[0001] Le domaine technique de l'invention est celui des dispositifs permettant de tester
le bon fonctionnement d'un lanceur de munition.
[0002] Pour assurer la protection rapprochée des véhicules blindés, on utilise fréquemment
des tubes lanceurs permettant de déployer des munitions telles que des grenades fumigènes
ou antipersonnel.
[0003] Ces tubes lanceurs portent généralement des moyens de fourniture d'énergie électrique
qui coopèrent avec des moyens récepteurs d'énergie électrique portés par la munition.
[0004] Ces moyens pourront être par exemple des contacts électriques ou bien un système
inductif (tel celui décrit par le brevet FR2438820) ou encore un système capacitif
(tel que décrit par le brevet FR2593908).
[0005] Les moyens de fourniture d'énergie conduisent à la munition un courant électrique
destiné en particulier à assurer la mise à feu d'une charge propulsive d'éjection
de La munition hors du tube.
[0006] Ils permettent aussi de vérifier la présence d'une munition dans le lanceur et éventuellement
de déterminer le type de munition qui est présent.
[0007] Il est très difficile aujourd'hui d'assurer de façon simple, rapide et fiable le
contrôle du bon fonctionnement de tels lanceurs.
[0008] En effet, d'une part, en l'absence de tir, il doit circuler dans la munition un courant
inférieur à 100 milliampères, courant permettant de détecter la présence de la munition
et ne devant pas entraîner un tir intempestif.
[0009] D'autre part, le déclenchement de tir met en oeuvre un courant dont l'intensité doit
être (pour des raisons de sécurité) d'au moins 3 ampères pendant au moins 15 millisecondes.
[0010] Le bon fonctionnement du lanceur n'est effectif que lorsque ces deux conditions sont
respectées.
[0011] Les moyens de contrôle connus mettent en oeuvre des bancs de mesure d'intensité qui
sont encombrants, coûteux et difficiles à utiliser par des personnels non formés.
[0012] D'autres moyens de contrôles classiques utilisent une lampe test qui permet de vérifier
la fourniture de courant par le tube lanceur.
[0013] Cependant ces derniers moyens ne permettent pas de vérifier le bon fonctionnement
du lanceur, c'est à dire la conformité de ses deux intensités d'emploi (repos / tir)
avec les valeurs normales.
[0014] C'est le but de l'invention que de proposer un dispositif de test ne présentant pas
de tels inconvénients.
[0015] Ainsi le dispositif àe test selon l'invention permet une vérification simple, rapide
en fiable du bon fonctionnement du lanceur.
[0016] Il peut être mis en oeuvre par un personnel non qualifié et il est à la fois peu
encombrant et peu coûteux.
[0017] Il peut être stocké durant de longues périodes sans perdre sa précision et peut être
conservé dans tout véhicule blindé en plus de la dotation en munitions.
[0018] Ainsi l'invention a pour objet un dispositif permettant de tester le bon fonctionnement
d'un lanceur constitué d'un tube pouvant recevoir une munition et à l'intérieur duquel
sont disposés des moyens de fourniture d'énergie électrique à la munition destinés
en particulier à permettre sa mise à feu, ce dispositif est caractérisé en ce qu'il
est constitué par un corps ayant sensiblement la forme d'une munition et comportant
des moyens récepteurs d'énergie électrique coopérant avec les moyens de fourniture
d'énergie du tube lanceur, moyens récepteurs reliés à une électronique de test disposée
à l'intérieur du corps.
[0019] D'une façon préférentielle l'électronique de test est alimentée en énergie par le
tube lanceur au travers des moyens récepteurs d'énergie.
[0020] En particulier, l'électronique de test peut comporter au moins une capacité qui est
chargée en énergie par le lanceur, capacité assurant l'alimentation électrique du
dispositif de test.
[0021] Selon une autre caractéristique, l'électronique de test comporte au moins une première
voie de mesure permettant de vérifier que l'intensité du courant reçu du tube lanceur
lors de la mise à feu est supérieure à une intensité minimale pendant une durée minimale.
[0022] Selon une autre caractéristique, l'électronique de test comporte au moins une deuxième
voie de mesure permettant de vérifier que l'intensité qui est reçue du tube lanceur
de façon permanente en dehors de la mise à feu est inférieure à une intensité maximale.
[0023] Avantageusement, l'électronique de test comprend un commutateur électronique de puissance
permettant de commuter le courant fourni par les moyens récepteurs d'énergie électrique
vers l'une ou l'autre des voies de mesure.
[0024] Le temps de fermeture du commutateur de puissance sera choisi au moins égal à la
durée minimale.
[0025] Le dispositif comporte avantageusement un commutateur manuel, porté par le corps
du dispositif, et permettant de sélectionner l'une ou l'autre des voies de mesures.
[0026] Le résultat des mesures peut être donné par un afficheur solidaire du corps.
[0027] Le dispositif de test pourra comporter un séquenceur assurant le séquencement des
opérations de commutation, de mesure et d'affichage du résultat de la mesure.
[0028] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre d'un
mode particulier de réalisation, description faite en référence aux dessins annexés
et dans lesquels:
- la figure 1 est un vue en coupe d'un dispositif de test selon l'invention mis en place
dans un tube lanceur,
- la figure 2 est un schéma synoptique du dispositif de test selon l'invention,
- les figures 3a et 3b sont des chronogrammes montrant les séquences de fonctionnement,
respectivement pour les mesures des courants de mise à feu et de sécurité.
[0029] En se reportant à la figure 1, un dispositif de test 1 selon l'invention est représenté
mis en place dans un tube lanceur 2 de munition.
[0030] Le tube lanceur 2 est solidaire d'une paroi 3 d'un véhicule blindé et il est fermé
à sa partie arrière par un fond 4 (vissé ou soudé au tube) qui porte des moyens 5
de fourniture d'énergie électrique.
[0031] Ces moyens sont constitués ici par un connecteur coaxial comportant une broche centrale
5a et une couronne périphérique 5b, séparées par un isolant 5c.
[0032] Un tel connecteur n'est représenté ici qu'à titre indicatif car il ne constitue pas
l'objet de l'invention.
[0033] Il peut être remplacé par tous types de contacts électriques ayant une autre structure
(par exemple des contacts à baïonnette) ou encore par un moyen de fourniture d'énergie
de nature différente, formé par exemple par une bobine d'induction.
[0034] Le dispositif de test 1 a la forme externe et l'encombrement d'une munition réelle,
ce qui facilite son stockage et sa manipulation.
[0035] Il est constitué par un corps comprenant une enveloppe tubulaire 6 fermée par un
couvercle 7 et un culot 8, fixés à l'enveloppe 6 par exemple par des vis (non représentées).
[0036] Le culot 8 porte des moyens récepteurs d'énergie électrique 9 qui sont destinés à
coopérer avec les moyens de fourniture d'énergie 5 du tube lanceur.
[0037] Ces moyens sont ici constitués par un connecteur coaxial présentant une broche centrale
9a et une couronne périphérique 9b séparées par un isolant 9c.
[0038] Dans le cas de moyens de transmission inductifs, le dispositif de test porterait
une bobine réceptrice qui se trouverait en couplage inductif avec la bobine émettrice
du tube lanceur.
[0039] Le couvercle 7 porte un commutateur manuel à deux positions 10, ainsi qu'un moyen
d'affichage du résultat du test, moyen constitué ici par deux voyants 11a,11b (diodes
LED) de couleurs différentes (Verte et Rouge).
[0040] Avantageusement le couvercle 7 est disposé en retrait à l'intérieur de l'enveloppe
6, cela afin d'assurer la protection du commutateur manuel 10 et des afficheurs 11a,11b.
[0041] Le corps du dispositif de test renferme une carte électronique portant un circuit
électronique de test 12 qui est relié aux contacts 9a, 9b du connecteur 9 par les
conducteurs 14a,14b ainsi qu'au commutateur manuel 10 et aux voyants 11a,11b.
[0042] Tout l'espace libre à l'intérieur du corps du dispositif est rempli d'un matériau
plastique 13 isolant et amortisseur tel une résine d'enrobage.
[0043] Le matériau de remplissage est versé dans l'enveloppe 6 après positionnement du circuit
12 et mise en place des liaisons électriques. Le couvercle 7 est ensuite fixé à l'Enveloppe
par un moyen de liaison approprié non représenté (par exemple des vis).
[0044] La figure 2 est un schéma synoptique du circuit électronique de test 12.
[0045] Un des contacts 9b est le point commun à l'ensemble du circuit, l'autre contact 9a
alimente une capacité 15 qui est destinée à fournir de l'énergie à l'ensemble du circuit
12.
[0046] Ainsi le dispositif de test selon l'invention ne contient aucune source d'énergie
(pile, batterie) susceptible de se dégrader ou décharger lors du stockage. L'énergie
nécessaire au fonctionnement des circuits est empruntée au réseau de bord du véhicule
au moment du test et stockée dans la capacité 15.
[0047] Il en résulte une excellente tenue au stockage du dispositif de test et une simplification
de la logistique.
[0048] Le circuit de test comprend une première voie de mesure 16 et une deuxième voie de
mesure 17.
[0049] Le courant fourni par les contacts est appliqué à un commutateur de puissance 18
qui a pour fonction de commuter le courant fourni par les contacts dans l'une ou l'autre
des voies de mesure durant le temps nécessaire à la mesure. Ce commutateur est constitué
par exemple par un transistor de puissance.
[0050] Chaque voie de mesure 16,17 est constituée par un capteur de courant de type connu
qui réalise une mesure de l'intensité par la mesure de la tension aux bornes d'une
résistance calibrée.
[0051] Ces capteurs sont pilotables par un signal de commande qui déclenche le début de
la mesure et ils fournissent une tension représentative de l'intensité mesurée.
[0052] La sélection de la mesure à effectuer et donc de la voie de mesure à activer s'effectue
par l'intermédiaire du commutateur manuel 10.
[0053] La première voie de mesure 16 est destinée à mesurer le courant de mise à feu (I)
qui pour être suffisant (permettre la mise à feu de la munition) doit être supérieur
à une intensité minimale Im (de l'ordre de 3 ampères) pendant une durée minimale Tm
(de l'ordre de 15 millisecondes).
[0054] Un premier comparateur 21 permet de comparer la valeur mesurée à une consigne fournie
par un circuit de référence de tension 20 qui est composé par exemple d'une diode
de référence de tension associée à un diviseur potentiométrique.
[0055] La durée Tm de la mesure est obtenue par un séquenceur 19 de type connu qui comprend
un oscillateur à quartz et un compteur.
[0056] Durant la durée Tm, e signal résultant de la comparaison entre la mesure et la consigne
est échantillonné par l'oscillateur du séquenceur 19 pour incrémenter un compteur
25, l'échantillonnage sera par exemple réalisé à l'aide d'une porte logique ET. Le
compteur ne s'incrémente donc à chaque créneau d'horloge que si le comparateur fournit
un signal logique "1" signifiant que le courant mesuré est correct.
[0057] Pour commander un circuit d'affichage 22, on utilise une des sorties du compteur
25 qui passe à un niveau logique "1" pour un niveau de comptage suffisant compte tenu
de la durée Tm (donc lorsque le courant mesuré a été correct pendant la durée Tm).
[0058] Le circuit d'affichage 22 est piloté par le séquenceur 19 et il assure l'allumage
de l'un ou l'autre des afficheurs Led (11a ou 11b) en fonction du signal fourni par
le compteur 25 à l'issue de la durée de mesure Tm (le niveau "1" fourni par le compteur
25 commande l'allumage de la Led verte, le signal "0", l'allumage de la Led rouge).
[0059] La deuxième voie de mesure 17 a un fonctionnement analogue. Elle est destinée à mesurer
le courant de sécurité qui circule dans la munition lorsqu'elle est mise en place
dans le tube et que la mise à feu n'est pas demandée. Pour être correct (ne pas provoquer
de mise à feu intempestive) ce courant (i) ne doit pas dépasser une valeur maximale
i
M (i
M de l'ordre de 100 milliampères).
[0060] Une autre circuit de référence de tension 23 montage potentiomètrique) génère une
consigne de tension qui est image de la valeur de l'intensité maximale iM. Un deuxième
comparateur 24 compare cette valeur avec la valeur mesurée par le circuit de mesure
17 et fournit un signal qui est échantillonné par l'oscillateur du séquenceur 19 pour
incrémenter le compteur 25, qui délivre le signal de commande du circuit d'affichage
22.
[0061] Le commutateur de puissance 18, ainsi que les voies de mesure 16 et 17 et le circuit
d'affichage 22, sont pilotés par le séquenceur 19 qui, tel un microprocesseur, assure
le séquencement des différentes opérations.
[0062] La figure 3a est un chronogramme qui représente l'enchaînement temporel des opérations
lorsque la première voie de mesure est choisie.
[0063] L'utilisateur qui a mis la munition en place peut tout d'abord vérifier que le circuit
électrique du véhicule détecte bien la présence de la munition de test (allumage d'un
voyant "présence munition" sur son pupitre de commande).
[0064] Il a choisi la position du commutateur manuel 10 qui correspond au test du courant
de mise à feu.
[0065] Il appuie sur le bouton de mise à feu pendant une durée d'au moins 1 seconde (ce
qui correspond au créneau 26).
[0066] Cette action assure la présence du courant du réseau de bord du véhicule aux contacts
du dispositif pendant une durée suffisante pour assurer la charge du condensateur
15.
[0067] Au bout d'environ 550 millisecondes (temps nécessaire à la stabilisation des fonctions
internes), le circuit de test 16, commandé par le séquenceur 19, réalise la mesure
(créneau 27).
[0068] A l'issue de la durée Tm (15 ms) de ce créneau, l'affichage du voyant rouge ou vert
est commandé par le séquenceur 19 (créneau 28).
[0069] Cet affichage persiste pendant 1 à 2 secondes après le relâchement du bouton de mise
à feu. Cette durée correspond à la décharge du condensateur 15 dans les organes de
visualisation (Led 11a ou 11b).
[0070] La figure 3b est un chronogramme qui représente l'enchaînement temporel des opérations
lorsque la deuxième voie de mesure est choisie.
[0071] L'utilisateur a positionné le commutateur manuel 10 sur la position correspondant
à la mesure du courant de sécurité.
[0072] Il appuie sur le bouton de mise à feu pendant une durée de l'ordre de 1 sec (créneau
29).
[0073] Le dispositif utilise alors l'énergie fournie par le tube de lancement pour charger
la capacité 15.
[0074] Lorsque l'utilisateur relâche le bouton de mise à feu, le circuit de test 17, commandé
par le séquenceur 19, effectue la mesure du courant de sécurité (créneau 30), et cela
pendant une durée de mesure Tm.
[0075] La détection du relâchement du bouton est effectuée par un autre circuit comparateur
(non représenté sur le schéma de la figure 2) et qui détecte la disparition de l'énergie
fournie par le tube de lancement.
[0076] A l'issue de la durée Tm (15 ms) du créneau 30, l'affichage du voyant rouge ou vert
est commandé par le séquenceur 19 (créneau 31). L'affichage persiste pendant une certaine
durée correspondant à la décharge du condensateur 15 dans les organes de visualisation
(LED 11a ou 11b).
[0077] On voit que le dispositif de test selon l'invention permet de réaliser d'une façon
extrêmement simple toutes les opérations de test du lanceur.
[0078] La seule action demandée à l'opérateur est d'appuyer sur le bouton de mise à feu
et cela aussi bien pour le test du courant de mise à feu que pour celui du courant
de sécurité.
[0079] Le résultat de la mesure lui est présenté de façon simple par les deux voyants.
[0080] Le dispositif de test est mis en oeuvre comme une munition normale et n'est pas plus
encombrant que celle ci, ce qui autorise son emport dans tous les véhicules.
[0081] Il ne contient aucune source d'énergie et peut donc être stocké indéfiniment sans
perte de performances.
[0082] A titre de variante, il est possible de définir un dispositif de test ne comportant
qu'une seule voie de mesure (par exemple le courant de mise à feu).
1. Dispositif (1) permettant de tester le bon fonctionnement d'un Lanceur constitué d'un
tube pouvant recevoir une munition et à l'intérieur duquel sont disposés des moyens
(5) de fourniture d'énergie électrique à la munition destinés en particulier à permettre
sa mise à feu, dispositif caractérisé en ce qu'il est constitué par un corps (6,7,8) ayant sensiblement la forme d'une munition et
comportant des moyens (9) récepteurs d'énergie électrique coopérant avec les moyens
(5) de fourniture d'énergie du tube lanceur, moyens récepteurs reliés à une électronique
de test (12) disposée à l'intérieur du corps.
2. Dispositif de test suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'électronique
de test (12) est alimentée en énergie par le tube lanceur au travers des moyens récepteurs
d'énergie (9).
3. Dispositif de test suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'électronique
de test (12) comporte au moins une capacité (15) qui est chargée en énergie par le
lanceur, capacité assurant l'alimentation électrique du dispositif de test.
4. Dispositif de test suivant une des revendications 2 à 3, caractérisé en ce que l'électronique
de test (12) comporte au moins une première voie de mesure (16) permettant de vérifier
que l'intensité du courant reçu du tube lanceur lors de la mise à feu est supérieure
à une intensité minimale (Im) pendant une durée minimale (Tm).
5. Dispositif de test suivant une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que l'électronique
de test (12) comporte au moins une deuxième voie de mesure (17) permettant de vérifier
que l'intensité qui est reçue du tube lanceur de façon permanente en dehors de la
mise à feu est inférieure à une intensité maximale (iM).
6. Dispositif de test suivant une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que l'électronique
de test (12) comprend un commutateur électronique de puissance (18) permettant de
commuter le courant fourni par les moyens (9) récepteurs d'énergie électrique vers
l'une ou l'autre des voies de mesure (16,17).
7. Dispositif de test suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le temps de fermeture
du commutateur de puissance (18) est au moins égal à la durée minimale (Tm).
8. Dispositif de test suivant une des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce qu'il
comporte un commutateur manuel (10) porté par le corps du dispositif et permettant
de sélectionner l'une ou l'autre des voies de mesures (16,17).
9. Dispositif de test selon une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le résultat
des mesures est donné par un afficheur (11a,11b) solidaire du corps.
10. Dispositif de test selon une des revendications 4 à 9, caractérisé en ce qu'il comporte
un séquenceur (19) assurant le séquencement des opérations de commutation, de mesure
et d'affichage du résultat de la mesure.