[0001] Ensemble formé par une paire de chaussures de glisse, notamment des chaussures de
ski, et paire d'éléments de retenue prévus pour retenir ces chaussures.
[0002] L'invention concerne un ensemble formé par une paire de chaussures de glisse, notamment
des chaussures de ski, et une paire d'éléments de retenue prévus pour retenir de façon
libérable chacune des chaussures en appui contre une planche de glisse, notamment
une paire de skis. L'invention concerne également un ensemble formé par l'ensemble
précédent et la paire de planches de glisse.
[0003] Il est connu que pour la pratique du ski alpin, on utilise une paire de chaussures
de ski qui sont respectivement retenues de façon libérable par un élément de retenue
avant et un élément de retenue arrière. A l'heure actuelle, les chaussures présentent
des embouts de retenue avant et arrière avec des zones de prise symétriques, c'est
à dire que ces zones de prises sont identiques, aux tolérances de fabrication près,
si bien que chacune des chaussures peut être engagée indifféremment dans les élément
de retenue de l'un ou l'autre ski. Bien plus, les embouts de chaussure sont normalisés,
pour que les chaussures soient compatibles avec les différents éléments de retenue
disponibles sur le marché.
[0004] Les skieurs qui le souhaitent ont la possibilité de personnifier les skis d'une paire
en identifiant, par exemple par une marque ou un autocollant, un ski droit et un ski
gauche, de façon à ce qu'ils chaussent leur ski à chaque fois dans le même sens. Toutefois,
en dehors de ce marquage, rien n'empêche matériellement de chausser les skis dans
une position inverse.
[0005] Or dans certaines circonstances, on peut être amené à personnifier un ski droit et
un ski gauche pour un motif lié à la fonction même des chaussures ou des éléments
de retenue. Par exemple, à ce sujet, les demandes de brevet publiées sous les numéros
1 503 847, 1 503 848 et 1 503 849, enseignent que les deux éléments de retenue avant
d'une paire peuvent être prévus pour libérer la chaussure plus facilement dans un
sens que dans l'autre, tenant compte du fait qu'un genou est plus fragile en torsion
dans un sens de rotation que dans l'autre.
[0006] On comprend qu'avec de tels éléments de retenue, une inversion des skis peut avoir
des conséquences graves. En effet, l'inversion des éléments de retenue aboutit à un
effet inverse de celui recherché, c'est à dire que l'élément de retenue libère plus
difficilement la chaussure dans le sens où le genou est plus fragile en torsion.
[0007] Le but de l'invention est d'améliorer les conditions d'utilisations de tels éléments
de retenue de façon à éviter la possibilité d'une telle inversion.
[0008] L'ensemble formé par une paire de chaussures de glisse et une paire d'éléments de
retenue avant et arrière prévus pour retenir de façon libérable chacune des chaussures
en appui contre une planche de glisse, chaque chaussure présentant une semelle avec
une embout de prise avant et un embout de prise arrière, chaque élément de retenue
comprenant une embase prévue pour être assemblée solidairement à la planche, une mâchoire
mobile prévue pour retenir respectivement l'embout avant ou l'embout arrière d'une
chaussure, et une plaque d'appui contre laquelle la semelle de chaussure repose, est
caractérisé par le fait qu'au moins l'une des chaussure de la paire de chaussures
présente localement un élément de détrompage en creux ou en relief qui différencie
la dite chaussure de l'autre chaussure, et que au moins l'un des élément de retenue
de chaque paire d'éléments de retenue présente un organe de détrompage en relief ou
en creux de position, forme et dimensions prévus pour coopérer avec l'élément de détrompage
de la chaussure, qui différence l'élément de retenue de l'autre élément de retenue
de la paire.
[0009] L'invention sera mieux comprise en se référant à la description ci-dessous et aux
dessins en annexe qui en font partie intégrante.
[0010] Les figures 1 et 2 montrent en vue de dessus et en vue de côté des éléments de retenue
traditionnels montés sur un ski.
[0011] Les figures 3 et 4 montrent une chaussure en vue de dessus coupée au dessus de la
semelle et en vue de côté une chaussure traditionnelle.
[0012] La figure 5 montre vues de l'arrière deux chaussures selon un premier mode de mise
en oeuvre de l'invention.
[0013] La figure 6 montre en vue de dessus deux éléments de retenue arrière prévus pour
coopérer avec les chaussures de la figure 5.
[0014] La figure 7 montre en perspective une partie de l'arrière d'une chaussure selon un
autre mode de mise en oeuvre de l'invention.
[0015] La figure 8 montre en vue de face une mâchoire prévue pour coopérer avec la semelle
de la figure 7.
[0016] La figure 9 illustre le mode de coopération des moyens des figures 7 et 8.
[0017] La figure 10 schématise une variante de réalisation.
[0018] La figure 11 illustre un autre mode de mise en oeuvre de l'invention.
[0019] La figure 12 est une vue de dessus d'un élément de retenue arrière selon un autre
mode de mise en oeuvre de l'invention.
[0020] La figure 13 est une vue de dessus en coupe de l'arrière d'une semelle prévue pour
coopérer avec l'élément de la figure 12.
[0021] La figure 14 est une vue de dessus d'un élément de retenue arrière selon un autre
mode de mise en oeuvre de l'invention.
[0022] La figure 15 est une vue de dessous de l'arrière d'une semelle prévue pour coopérer
avec l'élément de la figure 14.
[0023] La figure 16 montre en vue de dessus la mâchoire d'un élément de retenue arrière
et l'extrémité arrière d'une chaussure selon un autre mode de réalisation de l'invention.
[0024] La figure 17 est une vue de côté des éléments représentés en figure 16.
[0025] La figure 18 illustre le fonctionnement de ce mode de réalisation de l'invention,
et montre le chaussage de l'élément de retenue avec une chaussure appropriée.
[0026] La figure 19 montre à l'inverse le chaussage de l'élément de retenue avec une chaussure
non appropriée.
[0027] La figure 20 illustre un autre mode de mise en oeuvre de l'invention.
[0028] La figure 1 montre des éléments de retenue traditionnels avant et arrière 2 et 3
montés sur un ski 4. De façon connue, l'élément de fixation avant présente une embase
5 prévue pour être solidarisée au ski, prolongée vers l'arrière par une plaque d'appui
6 prévue pour recevoir la chaussure. L'élément présente par ailleurs une mâchoire
de retenue de la chaussure 7, qui, dans le cas présent, forme un bloc avec le corps
de l'élément de retenue. La mâchoire présente de façon connue des moyens de retenue
de l'extrémité avant de la chaussure selon une direction verticale vers le haut, et
selon une direction transversale. La mâchoire et le corps sont mobiles latéralement
contre la force de rappel d'un ressort logé dans le corps. Ce mode de construction
est bien connu et ne sera pas décrit en détail.
[0029] L'élément de retenue arrière présente une embase ou glissière 8 prévue pour être
solidarisée au ski. Un corps 9 est monté coulissant le long de la glissière 9. Le
corps porte une mâchoire 10 mobile autour d'un axe transversal 11. La mâchoire présente
deux positions stables, une position ouverte où elle est prête à l'engagement de la
chaussure, et une position fermée où elle retient l'extrémité arrière de la chaussure
en appui contre le ski. La figure 2 représente la mâchoire en position ouverte. De
préférence, la mâchoire présente dans sa partie inférieure une languette de chaussage
13 qui est prévue pour coopérer avec le bord inférieur de la semelle de chaussure
lors de son engagement, de façon à provoquer l'entraînement de la mâchoire en position
fermée.
[0030] La glissière 8 se prolonge vers l'avant par une plaque d'appui 14 prévue pour recevoir
l'extrémité arrière de la semelle de chaussure. La figure 2 représente en outre un
frein 15 avec des bras de frein 16 et une pédale d'actionnement 17. Tous ces éléments
sont connus.
[0031] Les mâchoires des éléments avant et arrière sont symétriques par rapport à un plan
vertical et longitudinal médian dont la trace 12 est représentée en figure 1.
[0032] La figure 3 représente schématiquement une chaussure vue de dessus, en coupe, juste
au dessus du niveau de la semelle. De façon connue, la semelle présente sur l'avant
un embout avant 18, et sur l'arrière un embout arrière 19. Ces embouts ont une forme
et des dimensions normalisées. En outre, ils présentent des surfaces utiles par lesquelles
ils sollicitent leur organe de retenue respectif, en particulier le rebord supérieur
20 de l'embout avant, le contour 21 de l'embout, et le contour 22 de la tige dans
sa zone située au dessus de l'embout, le rebord supérieur 24 de l'embout arrière,
et le contour 23. L'embout arrière présente en outre un bord inférieur 25 prévu pour
coopérer avec la pédale de chaussage.
[0033] Les embouts 18 et 19 sont symétriques par rapport à un plan vertical et longitudinal
médian dont la trace 26 est visible en figure 3.
[0034] Les figures 5 et 6 illustrent un premier mode de mise en oeuvre de l'invention. Selon
ces figures, les languettes de chaussage sont décalées latéralement dans un sens différent.
De plus, elles sont décalées au delà du plan vertical médian. Les éléments de retenue
sont ainsi différenciés l'un de l'autre. Les chaussures présentent quant à elles,
au niveau de leur embout arrière respectif, des évidements décalés de façon semblable,
mais inversée, de façon à différencier l'une de l'autre les semelles de chaussure.
[0035] Ainsi, la figure 5 représente vues de l'arrière deux chaussures droite et gauche,
27, 28, dont les semelles présentent chacune un évidement 27a, 28b. Les deux évidements
sont décalés par rapport au plan de symétrie longitudinal des embouts, et ils sont
situés au delà de ce plan.
[0036] La figure 6 représente vue de dessus deux éléments de retenue arrière 31 et 32 avec
des mâchoires 33a, 34b , dont les languettes de chaussage 33 et 34 sont elles aussi
décalées de chaque côté des plans de symétrie médian. Les évidements 27a et 28b sont
prévus plus larges que les languettes 33a et 34b. En outre, la position et la hauteur
des évidements sont prévues pour que si la chaussure 27, par exemple, est engagée
dans l'élément de retenue 32, la languette de chaussage 34b pénètre dans l'évidement
28b sans provoquer l'entraînement de la mâchoire. Cet entraînement n'est possible
que si la chaussure 27 se présente dans l'élément 31. Dans ce cas, la languette de
chaussage 33a est entraîné par le bord inférieur de la semelle. Les languettes et
les évidements sont décalés au delà des plans de symétrie de façon à éviter des interférences,
c'est à dire pour éviter qu'en cas de mauvaise association entre un ski et une chaussure,
la semelle de chaussure puisse malgré tout entraîner la languette de chaussage.
[0037] Ce mode de mise en oeuvre est avantageux car il n'affecte pas le bord supérieur de
la semelle, et il affecte peu le contour de l'embout arrière, si bien que les conditions
dans lesquelles la chaussure est retenue dans l'élément de retenue ne sont pas modifiées
de façon significative. En outre, les chaussures peuvent être utilisées avec des éléments
de retenue traditionnels.
[0038] Naturellement pour ce mode de mise en oeuvre, le sens de décalage des évidements
et des languettes pour les chaussures droite et gauche a été choisi de façon arbitraire
pour faciliter la description de ce mode de mise en oeuvre. Ce sens n'est pas limitatif.
[0039] Les figures 7 à 9 sont relatives à un autre mode de mise en oeuvre de l'invention.
Selon ce mode, le bord supérieur de l'embout arrière 35 de la semelle présente un
évidement 35a décalé latéralement par rapport au plan de symétrie médian dans un sens
déterminé. L'autre chaussure n'est pas représentée. elle aurait un évidement semblable
décalé dans le sens inverse, de façon à différencier les semelles l'une de l'autre.
La mâchoire 36 de l'élément de retenue arrière prévu pour coopérer avec la chaussure
de la figure 7 est représentée en vue de face dans la figure 8. Elle présente dans
sa partie supérieure une dent 36a située dans une position adaptée pour s'engager
dans l'évidement 35a de la semelle. Dans une telle situation, la dent et l'évidement
ne s'opposent pas à la fermeture de la mâchoire lors de l'engagement de la chaussure.
Par contre, si la position de la dent n'est pas adaptée à la position de l'évidement,
la dent bute contre le rebord supérieur ou le contour de la semelle, ce qui empêche
la fermeture de la mâchoire. Cette situation est illustrée en figure 9. De préférence,
la dent 36a présente des dimensions nettement inférieures à celles de l'évidement,
et une forme adaptée pour ne pas gêner la libération latérale de la chaussure. La
dent peut toutefois être active lors de la libération verticale de la chaussure, c'est
à dire retransmettre à la mâchoire les sollicitations verticales.
[0040] De préférence également, comme cela est visible en figure 9, la dent 36b présente
une profondeur supérieure à la profondeur de la mâchoire. Il se peut en effet que
si la poussée de recul est mal réglée, notamment trop faible, l'entraînement de la
mâchoire se produise dans le cas d'une mauvaise association d'une chaussure et d'un
élément de retenue. Dans ce cas en effet, le corps de l'élément recule fortement,
mais la poussée des ressorts n'est pas suffisante pour s'opposer à ce recul. La fermeture
de la mâchoire peut se produire dans ces conditions. Mais, du fait de la grande profondeur
de la dent, la mâchoire n'est pas en mesure de recouvrir le rebord supérieur de la
semelle, qui aura donc tendance à se libérer à la suite d'une faible sollicitation
verticale.
[0041] Avantageusement, les chaussures réalisés selon ce mode de mise en oeuvre peuvent
être utilisées avec des éléments de retenue traditionnels. Par contre, des chaussures
traditionnelles ne sont pas utilisables avec les éléments de retenue décrits.
[0042] La figure 10 représente une disposition inverse des éléments, c'est la semelle de
chaussure qui présente dans la partie supérieur de son embout arrière 39 une dent
40 décalée par rapport au plan de symétrie médian La mâchoire 41, représentée schématiquement
dans cette figure, présente un évidement 42 située dans une position adaptée pour
que la dent 40 puisse s'y engager, et de dimensions supérieures à celles de la dent
pour ne pas gêner le cas échéant la libération latérale de la chaussure.
[0043] La figure 11 représente une autre variante selon laquelle le rebord inférieur de
la semelle qui est prévu pour coopérer avec la languette de chaussage de la mâchoire
présente une encoche oblique 43 dont la surface d'appui de l'embout sur la languette
de chaussage est oblique. La mâchoire prévue pour coopérer avec cette chaussure présente
une languette de chaussage 44 oblique de même valeur d'inclinaison que l'encoche 43.
L'engagement d'une chaussure dans la mâchoire ne sera possible que si l'inclinaison
de l'encoche est de même sens que l'inclinaison de la languette de chaussage. Si les
inclinaisons ont un sens inverse, la languette maintiendra la semelle dans une position
plus élevée que sa position prévue pour un chaussage correct, et le bord supérieur
de la mâchoire ne sera pas en mesure de recouvrir le bord supérieur de la semelle.
Selon cette variante, les encoches et les languettes de chaussage se trouvent dans
les zones médiane des semelles et des mâchoires, respectivement.
[0044] Les figures 12 et 13 illustrent une variante de réalisation. Selon cette variante,
la plaque d'appui 45 de l'élément de retenue arrière présente latéralement un plot
46, et la semelle de chaussure présente quant à elle un évidement. Cette semelle est
représentée dans la figure 12 vue de dessus, en coupe par un plan horizontal. De préférence,
le pot est situé à proximité du bord latéral de la plaque d'appui, et l'évidement
47 est largement dimensionné, pour ne pas entraver la libération de la chaussure.
[0045] Les figures 14 et 15 représentent une autre variante de réalisation. Selon cette
variante, la pédale d'actionnement du frein 50 présente des larges stries parallèles
en relief 51 qui définissent entre elles des rainures 52. Ces stries présentent une
surface supérieure sensiblement plate, en outre, leur forme, vue de desus, est dissymétrique
par rapport au plan de symétrie médian.
[0046] La semelle de chaussure 53 présente elle aussi des stries de même forme 54 dans sa
zone qui est prévue pour glisser le long de la pédale. Les stries 54 sont en relief,
et elles ont une largeur inférieure à celle des rainures 52. L'autre élément de retenue
et l'autre chaussure présentent des stries et des rainures de sens inverse. C'est-à-dire
que les stries de l'autre chaussure pourraient s'engager dans les rainures 52 de l'élément
de la figure 14, et les rainures de la chaussure de la figure 14 pourraient s'engager
dans les rainures de l'autre élément de retenue. De cette façon, les deux semelles
de chaussure et les deux éléments de retenue sont différenciés.
[0047] Un engagement d'une chaussure dans l'élément de retenue de la figure 13 ne sera possible
que si les stries de la chaussure ont un sens inverse de celles de la pédale. Dans
ce cas, un glissement de la semelle sur la pédale est possible, les stries glissant
les unes contre les autres. Si les stries de la pédale et de la semelle sont dans
le même sens, les stries de la chaussure pénètrent dans les rainures 52 de la pédale,
empêchant ainsi le glissement de la semelle sur la pédale, et de ce fait l'engagement
de la chaussure dans les éléments de retenue.
[0048] Les figures 16 à 20 illustrent un autre mode de réalisation de l'invention. Les figures
16 et 17 montrent une mâchoire 60 d'un élément de retenue arrière, et l'extrémité
arrière 61 d'une chaussure. Il est connu de rappeler la mâchoire d'un élément de retenue
arrière par un piston 62, guidé dans un logement du corps 63 de l'élément de retenue,
et repoussé vers la mâchoire par un ressort de rappel 64. Le piston peut aussi être
remplacé par un basculeur articulé. De façon connue, le piston, ou le basculeur présente
un nez de pression 65 qui porte contre la face interne de la mâchoire. Cette face
interne présente deux rampes successives, une rampe de course élastique 66 et une
rampe d'ouverture 68. Ces deux rampes ont en commun une arête 69 qui produit le recul
maximum du piston et la compression maximum du ressort. Cette arête correspond au
seuil de déclenchement de l'élément de retenue. De part et d'autre de cette arête,
le ressort se décomprime, de façon à définir deux position stables de la mâchoire,
une position ouverte prête à recevoir la chaussure, et une position fermée de retenue
de la chaussure au cours de la pratique du ski.
[0049] Selon le présent mode de réalisation, la mâchoire 60 présente à sa face interne une
rampe mobile 70 dont la largeur est inférieure à celle des rampes 67 et 68. Dans le
mode de réalisation illustré, la rampe 70 est portée par un basculeur 71 qui est logé
dans un évidement 72 situé à la face interne de la mâchoire. Le basculeur est situé
sur un côté de la mâchoire, c'est à dire de façon décalée par rapport au plan vertical
médian de la mâchoire. Pour les deux éléments de retenue d'un paire, les basculeurs
sont décalés d'un côté différent du plan médian pour différencier les éléments de
retenue.
[0050] La rampe 70 est située à la hauteur de la rampe 66 de course élastique.
[0051] Le basculeur 71 qui porte la rampe 70 est articulé autour d'un axe porté dans la
mâchoire.
[0052] Il présente dans sa partie supérieure un nez 73 qui traverse la mâchoire pour avoir
un bon contact, le cas échéant, avec la semelle de chaussure, et fait saillie du côté
de la chaussure, de préférence près du bord supérieur de la mâchoire. De préférence
également, en l'absence de chaussure, un ressort non représenté maintient le basculeur
avec le nez en saillie, c'est à dire dans la position représentée figure 17. Depuis
cette position, le basculeur et sa rampe 70 peuvent être repoussés vers l'intérieur
de la mâchoire jusqu'à ce que le nez 73 soit rétracté dans la mâchoire.
[0053] Dans la position de repos de la figure 17, le basculeur 71 est escamoté à l'intérieur
de son logement 72, et la rampe 70 est en retrait par rapport à la rampe de course
élastique 66, c'est à dire que le piston 62 peut porter successivement sur l'une et
l'autre des rampes 66 et 68. Le nez 73 fait saillie dans la mâchoire sous le rebord
supérieur.
[0054] Lorsque le nez est rétracté à l'intérieur de la mâchoire, la rampe 70 fait saillie
par rapport à la rampe 66 de course élastique, et elle prolonge de façon continue
la rampe 68 d'ouverture, par exemple selon une surface en arc de cercle centré sur
l'axe de rotation de la mâchoire. A l'engagement de la chaussure, au cours du basculement
de la mâchoire de la position haute à la position basse, la rampe 70, si elle est
en saillie, se substitue à la rampe 66. Compte tenu de sa forme, elle retient le piston
dans sa position extrême, celle qui correspond au seuil de déclenchement, et elle
empêche la décompression du ressort. Il est alors impossible de maintenir la chaussure
engagée dans l'élément de retenue.
[0055] Si, au contraire, la rampe 70 est escamotée dans le logement 71, le piston 62 peut
parcourir les deux rampes 66 et 68 de façon usuelle. La rampe 70 est inactive.
[0056] Une chaussure prévue pour coopérer avec l'élément de retenue est représentée dans
les figures 16 et 17. Cette chaussure 61 présente un évidement 75 à la partie supérieure
de son embout arrière. Ce évidement présente une position, une forme et des dimensions
prévues pour qu'à l'engagement de la chaussure, le nez 73 puisse s'y engager sans
provoquer un mouvement du basculeur 71 vers l'intérieur de la mâchoire.
[0057] La forme du nez et de l'évidement doit être prévue de façon complémentaire, elle
doit aussi être prévue pour chasser la neige qui se serait accumulée, le cas échéant,
dans l'évidement. Par exemple, la forme de l'évidement peut être évasée, et celle
du nez 73 peut être biseautée.
[0058] L'évidement 75 de la chaussure est décalé au delà du plan vertical médian. Il va
de soi que pour l'autre chaussure de la paire, l'évidement est décalé de façon inverse,
de façon à différencier les semelles de chaussure.
[0059] La figure 18 illustre l'engagement de la chaussure dans un élément de retenue approprié.
A l'engagement de la chaussure, le nez 73 du basculeur 71 pénètre dans l'évidement
75, le basculeur 73 reste escamoté dans son logement, et le piston parcourt la rampe
68 puis la rampe 66.
[0060] La figure 19 illustre l'engagement d'une chaussure dans un élément de retenue inapproprié.
Le nez 73 du basculeur 71 est en butée contre le rebord de la chaussure, et il est
forcé de s'escamoter dans la mâchoire. De ce fait, la rampe 70 fait salle, c'est sur
cette rampe que le piston vient porter, ce qui maintien le ressort dans son état de
compression maximum. En fait la mâchoire se trouve dans un état d'équilibre instable
qui empêche un chaussage convenable. Dans ce cas, le skieur peut se rendre compte
facilement de son erreur de chaussage, en effet, il sentira que l'arrière de sa chaussure
n'est pas maintenu en appui contre le ski, en outre, il n'entendra pas le bruit caractéristique
qui marque la fermeture de la mâchoire.
[0061] Ce mode de réalisation est avantageux car les chaussures restent compatibles avec
les éléments de retenue actuellement sur le marché. Par contre, les chaussures du
marché ne sont compatibles avec aucun des éléments de retenue selon l'invention sans
avoir été modifiées en conséquence.
[0062] Naturellement, des variantes sont possibles. Par exemple, au lieu de porter une rampe,
le basculeur, ou un autre élément mobile, pourrait porter une sorte de cale mobile
prévue pour retenir le nez de pression du piston, et empêcher le franchissement du
seuil de déclenchement. Au lieu d'être articulé, le basculeur 71 pourrait être reliée
à la mâchoire par une zone élastiquement déformable qui fait fonction de charnière
élastique. Dans ce cas, la mâchoire et le basculeur serait d'une seule pièce. L'évidement
72 peut traverser l'épaisseur de la mâchoire de part en part. La rampe 70 pourrait
aussi être formée par tout ou partie de la rampe 66 de course élastique dont l'inclinaison
serait rendue variable de façon à marquer l'arête 39, ou au contraire à avoir deux
rampes dans le prolongement l'une de l'autre.
[0063] D'autres moyens sont encore possibles pour permettre l'engagement d'une chaussure
d'une paire dans les élément de retenue d'un ski d'une paire, et empêcher l'engagement
de la même chaussure dans les éléments de retenue de l'autre ski. Notamment, ces moyens
peuvent être situés vers l'avant de la chaussure, et au niveau de l'élément de retenue
avant.
[0064] Selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention, seulement l'une des deux chaussures
d'une paire est rendue incompatible avec les éléments de retenue d'un ski, étant tenu
compte du fait que pour skier, il faut que les deux chaussures soient engagées sur
les deux skis. Si une chaussure d'une paire ne peut pas être engagée, c'est que l'association
entre les chaussures et les skis n'est pas correcte. Pour illustrer cela, on peut
se reporter à la figure 20 où la chaussure présente au dessus de son embout arrière
78 un évidement 79. La position de la dent par rapport au plan de symétrie médian
n'est pas limitative. L'évidement 79 différencie la chaussure de la figure 20 de l'autre
chaussure qui est dans ce cas traditionnelle. La mâchoire 80 prévue pour coopérer
avec l'embout 78 présente une dent en saillie 81 dont la forme et la position sont
prévus pour pénétrer dans l'évidement 79 lors de l'engagement de la chaussure. La
mâchoire de l'autre élément de retenue arrière est traditionnelle.
[0065] Dans ces conditions, la chaussure avec l'embout 78 pourra être engagée indifférement
dans l'un ou l'autre des éléments de retenue arrière. Par contre, l'autre chaussure
avec son embout traditionnel ne pourra pas être engagée dans la mâchoire 80, à cause
de la dent 81. Elle ne peut être engagée que dans l'élément de retenue dont la mâchoire
est traditionnelle. Ainsi, globalement, l'engagement des deux chaussures n'est possible
que si l'association de l'embout 78 avec la mâchoire 80 est respectée.
[0066] L'invention trouve une application avantageuse dans le cas où les éléments de retenue
avant sont prévus pour libérer un chaussure plus facilement d'un côté que de l'autre,
comme cela est décrit par exemple dans les demandes de brevet citées dans le préambule.
Les moyens de détrompage qui ont été décrits assurent que lors de l'utilisation des
skis, la bonne chaussure sera chaussée sur le bon ski.
[0067] Pour que cet effet soit obtenu, il est nécessaire qu'au montage, un appariement correct
soit respecté entre les éléments de retenue avant et les éléments de retenue arrière,
surtout si les moyens de détrompage concernent l'élément de retenue arrière. Pour
faciliter cet appariement, les éléments de retenue porteront par exemple un marquage
qui, au montage permettra d'éviter toute inversion lors de leur assemblage sur les
skis.
[0068] Naturellement, la présente description n'est donnée qu'à titre indicatif, et l'on
pourrait adopter d'autres mises en oeuvre de l'invention sans pour autant sortir du
cadre de celle-ci.
1. Ensemble formé par une paire de chaussures de glisse et une paire d'éléments de retenue
avant et arrière prévus pour retenir de façon libérable chacune des chaussures en
appui contre une planche de glisse, chaque chaussure présentant une semelle avec une
embout de prise avant et un embout de prise arrière, chaque élément de retenue comprenant
une embase prévue pour être assemblée solidairement à la planche, une mâchoire mobile
prévue pour retenir respectivement l'embout avant ou l'embout arrière d'une chaussure,
et une plaque d'appui contre laquelle la semelle de chaussure repose, caractérisé
par le fait qu'au moins l'une des chaussure de la paire de chaussures présente localement
un élément de détrompage en creux ou en relief (27a, 28b, 35a, 40, 43, 47, 54, 75)
qui différencie la dite chaussure de l'autre chaussure, et qu'au moins l'un des élément
de retenue de chaque paire d'éléments de retenue présente un organe de détrompage
en relief ou en creux (33a, 34b, 36a, 36b, 42, 46, 52, 73) de position, forme et dimensions
prévues pour coopérer avec l'élément de détrompage de la chaussure, qui différence
l'élément de retenue de l'autre élément de retenue de la paire.
2. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les deux chaussures
de la paire de chaussures présentent des éléments de détrompage en creux ou en relief
qui les différencient l'une de l'autre, et que les élément de retenue de la paire
d'éléments de retenue présentent des éléments de détrompage en creux ou en relief
qui les différencient l'un de l'autre.
3. Ensemble selon la revendication 2, où les mâchoires des éléments de retenue arrière
présentent une pédale de chaussage, caractérisé par le fait que les éléments de détrompage
sont des pédales de chaussage (33a, 34b) des éléments de retenue arrière qui sont
décalées par rapport à leur plan médian respectif, et pour les chaussures, des évidements
(27a, 28b) situés latéralement par rapport à leur plan médian respectif.
4. Ensemble selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les éléments de détrompage
sont pour les chaussures un évidement (35a) situé sur le bord supérieur de l'embout
arrière (35) et déporté par rapport au plan médian, et pour les éléments de retenue
une dent (36a) située dans la partie supérieure de la mâchoire (36) de l'élément de
retenue arrière, décalée par rapport à son plan médian.
5. Ensemble selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les éléments de détrompage
sont pour les chaussures une dent (40) en saillie sur le bord supérieur de l'embout
arrière (39) et déporté par rapport au plan médian, et pour les éléments de retenue
un évidement (42) situé dans la partie supérieure de la mâchoire (41) de l'élément
de retenue arrière, décalée par rapport à son plan médian.
6. Ensemble selon la revendication 2, où les mâchoires des éléments de retenue arrière
présentent une pédale de chaussage, caractérisé par le fait que les éléments de détrompage
sont des pédales de chaussage (44) des éléments de retenue arrière qui sont inclinées,
et pour les chaussures, des zones d'appui (43) sur la pédale de chaussage inclinées
d'un même angle que les pédales.
7. Ensemble selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les éléments de détrompage
sont pour les éléments de retenue arrière un pot (46) situé en saillie par rapport
à la surface supérieure de la plaque d'appui (45), et décalé par rapport au plan médian
de l'élément de retenue, et pour les chaussures, un large évidement (47) situé sous
la semelle de chaussure, et décalé par rapport au plan médian.
8. Ensemble selon la revendication 2, où les éléments de retenue arrière sont équipées
d'un frein avec une pédale d'actionnement, caractérisé par le fait que les éléments
de détrompage sont pour les éléments de retenue arrière des stries (51) définissant
entre elles des rainures non symétriques par rapport au plan médian de l'élément,
et pour les chaussures, des stries (54) complémentaires des rainures situées à la
surface inférieure des semelles.
9. Ensemble selon la revendication 2, où la mâchoire de retenue des éléments de retenue
arrière présente une rampe de course élastique (66) et une rampe d'ouverture (68)
contre lesquelles un nez de pression (73) est maintenu en appui par un ressort (64),
caractérisé par le fait que les mâchoires présentent respectivement une rampe (70)
située à la hauteur de la rampe de course élastique dans une position différente par
rapport au plan vertical médian, chaque rampe étant mobile entre une position où elle
est en retrait par rapport à la rampe de course élastique (66) et une position où
elle est en saillie par rapport à la rampe (66), le déplacement de la rampe étant
commandé par un nez (73) prévu pour venir au contact de la semelle de chaussure lors
de l'engagement de la chaussure dans la mâchoire, et que les chaussures présentent
respectivement au niveau de la semelle un évidement (75) ayant une position différente
par rapport au plan vertical médian qui est prévu pour que le nez (73) d'un élément
de retenue puisse y pénétrer.
10. Equipement de ski formé par une paire de chaussures de ski, une paire de skis équipés
d'éléments de retenue avant et arrière prévus pour retenir de façon libérable l'une
et l'autre des chaussures, caractérisé par le fait que les chaussures et les éléments
de retenue forment un ensemble selon l'une quelconque des revendications précédentes.