Domaine technique
[0001] L'invention définie dans les revendications concerne un dispositif fixe d'atténuation
des bruits générés par des sources mobiles, plus précisément des moyens de transports
tels que les avions ou les transports terrestres.
Technique antérieure
[0002] Le bruit des transports est la principale nuisance subie dans l'habitation, à l'intérieur,
fenêtres ouvertes et à l'extérieur dans les jardins, parcs, espaces verts et terrasses.
Cette nuisance s'accroit inexorablement au fil du temps dans la plupart des sites
urbains ou périurbains du fait de l'augmentation du trafic liée notamment aux performances
des véhicules, ce malgré l'amélioration constante de leur bruit intrinsèque.
[0003] Compte tenu de la nature physique du son, c'est-à-dire une onde de pression propagée
"mécaniquement" dans l'air, on est conduit à constater que la seule façon de se protéger
du bruit est de se placer à l'abri d'un écran, interposé entre la source de bruit
et la zone à protéger. Cet écran réfléchit ou absorbe le son reçu.
[0004] Cette solution est majoritairement utilisée que ce soit avec des murs de propriété
ou avec des murs "anti-bruit", le long des voies de circulation. Lorsqu'elle est économiquement
et esthétiquement acceptable, cette solution est satisfaisante. Malheureusement, ses
performances sont limitées par l'effet de diffraction du son derrière l'écran, dont
les effets sont essentiellement liés à l'envergure de l'écran et à la distance entre
la source de bruit (ou la zone à protéger) et l'écran, ces distances étant rapportées
à la longueur d'onde du son à atténuer. Mais pour les bruits d'avions au décollage,
un écran permettant une bonne protection n'est généralement pas acceptable architecturalement.
[0005] Dans tous les cas, l'opacité optique des écrans entraine une privation de la vue
et de la lumière souvent inacceptable. Enfin, la réflexion des bruits incidents augmente
l'intensité sonore pour le voisinage et interdit souvent l'utilisation d'une telle
solution.
[0006] Ces raisons créent un besoin d'écrans acoustiques plus légers, aérés et transparents,
et adaptés en vue de leur insertion dans un ensemble architectural ou une réalisation
industrielle.
[0007] Dans cet esprit, il est possible de diminuer le bruit émis par des sources en leur
adjoignant un dispositif générant une onde sonore opposée, qui interférant, se combinant
avec l'onde initiale diminue l'intensité sonore totale de l'ensemble. Cette combinaison
est possible, du fait que la source annexe, asservie à la source principale, génère
des ondes de même origine, donc de même géométrie. Ce dispositif est notamment appliqué
à des échappements de voiture. A fortiori, il permet d'équiper des installations fixes
de machines émettrices de bruit, telles que des bouches industrielles d'échappement
de gaz, ou les sorties soufflantes de conditionneurs d'air tels que décrites dans
le brevet EP-A-0 557 071. Ces dispositifs pour être efficaces, nécessitent d'être
attachés à la source principale de bruit, ce qui est inconcevable sur bon nombre de
moyens de transport, dont notamment les avions.
[0008] Il a également été proposé des dispositifs fixes, destinés à être installés au niveau
d'une zone que l'on souhaite protéger. Par exemple dans le document FR-A-1.494.967,
on décrit un dispositif électro-acoustique général d'absorption des sons et bruits
comprenant une pluralité de sources sonores secondaires, constituées chacune d'un
microphone dirigé vers la source sonore à neutraliser, d'un amplificateur, et d'un
haut-parleur dirigé vers la zone à protéger, destinée à émettre en direction de ladite
zone un signal sonore de même amplitude mais de signe opposé.
[0009] Mais ce dispositif suppose que les sources secondaires soient distribuées sur une
surface fermée couvrant totalement le volume à protéger, ce qui n'est pas le cas d'un
écran dont les effets de bords sont à prendre en compte de manière déterminante.
[0010] Par ailleurs, il suppose que le centre acoustique des microphones coïncide avec celui
des haut-parleurs associés, ce qui est pratiquement irréalisable pour les deux raisons
suivantes :
- le système microphonique doit discriminer suffisamment la pression de l'onde incidente
de bruit par-rapport à la pression de l'onde de contre-bruit générée par le haut-parleur
associé, ce qui nécessite un nombre prohibitif de microphones ;
- la coïncidence des centres acoustiques ne laisse aucun délai au sigal capté pour être
appliquer au haut-parleur, ce qui ne permet pas de compenser le temps de propagation
de groupe des ondes dans les structures vibrantes du haut-parleur, et interdit tout
traitement préalable du signal.
[0011] L'invention pallie tous ces inconvénients.
[0012] Le problème que se propose donc de résoudre l'invention est celui de la compensation,
au niveau d'une zone déterminée, des ondes de bruit émises par des sources lointaines,
ces ondes étant sensiblement planes au niveau de la zone à protéger.
[0013] En d'autres termes, il se pose le problème de générer des ondes à très grand rayon
de courbure au moyen de sources électro-acoustiques situées relativement près de la
zone à protéger, donc générant intrinsèquement des ondes à petit rayon de courbure
relatif.
Exposé de l'invention
[0014] L'objet de l'invention est de permettre la protection d'une aire extérieure vis à
vis du bruit issu de sources sonores situées à distance, par exemple en altitude,
telle que notamment les bruits d'avions à proximité d'une piste d'aéroport (en décollage,
atterrissage ou survol).
[0015] L'invention concerne un dispositif actif d'atténuation de l'intensité sonore au niveau
d'une zone déterminée, par émission d'ondes de contre-bruit, du type comprenant:
- un ensemble de capteurs susceptible de déterminer les signaux et les directions des
ondes émises par les sources de bruit éloignées ;
- des moyens pour traiter les signaux issus desdits capteurs, et pour générer des signaux
correspondants aux ondes de contre-bruit;
- un ensemble de sources électro-acoustiques connectées auxdits moyens, susceptibles
d'émettre des ondes de contre-bruit dans la même direction et dans le même sens que
les ondes incidentes, les capteurs et les sources électro-acoustiques étant placés
de telle façon que les ondes incidentes atteignent préalablement les capteurs.
[0016] Ce dispositif se
caractérise en ce que les sources électro-acoustiques sont installées dans l'espace proche de
la zone à protéger et,
en ce que les ondes de contre-bruit émises par l'ensemble des sources électro-acoustiques
se combinent pour former les ondes admettant les ondes incidentes pour enveloppes.
[0017] Autrement dit, le dispositif est composé de plusieurs capteurs et sources sonores
aptes à reproduire les caractéristisques de l'onde incidente et à émettre une onde
opposée. Ces sources sonores sont placées autour et au-dessus de la zone à protéger
qu'elles ne recouvrent que partiellement.
[0018] L'invention consiste à disposer les différentes sources les unes par rapport aux
autres de telle façon que la combinaison des ondes émises par chaque source prenne
la forme d'une onde quasi-plane la plus proche de la géométrie de l'onde incidente.
Donc, par rapport à l'onde à neutraliser, l'onde de contre-bruit résultante est non
seulement d'amplitude égale et de signe opposé, mais encore et surtout elle possède
une courbure similaire. Ainsi, dans tout le volume à protéger, l'onde de contre-bruit
et l'onde incidente se compensent géométriquement et en amplitude, réalisant ainsi
les deux conditions nécessaires à la réduction de l'intensité du champ sonore par
leur interférence.
[0019] Avantageusement, le dispositif comprend également au moins un capteur placé au niveau
de la zone à insonoriser, et relié aux moyens de traitement, permettant ainsi la régulation
optimale de l'onde de contre-bruit au niveau de la zone à traiter, par commande d'une
boucle de rétroaction permettant d'adapter en permanence les gains et retards du signal
de contre-bruit.
[0020] Dans une forme de réalisation pratique, les sources acoustiques sont rassemblées
par sous-ensembles et alignés selon un axe commun. Cet axe peut être rigide, comme
par exemple un mât, ou bien un câble tendu. On obtient des résultats satisfaisants
pour un nombre de hauts-parleurs compris entre 4 et 10 par sous-ensemble, et préférentiellement
voisin de 8.
[0021] En pratique, chaque sous-ensemble de source est placé à une distance verticale ou
transversale de la zone à protéger, comprise entre 3 et 20 mètres, de préférence entre
3 et 12 mètres, et la surface unitaire protégée par un sous-ensemble est comprise
entre 10 et 30 m
2.
[0022] En effet, dans ces conditions, l'onde résultant des interférences entre les différentes
sources sonores présente un front avant quasi-plan suffisamment couvrant vis à vis
du volume sous-jacent.
[0023] Entre 5 et 12 m, on réalise un bon compromis entre le nombre de sources nécessaires,
la planéité de l'onde résultante, les possibilités de fixation et la surface couvrante.
[0024] Les capteurs sont placés suffisament en amont de l'émetteur acoustique pour que le
temps de parcours de l'onde incidente entre le capteur et le haut-parleur le plus
proche de l'émetteur soit supérieur au temps d'élaboration de l'onde de contre-bruit.
[0025] Avantageusement, les microphones utilisés ont un diagramme de directivité présentant
un minimum de sensibilité dans le demi-espace dirigé vers l'émetteur, de façon à se
prémunir à la fois des ondes réfléchies par le sol et les obstacles proches, mais
aussi du rayonnement arrière des sources de contre-bruit.
[0026] En d'autres termes, l'invention consiste à disposer au-dessus de la zone protégée,
un ensemble de sources électro-acoustiques émettant chacune une onde de contre-bruit,
les différentes ondes de contre-bruit émises se combinant afin de former une onde
de contre-bruit résultante dont le rayon de courbure se rapproche de celui de l'onde
incidente, de manière à ce que cette onde enveloppe son front avant combiné.
[0027] On conçoit aisément que l'onde de contre-bruit émise par chaque ensemble de sources
reste ainsi tangente à l'onde incidente normalement à la direction de propagation
de cette onde, mais sur une portion de surface limitée de cette onde, correspondant
en quelque sorte à "l'ombre portée" de l'ensemble de source sur cette onde. A l'intérieur
même de cette surface, se pose un problème dû à la contribution latérale, c'est-à-dire
dans les directions biaises par rapport à la direction de propagation de l'onde incidente,
des ensembles de sources adjacents, dont le rayonnement recouvre en quelque sorte
le signal utile de contre-bruit. Pour résoudre ce problème, il est nécessaire de disposer
de sources électro-acoustiques présentant une directivité accrue, ce qui est obtenu
en ce que chaque sous-ensemble acoustique comporte au moins quatre sources disposées
verticalement sur chaque mât et commandées par des signaux décalés dans le temps.
De cette manière, la directivité est préférentiellement orientée dans la direction
d'alignement des sources acoustiques. On parvient à maîtriser ainsi les influences
latérales des sources adjacentes entre elles.
[0028] Bien entendu, l'invention n'est pas simplement limitée à l'atténuation des ondes
sonores incidentes se propageant verticalement, ou plus généralement parallèlement
aux axes des mâts. Ainsi, afin d'adapter la direction de l'onde de contre-bruit constituée
par la somme des ondes émises par chaque source de chaque sous-ensemble, les décalages
dans le temps entre la commande de chacune de ces sources sont fonction de l'angle
d'incidence de l'onde incidente.
[0029] Comme on le sait, le champ de pression rayonné par une membrane vibrante est une
fonction en inverse de la distance du point considéré à la membrane. Plus précisément,
le mécanisme de rayonnement correspond à un effet intégrant sur le domaine géométrique
des sources élémentaires.
[0030] De manière plus globale, si l'on considère l'ensemble des membranes constituant un
sous-ensemble de sources, puis l'ensemble des sous-ensembles de sources, le mécanisme
total de rayonnement correspond à un effet intégrant sur le domaine géométrique d'ensemble
des membranes. Les signaux de contre-bruit délivrés par ces membranes étant convenablement
décalés dans le temps pour assurer la concomitance de l'onde globale de contre-bruit
avec l'onde d'incidence de bruit, l'effet intégrant spatial sur l'ensemble des membranes
se traduit par un effet intégrant sur le temps du signal global de contre-bruit fourni.
[0031] Ainsi, selon une autre caractéristique importante de l'invention, chaque source électro-acoustique
est commandée de telle façon que l'accélération de la membrane de la source électro-acoustique
est proportionnelle à la dérivée du signal de pression de contre-bruit. Ainsi, de
par le mécanisme de rayonnement global, on obtient bien le signal de contre-bruit
souhaité.
[0032] Comme déjà dit, l'onde de contre-bruit résultant de la combinaison des différentes
ondes de contre-bruit élémentaire est censée prendre pour enveloppe l'onde de bruit
incidente. On conçoit aisément que l'invention doit résoudre un problème de concomitance
au niveau des portions d'ondes situées entre les zones de contact. En effet, les ondes
élémentaires rayonnées étant quasi-sphériques, il se pose un problème de décalage
dans le temps dans ces zones entre les points du front d'onde incident et ceux des
ondes de contre-bruit.
[0033] Ainsi, le signal de contre-bruit émis est la filtrée linéaire du signal de l'onde
incidente, par un filtre adapté en permanence à ce signal, ledit filtre étant destiné
à élargir dans le temps la fonction d'intercorrélation entre le signal de bruit et
le signal de contre-bruit.
[0034] En d'autres termes, selon cette autre caractéristique de l'invention, le signal de
contre-bruit émis n'est pas strictement égal à l'opposé du signal de bruit à combattre.
En effet, approximativement, en constituant un signal de contre-bruit comportant une
fraction correspondant à l'opposé du signal de bruit et une fraction complémentaire
correspondant à l'opposé du signal de bruit légèrement avancée dans le temps, on assure,
selon un critère énergétique, la concomitance temporelle des différentes ondes de
contre-bruit émises, ceci dans une plage de fréquence déterminée.
[0035] L'invention décrite correspond à une source de bruit unique, de type avion au décollage,
dont on capte l'onde de pression, et l'on mesure simultanément l'indicence par exemple
par intracorrélation des signaux sur une base horizontale de deux microphones.
[0036] Dans le cas où l'invention est appliquée à des sources multiples de type tronçon
d'axe de circulation routier par exemple, il est nécessaire de séparer les caractéristiques
de chaque source : signal de pression et angle d'incidence afin de les appliquer simultanément,
mais séparément au système anti-bruit décrit. Pour capter ces signaux, il est nécessaire
d'appliquer un filtrage spatio-temporel des signaux en accroissant le nombre de microphones
de la base pour en extraire les informations requises pour piloter le système.
Description sommaire des dessins
[0037] La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent
ressortiront mieux de l'exemple de réalisation qui suit, à l'appui des figures annexées.
[0038] La figure 1 est une vue générale d'une habitation équipée de divers dispositifs conformes
à l'invention.
[0039] La figure 2 est un diagramme schématique illustrant les différentes phases du traitement
conforme à l'invention.
[0040] La figure 3 est un diagramme schématique permettant de visualiser la réponse d'un
sous-ensemble de sources disposées et commandées conformément à l'invention.
[0041] La figure 4 est une diagramme schématique montrant la génération d'ondes de contre-bruit
par un ensemble de mâts équipés de sources conformes à l'invention.
[0042] La figure 5 est un graphique comparatif représentant les densités spectrales de bruit
respectivement d'un avion mesurée lors de la phase de décollage, et du signal résultant
lors de l'ajout de l'onde de contre-bruit.
[0043] La figure 6 est un graphique représentant la fonction d'autocorrélation d'un tel
bruit dans un intervalle symétrique d'amplitude ± 3 millisecondes.
[0044] La figure 7 est un graphique montrant la fonction d'autocorrélation du signal de
contrebruit obtenu après application de la fonctionnelle conforme à l'invention sur
la même échelle de temps.
Manière de réaliser de l'invention
[0045] Le dispositif selon l'invention a pour objet de former un écran actif à diverses
sources de bruit, notamment les bruits engendrés par les moyens de transports, tel
qu'un avion au décollage. Il est plus particulièrement destiné à protéger des espaces
ouverts tels que terrasses, façades d'habitation, jardins, parcs ou espaces récréatifs.
[0046] Comme représenté à la figure 1, le dispositif (1) conforme à l'invention comporte
plusieurs sous-ensembles de sources sonores installées en divers emplacements, à savoir
:
- sur un mur à la manière d'une applique ou d'un projecteur ou d'une suspension (A)
;
- fixées au sommet d'un mât à la manière d'un lampadaire (B) ;
- ou, dans des variantes non illustrées, fixées aux branches d'un arbre tel un projecteur.
[0047] Le dispositif (1) selon l'invention est destiné à combattre les nuisances sonores,
générées par des bruits d'avions (voir figure 2). Les ondes émises (20) par les avions
ont comme caractéristique principale d'être quasi-planes et cohérentes au niveau d'une
zone de surface limitée, c'est-à-dire une aire dont les dimensions sont de quelques
dizaines de mètres. Le dispositif fonctionne donc en générant une onde aussi plane
que possible et opposée à l'onde incidente (20). Comme il est impossible d'obtenir
une onde quasi-plane avec une source ponctuelle à distance finie, l'invention combine
l'utilisation de plusieurs sources sonores (2) pour obtenir une onde s'en rapprochant
suffisamment pour obtenir en tout point de la zone protégée, l'effet de compensation
voulu.
[0048] Les sources, c'est-à-dire les groupes de haut-parleurs, telles que décrites ont leurs
barycentres répartis sur une surface fictive couvrant la zone à protéger, selon la
forme de cette zone et les directions des ondes incidentes. Leur nombre est fixé par
la distance minimale à respecter entre chacune d'elles pour réaliser la planéité requise
de l'onde de contre-bruit.
[0049] D'un point de vue matériel, les sources sont regroupées en sous-ensembles portés
par des mâts (4) de manière à former une sorte de lampadaire d'une hauteur de 10 à
8 mètres pour un maillage carré de 4 à 5 mètres de côté. On a observé qu'on obtenait
de très bons résultats en utilisant un nombre de haut-parleurs (2) par mât voisin
de 10, chacun des haut-parleurs étant séparé de son voisin (2a) d'environ 70 cm, cet
écartement se traduit au niveau du décalage de commande de haut-parleurs successifs
par un intervalle de 2 millisecondes.
[0050] Dans une autre forme de réalisation pratique non illustrée, les sous-ensembles sont
montés sur des mâts suspendus à une structure ne présentant que quelques points d'appui
au sol. Typiquement, ces mâts ne présentent également une longueur utile voisine de
7 mètres et l'extémité basse de chaque mât culmine à environ 3 mètres au-dessus du
sol. Ce mode de réalisation laisse l'espace libre à la circulation des personnes et
apparaît préférable pour les grandes aires à protéger.
Principes de fonctionnement de l'invention
[0051] Les sous-ensembles décrits ci-avant fonctionnement dans un mode direct, en ce sens
qu'ils génèrent des ondes acoustiques directement opposées aux ondes de bruit des
avions. A une surpression incidente, ils réagissent par une dépression d'amplitude
égale. Ils captent les ondes incidentes en amont du système de haut-parleurs, dans
lesquels sont injectés des signaux appropriés, propres à créer l'effet opposé recherché,
en tout point de la zone protégée et en synchronisme avec l'onde incidente.
[0052] Le bon fonctionnement de tels sous-ensembles, mesuré par les performances d'atténuation
du bruit obtenus (à situer entre 10 et 20 dB soit 1/10 à 1/100 de puissance acoustique),
implique que leur mode de réalisation réponde à des exigences physiques essentielles
suivantes.
1) Le signal de contre-bruit doit être particulièrement fidèle vis à vis du signal
de bruit à atténuer. Ceci impose des performances draconiennes à la chaîne de reproduction
acoustique. Typiquement, on évalue qu'il est nécessaire d'avoir entre le signal de
contre-bruit et le bruit un coefficient de corrélation supérieur à 0,995 pour atteindre
une performance d'atténuation de 20 dB, ce qui implique des distorsions de la chaîne
au plus de quelques millièmes (distorsions linéaire et non linéaire).
2) Une exigence de cohérence spatiale du système d'ondes de contre-bruit (22) généré
par les sous-ensembles vis à vis des ondes de bruit émanant de l'avion. L'onde incidente
est à fort rayon de courbure, typiquement plusieurs centaines de mètres. Les ondes
générées par les sous-ensembles sont de rayon beaucoup plus faibles, typiquement de
3 à 10 mètres, ce qui correspond à la hauteur à laquelle sont placés ces sous-ensembles.
Ces ondes de contre-bruit doivent donc être combinées pour "envelopper géométriquement"
les ondes de bruit. Cette cohérence spatiale nécessite de résoudre les deux problèmes
suivants.
a) Un problème d'homogénéité : l'amplitude au point P (cf figure 3) où se superposent
les deux ondes d'anti-bruit, doit être égale à l'amplitude aux points de tangence
M et N, typiquement à 10 % pour obtenir une atténuation minimale de 20 dB.
b) Un problème de concomitance : l'onde d'anti-bruit créée en P est en retard par
rapport à l'onde de bruit en P', donc non rigoureusement opposée. Typiquement on exige
qu'une perte de corrélation soit inférieure à 5.10-3 pour obtenir une atténuation de 20 dB.
[0053] Si l'exigence de cohérence temporelle pose un problème de technologie acoustique
et plus particulièrement de conception et de correction des haut-parleurs, l'exigence
de cohérence spatiale correspond à un problème acoustique de traitement du signal.
[0054] Concernant le problème de cohérence spatiale du système d'onde de contre-bruit avec
les ondes de bruit, une des caractéristiques essentielles de l'invention est de répartir
et associer des hauts-parleurs doués de leur directivité propre pour construire une
directivité d'ensemble recherchée.
[0055] En effet, si les fronts d'ondes créées par chaque haut-parleur sont globalement sphériques
à la distance d'intérêt, la nature du champ acoustique derrière ces fronts, qui conditionne
notamment leur directivité, est modulable selon la géométrie même de ces haut-parleurs,
et des surfaces inertes qui les enveloppent. La manière qui paraît la plus éclairante
pour aborder ces phénomènes, est de considérer la réponse impulsive de ces haut-parleurs,
et de leur association. Cette réponse impulsive est une fonction causale qui permet,
par convolution avec le signal de contre-bruit, d'obtenir la réponse acoustique réelle
du système que l'on vise à opposer, dans la zone d'écoute, à l'onde d'avion proprement
dite.
[0056] Concernant la modélisation des sources de contre-bruit, celles-ci sont assimilées,
en première approche, à des sources de variation de débit acoustique normal dont le
champ de pression est donné par la loi :

où "r" représente la distance du point considéré à la source, "ρ" la masse volumique
de l'air, "γ" l'accélération de la source et "c" la célérité du son.
[0057] Bien entendu, il existe des équivalences entre les différentes lois de pression correspondant
aux différents types de sources élémentaires acoustiques, ces correspondances étant
bien connues par l'homme de métier.
[0058] Concernant la détermination de la réponse impulsive d'un ensemble de haut-parleurs,
on s'appuiera sur le principe de la conservation de l'impulsion mécanique communiquée
par la membrane isotropiquement à l'air ambiant.
[0059] Il apparaît que le mécanisme de rayonnement qui correspond à un effet intégrant sur
le domaine géométrique les sources élémentaires, se traduit en fait par un effet intégrant,
ou de quadrature sur le temps, du signal de pression captée vis à vis du signal de
variation de débit des sources. Ainsi, selon une caractéristique importante de l'invention,
pour obtenir un signal de pression de contre-bruit donné, on commande l'accélération
de la membrane des hauts-parleurs par le signal dérivé du signal qu'on recherche à
obtenir. De façon plus précise, et schématiquement, on pourrait souhaiter idéalement
que les sources de contre-bruit donnent en un point des réponses impulsives de type
Pϑ(t).e
-t/T, où Pϑ(t) est le signal porte de durée ϑ et d'amplitude 1/ϑ. Cette réponse de pression
convoluée avec le signal d'accélération des sources γ(t) donne :

[0060] On remarque que la convolution se traduit rigoureusement dans le domaine spectral
par un filtrage passe-bas qui conduit à la première formule ω
o = 1/T qui donne la fréquence de coupure basse du système.
[0061] Le résultat visé, c'est-à-dire une pression rayonnée proche de la primitive implique
donc pratiquement ϑ /T > 3.
[0062] La valeur de ϑ est fixée par la géométrie du système des lampadaires, typiquement
ϑ = L
max/c, L
max représentant la distance maximale horizontale entre haut-parleurs. L'enchaînement
des relations précédentes conduit à ω
o > 3c/Lmax, ce qui montre à l'évidence que la fréquence de coupure basse du système
d'antibruit est en raison inverse de son envergure.
[0063] Dans la logique du raisonnement ci-dessus, il faut donc qu'au point courant de l'espace
à protéger, la réunion des réponses impulsives des divers haut-parleurs dont les ondes
de contre-bruit atteignent le point courant approchent la réponse impulsive ou la
base souhaitée du type :

[0064] Il est indispensable, en particulier que la réunion de ces réponses, soit en tout
point concomitante avec le front avant, et de même amplitude énergétique globalement.
Schématiquement, le système doit être conçu en disposition et caractère de directivité
de telle façon que les réponses impulsives s'enchaînent en tout point selon une loi
fortement décroissante se rapprochant autant que possible d'une exponentielle e
-t/T.
[0065] Il en résulte que les lampadaires doivent être conçus pour être très directifs.
[0066] Les contributions les plus éloignées du front avant de la réponse impulsive globale,
correspondant à des incidences se rapprochant de l'horizontale doivent ainsi s'atténuer
selon une loi, sinon exponentielle, du moins suffisamment rapide selon l'inverse du
temps de propagation au point courant d'écoute.
[0067] Par ailleurs, selon le maillage des lampadaires, plusieurs d'entre eux contribuent
concomitamment à la réponse impulsive au point courant. (typiquement quatre sous-ensembles
les plus proches dans un maillage carré). Ceci accroit la nécessité de resserrer la
directivité verticale des sous-ensembles. Pour résoudre ce problème crucial, conformément
à une caractéristique de l'invention, les haut-parleurs sont disposés par sous-ensembles,
alignés, notamment sur un mât.
[0068] Schématiquement si l'on distribue ces sources sur un mât, en les écartant d'une distance
e, et en les attaquant progressivement avec un retard temporel unitaire sur le signal
e/c, on obtient le diagramme angulaire de révolution de la figure 4 sur lequel les
réponses impulsionelles individuelles et globales sont illustrées. Schématiquement,
on observe que les différentes réponses impulsives se combinent différemment selon
l'azimut ϕ observé.
[0069] Les quatre sources (5a,5b,5c,5d) sont commandées avec un décalage dans le temps égal
au temps de parcours de la distance entre haut-parleurs par l'onde, les quatre réponses
impulsionnelles (Ra,Rb,Rc,Rd) s'ajoutent pour former une réponse R0 du type impulsionnel
quatre fois supérieure. En revanche, pour un azimut égal à 90°, les quatre réponses
impulsionnelles se succèdent dans le temps et s'enchaînent pour former une réponse
R90 d'amplitude variable mais de durée quadruple. De façon intermédiaire, pour un
azimut compris entre 0 et 90 °, les quatre réponses impulsionnelles se combinent de
manière à donner une onde Rϕ d'amplitude comprise entre 1 et 4, et de durée fonction
de ϕ et comprise entre e/c et 4e/c.
[0070] Ces réponses impulsives ont en commun une aire constante du fait de la loi de conservation
de l'impulsion évoquée.
[0071] Ainsi, on conçoit que la directivité d'une telle source acoustique composite est
beaucoup plus centrée sur l'axe d'alignement (6) des haut-parleurs.
[0072] Bien entendu, le réglage approprié du décalage temporel entre la commande des différentes
sources constituant un sous-ensemble permet avantageusement d'orienter le maximum
de directivité en fonction de l'angle d'incidence de l'onde émise par l'avion.
[0073] Bien entendu, compte-tenu de la distance dans un plan horizontal des différents lampadaires,
il convient de positionner à des hauteurs adéquates les différents haut-parleurs composants
un sous-ensemble. Ainsi, on considère qu'on obtient le résultat satisfaisant en utilisant
des mâts sur lesquels le haut-parleur le plus haut est situé à environ une hauteur
égale à deux fois la distance moyenne séparant deux mâts adjacents. Par ailleurs,
le haut-parleur le plus bas du mât doit être placé à une hauteur sensiblement égale
à la moitié de cette distance entre mâts, sans descendre pratiquement au-dessous d'une
hauteur d'homme et demie.
Traitement du problème de concomitance
[0074] En préalable, il convient de préciser la nature spectrale des bruits que l'on cherche
à contrecarrer grâce à l'invention. Le bruit incident a deux caractères principaux:
- il est constitué d'un mélange de composantes déterminées, périodiques, dû à l'interaction
écoulement-organes tournants, mais néanmoins bruitées, ainsi que de composantes aléatoires
dues aux phénomènes de turbulence dans la chambre de combustion et surtout au jet.
Les composantes déterminées prédominent dans l'effet de nuisance du bruit ;
- le bruit incident est variable pendant le survol du fait de la directivité des sources,
de l'effet Doppler et d'éventuels aléas de propagation dus aux turbulences atmosphériques.
[0075] Les ondes de bruit perçues au sol dans les phases de vol considérées, restent néanmoins
cohérentes latéralement sur plusieurs dizaines de longueurs d'onde, c'est-à-dire sur
l'envergure des zones à protéger.
[0076] La figure 5 présente en trait plein une allure typique de la densité spectrale de
la puissance du bruit incident, moyennée sur 500 millisecondes environ. On y observe
l'importance des raies bruités et ainsi que celle de la partie moyenne du spectre
située entre 200 et 800 Hz. On note également la part relative pondérée de la partie
haute comprise entre 1kHz et 2 kHz, plus difficile à combattre.
[0077] Des calculs statistiques permettent de déterminer les valeurs de coefficient de corrélation
entre le signal bruit reçu et incident et le signal de contre-bruit à émettre. Il
ressort de ce calcul que pour atteindre par le contre-bruit une performace d'atténuation
du bruit théorique de 20 dB, il est nécessaire d'assurer une corrélation croisée normée
du signal d'antibruit à celui de bruit à 5.10
-3 près sur l'intervalle de retard [O, T
max] avec égalité des niveaux de puissance au dizième près.
[0078] Il ressort donc, dans le cas typique où l'on utilise des lampadaires de hauteur de
10 mètres séparés de chacun de 5 mètres, que la valeur de Tmax est sensiblement égale
à une milliseconde. Or, ceci correspond sensiblement à la première valeur annulant
la fonction d'autocorrélation du bruit. On conçoit donc qu'il est nécessaire que le
système minimise cet effet de retard si l'on veut atteindre les performances visées.
Il est à noter que dans certains cas de figure, l'interférence créée par l'onde de
contrebruit avec celle du bruit peut devenir constructive et engendrer une augmentation
du volume sonore, ce qui est bien entendu inacceptable.
[0079] Conformément à une caractéristique importante de l'invention, et contrairement à
un préjugé qui consisterait à fabriquer le signal de contrebruit cb(t) comme l'opposé
strict du signal de bruit b(t), ce signal de contre-bruit est en fait une fonctionnelle
F(b(t)) devant assurer les propriétés requises de corrélation des signaux de bruit
et de contre-bruit. En d'autres termes, on cherche à donner au contre-bruit une forme
qui "aplatit" ou du moins borne les variations de la fonction d'autocorrélation croisée
normée du bruit et du contre-bruit.
[0080] Théoriquement, cet effet pourrait être obtenu en prenant comme signal de contrebruit
(cb):

[0081] De manière schématique, η (t) = α.δ(t)+β.δ(t-t
o) + γ.δ(t + t
o) où δ represente un Dirac.
[0082] On obtient un résultat lissé en utilisant une fonction η (t) correpondant à une fonction
causale, à support borné, symétrique et présentant le squelette idéal impulsionnel
décrit ci-avant.
[0083] Le résultat obtenu est illustré à la figure 5 dans laquelle on observe la densité
spectrale du signal résultant de l'addition du bruit et du contre-bruit retardé montrée
en les pointillés, à comparer à la densité spectrale du bruit montrée en trait plein,
en utilisant une fonction η (t) à base de Dirac. Il ressort que cette technique permet
de compenser l'effet de retard.
[0084] La comparaison des figures 6 et 7 montrent que l'application de la fonctionnelle
au signal de bruit pour obtenir le signal de contrebruit, élargit la fonction de corrélation
(figure 7) par rapport à la fonction d'autocorrélation brute (figure 6).
Le système de captation
[0085] La détection de l'onde incidente est réalisée (voir figure 2) par un ensemble de
trois microphones (7a,7b,7c) constituant une double base d'écoute et permettant de
détecter l'angle de site ainsi que l'angle d'azimut de la direction de propagation
de l'onde incidente. On observe qu'on obtient une meilleure précision lorsque l'on
dispose les trois microphones (7a,7b,7c) dans un plan horizontal, en formant un angle
droit dont le plan bissecteur est parallèle au plan de la trajectoire la plus fréquente
des avions.
[0086] Concernant les microphones à utiliser, afin d'éviter les effets de bouclage pouvant
entraîner les instabilités par captation des ondes réfléchies sur le sol, on préférera
choisir les microphones ayant un diagramme de directivité idéalement hémisphérique
orienté vers le haut.
Les moyens de traitement des signaux
[0087] La nature des bruits émis étant par nature variable et pour une part aléatoire, l'ensemble
de traitement comporte des moyens de calcul adéquats et classiques pour effectuer
un filtrage optimal et adaptatif, c'est -à-dire évoluant en fonction des caractéristiques
variables et aléatoires du bruit incident et tout particulièrement de son orientation.
Ces moyens de traitement utilisent des principes connus dans le domaine du traitement
statistique du signal, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de le développer ici plus
en détail.
[0088] Néanmoins, ainsi que cela ressort de la figure 2, on peut préciser que l'ensemble
du dispositif conforme à l'invention comporte une base microphonique d'écoute constituée
de trois microphones (7a,7b,7c). Ces microphones sont reliés à une unité centrale
(8) de traitement basée sur une architecture à processeur de traitement du signal,
destinée à élaborer le signal de contrebruit cb(t) à partir de la fonctionnelle caractéristique
de l'invention. Ce signal de contrebruit cb(t) est injecté dans une ligne à retard
(9) dont le pas de retard est réglé par la valeur de l'angle de site ϑ déterminée
par le corrélateur (10) recevant les signaux b(t) issus des microphones.
Possibilités d'applications industrielles
[0089] Le dispositif tel que décrit ci-dessus dans son application contre les bruits d'avion,
peut aisément être utilisé pour limiter les nuisances inhérentes à d'autres moyens
de transport, tels que les trains ou les voies routières.
[0090] Il ressort de la description précédente que le dispositif selon l'invention présente
une solution avantageuse aux problèmes de bruits notamment d'avions. En effet, pour
une zone déterminée, correspondant par exemple à un jardin ou une terrasse, il constitue
un écran sonore optiquement transparent et discret. En outre, il ne reporte pas les
nuisances sur le voisinage.
1. Aktive Vorrichtung zur Dämpfung des Lärms in einem bestimmten Bereich durch Aussendung
von den Lärm dämpfenden Wellen, welche umfaßt:
- eine Anordnung von Aufnehmern (7a, 7b, 7c), zur Bestimmung der Signale und Richtungen
der Wellen entfernter Lärmquellen;
- Mittel zur Verarbeitung der Signale b(t) aus den Aufnehmern und zur Erzeugung der
Signale cb(t) der Wellen zur Dämpfung des Lärms;
- eine mit diesen Mitteln verbundene Anordnung elektroakustischer Quellen (2) zur
Aussendung von zu den einfallenden Wellen gleichgerichteten und gleichsinnigen Wellen,
die den Lärm dämpfen, wobei die Aufnehmer und die elektro-akustischen Quellen derart
angeordnet sind, daß die einfallenden Wellen die Aufnehmer zuerst erreichen,
dadurch gekennzeichnet, daß die elektro-akustischen Quellen (2) nahe des zu schützenden Bereiches angeordnet
werden, wobei die von der Anordnung der elektro-akustischen Quellen (2) ausgesandten
Wellen (22) zur Dämpfung des Lärms sich unter Ausbildung der Wellen, die die einfallenden
Wellen (20) als Einhüllende aufnehmen, überlagern.
2. Vorrichtung nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, daß weiter mindestens ein Aufnehmer im lärmgedämpften Bereich, verbunden mit den Verarbeitungsmitteln
(8, 9, 10) zur optimalen Einstellung der Wellen (22) zur Dämpfung des Lärms im zu
behandelnden Bereich mit umfaßt ist.
3. Vorrichtung nach Anspruch 1 oder 2,
dadurch gekennzeichnet, daß die elektro-akustischen Quellen (2) zu Untergruppen zusammengefaßt und entlang einer
gemeinsamen Achse (6) ausgerichtet sind.
4. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 3,
dadurch gekennzeichnet, daß
- die elektro-akustischen Quellen (2) in einer Höhe innerhalb von 3 bis 20 Metern,
vorzugsweise zwischen 3 bis 12 Metern angebracht sind und
- die von einer Untergruppe (1) geschützte Einheitsfläche zwischen 10 und 30 m2 beträgt.
5. Vorrichtung nach Anspruch 3,
dadurch gekennzeichnet, daß jede Untergruppe (1) akustischer Quellen wenigstens vier Quellen (2) umfaßt, welche
senkrecht am Mast (4) angeordnet sind und durch zeitversetzte Signale angesteuert
werden.
6. Vorrichtung nach Anspruch 5,
dadurch gekennzeichnet, daß die zeitlichen Versetzungen der Signale vom Einfallswinkel der einfallenden Welle
abhängig sind.
7. Vorrichtung nach den Ansprüchen 1 bis 6,
dadurch gekennzeichnet, daß jede elektro-akustische Quelle (2) so angesteuert wird, daß die Beschleunigung der
Membran der elektro-akustischen Quelle (2) proportional zur Ableitung des Signals
cb(t) der Welle zur Dämpfung des Lärms ist.
8. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 7,
dadurch gekennzeichnet, daß sich das Signal (cb(t)) der Welle zur Dämpfung des Lärms durch lineare Filterung
des Signals b(t) der einfallenden Welle in einem kontinuierlich diesem Signal angepaßten
Filter ergibt, wobei der Filter die Kreuzkorrelationsfunktion zwischen dem Signal
der Lärmquelle und dem Signal zur Dämpfung des Lärms zeitlich vergrößert.
9. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 8, für die Dämpfung des Signals einer Lärmquelle,
dadurch gekennzeichnet, daß jeder Mast (4) mit einer Zielvorrichtung zur kontinuierlichen Ausrichtung des Mastes
in Richtung der zu neutralisierenden Quelle verbunden ist.