[0001] La présente invention se rapporte à un clavier mécanique plan destiné à être intégré
notamment dans des dispositifs électroniques ou informatiques de poche de type micro-ordinateur
ou dans des téléphones portables par exemple.
[0002] Les claviers mécaniques sont très courant sur le marché. Il existe notamment des
claviers à membrane, des claviers à contact souple ou alors des claviers tactiles.
Voir par exemple le document DE-A-2 729 157.
[0003] Cependant, les claviers mécaniques qui existent actuellement présentent des touches
de taille trop petite pour permettre une frappe rapide et efficace d'un texte. En
effet, les touches possédant une dimension généralement inférieure à la surface de
contact du doigt d'un utilisateur, il est impossible d'appuyer sur une touche sans
frotter contre l'un au moins de ses bords anguleux. De ce fait, une frappe rapide
et prolongée d'un texte devient très vite astreignante et ergonomiquement pénalisante.
[0004] De plus, les faibles dimensions des touches et les faibles interstices entre deux
touches contigües exigent que la frappe soit réalisée avec une très grande précision
afin d'éviter les nombreuses fautes de frappe susceptibles de se produire.
[0005] Les figures 1A à 1C illustrent trois types de claviers appartenant à la technique
antérieure. Ces trois claviers sont réalisés aux mêmes dimensions et l'espacement
E entre les centres de deux touches voisines est constant d'un clavier à l'autre.
Seule, la largeur des touches, notée respectivement l
A,l
B et l
C, varie d'un clavier à l'autre. Or, c'est cette dimension des touches qui joue un
très grand rôle sur la valeur de la marge d'erreur dont bénéficie un utilisateur autour
du centre d'une touche d'un clavier. La marge d'erreur est définie géométriquement
comme étant la taille d'un segment horizontal, ou vertical, sur lequel le centre du
doigt doit se trouver pour que la frappe de la touche souhaitée soit valide. Cette
marge est en fait inversement proportionnelle à la précision de frappe.
[0006] En général, la valeur de l'espacement E entre les centres de deux touches voisines,
pour des claviers de format réduit destinés à des dispositifs de poche, est comprise
entre 1 et 1,5 cm.
[0007] Par ailleurs, en admettant, par approximation, que la surface de contact d'un doigt
d'adulte sur un clavier au moment de la frappe d'une touche dessine un cercle, son
diamètre, désigné par la référence d, est estimé à environ 0,8 cm. Pour qu'un utilisateur
soit certain qu'il puisse enfoncer une des touches d'un clavier en appuyant au hasard
sur ce clavier, il est en outre nécessaire que la largeur des touches de ce clavier
soit comprise entre E et E-d, c'est-à-dire entre environ 0,2 et 0,7 cm.
[0008] Les figures 1A à 1C font apparaître l'évolution de la marge d'erreur, notée m
A, m
B et m
C, en fonction de la largeur des touches. Il apparaît que lorsque la largeur l
C des touches est égale à E, la marge d'erreur m
C est minimale, c'est-à-dire qu'un utilisateur doit faire preuve d'une grande vigilance
pour ne pas frapper sur deux touches simultanément.
[0009] En revanche, lorsque la largeur l
A des touches est minimale et égale à E-d, alors la marge d'erreur est maximale. Dans
ce cas en effet, la frappe ne nécessite pas une grande précision puisque les touches
sont suffisamment espacées pour que la frappe simultanée de deux touches soit évitée.
La figure 1B illustre un cas intermédiaire où la valeur de l
B est comprise entre E et E-d.
[0010] Cependant, la solution optimale représentée sur la figure 1A, n'est pas ergonomique
puisque, comme il a été décrit précédemment, la surface de frappe l
2 étant inférieure à la surface de contact (Πd
2/4) du doigt d'un utilisateur, il est impossible de frapper sur une touche sans frotter
contre l'un au moins de ses bords anguleux. Par conséquent ce type de clavier ne permet
pas de réaliser, de manière efficace, une frappe rapide et prolongée d'un texte.
[0011] La présente invention permet de résoudre tous ces problèmes puisqu'elle propose un
clavier mécanique plan, destiné à être intégré dans un dispositif électronique de
poche, comportant des touches secondaires entre les touches principales. Ces touches
secondaires sont mobiles et entraînées vers le bas par les touches principales, lorsque
celles-ci sont elles-mêmes entraînées vers le bas au moment de la frappe par le doigt
d'un utilisateur. Ces touches secondaires permettent ainsi d'augmenter la surface
de frappe et améliorent considérablement le confort de la frappe puisque le doigt
n'est jamais en contact avec au moins un bord anguleux de la touche principale.
[0012] Le clavier selon l'invention comme définie dans la revendication 1 comprend:
- plusieurs touches principales, chacune d'entre elles étant encadrée par une ou plusieurs
touches secondaires et reliée mécaniquement à au moins une de ces touches secondaires
pour définir une zone de frappe,
- des mécanismes d'entraînement des touches principales et des touches secondaires de
manière à ce que chaque touche principale entraîne vers le bas, sous l'action d'une
pression, la (les) touche(s) secondaire(s) voisine(s) qui lui est (sont) mécaniquement
reliée(s), et à ce que chaque touche secondaire exerce une force de rappel apte à
ramener en position haute la (les) touche(s) principale(s) voisine(s) qui lui est
(sont) mécaniquement reliée(s), en l'absence de pression exercée sur cette (ces) dernière(s).
[0013] Grâce à ce clavier, une frappe rapide et prolongée ne pose aucune difficulté. De
plus, le fait d'augmenter la surface de frappe tout en gardant un espace intermédiaire,
entre deux touches principales contigües, de largeur inférieure au diamètre de la
surface de contact d'un doigt permet de diminuer considérablement la précision avec
laquelle la frappe doit être effectuée et de mieux se prémunir contre les fautes de
frappe susceptibles de se produire.
[0014] De plus, un tel clavier présentant une surface plane, permet une meilleure lisibilité
des symboles qui sont inscrits sur le clavier entre deux touches contigües principales.
En effet, dans les claviers classiques, les touches étant en relief, lors d'une utilisation
du clavier en position oblique par rapport à l'axe de vision de l'oeil d'un utilisateur,
de tels symboles sont partiellement occultés par les touches en relief.
[0015] D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description faite à titre d'exemple illustratif, en référence aux figures annexées
qui représentent:
- les figures 1A, 1B, 1C, déjà décrites, respectivement trois types de claviers appartenant
à l'état de la technique antérieure,
- la figure 2, une vue de dessus d'un mode de réalisation d'un clavier qui n'est pas
compris dans la protection définie par les revendications. - les figures 3A et 3B,
une vue en coupe des touches du clavier de la figure 2, respectivement au repos et
enfoncées,
- la figure 4, une vue de dessus d'un clavier selon l'invention,
- les figures 5A et 5B, deux vues en coupe des touches du clavier de la figure 4 au
repos
- les figures 6A à 6D, des vues de dessus du clavier de la figure 4 à différents stades
de sa fabrication,
- les figures 7A à 7D, des vues en coupe des touches d'un autre mode de réalisation
d'un clavier selon l'invention,
- la figure 8, une vue de dessus d'un clavier selon une variante de réalisation.
[0016] La figure 2 illustre un premier mode de réalisation d'un clavier désigné par la référence
10. Ce clavier comporte des touches principales notées P qui sont ordonnées sous forme
matricielle. Ces touches principales sont séparées les unes des autres par des espaces
intermédiaires mobiles encore appelés touches secondaires et notés S.
[0017] Chaque touche P est par conséquent entourée par quatre touches S. Dans les exemples
décrits ci-après, la touche P est mécaniquement reliée aux quatre touches S qui l'entourent,
mais il est tout à fait envisageable de réaliser un clavier dans lequel chaque touche
P est reliée mécaniquement à seulement une, ou deux ou trois touches secondaires.
[0018] Sur la figure 2, les touches secondaires présentent une surface hexagonale, mais
cette forme n'est pas essentielle et elles peuvent présenter des surfaces de toute
autre forme. Les touches principales P et secondaires S sont de préférence au même
niveau de manière à ce que la surface du clavier au repos soit complètement plane.
[0019] Les quatre fonctions principales permettant de faire fonctionner les touches d'un
clavier classique sont le guidage des touches dans leur mouvement vertical, la force
de réaction permettant de ramener les touches en position haute, le blocage des touches
en position haute, et le contact électrique. Les deux premières fonctions énumérées
sont réalisées au moyen de mécanismes d'entraînement.
[0020] Dans les claviers classiques, chacun de ces mécanismes d'entraînement est placé sous
chacune des touches. Dans le clavier 10 selon l'invention, ces mécanismes d'entraînement
sont avantageusement répartis entre les touches principales P et les touches secondaires
S. Cette répartition permet ainsi à chaque touche principale P d'entraîner ses quatre
touches secondaires voisines vers le bas sous l'action d'une pression, et inversement
chaque touche secondaire S exerce une force de rappel de manière à ramener ses deux
touches principales voisines en position haute lorsqu'aucune pression n'est exercée
sur celles-ci.
[0021] Par conséquent, grâce à cette répartition des mécanismes d'entraînement entre les
deux types de touches, la surface de frappe d'une touche P est augmentée et comprend
non seulement la touche principale P mais aussi les quatre touches secondaires S voisines.
Cette surface de frappe est désignée par la référence 20 sur la figure 2, elle est
octogonale et délimitée par un épais trait noir. Cette surface étant plane, lorsqu'un
utilisateur tape sur la touche principale P correspondante, même si son doigt chevauche
une ou plusieurs touches secondaires S voisines il reste en contact avec une surface
plane, et ne frotte pas, comme sur les claviers classiques, sur un bord anguleux de
la touche. Le problème de frottement contre un bord anguleux étant évité, la taille
des touches principales peut être aussi petite que l'on veut. La zone de frappe 20
ainsi créée permet de diminuer considérablement le nombre de fautes de frappe susceptibles
de se produire. La frappe d'un texte peut alors être exécutée de manière prolongée,
sans aucune gêne pour l'utilisateur.
[0022] De manière avantageuse, la taille des touches principales est telle qu'elle permet
de minimiser la précision de frappe, c'est-à-dire d'augmenter la marge d'erreur dont
bénéficie un utilisateur autour du centre d'une touche P. Les touches P peuvent, sans
inconvénients, être plus petites que la surface de contact d'un doigt puisque les
touches secondaires permettent de conserver une surface de frappe 20 plane. Comme
il a été décrit précédemment, la largeur 1 des touches principales P est de préférence
comprise entre E, c'est-à-dire la valeur de l'espacement entre les centres de deux
touches P contigües, et E-d. Ainsi, par exemple, leur surface est comprise entre 0,04
et 1 cm
2. Bien sûr, cette surface peut toujours être élargie, et peut par exemple atteindre
une valeur égale à 1,5 cm
2. Cependant, il est en outre préférable que les touches secondaires S soient suffisamment
petites pour qu'une frappe "au hasard" du clavier entraîne toujours la mise en mouvement
d'au moins une touche principale, quelle que soit la zone de frappe. Par conséqùent
la largeur des touches secondaires doit être inférieure ou égale au diamètre d de
la surface de contact d'un doigt. Elle est par exemple comprise entre environ 0,2cm
et 0,7 cm.
[0023] Les figures 3A et 3B mettent en évidence les mécanismes d'entraînement et leur répartition
sous les deux types de touches S et P du clavier de la figure 2. La figure 3A représente
une vue en coupe des touches au repos, c'est-à-dire en position haute, tandis que
la figure 3B représente une vue en coupe des touches lorsqu'elles sont enfoncées sous
l'action d'une pression exercée sur une touche principale.
[0024] Les touches principales et secondaires reposent sur un socle 30. Sur la figure 3A,
les deux types de touche possèdent des moyens de guidage communs 31.
[0025] Les moyens de guidage 31 comportent à leur extrémité supérieure deux ergots 32. Ces
ergots 32 constituent des moyens de blocage vers le haut. Ils agissent chacun sur
le cylindre 43 d'une touche principale, lequel est situé entre les moyens de guidage
31 de cette touche, de manière à le bloquer en fin de course, lorsque la touche principale
remonte en position haute sous l'action des forces de rappel exercées sous les touches
secondaires.
[0026] Dans une variante de réalisation, il est tout à fait possible de réaliser un clavier
dans lequel les moyens de guidage sont spécifiques à chaque type de touche.
[0027] Des moyens élastiques 34, comme des ressorts par exemple, sont prévus uniquement
sous les touches secondaires S de manière à ce qu'elles exercent la force de rappel
f
r destinée à ramener les touches principales voisines en position haute.
[0028] D'autre part, des contacts électriques 35 sont prévus uniquement sous les touches
principales P pour permettre de commander l'écriture des caractères correspondants
inscrits sur ces touches. En principe, on préfère ne pas prévoir de contact sous les
touches secondaires S puisque celles-ci ne sont pas destinées à commander l'écriture
de caractères mais seulement à augmenter la zone de frappe.
[0029] Les touches secondaires S se présentent sous la forme d'un U renversé et possèdent,
à chaque extrémité des branches du U, une languette 41 de support des touches P voisines.
Ces languettes 41 permettent ainsi d'entraîner les touches principales qu'elles supportent
vers la position haute, sous l'action de la force de rappel fr exercée par le ressort
34.
[0030] Les touches principales P se présentent sous la forme d'un T et possèdent , à chaque
extrémité de la barre horizontale du T, une languette 42. Chaque languette 42 frotte
d'une part contre un moyen de guidage 31, de manière à assurer un bon maintien vertical
de la touche P lorsqu'elle s'enfonce, et appuie d'autre part sur une languette 41
d'une touche S voisine de manière à entraîner cette touche S vers le bas lorsqu'une
pression est exercée sur la touche principale. Ces languettes 41 et 42 permettent
par conséquent de relier mécaniquement une touche principale P à une ou plusieurs
touches secondaires S.
[0031] La figure 3B illustre ce qui se passe lorsqu'une pression, désignée par la lettre
F et représentée par une flèche, est exercée sur la touche P centrale. Les languettes
42 de la touche P appuyent alors sur les languettes 41 des touches S voisines. La
touche P s'enfonce et entraîne donc avec elle les touches secondaires voisines définissant
la zone de frappe tandis que les deux autres touches P, situées de part et d'autre
de cette zone de frappe, restent en position haute puisqu'aucune pression n'y est
exercée. La touche P enfoncée établit alors un contact avec les contacts électriques
35 de manière à commander l'écriture du caractère qui lui correspond. Les ressorts
34 placés sous les touches secondaires de la zone de frappe sont comprimés et exercent
une force de rappel f
r. Cette force de rappel f
r permet, lorsque la pression F est supprimée, de ramener la touche P enfoncée en position
haute.
[0032] La figure 4 illustre un mode de réalisation d'un clavier selon l'invention désigné
par la référence 100. Ce clavier comporte également des touches principales notées
P' ordonnées sous forme matricielle.
[0033] Ces touches P' sont séparées les unes des autres par des espaces intermédiaires mobiles.
Ces espaces intermédiaires mobiles sont de deux sortes: il y a des espaces rectangulaires
appelés touches secondaires, notés S', et des espaces carrés appelés touches tertiaires,
notés T. Chaque touche tertiaire T est encadrée par quatre touches secondaires S'
et quatre touches principales P', les touches S' partageant les côtés de la touche
T, et les touches P' partageant les coins. Les formes des touches S' et T ne sont
pas limitées aux formes rectangulaire et carrée, elles dépendent notamment de la forme
des touches principales ainsi que de leur disposition qui n'est pas forcément matricielle.
[0034] Les touches P', S' et T sont toutes au même niveau de manière à ce que la surface
du clavier soit plane. Dans ce mode de réalisation, les mécanismes d'entraînement
des touches sont répartis entre les trois types de touches. Par conséquent, lorsqu'un
utilisateur tape sur une touche P', cette dernière entraîne avec elle, dans son mouvement
vertical, la zone de frappe correspondante définie par les quatre touches S' voisines
et les quatre touches T voisines. Cette zone de frappe est mise en évidence par un
épais trait noir et désignée par la référence 200 sur la figure 4.
[0035] Les mécanismes d'entraînement sont plus particulièrement disposés de telle sorte
que la touche principale P' entraîne vers le bas les touches secondaires S' voisines
qui lui sont mécaniquement reliées et qui entraînent à leur tour les quatre touches
tertiaires T voisines qui leur sont mécaniquement reliées.
[0036] De la même manière, lorsqu'aucune pression n'est exercée sur la touche P', les quatre
touches tertiaires T exercent une force de rappel à chaque coin de la zone de frappe
et entraînent vers le haut les quatre touches S' voisines qui lui sont reliées mécaniquement
et qui entraînent à leur tour la touche P' qu'elles encadrent et à laquelle elles
sont mécaniquement reliées.
[0037] Des moyens de blocage permettent de bloquer le mouvement en élévation de la touche
principale et de la stabiliser en position haute. La touche P' permet en outre de
bloquer l'élévation des touches secondaires S', qui à leur tour bloquent l'élévation
des touches T, de manière à ce que toutes les touches P', S' et T soient stabilisées
dans une position haute identique conférant au clavier une surface plane.
[0038] La largeur des touches P' est du même ordre de grandeur que celle des touches P du
clavier 10 selon le premier mode de réalisation.
[0039] Les dimensions des touches secondaires S' et tertiaires T sont par ailleurs suffisamment
petites pour qu'aucune d'elles ne puisse être entraînée vers le bas par le doigt d'un
utilisateur sans qu'au moins une des touches principales P' ne le soit aussi.
[0040] Les figures 5A et 5B représentent respectivement une vue en coupe A-A et une vue
en coupe B-B du clavier 100 de la figure 4.
[0041] La figure 5A illustre plus particulièrement la relation entre une touche principale
P' et deux touches S' voisines. Ces deux types de touches possèdent des moyens de
guidage 360 communs. Bien sûr, dans une variante de réalisation, ces moyens de guidage
peuvent être spécifiques à chaque type de touche.
[0042] Les moyens de guidage 360 comportent, à leur extrémité supérieure, des moyens de
blocage 370 contre lesquels vient buter l'extrémité inférieure 403 de la touche principale
P' lorsque celle-ci remonte en position haute. La touche principale P' possède des
languettes 420 aptes à pousser sur les languettes 410 des touches secondaires S' de
manière à les entraîner vers le bas, et à assurer le maintien vertical de la touche
P' en frottant contre les moyens de guidage 360. Inversement, les languettes 410 des
touches S' permettent de pousser sur les languettes 420 de la touche P' afin de ramener
cette-dernière en position haute. Ces languettes 410 et 420 permettent de relier mécaniquement
une touche P' à une ou plusieurs touches secondaires S'. Des contacts électriques
350 sont prévus sur le socle 300,sous la touche P'.
[0043] La figure 5B, quant à elle, illustre la relation entre une touche tertiaire T et
deux touches secondaires S' voisines. Les deux types de touches possèdent des moyens
de guidage 380 communs.
[0044] Un moyen élastique 390, tel qu'un ressort par exemple, est placé sous la touche T.
Les touches S' possèdent des languettes 415 aptes à pousser sur des languettes 430
de la touche T de manière à entraîner cette dernière vers le bas, et à assurer un
maintien vertical de la touche S' en frottant contre les moyens de guidage 380. Lorsque
la touche tertiaire est enfoncée, le ressort 390 exerce une force de rappel f
r. Lorsque la pression exercée sur la touche P' est relâchée, la force de rappel f
r permet aux languettes 430 de la touche T de pousser sur les languettes 415 des touches
S' afin de les remonter en position haute. Ces languettes 415 et 430 permettent de
relier mécaniquement une touche secondaire S' à une ou plusieurs touche(s) tertiaire
T. Les touches S' entraînent alors avec elles la touche P' par l'intermédiaire de
leurs languettes 410.
[0045] Les figures 6A à 6D permettent de mieux comprendre la structure du clavier 100 puisqu'elles
représentent des vues de dessus d'une partie de ce clavier à différents stades de
sa fabrication.
[0046] La figure 6A représente les moyens de guidage 360 communs aux touches P' et S', les
moyens de guidage 380 communs aux touches S' et T, les moyens de blocage 370 des touches
principales P' et le ressort 390 permettant d'exercer la force de rappel sous une
touche tertiaire.
[0047] La touche tertiaire T, comportant des languettes de support 430 des touches secondaires
sur chacun de ses côtés, est placée au-dessus de son ressort 390 (figure 6B). Puis
les touches secondaires S', comportant des languettes 410 de support des touches principales
sur deux de leur côté, sont à leur tour positionnées dans leurs emplacements respectifs
(figure 3C). Enfin, la figure 4D illustre le stade final de la fabrication, lorsque
les touches principales P' sont mises en place dans leurs logements.
[0048] Dans ce type de clavier 100, lorsqu'un utilisateur tape simultanément sur deux touches
principales contigües, la résistance à la frappe n'est que 1,5 fois supérieure à celle
que présente le clavier au cours de la frappe d'une seule touche puisque la nouvelle
zone de frappe renferme 6 touches tertiaires contre 4 pour la zone de frappe d'une
seule touche P'. En revanche, dans le clavier 10 selon le premier mode de réalisation,
le rapport des résistances est supérieur puisqu'il est de 1,75. En effet, dans ce
cas la zone de frappe de deux touches P comprend 7 touches secondaires alors que la
zone de frappe d'une seule touche P en comprend 4.
[0049] Les figures 7A à 7D illustrent une variante de réalisation de ce clavier 100.
[0050] Elles représentent des vues en coupe des touches du clavier durant leur enfoncement.
Bien sûr, cette variante peut également être appliquée au clavier 10.
[0051] Cette variante consiste à incliner légèrement les zones de contact entre les touches
principales et les touches secondaires et, de façon analogue, entre les touches secondaires
et les touches tertiaires. Ceci permet, au moment de la frappe d'une touche principale
P
1 et de l'enfoncement de la zone de frappe correspondante, aux seize touches principales
et secondaires voisines de basculer légèrement vers la zone de frappe, et de simuler
une déformation élastique de ces touches encadrant la zone de frappe lors du mouvement
de cette-dernière. Par ailleurs ce basculement des seize touches voisines de la zone
de frappe offre une forme légèrement concave complémentaire de la forme convexe d'un
doigt.
[0052] On constate en effet sur la figure 7B que lorsque la touche S
1 s'enfonce, sous l'action de la touche P
1 ou éventuellement sous la pression directe du doigt d'un utilisateur, la touche P
2, qui n'est plus soutenue latéralement que par la touche secondaire S
2, pivote légèrement vers S
1 sous l'effet des couples de forces (f
2, f
4) exercées respectivement par S
2 et par le moyen de blocage 370.
[0053] Pour la même raison, les touches secondaires du voisinage de la zone de frappe basculent
elles aussi vers leur voisine tertiaire appartenant à cette zone de frappe. La figure
7C représente les touches P
1 et S
1 lorsqu'elles sont complètement enfoncées. Dans ce cas, une force supplémentaire f
5 exercée par S
1 sur la touche P
2 permet de stabiliser cette-dernière dans sa position inclinée. Les figures 7A et
7D représentent les trois types de touches au repos, lorsque tous les couples de forces
(f
1, f
3) et (f
2,f
4) s'équilibrent.
[0054] Cette variante de réalisation présente un grand avantage. En effet, si la position
du doigt venant frapper une zone de frappe est suffisamment excentrée au moment de
la frappe pour qu'il effleure une des touches principales voisines de la zone de frappe,
après le basculement de cette touche, la position oblique qu'elle aura acquise empêchera
qu'un contact électrique puisse avoir lieu en fin de course avec les contacts 350
placés sur le socle 300 du clavier. Par conséquent, la marge d'erreur dont dispose
la frappe est encore augmentée.
[0055] La forme de la surface des touches S et T définissant l'espace intermédiaire n'est
pas essentielle, elle peut être aussi bien hexagonale, que carrée, cruciforme ou autre.
C'est cette forme qui détermine le nombre de touches secondaires et/ou tertiaires
par rapport au nombre de touches principales. Ainsi, sur la figure 8, qui illustre
une variante d'un clavier, le nombre de touches secondaires cruciformes est égal au
nombre de touches principales.
[0056] Le nombre de touches S mécaniquement reliées à une touche P et le nombre de touches
T mécaniquement reliées à une touche S, ne sont pas non plus essentiels. Ils sont
au moins égaux à 1. Dans les exemples cités dans la description ces nombres étaient
maximum et égaux respectivement au nombre de touches S encadrant une touche P et au
nombre de touches S encadrant une touche T.
[0057] La forme des touches principales n'est pas non plus limitée au carré, elle peut encore
être circulaire, hexagonale ou losangique par exemple.
[0058] Une variante de réalisation consiste en outre à onduler légèrement la surface du
clavier de manière à améliorer le confort de la frappe. Pour cela, les touches principales
présentent une forme légèrement concave, complémentaire de celle du doigt. Par ailleurs
les touches secondaires, et les touches tertiaires lorsqu'elles sont prévues, présentent
une forme convexe de façon à ce qu'il n'y ait aucune rupture de pente. La surface
du clavier présente donc un aspect doublement ondulatoire, le long des axes verticaux
et horizontaux; l'axe horizontal étant défini par l'axe traversant le clavier de gauche
à droite et l'axe vertical étant défini par l'axe traversant le clavier de haut en
bas.
[0059] Une autre variante de réalisation consiste à réunir tout l'espace intermédiaire entre
les touches principales en une seule touche secondaire apte à être entraînée vers
le bas par chacune des touches principales. Cette touche secondaire unique est ramenée
vers le haut par plusieurs ressorts placés par exemple à ses quatre extrémités. Dans
ce cas, les touches principales sont elles aussi équipées de ressorts, de faible intensité,
de façon à ce que les touches qui ne sont pas enfoncées au moment de la frappe restent
en position haute. L'avantage de cette variante est la simplicité puisque la résistance
à la frappe est pratiquement indépendante du nombre de touches principales frappées
simultanément du fait de la grande résistance liée à la touche secondaire. Par contre
elle présente l'inconvénient d'offrir une inertie plus grande au moment de la frappe
et de la mise en mouvement de la touche secondaire, c'est-à-dire qu'elle exige une
énergie de frappe plus importante de la part de l'utilisateur.
[0060] Selon une autre variante de réalisation, il est ensuite possible d'ajouter, sous
les touches principales de l'un des claviers précédemment décrits, des ressorts en
extension aptes à tirer ces touches principales vers le bas. Dans ce cas, la résistance
à la frappe est plus homogène. En effet, pour une force de rappel f exercée par les
ressorts situés sous les touches secondaires, et pour une force de rappel
f' = k * f exercée par les ressorts situés sous les touches principales, la force
de réaction rl opposée à la zone de frappe d'une seule touche principale est égale
à : r1= (4-k) * f, tandis que la force de réaction r2 opposée à la zone de frappe
de deux touches principales est égale à : r2= (6-2k) * f. Le rapport de ces deux forces
est donc égal à :

[0061] Lorsqu'il n'y a pas de ressort en extension sous les touches principales, c'est-à-dire
lorsque k=0, alors R est égal à 1,5. Cette valeur de R devient égale à 1,33 lorsque
k=1, ce qui améliore l'homogénéité entre les frappes simple (une seule touche P frappée)
et double (deux touches P frappées).
[0062] Pour que R soit égale à 1, il faudrait que k soit égal à 2 mais ce cas est impossible
étant donné que k doit rester inférieur à [(l+1) * (c+1)] / (l * c) où l et c sont
respectivement le nombre de lignes et de colonnes du clavier et [(l+1) * (c+1)] le
nombre de touches secondaires, pour que la force totale attirant le clavier au repos
vers le bas ne soit pas supérieure à la force qui le repousse vers le haut.
[0063] De plus, une telle réalisation permet aussi, dans le cas où les zones de contact
entre les touches sont inclinées, d'augmenter considérablement la force de levier
entraînant les touches voisines de la zone de frappe vers cette dernière. En effet,
les ressorts en extension attirent ces touches vers le bas et disposent de plus d'un
bras de levier beaucoup plus grand que celui dont dispose la force f2 exercée par
la touche S2 du clavier de la figure 7B.
1. Clavier mécanique plan destiné à être intégré dans un dispositif électronique de poche,
comprenant:
- plusieurs touches principales (P), chacune d'entre elles étant encadrée par une
ou plusieurs touches secondaires (S) et reliée mécaniquement à au moins une de ces
touches secondaires pour définir une zone de frappe (20),
- des mécanismes d'entraînement des touches principales (P) et des touches secondaires
(S) de manière à ce que chaque touche principale (P) entraîne vers le bas, sous l'action
d'une pression (F), la (les) touche(s) secondaire(s) voisine(s) qui lui est (sont)
mécaniquement reliée(s), et à ce que chaque touche secondaire (S) exerce une force
de rappel (fr) apte à ramener en position haute la (les) touche(s) principale(s) (P) voisine(s)
qui lui est (sont) mécaniquement reliée(s), en l'absence de pression exercée sur cette
(ces)-dernière(s),
- des contacts électriques (35) prévus sous chaque touche principale (P) et activés
par pression sur la touche principale (P) correspondante,
caractérisé en ce qu'il comprend en outre des touches tertiaires (T), chacune
étant entourée par quatre touches secondaires (S) et quatre touches principales (P)
et reliée mécaniquement à au moins une touche secondaire (S) ; et en ce que les mécanismes
d'entraînement sont répartis entre les trois types de touches de manière à ce que
chaque touche principale (P) entraîne vers le bas, sous l'action d'une pression, la
(les) touche(s) secondaire(s) (S) voisine(s) qui lui est (sont) mécaniquement reliée(s)
et qui entraîne(nt) à son (leur) tour la (les) touche(s) tertiaire(s) (T) voisine(s)
qui lui (leur) est (sont) mécaniquement reliée(s) ; et à ce que chaque touche tertiaire
(T) exerce une force de rappel (f
r) apte à ramener en position haute, en l'absence de pression, la (les) touche(s) secondaire(s)
(S) voisine(s) qui lui est (sont) mécaniquement reliée(s) et qui entraînent à son
(leur) tour, dans son (leur) mouvement en élévation, la touche principale (P) à laquelle
elle(s) est (sont) mécaniquement reliée(s).
2. Clavier mécanique selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre
des moyens de blocage (370) vers le haut des touches principales (P').
3. Clavier mécanique selon l'une des revendications 1 à 2, caractérisé en ce que les
mécanismes d'entraînement comprennent :
- des moyens de guidage (360) propres à chaque touche ou communs à deux touches contiguës,
- des moyens élastiques (390) placés sous les touches tertiaires (T), de manière à
exercer la force de rappel (fr) destinée à ramener en position haute successivement
les touches secondaires (S') et les touches principales (P') voisines.
4. Clavier mécanique selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les
touches secondaires (S) et tertiaires (T) comportent respectivement des languettes
(410) de support des touches principales (P) voisines et des languettes (430) de support
des touches secondaires (S) voisines.
5. Clavier mécanique selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que
les dimensions des touches secondaires (S) et/ou tertiaires (T) sont suffisamment
petites pour qu'aucune d'elles ne puisse être entraînée vers le bas par le doigt d'un
utilisateur sans qu'au moins une des touches principales (P) voisines ne le soit aussi.
6. Clavier mécanique selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les
zones de contact entre les touches principales (P) et les touches secondaires (S)
et les zones de contact entre les touches secondaires (S) et les touches tertiaires
(T) sont légèrement inclinées, de manière à simuler, lors de la frappe sur une touche
principale (P), une déformation élastique des touches voisines de la zone de frappe
(20, 200) correspondante.
7. Clavier mécanique selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la surface
des touches principales (P) est légèrement concave, et la surface des touches secondaires
(S) et tertiaires (T) est légèrement convexe.
1. Flache mechanische Tastatur, bestimmt zur Integration in eine elektronische Taschenvorrichtung,
umfassend:
- mehrere Haupttasten (P), von denen jede von einer oder mehreren Sekundärtasten (S)
umgeben ist und mechanisch mit zumindest einer dieser Sekundärtasten verbunden ist,
um eine Anschlagzone (20) zu definieren,
- Mitnehmer-Mechanismen der Haupttasten (P) und der Sekundärtasten (S), so dass jede
Haupttaste (P) unter der Wirkung eines Drucks (F) diejenige(n) benachbarter) Sekundärtaste(n)
nach unten zieht, die mit ihr verbunden ist (sind) und dass jede Sekundärtaste (S)
eine Rückstellkraft (fr) ausübt, die fähig ist, die benachbarte(n) Haupttaste(n), die mit ihr mechanisch
verbunden ist (sind), bei Fehlen eines auf diese letztere(n) ausgeübten Drucks in
die obere Stellung zurückzubringen,
- elektrische Kontakte (35), vorgesehen unter jeder Haupttaste (P) und aktiviert durch
Druck auf die entsprechende Haupttaste (P),
dadurch gekennzeichnet,
dass sie außerdem Tertiärtasten (T) umfasst, jede umgeben von vier Sekundärtasten
(S) und vier Haupttasten (P) und mechanisch mit wenigstens einer Sekundärtaste (S)
verbunden; und dadurch, dass die Mitnehmer-Mechanismen so zwischen den drei Tastentypen
verteilt sind,
dass jede Haupttaste (P) unter der Wirkung eines Drucks die mechanisch mit ihr verbundener)
benachbarte(n) Sekundärtaste(n) nach unten mitnimmt, die ihrerseits die mit ihr mechanisch
verbundene(n) benachbarte(n) Tertiärtaste(n) (T) mitnehmen; und dass jede Tertiärtaste
(T) eine Rückstellkraft (fr) ausübt, die fähig ist, bei Fehlen von Druck die mechanisch mit ihr verbundene(n)
benachbarte(n) Sekundärtaste(n) (S) in die obere Stellung zu bringen, die ihrerseits
bei ihrer (ihren) Aufwärtsbewegung(en) die Haupttaste (P) mitnimmt (mitnehmen), mit
der sie mechanisch verbunden ist (sind).
2. Mechanische Tastatur nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass sie außerdem Aufwärts-Blockiereinrichtungen
(370) der Haupttasten (P') umfasst.
3. Mechanische Tastatur nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Mitnehmermechanismen
umfassen:
- Führungseinrichtungen (360) für jeweils eine Taste oder gemeinsam für zwei aneinandergrenzende
Tasten,
- elastische Einrichtungen (390), unter den Tertiärtasten (T) befindlich, welche die
Rückstellkraft (fr) ausüben, die nacheinander die Sekundärtasten (S') und die benachbarten
Haupttasten (P') in die obere Stellung zurückbringen.
4. Mechanische Tastatur nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass
die Sekundärtasten (S) und die Tertiärtasten (T) jeweils Unterstützungszungen (410)
der benachbarten Haupttasten (P) und Überstützungzungen (430) der benachbarten Sekundärtasten
(S) umfassen.
5. Mechanische Tastatur nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass
die Abmessungen der Sekundärtasten (S) und/oder Tertiärtasten (T) ausreichend klein
sind, sodass keine von ihnen durch den Finger eines Benutzers mitgenommen werden kann,
ohne dass auch wenigstens eine der benachbarten Haupttasten (P) mitgenommen wird.
6. Mechanische Tastatur nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass
die Kontaktzonen zwischen den Haupttasten (P) und den Sekundärtasten (S) und die Kontaktzonen
zwischen den Sekundärtasten (S) und den Tertiärtasten (T) leicht geneigt sind, um
beim Anschlagen einer Haupttaste (P) eine elastische Verformung der der entsprechenden
Anschlagszone (20, 200) benachbarten Tasten zu simulieren.
7. Mechanische Tastatur nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass
die Oberfläche der Haupttasten (P) leicht konkav ist und die Oberfläche der Sekundärtasten
(S) und Tertiärtasten (T) leicht konvex ist.
1. Flat mechanical keypad designed to be integrated into a pocket electronic device,
comprising:
- a plurality of principal keys (P), each of them being framed by one or more secondary
keys (S) and connected mechanically to at least one of these secondary keys to define
a striking zone (20),
- mechanisms for entrainment of the principal keys (P) and the secondary keys (S)
so that under the action of a pressure (F), each principal key (P) entrains downwards
the neighbouring secondary key or keys which are connected to it mechanically, and
so that each secondary key (S) exerts a return force (fr) suitable for returning the neighbouring principal key or keys (P) which are connected
to it mechanically to the raised position in the absence of pressure on the latter,
- electrical contacts (35) provided under each principal key (P) and activated by
pressure on the corresponding principal key (P),
characterised in that it additionally comprises tertiary keys (T), each being surrounded
by four secondary keys (S) and four principal keys (P) and connected mechanically
to at least one secondary key (S), and in that the entrainment mechanisms are distributed
between the three types of keys so that under the action of a pressure, each principal
key (P) entrains downwards the neighbouring secondary key or keys (S) which are connected
to it mechanically and which in turn entrain the neighbouring tertiary key or keys
(T) which are connected to them mechanically, and in that each tertiary key (T) exerts
a return force (f
r) suitable for returning to the raised position, in the absence of pressure, the neighbouring
secondary key or keys (S) which are connected to it mechanically and which in turn
entrain, in their rising movement, the principal key (P) to which they are connected
mechanically.
2. Mechanical keypad according to claim 1,
characterised in that it additionally comprises means (370) for locking the principal
keys (P') in the raised position.
3. Mechanical keypad according to one of claims 1 to 2,
characterised in that the entrainment mechanisms comprise:
- guiding means (360) belonging to each key or common to two adjacent keys,
- elastic means (390) placed under the tertiary keys (T) so as to exert the return
force (fr) designed to return the secondary keys (S') and the neighbouring principal keys (P')
successively to their raised position.
4. Mechanical keypad according to one of claims 1 to 3,
characterised in that the secondary keys (S) and tertiary keys (T) respectively comprise
lugs (410) for supporting the neighbouring principal keys (P) and lugs (430) for supporting
the neighbouring secondary keys (S).
5. Mechanical keypad according to one of claims 1 to 4,
characterised in that the dimensions of the secondary keys (S) and/or tertiary keys
(T) are sufficiently small so that none of them can be entrained downwards by the
finger of a user without at least one of the neighbouring principal keys (P) being
entrained as well.
6. Mechanical keypad according to one of claims 1 to 5,
characterised in that the contact zones between the principal keys (P) and the secondary
keys (S) and the contact zones between the secondary keys (S) and the tertiary keys
(T) are slightly inclined so as to simulate elastic deformation of the neighbouring
keys of the corresponding striking zone (20, 200) when a principal key (P) is struck.
7. Mechanical keypad according to one of claims 1 to 6,
characterised in that the surface of the principal keys (P) is slightly concave, and
the surface of the secondary keys (S) and tertiary keys (T) is slightly convex.