[0001] La présente invention concerne un perfectionnement aux circuits d'illumination à
diodes électroluminescentes, notamment pour véhicules automobiles, ainsi qu'un dispositif
tel qu'un feu de signalisation ou un tableau de commande, l'incorporant. De tels circuits
sont connus par exemple de EP-A-0 695 112.
[0002] II est de plus en plus fréquent d'utiliser comme source lumineuse dans un équipement
pour véhicule automobile un ensemble de diodes électroluminescentes en remplacement
d'une ou plusieurs lampes à filament utilisées conventionnellement. Il peut s'agir
notamment d'un feu stop complémentaire, d'un répétiteur latéral ou d'un feu de signalisation,
notamment arrière traditionnel.
[0003] A la figure 1, on a représenté un schéma électrique d'un circuit d'illumination conforme
à l'art antérieur. Le circuit d'illumination comprend un réseau de diodes électroluminescentes
DEL, qui est alimenté par la tension de la batterie à travers un circuit d'alimentation,
par l'intermédiaire de deux bornes de connexion 28 et 29.
[0004] Le réseau de diodes électroluminescentes DEL comprend en l'espèce seize diodes connectées
selon un montage mixte parallèle/série comprenant, en série, quatre groupes de quatre
diodes électroluminescentes en parallèle. On se référera dans la suite aux « branches
» du réseau pour désigner les branches électriques au sens des lois de Kirchoff (loi
des mailles et loi des noeuds) qui contiennent chacune une desdites diodes électroluminescentes
DEL sur le schéma de la figure 1.
[0005] Un tel montage permet de diminuer la consommation globale du circuit par rapport
à un montage qui comprendrait les seize diodes en parallèle, et permet au circuit
d'illumination de continuer à fonctionner de façon correcte en cas de défaillance
de l'une des diodes électroluminescentes, ce qui ne serait pas le cas dans un montage
qui comprendrait les seize diodes en série.
[0006] Le circuit d'alimentation comprend classiquement une varistance VDR connectée en
parallèle entre les bornes de connexion 28 et 29, une diode D et une résistance R
en série, ainsi qu'une diode Zener DZ et un condensateur C en parallèle.
[0007] Cependant, au contraire des lampes à filament conventionnelles qui présentent une
caractéristique courant/tension sensiblement rectiligne et de pente relativement faible
dans l'intervalle de variation de la tension aux bornes batterie, les diodes électroluminescentes
sont des composants qui présentent une forte excursion en courant pour de faibles
excursions en tension autour d'une tension de conduction nominale.
[0008] Or, dans un véhicule, la tension aux bornes de la batterie est susceptible de varier
de façon assez importante en fonction de son état de charge et de la température ambiante,
classiquement entre 11 et 16 volts.
[0009] De plus, la tension de conduction nominale des diodes électroluminescentes disponibles
dans le commerce présente, par construction, une dispersion qui peut être importante
sur un jeu de composants déterminé, puisqu'elle n'est par exemple garantie par le
fabricant qu'entre 1,9 et 2,7 volts.
[0010] De ces deux facteurs il résulte que le courant dans les diodes électroluminescentes
peut varier de façon sensible selon les diodes électroluminescentes utilisées et selon
les conditions de fonctionnement, ce qui engendre des variations d'intensité lumineuse
pouvant aller jusqu'à un rapport de 1 à 3.
[0011] La présente invention vise à proposer des moyens pour réaliser un montage de diodes
électroluminescentes du type d'un réseau mixte parallèle/série présentant une caractéristique
d'éclairement faiblement variable en fonction de l'excursion de la tension aux bornes
de la batterie et de la dispersion sur la tension de conduction nominale des diodes
électroluminescentes utilisées.
[0012] Afin de clarifier l'exposé qui suit, on considère que le réseau mixte parallèle/série
30 de la figure 1 est constitué de « lignes » et de « colonnes » de diodes électroluminescentes
DEL, par analogie avec la notion mathématique de matrice.
[0013] Ainsi, on note i le nombre de lignes de diodes électroluminescentes DEL mises en
série dans le réseau 30, et j le nombre de colonnes de diodes électroluminescentes
DEL mises en parallèle dans ledit réseau.
[0014] Il est connu de disposer un nombre N déterminé de diodes électroluminescentes selon
un montage mixte parallèle/série tel que i.j = N. Par exemple, on connaît des réseaux
de seize diodes électroluminescentes à quatre lignes et quatre colonnes (N=16 ; i=4
; j=4), des réseaux de douze diodes électroluminescentes à trois lignes et quatre
colonnes(N=12 ; i=3 ; j=4), ou encore des réseaux de vingt diodes électroluminescentes
à quatre lignes et cinq colonnes(N=20 ; i=4 ; j=5).
[0015] Dans la pratique, on détermine le nombre minimal de diodes électroluminescentes qu'il
faut utiliser dans l'application envisagée en fonction de l'éclairement global requis,
et on choisit un nombre N de diodes qui soit juste supérieur audit nombre minimal
et qui s'écrive comme le produit de deux entiers naturels i et j. On se limite en
effet généralement au premier nombre N qui convienne pour des raisons de coût des
composants, d'encombrement spatial dans l'équipement, et de consommation électrique
du circuit d'illumination.
[0016] Cependant, ainsi qu'il sera expliqué plus en détails dans la description ci-dessous,
il a été constaté que certaines configurations du réseau mixte parallèle/série permettent
de réduire l'influence des variations de la tension aux bornes de la batterie et de
la dispersion de la tension de conduction des diodes sur le courant total consommé
par le circuit d'illuminations, c'est à dire sur l'éclairement produit par ledit circuit.
Ces constatations conduisent à choisir un nombre i déterminé de lignes du réseau mixte
parallèle/série.
[0017] II est évident qu'il n'est pas forcément possible de respecter cette nouvelle contrainte
sans remettre en question les choix effectués en fonction des règles classiques de
construction d'un tel réseau.
[0018] Ainsi, si l'on a calculé qu'il convient d'utiliser au minimum seize diodes électroluminescentes
pour produire l'éclairement requis dans une application donnée, l'homme du métier
serait conduit a disposer ces seize diodes dans un réseau à quatre lignes et à quatre
colonnes (ou accessoirement un réseau à deux lignes et huit colonnes ou réciproquement).
Mais si, comme l'enseigne l'invention on constate qu'un réseau comportant trois lignes
produit de meilleurs résultats en termes d'excursion de l'éclairement en fonction
des variations de la tension aux bornes de la batterie et de la dispersion des caractéristiques
des diodes, alors il lui faudra utiliser un ensemble de dix-huit diodes car ce nombre
est le premier qui soit à la fois supérieur à seize et qui soit un multiple de trois.
[0019] Or, essentiellement pour des contraintes de place dans un boîtier, il peut s'avérer
impossible d'utiliser dix-huit diodes là où il était possible d'en utiliser seize.
[0020] L'invention vise à pallier les inconvénients de l'état de la technique précités en
proposant des moyens permettant de concilier l'ensemble des règles de construction
énoncées ci-dessus.
[0021] En effet l'invention concerne un circuit d'illumination à diodes électroluminescentes
alimentées par une tension continue à travers un circuit d'alimentation, notamment
pour véhicules automobiles, qui comprend un nombre N de diodes électroluminescentes
disposées dans un réseau mixte parallèle/série comprenant i lignes et j colonnes,
caractérisé en ce que le produit i.j est égal à un nombre M qui est supérieur audit
nombre N, les M-N branches dudit réseau qui ne comprennent pas de diode électroluminescente
comprenant soit un circuit ouvert soit un premier dipôle essentiellement résistif.
[0022] Selon d'autres caractéristiques de l'invention, prises isolément ou en combinaison
:
- le réseau comprend un nombre de lignes i égal à trois ;
- chaque diode électroluminescente est connectée en série avec un second dipôle essentiellement
résistif comprenant une résistance ;
- le premier dipôle essentiellement résistif comprend au moins une résistance ;
- le premier dipôle essentiellement résistif comprend deux résistances de même valeur
que la résistance dudit second dipôle essentiellement résistif ;
- le premier dipôle essentiellement résistif comprend une résistance et une diode en
série ;
- le premier dipôle essentiellement résistif comprend une résistance et une diode Zener
;
- la résistance ci-dessus est de même valeur que la résistance du premier dipôle essentiellement
résistif et la tension seuil de la diode Zener est de même valeur que la tension de
conduction des diodes électroluminescentes ;
- le circuit d'alimentation comprend une diode en série, et une varistance en parallèle
;
- le circuit d'alimentation comprend également une diode Zener et un condensateur en
parallèle.
[0023] L'invention concerne également un feu de signalisation pour véhicule automobile,
comprenant un circuit d'illumination tel que décrit ci-dessus.
[0024] Elle concerne enfin un tableau de commande, notamment pour installation de chauffage,
ventilation et/ou climatisation pour véhicule automobile, comprenant un circuit d'illumination
tel que ci-dessus.
[0025] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la
lecture de la description non limitative qui suit, en référence aux dessins annexés
qui sont :
- A la figure 1, déjà analysée, un circuit d'illumination selon l'art antérieur ;
- A la figure 2 : un circuit d'illumination selon la présente invention ;
- A la figure 3 : un diagramme de la caractéristique du courant total consommé par le
circuit selon l'invention, en fonction de la tension de la batterie.
[0026] Si l'on s'intéresse de nouveau au circuit de la figure 1, on constate que la résistance
R est parcourue par le courant total Itot qui est consommé par le circuit d'illumination.
Ce courant est la somme des j courants (ici j=4) parcourant les j branches de diodes
électroluminescentes connectées en parallèles dans le réseau 30.
[0027] La valeur de la résistance R est déterminée comme j fois la valeur du courant nominal
In qui doit circuler dans les diodes électroluminescentes DEL. Cette résistance doit
être choisie de manière à pouvoir dissiper par effet joule une puissance relativement
importante, de l'ordre de 7 Watts (W).
[0028] Une telle résistance est un composant relativement cher et volumineux, et, pour des
raisons d'encombrement dans le cas par exemple d'une rampe de feu comme un feu stop
complémentaire pour véhicule, doit souvent être monté par insertion sur un circuit
imprimé distinct de celui sur lequel sont montées les diodes électroluminescentes
DEL.
[0029] C'est pourquoi, selon un avantage du circuit selon l'invention tel que représenté
à la figure 2, elle est remplacée par des résistances Ri de plus petite valeur et
devant dissiper des puissances beaucoup moins élevées (de l'ordre de 0,25W ou 0,5W),
qui sont connectées en série avec les diodes électroluminescentes DEL dans chaque
branche du réseau 30 comportant une telle diode.
[0030] Avantageusement, les résistances Ri sont des composants à montage en surface (CMS)
qui sont de très petite taille et qui existent à relativement bas prix sur le marché.
Ceci présente en outre comme avantage le fait que les résistances peuvent être déposées
par une machine et soudées à la vague en même temps que les diodes électroluminescentes
DEL, sur un même circuit imprimé.
[0031] A la figure 2, sur laquelle sur les mêmes éléments qu'à la figure 1, portent les
mêmes références, on a représenté un mode de réalisation possible d'un circuit d'illumination
selon l'invention.
[0032] Ce circuit est alimenté par l'intermédiaire de deux bornes de connexion 28 et 29.
Il comprend un réseau 30 réalisé selon un montage mixte parallèle/série, dont certaines
branches comprennent une diode électroluminescente DEL en série avec une résistance
Ri, et dont d'autres branches comprennent un dipôle essentiellement résistif 22 ou
23 dont la nature exacte sera explicitée plus loin en regard notamment des figures
3a à 3d.
[0033] Le circuit d'alimentation comprend une diode D montée en série pour la protection
contre l'inversion de polarité entre les bornes de connexion 28 et 29, ainsi qu'une
varistance VDR montée en parallèle et permettant de protéger le circuit d'illumination
contre les variations de la tension de la batterie appliquée entre les bornes de connexion
28 et 29.
[0034] Le circuit d'alimentation peut également mais non nécessairement comprendre une diode
Zener DZ ainsi qu'un condensateur C connecté en parallèle avec le réseau 30 de diodes
électroluminescentes DEL.
[0035] Les composants D,VDR,DZ, et C ci-dessus, existants sur le marché en tant que composants
à montage en surface (CMS), il est possible, selon un avantage de la présente invention,
de les déposer à l'aide d'une machine automatique programmable, avec les diodes électroluminescentes
DEL et les résistances Ri sur un même circuit imprimé, et de les souder à la vague
ou par refusion en une seule opération.
[0036] A la différence du réseau parallèle/série de la figure 1, le réseau parallèle/série
30 de la figure 2 comporte trois lignes (i=3) et six colonnes (j=6) en sorte qu'il
comprend en tout dix-huit branches (M=18).
[0037] On expliquera plus loin, en regard de la figure 4, les raisons pratiques qui poussent
à utiliser un réseau comprenant trois lignes alors que, s'agissant par exemple d'une
application dans laquelle seulement seize diodes électroluminescentes DEL sont requises
pour atteindre le rayonnement lumineux désiré et dans laquelle, pour des raisons de
coût et de place disponible dans le feu devant recevoir le circuit d'illumination,
on ne peut se permettre d'utiliser dix-huit diodes électroluminescentes, il serait
plus simple de connecter lesdites seize diodes (N=16) selon un réseau à quatre lignes
et à quatre colonnes.
[0038] Selon l'invention le réseau comporte donc N branches qui comprennent une diode électroluminescente
DEL éventuellement mais non obligatoirement en série avec une résistance Ri, et comporte
M-N branches qui comprennent un dipôle essentiellement résistif référencé 22 et 23
à la figure 2.
[0039] Selon un autre mode de réalisation, les M-N branches du réseau qui ne comprennent
pas de diode électroluminescente DEL comprennent un circuit ouvert au lieu et place
de tout dipôle, c'est à dire qu'elles ne comprennent rien. Ceci produit un réseau
que l'on peut qualifier d'irrégulier puisque, nécessairement, chaque lignes i ne comprend
pas le même nombre j i de diodes en parallèle, avec pour conséquence que les diodes
de deux lignes différentes ne sont pas forcément parcourues par le même courant et
donc ne produisent pas le même éclairement.
[0040] Cet inconvénient peut cependant être acceptable, notamment dans le cas où le circuit
d'illumination est utilisé dans un feu comprenant des moyens optiques tels que des
prismes ou des lentilles qui atténuent les différences d'éclairement des diodes pour
produire un éclairement global uniforme.
[0041] Sur les figures 3a à 3d, on a représenté différents modes de réalisation possibles,
mais non limitatifs, du dipôle 22 ou 23 qui peut être disposé dans certaines branches
du réseau 30 pour se substituer aux M-N diodes électroluminescentes manquant pour
compléter ce réseau à M branches.
[0042] A la figure 3a, le dipôle comprend une simple résistance 31.
[0043] A la figure 3b, il comprend deux résistances 32 et 33 en série, qui, dans un mode
de réalisation préféré, ont chacune la même valeur que les résistances Ri connectées
en série avec les N diodes électroluminescentes DEL dans les N autres branches du
réseau. Ainsi, le magasin de la machine automatique programmable qui place les composants
sur le circuit imprimé lors du montage en usine ne comporte avantageusement qu'une
référence de résistances. Ceci limite la multiplicité de références lors des approvisionnements
et permet de consommer une quantité plus grande du même composants, donc d'obtenir
des prix plus bas auprès des fournisseurs.
[0044] A la figure 3c, le dipôle comprend une résistance 34 en série avec une diode (une
diode à jonction classique).
[0045] A la figure 3d, le dipôle comprend une résistance 36 de même valeur que les N résistances
Ri, en série avec une diode Zener 37 dont la tension de conduction sera avantageusement
choisie proche de la tension de conduction des diodes électroluminescentes DEL utilisées
dans les N autres branches du réseau.
[0046] On s'intéresse maintenant au graphique de la figure 4 sur lequel on a représenté,
en abscisse la tension Vbat aux bornes de la batterie, et en ordonnées le courant
total Itot consommé par le circuit d'illumination de la figure 2.
[0047] On écrit l'équation résultant des lois de Kirchoff pour une maille comprenant la
diode D et une colonne de i diodes électroluminescentes DEL en série avec leurs i
résistances Ri. Sachant que le courant dans ces diodes vaut Itot/j avec j le nombre
de colonnes du réseau, et en éliminant la variable j en écrivant i.j=M, il vient :

[0048] Pour une valeur de In qui produit l'éclairement souhaité dans les diodes valant 55mA,
pour une tension Vbat aux bornes de la batterie ayant une valeur de référence Vbato
fixée (par exemple 13,5V) et pour une tension de conduction Vd des diodes électroluminescentes
DEL ayant une valeur de référence Vdo fixée (par exemple 2,4V), on sait qu'il faut
utiliser des résistances Ri ayant une valeur telle qu'on aura Itot=j.In=M.In/i, d'où
il vient :

[0049] Par exemple, pour les valeurs indiquées ci-dessus et avec i=3 et j=6, on a Ri qui
vaut à peu près 30 Ohms.
[0050] En réécrivant l'équation (1) de la maille pour une valeur Vbat quelconque de la tension
aux bornes de la batterie, et en lui intégrant l'expression (2) de Ri, il vient :

[0051] On peut isoler le facteur α se trouvant devant le terme Vbat dans l'expression ci
dessus, d'où l'on tire :

[0052] Ce terme α traduit la dépendance du courant total Itot consommé par le circuit vis
à vis des variations de la tension Vbat aux bornes de la batterie. On peut montrer,
par exemple en traçant la courbe de la fonction ci-dessus de α en fonction de la variable
i, que, dans l'intervalle [1;6], le coefficient α atteint un minimum pour i proche
de trois.
[0053] Ceci est bien la démonstration du fait qu'un réseau parallèle/série comprenant trois
lignes (i=3) présente un dépendance minimum vis à vis des variations de la tension
aux bornes de la batterie.
[0054] Par ailleurs, en réécrivant l'équation (1) de la maille pour une valeur Vd quelconque
de la tension de conduction des diodes électroluminescentes DEL, et en lui intégrant
l'expression (2) de Ri, il vient :

[0055] On peut isoler le facteur β se trouvant devant le terme Vd dans l'expression ci dessus,
d'où l'on tire :

[0056] Il est clair que plus i est petit et plus le coefficient β est petit. Ceci signifie
que plus le nombre de lignes du réseau parallèle/série est faible, plus la dépendance
du courant total Itot consommé par le circuit par rapport à la dispersion de la tension
de conduction des diodes est faible, ce qui se comprend d'ailleurs intuitivement.
[0057] Des considérations ci-dessus, il ressort donc que l'on a intérêt à utiliser un réseau
parallèle/série comportant trois lignes (i=3) pour minimiser l'influence sur le courant
total consommé par le circuit c'est à dire sur l'éclairement global produit par ce
circuit, à la fois vis à vis de l'excursion de la tension aux bornes de la batterie
et de la dispersion sur la tension de conduction de diodes électroluminescentes utilisées.
[0058] On a vu plus haut que l'invention propose des moyens pour utiliser un réseau à M
branches, M se décomposant comme le produit i.j avec i=3 et M étant supérieur au nombre
N de diodes effectivement utilisées dans le réseau, ces moyens consistant à substituer
un circuit ouvert ou un dipôle essentiellement résistif aux M-N diodes manquantes.
[0059] A la figure 4, on a par exemple représenté les caractéristiques d'un circuit d'illumination
respectivement référencée 41 pour un premier circuit utilisant un réseau selon l'art
antérieur, i.e., tel que M=N=16 et i=j=4 ( figure 1), et référencée 42 pour un second
circuit utilisant un réseau selon l'invention, i.e., tel que M=18, N= 16, i=3 et j=6
(figure 2).
[0060] Pour une tension Vbat aux bornes de la batterie valant Vbato=13,5V, le premier circuit
consomme un courant I1 valant à peu près 220mA et le second circuit consomme un courant
I2 valant à peu près 330mA du fait qu'il comporte six colonnes de diodes au lieu de
quatre.
[0061] On voit que la droite 42 est plus aplatie que la droite 41 ce qui traduit la plus
faible dépendance du courant total Itot vis à vis des variations de la tension Vbat
aux bornes de la batterie.
[0062] De plus, la droite 42 est susceptible de se déplacer parallèlement à elle même en
fonction de la dispersion de la tension Vd de conduction des diodes électroluminescentes
avec une excursion E2 plus faible que l'excursion correspondante E1 de la droite 41,
ce qui traduit la plus faible dépendance du courant total Itot vis à vis des variations
de ladite tension Vd.
[0063] Le courant total Itot du premier circuit peut varier entre une valeur minimale Imin1
et une valeur maximale Imax1, alors que le second circuit peut varier entre un valeur
minimale Imin2 supérieure à ladite valeur Imin1 et une valeur maximale Imax2 inférieur
à ladite valeur Imax1.
[0064] On peut résumer les avantages de l'invention en disant que le point de fonctionnement
Vbat/Itot du circuit d'illumination selon l'invention peut déplacer en fonction de
l'excursion de la tension aux bornes de la batterie et de la dispersion de la tension
de conduction des diodes électroluminescentes dans un parallélogramme 52 dont la surface
est beaucoup plus faible que la surface correspondante du parallélogramme 51 d'un
circuit conforme à l'art antérieur.
[0065] Il est bien évident que le principe de l'invention s'applique à un circuit d'illumination
pouvant contenir un nombre N quelconque de diodes électroluminescentes, et que les
M-N circuits ouverts ou dipôles complétant à M le réseau parallèle/série peuvent être
disposés dans des branches quelconques dudit réseau.
1. Circuit d'illumination à diodes électroluminescentes alimentées par une tension continue
à travers un circuit d'alimentation, notamment pour véhicules automobiles, qui comprend
un nombre N de diodes électroluminescentes (DEL) disposées dans un réseau (30) mixte
parallèle/série comprenant i lignes et j colonnes, caractérisé en ce que le produit i.j est égal à un nombre M qui est supérieur audit nombre N, les M - N
branches dudit réseau qui ne comprennent pas de diode électroluminescente comprenant
soit un circuit ouvert, soit un premier dipôle essentiellement résistif (22, 23).
2. Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que le réseau comprend un nombre de lignes i égal à trois.
3. Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque diode électroluminescente est connectée en série avec un second dipôle essentiellement
résistif comprenant une résistance (Ri).
4. Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que le premier dipôle essentiellement résistif (22,23) comprend au moins une résistance
(31) ;
5. Circuit selon la revendication 4, caractérisé en ce que le premier dipôle essentiellement résistif (22,23) comprend deux résistances (32
et 33) de même valeur que la résistance (Ri) dudit second dipôle essentiellement résistif.
6. Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que le premier dipôle essentiellement résistif comprend une résistance (34) et une diode
(35) en série.
7. Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que le premier dipôle essentiellement résistif comprend une résistance (36) et une diode
Zener (37).
8. Circuit selon la revendication 7, caractérisé en ce que ladite résistance (36) est de même valeur que la résistance (Ri) du premier dipôle
essentiellement résistif et la tension seuil de la diode Zener (37) est de même valeur
que la tension de conduction (Vdo) des diodes électroluminescentes (DEL).
9. Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que le circuit d'alimentation comprend une diode (D) en série, et une varistance (VDR)
en parallèle.
10. Circuit selon la revendication 9, caractérisé en ce que le circuit d'alimentation comprend également une diode Zener (DZ) et un condensateur
(C) en parallèle.
11. Feu de signalisation pour véhicule automobile, caractérisé en ce qu'il comprend un circuit d'illumination selon l'une de revendications 1 à 10.
12. Tableau de commande, notamment pour installation de chauffage, ventilation et/ou climatisation
pour véhicule automobile, caractérisé en ce qu'il comprend un circuit d'illumination selon l'une de revendications 1 à 10.
1. Schaltung einer an einer Versorgungsgleichspannung liegenden LED-Beleuchtung, insbesondere
für Kraftfahrzeuge, welche eine Anzahl N Leuchtdioden (DEL) aufweist, die in einem
Netz (30) in kombinierter Parallel-/Reihenschaltung mit i Reihen und j Strängen angeordnet
sind,
dadurch gekennzeichnet, daß das Produkt i.j einer Anzahl M entspricht, die größer ist als die Anzahl N, wobei
die Zweige M - N dieses Netzes, die keine Leuchtdioden umfassen, entweder einen offenen
Stromkreis oder einen ersten im wesentlichen resistiven Dipol (22, 23) aufweisen.
2. Schaltung nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, daß das Netz eine Anzahl von drei Reihen i umfaßt.
3. Schaltung nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, daß jede Leuchtdiode mit einem zweiten im wesentlichen resistiven Dipol in Reihe geschaltet
ist, welcher einen Widerstand (Ri) aufweist.
4. Schaltung nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, daß der erste im wesentliche resistive Dipol (22, 23) wenigstens einen Widerstand (31)
umfaßt.
5. Schaltung nach Anspruch 4,
dadurch gekennzeichnet, daß der erste im wesentlichen resistive Dipol (22, 23) zwei Widerstände (32 und 33) aufweist,
die denselben Wert wie der Widerstand (Ri) des zweiten im wesentlichen resistiven
Dipols haben.
6. Schaltung nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, daß der erste im wesentlichen resistive Dipol einen Widerstand (34) und eine in Reihe
geschaltete Diode (35) umfaßt.
7. Schaltung nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, daß der erste im wesentlichen resistive Dipol einen Widerstand (34) und eine Z-Diode
(37) umfaßt.
8. Schaltung nach Anspruch 7,
dadurch gekennzeichnet, daß der Widerstand (36) denselben Wert hat wie der Widerstand (Ri) des ersten im wesentlichen
resistiven Dipols, und daß die Schleusenspannung der Z-Diode (37) denselben Wert hat wie die Durchlaßspannung
(Vdo) der Leuchtdioden (DEL).
9. Schaltung nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, daß der Stromkreis eine Diode (D) in Reihenschaltung und einen Varistor (VDR) in Parallelschaltung
aufweist.
10. Schaltung nach Anspruch 9,
dadurch gekennzeichnet, daß der Stromkreis auch eine Z-Diode (DZ) und einen Kondensator (C) in Parallelschaltung
umfaßt.
11. Signalleuchte für Kraftfahrzeuge,
dadurch gekennzeichnet, daß sie eine Beleuchtungsschaltung gemäß einem der Ansprüche 1 bis 10 umfaßt.
12. Schalttafel, insbesondere für eine Heizungs-, Lüftungs- und/oder Klimaanlage für Kraftfahrzeuge,
dadurch gekennzeichnet, daß sie eine Beleuchtungsschaltung gemäß einem der Ansprüche 1 bis 10 umfaßt.
1. A lighting circuit having light-emitting diodes supplied with a unidirectional voltage
via a power circuit, especially for motor vehicles, and having a number N of light-emitting
diodes (LED) disposed in a mixed parallel/series network (30) that comprises i lines
and j columns, characterised in that the product i.j is equal to a number M which is greater than the said number N, the
M-N branches of the said network which do not include any light-emitting diode comprising
either an open circuit or an essentially resistive first dipole (22, 23).
2. A circuit according to Claim 1, characterised in that the network comprises a number of lines i equal to three.
3. A circuit according to Claim 1, characterised in that each light-emitting diode is connected in series with an essentially resistive second
dipole which includes at least one resistor (Ri).
4. A circuit according to Claim 1, characterised in that the first essentially resistive dipole (22, 23) includes at least one resistor (31).
5. A circuit according to Claim 4, characterised in that the first essentially resistive dipole (22, 23) includes two resistors (32 and 33)
of the same value as the resistor (Ri) of the said second essentially resistive dipole.
6. A circuit according to Claim 1, characterised in that the first essentially resistive dipole includes a resistor (34) and a diode (35)
in series.
7. A circuit according to Claim 1, characterised in that the first essentially resistive dipole includes a resistor (36) and a Zener diode
(37).
8. A circuit according to Claim 7, characterised in that the said resistor (36) has the same value as the resistor (Ri) of the first essentially
resistive dipole, and the threshold voltage of the Zener diode (37) has the same value
as the conduction voltage (Vdo) of the light-emitting diodes (LED).
9. A circuit according to Claim 1, characterised in that the power circuit also includes a diode (D) in series and a variable resistance (VDR)
in parallel.
10. A circuit according to Claim 9, characterised in that the power supply circuit further includes a Zener diode (DZ) and a capacitor (C)
in parallel.
11. An indicating light for a motor vehicle, characterised in that it includes a lighting circuit according to one of Claims 1 to 10.
12. A control panel, especially for a heating, ventilating and/or air conditioning installation
for a motor vehicle, characterised in that it includes a lighting circuit according to one of Claims 1 to 10.