[0001] La présente invention concerne un procédé de traitement de surface d'une pièce métallique,
et plus particulièrement, un procédé de durcissement de surface par enrichissement
en carbone ou en bore d'une couche superficielle située au voisinage d'une surface
de la pièce.
[0002] Pour durcir la surface des pièces métalliques, notamment de pièces en acier, et plus
particulièrement de pièces en acier inoxydable austénitique, dont la résistance à
l'usure ou à l'abrasion est médiocre, il est connu d'enrichir une couche superficielle
des pièces en un élément interstitiel tel que l'azote à l'aide d'un plasma froid ou
d'un faisceau d'ions. On forme ainsi, à la surface de la pièce une couche d'une épaisseur
de quelques dizaines ou quelques centaines de micromètres (µm) extrêmement dure et
résistante à l'usure. Cette couche est une solution solide d'azote dans la matrice
métallique qui présente l'inconvénient de comporter également des précipités de nitrures
qui dégradent sensiblement la résistance à la corrosion de la surface. Cette dégradation
de la résistance à la corrosion rend le durcissement par solution solide d'azote,
impropre à l'utilisation pour de nombreuses applications, en particulier, chaque fois
qu'une résistance à la corrosion est nécessaire.
[0003] En particulier, dans le cas de pièces en acier inoxydable martensitique comportant
une couche superficielle durcie par de l'azote, la tenue à la corrosion des pièces
peut devenir insuffisantes ; en outre, la structure de l'acier peut devenir austénitique
dans la couche superficielle, ce qui n'est pas favorable pour assurer une bonne dureté.
[0004] Dans le GB-A-226122.7, on a décrit un traitement de surface d'une pièce métallique
dans lequel on met en contact avec une surface de la pièce portée à une température
comprise entre 270 et 550°C, une atmosphère gazeuse renfermant un élément interstitiel
tel que le carbone ou l'azote, à l'état ionisé, à une pression inférieure à 10 mtorr.
Du fait de la faible pression de l'atmosphère gazeuse, la teneur de la couche superficielle
en interstitiel reste faible même pour des durées de traitement de plusieurs heures.
[0005] En outre, dans certains cas, et plus particulièrement, pour les plus fortes températures
de traitement des composés tels que des carbures ou des nitrures sont susceptibles
de se former dans la couche superficielle, sous forme de précipités.
[0006] Dans le cas du traitement de surface d'une pièce en acier inoxydable, ces composés
contiennent du chrome qui est prélevé dans la couche superficielle de la pièce en
acier inoxydable. Il en résulte une dégradation de la tenue de la pièce à la corrosion.
[0007] Un but de la présente invention est de remédier à cet inconvénient en proposant un
procédé de durcissement de la surface d'une pièce métallique qui ne détériore pas
sa résistance à la corrosion.
[0008] Un autre but de la présente invention est de proposer un traitement de surface d'une
pièce métallique qui puisse être mis en oeuvre industriellement, dans des conditions
favorables en ce qui concerne les coûts et la durée du traitement.
[0009] A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de traitement de surface d'une pièce
métallique, dans lequel on introduit au moins un élément interstitiel dans une couche
superficielle de la pièce voisine d'une surface de la pièce en mettant en contact
avec la surface de la pièce, l'élément interstitiel à l'état activé et en faisant
diffuser l'élément interstitiel dans la couche superficielle de la pièce, caractérisé
en ce que :
- on porte la pièce, au moins dans sa zone superficielle, à une température comprise
entre 300 et 460°C, et
- on maintient une atmosphère gazeuse renfermant l'élément interstitiel activé au contact
de la surface de la pièce, à une pression comprise entre 0,5 et 200 mbars;
de manière à obtenir, dans la couche superficielle, une solution solide exempte de
précipités renfermant de 5 à 50 atomes % d'élément interstitiel.
De préférence :
- la pression de l'atmosphère gazeuse au contact de la surface de la pièce pendant le
traitement est comprise entre 0,5 et 20 m bars;
- l'atmosphère gazeuse est renferme au moins un composé gazeux comportant l'élément
interstitiel, dans un plasma froid.
- l'atmosphère gazeuse renferme un diluant du composé gazeux constitué par l'un au moins
des gaz suivants : hydrogène, argon, mélange d'hydrogène et d'argon.
[0010] Le composé gazeux peut être constitué par un hydrocarbure aliphatique ou aromatique
ou par un cyclane.
[0011] Le composé gazeux peut être également constitué par du méthane et dans ce cas, l'atmosphère
gazeuse peut renfermer de 5 à 30 % en volume de méthane.
[0012] Le composé gazeux peut encore être constitué par un dérivé gazeux du bore, par exemple,
un diborane.
[0013] L'atmosphère gazeuse peut en outre, renfermer de l'azote ou un dérivé gazeux de l'azote
tel que l'ammoniac.
[0014] Le procédé s'applique, notamment, aux pièces en alliage métallique dont la structure
est cubique à face centrée, cubique centrée ou tétragonale, plus particulièrement,
aux pièces en acier inoxydable austénitique ou martensitique, aux pièces en alliage
à base de nickel et aux pièces en alliage à base de cobalt.
[0015] Le procédé peut s'appliquer également aux pièces en alliage métallique à base d'aluminium
ou à base de titane.
[0016] La pièce métallique, obtenue, comporte une couche superficielle durcie constituée
d'une solution solide homogène de carbone ou de bore dans la matrice métallique de
la pièce dont la teneur en carbone ou en bore est comprise entre 5 et 50 atomes %
et de préférence entre 10 % et 30 %.
[0017] L'invention va maintenant être décrite de façon plus précise mais non limitative
et illustrée par les exemples qui suivent.
[0018] Pour durcir la surface d'une pièce métallique, par le procédé selon l'invention,
on dispose la pièce dans l'enceinte d'un four de traitement de surface par plasma.
L'enceinte est mise sous vide puis on introduit dans l'enceinte un mélange de gaz,
dont la pression inférieure à la pression atmosphérique peut être comprise entre 0,5
et 200 mbars. Le mélange de gaz est constitué d'un gaz réactif d'une part, et de gaz
de dilution d'autre part qui sont, par exemple, de l'hydrogène et de l'argon. Le gaz
réactif est un composé gazeux soit de carbone, soit de bore; par exemple, un hydrocarbure
aliphatique, un hydrocarbure aromatique ou un cyclane, et, notamment du méthane, ou,
par exemple, un diborane. Le mélange gazeux peut également comporter une petite proportion
d'un composé azoté gazeux.
[0019] Pour effectuer le traitement proprement dit, on ionise, au moins partiellement, le
mélange gazeux, en créant un plasma froid. L'ionisation du mélange gazeux, d'une part,
crée des ions qui, en bombardant la surface de la pièce, peuvent la dépassiver pour
la rendre réactive et la chauffer, et, d'autre part, crée des espèces très réactives
de carbone ou de bore, qui sont des atomes dont certaines couches électroniques sont
excitées. Les espèces très réactives de carbone ou de bore réagissent avec la surface
et pénètrent à l'intérieur par diffusion pour former une solution solide interstitielle
exempte de précipités.
[0020] Pour que la diffusion du carbone ou du bore se fasse dans de bonnes conditions, la
température de la surface doit être suffisante, et de préférence supérieure à 300
°C. Mais pour éviter la formation de précipités la température de la surface doit
rester inférieure à 460 °C. Pour que la pénétration des éléments actifs dans le métal
se fasse de façon satisfaisante, il est aussi nécessaire que la production d'élément
actif à la surface de la pièce ne soit pas trop importante. En effet, avec le carbone,
par exemple, si la production de carbone actif est trop rapide, il se forme, sur la
surface de la pièce, un dépôt de noir de carbone néfaste pour le traitement. Pour
éviter cela, on limite la teneur en gaz actifs du mélange gazeux afin d'équilibrer
la cinétique de production d'élément actif à la surface de la pièce, et la cinétique
de pénétration de l'élément actif dans la pièce. Par exemple, lorsque le gaz actif
est du méthane, sa teneur dans le mélange gazeux, est comprise entre 5 et 30 % et,
de préférence, de l'ordre de 10 %. L'atmosphère gazeuse au contact de la surface de
la pièce est maintenue à une pression qui doit être supérieure à 0,5 et qui peut aller
jusqu'à 200 mbars .
[0021] Le plasma peut être un plasma dit de "décharge, c'est-à-dire un plasma engendré par
une décharge électrique entre une anode et une cathode, la pièce à traiter étant portée
à un potentiel cathodique et pouvant être, elle même, la cathode. Dans ce cas, les
ions sont accélérés, ils viennent bombarder la surface de la pièce ce qui l'échauffe
suffisamment pour qu'il n'y ait pas besoin de prévoir de moyen de chauffage supplémentaire.
[0022] Le plasma peut également, être un plasma engendré par un générateur d'ondes électromagnétiques,
ou un générateur de micro-ondes, ou un plasma de "post-décharge", c'est-à-dire un
plasma transféré depuis un générateur de plasma jusqu'à l'enceinte dans laquelle se
trouve la pièce. Dans ce cas, le bombardement de la surface de la pièce peut être
insuffisant pour provoquer l'échauffement nécessaire. Aussi, on chauffe la surface
de la pièce, par exemple, par rayonnement.
[0023] La durée du traitement est fonction de l'épaisseur de la couche traitée qu'on veut
obtenir, cette durée peut varier entre 1 heure et quelques dizaines d'heures.
[0024] On a pu montrer qu'en limitant la température d'échauffement de la couche superficielle
de la pièce au cours du traitement, à une valeur maximale de 460°C et en maintenant
au contact de la surface de la pièce une atmosphère gazeuse contenant un élément interstitiel
tel que le carbone ou le bore à l'état activé, à une pression comprise entre 0,5 et
200 mbars, on obtient une couche superficielle constituée par une solution solide
homogène totalement exempte de précipités, de l'élément interstitiel dans le métal
de la pièce.
[0025] La solution solide renferme une forte proportion d'élément interstitiel, comprise
entre 5 et 50 atomes % et, généralement comprise entre 10 et 30 atomes % . Suivant
les conditions de mise en oeuvre du traitement et en particulier, en fonction de la
durée du traitement, il est possible d'obtenir une couche superficielle durcie d'une
épaisseur de 1 à 60 µm. La couche superficielle de la pièce peut présenter après le
traitement une dureté Vickers Hv supérieure à 800.
[0026] Ce traitement, qui est applicable à une très grande variété d'alliages métalliques
et, en particulier, aux alliages ayant une structure cubique à face centrée, cubique
centrée ou tétragonale (par exemple, les aciers inoxydables austénitiques, ferritiques
ou martensitiques), permet d'obtenir une couche de 1 à 60 µm d'épaisseur, d'une solution
solide saturée, ou même sursaturée, de carbone ou de bore, homogène, c'est-à-dire
exempte de précipités de carbures ou de borures, dont la dureté peut être supérieure
à 800 Vickers ou même à 1000 Vickers et qui est très résistante à la corrosion. Le
carbone peut être associé à de l'azote pour former la couche de solution solide. Par
exemple, lorsque l'alliage est un acier austénitique, la couche carburée est inattaquable
par les réactifs chimiques utilisés habituellement en métallographie et a une résistance
à l'attaque par un brouillard salin supérieure à 1000 heures.
[0027] Dans le cas de pièces en acier inoxydable martensitique, par exemple de pièces mécaniques
utilisées dans des milieux corrosifs et soumises à l'usure ou à l'abrasion, on a réalisé
un double traitement de surface permettant d'obtenir une bonne résistance à l'usure
et à la corrosion. Mais dans une première phase, on soumet les pièces à une atmosphère
gazeuse contenant de l'azote ou une substance renfermant de l'azote, à une température
comprise entre 340 et 450°C et de préférence, entre 350 et 380°C, par exemple, à une
température de l'ordre de 360°C. Les pièces présentent, après traitement, une couche
superficielle chargée en azote. Cette couche s'est avérée présenter une tenue à la
corrosion médiocre. Dans une seconde phase, on soumet les pièces à une atmosphère
renfermant du carbone sous forme activée à une température généralement inférieure
à la température de traitement au cours de la première phase et par exemple, comprise
entre 300 et 350°C. La. couche superficielle des pièces se charge en carbone, de telle
sorte que se forme dans la couche superficielle, une solution solide de carbone dans
l'acier de la pièce chargée en azote, lors de la première phase. Les pièces en acier
martensitique présentent alors à la fois une forte résistance à l'usure et une très
bonne tenue à la corrosion.
[0028] Ce traitement en deux phases successives s'applique en particulier aux pièces mécaniques
en acier martensitique fortement sollicitées telles que les pièces utilisées dans
le domaine du forage pétrolier ou encore aux outils ou lames de coupe.
[0029] A titre d'exemple, on a traité des raccords "rapides" en acier inoxydable 316 L,
travaillant en milieu corrosif. Le traitement a été fait dans une atmosphère de méthane
dilué dans de l'argon, à une température d'environ 400°C, pendant des durées comprises
entre 24 et 36 heures. Les couches obtenues avaient une épaisseur comprise entre 20
et 50 µm, une dureté supérieure à 800 Vickers et une résistance à l'attaque par un
brouillard salin supérieur à 1000 heures.
[0030] Egalement à titre d'exemple, on a traité des écrous en acier inoxydable austénitique
destinés à l'industrie nucléaire, pendant 12 heures à une température d'environ 420
°C. Les écrous ainsi traités avaient des caractéristiques anti-grippantes remarquables
du fait du niveau de dureté obtenu sur les filetages (Hv >800).
[0031] On a pu obtenir une très forte amélioration des caractéristiques de nombreuses pièces
soumises au frottement et à l'usure en atmosphère corrosive.
[0032] Dans le cas de l'acier inoxydable austénitique, on a pu obtenir une tenue à l'usure
dix fois supérieure à la tenue à l'usure d'un acier non-traité, la tenue à l'usure
étant définie de manière quantitative à partir d'une mesure de la perte de poids d'un
échantillon soumis à l'usure. Les pièces traitées ont également une tenue dans un
brouillard salin supérieur à 1000 heures sans formation de piqûres.
[0033] Parmi les applications à des pièces soumises au frottement et à l'usure dans un milieu
corrosif, on peut citer :
- les pièces pour robinets et vannes utilisés dans un milieu corrosif telles que les
clapets, les boisseaux, les sièges et les opercules.
[0034] La couche superficielle de la pièce sous forme de solution solide homogène d'un interstitiel
tel que le carbone permet d'éviter tout grippage et d'obtenir une amélioration de
la résistance à l'usure.
- des éléments d'assemblage vissés tels que les écrous, les vis et les boulons en acier
inoxydable austénitique.
[0035] Le niveau de dureté obtenu sur le filetage (Hv >800) élimine tout risque de grippage.
De plus, un essai en brouillard salin met en évidence une absence totale de piqûres
de corrosion après 1000 heures d'essai.
- des raccords rapides en acier inoxydable austénitique pour les fluides corrosifs.
- des rouleaux de transport de tôles dans une installation de décapage de tôles, avant
revêtement électrolytique.
[0036] Les rouleaux doivent résister à l'usure au passage de tôles et à l'action agressive
des bains acides de décapage.
- des pièces mobiles de pompes utilisées dans l'industrie chimique ou l'industrie alimentaire,
telles que les pistons, les chemises de cylindres, les rotors, les cages, les guides
ou les mélangeurs.
[0037] De manière générale, le traitement selon l'invention, qui permet d'obtenir des couches
de surface très dures, très résistantes à l'usure et très résistantes à la corrosion,
peut être effectué sur toute sorte de pièces, et notamment, sur toute pièce mécanique
soumise à l'usure en milieu corrosif (à titre d'exemple : industrie alimentaire, industrie
chimique, industrie nucléaire, milieu marin, applications biomédicales); sur tout
récipient en acier austénitique devant résister aux rayures, par exemples plats en
acier inoxydable austénitique qui peuvent être revêtus avant formage; sur les lames
d'objets coupants en acier inoxydable martensitique tels que des couteaux et des bistouris
; sur des implants orthopédiques ; sur des soupapes ; sur des pièces de turbine ou
de condenseurs soumises à la corrosion par piqûres. Le traitement peut, également,
être réalisé sur une bande ou sur un flan métallique, mis en oeuvre après traitement.
[0038] Le traitement s'applique en particulier, dans le cas de panneaux en acier inoxydable
austénitique décoratifs, par exemple, aux panneaux polis et/ou colorés par un procédé
tel que l'anodisation. Dans ce cas, le durcissement de la surface des panneaux par
formation d'une solution solide homogène de carbone dans une couche superficielle
des panneaux, permet d'éviter des risques de rayures et de dégradation de l'aspect
esthétique des panneaux.
1. Procédé de traitement de surface d'une pièce métallique, dans lequel on introduit
au moins un élément interstitiel dans une couche superficielle de la pièce voisine
d'une surface de la pièce en mettant en contact avec la surface de la pièce, l'élément
interstitiel à l'état activé et en faisant diffuser l'élément interstitiel dans la
couche superficielle de la pièce, caractérisé en ce que :
- on porte la pièce, au moins dans sa zone superficielle, à une température comprise
entre 300 et 460°C, et
- on maintient une atmosphère gazeuse renfermant l'élément interstitiel activé au
contact de la surface de la pièce, à une pression comprise entre 0,5 et 200 mbars,
de manière à obtenir, dans la couche superficielle, une solution solide exempte de
précipités renfermant de 5 à 50 atomes % d'élément interstitiel.
2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la pression de l'atmosphère
gazeuse est comprise entre 0,5 et 20 mbars.
3. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que
l'atmosphère gazeuse renferme au moins un composé gazeux comportant l'élément interstitiel
activé, dans un plasma froid.
4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'atmosphère gazeuse renferme
un diluant du composé gazeux constitué par l'un au moins des gaz suivants : hydrogène,
argon, un mélange d'hydrogène et d'argon.
5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que
le composé gazeux est constitué par un hydrocarbure aliphatique ou aromatique ou un
cyclane.
6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que
le composé gazeux est constitué par du méthane et que l'atmosphère gazeuse renferme
de 5 à 30 % en volume de méthane.
7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que
le composé gazeux est un dérivé gazeux du bore tel qu'un diborane.
8. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 3 à 7 , caractérisé en ce que
l'atmosphère gazeuse renferme en outre, de l'azote ou un dérivé gazeux de l'azote,
tel que l'ammoniac.
9. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 3 à 8, caractérisé en ce que le
plasma est généré par une décharge électrique entre une anode et une cathode qui peut
être la pièce métallique.
10. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 3 à 8, caractérisé en ce que le
plasma est généré par un générateur de micro-ondes ou un générateur d'ondes électromagnétiques
et éventuellement transféré pour être mis en contact avec la surface de la pièce.
11. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que
la surface de la pièce est chauffée par rayonnement.
12. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la
pièce est en un alliage métallique dont la structure est cubique à face centrée, cubique
centrée ou tétragonale.
13. Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce que l'alliage métallique est
l'un des alliages suivants : acier inoxydable austénitique, acier inoxydable martensitique,
alliage à base de nickel, alliage à base de cobalt.
14. Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce que l'alliage métallique est
un alliage à base d'aluminium ou un alliage à base de titane.
15. Procédé suivant la revendication 1, dans le cas d'une pièce en acier inoxydable martensitique,
caractérisé en ce que :
- dans une première phase, on soumet la pièce à une atmosphère renfermant de l'azote,
à une température comprise entre 340 et 450°C et de préférence, entre 350 et 380°C,
de manière à charger une couche superficielle de la pièce en azote et,
- dans une seconde phase, on soumet la pièce chargée en azote, à une atmosphère renfermant
du carbone à l'état activé, à une température généralement inférieure à la température
du traitement au cours de la première phase et comprise de préférence entre 300 et
380°C.
16. Pièce métallique comportant une couche superficielle durcie par un élément interstitiel
constitué par l'un au moins des éléments carbone, bore et azote, caractérisée en ce
que la couche superficielle est constituée par une solution solide homogène exempte
de précipités renfermant de 5 à 50 atomes % d'élément interstitiel.
17. Pièce métallique suivant la revendication 16, caractérisée en ce que la couche superficielle
renferme de 10 à 30 atomes % d'interstitiel.
18. Pièce métallique suivant l'une quelconque des revendications 16 et 17, caractérisée
en ce que la couche superficielle a une épaisseur comprise entre 1 et 60 µm.
19. Pièce métallique suivant'une quelconque des revendications 16 à 18, caractérisée en
ce que la couche superficielle a une dureté Vickers Hv supérieure à 800.
20. Utilisation d'une pièce métallique suivant l'une quelconque des revendications 16
à 19 comme pièce de frottement en ambiance corrosive et en particulier comme clapet,
boisseau, siège ou opercule d'un robinet ou d'une vanne utilisée dans un milieu corrosif.
21. Utilisation d'une pièce métallique en acier inoxydable austénitique suivant l'une
quelconque des revendications 16 à 19 comme élément d'un assemblage vissé tel qu'un
écrou, une vis ou un boulon utilisable dans un milieu corrosif.
22. Utilisation d'une pièce métallique en acier inoxydable austénitique suivant l'une
quelconque des revendications 16 à 19 comme raccord pour le transport de fluides spéciaux.
23. Utilisation d'une pièce métallique suivant l'une quelconque des revendications 16
à 19 comme rouleau de transport de tôle dans une installation de décapage.
24. Utilisation d'une pièce métallique suivant l'une quelconque des revendications 16
à 19 comme pièce mobile d'une pompe utilisée dans l'industrie chimique ou dans l'industrie
alimentaire, telle qu'un piston, une chemise de cylindre, un rotor, une cage, un guide
ou un mélangeur.
25. Utilisation d'une pièce métallique suivant l'une quelconque des revendications 16
à 19 comme implant orthopédique.
26. Utilisation d'une pièce métallique suivant l'une quelconque des revendications 16
à 19 comme panneau décoratif poli et/ou coloré.