[0001] La présente invention a pour objet des procédés et des installations de plongée sous-marine
en mélange respiratoire à l'hydrogène.
[0002] Le secteur technique de l'invention est le domaine de la plongée sous-marine industrielle
pour des interventions à moyenne et grande profondeur.
[0003] Une des applications principales de l'invention est la possibilité d'effectuer des
plongées à partir d'installations assurant l'immersion et la pressurisation de plongeurs
jusqu'à une certaine profondeur au-delà de 50 m, et permettant à ce plongeur d'aller
effectuer un travail donné, avec sécurité et efficacité, jusqu'à au moins 650 m, grâce
à l'utilisation d'un mélange gazeux ternaire baptisé hydréliox, et contenant au moins
de l'hélium, de l'oxygène et de l'hydrogène, puis à ramener ledit plongeur à la pression
atmosphérique en surface après une phase de décompression.
[0004] On connaît en effet depuis la fin du siècle dernier la possibilité de respirer un
mélange gazeux contenant de l'hydrogène, mais des expérimentations sur l'homme n'ont
vraiment été réalisées en plongée avec un tel gaz qu'à partir de 1944; depuis, des
essais ont continué d'une manière épisodique et non continue, ayant fait l'objet,
dans certains cas, de publications. Ceux-ci n'ont été en fait poursuivis jusqu'à ce
jour que dans un cadre de recherche des effets physiologiques de l'hydrogène sur l'homme
et n'ont pas permis de véritables applications industrielles du fait des nombreux
risques encourus, dûs à la fois aux caractéristiques explosives d'un tel mélange,
à la difficulté de manipuler celui-ci en cours de plongée et à certaines réactions
d'inaccoutumance des plongeurs.
[0005] Pourtant l'hydrogène présente un très grand intérêt surtout pour la plongée en moyenne
et grande profondeur, car correctement dosé dans le mélange respiratoire il atténue
considérablement certains effets indésirables générés par la pression. En particulier,
la réduction, voire la disparition du syndrome nerveux des hautes pressions mis en
évidence en 1968 par X. FRUCTUS, R. NAQUET et R. BRAUER d'une part, et la diminution
de la masse volumique du mélange respiratoire d'autre part (l'hydrogène est deux fois
moins dense que l'hélium), évitent que les performances des plongeurs ne se dégradent
au fur et à mesure de l'augmentation de la profondeur.
[0006] En effet, il est connu d'adapter le type de gaz respiratoire en fonction de la profondeur
d'immersion, tel que généralement : de l'air, du mélange nitrox (N
2, O
2), du mélange trimix (He, N
2, O
2) et du mélange héliox (He, O
2), mais malgré l'utilisation de tels mélanges synthétiques, les plongeurs subissent
les effets de la pression hydrostatique et des gaz non métabolisés (hélium, azote),
ainsi que ceux liés à l'augmentation de la masse volumique du gaz respiré sous pression.
Ces divers effets génèrent :
- des désordres physiologiques définis par le syndrome des hautes pressions regroupant
divers syndromes neurologiques, articulaires, digestifs qui réduisent l'efficacité
des plongeurs;
- des efforts respiratoires qui, en augmentant proportionnellement avec la profondeur,
du fait de l'augmentation de la masse volumique du mélange respiratoire, d'autant
plus élevé que le poids moléculaire de celui-ci est important, réduisent fortement
la capacité de travail des plongeurs.
[0007] Les expériences évoquées précédemment, telles que décrites dans les publications
essentiellement destinées aux professionnels et aux scientifiques, comme celles de
l'UHMS (Undersea and Hyperbaric Medical Society) Publication référence n° 69 du 3
janvier 1987 et intitulée "Hydrogen as a diving gas" éditée par Ralph W. BRAUER, et
de la compilation de textes sélectionnés par cette "Undersea Medical Society" en 1983,
regroupant et intitulée "Key documents of the biomedical aspects of deep sea diving"
de 1608 à 1982, et quelques autres, ont permis de déterminer certains critères de
limite d'utilisation de mélange de gaz contenant au moins à la fois de l'hydrogène
et de l'oxygène, celui-ci étant nécessaire à la respiration des plongeurs : il a été
en particulier relevé un risque de narcose au-delà de 2,5 MPa de pression partielle
d'hydrogène.
[0008] Ainsi, il a été envisagé assez récemment de rajouter de l'hydrogène dans le mélange
binaire de base, bien connu et utilisé industriellement depuis de nombreuses années,
et qui, appelé héliox, est un mélange d'hélium et d'oxygène : on obtient ainsi un
mélange ternaire, évoqué en introduction dans le cadre de la présentation d'une des
applications principales de l'invention, appelé hydréliox qui, lors des essais réalisés
dans des zones de profondeur accessibles avec des mélanges héliox, a montré qu'il
améliore de manière très significative l'efficacité et la capacité de travail des
plongeurs et, par voie de conséquence, leur sécurité et la fiabilité des interventions
sous-marines humaines. L'hydréliox permet également aux plongeurs d'intervenir efficacement
au-delà des limites de la plongée à l'héliox situées, au plan industriel, vers 350/450
mètres. Ainsi sous hydréliox, la profondeur record de moins 701 mètres a été atteinte
en 1992 au Centre d'Essais Hyperbares du déposant sous le contrôle de l'équipe du
Docteur X. FRUCTUS, certes en simulateur hyperbare.
[0009] A partir de ces différentes données expérimentales souvent effectuées à la limite
des possibilités du matériel et des capacités humaines des personnes se prêtant à
ces expériences, avec donc quelques prises de risques mais contrôlées obligatoirement
en permanence par des médecins et des scientifiques connaissant bien le problème,
les objectifs et le problème posé et que l'on veut résoudre dans la présente invention,
sont de déterminer d'une manière industrielle, répétitive, fiable, en toute sécurité
et par des professionnels mais non forcément scientifiques, à la fois les critères
d'utilisation des mélanges hydréliox, les compositions optimum de ceux-ci pour effectuer
un travail en toute sécurité et avec une efficacité la meilleure, les procédés de
plongée utilisant ces mélanges, les moyens de contrôler et de maîtriser la composition
de ceux-ci, en particulier par rapport au taux d'hydrogène et d'oxygène, et les installations
permettant de telles plongées.
[0010] De tels objectifs sont effectivement atteints par la présente invention, en particulier
par un procédé de mise en pression, d'alimentation pour effectuer une plongée d'intervention
sous-marine en mélange respiratoire à l'hydrogène, et de décompression d'une personne
effectuant ladite plongée, selon lequel :
- on pressurise ladite personne jusqu'à une pression P1 absolue d'au moins 0,45 MPa avec un premier type de mélanges respiratoires ne contenant
pas de l'hydrogène;
- on alimente au moins à partir de cette pression P1 ladite personne avec un deuxième type de mélanges respiratoires à la pression P en
fonction de la profondeur de plongée p à laquelle on fait descendre ladite personne,
lequel deuxième mélange respiratoire est de type hydréliox contenant de l'hydrogène
à une pression partielle minimum de 0,33 MPa, de l'oxygène à moins de 4% en volume,
de l'hélium à plus de 0,1 MPa de pression partielle et d'autres gaz tels que l'azote
à moins de 0,09 MPa de pression partielle totale :
- on évite de fournir ce deuxième type de mélanges respiratoires hydrogénés suivant
une composition qui situerait la plongée dans une des zones du syndrome nerveux des
hautes pressions ou de narcose :
- on maintient l'alimentation du mélange hydréliox ainsi obtenu à la pression P2 de
la profondeur de plongée p2 de l'intervention souhaitée et on autorise ladite personne
à effectuer l'intervention voulue à cette profondeur p2 ;
[0011] Dans le cas où, pour effectuer ladite plongée, on utilise une enceinte remplie de
gaz respiratoire maintenu à tout instant à la pression P voulue jusqu'à la profondeur
p
2, soit dans le cas de la plongée mixte tel que défini ci-après pour la reprise de
fuites d'hydrogène éventuelles qui se produiraient dans l'enceinte, soit dans le cas
de la plongée à saturation à l'hydrogène lors de la phase de décompression pour modifier
le taux d'hydrogène dans ladite enceinte, on fait circuler en boucle fermée ledit
mélange de gaz contenu dans celle-ci à travers au moins un circuit de traitement dans
lequel on le déshydrogène avant de le renvoyer dans l'enceinte; pour cela, on force
ledit mélange respiratoire dans ledit circuit de traitement grâce à un circulateur
et on fait traverser ainsi le mélange gazeux dans un réacteur à oxydation catalytique
avant de renvoyer le mélange de gaz ainsi déshydrogéné dans ladite enceinte.
[0012] Si on veut éliminer de grandes quantités d'hydrogène, c'est-à-dire dans le cas essentiellement
de la plongée en saturation avec un gaz hydréliox, après avoir fait traverser ledit
mélange gazeux dans le réacteur à oxydation catalytique, on condense l'eau, résultant
de l'oxydation avec l'hydrogène, dans un condenseur et on récupère celle-ci dans une
capacité distincte du circuit de traitement grâce à un séparateur, ce qui permet de
renvoyer le mélange de gaz non seulement déshydrogéné mais également déshumidifié
dans ladite enceinte.
[0013] Dans un mode préférentiel de réalisation, en cas d'alimentation en gaz respiratoire
en boucle fermée, soit à partir d'une enceinte soit directement avec le plongeur,
pour compenser la consommation d'oxygène métabolique de celui-ci, on rajoute l'oxygène
nécessaire dans le mélange respiratoire circulant dans ladite boucle fermée vers le
plongeur depuis une réserve extérieure haute pression et à travers un circuit oxygénateur,
tel que : par une première vanne de sécurité on remplit une capacité tampon d'un volume
donné par l'ouverture d'une vanne de charge amont, puis, quand la pression partielle
d'oxygène dans ledit mélange respiratoire qui est alors soit celui de ladite enceinte,
soit celui directement respiré par le plongeur, descend en dessous d'un seuil donné,
on ferme la vanne de charge et on n'ouvre qu'alors la vanne de décharge aval à travers
laquelle l'oxygène s'échappe dans ledit mélange à respirer, soit vers l'enceinte,
soit directement dans la boucle fermée d'alimentation du plongeur, par au moins une
autre vanne de sécurité.
[0014] Dans un mode de plongée particulier, on pressurise et on descend ladite personne
dans une enceinte que l'on appelle en ce cas tourelle, jusqu'à atteindre la pression
et la profondeur p
2 souhaitées, en utilisant des mélanges de gaz respiratoire ne contenant pas d'hydrogène;
on maintient un tel mélange non hydrogéné dans ladite enceinte pendant toute la durée
de l'intervention puis de la décompression; on alimente ladite personne en mélange
respiratoire de type hydréliox à l'aide d'un circuit distinct de ceux alimentant ladite
enceinte dès le moment où la personne doit sortir de ladite enceinte pour effectuer
son intervention et jusqu'à son retour dans cette enceinte.
[0015] Ce procédé de plongée est appelé de plongée mixte, au cours de laquelle le gaz respiratoire
permettant la pressurisation et la dépressurisation n'est pas hydrogéné et peut donc
être un gaz connu tel que de l'héliox, et on utilise le gaz hydrogéné hydréliox uniquement
pour la durée de l'intervention proprement dite : en ce cas, s'il s'agit de plongées
mixtes mais qui ne sont pas dites de saturation et qui sont effectuées de toute façon
à plus de 35 mètres de profondeur d'intervention, un mélange respiratoire suivant
la présente invention est tel qu'il comprend de l'oxygène à un taux inférieur à 4%,
de l 'hélium à une pression partielle au moins de 0,1 MPa, de l'hydrogène à la pression
partielle d'au moins de 0,33 MPa et d'au plus de 1,8 MPa, et d'autres gaz éventuels
tels l'azote avec une pression partielle totale inférieure à 0,09 MPa.
[0016] Dans le cadre de plongées mixtes telles que définies ci-dessus, mais au cours desquelles
il y a saturation, au moins à l'hélium, le mélange respiratoire hydréliox utilisé
répond aux mêmes critères de composition que ceux définis ci-dessus mais de plus,
le taux d'hydrogène doit être tel que sa pression partielle soit toujours inférieure
à 1,8 MPa pour des durées d'exposition inférieures à environ six heures et de préférence
inférieures à 1,2 MPa pour des durées supérieures.
[0017] Dans un mode préférentiel d'utilisation pour lequel la profondeur d'intervention
est au-delà de 50 mètres, ce qui est un usage plus conforme pour de telles utilisations
de l'hydréliox puisque cette profondeur est la limite internationale autorisée de
plongée à l'air, la pression partielle d'hydrogène utilisée est alors d'au moins 0,38
MPa. Cependant, on peut considérer que l'intérêt de l'utilisation de tels gaz hydréliox
n'intervient que pour des plongées d'intervention au-delà de 70 mètres, ce qui définit
alors une pression partielle d'hydrogène utilisée d'au moins 0,5 MPa.
[0018] Dans le cas de plongées qui ne seraient pas suivant un mode opératoire de plongée
mixte tel que défini ci-dessus, on pressurisera ledit plongeur depuis la pression
absolue P
1 minimum initiale jusqu'à la profondeur de plongée p2 de l'intervention souhaitée,
en alimentant ladite personne avec le deuxième type de mélange respiratoire de type
hydréliox dont on augmente la pression P en fonction de la profondeur équivalente
de plongée p à laquelle on fait descendre cette personne : ce deuxième type de mélange
de type hydréliox doit à tout moment respecter dans sa composition les taux et pourcentages
de gaz définis précédemment et on y rajoute des quantités suffisantes d'hélium et
d'hydrogène, soit simultanément, soit alternativement pour ne pas se situer dans une
des zones du syndrome nerveux des hautes pressions ou de narcose ; après l'intervention
voulue à ladite profondeur p2, on décomprime le plongeur en lui faisant respirer le
même type de mélange de gaz hydréliox qui respecte les proportions de composition
précédentes et jusqu'au plus la pression P
1 de 0,45 MPa à partir de laquelle on remplace le mélange hydréliox par tout autre
type de mélange respiratoire non hydrogéné.
[0019] On rappelle en effet, car cela est connu, qu'il existe deux types de procédé de plongée,
dont l'un est dit plongée d'intervention, et l'autre plongée en saturation et pour
lesquels les procédés de la présente invention peuvent s'appliquer suivant les différents
critères exposés précédemment et ci-après.
[0020] La plongée d'intervention consiste après chaque immersion, à revenir tout de suite
après en surface à la pression atmosphérique : elle peut s'effectuer, soit en scaphandre
autonome avec une réserve de gaz haute pression portée par le plongeur, en surface
demande pour laquelle le plongeur est relié à la surface par un ombilical qui l'alimente
en gaz respiratoire à partir d'une réserve de gaz haute pression, en tourelle humide
dite bulle de plongée équipée de réserve de gaz ou en tourelle hyperbare avec caisson
de décompression en surface.
[0021] La plongée en saturation consiste elle, à confiner les plongeurs dans un ou des caissons
hyperbares, situés en général en surface, à la pression hydrostatique équivalente
à la profondeur du chantier ou de l'opération sous-marine : chaque jour, les plongeurs
effectuent une intervention sous-marine avec transfert sous pression dans une tourelle
ascenseur; la décompression pour revenir à la pression atmosphérique n'intervient
alors qu'à la fin du chantier ou de la période autorisée de vie en saturation. La
plongée en saturation impose la mise en oeuvre d'équipement lourd, tel que caisson
hyperbare, tourelle, système de régénération, etc... La qualification d'état de saturation
peut être attribuée aux types de plongées dépassant une certaine durée d'intervention
au-delà de laquelle les phases de décompression sont de toute façon identiques, quelle
que soit la durée effective de plongée: ainsi, on peut considérer que, pour obtenir
une saturation à l'hydrogène, il faut respirer ce gaz à la pression d'opération au
moins pendant 6 heures : une durée de respiration de ce gaz en-dessous de cette période
ne sera donc pas considéré comme étant de la saturation à ce gaz. Ainsi, on prend
comme limite pratique de saturation les critères de courbes de décompression identiques,
même si cela ne correspond pas à ce qu'on peut appeler la saturation physiologique
des tissus qui est de considérer qu'il y a autant de gaz non consommé et donc non
métabolisé, dissous dans l'organisme que dans celui que l'on respire.
[0022] Les résultats des différents procédés, installations permettant de réaliser lesdits
procédés tels que décrits ci-après et les types de mélanges respiratoires pour les
applications déterminées ci-dessus, sont ainsi nouveaux et apportent la réponse aux
problèmes et aux objectifs définis précédemment, tout en répondant aux divers inconvénients
que peuvent poser des plongées avec des mélanges à l'hydrogène avec les objectifs
de sécurité, de fiabilité et d'efficacité du plongeur à la profondeur d'intervention
voulue, sachant que l'on peut considérer que la limite pratique pour de telles plongées
industrielles, peut être de 340 à 360 mètres, même si les procédés et installations
suivant la présente invention permettent des plongées jusqu'à 650 mètres.
[0023] La description et les figures ci-après représentent des exemples de réalisation et
d'installation mais n'ont aucun caractère limitatif, sauf en ce qui concerne le schéma
des mélanges gazeux et de procédé de plongée qui couvrent l'ensemble du domaine couvert
par la présente invention : d'autres réalisations techniques d'installations sont
bien sûr possibles dans le cadre de la portée et de l'étendue de cette invention,
en particulier suivant le type de plongée utilisée.
[0024] La figure 1 est un schéma d'ensemble de principe d'un type d'installation de plongée
avec caisson et tourelle d'intervention permettant d'appliquer le procédé de la présente
invention.
[0025] La figure 2 est un ensemble de courbes représentant le type de mélanges utilisables
suivant la présente invention et explicitant certaines étapes de procédés de celle-ci.
[0026] La figure 3 est un schéma d'un déshydrogénateur suivant l'invention.
[0027] La figure 4 est un schéma d'un oxygénateur suivant l'invention.
[0028] La figure 1 représente un schéma d'ensemble de principe d'un type d'installation
de plongée connu à ce jour avec un ensemble d'enceintes 1 de saturation de surface,
dits caissons de décompression, et une enceinte 5 sous-marine permettant de descendre
les plongeurs jusqu'à la profondeur voulue telle qu'une tourelle de plongée 5 ; cette
enceinte pourrait être également ce que l'on appelle une bulle de plongée dans laquelle
le plongeur peut s'abriter au moins au niveau de sa tête mais qui ne peut pas être
isolée du milieu dans lequel elle se situe contrairement à une tourelle de plongée,
telle que représentée sur la figure 1.
[0029] En effet, une telle tourelle de plongée 5 comporte une porte inférieure 9 qui permet
ainsi au plongeur qui est la personne 8 devant effectuer l'intervention une fois mis
à la pression P2,18, de plongée voulue de sortir de la tourelle 5, ladite tourelle
5 restant pressurisée et remplie du mélange respiratoire ayant permis ladite mise
en pression jusqu'à cette profondeur p2. Le plongeur est alors alimenté par un ombilical
12 :
- soit avec le même mélange respiratoire que celui remplissant ladite tourelle 5, ce
qui permet de rejeter dans celle-ci les gaz expirés ;
- soit dans le cas de la plongée mixte définie précédemment, avec un mélange respiratoire
différent de celui existant dans ladite tourelle ou bulle de plongée 5, lequel mélange
respiratoire étant alors fourni par des réserves embarquées sur ladite enceinte de
plongée 5, ou depuis la surface à travers un ombilical 13 reliant ladite enceinte
à la surface : dans ce cas, le gaz expiré par le plongeur est soit rejeté dans le
milieu ambiant par un circuit dit ouvert, soit récupéré en circuit fermé grâce à une
boucle le reliant à la surface par ledit ombilical 13.
[0030] Dans le cas des boucles d'alimentation en circuit fermé et de toutes façons pour
toute enceinte confinée, le mélange respiratoire est recyclé par un système de traitement
qui comprend alors au moins d'une part des équipements de régénération de gaz connus
pour éliminer en particulier le gaz carbonique et d'autre part un oxygénateur du type
de celui représenté sur la figure 4, spécifiquement dans le cadre de l'alimentation
d'une enceinte, mais qui peut être utilisé dans le cas d'une boucle fermée pour oxygéner
un mélange respiratoire indépendamment de l'enceinte.
[0031] Ladite tourelle 5 représentée sur la figure 1 peut comporter ainsi une boucle de
respiration extérieure 7 telle que justement un oxygénateur représenté sur la figure
4 et à l'intérieur de son enceinte en plus d'équipements connus de régénération, un
déshydrogénateur 6 tel que celui décrit sur la figure 3, surtout dans le cadre de
la plongée mixte, pour éliminer toute fuite d'hydrogène qui pourrait se dégager à
l'intérieur de l'enceinte 5 afin de maintenir le mélange respiratoire de celle-ci
non hydrogéné.
[0032] Comme indiqué précédemment, la compression ou la décompression du plongeur 8 jusqu'à
et depuis la profondeur 18 peut se faire dans ladite tourelle 5 mais de préférence
on effectue au moins la décompression dans un caisson de surface 1, en connectant
d'une manière étanche une porte latérale 10 de ladite tourelle 5 ramenée en surface
après fermeture de la porte inférieure 9 et maintenue à la pression de la profondeur
18, à une autre porte correspondante 11 dudit caisson.
[0033] Celui-ci est associé à un système de régénération 2 de type connu auquel peuvent
être reliés un oxygénateur 3 du type de celui décrit dans la figure 4 et un déshydrogénateur
4, tel que celui décrit dans la figure 3.
[0034] La figure 2 d'une part représente les différentes zones de mélanges respiratoires
définies par la présente invention et d'autre part permet d'expliciter le procédé
de mise en pression, d'alimentation et de décompression suivant la présente invention
: ainsi, les zones 19 et 20 représentées sont celles couvrant l'ensemble des mélanges
respiratoires hydréliox suivant l'invention avec en particulier la zone 19 jusqu'à
1,2 MPa de pression partielle d'hydrogène, utilisé de préférence pour des durées supérieures
à six heures, et la zone 20 pouvant aller jusqu'à 1,8 MPa pour des durées d'exposition
inférieures à celles-ci.
[0035] On pressurise en effet le plongeur 8 jusqu'à une pression absolue P1,14, d'au moins
0,45 MPa avec un premier type de mélanges respiratoires ne contenant pas de l'hydrogène
et on alimente au moins à partir de cette pression P1,14, ledit plongeur 8 avec un
deuxième type de mélanges respiratoires à la pression P fonction de la profondeur
de plongée p à laquelle on le fait descendre ; lequel deuxième mélange respiratoire
est de type hydréliox contenant de l'hydrogène à une pression partielle minimum de
0,33 Mpa, de l'oxygène à moins de 4% en volume, de l'hélium à plus de 0,1 Mpa de pression
partielle et d'autres gaz tels que l'azote à moins de 0,09 Mpa de pression partielle
totale. On évite en alimentation finale et/ou pendant la phase de compression lors
du rajout successif des gaz composant le mélange, de fournir le deuxième type de mélanges
respiratoires hydrogénés suivant une composition qui situerait la plongée dans une
des zones du syndrome nerveux des hautes pressions 16 ou de narcose 17.
[0036] On maintient ensuite le mélange hydréliox final ainsi obtenu à la pression P
2 18 de la profondeur de plongée p2 de l'intervention souhaitée et on autorise ladite
personne ou ledit plongeur à effectuer l'intervention voulue à cette profondeur p
2 en l'alimentant avec ce mélange.
[0037] Dans le cadre d'une plongée mixte, la pression P1,14, est confondue avec la pression
P2,18, à partir de laquelle pour l'intervention proprement dite, on alimente ledit
plongeur avec le mélange hydréliox suivant l'invention : dans le cas d'une plongée
non mixte, on alimente ledit plongeur en mélange hydréliox à partir d'une pression
P1,14, inférieure à la pression de plongée 18 et on augmente alors la pression P du
mélange respiratoire jusqu'à cette profondeur équivalente d'intervention 18 avec des
mélanges hydréliox respectant les taux et pourcentages de gaz de la présente invention.
[0038] La courbe représentée 21 en bas de la figure 2 en dessous des zones 19,20, de mélanges
hydréliox suivant l'invention est celle des mélanges binaires connus d'oxygène et
d'hydrogène. L'axe des abscisses de l'ensemble de ces courbes représente les pressions
partielles d'hydrogène en Mégapascal, et l'axe des ordonnées représente à gauche de
la figure la masse volumique du mélange respiratoire obtenu en grammes par décimètre
cube et à droite l'équivalent en mètres d'eau des mélanges d'air ayant les mêmes masses
volumiques que celles représentées sur l'échelle de gauche : on remarque ainsi qu'à
600 mètres de plongée en mélange hydréliox comportant 1,8 MPa de pression partielle
d'hydrogène suivant la présente invention, à la limite de la zone 20 définie précédemment,
le plongeur respire en fait un gaz ayant une masse volumique équivalente à une plongée
à l'air à 70 mètres.
[0039] Les courbes 15 sur la Figure 2 représentent pour des mêmes profondeurs données, de
60 mètres en 60 mètres, à titre d'exemple, la variation de la masse volumique de mélange
respiratoire suivant l'invention, en fonction de la pression partielle d'hydrogène
qu'il contient et figurant en abscisses : ces courbes sont bien sûr décroissantes
et linéaires à température constante.
[0040] Les figures 3 et 4 suivantes représentent des schémas de dispositifs suivant l'invention
permettant d'une part de pouvoir réaliser les procédés tels que définis précédemment
et d'autre part de maintenir les mélanges respiratoires suivant l'invention dans les
limites de composition indiquées ci-dessus.
[0041] En effet, sur la figure 3 est représenté un déshydrogénateur qui permet, soit de
modifier à la demande le taux d'hydrogène dans le caisson de saturation 1 en surface
lors de la phase de décompression par exemple, soit d'éliminer toute fuite d'hydrogène
dans le cas de la plongée mixte à l'intérieur d'une enceinte ou tourelle de plongée
5 : ce déshydrogénateur peut fonctionner seul ou associé à un régénérateur de gaz
pour l'élimination du gaz carbonique par exemple. Ladite enceinte 1,5, est reliée
audit déshydrogénateur respectivement 4,6 qui comporte au moins un circulateur qui
peut être, soit un circulateur à débit variable 28, soit un circulateur de type système
VENTURI 27, soit une combinaison des deux types. Le circuit de déshydrogénation comporte
également au moins un réacteur 22 à oxydation catalytique contenant du catalyseur
qui peut être à base de platine ou de palladium : le débit de gaz traversant ce réacteur
est contrôlé par une vanne automatique 29 pilotée par un régulateur électronique 30,
afin de maintenir un débit optimum pour l'efficacité dudit réacteur. Sa température
de fonctionnement est également contrôlée par ce dit régulateur électronique 30 et
sert de paramètre décisionnel pour la mise en sécurité automatique éventuelle du déshydrogénateur
en cas de dépassement de la température limite : on ferme alors les vannes de sécurité
31 isolant l'ensemble du circuit de l'enceinte 1,5, on injecte de l'hélium par une
vanne 43 dans ledit réacteur 22 et on purge ledit hélium par la vanne 44.
[0042] Les caractéristiques d'un déshydrogénateur peuvent permettre d'oxyder 20 Nm3 d'hydrogène
sous une pression de service pouvant atteindre 8 MPa avec une température de réaction
de 500°C. Un tel déshydrogénateur peut être ainsi installé dans une tourelle de plongée
5 pour éliminer toute fuite d'hydrogène éventuelle en provenance d'un circuit fermé
d'alimentation du plongeur en hydréliox pour une plongée mixte ; mais si on veut éliminer
de grandes capacités d'hydrogène comme dans le cas d'une enceinte 1,5 remplie complètement
du gaz respiratoire pouvant contenir de l'hydrogène, lors de la phase en particulier
de décompression, il faut pouvoir éliminer l'eau produite par ledit réacteur 22 :
pour cela, le circuit du déshydrogénateur comprend alors un condensateur 23 à la sortie
dudit réacteur 22, relié à un groupe froid 24 ainsi qu'à un séparateur 25 d'eau et
de gaz à la sortie dudit condensateur 23 qui permet de séparer l'eau de la phase gazeuse
; cette eau est récupérée dans une capacité 26 et est alors évacuée par contrôle automatique
du niveau grâce à une vanne de purge 32. Ledit régulateur électronique 30 assure le
contrôle de l'ensemble desdites vannes 29, 31, 32, 43 et 44 ainsi que des circulateurs
27, 28, du réacteur 22, du condensateur 23 et du groupe froid 24, et dudit séparateur
25.
[0043] La réoxygénation du mélange respiratoire soit dans une des deux enceintes, de surface
1 ou de plongée 5, ou également dans le cas d'une boucle fermée telle qu'indiquée
précédemment pour compenser la consommation métabolique d'oxygène des plongeurs 8,
est assurée suivant l'invention par un oxygénateur dont le schéma est représenté sur
la figure 4 : ladite boucle fermée ou ladite enceinte 1,5 est alors reliée à un oxygénateur
3 qui comporte au moins une capacité tampon 33 remplie d'oxygène munie d'un côté d'une
vanne de charge 42 et de l'autre d'une vanne de décharge 34, ainsi que des vannes
de sécurité 35 ; lesquelles vannes de charge et de décharge sont pilotées par un régulateur
37 relié à un capteur 38 de mesure du taux d'oxygène dans l'enceinte 1,5, ou dans
la boucle fermée alimentant ledit plongeur 8, et qui ouvre la vanne 34 quand ledit
taux tombe en dessous d'un seuil donné et uniquement quand la vanne 42 est fermée
; réciproquement, ladite vanne 42 ne peut être ouverte que quand la vanne 34 automatique
de décharge est fermée.
[0044] Le temps d'ouverture de ladite vanne 34 de décharge est fonction de l'écart entre
le point de consigne fixé sur le régulateur 37 et la valeur d'oxygène lue par les
capteur 38 et analyseur régulateur 37 avec un temps maximum d'ouverture inférieur
à la moitié du temps compris entre deux mesures d'oxygène : ainsi, seule une quantité
voulue d'oxygène sort 39 de l'oxygénateur via la vanne automatique de sécurité 35,
soit vers l'enceinte, soit dans la boucle fermée et sans qu'il y ait donc de risque
d'accumulation d'un taux d'oxygène trop élevé au même endroit dans un temps trop court.
L'arrivée d'oxygène 36 est assurée par des bouteilles de stockage situées à l'extérieur
de ladite enceinte 1,5, par exemple.
[0045] De plus, pour des raisons de sécurité et de garantie de fonctionnement du circuit
d'alimentation en oxygène ladite capacité tampon 33 peut être doublée avec un circuit
paralléle 40, au cas ou l'une des vannes automatiques de charge et de décharge 34,42
viendrait à faillir.
[0046] Au cas où le taux d'oxygène atteindrait 4% dans la zone d'injection, les vannes de
sécurité 35 se ferment automatiquement et une vanne 45 de décharge s'ouvre pour évacuer
et détendre, à l'extérieur de l'enceinte ou de la boucle fermée, la zone amont à la
vanne de sécurité de décharge 35 ; en cas d'arrêt de fonctionnement et pour des raisons
de sécurité, ces vannes ne peuvent être alors réarmées que manuellement de même que
le basculement de l'un à l'autre des circuits parallèles 33 et 40.
1. Procédé de mise en pression, d'alimentation pour effectuer une plongée d'intervention
sous-marine en mélange respiratoire à l'hydrogène, et de décompression d'une personne
(8) effectuant ladite plongée, caractérisé en ce que :
- on pressurise ladite personne jusqu'à une pression absolue P1 (14) d'au moins 0,45 MPa avec un premier type de mélanges respiratoires ne contenant
pas de l'hydrogène;
- on alimente au moins à partir de cette pression P1 (14) ladite personne (8) avec un deuxième type de mélanges respiratoires à la pression
P en fonction de la profondeur de plongée p à laquelle on fait descendre ladite personne,
lequel deuxième mélange respiratoire est de type hydréliox contenant de l'hydrogène
à une pression partielle minimum de 0,33 Mpa, de l'oxygène à moins de 4% en volume,
de l'hélium à plus de 0,1 Mpa de pression partielle et d'autres gaz tels que l'azote
à moins de 0,09 Mpa de pression partielle totale ;
- on évite de fournir ce deuxième type de mélanges respiratoires hydrogénés suivant
une composition qui situerait la plongée dans une des zones du syndrome nerveux des
hautes pressions (16) ou de narcose (17) ;
- on maintient l'alimentation du mélange hydréliox ainsi obtenu à la pression P2 (18) de la profondeur de plongée p2 de l'intervention souhaitée et on autorise ladite
personne à effectuer l'intervention voulue à cette profondeur p2.
2. Procédé selon la revendication 1, utilisant au moins une enceinte (1,5) remplie d'un
mélange de gaz respiratoire maintenu à tout instant à la pression P voulue, jusqu'à
la profondeur d' intervention p2 (18), caractérisé en ce qu'on fait circuler en boucle fermée ledit mélange de gaz
contenu dans cette enceinte à travers au moins un circuit de traitement (4, 6) dans
lequel on le déshydrogène avant de le renvoyer dans l'enceinte (1, 5).
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on déshydrogène ledit mélange
respiratoire à travers le circuit de traitement (4, 6) en forçant la circulation du
gaz grâce à un circulateur (27, 28) et on fait traverser ainsi le mélange gazeux dans
un réacteur (22) à oxydation catalytique avant de renvoyer le mélange de gaz ainsi
déshydrogéné dans ladite enceinte (1, 5).
4. Procédé selon la revendication 3 caractérisé en ce qu'après avoir fait traverser le
mélange gazeux dans ledit réacteur (22), on condense l'eau résultant de l'oxydation
avec l'hydrogène dans un condenseur (23) et on récupère celle-ci dans une capacité
(26) distincte du circuit de traitement (4, 6) grâce à un séparateur (25) avant de
renvoyer le mélange de gaz ainsi déshydrogéné (et déshumidifié) dans ladite enceinte
(1, 5).
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que :
- on pressurise et on descend ladite personne (8) dans une enceinte (5) jusqu'à atteindre
la pression et la profondeur p2 (18) d'intervention souhaitées en utilisant des mélanges de gaz respiratoire ne contenant
pas d'hydrogène;
- on maintient un tel mélange non hydrogéné dans ladite enceinte (5) pendant toute
la durée de l'intervention puis de la décompression;
- on alimente ladite personne (8) en mélange respiratoire de type hydréliox à l'aide
d'un circuit (12) distinct de ceux alimentant ladite enceinte (5) dès le moment où
la personne doit sortir de ladite enceinte (5) pour effectuer son intervention et
jusqu'à son retour dans cette enceinte.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, pour
pressuriser ladite personne depuis la pression absolue P1 (14) jusqu'à la pression
P2 d'intervention (18) :
- on augmente la pression P dudit mélange respiratoire hydréliox en fonction de la
profondeur équivalente de plongée p en respectant les taux et pourcentages de gaz
définis dans la revendication 1 et en rajoutant des quantités suffisantes d'hélium
et d'hydrogène, soit simultanément, soit alternativement pour ne pas se situer dans
une des zones du syndrome nerveux des hautes pressions (16) ou de narcose (17) ;
- après l'intervention voulue à ladite profondeur p2, on décomprime cette personne
(8) en lui faisant respirer un même type de mélanges de gaz hydréliox qui respecte
les proportions de composition précédentes et jusqu'au plus la pression P1 (14) de 0,45 MPa à partir de laquelle on remplace le mélange hydréliox par tout autre
type de mélange respiratoire non hydrogéné.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'on rajoute
de l'oxygène dans ledit mélange respiratoire depuis une réserve extérieure (36) à
haute pression à travers un circuit oxygénateur (3), tel que, par une première vanne
de sécurité (35) on remplit une capacité (33) tampon d'un volume donné par l'ouverture
d'une vanne de charge (42) amont, puis, quand la pression partielle d'oxygène dans
ledit mélange respiratoire descend en dessous d'un seuil donné, on ferme la vanne
de charge (42) et on n'ouvre qu'alors la vanne de décharge aval (34) à travers laquelle
l'oxygène s'échappe (39) dans ledit mélange à respirer par au moins une autre vanne
de sécurité (35).
8. Installation de mise en pression, d'alimentation pour effectuer une plongée d'intervention
sous-marine en mélange respiratoire à l'hydrogène, et de décompression d'une personne
(8) effectuant ladite plongée, comprenant au moins une enceinte (1,5) remplie d'un
mélange de gaz respiratoire pouvant contenir de l'hydrogène, caractérisée en ce que
ladite enceinte (1,5) est reliée à un déshydrogénateur (4,6) qui comporte au moins
un circulateur (27, 28) dudit mélange de gaz, un réacteur (22) à oxydation catalytique,
un condensateur (23) relié à un groupe froid (24), un séparateur (25) d'eau et du
gaz, une vanne de régulation (29), diverses vannes de sécurité (31) et un régulateur
électronique (30) de contrôle de l'ensemble desdites vannes, du circulateur, du réacteur,
du condensateur et du séparateur.
9. Installation de mise en pression, d'alimentation pour effectuer une plongée d'intervention
sous-marine en mélange respiratoire à l'hydrogène, et de décompression d'une personne
(8) effectuant ladite plongée, comprenant au moins une enceinte (1, 5) remplie d'un
mélange de gaz respiratoire pouvant contenir de l'hydrogène, caractérisée en ce que
ladite enceinte (1, 5) est reliée à un oxygénateur (3) qui comporte au moins une capacité
tampon (33) remplie d'oxygène munie d'un côté d'une vanne de charge (42) et de l'autre
d'une vanne de décharge (34), ainsi que des vannes de sécurité (35), lesquelles vannes
de charge et de décharge étant pilotées par un régulateur (37) relié à un capteur
(38) de mesure du taux d'oxygène dans l'enceinte et qui ouvre la vanne (34) quand
ledit taux tombe endessous d'un seuil donné et uniquement quand la vanne (42) est
fermée.
10. Mélange respiratoire comportant au moins de l'hélium et de l'oxygène pour des plongées
sous-marines dites mixtes et à plus de 35 m de profondeur, caractérisé en ce qu'il
comprend de l'oxygène à un taux inférieur à 4%, de l'hélium à une pression partielle
d'au moins 0,1 MPa, de l'hydrogène à une pression partielle d'au moins de 0,33 MPa
et au plus de 1,8 MPa, et d'autres gaz éventuels à une pression partielle totale inférieure
à 0,09 MPa.
11. Mélange respiratoire selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on utilise un
tel mélange à des profondeurs de plongée au-delà de 50 m avec de l'hydrogène à une
pression partielle de 0,38 MPa au moins.
1. Process of pressurization, of supply for effecting a dive for underwater intervention
with a breathing mixture with hydrogen, and of decompression of a person (8) making
said dive, characterized in that:
- said person is pressurized to an absolute pressure P1 (14) of at least 0.45 MPa with a first type of breathing mixtures not containing
hydrogen;
- said person (8) is supplied at least from this pressure P1 (14) with a second type of breathing mixtures at pressure P as a function of the
depth of dive p to which said person is lowered, which second breathing mixture is
of hydreliox type containing hydrogen at a minimum partial pressure of 0.33 MPa, oxygen
at less than 4% by volume, helium with a partial pressure of more than 0.1 MPa and
other gases such as nitrogen with a total partial pressure of less than 0.09 MPa;
- it is avoided to supply this second type of hydrogenated breathing mixtures in accordance
with a composition which would locate the dive in one of the zones of the high pressure
nervous syndrome (16) or of narcosis (17);
- the supply of the hydreliox mixture thus obtained is maintained at the pressure
P2 (18) of the depth of dive p2 of the desired intervention and said person is authorized
to make the desired intervention at this depth p2.
2. Process according to Claim 1, using at least one enclosure (1, 5) filled with a mixture
of breathing gas maintained at all times at the desired pressure P, down to the depth
of intervention p2 (18), characterized in that said mixture of gas contained in this
enclosure is made to circulate in a closed loop through at least one treatment circuit
(4, 6) in which it is dehydrogenated before being returned into enclosure (1, 5).
3. Process according to Claim 2, characterized in that said breathing mixture is dehydrogenated
through the treatment circuit (4, 6), by forcing the circulation of the gas thanks
to a circulator (27, 28) and the gaseous mixture is thus made to pass in a catalytic
oxidation reactor (22) before the mixture of gas thus dehydrogenated is returned in
said enclosure (1, 5).
4. Process according to Claim 3, characterized in that, after having caused the gazeous
mixture to pass in said reactor (22), the water resulting from oxidation with the
hydrogen is condensed in a condenser (23) and is recovered in a volume (26) distinct
from the treatment circuit (4, 6) thanks to a separator (25) before returning the
mixture of gas thus dehydrogenated (and dehumidified) in said enclosure (1, 5).
5. Process according to any one of Claims 2 to 4, characterized in that:
- said person (8) is pressurized and lowered in an enclosure (5) until the desired
pressure and depth p2 (18) of intervention are attained, using mixtures of breathing
gas not containing hydrogen;
- such a non-hydrogenated mixture is maintained in said enclosure (5) for the whole
duration of the intervention then of decompression;
- said person (8) is supplied with breathing mixture of hydreliox type with the aid
of a circuit (12) distinct from those supplying said enclosure (5) from the moment
when the person must leave said enclosure (5) to make his intervention, up to his
return in this enclosure.
6. Process according to any one of Claims 1 to 4, characterized in that, in order to
pressurize said person from absolute pressure P1 (14) up to pressure P2 for intervention
(18):
- the pressure P of said hydreliox breathing mixture is increased as a function of
the equivalent depth of dive p, respecting the rates and percentages of gas defined
in Claim 1 and adding sufficient quantities of helium and hydrogen, either simultaneously
or alternately in order not to be situated in one of the zones of the high pressure
nervous syndrome (16) or of narcosis (17);
- after the desired intervention at said depth p2, this person (8) is decompressed
by causing him to breathe the same type of mixtures of gases (hydreliox) which respects
the previous proportions of composition and up to at the most pressure P1 (14) of 0.45 MPa from which the hydreliox mixture is replaced by any other type of
non-hydrogenated breathing mixture.
7. Process according to any one of Claims 1 to 6, characterized in that oxygen is added
in said breathing mixture from an outside high-pressure reserve (36) through an oxygenator
circuit (3), such that, by a first safety valve (35), a buffer volume (33) is filled
with a given volume by opening an upstream charging valve (42) then, when the partial
pressure of oxygen in said breathing mixture descends below a given threshold, the
charging valve (42) is closed and only then is the downstream discharge valve (34)
opened through which the oxygen escapes (39) in said mixture to be breathed via at
least one other safety valve (35).
8. Installation for pressurizing, supplying with a view to effecting a dive for underwater
intervention with a breathing mixture including hydrogen, and for decompressing a
person (8) making said dive, comprising at least one enclosure (1, 5) filled with
a mixture of breathing gas which may contain hydrogen, characterized in that said
enclosure (1, 5) is connected to a dehydrogenator (4, 6) which comprises at least
one circulator (27, 28) for said mixture of gas, a catalytic oxidation reactor (22),
a condenser (23) connected to a cold unit (24), a water and gas separator (25), a
regulation valve (29), various safety valves (31) and an electronic regulator (30)
for monitoring all of said valves, circulator, reactor, condenser and separator.
9. Installation for pressurizing, supplying with a view to effecting a dive for underwater
intervention with a breathing mixture including hydrogen, and for decompressing a
person (8) making said dive, comprising at least one enclosure (1, 5) filled with
a mixture of breathing gas which may contain hydrogen, characterized in that said
enclosure (1, 5) is connected to an oxygenator (3) which comprises at least one buffer
volume (33) filled with oxygen provided on one side with a charging valve (42) and
on the other with a discharge valve (34), as well as safety valves (35), said charging
and discharge valves being piloted by a regulator (37) connected to a sensor (38)
for measuring the proportion of oxygen in the enclosure and which opens valve (34)
when said proportion falls below a given threshold and solely when the valve (42)
is closed.
10. Breathing mixture comprising at least helium and oxygen for so-called mixed underwater
dives and at more than 35 m depth, characterized in that it comprises oxygen at a
rate lower than 4%, helium with a partial pressure of at least 0.1 MPa, hydrogen with
a partial pressure of at least 0.33 MPa and at the most 1.8 MPa, and other possible
gases with a total partial pressure less than 0.09 MPa.
11. Breathing mixture according to Claim 10, characterized in that such a mixture is used
at diving depths beyond 50 m with hydrogen with a partial pressure of at least 0.38
MPa.
1. Verfahren, um eine Person, die mit einem wasserstoffhaltigen Atemluftgemisch einen
Tauchgang zur Ausführung eines Unterwassereingriffes durchführt, unter Druck zu setzen,
zu versorgen und zu dekomprimieren, damit sie diesen Tauchgang durchführen kann,
dadurch gekennzeichnet, daß
- für die Person bis zu einem absoluten Druck P1 (14) von mindestens 0,45 MPa mit einem ersten Typ von Atemluftgemischen, die keinen
Wasserstoff enthalten, normale Druckverhältnisse aufrechterhalten werden;
- die Person (8) mindestens ab diesem Druck P1 (14) mit einem zweiten Typ von Atemluftgemischen bei dem Druck P in Abhängigkeit
von der Tauchtiefe p, auf die die Person absteigt, versorgt wird, wobei das zweite
Atemluftgemisch von Hydreliox-Typ ist, das Wasserstoff mit einem Partialdruck von
mindestens 0,33 MPa, Sauerstoff von weniger als 4 Vol.-%, Helium von mehr als 0,1
MPa Partialdruck und weitere Gase, wie beispielsweise Stickstoff, von weniger als
0,09 MPa des gesamten Partialdrucks enthält;
- die Bereitstellung dieses zweiten Typs von wasserstoffhaltigen Atemluftgemischen
in einer Zusammensetzung vermieden wird, die den Tauchgang in einen der Bereiche des
durch hohe Drücke ausgelösten Nervensyndroms (16) oder der Narkose (17) bringen würde;
- die Versorgung mit dem Hydreliox-Gemisch, das bei dem Druck P2 (18) der Tauchtiefe p2 des gewünschten Eingriffs hergestellt wurde, aufrechterhalten wird, und die Person
den gewünschten Eingriff bei dieser Tiefe p2 durchführen kann.
2. Verfahren nach Anspruch 1, wobei mindestens eine Kammer (1, 5) verwendet wird, die
mit einem Gemisch von Atemluftgasen gefüllt ist und bis zur Tiefe des Eingriffs p2 (18) in jedem Moment auf dem gewünschten Druck P gehalten wird, dadurch gekennzeichnet,
daß das in der Kammer enthaltene Gasgemisch in einem geschlossenen Kreis über mindestens
einen Behandlungskreislauf (4, 6) umlaufen gelassen wird, in welchem der Wasserstoff
entzogen wird, bevor das Gasgemisch in die Kammer (1, 5) zurückgeleitet wird.
3. Verfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß dem Atemluftgemisch über den
Behandlungskreislauf (4, 6) der Wasserstoff entzogen wird, indem der Umlauf des Gases
über eine Zirkuliervorrichtung (27, 28) bewirkt wird und das Gasgemisch in einen Reaktor
(22) zur katalytischen Oxidation geleitet wird, bevor das Gasgemisch, dem so der Wasserstoff
entzogen wurde, in die Kammer (1, 5) zurückgeleitet wird.
4. Verfahren nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß das aus der Oxidation des Wasserstoffs
resultierende Wasser in einer Kondensationsvorrichtung (23) kondensiert wird, nachdem
das Gasgemisch in den Reaktor (22) geleitet wurde, und das Wasser über einen Abscheider
(25) in einem vom Behandlungskreislauf (4, 6) getrennten Raum (26) gesammelt wird,
bevor das Gasgemisch, dem so der Wasserstoff (und die Feuchtigkeit) entzogen wurde,
in die Kammer (1, 5) zurückgeleitet wird.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 2 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß:
- die Person (8) in einer Kammer (5) bis zum Erreichen des gewünschten Drucks und
der gewünschten Tiefe p2 (18) des Eingriffs unter normale Druckverhältnisse gesetzt wird und absteigen gelassen
wird, wobei Gemische von Atemluftgasen verwendet werden, die keinen Wasserstoff enthalten;
- dieses nicht wasserstoffhaltige Gemisch in der Kammer (5) während der gesamten Dauer
des Eingriffs und der anschließenden Dekompression beibehalten wird;
- die Person (8) mit einem Atemluftgemisch vom Hydreliox-Typ über einen Kreislauf
(12), der von den Kreisläufen, die die Kammer (5) versorgen, verschieden ist, von
dem Moment an, bei dem die Person die Kammer (5) zur Durchführung des Eingriffs verlassen
muß, bis zu ihrer Rückkehr in die Kammer versorgt wird.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß:
- der Druck P des Hydreliox-Atemluftgemisches in Abhängigkeit von der Tauchtiefe p
erhöht wird, wobei die in Anspruch 1 definierten Anteile und Prozentzahlen der Gase
beachtet werden und ausreichende Mengen Helium und Wasserstoff entweder gleichzeitig
oder abwechselnd so zugefügt werden, daß man sich nicht in einem der Bereiche des
durch hohe Drücke verursachten Nervensyndroms (16) oder der Narkose (17) befindet,
- nach dem gewünschten Eingriff bei der Tauchtiefe p2 die Person (8) dekomprimiert wird, indem sie den gleichen Typ von Hydreliox-Gasgemischen
atmen gelassen wird, der die vorherigen Anteile der Zusammensetzung einhält, jedoch
höchstens bis zum Druck P1 (14) von 0,45 MPa, ab dem das Hydreliox-Gemisch durch beliebige andere Typen nicht
wasserstoffhaltiger Atemluftgemische ersetzt wird,
um für die Person vom absoluten Druck P1 (14) bis zum Druck P2 des Eingriffs (18) normale Druckverhältnisse aufrecht zu erhalten.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß der Sauerstoff
dem Atemluftgemisch aus einem externen Hochdruck-Vorratsbehälter (36) über einen Sauerstoffzufuhrkreislauf
(3) in einer Weise zugeführt wird, daß über ein erstes Sicherheitsventil (35) ein
Pufferraum (33) eines gegebenen Volumens durch Öffnen eines Einlaßventils (42) stromaufwärts
gefüllt wird, dann, wenn der Sauerstoffpartialdruck in dem Atemluftgemisch unter einen
gegebenen Schwellenwert fällt, das Einlaßventil (42) geschlossen wird und erst jetzt
das Ablaßventil (34) stromab geöffnet wird, über das der Sauerstoff (39) über mindestens
ein weiteres Sicherheitsventil (35) in das zu atmende Gemisch strömt.
8. Vorrichtung, um eine Person (8), die mit einem wasserstoffhaltigen Atemluftgemisch
einen Tauchgang zur Ausführung eines Unterwassereingriffs durchführt, unter Druck
zu setzen, zur Durchführung dieses Tauchgangs zu versorgen und zu dekomprimieren,
die mindestens eine Kammer (1, 5) aufweist, die mit einem Atemluftgasgemisch gefüllt
ist, das Wasserstoff enthalten kann, dadurch gekennzeichnet, daß die Kammer (1, 5)
mit einer Vorrichtung zum Wasserstoffentzug (4, 6) verbunden ist, welche mindestens
eine Zirkuliervorrichtung (27, 28) für das Gasgemisch, einen Reaktionsraum (22) für
die katalytische Oxidation, eine Kondensationsvorrichtung (23), die mit einer Kälteeinheit
(24) verbunden ist, einen Abscheider (25), um das Wasser und das Gas zu trennen, ein
Regelventil (29), verschiedene Sicherheitsventile (31) und einen elektronischen Reger
(30), der die gesamten Ventile, die Zirkuliervorrichtung, den Reaktor, die Kondensationsvorrichtung
und den Abscheider steuert, aufweist.
9. Vorrichtung, um eine Person (8), die mit einem wasserstoffhaltigen Atemluftgemisch
einen Tauchgang zur Ausführung eines Unterwassereingriffs durchführt, unter Druck
zu setzen, zur Durchführung eines Tauchgangs zu versorgen, und zu dekomprimieren,
die mindestens eine Kammer (1, 5) aufweist, die mit einem Atemluftgemisch gefüllt
ist, das Wasserstoff enthalten kann, dadurch gekennzeichnet, daß die Kammer (1, 5)
mit einer Vorrichtung zur Sauerstoffzufuhr (3) verbunden ist, die mindestens ein Puffervolumen
(33) aufweist, das mit Sauerstoff gefüllt ist, an einer Seite mit einem Einlaßventil
(42) und an der anderen Seite mit einem Auslaßventil (34) versehen ist und Sicherheitsventile
(35) aufweist, wobei das Einlaßventil und das Auslaßventil über einen Regler (37)
gesteuert werden, der mit einem Meßfühler (38) zur Bestimmung des Sauerstoffgehalts
in der Kammer verbunden ist und der das Ventil (34) öffnet, wenn der Sauerstoffgehalt
unter einen gegebenen Schwellenwert fällt, jedoch nur, wenn das Ventil (42) geschlossen
ist.
10. Atemluftgemisch, das zumindest Helium und Sauerstoff enthält, für sogenannte gemischte
Tauchgänge von mehr als 35 m Tiefe, dadurch gekennzeichnet, daß es Sauerstoff mit
einem Gehalt unter 4 %, Helium mit einem Partialdruck von mindestens 0,1 MPa, Wasserstoff
mit einem Partialdruck von mindestens 0,33 MPa und höchstens 1,8 MPa und weitere gegebenenfalls
vorliegende Gase mit einem Gesamtpartialdruck von unter 0,09 MPa enthält.
11. Atemluftgemisch nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, daß das Gemisch bei Tauchtiefen
über 50 m mit Wasserstoff bei einem Partialdruck von mindestens 0,38 MPa verwendet
wird.