[0001] La présente invention concerne un plateau d'échafaudage, plus particulièrement mais
non exclusivement un plateau d'échafaudage du type réalisé en aluminium et en bois.
[0002] Dans le domaine des échafaudages, on connaît deux grands types de plateaux, constituant
des surfaces de travail pour le personnel, à savoir : les plateaux en acier, et les
plateaux en aluminium et en bois.
[0003] Les plateaux en acier sont constitués en général d'une tôle perforée pour être moins
glissante, et pliée ou formée par galetage afin d'obtenir un plancher rigide, portant
à ses extrémités des crochets de positionnement du plateau sur la structure tubulaire
de l'échafaudage. Ce premier type de plateau n'est pas concerné par l'invention.
[0004] Les plateaux réalisés en aluminium et en bois, auxquels s'intéresse la présente invention,
sont généralement constitués d'un cadre rectangulaire en aluminium, et d'un plancher
en contreplaqué, s'insérant dans le cadre en aluminium. Le cadre est habituellement
constitué de deux longerons porteurs, pouvant posséder une longueur de 3 m, 2,5 m
ou 2 m, et de deux traverses d'extrémité. Les longerons et les traverses sont couramment
constitués par des profilés creux extrudés, en aluminium. Les profilés qui constituent
les longerons présentent des rainures longitudinales, dans lesquelles sont mis en
place les bords longitudinaux du plancher en contreplaqué, lequel possède lui-même
une très bonne résistance mécanique. Les traverses d'extrémité portent des crochets
servant à positionner le plateau sur la structure tubulaire en acier de l'échafaudage,
les crochets étant généralement soudés ou boulonnés.
[0005] Pour assembler les longerons et les traverses d'extrémité du cadre en aluminium,
une solution connue consiste à souder chaque traverse d'extrémité contre les longerons,
généralement à 90°. Les soudures relient les deux flancs verticaux de la traverse
à une paroi latérale des longerons. L'assemblage par soudure de profilés en aluminium,
par un procédé du type TIG ou MIG, constitue une opération longue et coûteuse, difficilement
robotisable, dont l'un des effets est de diminuer la résistance mécanique de l'aluminium
d'environ 50 % dans la zone de la soudure. De plus les zones soudées, métallurgiquement
transformées, sont des sources de fissures.
[0006] Un autre genre de plateau réalisé en aluminium et en bois comporte une poutre en
échelle constituée de longerons et de barreaux sertis, supportant le plancher en contreplaqué.
Les crochets sont généralement disposés dans le prolongement des longerons. Dans ce
cas, le sertissage des barreaux sur les longerons nécessite des qualités d'aluminium
à très fort pourcentage d'allongement, donc à faible résistance mécanique, devant
être compensée par une multiplication du nombre des barreaux. Le fait de ne pas disposer
de traverses d'extrémité, dans ce genre de plateau d'échafaudage, interdit certaines
dispositions des crochets.
[0007] Par le document FR-A-2573115, on connaît aussi un plateau d'échafaudage réalisé en
aluminium et en bois, pourvu d'un cadre rectangulaire constitué de deux longerons
et de deux traverses, assemblés entre eux et au plancher, aux angles du cadre, au
moyen de rivets orientés verticalement ou transversalement. Ces rivets assurent seulement
un raidissement dans la région des angles, et n'on pas d'effet de renforcement sur
la longueur des longerons ; de plus, ils nécessitent une forme spéciale pour les extrémités
des traverses, et ils rendent l'assemblage pratiquement indémontable.
[0008] Le document FR-A-2527251 décrit un autre plateau d'échafaudage, réalisé en aluminium
et en bois, dont le cadre comprend deux longerons tubulaires que relient plusieurs
traverses, extrêmes ou intermédiaires. Les extrémités des traverses, situées entre
les longerons, peuvent être assemblées aux longerons au moyen de vis qui s'étendent,
transversalement, au travers de ces longerons tubulaires. Un tel assemblage vissé
est démontable, mais les vis n'assurent ici aucune fonction de renforcement, en particulier
dans la direction longitudinale. Par ailleurs, ce document ne fournit pas de solution
pour des traverses d'extrémité qui seraient appuyées contre les extrémités des longerons.
[0009] Dans tous les cas exposés ci-dessus, la section des longerons en aluminium doit être
étudiée de telle façon qu'elle assure la résistance à la flexion du plateau. Il est
donc nécessaire que cette section soit suffisamment haute, et que les parois du profilé
soient épaisses, pour obtenir une inertie conduisant à la résistance mécanique souhaitée.
Cela se traduit éventuellement par deux inconvénients :
[0010] D'une part, le poids des longerons en aluminium est important, et par conséquent
leur coût est élevé. D'autre part, compte tenu de la hauteur importante de la section
des profilés formant les longerons, la hauteur de stockage de plateaux d'échafaudage
posés les uns sur les autres est importante, et par conséquent le coût du transport
est augmenté, puisque dans un volume donné le nombre de plateaux est plus faible.
[0011] Par ailleurs, tous ces plateaux ne sont pas prévus pour supporter des plinthes, disposées
au-dessus d'un bord longitudinal d'un plateau. Ainsi les plinthes restent le plus
souvent attachées à la structure tubulaire en acier de l'échafaudage, plus particulièrement
aux poteaux. Dans certains cas, toutefois, des pièces rapportées sont soudées sur
les longerons ou sur les traverses d'extrémité, pour supporter ces plinthes. De telles
dispositions restent bien évidemment coûteuses, et augmentent l'encombrement en largeur
des plateaux. Lorsqu'on juxtapose plusieurs plateaux pour former une surface de travail
continue, un jeu dû à la présence des pièces-supports pour les plinthes apparaît inévitablement
entre deux plateaux adjacents.
[0012] En résumé, les problèmes posés par les plateaux d'échafaudage actuels réalisés en
aluminium et en bois sont : la liaison des traverses d'extrémité avec les longerons,
la hauteur des longerons en relation avec leur section et par conséquent le poids
de ces éléments, leur coût et leur volume de stockage, la fixation de la plinthe,
et le coût global du plateau résultant aussi bien de la quantité d'aluminium nécessaire
que du temps d'assemblage.
[0013] L'invention vise à résoudre ces différents problèmes, et à éliminer ainsi les inconvénients
exposés plus haut, en fournissant un plateau d'échafaudage du type réalisé en aluminium
et en bois qui soit léger et d'une fabrication économique, tout en offrant une résistance
mécanique élevée et un faible encombrement de stockage.
[0014] A cet effet, la présente invention a essentiellement pour objet un plateau d'échafaudage,
du type réalisé en aluminium et en bois, constitué d'un cadre rectangulaire notamment
en aluminium et d'un plancher notamment en contreplaqué, s'insérant dans le cadre,
ce cadre étant lui-même constitué de deux longerons et de deux traverses d'extrémité
sous forme de profilés extrudés notamment en aluminium, le plateau étant remarquable
en ce que les longerons du cadre comportent au moins une rainure longitudinale ou
un conduit longitudinal recevant une tige en acier continue, s'étendant sur toute
la longueur du longeron et servant de moyen de renforcement ainsi que de moyen de
fixation des traverses d'extrémité, ladite tige en acier comportant des extrémités
filetées, prévues pour traverser de part en part les traverses d'extrémité, appliquées
contre les extrémités des longerons, et pour recevoir des écrous de serrage.
[0015] Selon une forme de réalisation préférée de l'invention, les profilés constituant
les longerons du cadre du plateau d'échafaudage possèdent une section transversale
sensiblement triangulaire, la pointe de la section triangulaire étant dirigée vers
le bas, ces profilés comportant une rainure longitudinale ou un conduit longitudinal
situé dans la région de la pointe inférieure de sa section triangulaire, et apte à
recevoir la tige en acier, tandis que la base de ladite section triangulaire, opposée
à sa pointe, forme partiellement la surface du plancher du plateau d'échafaudage.
[0016] Les longerons présentent ainsi une section optimale, le choix d'une section triangulaire
avec pointe dirigée vers le bas, combinée avec une tige en acier, permettant en particulier
de réduire la masse d'aluminium du longeron. En effet, chaque longeron se comporte
en flexion à la manière d'une poutre, la partie supérieure de sa section travaillant
en compression et la partie inférieure de sa section travaillant en traction. Dans
la mesure où les efforts ou contraintes doivent rester inférieurs à des limites fixées
(environ 13 kg/mm
2) pour de l'aluminium, une certaine quantité d'aluminium est en principe nécessaire.
La configuration proposée, avec section triangulaire, permet de réduire au maximum
la quantité d'aluminium travaillant en traction, en la remplaçant par une tige en
acier continue qui peut aisément travailler avec des contraintes de 36 kg/mm
2 ou plus en traction.
[0017] En reportant ainsi les efforts sur une tige en acier, qui peut les accepter, on obtient
aussi une réduction de la hauteur de la section du profilé en aluminium constituant
le longeron, et par conséquent une diminution du volume de stockage des plateaux d'échafaudage.
[0018] Un autre intérêt de la disposition ici proposée est de faciliter l'assemblage du
cadre en aluminium du plateau d'échafaudage, grâce aux tiges en acier dont les extrémités
sont filetées et reçoivent les écrous de serrage. Ainsi, en associant simplement deux
tiges en acier respectivement aux deux longerons, on dispose de moyens d'assemblage
des traverses avec les longerons pour constituer le cadre du plateau d'échafaudage,
les tiges assurant alors le blocage du cadre du plateau d'échafaudage, tout en renforçant
les profilés formant les longerons. L'intérêt de cette disposition, qui fait jouer
un double rôle aux tiges en acier, est de supprimer les liaisons par soudure ou par
rivetage et leurs inconvénients, ainsi que toutes pièces d'assemblage rapportées.
De plus, dans le cas où les crochets du plateau se situent dans le prolongement des
longerons, les tiges en acier portant à leurs extrémités filetées des écrous peuvent
aussi assurer la fixation des crochets, ce qui leur confère une troisième fonction.
Cette dernière disposition est donc particulièrement intéressante : deux tiges équipées
d'écrous, associées respectivement aux deux longerons, permettent de réaliser l'assemblage
complet du plateau d'échafaudage, y compris ses crochets, avec une structure d'ensemble
extrêmement simple : les longerons sont constitués par tronçonnage de profilés en
aluminium, à la longueur désirée, sans aucune autre opération, tandis que les traverses
nécessitent seulement le perçage de trous destinés au passage des extrémités des tiges
en acier. Du point de vue de la production industrielle, un outillage très simple
(clés de serrage) suffit pour assembler complètement le plateau d'échafaudage. Bien
entendu, un effort de serrage de valeur adaptée devra être prédéterminé, et être contrôlé
lors du montage. Dans l'ensemble, les coûts de production se trouvent ainsi fortement
réduits, en comparaison avec les fabrications traditionnelles.
[0019] Si les tiges en acier ou autres moyens de fixation sont logés dans des rainures,
ouvertes vers l'extérieur, la disposition permet -aussi un examen visuel aisé de l'état
de ces tiges ou autres moyens de fixation.
[0020] Dans tous les cas, on réalise ainsi entre les longerons et les traverses d'extrémité
des liaisons mécaniques, par des moyens à vis, qui permettent le cas échéant d'assembler
entre eux des composants en matériaux distincts, par exemple en associant des longerons
en aluminium à des traverses en acier, les crochets étant en aluminium, ou encore
en combinant des longerons en matériaux composites avec des traverses en aluminium.
[0021] Selon une disposition avantageuse, la longueur des traverses d'extrémité est déterminée
de telle façon que les faces d'extrémité de chaque traverse, assemblée aux longerons,
correspondent sensiblement à la médiane verticale de la section de ces longerons,
et plus particulièrement à la médiane de la section triangulaire (telle que définie
plus haut) desdits longerons. Il en résulte qu'à chaque jonction d'une traverse et
d'un longeron, non seulement l'extrémité de la traverse se trouve dégagée, mais encore
une fraction de l'extrémité du longeron se trouve libérée, permettant ainsi l'insertion
d'une pièce d'angle.
[0022] A chaque jonction d'une traverse et d'un longeron peut donc être insérée une pièce
d'angle, engagée d'une part dans la traverse et d'autre part dans le longeron, la
pièce d'angle se trouvant automatiquement bloquée lorsque la traverse est fixée au
longeron. Cette pièce d'angle, ainsi bloquée sur le cadre du plateau d'échafaudage
sans autre accessoire de fixation, peut assurer à elle seule plusieurs fonctions,
grâce à une forme appropriée :
[0023] Tout d'abord, la pièce d'angle obture l'angle des deux profilés constituant respectivement
le longeron et la traverse, empêchant ainsi la pénétration de l'eau ou d'autres produits
à l'intérieur des profilés.
[0024] De plus, la pièce d'angle comporte avantageusement, débouchant sur sa face supérieure,
un logement notamment de forme cylindrique, adapté pour la fixation de l'extrémité
d'une plinthe longeant le plateau d'échafaudage. La plinthe peut ainsi être fixée
directement sur le plateau, alors qu'actuellement les plinthes sont en général fixées
entre les poteaux de l'échafaudage, ce qui laisse un espace important entre la plinthe
et le plateau, d'où un risque de chute d'objets tels que des outils, inconvénient
auquel remédie l'invention.
[0025] Par ailleurs, cette pièce d'angle assure, en complément de l'assemblage vissé de
la traverse sur le longeron, un blocage mécanique entre cette traverse et ledit longeron,
empêchant tout mouvement de torsion.
[0026] Enfin, en prévoyant pour la pièce d'angle une forme extérieure arrondie, cette pièce
d'angle supprime par sa présence les arêtes coupantes situées dans la région de l'angle
du plateau, qui résultent du tronçonnage des profilés constitutifs du longeron et
de la traverse d'extrémité. Le plateau est ainsi rendu moins anguleux, donc moins
dangereux. De plus, la pièce d'angle étant en saillie assure une protection contre
les chocs du cadre en aluminium constitué des longerons et traverses.
[0027] De toute façon, l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit,
en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples, quelques
formes de réalisation de ce plateau d'échafaudage :
Figure 1 est une vue d'ensemble, en perspective, d'un plateau d'échafaudage du type
réalisé en aluminium et en bois, conforme à la présente invention ;
Figure 2 est une vue en perspective éclatée de la région d'un angle de ce plateau
d'échafaudage, dans une première forme de réalisation ;
Figure 3 est une vue en coupe longitudinale passant par la région de cet angle, le
plateau étant assemblé ;
Figure 4 est une vue en coupe transversale, suivant IV-IV de figure 3 ;
Figure 5 est une vue partielle, en plan par dessus, d'une variante de ce plateau d'échafaudage
;
Figure 6 représente une variante de la section du profilé constituant l'un des longerons
d'un tel plateau ;
Figure 7 est une vue en perspective, similaire à la figure 2, illustrant une autre
forme d'exécution de ce plateau d'échafaudage ;
Figure 8 est une autre vue en perspective de la région d'un angle d'un plateau d'échafaudage
selon l'invention, illustrant plus particulièrement la fixation de la plinthe ;
Figure 9 est une vue en perspective éclatée, correspondant à une partie de la figure
8.
[0028] Comme le montre la figure 1, l'invention s'intéresse à un plateau d'échafaudage qui
comporte un cadre porteur rectangulaire 1, de forme allongée, et un plancher 2. Le
cadre porteur 1 se compose de deux longerons 3, constitués par des profilés extrudés
en aluminium, et de deux traverses d'extrémité 4, constituées par d'autres profilés
extrudés en aluminium. Le plateau d'échafaudage comporte encore, à chacune de ses
extrémités, une paire de crochets 5 prévus pour son positionnement sur la structure
tubulaire en acier (non représentée) de l'échafaudage. Dans l'exemple considéré, ce
plateau d'échafaudage est encore pourvu d'une plinthe 6, s'étendant le long de l'un
de ses grands côtés.
[0029] En se référant aux figures 2 à 4, chaque profilé en aluminium, constituant un longeron
3 du cadre 1, possède une section transversale sensiblement triangulaire, mais dissymétrique,
dont la pointe est tournée vers le bas. Ce profilé, de conformation générale tubulaire,
comporte ainsi une face supérieure 7 sensiblement horizontale (correspondant à la
base de la section triangulaire), un flanc incliné extérieur 8 (correspondant à un
côté de la section triangulaire), et un flanc incliné intérieur 9 (correspondant à
un autre côté de la section triangulaire). A sa partie supérieure, du côté tourné
vers l'intérieur, le profilé du longeron 3 forme une rainure longitudinale 10, dans
laquelle est inséré un bord longitudinal du plancher 2, réalisé en contreplaqué, la
face supérieure 7 du profilé prolongeant ainsi la surface du plancher 2.
[0030] Dans sa partie inférieure (correspondant à la pointe de la section triangulaire),
le profilé du longeron 3 forme une rainure longitudinale 11, de section sensiblement
circulaire, ouverte vers le bas.
[0031] La conformation tubulaire du profilé constitutif du longeron 3 définit un espace
intérieur 12. Deux nervures longitudinales intérieures 13 et 14, rattachées respectivement
à la partie supérieure et à la partie inférieure du profilé et situées à l'aplomb
l'une de l'autre, font saillie dans l'espace intérieur 12.
[0032] Chaque profilé en aluminium, constituant une traverse d'extrémité 4 du cadre 1, possède
une section transversale sensiblement rectangulaire, sa configuration étant aussi
tubulaire. Aux deux extrémités de ce profilé de traverse 4, dans les parois verticales
de celui-ci, sont ménagés des trous 15 situés en correspondance.
[0033] La rainure longitudinale 11 de chaque longeron 3 reçoit une tige en acier continue
16, s'étendant sur toute la longueur du longeron 3 et servant de moyen de renforcement
ainsi que de moyen de fixation des traverses d'extrémité 4. A cet effet, les deux
extrémités de chaque tige en acier 16 présentent un filetage 17. Ces extrémités filetées
de la tige 16, dépassant des extrémités correspondantes du longeron 3, traversent
les trous 15 des traverses 4 appliquées (à l'état monté - voir figure 3) contre les
extrémités des longerons 3. Un écrou 18, vissé depuis l'extérieur sur le filetage
17 de chaque extrémité de la tige 16, assure le serrage de la traverse 4 contre l'extrémité
correspondante d'un longeron 3.
[0034] Dans le mode de réalisation représenté aux figures 2 à 4, les crochets 5 sont situés
dans le prolongement des longerons 3. Ces crochets 5 comportent une embase percée
d'un trou 19, et enfilée sur l'extrémité filetée de la tige en acier 16, en avant
de la traverse 3. Ainsi, le serrage de l'écrou 18 assure la fixation simultanée de
la traverse 4 et du crochet 5.
[0035] Au contraire, les figures 1 et 5 illustrent une variante dans laquelle les crochets
5 possèdent, par rapport aux longerons 3, une position décalée vers l'intérieur. Dans
ce cas, les tiges en acier 16 et les écrous 18 assurent seulement l'assemblage des
longerons 3 et des traverses 4. Les crochets 5 sont ici fixés séparément sur les traverses
d'extrémité 3 correspondantes, notamment au moyen de boulons (ici non représentés).
[0036] A chaque angle du plateau, la traverse d'extrémité 4 s'interrompt selon un plan vertical
qui correspond, sensiblement, à la médiane de la section triangulaire du longeron
3. L'espace intérieur 12 du profilé constituant ce longeron 3 est ainsi rendu accessible,
et permet l'introduction d'une pièce d'angle 20, en matière synthétique ou autre matériau,
bien visible sur la figure 2.
[0037] La pièce d'angle 20 comporte un corps 21, et deux tenons 22 et 23 disposés à angle
droit. Le premier tenon 22 est engagé dans un logement 24 à une extrémité de la traverse
4. Le second tenon 23 est engagé dans l'espace intérieur 12 du profilé constituant
le longeron 3, et plus particulièrement dans la partie de cet espace intérieur 12
délimitée par le flanc incliné extérieur 8 et par les deux nervures superposées 13
et 14. La pièce d'angle 20 est d'abord engagée dans le logement 24 de la traverse
4, puis introduite dans l'espace intérieur 12 du longeron 3, et elle se trouve automatiquement
bloquée lorsque l'écrou 18 est serré sur le filetage 17 de la tige 16.
[0038] Le corps 21 de la pièce d'angle 20 possède une face extérieure arrondie. La face
supérieure du corps 21 présente un logement 25, ici de forme cylindrique, prévu pour
recevoir une tige de maintien 26 fixée à l'extrémité de la plinthe 6 - voir aussi
figure 1.
[0039] Par sa présence, la pièce d'angle 20 assure un blocage mécanique entre la traverse
4 et le longeron 3. En effet, on peut supposer que les efforts exercés sur le plancher
2 en contreplaqué, inséré dans la rainure longitudinale 10 du profilé du longeron
3, auraient tendance à faire basculer ce profilé vers l'intérieur, par rapport à un
axe de pivotement constitué par la tige en acier 16. Cependant, la pièce d'angle 20
dont le second tenon 23 possède un profil adapté à celui du longeron 3 empêche ce
basculement et assure un blocage de l'ensemble.
[0040] Dans une variante, montrée à la figure 6, le profilé en aluminium constituant le
longeron 3 possède toujours une section d'allure triangulaire, avec pointe tournée
vers le bas, mais ce profilé comporte deux rainures longitudinales. Comme précédemment,
une rainure longitudinale 11 de section circulaire est prévue à la partie inférieure
du profilé (pointe de la section triangulaire). Une autre rainure longitudinale 27
est formée dans la partie supérieure du profilé du longeron 3, sous sa face supérieure
7. En plaçant dans ces deux rainures 11 et 27 des tiges en acier, ou d'autres moyens
(tels que décrits ci-après) servant à la fixation des traverses d'extrémité 4, on
évite ici le basculement indésirable du longeron 3.
[0041] Comme l'illustre la figure 7, les moyens de fixation des traverses d'extrémité 4
peuvent aussi consister en au moins une cheville 28, introduite à l'extrémité du longeron
3 dans la rainure 11, laquelle ne reçoit ici aucune tige en acier continue. Comme
précédemment, la traverse 4 comporte vers ses extrémités des trous 15 situés en correspondance.
Une vis de fixation 29, introduite depuis l'extérieur, traverse les trous 15 et est
vissée dans la cheville 28. Bien entendu, dans le cas d'un profilé de longeron 3 comportant
deux rainures superposées 11 et 27 (figure 6), la fixation de la traverse 4 sur le
longeron 3 peut être réalisée au moyen de deux chevilles 28 et de deux vis 29.
[0042] Les figures 8 et 9, qui représentent la région d'un angle du plateau d'échafaudage,
montrent de façon plus précise un mode de réalisation de la pièce d'angle 20, avec
son corps 21, ses deux tenons 22 et 23, et son logement 25 qui reçoit la tige de maintien
26 fixée à l'extrémité de la plinthe 6. La figure 8 montre clairement comment la pièce
d'angle 20, mise en place, obture l'angle des deux profilés constituant respectivement
le longeron 3 et la traverse 4. La figure 9 indique le détail des moyens de fixation
de l'un des crochets 5, lorsque ceux-ci sont décalés par rapport aux longerons 3,
ces moyens de fixation comprenant un boulon 30 engagé à travers des trous 31 de la
traverse 4.
1. Plateau d'échafaudage, du type réalisé en aluminium et en bois, constitué d'un cadre
rectangulaire (1) notamment en aluminium et d'un plancher (2) notamment en contreplaqué,
s'insérant dans le cadre (1), ce cadre (1) étant lui-même constitué de deux longerons
(3) et de deux traverses d'extrémité (4) sous forme de profilés extrudés notamment
en aluminium, caractérisé en ce que les profilés constituant les longerons (3) du
cadre (1) comportent au moins une rainure longitudinale (11,27) ou un conduit longitudinal
recevant une tige en acier continue (16), s'étendant sur toute la longueur du longeron
(3) et servant de moyen de renforcement ainsi que de moyen de fixation des traverses
d'extrémité (4), ladite tige en acier (16) comportant des extrémités filetées (17),
prévues pour traverser de part en part les traverses d'extrémité (4), appliquées contre
les extrémités des longerons (3), et pour recevoir des écrous de serrage (18).
2. Plateau d'échafaudage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les profilés
constituant les longerons (3) du cadre (1) possèdent une section transversale sensiblement
triangulaire, la pointe de la section triangulaire étant dirigée vers le bas, ces
profilés comportant une rainure longitudinale (11) ou un conduit longitudinal situé
dans la région de la pointe inférieure de sa section triangulaire, et apte à recevoir
la tige en acier (16), tandis que la base (7) de ladite section triangulaire, opposée
à sa pointe, forme partiellement la surface du plancher (2) du plateau d'échafaudage.
3. Plateau d'échafaudage selon la revendication 1 ou 2, comportant des crochets (5) situés
dans le prolongement des longerons (3), caractérisé en ce que les tiges en acier (16),
portant à leurs extrémités filetées (17) des écrous (18), assurent aussi la fixation
des crochets (5).
4. Plateau d'échafaudage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé
en ce que la longueur des traverses d'extrémité (4) est déterminée de telle façon
que les faces d'extrémité de chaque traverse (4), assemblée aux longerons (3), correspondent
sensiblement à la médiane verticale de la section de ces longerons (3), et plus particulièrement
à la médiane de la section triangulaire desdits longerons (3).
5. Plateau d'échafaudage, selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'à chaque jonction
d'une traverse (4) et d'un longeron (3) est insérée une pièce d'angle (20), engagée
d'une part dans la traverse (4) et d'autre part dans le longeron (3), la pièce d'angle
(20) obturant l'angle des deux profilés constituant respectivement le longeron (3)
et la traverse (4).
6. Plateau d'échafaudage selon la revendication 5, caractérisé en ce que le profilé constituant
chaque longeron (3) comporte deux nervures longitudinales intérieures (13,14), délimitant
une partie de l'espace intérieur (12) de ce profilé dans laquelle est engagé un tenon
(23) de la pièce d'angle (20).
7. Plateau d'échafaudage selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que la pièce
d'angle (20) comporte, débouchant sur sa face supérieure, un logement (25) notamment
de forme cylindrique, adapté pour la fixation de l'extrémité (26) d'une plinthe (6)
longeant ce plateau d'échafaudage.
8. Plateau d'échafaudage selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé
en ce que la pièce d'angle (20) présente une forme extérieure arrondie.
1. Gerüstboden von einem Typ, der aus Aluminium und aus Holz ausgeführt ist, der aus
einem rechteckigen, vorzugsweise aus Aluminium bestehenden Rahmen (1) und aus einem
vorzugsweise aus Sperrholz bestehenden Boden (2), der in dem Rahmen (1) eingefügt
ist, gebildet ist, wobei der Rahmen (1) selbst aus zwei Längsträgern (3) und aus zwei
endseitigen Querleisten (4) gebildet ist, die aus extrudierten, vorzugsweise aus Aluminium
bestehenden Profilen geformt sind, dadurch gekennzeichnet, daß die Profile, die die
Längsträger (3) des Rahmens (1) bilden, mindestens eine Längsrille (11, 27) oder einen
Längskanal umfassen, in der eine durchlaufende Stange (16) aus Stahl aufgenommen ist,
die sich über die ganze Länge des Längsträgers (3) erstreckt und als Verstärkungsmittel
sowie als Befestigungsmittel der endseitigen Querleisten (4) dient, wobei die Stange
(16) aus Stahl endseitig Gewinde (17) umfaßt, die für das vollständige Durchdringen
eines Teiles der endseitigen Querleisten (4), die gegen die Endseiten der Längsträger
(3) angelegt sind, und für das Aufnehmen von Klemmuttern (18) vorgesehen sind.
2. Gerüstboden nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Profile, die die Längsträger
(3) des Rahmens (1) bilden, einen deutlich dreieckförmigen Querabschnitt besitzen,
wobei die Spitze des dreieckigen Querschnittes nach unten gerichtet ist, die Profile
eine Längsrille (11) oder einen Längskanal umfassen, die in dem Bereich des tiefstehenden
Punktes des dreieckigen Querschnittes angeordnet und angepaßt ist, eine Stange (16)
aus Stahl aufzunehmen, wogegen die Basis (7) des dreieckförmigen Querschnittes gegenüber
zu diesem Punkt teilweise die Oberfläche des Bodens (2) des Gerüstbodens bildet.
3. Gerüstboden nach Anspruch 1 oder 2, der Haken (5) umfaßt, die in der Verlängerung
der Längsträger (3) angeordnet sind, dadurch gekennzeichnet, daß die Stangen (16)
aus Stahl an ihren Enden Gewinde (17) der Muttern (18) aufweisen, die auch die Befestigung
der Haken (5) gewährleisten.
4. Gerüstboden nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Länge
der endseitigen Querleisten (4) auf eine solche Weise festgelegt ist, daß die endseitigen
Stirnflächen jeder endseitigen Querleiste (4), die an den Längsträgern (3) montiert
ist, genau mit der vertikalen Seitenhalbierenden des Querschnittes der Längsträger
(3) und insbesondere mit der Seitenhalbierenden des dreieckigen Querschnittes der
Längsträger (3) korrespondiert.
5. Gerüstboden nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß an jeder Verbindung einer
Querleiste (4) und eines Längsträgers (3) ein Winkelstück (20) eingefügt ist, das
mit einem Teil in die Querleiste (4) und mit dem anderen Teil in den Längsträger (3)
eingreift, wobei das Winkelstück (20) den Winkel der beiden Profile verschließt, der
durch jeweils den Längsträger (3) und die Querleiste (4) gebildet ist.
6. Gerüstboden nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß das Profil, das jeden Längsträger
(3) bildet, zwei innere Längsrippen (13, 14) umfaßt, die einen Teil des Innenraums
(12) dieses Profils begrenzen, in dem ein Zapfen (23) des Winkelstücks (20) in Eingriff
ist.
7. Gerüstboden nach Anspruch 5 oder 6, dadurch gekennzeichnet, daß das Winkelstück (20)
eine in die obere Oberfläche einmündende Aufnahme (25), vorzugsweise in zylindrischer
Form, umfaßt, die für die Befestigung eines Endes einer Sockelleiste (6) angepaßt
ist, die sich entlang des Gerüstbodens erstreckt.
8. Gerüstboden nach einem der Ansprüche 5 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß das Winkelstück
(20) eine abgerundete äußere Form aufweist.
1. Scaffolding platform, of the type made of aluminum and of wood, consisting of a rectangular
frame (1), especially of aluminum, and of decking (2), especially of plywood, inserted
in the frame (1), this frame (1) itself consisting of two longitudinal members (3)
and two end crossmembers (4) in the form of extruded sections, especially of aluminum,
characterized in that the sections forming the longitudinal members (3) of the frame
(1) have at least one longitudinal slot (11, 27) or a longitudinal passage which accommodates
a continuous steel rod (16) running along the entire length of the longitudinal member
(3) and acting as a reinforcing means and as a means of attaching the end crossmembers
(4), said steel rod (16) having threaded ends (17) designed to pass right through
the end crossmembers (4) pressed against the ends of the longitudinal members (3)
and to take tightening nuts (18).
2. Scaffolding platform according to claim 1, characterized in that the sections forming
the longitudinal members (3) of the frame (1) have a more or less triangular transverse
section, the tip of the triangular cross section pointing downward, these sections
having a longitudinal slot (11) or a longitudinal passage in the region of the lower
vertex of its triangular cross section and designed to accommodate the steel rod (16),
while the base (7) of said triangular cross section, opposite its vertex, forms part
of the surface of the decking (2) of the scaffolding platform.
3. Scaffolding platform according to claim 1 or 2, having hooks (5) longitudinally in
line with the longitudinal members (3), characterized in that the steel rods (16)
which carry nuts (18) at their threaded ends (17), also attach the hooks (5).
4. Scaffolding platform according to any one of claims 1 to 3, characterized in that
the length of the end crossmembers (4) is determined in such a way that the end faces
of each crossmember (4) joined to the longitudinal members (3) more or less correspond
to the vertical mid-line of the cross section of these longitudinal members (3) and
more particularly to the mid-line of the triangular cross section of said longitudinal
members (3).
5. Scaffolding platform according to claim 4, characterized in that inserted at each
joint between a crossmember (4) and a longitudinal member (3) is a corner piece (20)
which is engaged on the one hand in the crossmember (4) and on the other hand in the
longitudinal member (3), the corner piece (20) filling in the corner between the two
sections which respectively form the longitudinal member (3) and the crossmember (4).
6. Scaffolding platform according to claim 5, characterized in that the section forming
each longitudinal member (3) has two internal longitudinal ribs (13, 14) delimiting
part of the internal space (12) of this section in which space a tenon (23) of the
corner piece (20) is engaged.
7. Scaffolding platform according to claim 5 or 6, characterized in that the corner piece
(20) has, opening onto its upper face, a housing (25), especially one of cylindrical
shape, designed for attaching the end (26) of a toe board (6) which runs along the
edge of this scaffolding platform.
8. Scaffolding platform according to any one of claims 5 to 7, characterized in that
the corner piece (20) has a rounded external shape.