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(11) |
EP 0 808 586 B1 |
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FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
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Mention de la délivrance du brevet: |
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13.03.2002 Bulletin 2002/11 |
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Date de dépôt: 07.05.1997 |
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Procédé de fabrication d'un ensemble stratifié comportant une couche munie de boucles
Verfahren zur Herstellung eines eine mit Schlaufen versehene Schicht enthaltenden
Mehrschichtstoffes
Method to manufacture a layered material comprising one layer with loops
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Etats contractants désignés: |
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DE ES GB IT |
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Priorité: |
23.05.1996 FR 9606398
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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26.11.1997 Bulletin 1997/48 |
| (73) |
Titulaire: Aplix |
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75008 Paris (FR) |
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Inventeur: |
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- Billarant, Jean-Philippe
75008 Paris (FR)
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| (74) |
Mandataire: Eidelsberg, Victor Albert |
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20, rue Vignon 75009 Paris 75009 Paris (FR) |
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Documents cités: :
EP-A- 0 258 015 WO-A-94/23609 US-A- 5 470 424
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EP-A- 0 278 866 GB-A- 1 438 721
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] La présente invention est relative aux ensembles stratifiés, ou laminés, qui comportent
une première couche dont une face est solidarisée, par contrecollage à l'aide d'un
agent de liaison, avec une première face d'une base d'une seconde couche perméable
comprenant des boucles libres qui font saillie de la seconde face de la base.
[0002] L'invention s'applique en particulier à de tels ensembles qui sont souples et qui
sont utilisés pour la confection,par exemple sous la forme de bandes, de la partie
femelle d'une fermeture dite auto-agrippante, dont les boucles sont destinées à coopérer,
dans une liaison séparable d'accrochage, avec des éléments mâles complémentaires,
par exemple des crochets, des éléments filiformes à tête renflée ou analogue, etc.
Ces parties femelles de fermetures autoagrippantes sont utilisées notamment pour les
couchesculottes.
[0003] Pour des raisons de prix de revient, on est amené à fabriquer la base ci-dessus sous
une forme légère et ouverte, et donc d'une structure mécaniquement fragile et dimensionnellement
instable, sans pour autant sacrifier la qualité des boucles qui constituent l'élément
actif primordial de la partie femelle de la fermeture autoagrippante. Cette fragilité
et cette instabilité de la base induisent des difficultés de mise en oeuvre, notamment
pour positionner et fixer à grande vitesse cette partie femelle sur son support, ainsi
que des difficultés d'utilisation, en raison des sollicitations d'arrachement relativement
importantes auxquelles la base est soumise et qui proviennent de l'action des éléments
mâles d'accrochage sur les boucles.
[0004] On est donc conduit à renforcer la base en la contrecollant sur une couche de support
plus résistante, par exemple une pellicule pleine, fine et souple. Cette couche de
support peut être un support intermédiaire, l'ensemble stratifié étant ensuite fixé
sur un article, ou bien il peut être l'article lui-même.
[0005] Toutefois, on rencontre des difficultés, lors de la fabrication d'un tel ensemble
stratifié, car les boucles ont tendance à se coller également sur la couche de support,
conjointement avec la matière de la base, ce qui détruit leur pouvoir auto-agrippant
du fait que leur sommet est fermement plaqué contre la base et/ou la couche de support
et ne peut donc pas coopérer, dans la liaison d'accrochage voulue, avec les éléments
mâles. En effet, en général, pour réaliser ce laminage, on est amené à presser fortement
les deux éléments de l'ensemble l'un contre l'autre à l'aide de calandres, par exemple.
[0006] Dans le cas où la base n'est pas du type léger ou ouvert, par exemple dans le cas
de la partie femelle d'une fermeture auto-agripante décrite dans le document GB-A-1
438 721, ce pressage intense n'est pas gênant car l'adhésif ramolli ne peut pas traverser
la base et ne peut donc pas intéresser les boucles.
[0007] En revanche, dans le cas où la base est du type léger ou ouvert, comme dans la présente
invention, ce risque de traversée de la base par l'adhésif est important.
[0008] Le document EP-A-0 278 866 propose une solution qui consiste à interposer une pellicule
imperméable entre la base et l'adhésif. Mais cette solution, d'une part, est onéreuse
puisqu'elle nécessite une couche supplémentaire constituée par cette pellicule et,
d'autre part, ne fait que déplacer le problème puisque cette pellicule doit elle-même
être collée à la base.
[0009] L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients en fournissant un procédé
de contrecollage qui permet, de manière fiable, simple et économique, de contrecoller
la première couche, ou couche de support, sur la base de la seconde couche sans que
les boucles soient intéressées par l'agent de liaison.
[0010] A cet effet, le procédé selon l'invention est caractérisé en ce qu'il consiste à
réaliser les boucles, au moins en surface, en une matière présentant, dans les conditions
opératoires de contrecollage, une affinité d'adhérence très faible ou nulle à l'égard
de l'agent de liaison, tandis que la ou les matières constituant la première couche
et la base de la seconde couche ont une bonne affinité d'adhérence à l'égard de l'agent
de liaison.
[0011] Ainsi, dans le procédé selon l'invention, on réalise le contrecollage direct de la
première couche et de la base de la seconde couche sans que les boucles soient elles-mêmes
collées, ce qui conserve à celles-ci toute leur capacité d'accrochage.
[0012] Suivant le mode de mise en oeuvre de l'invention, le contrecollage s'effectue par
fusion thermique partielle de la première couche et/ou de la base de la seconde couche,
l'agent de liaison étant constitué par les produits de fusion. Après refroidissement,
le produit de fusion, qui constitue l'agent de liaison, fait partie intégrante de
la structure de la première couche et/ou de la base. Dans ce cas, les boucles sont
en une matière présentant un point de fusion plus élevé que celui de la matière constituant
la base de la deuxième couche. Dans un mode pratique de mise en oeuvre, la base est
au moins partiellement en polypropylène ou en un dérivé polyoléfine, et les boucles
sont en polyamide, en polyester ou en polymère dérivé, la première couche étant par
exemple également en polypropylène ou en un dérivé polyoléfine.
[0013] D'une manière générale, la première couche est pleine, tandis que la base de la seconde
couche est ajourée, notamment à mailles. Par exemple, la base de la seconde couche
est obtenue par entrelacement de fils et/ou de bandelettes tissés ou tricotés, en
tricot chaîne ou trame, les boucles étant en fil et réalisées lors de la fabrication
de la base elle-même.
[0014] Enfin, de préférence, la première couche est fine et est constituée, par exemple,
d'une pellicule souple.
[0015] On comprendra bien l'invention à la lecture du complément de description qui va suivre
et en référence au dessin annexé qui fait partie de la description et dont la Figure
unique est une coupe transversale schématique d'un ensemble stratifié obtenu par le
procédé selon l'invention.
[0016] L'ensemble stratifié représenté schématiquement sur la Figure comporte deux couches
contrecollées, à savoir une première couche 1 de support et une seconde couche active
2 constituée, d'une part, d'un fond ou base 3 et de boucles 4 faisant saillie à partir
de l'une des deux faces de la base 3. Les couches 1 et 2 sont constituées comme indiqué
ci-dessus, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de les décrire à nouveau.
[0017] La première couche 1 présente une face 5 qui est contrecollée, comme indiqué ci-dessus,
sur une face 6 de la base 3, tandis que les boucles 4 font saillie de l'autre face
7 de la base 3.
[0018] Pour ce mode de contrecollage, c'est-à-dire par fusion partielle on pourra utiliser
tout dispositif approprié, connu en lui-même, pour la mise en oeuvre des diverses
opérations.
[0019] Lors de ce contrecollage, les boucles 4 présentent, à l'égard de l'agent de liaison,
une affinité faible ou nulle, de sorte que la couche 1 et la base 3 sont fermement
contrecollées sans que les boucles 4 ne viennent adhérer à la base 3, ou à la première
couche 1 à travers la base 3.
1. Procédé de fabrication d'une partie femellle d'un élément auto-agrippant comportant
:
une première couche (1) formant support
une seconde couche (2), comportant une base (3) et sur une (7) de ses faces des boucles
(4) libres, la seconde couche étant de structure légère et ajourée; le procédé de
fabrication comportant l'étape qui consiste à :
- contrecoller la seconde couche (2) par sa face (6), opposée à la face (7) où se
trouvent les boucles, sur la première couche (1) formant support, par application
entre les deux couches (1) et (2) d'un agent de liaison,
caractérisé en ce que
on réalise les boucles (4) en un matériau qui, dans les conditions opératoires de
contrecollage, présentent une première affinité d'adhérence très faible ou nulle vis-à-vis
de l'agent de liaison ; et
on réalise la base (3) et la première couche (1) en un matériau ou des matériaux ayant
une seconde affinité d'adhérence qui est bonne vis-à-vis de l'agent de liaison.
2. Procédé de fabrication suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la base (3) de la seconde couche (2) est à mailles.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la base (3) de la seconde couche (2) est obtenue par entrelacement de fils et/ou
de bandelettes tissés ou tricotés, en tricot chaîne ou trame, les boucles (4) étant
en fil et réalisées lors de la fabrication de la base (3).
4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le contrecollage s'effectue par fusion thermique partielle de la première couche
(1) et/ou de la base (3) de la deuxième couche (2), l'agent de liaison étant constitué
par les produits de fusion qui, après refroidissement, font partie intégrante de la
structure de la première couche et/ou de la base de la seconde couche.
5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les boucles (4) sont en une matière présentant un point de fusion plus élevé que
celui de la matière constituant la base (3) de la deuxième couche (2).
6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la base (3) est au moins partiellement en polypropylène ou en un dérivé polyoléfine
et les boucles (4) sont en polyamide, en polyester ou en un polymère dérivé.
7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la première couche (1) est en polypropylène ou en un dérivé polyoléfine.
8. Partie femelle d'élément auto-agrippant obtenue par le procédé de fabrication suivant
l'une des revendications 1 à 7.
9. Auto-agrippant comportant une partie femelle suivant la revendication 8.
1. Verfahren zur Herstellung eines weiblichen Teils eines Selbstverschlusselements mit:
einer ersten, einen Träger bildenden Schicht (1),
einer eine Basis (3) und auf einer (7) seiner Seiten bzw. Flächen freie Schlingen
(4) umfassenden zweiten Schicht (2), wobei die zweite Schicht eine lockere und offene
Struktur aufweist, wobei das Herstellungsverfahren den Schritt umfaßt, der besteht
aus:
- Kaschieren der zweiten Schicht (2) über die der Seite (7), auf der sich die Schlingen
befinden, entgegengesetzte Seite (6) auf die den Träger bildende erste Schicht (1)
durch Aufbringen eines Verbindungsmittels zwischen die beiden Schichten (1) und (2),
dadurch gekennzeichnet, daß
die Schlingen (4) aus einem Material gefertigt sind, welches unter den operativen
Bedingungen des Kaschierens eine erste, sehr schwache oder nicht vorhandene Anhaftaffinität
(affinite d'adhérence) gegenüber dem Verbindungsmittel zeigt, und
die Basis (3) und die erste Schicht (1) aus einem Material oder Materialien gefertigt
sind, die eine zweite, gegenüber dem Verbindungsmittel gute Anhaftaffinität aufweisen.
2. Herstellungsverfahren gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Basis (3) der zweiten Schicht (2) aus Maschen besteht.
3. Verfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Basis (3) der zweiten Schicht (2) durch Verflechten von gewebten oder gestrickten
Fäden und/oder Bändchen in einem Kettfaden- bzw. Schußfadengewebe erhalten wird, wobei
die Schlingen (4) aus Fäden bestehen und während der Herstellung der Basis (3) gefertigt
werden.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Kaschierung durch teilweises thermisches Schmelzen der ersten Schicht (1) und
/ oder der Basis (3) der zweiten Schicht (2) erfolgt, wobei das Verbindungsmittel
aus den Schmelzprodukten besteht, die nach ihrem Abkühlen einen integralen Teil der
Struktur der ersten Schicht und/oder der Basis der zweiten Schicht bilden.
5. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß die Schlingen (4) aus einem Material bestehen, welches einen höheren Schmelzpunkt
aufweist als das die Basis (3) der zweiten Schicht (2) bildende Material.
6. Verfahren nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Basis (3) zumindest teilweise aus Polypropylen oder aus einem Polyolefinderivat
besteht und die Schlingen (4) aus Polyamid, Polyester oder einem davon abgeleiteten
Polymer besteht.
7. Verfahren nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß die erste Schicht (1) aus Polypropylen oder einem Polyolefinderivat besteht.
8. Weiblicher Teil eines Selbstverschlußelements, das durch das Herstellungsverfahren
gemäß einem der Ansprüche 1 bis 7 erhalten wurde.
9. Selbstverschluß mit einem weiblichen Teil gemäß Anspruch 8.
1. A method of producing a female part of a self-gripping element comprising:
a first layer (1) forming a support
a second layer (2) comprising a base (3) and free loops (4) on one (7) of its surfaces,
the second layer being of a light and perforate structure, the production method comprising
the step which consists in:
- sticking the second layer (2) by its surface (6) remote from the surface (7) where
the loops are situated, on to the first support-forming layer (1), by the application
of a connecting agent between the two layers (1) and (2),
characterised in that
the loops (4) are made of a material which, under the sticking operating conditions,
have a first very low or zero adhesion affinity with the connecting agent; and
the base (3) and the first layer (1) are made from a material or materials having
a second adhesion affinity which is good with respect to the connecting agent.
2. A production method according to claim 1, characterised in that the base (3) of the second layer (2) has meshes.
3. A method according to claim 2, characterised in that the base (3) of the second layer (2) is obtained by interlacing yarns and/or bands
which are woven or knitted, in warp or weft knit, the loops (4) being of yarn and
made during the production of the base (3).
4. A method according to any one of claims 1 to 3, characterised in that sticking is effected by partial thermal fusion of the first layer (1) and/or of the
base (3) of the second layer (2), the connecting agent comprising fusion products
which, after cooling, form an integral part of the structure of the first layer and/or
of the base of the second layer.
5. A method according to claim 4, characterised in that the loops (4) are of a material having a higher melting point than that of the material
making up the base (3) of the second layer (2).
6. A method according to claim 5, characterised in that the base (3) is at least partially of polypropylene or a polyolefin derivative and
the loops (4) are of polyamide, polyester or a polymer derivative.
7. A method according to claim 6, characterised in that the first layer (1) is of polypropylene or a polyolefin derivative.
8. A female part of a self-gripping element produced by the production method according
to any one of claims 1 to 7.
9. Self-gripping system comprising a female part according to claim 8.
