[0001] La présente invention a pour objet un bloc modulaire pour l'élévation de murs avec
un pré-équipement en réseaux, notamment alimentation en eau, chaude et froide, évacuations
eaux usées et eaux pluviales, électricité, chauffage eau chaude, réfrigération à eau
froide, aspiration centralisée, ventilation mécanique contrôlée, ledit bloc modulaire
comprenant également les parements intérieur et/ou extérieur.
[0002] Dans le domaine du bâtiment, on cherche à diminuer les coûts de main-d'oeuvre tout
en réalisant des constructions de qualité avec une bonne isolation thermique et phonique.
On cherche aussi à diminuer les délais de réalisation pour une mise à disposition
du client plus rapide.
[0003] On sait que le gros oeuvre demande un temps assez court mais les autres corps d'état
ne peuvent quasiment rien débuter pendant cette période.
[0004] Par contre, une fois l'édifice couvert, les différents corps d'état, électricien,
plombier, chauffagiste, carreleur, plâtrier, menuisier se retrouvent simultanément
sur le site et il faut coordonner les différentes actions car il y a une chronologie
précise des travaux à instaurer.
[0005] C'est la source principale des retards sur un chantier et dans les cas où tout se
passe en parfaite synchronisation, cette succession d'actions est néanmoins très gourmande
en temps.
[0006] On a déjà essayé de gagner du temps en réalisant des panneaux préfabriqués correspondant
à un pan de mur ou à une cloison, ces panneaux comprenant déjà un pré-équipement électrique
avec des gaines noyées par exemple.
[0007] De telles réalisations restent insuffisantes pour procurer un gain de temps significatif.
[0008] Une autre étape importante est celles des décorations intérieure/extérieure. Outre
le fait qu'il faut du temps pour les réaliser, on peut noter qu'elles interviennent
à la fin du chantier et qu'elles sont souvent tributaires des conditions climatiques.
[0009] Un autre phénomène de goût, d'une part, et de simplicité d'entretien, d'autre part,
conduit les acheteurs à demander une façade extérieure pierre, voire intérieure également
pierre.
[0010] Un paramètre vient dissuader l'acheteur, c'est le prix car les blocs de pierre coûtent
cher et sont délicats à mettre en oeuvre car la façade n'est plus retouchée, une fois
le mur élevé, si bien qu'il n'y a pas de moyen de rattraper un quelconque défaut.
[0011] De toute façon, le problème des travaux d'équipement et de finition n'est pas solutionné.
[0012] Par contre, on sait qu'il existe de la pierre reconstituée qui reproduit tout à fait
l'aspect et le toucher de la pierre de taille à des prix de revient sans comparaison
possible. De plus, cette pierre reconstituée, sous forme de plaques, présente un autre
avantage très intéressant puisqu'elle ne retient pas les poussières et autres particules
de pollution qui ont tendance à s'incruster dans la pierre de taille. Même en faible
épaisseur, elle est parfaitement étanche et ses adjuvants fongicides introduits lors
de la fabrication interdisent la prolifération de cryptogrammes et autres mousses.
[0013] Compte tenu de la présence sur le marché de ces produits nouveaux, des concepts récents
sont apparus et on a pu réaliser des blocs de construction par l'élévation de mur
et de piliers ou de poutres qui associent un isolant sous forme de mousse, plus particulièrement
du polyuréthanne, avec des plaques de pierre reconstituée, disposées sur les faces
visibles des éléments de construction, notamment en parement.
[0014] Ainsi, le document FR-A-1.508.279 décrit un parpaing ayant des dimensions équivalentes
à ceux qu'on utilise dans l'industrie du bâtiment qui comprend deux faces latérales
en ciment, béton, plâtre ou analogue, disposées de part et d'autre d'un élément central
en matière isolante.
[0015] Le document US-3.707.165 A décrit un mur préfabriqué qui comprend une âme en mousse
et deux parois latérales en matière plastique avec des réseaux de conduites avec leurs
moyens de jonction.
[0016] Le document DE-43.34.377 A décrit des blocs monolithiques en pierre avec certains
des conduits verticaux, d'autres un conduit horizontale et enfin d'autres des conduits
verticaux et horizontal communicants afin de former un réseau électrique pré-intégré.
[0017] Toutefois, les différentes solutions proposées ne donnent pas pleinement satisfaction.
[0018] Aussi, la présente invention propose un nouveau procédé de réalisation d'un mur par
assemblage de blocs modulaires comprenant un isolant avec au moins une face équipée
de plaques de pierre reconstituée, qui permettent l'élévation de murs avec la reprise
des efforts de compression, qui intègrent l'ensemble des réseaux, qui confèrent un
état fini ou quasi fini au mur constitué de ces blocs.
[0019] A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de réalisation d'un mur obtenu par
assemblage de blocs modulaires sensiblement parallélépipédiques, chacun comprenant
une matrice formant âme en mousse de matière isolante rigide, et une plaque de parement,
au moins à l'extérieur, caractérisé en ce que:
- chaque bloc comprend au moins un logement horizontal intégré dans la matrice, lesdits
blocs étant assemblés de manière à former un réseau horizontal,
- chaque bloc comprend des trous verticaux intégrés dans la matrice, lesdits blocs étant
assemblés de manière à former un réseau vertical,
- des conduites d'alimentation ou de retour de fluide ou d'énergie sont disposées dans
le réseau horizontal, et
- du béton est coulé dans le réseau vertical pour former des piliers de reprise des
efforts.
[0020] Avantageusement, chaque bloc modulaire comprend une ou des conduites fixées à la
matrice dudit bloc et en ce que chaque conduite comprend à ses extrémités disposées
au droit des faces latérales d'aboutage dudit bloc, des moyens de jonction avec la
ou les conduites des blocs adjacents.
[0021] Selon un mode de réalisation, les blocs modulaires ont de grandes dimensions en longueur,
de l'ordre de 3m.
[0022] L'invention a aussi pour objet un bloc modulaire d'angle pour la jonction angulaire
de blocs droits, qui comprend un trou de diamètre important destiné à former une colonne
par empilement desdits blocs d'angle les uns sur les autres, chaque bloc comportant
un bouchon obturateur amovible, accessible du côté parement intérieur pour autoriser
l'accès aisé à la colonne, ledit bloc ayant des prolongements prévus pour coopérer
avec les blocs des murs ou cloisons.
[0023] Dès lors, la colonne peut recevoir les éléments de sécurité des conduites de réseaux
tels que les disjoncteurs ou les vannes d'arrêt pour fluides.
[0024] L'invention est décrite ci-après selon un mode de réalisation préférentiel non limitatif,
en regard des dessins annexés, qui illustrent ladite invention de façon schématique,
sur lesquels les figures suivantes représentent :
- figure 1, une vue en perspective d'un angle de mur réalisé à partir de blocs modulaires
selon l'invention,
- figure 2, une vue en coupe transversale d'un bloc modulaire,
- figure 3, une vue de dessus de détail d'un bloc modulaire d'angle,
- figure 4, une vue de dessus de détail d'un bloc modulaire droit, avec jonction modulaire
d'angle,
- figure 5, une vue de détail d'une connexion en T,
- figure 6, une vue en élévation d'un mur assemblé à partir de blocs modulaires avec
représentation des différents réseaux, et
- figure 7, une vue en coupe d'une huisserie posée, encastrée dans le mur réalisé à
l'aide de blocs modulaires selon l'invention.
[0025] Sur la figure 1, on a représenté des blocs modulaires 10, sur deux hauteurs avec
des blocs modulaires d'angle 12.
[0026] Chaque bloc modulaire comprend une matrice 14 en mousse de polyuréthanne, formant
âme, sur les faces visibles de laquelle sont rapportées des plaques 16 en pierre reconstituée
dans ce mode de réalisation.
[0027] La liaison peut être faite à l'aide de tirants rapportés mais de façon préférentielle,
par adhérence de la plaque en pierre sur le bloc de mousse en polyuréthanne. En effet,
lors de la polymérisation du polyuréthanne, il y a une forte adhésion qui se développe
à l'état de crème lors du remplissage de polyuréthanne à l'état de crème puis lors
du moussage et de la polymérisation.
[0028] On remarque sur cette même figure 1 et sur la figure 4, la présence de trous 18 et
20 dont l'axe longitudinal est orienté verticalement.
[0029] Les trous 18 sont préférentiellement prévus pour recevoir une armature métallique
si nécessaire et du béton, pour former des piliers de reprise des efforts.
[0030] La matrice polyuréthanne sert de coffrage. Seules les colonnes concernées, formées
d'une succession verticale de trous alignés, sont utilisées, les autres pouvant rester
vides.
[0031] Les trous 18 de plus grand diamètre forment également des colonnes et ces dernières
sont utilisées pour la réalisation de piliers de reprise des efforts mais aussi pour
les évacuations des eaux usées et des eaux pluviales. Des tubes peuvent être rapportés
mais on peut de façon préférentielle utiliser les colonnes directement, les liaisons
entre la succession de trous étant rendues étanches.
[0032] Avantageusement, compte tenu de la disposition des différentes colonnes, les piliers
peuvent être réalisés en quinconce, ce qui renforce la stabilité du mur dans son épaisseur
et permet la reprise des efforts engendrés par les pannes de la toiture, un poteau
étant disposé sous chaque panne intermédiaire.
[0033] Dans ce cas, le polyuréthanne utilisé est, par exemple un polyisocyanurate, notamment
vendu dans le commerce sous la marque "Piruntec", suffisamment dense et à porosité
fermée pour être étanche aux écoulements et aux odeurs, sachant que les évacuations
travaillent sans pression, par simple écoulement gravitaire.
[0034] Il est néanmoins utile de prévoir une étanchéité, à l'interface entre deux blocs
superposés, tels que des joints 22 dans un premier mode de réalisation. Ainsi dans
le mode représenté sur la figure 2, on a réalisé une gorge et un bourrelet prévus
pour coopérer à l'interface, cette chicane étant suffisante.
[0035] On peut par exemple utiliser un joint courant vendu dans le commerce sous la dénomination
ORDOLENE PCE 29 Kg, d'épaisseur suffisante et qui coure sur toute la longueur du bloc,
les différents trous du réseau vertical étant préalablement aménagés.
[0036] A titre de précaution supplémentaire, on peut envisager tout joint complémentaire.
[0037] En variante, on a aussi imaginé de prévoir une suppression de ce joint rapporté au
profit d'une étanchéité intégrée. Celle-ci est obtenue par une peinture de fond de
moule qui est prévue en fabrication avec le bloc, mise en place avant le coulage du
polyuréthanne à l'état de crème et sa polymérisation. Cette peinture de fond de moule
est intégrée en peau sur la matrice polyuréthanne et assure, sous l'effort de compression
du à la charge lors de l'empilement des blocs, une étanchéité efficace au droit du
plan de joint de l'empilement par pression de peinture sur peinture.
[0038] En façade, une étanchéité complémentaire est réalisée entre les éléments de parement
sous la forme d'un joint de type connu tel que le joint "NOVOLASTIK" ou simplement
un joint dit traditionnel à base minérale.
[0039] Chaque bloc modulaire droit comprend en outre au moins un logement 24 venu de fabrication
avec la matrice polyuréthanne, sous forme de réserve dans laquelle est disposée une
conduite de réseau 23.
[0040] Ces logements ont leur axe longitudinal orienté horizontalement.
[0041] On entend par conduite de réseau, une canalisation d'alimentation en eau chaude ou
froide, une gaine pour câbles électriques ou les câbles électriques eux-mêmes, la
mousse de polyuréthanne étant un excellent isolant électrique, une canalisation de
circulation d'eau chaude pour le chauffage ainsi que cela sera décrit ci-après.
[0042] Les conduites de réseau sont, de préférence, fixées dans les blocs modulaires par
des ponts 26 de mousse de polyuréthanne, venus de fabrication avec la matrice.
[0043] Ces conduites de réseau comprennent des moyens de jonction d'extrémité 28 qui peuvent
être des raccords fluides étanches ou des connexions électriques rapides de type connu.
[0044] En ce qui concerne le chauffage ou le refroidissement pour un effet de régulation
de température, il est possible d'intégrer une circulation fluide pour un chauffage
à eau chaude ou pour une climatisation à eau froide. Dans ce but, des réserves 30
sont ménagées dans la matrice 14, elle même. Les réserves 30 sont obturées sur leur
face ouverte par le parement intérieur lui-même, lors de la fabrication du bloc ou
par des moyens rapportés tels qu'une plaque. Il suffit pour cela de mélanger avec
la pierre reconstituée un produit hydrofuge, dans le mode de réalisation préférentiel
selon l'invention. On peut aussi rapporter un matériau d'étanchéité 32, interposé
entre le bloc de mousse polyuréthanne pour renforcer encore l'étanchéité. Ce matériau
peut être une plaque dont l'adhésion avec la matrice est obtenue en fabrication, cette
plaque étant intégrée en fabrication dans le moule avant la coulée et la polymérisation
du polyuréthanne.
[0045] On remarque également que par la suite, si cela s'avère nécessaire, on peut faire
circuler une composition dans le circuit de chauffage/refroidissement dont le rôle
est de renforcer l'étanchéité, pour chacune des réserves en contact avec ladite composition.
[0046] Le revêtement intérieur en parement intérieur de chaque bloc modulaire est rapporté
soit ultérieurement une fois le mur élevé, notamment dans le cas où l'option chauffage/refroidissement
n'est pas prévue, soit au moment de la réalisation du bloc dans le cas où le parement
par exemple est en pierre reconstituée et dans le cas où le bloc comprend aussi le
chauffage/climatisation.
[0047] La conduite de réseau 23 est une conduite d'eau à la température adéquate et à pression
atmosphérique, chaude ou froide, équipée d'un té (T) de raccordement 34 tel que représenté
sur la figure 5, de façon isolée.
[0048] Le té débouche dans une réserve 30 et alimente l'ensemble des réserves de la rangée
qui sont interconnectées par les tubes 36.
[0049] Sur la figure 6, on a représenté une interconnexion verticale 37, entre les différentes
rangées, jusqu'à la rangée la plus basse qui est, grâce à un té 34, raccordée à la
pompe 44 de circulation.
[0050] Ce type de chauffage travaille sans pression, et dans ce but, il est prévu en partie
haute un détendeur pour supprimer toute surpression générée par la pompe et pour que
l'eau circule à pression atmosphérique comme prévu.
[0051] On peut ainsi réaliser des murs complets avec les différents réseaux à différentes
hauteurs prédéterminées, le réseau électrique 38 en partie basse et haute, les réseaux
d'eau chaude et d'eau froide sanitaires 40, 42 à la hauteur normalisée des appareils
sanitaires et l'eau chaude ou froide du chauffage ou de la climatisation 44 en partie
haute et basse.
[0052] On comprend ainsi qu'il est possible de réaliser des piquages d'eau sanitaire par
perçage à l'aide d'un taraud cloche par exemple, perpendiculairement à la conduite
de réseau recherchée.
[0053] Lorsque la canalisation fluide est atteinte, un volume libre autour de ladite canalisation
permet de disposer des broches de piquage de type connu et vendues dans le commerce,
comprenant des brides de serrage, un ergot de perçage et un joint d'étanchéité.
[0054] De même pour les câbles électriques, on peut prévoir la pose de prises en tout endroit,
en plus des emplacements initialement retenus, par des piquages identiques aux piquages
fluides. Les connecteurs de liaison des câbles électriques seront avantageusement
à connexion rapide.
[0055] Concernant le chauffage à basse pression, le réseau est préétabli et les différentes
réserves 30, dans lesquelles circule l'eau chaude, constituent une mosaïque de surfaces
radiantes, qui, comme chacun le sait, est le chauffage procurant le meilleur rendement
et surtout le meilleur confort pour l'utilisateur.
[0056] Il subsiste un problème, celui des angles de liaison entre les murs.
[0057] En effet, il faut assurer une continuité fluide et électrique d'un mur à l'autre
ou d'un mur à une cloison.
[0058] Sur les figures 1 et 3, on a représenté un bloc modulaire d'angle 12. Ce bloc comprend
un trou destiné à former une colonne par empilement des blocs les uns sur les autres.
[0059] Les dimensions de cette colonne sont assez importantes pour en permettre l'accès
aisé et la mise en place d'éléments notamment de sécurité, comme un disjoncteur ou
des vannes d'arrêt pour fluides.
[0060] Sur la figure 3, on remarque un bouchon obturateur 41 amovible en sorte de permettre
l'accès à l'intérieur de la colonne immédiatement et sans outillage ni blocage d'aucune
sorte.
[0061] Le parement en pierre reconstituée permet d'assurer une certaine superposition qui
assure le masquage des différents bouchons qui s'intègrent au mur. En effet, le bouchon
est un petit bloc avec de la mousse polyuréthanne et une plaque d'angle en pierre
reconstituée.
[0062] Sur la figure 7, on a représenté une huisserie 43 qui est encastrée dans les blocs
avec des pattes de fixation 45 qui traversent la matrice polyuréthanne pour déboucher
dans les colonnes destinées à former des piliers. Ainsi, les pattes de fixation sont
noyées dans le béton qui est coulé dans les colonnes correspondantes. L'huisserie
est fixée de façon parfaitement rigide et se trouve intégrée dans le mur.
[0063] Afin de masquer les plans de l'huisserie avec le mur et d'éviter la pénétration d'eau
par les projections venues de l'extérieur, des plaques spécifiques 46, en pierre reconstituée,
sont rapportées sur la périphérie de l'ouverture, en dehors de l'appui. Ces plaques
sont immobilisées à l'aide de pattes de fixation 48. Les vis 50 assurent la fixation
des plaques de parement, intérieur et extérieur.
[0064] Sur l'intérieur, un couvre-joint suffit à remplir la fonction de masquage esthétique
entre le parement intérieur et l'huisserie.
[0065] En ce qui concerne les étanchéités, il faut prévoir des cordons de matériau polymérisable,
injectés après installation des huisseries, ceci de façon connue.
[0066] De plus, pour les étanchéités entre blocs, des décrochements forment chicane, ainsi
que représenté sur les différentes figures et sont éventuellement complétés par des
cordons d'élastomère disposés lors de l'élévation du mur et par d'éventuelles réserves
avec une injection de polyuréthanne en bombe, in situ.
[0067] Les plaques de parement sont jointoyées de façon connue par un matériau type enduit
hydrofuge.
[0068] Un tel mur est élevé à partir de fondations de type connu, sous forme de semelles
filantes ou de tout autre support adapté.
[0069] En partie haute, un chaînage en béton assure la rigidité de la structure et permet
la pose d'un plancher d'un étage supérieur ou la pose d'un toit.
[0070] De façon avantageuse, les blocs droits de base auront une surface inférieure de pose
sans décrochement et les blocs droits du haut du mur pourront avoir une réservation
horizontale, parallèle aux conduites de réseau afin de servir de coffrage au béton
du chaînage et à la reprise des têtes de pilier.
[0071] Les blocs modulaires selon l'invention permettent ainsi une élévation rapide de murs
complets, avec les décorations intérieure/extérieure, avec les réseaux utilitaires,
avec une isolation thermique et phonique de très grande qualité, avec les possibilités
de piquage préétablies ou suivant convenance, à posteriori.
[0072] De plus, ces blocs peuvent aisément être réalisés industriellement moyennant peu
ou pas de reprise manuelle si bien que le coût est réduit d'autant.
[0073] Quant au gain de temps et de main d'oeuvre, il est évident à la lecture de la description
qui précède.
[0074] Ce gain est d'autant plus important que la longueur des blocs est importante, de
l'ordre de 3 mètres pour donner une idée, la hauteur correspondant, bien entendu à
la hauteur normalisée des blocs traditionnels.
[0075] En ce qui concerne la finition du gros oeuvre, les pannes sont disposées de façon
connue sur toute la surface du toit, un poteau ayant été coulé en lieu et place nécessaire
pour le soutien des pannes, afin de reprendre la charge.
[0076] Les pignons sont montés à l'aide de blocs de même type que décrit ci-avant et des
blocs spécifiques de finition, correspondants à la pente de toit et donc au décalage
des blocs entre eux. Ces blocs spécifiques assurent une continuité de la pente dudit
pignon.
[0077] Selon un perfectionnement de l'invention, il est proposé de disposer une plinthe
en partie basse du mur élevé à l'aide des blocs selon l'invention, ce qui permet de
repérer les différentes conduites des réseaux, les emplacements des réserves pour
le chauffage ou la climatisation et plus généralement les extrémités des blocs. En
effet après décoration sur le parement intérieur, il peut s'avérer difficile de retrouver
les différents positionnements de référence des éléments d'équipement intégrés.
[0078] On peut aussi, selon d'autres caractéristiques de l'invention, prévoir un accès au
droit du plan de juxtaposition de deux blocs si l'on souhaite changer un joint d'un
moyen de liaison 28 du réseau d'eau sanitaire. Dans ce but, l'invention propose de
placer une plaque verticale de masquage, en saillie, amovible, maintenue par tout
moyen adapté tel que des clips.
[0079] Selon un autre perfectionnement de l'invention et pour des raisons de coût essentiellement,
on peut prévoir que certaines des conduites de réseau sont mises en place postérieurement
au montage d'une rangée de blocs.
[0080] C'est le cas pour les canalisations d'eau chaude et d'eau froide par exemple qui
sont rapportées dans une réserve longitudinale sur le dessus du bloc. Ainsi lorsque
la rangée de blocs à la bonne hauteur est entièrement posée, les canalisations sont
aboutées pour former une grande longueur correspondant à celle de la rangée de blocs,
donc au pan de mur. Ces canalisations sont éventuellement manchonnées au droit des
raccords et l'étanchéité est réalisée au moyen d'un collage.
[0081] Cette canalisation de grande longueur est rapportée dans la réserve sur le dessus
des blocs de la rangée. Des pattes avec colliers sont régulièrement réparties et prévues
pour soutenir cette canalisation, lesdites pattes ayant une forme telle que l'extrémité
de chacune vient au droit des trous ménagés pour le coulage des piliers en béton une
fois les blocs du dessus montés et le mur totalement élevé. Ces pattes seront ainsi
noyées dans le béton, immobilisant de façon définitive les colliers et donc la canalisation
associée.
[0082] Ceci évite d'avoir recours à de nombreux raccords d'un prix plus élevé et surtout
cela permet de fabriquer des blocs de longueur plus petite que 3 mètres donné à titre
d'exemple mais qui restent de grande longueur par rapport aux blocs ou briques traditionnelles.
[0083] Le prix est diminué aussi car les raccords ne sont alors nécessaires que pour les
conduites de chauffage, ce qui réduit le nombre initial. En effet, les liaisons par
collage avec un éventuel manchonnage des cananlisations eau chaude et eau froide sont
beaucoup moins chères.
[0084] Cette variante de réalisation présente également un intérêt dans certains cas et
elle fait bien partie de l'invention.
1. Method of making a wall obtained by assembly of substantially parallelepipedal modular
blocks, each comprising a matrix (14) forming a core made of rigid insulating foam,
and a facing panel (16), at least on the outside,
characterised in that:
- each block comprises at least one horizontal housing (24) integrated in the matrix,
said blocks being assembled so as to form a horizontal network;
- each block comprises vertical holes (18, 20) integrated in the matrix, said blocks
being assembled so as to form a vertical network;
- fluid or energy supply or return ducts are disposed in the horizontal network, and
- concrete is poured into the vertical network to form load bearing pillars.
2. Method of making a wall according to Claim 1, characterised in that one or more ducts are fixed to the matrix of each modular block, and in that there are provided at the end of each duct, disposed at right angles to the lateral
abutting faces of said block, means of joining with the duct or ducts of the adjacent
blocks.
3. Method of making a wall according to Claim 1 or 2, characterised in that modular blocks of large size lengthwise, of the order of 3 m, are made.
4. Method of making a wall according to any one of the preceding claims, characterised in that there is made, in each modular corner block, a hole of large diameter intended to
form a column, a removable sealing plug accessible from the internal facing side for
allowing access to the column, and extensions for cooperating with the adjacent blocks,
and these modular corner blocks are stacked one upon another.
5. Method of making a wall according to Claim 4, characterised in that safety elements for the network ducts such as circuit breakers or stop valves for
fluids are disposed in the column of the modular corner blocks.
6. Method of making a wall according to any one of the preceding claims, characterised in that heating or air conditioning system ducts are installed in the horizontal housings
(24), reserves being made in the matrix, opening out towards the internal facing,
the opening-out face being sealed by the facing material itself made impervious or
by added-on elements.
1. Verfahren zum Herstellen einer Wand, die durch Zusammenfügen von im wesentlichen parallelepipedischen
modularen Blöcken erhalten wird, wovon jeder eine Matrix (14) aus starrem Isoliermaterial,
die einen Schaumkern bildet, und wenigstens außen eine Verkleidungsplatte (16) umfaßt,
dadurch gekennzeichnet, daß:
- jeder Block wenigstens einen in die Matrix integrierten horizontalen Aufnahmeraum
(24) aufweist, wobei die Blöcke in der Weise zusammengefügt sind, daß ein horizontales
Netz gebildet wird,
- jeder Block vertikale Löcher (18, 20) aufweist, die in die Matrix integriert sind,
wobei die Blöcke in der Weise zusammengefügt sind, daß ein vertikales Netz gebildet
wird,
- in dem horizontalen Netz Zuführungs- und Abführungsleitungen für Fluid oder Energie
angeordnet sind und
- in das vertikale Netz Beton gegossen ist, um Kraftaufnahmestützen zu bilden.
2. Verfahren zum Herstellen einer Wand nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß an der Matrix jedes modularen Blocks eine oder mehrere Leitungen befestigt werden
und daß an den Enden jeder Leitung, die sich am Ort der Aneinanderfügungsseitenflächen
des Blocks befinden, Mittel zum Verbinden mit der oder den Leitungen der benachbarten
Blöcke vorgesehen werden.
3. Verfahren zum Herstellen einer Wand nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß die modularen Blöcke mit großen Längsabmessungen in der Größenordnung von 3 m hergestellt
werden.
4. Verfahren zum Herstellen einer Wand nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß in jedem modularen Eckblock ein Loch mit großem Durchmesser, das dazu bestimmt ist,
eine Säule zu bilden, ein entnehmbarer Verschlußstopfen, der von Seiten einer Innenverkleidung
zugänglich ist, um den Zugang zu der Säule zu ermöglichen, sowie Verlängerungen zum
Zusammenwirken mit den angrenzenden Blöcken vorgesehen werden und daß diese modularen
Eckblöcke aufeinandergestapelt werden.
5. Verfahren zum Herstellen einer Wand nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß Sicherheitselemente für die Netzleitungen wie etwa Schalter oder Absperrschieber
für Fluide in der Säule der modularen Eckblöcke angeordnet werden.
6. Verfahren zum Herstellen einer Wand nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß auf Höhe der horizontalen Aufnahmesitze (24) Leitungen für ein Heizungs- oder Klimatisierungsnetz
installiert werden, wobei in der Matrix Hohlräume ausgebildet sind, die zur Innenverkleidung
offen sind, wobei die offene Fläche durch das abdichtende Material der Verkleidung
selbst oder durch angestückte Elemente verschlossen wird.