[0001] La présente invention concerne un dispositif de vérin pneumatique comprenant un corps
de vérin, des moyens d'amenée de fluide sous pression à l'intérieur de ce corps, un
premier piston mobile dans une première chambre axiale située à l'arrière du corps
de vérin et, au moins, un deuxième piston mobile dans une deuxième chambre axiale
située en avant de ladite première chambre axiale. Le dispositif comprend, en outre,
une paroi de séparation des deux chambres axiales présentant un alésage axial et une
tige de liaison des pistons apte à coulisser de manière étanche dans cet alésage.
Cette tige présente un perçage qui débouche, d'une part, dans la première chambre
axiale à l'arrière du premier piston et, d'autre part, dans la deuxième chambre axiale
à l'arrière du deuxième piston. Les pistons sont raccordés à un organe d'avancement
situé à l'avant du corps de vérin. Les moyens d'amenée de fluide sous pression comprennent
une vanne à tiroir commandée par des moyens de commande entre une première position
dans laquelle le fluide est dirigé dans au moins une chambre axiale, à l'arrière du
piston contenu dans cette chambre, pour solliciter l'organe d'avancement vers l'avant
et une deuxième position dans laquelle le fluide est dirigé dans au moins une chambre
axiale, à l'avant du piston contenu dans cette chambre, pour solliciter l'organe d'avancement
vers l'arrière.
[0002] Un dispositif de ce type est connu par le brevet suisse délivré sous le n° 570 242.
L'organe d'avancement peut par exemple servir à l'estampage ou au perçage de pièces,
par exemple métalliques, en coopérant avec un organe fixe de forme adaptée. Il peut
également, comme c'est le cas dans le brevet délivré aux ETATS-UNIS sous le n° 3 410180,
porter une tête en forme de coin qui, en s'avançant, sollicite les mâchoires d'une
pince dans le sens de leur fermeture, tandis qu'en reculant elle permet l'ouverture
de ces mâchoires. Dans ce cas, le dispositif peut être utilisé pour l'accrochage de
colliers de serrage ou analogues.
[0003] C'est donc directement sous l'action du fluide que l'organe d'avancement peut être
sollicité, soit vers l'avant, soit vers l'arrière.
[0004] Un dispositif de ce type d'usage courant, doit pouvoir être fabriqué pour un coût
aussi modique que possible. Il faut donc que le circuit de circulation du fluide,
souvent de l'air comprimé, soit aussi simple que possible sans nécessiter la réalisation
de longs conduits de dimensions très précises. Il faut également noter que, particulièrement
dans le cas où l'on souhaite utiliser un tel dispositif pour serrer des colliers de
serrage, sa manipulation doit se faire dans un espace très réduit, tel que le moteur
à véhicule.
[0005] Le circuit de circulation de fluide du brevet suisse n° 570 242 est assez compliqué.
Il comporte une arrivée d'air comprimé à l'arrière du corps de vérin, trois canaux
parallèles s'étendant vers l'avant, sur une longueur relativement importante, deux
vannes à tiroir mobiles dans des alésages présentant des sièges de soupape conique,
et une troisième vanne à tiroir mobile dans un alésage axial. Le nombre de ces pièces,
ainsi que leur disposition, n'est pas compatible avec la réalisation du dispositif
pour un coût relativement modique et dans un encombrement réduit. Pour permettre la
manipulation du dispositif, dont le corps de vérin est pris en mains par l'utilisateur,
il faut que les moyens de commande s'étendent dans une région centrale du corps de
vérin. Pour rendre cette nécessité compatible avec une arrivée de fluide sous pression
et les vannes à tiroir situées à l'arrière du corps de vérin, les moyens de commande
du dispositif décrit dans le brevet suisse numéro 570.242 sont constitués par un levier
très long et très encombrant. Ceci constitue évidemment un inconvénient du point du
coût de la fabrication. Il faut également noter que plus la surface de l'organe de
commande est importante, plus les risques de manipulation intempestive sont grands.
[0006] La présente invention se propose d'améliorer le dispositif du type précité en remédiant
aux inconvénients évoqués ci-dessus.
[0007] Ce but est atteint grâce au fait que la paroi de séparation présente un alésage transversal
dans lequel est situé le tiroir de la vanne à tiroir, un premier conduit qui relie
l'alésage transversal à une arrivée de fluide sous pression, un deuxième conduit qui
raccorde l'alésage transversal à la partie arrière de la deuxième chambre axiale,
en arrière du deuxième piston et un troisième conduit qui raccorde l'alésage transversal
à la partie avant de la première chambre axiale, en avant du premier piston, les premier
et deuxième conduits étant mis en communication et isolés du troisième conduit dans
la première position de la vanne à tiroir, tandis que, dans la deuxième position de
cette vanne, les premier et troisième conduits sont mis en communication et isolés
du deuxième conduit.
[0008] On comprend que grâce à l'invention, les différents conduits peuvent être usinés
de manière très simple dans la paroi de séparation, ce qui permet de réduire considérablement
leur longueur. De plus, cette disposition permet d'utilisation d'une seule vanne à
tiroir, placée dans un seul alésage dans lequel différents conduits de circulation
du fluide débouchent à des positions judicieusement réparties. Il faut également noter
que le fait que le tiroir de la vanne à tiroir se trouve dans l'alésage, lui-même
ménagé dans la paroi de séparation, situe déjà ce tiroir dans une région centrale
du corps de vérin. Il est par conséquent plus facile de situer les moyens de commande
de ce tiroir, eux aussi dans une région centrale, ce qui permet d'en diminuer la longueur.
[0009] De préférence, ces moyens de commande comprennent un levier de commande disposé sensiblement
transversalement au corps de vérin et ayant une première extrémité, raccordée à ce
corps dans la région dans la paroi de séparation et montée pivotante autour d'un axe
de pivotement dirigé sensiblement axialement, et une deuxième extrémité apte à coopérer
avec une extrémité libre du tiroir de la vanne.
[0010] Dans ce cas, la longueur du levier (mesurée axialement) est extrêmement réduite puisqu'il
se situe directement dans la région de la paroi de séparation. Le fait que ce levier
soit dirigé sensiblement transversalement et susceptible d'être actionné en pivotement
autour d'un axe de pivotement dirigé sensiblement axialement par rapport au corps
de vérin permet toutefois de lui donner un bras de levier suffisant pour qu'il soit
facilement manoeuvrable. De plus, cette disposition permet d'améliorer la sécurité
en dotant l'ensemble d'une forme compacte qui limite les risques d'accrochage et d'actionnement
intempestif.
[0011] L'invention sera bien comprise et ses avantages apparaîtront mieux à la lecture de
la description détaillée qui suit, d'un mode de réalisation représenté à titre d'exemple
non limitatif.
[0012] La description se réfère aux dessins annexés sur lesquels :
- la figure 1 est une vue en coupe axiale d'un dispositif conforme à l'invention montrant
l'organe d'avancement dans sa position arrière,
- la figure 2 est une vue en coupe transversale selon la ligne II-II de la figure 1,
- la figure 3 est une vue de dessus de la figure 1,
- la figure 4 est une coupe analogue à celle de la figure 1, montrant l'organe d'avancement
en position avant,
- la figure 5 est une section partielle selon la ligne V-V de la figure 1, et
- la figure 6 est une section partielle, analogue à celle de la figure 5, selon la ligne
VI-VI de la figure 4.
[0013] Les figures 1 à 4 montrent un dispositif de vérin pneumatique comprenant un corps
de vérin 10. Une première chambre axiale 12 est ménagée dans ce corps de vérin, à
l'arrière de ce dernier, tandis qu'une deuxième chambre axiale 14 est ménagée dans
le corps de vérin, en avant de la première. En outre, une troisième chambre axiale
16 est ménagée en avant de la deuxième.
[0014] Un premier, un deuxième et un troisième piston, respectivement désignés par les références
18, 20 et 22 sont respectivement disposés dans les première, deuxième et troisième
chambres axiales et sont mobiles dans ces dernières. Ces pistons sont raccordés les
uns aux autres par une tige. Plus précisément, cette tige comporte une première tige
de liaison 24 qui relie les pistons 18 et 20, et une deuxième tige de liaison 26,
ou "tige de liaison supplémentaire", qui relie les pistons 20 et 22. Les chambres
axiales 12 et 14 sont séparées par une paroi de séparation 28 qui présente un alésage
axial 30 dans lequel la première tige de liaison 24 coulisse. Pour rendre ce coulissement
étanche, un joint 32 est disposé dans une gorge de cet alésage et coopère avec la
périphérie externe de la tige 24.
[0015] De même, une paroi supplémentaire de séparation 34 sépare les chambres 14 et 16.
Elle présente également un alésage axial, cette fois désigné par la référence 36 dans
lequel coulisse la deuxième tige de liaison 26. Le coulissement est rendu étanche
par un joint 38 disposé dans une gorge de l'alésage 36.
[0016] Les pistons sont raccordés à un organe d'avancement 40 situé à l'avant du corps de
vérin. Plus précisément, cet organe d'avancement est fixé à l'extrémité avant de la
tige qui relie ces pistons, c'est-à-dire, dans l'exemple représenté, à l'extrémité
avant 42 de la deuxième tige de liaison 26. A cet effet, l'organe d'avancement présente
un taraudage 44 qui coopère avec l'extrémité filetée 42 de la tige 26.
[0017] Dans l'exemple représenté, l'extrémité avant 40a de l'organe d'avancement 40 est
conformé en coin, c'est-à-dire qu'elle va en s'évasant vers l'arrière.
[0018] A l'avant du corps de vérin sont disposés des bras de support 46. Ces bras 46 sont
fixés à l'extrémité avant du corps de vérin à l'aide d'une bague de fixation 48 munie
d'un taraudage qui coopère avec un filetage de l'extrémité avant du corps de vérin
10. Ces bras 46 supportent des platines de support 50 espacées l'une de l'autre. Entre
ces platines sont montés deux bras de pince 52. Leurs extrémités avants 52a sont conformées
en mâchoires. Leurs extrémités arrières comportent, quant à elles, des galets de roulement
52b aptes à coopérer avec l'organe d'avancement en forme de coin. Par leurs parties
médianes, les bras de pince 52 sont raccordées aux platines de support, chacun par
un axe de pivotement 54. Des ressorts d'écartement 56 sont disposés à l'intérieur
des bras de pince, dans la région des axes 54. Ainsi, lorsque comme c'est le cas sur
la figure 1, l'organe d'avancement est dans sa position arrière, les ressorts 56 sollicitent
les bras de telle sorte que leurs extrémités avants s'écartent. Lorsque, en revanche
comme c'est le cas sur la figure 4, l'organe d'avancement est dans sa position avant,
il coopère avec les galets 52b pour écarter les extrémités arrières des bras 52 et
rapprocher par conséquent leurs extrémités avants 52a qui sont ainsi aptes à serrer
un collier de serrage.
[0019] La tige 24 présente un perçage axial 60 qui, par son extrémité arrière 60a, débouche
dans la première chambre axiale 12 à l'arrière du premier piston 18 et qui, au voisinage
de son extrémité avant 60b, débouche dans la deuxième chambre 14 à l'arrière du deuxième
piston 20. Pour ce faire, le perçage 60 est, au voisinage de son extrémité avant,
raccordé à un perçage transversal 62 s'ouvrant sur la paroi périphérique axiale de
la tige 24 à l'arrière du piston 20.
[0020] La tige 24 étant raccordée à une deuxième tige 26, le perçage axial 60 débouche encore
sur l'extrémité libre avant 60b. La tige 26 présente, quant à elle, également un perçage
axial, désigné par la référence 64, qui, par son extrémité arrière, est raccordée
à l'extrémité avant 60b du perçage axial 60 de la première tige de liaison 24. Le
perçage 64 débouche en outre dans la troisième chambre axiale 16 à l'arrière du troisième
piston 22. Pour ce faire, il est raccordé à un conduit transversal 66 qui s'ouvre
sur la périphérie axiale de la deuxième tige de liaison 26, en arrière du deuxième
piston 22. Par ailleurs, l'extrémité avant 64b du perçage 64 est fermée.
[0021] A l'arrière du corps de vérin 10, se trouve une prise de branchement 67 pour recevoir
l'extrémité d'un tuyau d'amenée de fluide sous pression, en général constitué par
un flexible d'amenée d'air sous pression. Ce branchement se prolonge vers l'avant
par un conduit 68 situé sur le côté du corps de vérin et s'étendant axialement jusque
dans la région de la paroi de séparation 28. La longueur de ce conduit est donc légèrement
supérieure à la longueur, c'est-à-dire à la dimension axiale, de la première chambre
12. Avec les perçages des tiges de liaison, c'est le seul conduit du dispositif selon
l'invention qui soit relativement long.
[0022] Les moyens d'amenée du fluide sous pression comprennent une vanne à tiroir visible
sur les coupes des figures 2, 5 et 6. Il faut noter, que dans un souci de simplification
des dessins, cette vanne n'est pas entièrement représentée sur les figures 1 et 4.
[0023] Le tiroir 70 de la vanne peut être commandé dans une première position qui est celle
des figures 4 et 6, dans laquelle le fluide est dirigé dans au moins une chambre axiale
à l'arrière du piston contenu dans cette chambre, ce qui permet de solliciter l'organe
d'avancement 40 vers l'avant. Le tiroir peut également être commandé dans une deuxième
position, qui est celle des figures 1, 2 et 5, dans laquelle le fluide est dirigé
dans au moins une chambre axiale, à l'avant du piston contenu dans cette chambre,
de telle sorte que l'organe d'avancement 40 est sollicité est l'arrière.
[0024] Le tiroir 70 est mobile dans un alésage transversal 72 situé dans la paroi de séparation
28 entre les première et deuxième chambres axiales 12 et 14. Comme on le voit mieux
sur la figure 2, l'alésage s'étend parallèlement à un diamètre du corps de vérin et
est disjoint de l'alésage central 30 de la paroi de séparation 28. Seul l'alésage
72, sans le tiroir 70, est représenté sur les figures 1 et 4.
[0025] On décrit maintenant les différents conduits de circulation de fluide ménagés dans
la paroi de séparation 28. Comme on le voit sur la figure 1, elle comprend tout d'abord
un premier conduit qui relie l'alésage 72 à l'arrivée de fluide sous pression. Plus
précisément, ce premier conduit 75 comporte un premier tronçon 74 sensiblement radial
raccordé à l'extrémité avant du conduit 68 et s'étendant jusqu'à un plan P qui est
un plan de symétrie de l'alésage 72 parallèle à l'axe "A" du corps de vérin. C'est
dans ce plan P que sont pratiquées les coupes des figures 5 et 6. Le premier conduit
75 comporte un deuxième tronçon 76 qui s'étend parallèlement à ce plan P et relie
le premier tronçon 74 à l'alésage 72. Pour faciliter son usinage, ce deuxième tronçon
comporte une partie 78 qui débouchait initialement à l'une des extrémités (l'extrémité
arrière) de la paroi de séparation 28 et qui est obturée à l'aide d'un bouchon 80.
La position de l'ouverture du conduit 76 dans l'alésage 72 est indiquée schématiquement
sur la figure 2.
[0026] En se reportant aux figures 5 et 6, on voit que la paroi de séparation 28 présente
un deuxième conduit 82 qui raccorde l'alésage transversal 72 à la partie arrière de
la deuxième chambre axiale 14. Ce deuxième conduit 82 comporte un unique tronçon axial.
Son extrémité arrière s'ouvre sur l'alésage transversal 72 tandis que son extrémité
avant s'ouvre sur la face avant 28a de la paroi de séparation 28, qui constitue également
la face arrière de la chambre axiale 14. Quelle que soit la position du deuxième piston
20 à l'intérieur de cette chambre, le deuxième conduit 82 s'ouvre donc à l'arrière
de ce deuxième piston.
[0027] La paroi de séparation 28 comporte un troisième conduit 84 qui raccorde l'alésage
transversal 72 à la partie avant de la première chambre axiale 12. A l'instar du deuxième
conduit 82, le troisième conduit comporte un unique tronçon axial. Son extrémité avant
s'ouvre dans l'alésage transversal 72 tandis que son extrémité arrière s'ouvre sur
la face arrière 28b de la paroi de séparation 28, qui constitue également l'extrémité
avant de la première chambre axiale 12. Par conséquent, quelle que soit la position
du premier piston 18 à l'intérieur de la première chambre axiale, le troisième conduit
84 s'ouvre à l'avant de ce piston.
[0028] La paroi de séparation 28 est suffisamment longue pour loger ces différents conduits.
Sa longueur est par exemple de l'ordre de deux à trois fois le diamètre de l'alésage
72.
[0029] Le tiroir 70 comporte un corps sensiblement cylindrique 86 présentant deux zones
renflées 88 et 90 munies de joints d'étanchéité et écartées l'une de l'autre.
[0030] Dans la première position du tiroir illustrée par la figure 6, on voit que le premier
conduit 75, plus précisément son tronçon 76, est mis en communication avec le deuxième
conduit 82, tandis que le troisième conduit 84 est isolé. En revanche, dans la deuxième
position illustrée par la figure 5, les premier et troisième conduits 75 et 84 sont
mis en communication, tandis que le deuxième conduit 82 est isolé.
[0031] En fait, si l'on considère l'alésage transversal 72 depuis son ouverture 72a, en
dehors de laquelle peut dépasser l'extrémité libre du tiroir, jusqu'à son fond 72b,
on constate que les troisième, premier et deuxième conduits 84, 75 (76) et 82 sont
successivement raccordés à l'alésage transversal 72.
[0032] Les ouvertures de ces trois conduits dans l'alésage sont régulièrement espacées.
L'espacement entre les deux renflements 88 et 90 du corps du tiroir est très légèrement
supérieur à l'espacement entre deux conduits. Ainsi, lorsque le tiroir est avancé
vers le fond de l'alésage, les conduits 76 et 82 peuvent être mis en communication
puisque leurs ouvertures se trouvent entre les renflements 88 et 90, tandis que le
conduit 84 est isolé des deux autres par le renflement 90. Lorsque, en revanche, le
tiroir est éloigné du fond de l'alésage, les ouvertures des conduits 84 et 76 se trouvent
entre les renflements 88 et 90 et sont donc mises en communication, tandis que l'ouverture
du conduit 82 est isolée des deux autres par le renflement 88.
[0033] Le fonctionnement du dispositif est le suivant. Lorsque le tiroir 70 est poussé vers
le fond 72b de l'alésage 72, ce qui est possible grâce au fait que l'air se trouvant
en avant du renflement 88 peut être chassé par le perçage d'évacuation 92, le fluide
entrant par les conduits 68, 74 et 76 peut entrer à l'arrière de la deuxième chambre
14 par le deuxième conduit 82 de la paroi de séparation 28. Ce fluide tend donc à
repousser vers l'avant le deuxième piston 20. Dans le même temps, le fluide pénètre
par le perçage 62 dans le perçage 60 de la tige 24 et est ainsi conduit jusqu'à l'arrière
de la première chambre axiale 12, de sorte que son action s'exerce également à l'arrière
du premier piston 18. De même, le fluide pénétrant par le perçage 62 est conduit jusqu'à
l'arrière du troisième piston 22 par les perçages 64 et 66 de la tige de liaison supplémentaire
26, de sorte que son action s'exerce également sur la face arrière du troisième piston
22. L'action du fluide s'exerce ainsi sur les trois pistons à la fois ce qui augmente
son efficacité.
[0034] Il faut noter que des moyens d'évacuation du fluide se trouvant dans la partie avant
des chambres lorsque les pistons sont repoussés vers l'avant sont prévus. En ce qui
concerne la première chambre 12, le conduit 84 est mis en communication avec l'extérieur
par un perçage 94 qui équipe la bague 96 de guidage de la tige 98 du tiroir 70. En
ce qui concerne la chambre 14, le fluide situé à l'avant de cette chambre est directement
évacué par un perçage 100 pratiqué dans la paroi de cette chambre, à son extrémité
avant. Enfin, le fluide situé dans la partie avant de la troisième chambre 16 peut
naturellement s'évacuer à l'avant de cette chambre du fait qu'aucun système d'étanchéité
n'est prévu entre l'organe d'avancement, les bras de support 46 et la bague 48.
[0035] Lorsque, en revanche, le tiroir 70 est repoussé de manière à s'éloigner du fond 72b
de l'alésage 72, position déterminée par la coopération en butée du renflement 90
et de la bague 96, l'air entrant par les conduits 68, 74 et 76 peut entrer dans la
partie avant de la première chambre axiale 12 par le troisième conduit 84 de la paroi
28. Ainsi, l'ensemble constitué par les pistons et leurs tiges de liaison est repoussé
vers l'arrière par l'action du fluide sur la face avant du premier piston 18. Il n'est
pas nécessaire à cette occasion de démultiplier l'effet obtenu en faisant agir le
fluide sur les autres pistons. Dans la mesure où les parties arrières des chambres
12, 14 et 16 communiquent par les perçages des tiges de piston, l'air chassé dans
ces parties arrières lorsque l'ensemble est repoussé se retrouve dans la partie arrière
de la deuxième chambre 14 et peut être chassé vers l'extérieur par le deuxième conduit
82 de la paroi de séparation 28 qui, lorsque le tiroir est dans sa deuxième position,
communique directement avec l'atmosphère par le perçage d'évacuation 92.
[0036] Les moyens de commande de la vanne à tiroir comprennent un levier de commande 102
disposé sensiblement transversalement. Comme on le voit mieux sur la figure 2, ce
levier 102 a une première extrémité 102a raccordée au corps de vérin 10 dans la région
de la paroi de séparation 28. Cette première extrémité 102a est montée pivotante autour
d'un axe de pivotement 104, mieux visible sur les figures 1 et 4 dirigées sensiblement
selon l'axe A du corps de vérin. La deuxième extrémité 102b du levier 102 coopère
avec l'extrémité libre 99 du tiroir 70.
[0037] Il faut noter que ce levier est directement relié à la paroi de séparation 28, et
se trouve par conséquent seulement situé dans une région centrale du corps du vérin.
Dans un souci de limiter l'encombrement du dispositif, la paroi de séparation présente
une fente transversale 29 dans laquelle est logée la première extrémité 102a du levier.
Lorsque la deuxième extrémité 102b du levier est poussée de manière à repousser le
tiroir 70 vers le fond 72b de l'alésage, le levier 102 est presque entièrement contenu
dans la fente 29. Dans l'exemple représenté, pour obtenir un bras de levier suffisant,
les première et deuxième extrémités du levier sont relativement distantes l'une de
l'autre. Ainsi, le levier s'étend sur plus d'un quart de la circonférence du corps
de vérin. C'est donc également le cas de la fente 29 qui le reçoit dans sa majeure
partie. Le levier étant coudé, la fente 29 l'est également.
[0038] Le dispositif comporte avantageusement des moyens élastiques pour solliciter naturellement
le tiroir 70 dans sa deuxième position, dans laquelle l'organe d'avancement est repoussé
vers l'arrière. Ceci permet de faire en sorte que la situation naturelle du dispositif
soit celle dans laquelle les bras de pince 52 sont inactifs, et que leur actionnement
nécessite une action positive sur le tiroir 70, action qui cesse dès que l'on s'arrête
de manipuler le levier. Dans l'exemple représenté, ces moyens élastiques sont constitués
par un simple ressort 106 qui prend appui, d'une part, sur la face interne de l'extrémité
libre élargie 99 du tiroir et, d'autre part, sur la face externe de la bague de guidage
96, fixée dans l'alésage 72, dans laquelle coulisse la tige 98 du tiroir. On pourrait
également prévoir d'autres types de moyens élastiques, par exemple un ressort spirale
éventuellement disposé entre le fond 72b de l'alésage et l'extrémité interne du tiroir
situé en-deçà du renflement 88.
[0039] Le dispositif comporte avantageusement des moyens pour amortir le mouvement d'au
moins l'un des pistons en fin de course de déplacement, dans au moins l'un des sens
de déplacement de l'organe d'avancement. Les pistons étant reliés les uns aux autres
par les tiges de liaison, ces moyens amortissent en fait, le déplacement de l'ensemble
constitué par les pistons, leur tige et l'organe d'avancement.
[0040] Dans l'exemple représenté, ces moyens d'amortissement sont constitués par un renflement
108 en matériau relativement souple, par exemple du type caoutchouc ou analogue, ménagé
sur la face arrière du premier piston 18. Ainsi, lorsque l'ensemble constitué par
les pistons et leur tige de liaison est ramené vers l'arrière dans la position de
la figure 1, ce renflement 108 coopère avec la face arrière de la première chambre
12.
[0041] On peut également prévoir d'équiper la face avant de l'un des pistons, par exemple
également le piston arrière, d'un renflement du même type pour amortir le déplacement
vers l'avant. Dans l'exemple représenté, le piston 18 comporte en fait un noyau métallique
18a et une bague externe 18b, en matériau relativement souple, qui entoure ce noyau
et est pourvue de renflements. Il est avantageux que la position d'extrême avancement
de l'ensemble, qui définit évidemment la position extrême avant de l'organe d'avancement
40, soit très précisément définie pour que la position active des mâchoires 52a le
soit également. Dans cette optique, le dispositif comporte avantageusement des premiers
moyens de butée disposés dans l'une des chambres axiales, au voisinage de son extrémité
avant, et des deuxièmes moyens de butée disposés sur le piston qui se trouve sur cette
chambre, au voisinage de la face avant de ce piston. Ainsi, les premier et deuxième
moyens de butée coopèrent entre eux lorsque l'ensemble constitué par les pistons,
leur tige de liaison et l'organe d'avancement est repoussé vers l'avant, de telle
sorte qu'ils définissent la position d'extrême avancement de cet ensemble.
[0042] Dans l'exemple représenté, ces moyens de butée sont très simples puisque les premiers
moyens de butée sont constitués par la face avant de la troisième chambre 16, face
avant elle-même définie par les extrémités arrières 46b des bras de support 46, tandis
que les deuxièmes moyens de butée sont constitués par la face avant 22a du troisième
piston 22. On peut évidemment prévoir de réaliser ces moyens de butée dans une autre
des chambres axiales. Toutefois, la position précise des bras 46 est déterminée par
le vissage de la bague d'assemblage 48. Ceci permet de définir précisément la position
du premier moyen de butée, en laissant une possibilité de réglage.
[0043] Pour faciliter le déplacement des pistons et éviter tout risque de broutage, le dispositif
comporte avantageusement au moins un coussinet annulaire 110 disposé dans l'alésage
30 de la paroi de séparation 28 et réalisé dans un matériau à faible coefficient de
frottement. Ainsi, ce coussinet peut coopérer avec la périphérie externe de la tige
de liaison 24 en facilitant son coulissement dans l'alésage. Un coussinet analogue
112 est également disposé dans l'alésage 36 de la paroi de séparation supplémentaire,
lorsque celle-ci est présente. Bien entendu, le fait de prévoir ces coussinets n'exclut
pas la disposition des joints d'étanchéité 32 et 38 dans les alésages.
[0044] Les faces périphériques des différents pistons coopérant avec les parois axiales
des chambres, sont pourvues de joints d'étanchéité 118, 120 et 122. Les extrémités
avant et arrière des tiges de liaison 24 et 26 coopèrent par vissage. Pour caler les
pistons sur ces tiges, des rondelles de calage 124 équipent les faces arrières des
pistons 20 et 22. L'extrémité arrière de la tige de liaison 24 est filetée. La face
arrière du premier piston 18 présente un renfoncement 126 apte à recevoir un écrou
128 de fixation vissé sur l'extrémité arrière de la tige. La position du piston par
rapport à la tige est calée à l'aide d'une rondelle de calage 130 située sur la face
avant de ce piston et coopérant avec un épaulement de la tige.
[0045] Il faut enfin noter que le corps de vérin comporte trois éléments principaux constitués
par des tubes borgnes. Le premier tube 132 définit la première chambre 12. Ces parois
arrières et latérales comportent les conduits de branchement à l'arrivée de fluide
sous pression. La cavité du deuxième tube 134 forme la deuxième chambre axiale 14.
La paroi arrière de ce tube constitue la paroi de séparation entre les chambres 12
et 14. C'est donc elle qui est pourvue de l'alésage 72 et des différents conduits
précédemment évoqués. Cette paroi est raccordée par vissage à l'extrémité avant du
premier tube 132. De même, la cavité du troisième tube 136 forme la troisième chambre
axiale 16, tandis que sa paroi arrière forme la paroi 34 de séparation entre les chambres
14 et 16. Cette paroi arrière est vissée dans l'extrémité avant du deuxième tube 134.
Bien entendu, pour garantir l'étanchéité des chambres, des joints d'étanchéité 138
sont disposés dans la zone de vissage entre les différents tubes.
1. Dispositif de vérin pneumatique comprenant un corps de vérin (10), des moyens d'amenée
de fluide sous pression à l'intérieur de ce corps, un premier piston (18) mobile dans
une première chambre axiale (12) située à l'arrière du corps de vérin et, au moins,
un deuxième piston mobile (20) dans une deuxième chambre axiale (14) située en avant
de ladite première chambre axiale, le dispositif comprenant, en outre, une paroi de
séparation (28) des deux chambres axiales présentant un alésage axial (30) et une
tige de liaison (24) des pistons (18, 20) apte à coulisser de manière étanche dans
cet alésage, cette tige présentant un perçage (60) qui débouche, d'une part, dans
la première chambre axiale (12) à l'arrière du premier piston (18) et, d'autre part,
dans la deuxième chambre axiale (14) à l'arrière du deuxième piston (20), les pistons
étant raccordés à un organe d'avancement (40) situé à l'avant du corps de vérin (10),
les moyens d'amenée de fluide sous pression comprenant une vanne à tiroir (70, 72)
commandée par des moyens de commande entre une première position dans laquelle le
fluide est dirigé dans au moins une chambre axiale, à l'arrière du piston contenu
dans cette chambre, pour solliciter l'organe d'avancement vers l'avant et une deuxième
position dans laquelle le fluide est dirigé dans au moins une chambre axiale, à l'avant
du piston contenu dans cette chambre, pour solliciter l'organe d'avancement vers l'arrière,
caractérisé en ce que la paroi de séparation (28) présente un alésage transversal
(72) dans lequel est situé le tiroir de la vanne à tiroir (70), un premier conduit
(74, 76) qui relie l'alésage transversal (72) à une arrivée de fluide sous pression
(66, 68), un deuxième conduit (82) qui raccorde l'alésage transversal (72) à la partie
arrière de la deuxième chambre axiale (14), en arrière du deuxième piston (10) et
un troisième conduit (84) qui raccorde l'alésage transversal (72) à la partie avant
de la première chambre axiale (12), en avant du premier piston (18), les premier et
deuxième conduits (74, 76 ; 82) étant mis en communication et isolés du troisième
conduit (84) dans la première position du tiroir (70) de la vanne à tiroir, tandis
que, dans la deuxième position de ce tiroir, les premier et troisième conduits (74,
76 ; 84) sont mis en communication et isolés du deuxième conduit (82).
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de commande
de la vanne à tiroir (70, 72) comprennent un levier de commande (102) disposé sensiblement
transversalement, ce levier ayant une première extrémité (102a), raccordée au corps
de vérin (10) dans la région de la paroi de séparation (28) et montée pivotante autour
d'un axe de pivotement (104) dirigé sensiblement axialement, et une deuxième extrémité
(102b) apte à coopérer avec une extrémité libre (99) du tiroir (70) de la vanne à
tiroir.
3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens
élastiques (99) pour solliciter naturellement le tiroir (70) de la vanne à tiroir
dans sa deuxième position.
4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que
l'alésage transversal (72) comporte un fond (72b) et une ouverture (72a) opposée à
ce fond, en dehors de laquelle l'extrémité libre du tiroir (70) à tiroir est susceptible
de dépasser et en ce que les troisième, premier et deuxième conduits (84, 76, 82)
sont successivement raccordés audit alésage transversal (72) dans le sens allant de
l'ouverture (72a) au fond (72b) de cet alésage (72).
5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il
comporte des moyens (108) pour amortir le mouvement d'au moins l'un des pistons en
fin de course de déplacement, dans au moins l'un des sens de déplacement de l'organe
d'avancement.
6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il
comporte des premiers moyens de butée (46b) disposés dans l'une (16) des chambres
axiales (12, 14, 16), au voisinage de l'extrémité avant de cette dernière, et des
deuxièmes moyens de butée (22a) disposés sur le piston (22) situé dans cette chambre,
au voisinage de la face avant de ce dernier, les premiers et deuxième moyens de butée
étant susceptibles de coopérer entre eux pour définir la position d'extrême avancement
de l'organe d'avancement (40).
7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il
comporte au moins un coussinet (110) annulaire disposé dans l'alésage axial (30),
réalisé dans un matériau à faible coefficient de frottement et coopérant avec la tige
de liaison (24).
8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il
comporte un troisième piston (22) mobile dans une troisième chambre axiale (16) située
en avant de la deuxième chambre axiale, une paroi de séparation supplémentaire (34),
séparant les deuxième et troisième chambres axiales (14, 16) et présentant un alésage
axial (36), et une tige de liaison supplémentaire (26), raccordant les deuxième et
troisième pistons (20, 22) et apte à coulisser de manière étanche dans cet alésage
axial, cette tige de liaison supplémentaire présentant un perçage (64), relié au perçage
(60) de la tige de liaison (24) des premier et deuxième pistons (18, 20) et débouchant
dans la troisième chambre axiale (16) à l'arrière du troisième piston.