[0001] L'invention concerne un procédé de réalisation de connexion électrique par collage
d'une cosse rigide sur une piste conductrice.
[0002] Elle concerne également une cosse rigide pour la mise en oeuvre du procédé.
[0003] Elle s'applique plus particulièrement, bien que non exclusivement, à la réalisation
de connexion électrique pour une plaque chauffante ou pour récipient chauffant, notamment
pour une bouilloire.
[0004] Un exemple de plaque chauffante a été décrit dans la demande de brevet français FR-A-2
692 426, au nom de la Demanderesse. Une telle plaque chauffante comprend notamment
un support métallique surmonté d'une couche de composition vitreuse, elle-même supportant
une piste résistive. Cette dernière est déposée avantageusement par sérigraphie et
forme résistance chauffante.
[0005] Une plaque chauffante ainsi conçue présente de nombreux avantages. Elle est tout
d'abord particulièrement adaptée au chauffage d'une bouilloire. Elle est facilement
nettoyable, ce qui est aussi avantageux d'un point de vue hygiénique, et permet un
rendement thermique élevé. Enfin, du fait de sa faible épaisseur, elle se place facilement
à l'intérieur d'une bouilloire.
[0006] Selon cette demande de brevet, les connexions électriques, aux extrémités de la piste
résistive, s'effectuent par collage, à l'aide d'un matériau conducteur, comme le montre
plus particulièrement la figure 3 de cette demande de brevet. Pour ce faire, un fil
ou une languette métallique est noyé dans une goutte de résine conductrice déposée
sur la piste conductrice. On procède ensuite à une phase de séchage et de réticulation
de la résine.
[0007] Pour certaines applications spécifiques il apparaît souhaitable d'utiliser des cosses
métalliques rigides ou des organes similaires, au lieu de coller directement le fil
électrique sur la piste résistive. Cette méthode permet, notamment, de démonter facilement
la plaque, en déconnectant les fils électriques d'amenée du courant, ces fils étant
munis d'une cosse terminale complémentaire de la cosse collée sur la piste résistive.
[0008] On connaît par exemple par le document US-A-4 023 008 une technique de connexion
de cosse sur la grille de chauffage électrique d'une vitre de véhicule. La cosse comporte
des pattes ou ailes planes destinées à être fixées sur le substrat métallique conducteur
que constitue la grille de chauffage, les pattes ou ailes étant reliées par un pont
portant une lame pour la connexion à un élément de connectique extérieur. Ladite technique
de connexion vise à prévenir le risque de désolidarisation des pattes ou ailes de
cosse qui, après soudure sur la grille de chauffage, tendent à se contracter, alors
que le vitrage portant la grille reste stable en dimensions. Le risque de désolidarisation
est évité en pratiquant des fentes, indentations ou perforations dans le pont de la
cosse, afin d'en réduire la section.
[0009] Cette technique de connexion par soudure ne s'adresse toutefois pas aux applications
utilisant des moyens de collage tels qu'une résine conductrice.
[0010] Or, pendant la phase de séchage et de réticulation de la résine, il se forme des
gaz. Pour le collage de cosse sur la piste résistive précitée, il est nécessaire de
favoriser l'écoulement des gaz. En effet, si tel n'est pas le cas, il se forme des
bulles gazeuses sous les surfaces pleines des cosses. Ces bulles gazeuses restent
emprisonnées et fragilisent les contacts, tant d'un point de vue mécanique qu'électrique.
[0011] Par contre, la Demanderesse a constaté que l'écoulement des gaz résultant de la phase
de séchage et de réticulation de la résine était satisfaisant lorsqu'il s'agissait
de coller des fils électriques multibrins, directement sur les pistes résistives.
Cet écoulement s'effectue dans des conditions particulièrement bonnes lorsque le diamètre
des brins est compris dans la gamme de 0,2 à 0,8 mm.
[0012] Il est par contre difficile de raccorder une connexion sur un fil électrique souple.
[0013] Suivant l'invention, le procédé de réalisation d'une connexion électrique par collage
à l'aide d'une substance conductrice de l'électricité est caractérisé en ce qu'il
comprend au moins les étapes suivantes:
a) réalisation à l'extrémité d'une cosse en matériau conducteur de l'électricité d'une
zone formée de brins ou de lamelles;
b) enrobage de cette zone formée de brins ou de lamelles par ladite substance de collage
conductrice de l'électricité;
c) et application de ladite zone sur ladite couche de matériau conducteur pour réaliser
ledit collage.
[0014] Selon une première version de l'invention, le procédé comprend au moins les étapes
suivantes:
a) insertion, dans une cosse en matériau conducteur de l'électricité et comportant
un orifice, d'un segment de fil électrique multibrins dans ledit orifice;
b) enrobage de ce segment de fil électrique multibrins par ladite substance de collage
conductrice de l'électricité;
c) et application de l'ensemble "segment de fil électrique-cosse" sur ladite couche
de matériau conducteur, pour réaliser ledit collage.
[0015] Selon une seconde version de l'invention, le procédé comprend au moins les étapes
suivantes:
a) réalisation d'une série de lamelles dans au moins une zone sensiblement plane d'une
cosse rigide, réalisée en matériau conducteur de l'électricité:
b) enrobage de cette zone munie desdites lamelles par ladite substance de collage
conductrice de l'électricité;
c) et pose de la zone munie des lamelles sur ladite couche de matériau conducteur,
pour réaliser ledit collage.
[0016] L'invention a encore pour objet une cosse rigide pour la mise en oeuvre dudit procédé.
[0017] L'invention a encore pour objet une plaque chauffante pour récipient chauffant, notamment
pour une bouilloire, comportant une piste résistive sur laquelle est collée une telle
cosse.
[0018] L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques et avantages apparaîtront
à la lecture de la description qui suit en référence aux figures annexées, et parmi
lesquelles:
- la figure 1 illustre un exemple de plaque chauffante comportant une piste résistive;
- la figure 2 illustre un exemple de connexion selon l'invention, mettant en oeuvre
une cosse en forme de rivet;
- la figure 3 illustre un exemple de connexion selon l'invention, mettant en oeuvre
une cosse en forme de rondelle;
- la figure 4 illustre un exemple de réalisation d'une cosse rigide à coller sur une
piste selon un mode de réalisation préféré de l'invention;
- les figures 5 à 7 illustrent des variantes supplémentaires de cosses rigides à coller
sur une piste selon l'invention.
[0019] On va se placer ci-après dans le cadre de l'application préférée, c'est-à-dire la
réalisation de connexions pour une plaque chauffante destinée à un récipient chauffant,
du type bouilloire ou similaire.
[0020] La figure 1 illustre schématiquement un exemple de plaque chauffante 1, en vue de
dessous. Celle-ci comprend un support métallique épais 12, généralement circulaire,
revêtu d'une couche 11 de composition vitreuse électriquement isolante. On applique
sur celle-ci, avantageusement par sérigraphie, une piste résistive 10 composée d'une
base vitreuse chargée de particules métalliques. La piste 10 a la forme d'une spirale,
dont les extrémités 10a et 10b, sont destinées à être connectées à une source de courant
électrique.
[0021] Pour fixer les idées, l'épaisseur de la couche 11 de composition vitreuse est au
moins égale à 300 µm et de préférence égale à 400 µm environ. L'épaisseur de la piste
résistive est comprise typiquement entre 8 et 30 µm. Pour une description plus détaillée
de cet exemple de réalisation de plaque chauffante 1, on se reportera avec profit
à la demande de brevet français FR-A-2 692 426 précitée.
[0022] Selon les dispositions décrites dans cette demande de brevet, les connexions électriques
avec des fils d'amenée de courant s'effectuaient directement par collage de ceux-ci,
à l'aide d'une résine conductrice sur les extrémités de la piste résistive, 10a et
10b respectivement.
[0023] Si l'on désire, non plus coller directement les fils électriques ou des languettes
métalliques, mais des cosses rigides, on est confronté aux problèmes qui ont été rappelés,
à savoir la formation de bulles de gaz emprisonnées sous les surfaces pleines de celles-ci.
Ces bulles de gaz ont pour effet nuisible de fragiliser les contacts, tant d'un point
de vue mécanique qu'électrique.
[0024] On va maintenant décrire le procédé de réalisation de connexion électrique par collage
d'une cosse sur une piste conductrice selon l'invention, par référence aux figures
2 et 3.
[0025] La figure 2 illustre un premier exemple de réalisation de connexion mettant en oeuvre
une cosse en forme de rivet 2.
[0026] La figure 3 illustre une second exemple de réalisation de connexion mettant en oeuvre
une cosse en forme de rondelle 2.
[0027] Dans les deux cas, et selon une caractéristique importante, le procédé de réalisation
selon l'invention comprend une première étape pendant laquelle une première extrémité
30 d'un segment de fil électrique multibrins 3 est enfilé, soit dans le col 20 d'un
rivet 2, soit dans l'orifice central 20' d'un rondelle 2. L'autre extrémité, 31, est
disposée en dessous du rivet 2 ou de la rondelle 2', et les brins de cette extrémité
ressortent en faisceau périphérique divergent.
[0028] De façon avantageuse, le fil électrique 3 est composé de brins en cuivre, dont les
diamètres sont compris préférentiellement dans une gamme 0,2 à 0,8 mm.
[0029] Lors d'une deuxième étape, le fil multibrins 3 est enduit d'une résine conductrice
thermostable 4.
[0030] On peut utiliser, à titre d'exemple non limitatif, une résine polyimide chargée à
l'argent, notamment les résines disponibles dans le commerce, sous les références
et marques suivantes:
- "CEMOTA HT 100" de la marque "CEMOCLA".
[0031] Dans une étape ultérieure, l'ensemble est appliqué sur la piste résistive 10, plus
précisément l'une ou l'autre des extrémités de la piste conductrice, par exemple l'extrémité
10a, comme illustré sur les figures 2 et 3. On fait subir alors, de façon classique
per se, un cycle de séchage et de réticulation, dont les caractéristiques précises (temps,
température, etc.) dépendent du type de colle utilisé et sont indiquées par le fournisseur.
[0032] Les brins, notamment ceux, 31, situés entre les surfaces pleines de la cosse et la
piste résistive 10 jouent le rôle de "drains", évacuant les bulles de gaz qui se forment
pendant cette étape.
[0033] Après l'étape de réticulation, le connecteur ainsi réalisé est prêt à recevoir tout
système de connexion adapté, tel qu'une cosse enfichable 5 (par exemple sur une languette
21 de la cosse 2'), un sertissage, etc.
[0034] A la lecture de ce qui précède, on constate aisément que l'invention atteint bien
les buts qu'elle s'est fixés.
[0035] Tout en conservant les avantages d'une connexion mettant en oeuvre un fil électrique
multibrins collé sur la piste résistive (notamment en bonne tenue mécanique et bonne
qualité électrique des contacts), elle permet aussi d'obtenir les avantages liés à
l'utilisation de cosses rigides.
[0036] Il doit être clair cependant que l'invention n'est pas limitée aux seuls exemples
de réalisations précisément décrits, notamment en relation avec les figures 2 et 3.
[0037] Tout d'abord d'autres structures de cosses sont utilisables, les structures en forme
de rivet 2 ou en forme de rondelle plate 2', n'ayant été décrites que pour mieux fixer
les idées. On peut utiliser, notamment, des cosses en forme d'oeillet.
[0038] D'autres types de colles conductrices peuvent également être mises en oeuvre. Les
matériaux utilisables sont essentiellement liés à l'application spécifique envisagée
et participe d'un simple choix technologique à la portée de l'Homme du Métier.
[0039] On va maintenant décrire le procédé de réalisation de connexion électrique par collage
d'une cosse sur une piste conductrice selon l'invention, par référence aux figures
4 à 7.
[0040] Plus particulièrement, la figure 4 illustre un exemple de réalisation d'une cosse
rigide à coller sur une piste, selon un mode de réalisation préféré de l'invention.
[0041] Dans ce qui suit, les éléments communs avec la figure 2 portent les mêmes références
et ne seront redécrits qu'en tant que de besoin.
[0042] Dans ce mode de réalisation, la cosse, référencée 6, est entièrement symétrique par
rapport à un axe Δ passant par une zone centrale de celle-ci. On a supposé (dans l'exemple
décrit) que cet axe est sensiblement perpendiculaire à la piste 10, dans sa zone d'extrémité
10a.
[0043] Elle est constituée d'une zone centrale, 61, surélevée par rapport à la surface,
10a, de la piste, 10, de deux ailes latérales, 63 et 64, et d'une lame centrale sensiblement
verticale, 60. Cette dernière forme, la cosse proprement dite, permettant la connectique.
On peut y enfiler, par exemple, une cosse femelle 5.
[0044] Selon une des caractéristiques principales de l'invention, les ailes latérales, 62
et 63, sont munies de découpes, par exemple en leurs extrémités, qui ne laissent subsister
qu'une série de lamelles fines 64 et 65, respectivement. Dans l'exemple de la figure
3, chaque aile, 63 et 64, comporte trois lamelles de ce type.
[0045] Ce sont ces lamelles, 64 et 65, qui jouent le rôle des brins en cuivre 3 de la figure
2, c'est-à-dire le rôle de "drains".
[0046] En effet, le collage sur la surface 10a de la piste 10 s'effectue de façon tout à
fait similaire à ce qui a été précédemment rappelé, à l'aide d'une résine conductrice
thermostable 4, qui enrobe les lamelles, 64 et 65. Il est donc inutile de rappeler
cette étape du procédé. On réalise également, de façon classique
per se, un cycle de séchage et de réticulation dont les caractéristiques précises (temps,
température, etc.) dépendent du type de colle utilisé et sont indiquées par le fournisseur.
[0047] Les lamelles fines, 64 et 65, évacuent les bulles de gaz qui se forment pendant cette
étape. La surface définie par ces lamelles, 64 et 65, doit être suffisante pour obtenir
une bonne adhérence de la cosse sur la surface 10a de la piste 10.
[0048] Pour obtenir cet effet avantageux, comme il a été indiqué, il est nécessaire que
les lamelles soient suffisamment fines. Typiquement, la largeur des lamelles, 64 et
65, sera choisie inférieure ou au plus égale à 1 mm. La tôle utilisée ne diffère en
rien de celle des cosses de l'art connu: on peut choisir, par exemple, de l'acier
nickelé, du laiton ou du cuivre.
[0049] La cosse 6, conforme à l'invention, présente en outre d'autres caractéristiques avantageuses.
La lame verticale 60, utilisée pour la connectique, est préférentiellement pliée autour
d'un axe Δ
p, tel que celui-ci soit confondu avec l'axe de pivotement de la lame 60 par rapport
à la base de la cosse 6. Il s'ensuit que la cosse peut être posée, de façon stable,
sur la surface 10a de la piste 10, notamment lors du passage à l'étuve pour obtenir
la réticulation de la résine. Cette caractéristique facilite l'automatisation des
étapes du procédé.
[0050] En outre, la zone centrale, comme il a été indiqué, est surélevée par rapport à la
surface 10a de la piste 10. Elle forme un pontet avec des flancs, 67 et 68 inclinés.
Cette caractéristique géométrique joue le rôle d'un raidisseur de la base de la cosse
6.
[0051] Enfin, si on munit la cosse 6 d'une découpe 66 adjacente à la lame 60, cette disposition
permet de limiter les effets des dilatations éventuelles. En effet, ces dilatations
sont à craindre dans le cas de l'application préférée de l'invention, puisque la piste
10 est une piste résistive chauffante. Cette découpe est habituellement réalisée automatiquement
puisque la lame 60 est généralement obtenue par découpe d'un feuillard, suivie d'un
pliage.
[0052] Bien que la structure de cosse rigide 6 qui vient d'être décrit soit particulièrement
avantageuse, notamment du fait de sa symétrie, il est possible de concevoir un grand
nombre de configurations.
[0053] Trois exemples de réalisations supplémentaires de cosses rigides à coller sur une
piste conformes à l'invention vont maintenant être décrits en regard des figures 5
à 7.
[0054] Ces trois structures ont en commun le fait de se présenter sous la forme générale
d'un "L".
[0055] La cosse 6a représentée sur la figure 5 comporte une lame verticale 60 pour la connectique
et une seule aile 64a, obtenue par pliage, par exemple à 60° afin d'obtenir une bonne
stabilisation de la languette de colle. Cette dernière, selon la caractéristique principale
de l'invention comporte des fines lamelles 640a obtenues par découpe. Ces lamelles
640a sont parallèles à la surface de la lame 60.
[0056] La cosse 6a représentée sur la figure 6 comporte également une lame 60 pour la connectique
et une seule aile 64b, obtenue par pliage. Cette dernière, selon la caractéristique
principale de l'invention, comporte des fines lamelles 640b obtenues par découpe.
La seule différence notable est que ces lamelles 640b sont orthogonales à la surface
de la lame 60.
[0057] Enfin, la cosse 6c, illustrée par la figure 7, présente une structure semblable à
celle de la figure 4, en ce sens que les lamelles sont orientées pour être parallèles
à la surface de la lame 60. Cependant, l'aile 64c, formant la base de la cosse 6c,
est divisée en deux et comporte deux séries de lamelles, 640c et 641c, respectivement.
[0058] Cette disposition offre l'avantage d'une plus grande surface de collage, d'une meilleure
stabilité, et, du fait de la multiplication des lamelles, permet une meilleure évacuation
des bulles de gaz. Elle se prête donc plus aisément à la réalisation d'une cosse pour
laquelle la lame 60 est inclinée et non plus verticale.
[0059] A la lecture de ce qui précède, on constate aisément que l'invention atteint bien
les buts qu'elle s'est fixés.
[0060] La version de l'invention ci-dessus permet de simplifier le procédé de collage et
de la rendre plus "industriel". Il n'est plus nécessaire, notamment, d'avoir recours
à un élément étranger (le segment de fil électrique multibrin). En outre, la fabrication
des cosses n'est ni plus complexe, ni plus coûteuse que la réalisation d'une cosse
selon l'art connu. La réalisation des lamelles peut s'effectuer par découpage, en
même temps que les parties classiques d'une cosse. Les matériaux utilisables ne diffèrent
pas de ceux de l'art connu.
[0061] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux seuls exemples de réalisations précisément
décrits, notamment en relation avec les figures 4 à 7.
[0062] Tout d'abord, d'autres structures de cosses sont utilisables, par exemple les structures
en forme de rivet (du type de celle représentée sur la figure 2), en forme de rondelle
plate ou en forme d'oeillet. Il suffit que la base de ces cosses comporte au moins
une zone munie de fines lamelles.
[0063] D'autres types de colles conductrices peuvent également être mises en oeuvre. Les
matériaux utilisables sont essentiellement liés à l'application spécifique envisagée
et participe d'un simple choix technologique à la portée de l'Homme du Métier.
[0064] Bien que particulièrement adaptée à la réalisation de connexions pour des plaques
chauffantes, notamment pour des bouilloires, on ne saurait cantonner l'invention grâce
seul type d'applications. Elle s'applique tout aussi bien à la réalisation de connexion
par collage de toutes cosses sur une piste en matériau résistif à l'aide d'une résine
conductrice, ou plus généralement d'une colle conductrice.
1. Procédé de réalisation d'une connexion électrique par collage à l'aide d'une substance
(4) conductrice de l'électricité sur une couche de matériau conducteur (10), caractérisé
en ce qu'il comprend au moins les étapes suivantes:
a) réalisation à l'extrémité d'une cosse (2,2',6) en matériau conducteur de l'électricité
d'une zone formée de brins (3) ou de lamelles (64, 65);
b) enrobage de cette zone formée de brins ou de lamelles par ladite substance (4)
de collage conductrice de l'électricité;
c) et application de ladite zone sur ladite couche de matériau conducteur (10a) pour
réaliser ledit collage.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend au moins les étapes
suivantes:
a) insertion, dans une cosse (2,2') en matériau conducteur de l'électricité et comportant
un orifice (20,20'), d'un segment de fil électrique multibrins (3) dans ledit orifice
(20,20');
b) enrobage de ce segment de fil électrique multibrins (3) par ladite substance (4)
de collage conductrice de l'électricité;
c) et application de l'ensemble "segment de fil électrique(3)-cosse (2,2')" sur ladite
couche de matériau conducteur (10a), pour réaliser ledit collage.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit segment de fil électrique
(3) est en cuivre et en ce que les brins (30,31) composant ce segment de fil électrique
multibrins (3) ont un diamètre compris dans la gamme 0,5 à 0,8 mm.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ladite
cosse est un rivet (2) comportant un col (20).
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ladite
cosse est une rondelle plate (2') comportant un orifice central (20').
6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ladite couche
de matériau conducteur de l'électricité sur laquelle est collée ladite cosse (2,2')
est une piste résistive (10) formant résistance chauffante.
7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites lamelles (64,65)
sont réalisées dans au moins une zone (62,63) sensiblement plane deladite cosse rigide
(6).
8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé' en ce que chacune desdites lamelles
(62,63) a une largeur au plus égale à 1 mm.
9. Procédé selon l'une des revendications 2 ou 7, caractérisé en ce que ladite substance
de collage étant une résine thermostable (4) conductrice de l'électricité, il est
procédé à une étape supplémentaire de séchage et de réticulation de cette résine (4).
10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite résine (4) est un polyimide
chargé à l'argent.
11. Cosse rigide (6) pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications
7 à 10, comportant au moins une aile plane (62,63) formant un support destiné à être
posé sur ladite couche de matériau conducteur (10a) et une lame (60) destinée à réaliser
une connexion électrique avec des éléments de connectique extérieurs (5), caractérisée
en ce que chaque aile plane (62,63) comporte une zone de découpes, de manière à obtenir,
entre ces découpes, lesdites lamelles (62,63).
12. Cosse selon la revendication 11, caractérisée en ce que ledit support comporte un
corps central (61,66,67) surélevé par rapport à ladite couche de matériau conducteur
(10a) et formant pontet, de manière à obtenir un raidissement du support de la cosse
(6), et deux ailes latérales planes (62, 63) munies, chacune, d'une série de lamelles
(64, 65), et en ce que ladite lame (60) destinée à réaliser une connexion électrique
avec des éléments de connectique extérieurs (5) est pliée à 60° par rapport au support
(62,61,63).
13. Cosse selon la revendication 12, caractérisée en ce que ladite lame (60) destinée
à réaliser au moins une connexion électrique avec des éléments de connectique extérieurs
(5) est pliée suivant un axe (Δp) confondu avec son axe de basculement par rapport audit support (62,61,63).
14. Cosse selon la revendication 12, caractérisé en ce que ledit corps central (61) comporte
une découpe (66) adjacente à ladite lame (60) destinée à réaliser une connexion électrique
avec des éléments de connectique extérieurs (5), de manière à limiter des effets de
dilatation lorsque la cosse (6) est soumise à une élévation de température.
15. Plaque chauffante (1) pour récipient chauffant, notamment pour une bouilloire, comportant
une piste résistive (10) sur laquelle est collée une cosse (6) conforme à l'une quelconque
des revendications 11 à 14.
1. Verfahren zur Verwirklichung einer elektrischen Verbindung durch Verklebung mit Hilfe
einer elektrisch leitenden Substanz (4) auf einer Schicht von Leitmaterial (10), dadurch
gekennzeichnet, daß es wenigstens die folgenden Schritte aufweist:
a) Verwirklichung einer Zone, die aus Fäden bzw. Fasern (3) oder aus Lamellen (64.
65) gebildet ist am Ende eines Abschnitts (2, 2', 6) aus Material, das ein Leiter
für Elektrizität ist;
b) Umhüllung dieser Zone, die aus Fäden oder aus Lamellen gebildet ist, durch die
Klebesubstanz (4), die ein Leiter für Elektrizität ist;
c) und Aufbringung dieser Zone auf die Schicht aus Leitermaterialien (10a), um die
Verklebung zu verwirklichen.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß es wenigstens die folgenden
Schritte aufweist:
a) Einfügung, in einem Abschnitt (2, 2') aus elektrischem Leitermaterial und aufweisend
eine Öffnung (20, 20'), eines Segmentes eines elektrischen Vielfaserfadens (3) in
die Öffnung (20, 20');
b) Umhüllung des Segmentes des elektrischen Vielfaserfadens (3) durch die Klebesubstanz
(4), die elektrisch leitend ist;
c) und Aufbringen der Gesamtgruppe "Abschnitt von elektrischem Faden (3) - Abschnitt
(2, 2')" auf die Schicht aus Leitermaterial (10a), um die Verklebung zu verwirklichen.
3. Verfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß das Segment des elektrischen
Fadens (3) aus Kupfer ist und daß die Fasern (30, 31), welche das Segment des elektrischen
Multifaserfadens (3) bilden, einen Durchmesser haben, der im Bereich von 0,5 - 0,8mm
liegt.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 -3, dadurch gekennzeichnet, daß der Abschnitt
eine Niete (2) ist, die einen Hals (20) aufweist.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 - 3, dadurch gekennzeichnet, daß der Abschnitt
eine flache bzw. glatte Scheibe (2') ist, die eine mittige Öffnung (20') aufweist.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 - 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Schicht
aus elektrischem Leitermaterial, auf die der Abschnitt (2, 2') geklebt ist, eine Widerstandsbahn
(10) ist, die einen Heizwiderstand bildet.
7. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Lamellen (64, 65) in wenigstens
einer praktisch flachen bzw. planen Zone (62, 63) des steifen Abschnitts (6) verwirklicht
sind.
8. Verfahren nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß jede der Lamellen (62, 63)
eine Breite größer gleich 1mm hat.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 2 - 7, dadurch gekennzeichnet, daß die Klebesubstanz
ein thermostabiler Kunststoff bzw. Harz (4) ist, der elektrisch leitend ist, und daß
das Verfahren fortgesetzt wird mit einem zusätzlichen Schritt der Trocknung und Vernetzung
des Harzes (4).
10. Verfahren nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, daß das Harz (4) ein Polyimid ist,
das mit Silber beschichtet ist.
11. Steifer Abschnitt (6) für die Verwirklichung des Verfahrens nach einem der Ansprüche
7 - 10, aufweisend wenigstens einen flachen Flügel (62, 63), der einen Träger bildet,
der bestimmt ist, gelegt zu werden auf die Leitermaterialschicht (10a), und ein Blatt
(60), das bestimmt ist, eine elektrische Verbindung zu verwirklichen mit äußeren Verbindungselementen
(5), dadurch gekennzeichnet, daß jeder flache Flügel (62, 63) eine Schnittzone aufweist,
derart, daß zwischen den Schnitten die Lamellen (62, 63) erhalten werden.
12. Abschnitt nach Anspruch 11, dadurch gekennzeichnet, daß der Träger einen Mittelkörper
(61, 66, 67) aufweist, hochliegend bzw. überhöht gegenüber der Leitermaterialschicht
(10a) und einen Abzugsbügel bzw. eine Polbrücke bildend, derart, daß eine Versteifung
des Trägers des Abschnitts (6) erhalten wird, und zwei flache Querflügel (62, 63),
die jeweils mit einer Gruppe von Lamellen (64, 65) versehen sind, und daß das Blatt
(60), welches bestimmt ist, eine elektrische Verbindung mit den äußeren Verbindungselementen
(5) herzustellen, um 60° bezüglich des Trägers (62, 61, 63) gebogen bzw. abgebogen
ist.
13. Abschnitt nach Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, daß das Blatt (60), bestimmt,
wenigstens eine elektrische Verbindung mit den äußeren Verbindungselementen (5) herzustellen,
gemäß einer Achse (Δp) gebogen ist, die verschmolzen ist mit ihrer Kippachse bezüglich des Trägers (62,
61, 63).
14. Abschnitt nach Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, daß der mittlere Körper (61) einen
Schnitt (66) aufweist, der dem Blatt (60) benachbart ist, bestimmt, eine elektrische
Verbindung mit den äußeren Verbindungselementen (5) herzustellen, derart, daß die
Wirkungen der Ausdehnung bzw. Dehnung begrenzt werden, wenn der Abschnitt (6) einer
Erhöhung der Temperatur unterworfen wird.
15. Heizplatte (1) für Wärmebehälter, insbesondere für Kessel, aufweisend eine Widerstandsbahn
(10), auf der ein Abschnitt (6) gemäß einem der Ansprüche 11 - 14 aufgeklebt bzw.
angeklebt ist.
1. A method of producing an electric connection by bonding by means of an electrically
conductive substance (4) on a layer of conductive material (10), characterised in
that it comprises at least the following steps:
(a) making a zone formed by strands (3) or strips (64, 65) at the end of a terminal
(2, 2', 6) of electrically conductive material;
(b) coating said zone formed of strands or strips with the said electrically conductive
bonding substance (4);
(c) and applying the said zone to the said layer of conductive material (10a) to effect
the said bonding.
2. A method according to claim 1, characterised in that it comprises at least the following
steps:
(a) the insertion of a segment of a multi-strand lead (3) into the aperture (20, 20')
formed in a terminal (2, 2') of electrically conductive material;
(b) coating the said multi-strand lead segment (3) with the said electrically conductive
bonding substance (4);
(c) and applying the assembly comprising the electric lead segment (3) and terminal
(2, 2') to the said layer of conductive material (10a) to effect the said bonding.
3. A method according to claim 2, characterised in that the said electric lead segment
(3) is made of copper and in that the strands (30, 31) making up this multi-strand
lead segment (3) have a diameter in the range from 0.5 to 0.8 mm.
4. A method according to any one of claims 1 to 3, characterised in that the said terminal
is a rivet (2) with a neck (20).
5. A method according to any one of claims 1 to 3, characterised in that the said terminal
is a flat washer (2') with a central aperture (20').
6. A method according to any one of claims 1 to 5, characterised in that the said layer
of electrically conductive material to which the said terminal (2, 2') is bonded is
a resistive track (10) forming a heating resistance.
7. A method according to claim 1, characterised in that the said strips (64, 65) are
made in at least one substantially flat zone (62, 63) of the said rigid terminal (6).
8. A method according to claim 7, characterised in that each of the said strips (62,
63) has a width no greater than 1 mm.
9. A method according to claim 2 or 7, characterised in that the said bonding substance
being a thermostable electrically conductive resin (4) a supplementary step is carried
out for drying and crosslinking said resin (4).
10. A method according to claim 9, characterised in that the said resin (4) is a silver-filled
polyimide.
11. A rigid terminal (6) for performing the method according to any one of claims 7 to
10, comprising at least one flat limb (62, 63) forming a support adapted to be placed
on the said layer of conductive material (10a) and a blade (60) intended to make an
electric connection with the external connecting elements (5), characterised in that
each flat limb (62, 63) comprises a cut-out zone so as to produce the said strips
(62, 63) between said cut-outs.
12. A terminal according to claim 11, characterised in that the said support comprises
a central body (61,66, 67) which is elevated with respect to the said layer of conductive
material (10a) and which forms a bridge so as to provide stiffening of the support
for the terminal (6), and two flat side limbs (62, 63) each provided with a series
of strips (64, 65), and in that the said blade (60) intended to make an electric connection
with the external connecting elements (5) is bent through 60° with respect to the
support (62, 61, 63).
13. A terminal according to claim 12, characterised in that the said blade (60) intended
to make at least one electrical connection with external connecting elements (5) is
bent along an axis (ΔP) coinciding with its pivot axis with respect to the said support (62, 61, 63).
14. A terminal according to claim 12, characterised in that the central body (61) comprises
a cut-out (66) adjacent the said blade (60) intended to make an electrical connection
with external connecting elements (5) so as to limit the effects of expansion when
the terminal (6) experiences a temperature rise.
15. A heating plate (1) for a heating vessel, particularly for a kettle, comprising a
resistive track (10) on which there is bonded a terminal (6) according to any one
of claims 11 to 14.