-coque adjacente, et
- relever les deux bords latéraux de la partie arrière, ce qui entraîne le relèvement
des deux demi-coques du corps, et leur fermeture autour de la tête de contact et sa
languette ondulée.
[0022] Ces procédés résolvent élégamment le délicat problème de la réalisation d'un corps
en trois dimensions enveloppant une languette-ressort interne également en trois dimensions,
que l'on ne veut surtout pas déformer au risque d'altérer son élasticité.
[0023] On a décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation du
connecteur selon l'invention, avec référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en coupe transversale de l'élément femelle du connecteur,
- la figure 2 est une vue en coupe transversale de l'élément mâle du connecteur,
- la figure 3 est une vue en coupe transversale suivant III-III de la figure 1,
- la figure 4 est une vue en coupe transversale suivant IV-IV de la figure 3,
- la figure 5 est une vue en plan d'un flan à partir duquel est réalisé un contact,
- la figure 6 est une vue en coupe longitudinale d'un contact,
- la figure 7 en est une coupe transversale suivant VII-VII de la figure 6,
- la figure 8 est une vue en coupe d'un détail d'un contact,
- la figure 9 est une vue en perspective d'un contact, avec arrachement,
- la figure 10 est une vue en plan d'une variante du flan à partir duquel le contact
est réalisé,
- la figure 11 est une vue en coupe longitudinale d'une variante d'un contact de l'élément
femelle du connecteur, et
- la figure 12 est une vue en plan d'une seconde variante du flan à partir duquel le
contact est réalisé.
[0024] Tel qu'il est représenté aux dessins, le connecteur selon l'invention comprend un
élément de boîtier de connecteur femelle 1 et un élément mâle 2 pouvant s'emboîter
partiellement dans l'élément 1, avec interposition d'un joint d'étanchéité 3 ; des
moyens non représentés, intégrés aux éléments 1 et 2 ou constitués par une pièce complémentaire,
peuvent être prévus pour verrouiller les deux éléments 1 et 2 assemblés l'un à l'autre.
[0025] Chacun des éléments mâle 2 et femelle 1 est constitué par une coque isolante 4 en
matière plastique dans laquelle sont moulées des alvéoles 5 contenant des contacts
6 et au nombre de neuf dans l'exemple de réalisation représenté. Chaque alvéole 5
comporte, à son extrémité intérieure, une rainure longitudinale 5a qui se raccorde
à l'alvéole par un épaulement 5b ; à son autre extrémité, elle comporte deux rainures
longitudinales diamétralement opposées 5c qui se raccordent à l'alvéole par des épaulements
5d.
[0026] Chacun des contacts 6 est un alliage de cuivre, éventuellement recouvert d'une couche
métallique de protection à la corrosion, par exemple d'étain, de nickel ou l'or, et
découpé dans un feuillard 7 (figures 5, 10 et 12), puis plié. Un contact 6 comprend
une tête extérieure 8a ou 8b qui est reliée par une languette ondulée 9 à un corps
10 assurant le guidage de la tête ; ce corps est prolongé, à son extrémité opposée,
à la tête par une partie arrière de connexion 11 qui peut être fixée sur un conducteur
par exemple par sertissage, soudage ou piquage.
[0027] La tête 8a d'un contact du connecteur femelle 1 a une forme sphérique concave alors
que la tête 8b d'un contact du connecteur mâle a une forme sphérique convexe, de même
courbure que la tête 8a.
[0028] Le corps 10 a une section carrée et chacune de ses faces est rigidifiée par une nervure
interne 12 la rigidifiant, assurant un meilleur glissement des ondulations de la languette
9 et complétant les surfaces de conduction électrique. Il présente, par ailleurs,
des languettes 13 repliées vers l'extérieur destinées à venir en butée contre l'épaulement
5b d'une alvéole 5, et des languettes de rétention élastique 14 également repliées
vers l'extérieur et venant, après mise en place du contact, s'engager derrière l'épaulement
5d de l'alvéole en empêchant le retrait du contact de celle-ci.
[0029] Dans le fond des ondulations de la languette 9 sont prévues des cuvettes embouties
15 (figure 8) qui rigidifient ce fond, augmentent sa raideur, et enfin évitent le
coincement des ondulations dans les rayons de formage du corps 10. Une languette 16
repliée vers l'intérieur assure l'appui de l'une des dernières ondulations de la languette
9 en permettant la compression des autres ondulations.
[0030] Lorsqu'un contact 6 est monté dans une alvéole 5, sa languette ondulée 9 forme ressort
et tend à déplacer la tête 8a ou 8b vers l'extérieur ; le nombre plus ou moins grand
des ondulations de la languette 9 permet une réserve plus ou moins élevée pour une
bonne pression de contact et de remédier aux phénomènes de relaxation dans le temps.
Ainsi lorsque le connecteur femelle 1 et le connecteur mâle 2 sont assemblés l'un
à l'autre, la tête concave 8a d'un contact du connecteur femelle 1 est appliquée sur
la tête convexe 8b du contact correspondant du connecteur mâle. La forme sphérique
de ces têtes assure une surface de contact relativement importante et leur auto-centrage
; en outre, elle élimine tout glissement relatif des deux surfaces de contact. La
course de verrouillage des deux éléments du connecteur est facilement inférieure à
2 mm alors qu'elle est au moins du triple pour un connecteur classique.
[0031] La languette 9 peut être découpée au centre du flan à partir duquel le contact est
formé, comme le montre la figure 5, ou être latérale à ce flan ainsi qu'on le voit
à la figure 10 ; cette deuxième solution permet de faire un plus grand nombre d'ondulations
dans la languette.
[0032] Un procédé de réalisation du contact illustré aux figures 6, 7 commence par la découpe
(a) dans un feuillard de métal d'un flan selon le format illustré sur la figure 10.
Ce format présente une partie gauche sensiblement en double T prévue pour devenir
la partie arrière de connexion du contact au câble ; une partie droite sensiblement
rectangulaire prévue pour devenir le corps enveloppant du contact ; ainsi qu'une languette
longitudinale reliée à l'arrière de la partie avant par une patte latérale, et prévue
pour devenir la tête de contact avec sa languette ondulée de ressort.
[0033] Une ou plusieurs opérations de poinçonnage (b) permettent ensuite de créer les nervures
12, la languette interne de limitation arrière de course 16 de ressort ainsi que les
languettes d'accrochage arrière 14 et avant 13 du futur corps dans son alvéole.
[0034] Une première opération de pliage (c) à angle droit permet de relever vers le haut
le bord inférieur, repéré par des hachures, de la partie avant contenant la languette
d'accrochage 13. Ce bord est appelé à devenir la future face supérieure du contact,
tel qu'illustré sur les figures 6 et 7.
[0035] Maintenant, ou préalablement à l'opération précédente, des ondulations sont formées
(d1) successivement dans la languette longitudinale à partir de son extrémité proche
de sa patte latérale de liaison, pour ainsi réaliser la languette-ressort 9. La tête
de contact 8 est finalement réalisée à l'autre extrémité de cette languette longitudinale.
[0036] La languette-ressort 9 avec sa tête est ensuite rabattue par-dessus le flan suite
à trois pliures (d2,d3,d4), les crêtes des ondulations se retrouvant, après une telle
rotation de 270 degrés, parallèles au premier bord précédemment relevé.
[0037] Les deux bords de la partie arrière sont ensuite relevés simultanément par une double
pliure (e), ce qui entraîne la montée des parois latérales du corps avant selon un
pli dans le prolongement de ceux de la partie arrière. Le premier bord relevé arrive
alors à l'horizontale pour constituer la face supérieure qui vient abouter l'extrémité
supérieure de la paroi latérale en correspondance. Si nécessaire, une matrice peut
alors venir se fermer latéralement pour confirmer la position des parois latérales
et paroi supérieure, et ainsi donner au corps sa forme définitive.
[0038] Comme on a pu le constater, le relèvement des parois latérales étant déclenché par
seule action sur la partie arrière, la languette-ressort n'a nullement été mise en
danger de déformation lors de cette opération.
[0039] Sur la figure 12 est illustré une variante de format de flan, dans laquelle la partie
avant est préalablement cisaillée pour faire apparaître une coupe 25 longitudinale
médiane. Alors, après formation des structurations d'accrochage 21 et 22, et avant
ou après la réalisation de la languette-ressort 9, on effectue simultanément une quadruple
pliure (c') vers le haut des bords externes de la partie avant et des bords internes
de la coupe 25, ces bords étant repérés par des hachures sur cette figure 12. Ces
quatre bords forment ainsi deux moitiés de face supérieure et deux moitiés de face
inférieure. On se retrouve alors en présence de deux demi-coques reliées par un pont
arrière à la partie de connexion. Après rabattement de la languette-ressort par triple
pliure (d2,d3,d4) à l'intérieur de la demi-coque adjacente, le corps est refermé lors
de la formation de la partie arrière par double pliure (e) suivante.
[0040] Sur cette figure 12 sont illustrées des variantes de moyens d'accrochage du corps
dans son alvéole. En l'occurrence, la languette de butée arrière 21 est transversale
par rapport à la languette 13 de la figure 10. Par ailleurs, les languettes d'accrochage
14 sont remplacées par deux encoches traversantes ménagées dans l'épaisseur des parois
supérieure et inférieure du contact, ces encoches apparaissant initialement comme
des découpes 23 et 24 dans le flan de feuillard. Afin de maintenir provisoirement
le contact dans son alvéole avant insertion d'une pièce de retenue dans les encoches,
on peut prévoir deux pontets 22 protubérant à l'extérieur du contact pour frotter
contre la paroi interne de l'alvéole.
[0041] Le bon alignement des demi-coques peut être confirmé par une patte 26 protubérant
de l'extrémité de l'une des faces latérales du corps, cette patte étant prévue pour
traverser la tête de contact et venir s'installer dans une encoche de calage ménagée
en correspondance dans le bord de l'autre face latérale.
[0042] Dans le mode de réalisation des figures 1 à 9, les têtes 8a et 8b font saillie au
repos par rapport au corps 10 du contact. Mais les têtes 8a des contacts de l'élément
peuvent ne pas déborder comme le montre la figure 11, alors que les têtes 8b des contacts
de l'autre élément sont en saillie. Lors de l'assemblage des deux éléments de connecteur,
les têtes 8b pénètrent dans les corps des contacts de l'autre élément, elles se centrent
dans ce corps, en améliorant le guidage et la surface de contact.
[0043] Il va de soi que la présente invention ne doit pas être considérée comme limitée
au mode de réalisation décrit et représenté mais en couvre, au contraire, toutes les
variantes, dans les limites fixées par les revendications.
1. Connecteur comprenant deux éléments (1 et 2) dans chacun desquels des contacts (6)
sont formés d'une tête (8a ou 8b) montée coulissante contre l'action d'une languette
ondulée (9) monobloc avec la tête, chaque contact d'un élément coopérant avec un contact
de l'autre élément en regard duquel il se trouve et qu'il peut rencontrer par sa face
frontale, caractérisé en ce que la languette ondulée (9) est elle-même monobloc avec
un corps (10) dans lequel la tête (8a ou 8b)du contact peut coulisser et qui est prolongé
à son extrémité opposée à la tête par une partie de connexion (11) à un conducteur
électrique.
2. Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps (10) a une section
polygonale, et en ce que chacune de ses faces est rigidifiée par une nervure interne
(12).
3. Connecteur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le corps (10) présente
des languettes (13) repliées vers l'extérieur et propres à venir en butée contre un
épaulement (5b) d'une alvéole de logement du contact dans l'élément.
4. Connecteur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le corps (10)
présente des languettes de rétention élastique (14) repliées vers l'extérieur et venant,
après la mise en place d'un contact dans son alvéole, s'engager derrière un épaulement
(5d) de l'alvéole en empêchant le retrait de contact.
5. Connecteur selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le corps (10)
présente une ou plusieurs encoches (23,24) dans lesquelles sont insérées par la suite
une ou plusieurs pièces de verrouillage du contact dans son alvéole de l'élément.
6. Connecteur selon la revendication 5, caractérisé en ce que le corps (10) présente
un pontet extérieur (22) de maintien préliminaire par frottement du contact dans son
alvéole de l'élément.
7. Connecteur selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que des cuvettes
embouties (15) sont prévues dans le fond des ondulations de la languette.
8. Connecteur selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le corps (10)
présente une languette (16) repliée vers l'intérieur et assurant l'appui des dernières
ondulations de la languette (9).
9. Connecteur selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le corps (10)
présente en son ouverture frontale une languette (26) repliée dans la tête faisant
office de butée de limitation de course.
10. Connecteur selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la languette
ondulée (9) est disposée latéralement par rapport au flan à partir duquel le contact
est formé.
11. Procédé de réalisation d'un connecteur selon la revendication 9, caractérisé en ce
qu'il consiste à :
- découper (a) dans un feuillard un flan selon un format comprenant une partie arrière
de connexion à un câble, et une partie avant de corps initialement sensiblement rectangulaire
et séparée par une coupe (25) médiane longitudinale, ce flan étant complété sur un
côté de la partie avant par une languette longitudinale reliée par une patte latérale,
- structurer (b) la partie avant pour faire apparaître de futurs moyens d'accrochage
(21,22,24) du corps (10) dans l'alvéole,
- relever (c') les bords externes latéraux de la partie avant et les bords internes
de la coupe médiane (25) pour former deux demi-coques.
- façonner (d1) dans la languette longitudinale, indépendamment de l'étape précédente,
la tête de contact et sa languette ondulée (9), puis replier (d2,d3,d4) la patte latérale
pour ramener dans la demi-coque adjacente, et
- relever (e) les deux bords latéraux de la partie arrière, ce qui entraîne le relèvement
des deux demi-coques du corps (10), et leur fermeture autour de la tête de contact
et sa languette ondulée (9).
1. Verbinder mit zwei Elementen (1 und 2), in denen jeweils Kontakte (6) aus einem Kopf
(8a oder 8b) gebildet sind, der gleitend gegen die Wirkung einer gewellten Zunge (9)
in einem Block mit dem Kopf angebracht ist, wobei jeder Kontakt eines Elements mit
einem Kontakt des anderen Elements zusammenwirkt, gegenüber welchem er sich befindet
und den er mit seiner Stirnseite treffen kann, dadurch gekennzeichnet, daß die gewellte
Zunge (9) selbst in einem Block mit einem Körper (10) gebildet ist, in dem der Kopf
(8a oder 8b) des Kontakts gleiten kann und der an seinem dem Kopf entgegengesetzten
Ende durch einen Anschlußteil (11) für einen elektrischen Leiter verlängert ist.
2. Verbinder nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Körper (10) einen polygonalen
Querschnitt aufweist, und daß jede seiner Seiten durch eine innere Rippe (12) versteift
ist.
3. Verbinder nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß der Körper (10) Zungen
(13) aufweist, die nach außen gebogen sind und gegen eine Schulter (5b) einer Aufnahmezelle
des Kontakts in dem Element in Anlage gelangen können.
4. Verbinder nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß der Körper
(10) Zungen (14) zum elastischen Halten aufweist, die nach außen gebogen sind und
nach dem Einsetzen eines Kontakts in seine Zelle hinter einer Schulter (5d) der Zelle
in Eingriff gelangen, wobei sie ein Zurückziehen des Kontakts verhindern.
5. Verbinder nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß der Körper
(10) eine oder mehrere Kerben (23, 24) aufweist, in die dann ein oder mehrere Teile
zum Verriegeln des Kontakts in seiner Zelle des Elements eingeführt werden.
6. Verbinder nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß der Körper (10) eine äußere
Brücke (22) zum vorläufigen Halten des Kontakts in seiner Zelle des Elements durch
Reibung aufweist.
7. Verbinder nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß im Boden der
Wellen der Zunge getriebene Wannen (15) vorgesehen sind.
8. Verbinder nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß der Körper
(10) eine Zunge (16) aufweist, die nach innen gebogen ist und die Anlage der letzten
Wellen der Zunge (9) sicherstellt.
9. Verbinder nach einem der Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, daß der Körper
(10) in seiner Stirnöffnung eine in den Kopf gebogene Zunge (26) aufweist, die als
Anschlag zur Hubbegrenzung dient.
10. Verbinder nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß die gewellte
Zunge (9) bezüglich der Scheibe seitlich angeordnet ist, aus der der Kontakt gebildet
ist.
11. Verfahren zur Herstellung eines Verbinders nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet,
daß es darin besteht:
- (a) aus einem Band eine Scheibe nach einem Format auszuschneiden, das einen hinteren
Teil zum Anschluß an ein Kabel sowie einen vorderen Körperteil aufweist, der anfänglich
im wesentlichen rechteckig ist und durch einen mittleren Längsschnitt (25) abgetrennt
ist, wobei diese Scheibe an einer Seite des Vorderteils durch eine Längszunge vervollständigt
ist, die durch eine seitliche Lasche verbunden ist,
- (b) den vorderen Teil derart zu strukturieren, daß zukünftige Mittel (21, 22, 24)
zum Einhaken des Körpers (10) in der Zelle erscheinen,
- (c') die seitlichen äußeren Ränder des vorderen Teils und die inneren Ränder des
mittleren Schnitts (25) hochzurichten, um zwei Halbschalen zu bilden,
- (d1) in der Längs zunge unabhängig vom vorhergehenden Schritt den Kontaktkopf und
seine gewellte Zunge (9) zu gestalten und dann (d2, d3, d4) die seitliche Lasche derart
zu biegen, daß sie in die angrenzende Halbschale geführt wird, und
- (e) die beiden seitlichen Ränder des hinteren Teils hochzurichten, woraus sich das
Hochrichten der beiden Halbschalen des Körpers (10) und ihr Verschluß um den Kontaktkopf
und seine gewellte Zunge (9) ergibt.
1. A connector comprising two elements (1 and 2), in each one of which contacts (6) are
formed with a head (8a or 8b) mounted so as to slide against the action of a corrugated
blade terminal (9) integral with the head, whereby each contact of an element co-operates
with a contact of the other facing element, which contact it can reach by its frontal
side, characterised in that the corrugated blade terminal (9) is in itself integral
with a body (10) in which the head (8a or 8b) of the contact can slide and which at
its end opposite to the head is extended by a connection part (11) for connection
to an electrical conductor.
2. The connector as claimed in claim 1, characterised in that the body (10) has a polygonal
section, and in that each one of its sides is stiffened by an inner rib (12).
3. The connector as claimed in claim 1 or 2, characterised in that the body (10) is provided
with outwardly bent tongues (13) apt to go to stop against a shoulder (5b) of a receptacle
receiving the contact in the element.
4. The connector as claimed in any one of claims 1-3, characterised in that the body
(10) is provided with outwardly bent elastic hold back tongues (14) latching, after
that a contact has been placed in its receptacle, behind a shoulder (5d) of the receptacle
so as to prevent the withdrawing of the contact.
5. The connector as claimed in claim 1 or 2, characterised in that the body (10) is provided
with one or several recesses (23, 24) in which further on one or several members are
introduced for locking the contact in its receptacle in the element.
6. The connector as claimed in claim 5, characterised in that the body (10) is provided
with an outer yoke (22) for preliminary frictional maintenance of the contact inside
its receptacle in the element.
7. The connector as claimed in any one of claims 1-6, characterised in that pressed bowls
(15) are provided at the bottom of the corrugations of the blade terminal.
8. The connector as claimed in any one of claims 1-7, characterised in that the body
(10) is provided with an inwardly bent tongue (16) ensuring the support of the last
corrugations of the blade terminal (9).
9. The connector as claimed in any one of claims 1-8, characterised in that the body
(10) is at its frontal opening provided with a tongue (26) bent into the head and
constituting a travel stop limit.
10. The connector as claimed in any one of claims 1-9, characterised in that the corrugated
blade terminal (9) is laterally placed with regard to the blank out of which the contact
is formed.
11. Method for producing a connector as claimed in claim 9, characterised in that it comprises
the steps consisting in :
- cutting out (a) a blank from a strip according to a format comprising a rear part
for connection to a cable, and a body front part initially substantially rectangular
and separated by a median longitudinal cut (25), the blank being completed on one
side of the front part by a longitudinal tongue connected by a lateral arm,
- structuring (b) the front part to make appear the future means (21, 22, 24) for
latching the body (10) inside the receptacle,
- raising (c') the outer lateral borders of the front part and the inner borders of
the median cut (25) so as to form two half-shells,
- forming (d1) in the longitudinal tongue, independently of the preceding step, the
contact head and its corrugated blade terminal (9), then bending (d2, d3, d4) the
lateral arm so as to bring it into the adjacent half-shell, and
- raising (e) the two lateral borders of the rear part, which provokes the raising
of the two half-shells of the body (10), and their closing up around the contact head
and its corrugated blade terminal (9).