[0001] L'invention est relative à une brosse, en particulier une brosse pour appliquer un
produit cosmétique sur les fibres kératiniques, notamment pour appliquer du mascara
sur les cils ou une teinture sur les cheveux, ainsi qu'à un dispositif de maquillage
comportant cette brosse, la brosse ayant un profil sensiblement plan-convexe.
[0002] Habituellement, une brosse pour l'application d'un produit cosmétique comprend une
âme allongée formée par l'enroulement en hélice de deux branches d'un fil métallique,
des poils implantés radialement dans cette âme et serrés entre ces branches enroulées.
De telles brosses peuvent être de formes variées et comporter des découpes.
[0003] Dans le cas où ces brosses sont utilisées pour appliquer un mascara sur les cils,
de telles formes et de telles découpes sont prévus pour permettre l'obtention d'un
maquillage plus ou moins chargé, un allongement et un recourbement plus ou moins important
des cils.
[0004] On connait de l'art antérieur, par exemple par la demande de brevet FR-A-2715038,
des brosses à mascara ayant une forme globalement convexe, comme par exemple la forme
d'un ballon de rugby, dans lesquelles une encoche plane a été découpée, sur toute
leur longueur. Les poils de l'encoche plane étant courts, ils sont peu essorés à la
sortie du réservoir contenant le mascara ; de telles brosses donnent un maquillage
très chargé.
[0005] On connait également des brosses ayant la forme d'un fragment de tore, ces brosses
étant obtenues par la torsion en arc de cercle de l'âme d'une brosse cylindrique.
De telles brosses présentent une face convexe, une face concave et deux faces sensiblement
planes. De telles brosses sont d'une manipulation peu aisée: En effet, si l'utilisateur
fait tourner entre ses doigts la tige d'une telle brosse autour de son axe, pour appliquer
un produit sur les cils par exemple, il doit en permanence rectifier la distance de
la brosse aux cils. En outre, on a constaté qu'une telle brosse chargeait les cils
en les lissant peu. Des brosses obtenues par la torsion en arc de cercle de l'âme
d'une brosse cylindro-conique présentent les mêmes inconvénients.
[0006] Bien que ces brosses de l'art antérieur donnent des résultats globalement satisfaisants,
il est apparu souhaitable de disposer de brosses permettant une bonne prise en charge
des cils par la brosse pour assurer un bon lissage du produit et une bonne séparation
des cils ainsi qu'un maquillage peu chargé. L'invention a pour but également de fournir
une brosse qui reste d'application simple et économique et d'une utilisation pratique.
[0007] La demanderesse a découvert de façon inattendue de nouvelles brosses pour l'application
d'un produit cosmétique, qui, lorsqu'elles sont employées pour appliquer un mascara
sur les cils permettent d'obtenir un maquillage naturel, c'est-à-dire peu chargé mais
très allongé, ces brosses étant par ailleurs d'une manipulation très facile.
[0008] L'invention a pour objet une brosse comprenant une tige droite définissant un axe
principal, une âme flexible, comportant une première et une deuxième extrémité, la
première extrémité étant solidaire de cette tige, des poils implantés radialement
dans cette âme, l'extrémité des poils définissant la surface de la brosse, cette surface
comportant une première face, l'intersection de tout plan passant par l'axe principal,
appelé plan méridien, avec la surface de la brosse définissant deux courbes appelées
lignes de crête ayant une courbure déterminée, cette brosse étant caractérisée en
ce que les lignes de crêtes sont convexes, et que la première face est sensiblement
droite et parallèle à l'axe principal.
[0009] Par lignes de crête convexes, on entend que leur concavité est tournée vers l'intérieur
de la brosse.
[0010] La courbure d'une ligne de crête est l'inverse : 1/r, de son rayon de courbure r.
[0011] En chaque point de l'âme l'intersection de la surface de la brosse avec tout plan
perpendiculaire à l'âme définit une section de la brosse: Préférentiellement, l'âme
est centrale par rapport à chaque section de la brosse.
[0012] Les faces sont des portions longitudinales de la surface de la brosse.
[0013] De préférence, la surface de la brosse comporte au moins une seconde face, dite face
de courbure maximum, caractérisée en ce que la courbure des lignes de crête passe
par un maximum au niveau de cette seconde face.
[0014] Préférentiellement, la surface de la brosse comporte une seule face droite.
[0015] Préférentiellement, la courbure des lignes de crête passe par un seul maximum.
[0016] Préférentiellement la courbure des lignes de crête croît de façon continue depuis
la face droite jusqu'à la ligne de crête de courbure maximum.
[0017] Préférentiellement les faces de courbure maximum et droite sont diamétralement opposées
par rapport à l'âme.
[0018] De préférence, les poils d'une même section sont tous de même longueur.
[0019] L'invention a également pour objet un procédé de fabrication d'une brosse selon l'invention,
caractérisé en ce que :
a) on prend une brosse de départ comportant une tige droite définissant un axe principal,
une âme flexible, comportant une première et une deuxième extrémité, la première extrémité
étant solidaire de cette tige, l'âme étant droite et dans l'alignement de la tige,
des poils étant implantés radialement dans cette âme, l'extrémité des poils définissant
la surface de la brosse de départ, ladite surface étant de forme convexe. comme par
exemple une brosse ayant la forme d'un ballon de rugby, l'intersection de tout plan
méridien passant par l'axe principal, avec la surface de la brosse de départ définissant
deux méridiennes, convexes, ayant une courbure déterminée,
b) une première étape consiste à imprimer à l'âme une torsion dans un plan méridien,
ladite torsion étant une courbure sensiblement égale à la courbure d'une des deux
méridiennes de ce plan et ayant le sens opposé de la courbure de cette méridienne.
[0020] En chaque point de l'âme, l'intersection de la surface de la brosse de départ avec
tout plan perpendiculaire à l'âme définit une section de la brosse de départ. De préférence,
la brosse de départ est choisie de telle sorte que l'âme soit centrale par rapport
à chaque section de la brosse de départ.
[0021] Ainsi la surface de la brosse de départ se trouve modifiée: une méridienne se trouve
transformée en une ligne de crête sensiblement droite, la courbure de la seconde méridienne
appartenant au même plan méridien étant sensiblement accentuée. L'âme reste centrale
par rapport à chaque section de la brosse, toutefois ces sections ne sont plus parallèles.
[0022] De préférence, dans une seconde étape, on imprime une torsion à l'extrémité de l'âme
qui est solidaire de la tige afin d'aligner la seconde extrémité de l'âme sur l'axe
principal. Ainsi, la brosse selon l'invention peut être utilisée avec un réservoir
de mascara muni d'un essoreur de conception usuelle.
[0023] De préférence, l'un des plans méridiens de la surface de la brosse de départ est
un plan de symétrie de la brosse de départ. Eventuellement, la brosse de départ comprend
un plan de symétrie perpendiculaire à l'axe de l'âme.
[0024] Encore plus préférentiellement la surface de cette brosse de départ est de révolution.
[0025] Avantageusement, chaque section de la brosse de départ est convexe.
[0026] Cette brosse est tout à fait appropriée au maquillage des cils, aussi l'invention
a également pour objet un dispositif de maquillage comprenant un réservoir à mascara
et un organe d'application de mascara, caractérisé en ce cet organe d'application
est une brosse selon l'invention.
[0027] La brosse selon l'invention présente un profil évolutif continu plan-convexe par
rapport à son axe principal : lorsque la brosse effectue une révolution autour de
son axe principal, par exemple lorsque l'utilisateur fait tourner la tige de la brosse
selon l'invention entre ses doigts, elle évolue d'une face sensiblement plane qui
entoure la ligne de crête droite parallèle à l'axe principal vers une face convexe
à rayon de courbure croissant pour atteindre une courbure maximum puis décroître et
revenir à une face plane.
[0028] Le profil sensiblement plan se trouve dans la concavité de la brosse. Chaque section
étant perpendiculaire à l'âme en tout point de celle-ci, les poils de la brosse présentent
une densité plus élevée par rapport au reste de la brosse le long de ce profil plan.
En outre, ces poils convergent. La densité des poils diminue progressivement de la
face plane à la face de courbure maximum. De préférence, la face diamétralement opposée
à la face droite par rapport à l'âme, est celle qui présente la courbure la plus importante.
Ainsi, cette face a une densité de poils beaucoup moins importante et ces poils divergent.
[0029] Lorsque l'utilisateur utilise cette brosse pour appliquer un produit de maquillage
sur les cils, il extrait la brosse du réservoir de produit, celle-ci traverse un essoreur.
Lorsque dans une même section les poils sont tous de même longueur, ils sont tous
essorés. Toutefois, la face comportant un profil sensiblement plan est moins bien
essorée du fait que les poils convergent et sont très denses. La face présentant la
courbure la plus importante est en revanche très essorée car la répartition des poils
est très aérée. L'utilisateur place la brosse contre le cil et la fait tourner entre
ses doigts : celle ci charge les cils en produit par son profil plan, puis elle le
peigne, l'allonge et le recourbe par le reste de sa surface.
[0030] Le maquillage obtenu est peu chargé, très allongé, très recourbé.
[0031] En outre, les poils des brosses selon l'invention peuvent être de toute espèce :
poils de longueurs différentes, de diamètres différents ou de sections différentes
et de matières différentes, poils à extrémités effilées, en forme de fourchette ou
de tête d'épingle, ou avoir subi toute sorte de traitement connu de l'homme du métier.
[0032] On peut également prévoir que la brosse selon l'invention comporte une alternance
de rangées de poils courts et de poils longs, les poils longs étant seuls pris en
compte pour définir la surface de la brosse. Une telle variante de l'invention permet
d'accentuer le chargement du cil en produit par la brosse de l'invention.
[0033] L'enroulement en hélice des deux branches du fil métallique formant l'âme peut être
prévu avec un pas à droite, comme cela est habituellement prévu dans la fabrication
de brosses de maquillage, ou un pas à gauche, comme cela est enseigné par la demande
de brevet FR-A-2701198. Pour fabriquer une brosse à pas à gauche, les branches de
l'âme sont torsadées en tournant à gauche pour former des spires qui tournent en sens
d'horloge autour de l'âme quand on progresse de la tige vers l'extrémité de la brosse.
[0034] La brosse avec un pas à gauche est préférée pour la réalisation de brosses selon
l'invention: en effet, cette caractéristique donne aux spires de poils une orientation
permettant de mieux séparer les cils lors du maquillage.
[0035] L'invention consiste, mises à part les dispositions exposées ci-dessus, en un certain
nombre d'autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après à propos
d'exemples de réalisation décrits en référence aux dessins ci-annexés, mais qui ne
sont nullement limitatifs.
[0036] Les figures 1A et 1B sont des vues en perspective d'une brosse pouvant être utilisée
pour fabriquer une brosse selon l'invention.
[0037] Les figures 2A et 2B sont des vues en perspective d'une brosse selon l'invention
faite à partir de la brosse représentée à la figure 1.
[0038] La figure 3A est une vue en perspective d'une brosse pouvant être utilisée pour fabriquer
un mode de réalisation d'une brosse selon l'invention.
[0039] La figure 3B est une coupe transversale, suivant le plan A-A, de la brosse représentée
à la figure 3A.
[0040] Les figures 4A et 4B sont des vues en perspective d'une brosse selon l'invention
faite à partir de la brosse représentée à la figure 3.
[0041] La figure 5 est une vue en coupe d'un dispositif pour le maquillage des yeux.
[0042] La brosse 100 représentée sur les figures 1A et 1B comporte une tige droite 101 définissant
un axe principal X-X. A l'extrémité 101.1 de cette tige 101 est fixée, par emmanchement
à force, une âme 102 (que l'on a représenté sur ces figures bien qu'elle soit à l'intérieur
de la brosse) allongée formée par l'enroulement en hélice de deux branches d'un fil
métallique 103 qui a été replié en U avant que les branches ne soient torsadées. L'axe
de l'âme 102 est confondu avec l'axe principal X-X. Des poils 104 sont implantés radialement
entre les branches du fil 103. Lorsque les branches du fil 103 sont torsadées, les
poils sont serrés et maintenus entre les spires en hélice de l'âme 102. Les extrémités
des poils 104 définissent la surface de la brosse 105: c'est une surface de révolution
qui a la forme d'un ballon de rugby et dont les extrémités sont constituées par deux
sections droites le disque 106.a, de centre 108.a et le disque 106.b de centre 108.b.
Chaque section 106 de la brosse 100 a la forme d'un disque, toutes les sections 106
sont parallèles entre elles. L'intersection de la surface 105 avec tout plan méridien
de la brosse définit des méridiennes 107, toutes identiques, ayant le même rayon de
courbure r.
[0043] On imprime à l'âme 102, à l'aide d'un outil approprié, par exemple en la pressant
longitudinalement autour d'un cylindre métallique de rayon de courbure r, une première
torsion dans un plan méridien, entre les sections 106.a et 106.b, de telle sorte qu'elle
prenne la forme d'une des méridiennes 107, puis une seconde torsion, dans le même
plan, entre l'extrémité 101.1 de la tige et le centre 108.a de la section d'extrémité
de la brosse, de façon à aligner le centre 108.b de l'autre extrémité de la brosse
sur l'axe principal X-X comme la première extrémité 108.a.
[0044] Par cette opération on obtient une brosse 200 selon l'invention représentée sur les
figures 2A et 2B. Sur ces figures, les références affectées à des éléments analogues
à ceux des figures 1A et 1B sont celles des figures 1A et 1B augmentées de 100.
[0045] La brosse des figures 2A et 2B se distingue de celle de la figure 1 par le fait qu'elle
a sensiblement la forme d'une banane allongée et que l'âme 202 est courbe, avec un
rayon de courbure sensiblement égal à r. Toutefois, ses extrémités 208.a et 208.b
sont alignées sur l'axe principal X-X. L'intersection de la surface 205 de la brosse
avec les plans passant par l'axe principal X-X définit des lignes de crête 207. La
figure 2B est issue de la figure 2A par rotation d'un quart de tour autour de l'axe
principal X-X. On remarque sur la figure 2A que les sections 206 convergent alors
que les sections 106 de la brosse de la figure 1 sont parallèles. La brosse de la
figure 2A comprend une première face 207.1, droite, sensiblement parallèle à l'axe
principal X-X, et une seconde face 207.2, de courbure maximum, diamétralement opposées
par rapport à l'âme 202. Le passage d'une ligne de crête à une autre se fait de façon
continue, avec une variation continue de la courbure depuis la face de courbure maximum
207.2 à la face sensiblement droite 207.1.
[0046] Sur les figures 3A et 3B, les références affectées à des éléments analogues à ceux
des figures 1A et 1B sont celles des figures 1A et 1B augmentées de 200.
[0047] La brosse représentée sur les figures 3A et 3B se distingue de celle des figures
1A et 1B par sa surface 305 qui a la forme d'un ballon de rugby comportant trois faces
305.1 sensiblement aplaties, ces trois faces se déduisant les unes des autres par
rotation de 120° autour de l'axe X-X. Chacune des sections 306 de la brosse a la forme
d'un triangle aux coins arrondis. Les méridiennes 307 sont de courbure variable. Les
méridiennes 307.1 délimitant les faces 305.1 sont celles qui présentent la courbure
la plus importante.
[0048] On imprime à l'âme 302, à l'aide d'un outil approprié, par exemple en la pressant
longitudinalement autour d'un cylindre métallique de rayon de courbure r', une première
torsion, dans le plan d'une des trois méridiennes 307.1, entre les sections 306.a
et 306.b, de telle sorte qu'elle adopte la même courbure r' que cette méridienne 307.1,
la torsion étant faite en sens opposé par rapport à cette méridienne ; puis dans le
même plan, une seconde torsion entre l'extrémité 301.1 de la tige et le centre 308.a
de la section d'extrémité de la brosse, de façon à aligner le centre 308.b de l'autre
extrémité de la brosse sur l'axe principal X-X comme le centre 308.a.
[0049] On peut, suivant une variante de l'invention, imprimer la première torsion dans le
plan d'une autre méridienne 307 quelconque, de telle sorte que l'âme adopte la même
courbure que cette méridienne quelconque 307, en sens opposé par rapport à cette méridienne.
Toutefois, le choix de la méridienne de plus grande courbure permet d'obtenir une
brosse dont la partie plane est plus dense et la partie la plus recourbée est plus
aérée.
[0050] Par l'opération décrite ci-dessus on obtient une brosse 400 selon l'invention représentée
sur les figures 4A et 4B. Sur ces figures, les références affectées à des éléments
analogues à ceux de la figure 3A sont celles de la figure 3A augmentées de 100.
[0051] La brosse des figures 4A et 4B se distingue de celle de la figure 2 par le fait que
la surface 405 a sensiblement la forme d'une banane allongée comportant essentiellement
trois faces aplaties. L'âme 402 est courbe, sa courbure r' est sensiblement égale
à celle de la méridienne 307.1 de la brosse de départ décrite à la figure 3. L'intersection
de la surface 405 de la brosse avec les plans passant par l'axe principal X-X définit
des lignes de crête. La face de courbure maximum est ici la ligne de crête 407.2.
La face droite 407.1 lui est diamétralement opposée par rapport à l'âme. La figure
4B est issue de la figure 4A par rotation d'un quart de tour autour de l'axe principal
X-X. On remarque sur la figure 4A que les sections 406, triangulaires aux angles arrondis,
convergent, alors que les sections 306 de la brosse de la figure 3 sont parallèles.
L'évolution de la courbure des lignes de crête autour de l'axe principal X-X est continue.
[0052] Le dispositif pour le maquillage des yeux représenté sur la figure 5 comprend un
réservoir cylindrique 520, qui comporte un goulot 524, fileté, surmonté d'un joint
d'étanchéité 525 et qui est rempli d'un mascara 515. Le réservoir 520 comporte dans
son goulot un essoreur 521, le maintien en position de l'essoreur dans le goulot étant
assuré grâce à un bourrelet 526 qui coopère avec l'épaulement séparant le goulot du
réservoir 520 proprement dit. L'essoreur 521 est constitué, de façon connue, en une
matière souple et élastique. Un applicateur est destiné à coopérer avec le réservoir
520. Cet applicateur est constitué d'un moyen de préhension 523 qui supporte l'organe
d'application 530, comprenant une tige 522 et un organe d'application 501, identiques
à ceux représentés sur les figures 2A et 2B. Le moyen de préhension 523 a la forme
d'un capuchon et comporte un filetage 523a qui coopère avec le filetage 524a du goulot
du réservoir. L'obturation étanche du réservoir 520 est obtenue en vissant le moyen
de préhension 523 sur le goulot 524 du réservoir muni de son joint 525.
[0053] Lorsque l'on extrait l'organe d'application 530 du réservoir, l'organe applicateur
ayant la forme d'une brosse chargée de mascara passe à travers l'essoreur 521. Celui-ci
essore les poils des faces de forte courbure de façon beaucoup plus importante que
les poils des faces planes.
[0054] A l'application sur les cils, la brosse charge les cils en produit par son profil
plan, puis elle le peigne, l'allonge et le recourbe par le reste de sa surface.
[0055] Par rapport aux brosses globalement convexes connues de l'art antérieur, la brosse
selon l'invention offre l'avantage d'appliquer moins de produit sur les cils. Par
rapport aux brosses de courbures variées, comme les brosses cylindriques recourbées
(fragments de tore) connues de l'art antérieur, la brosse selon l'invention offre
l'avantage de bien peigner les cil, ce qui se traduit par un meilleur étalement du
produit, un effet d'allongement et de recourbement plus prononcé.
1. Brosse (200, 400, 501) comprenant une tige (201, 401) droite définissant un axe (X-X)
principal, une âme (202, 402) flexible, comportant une première et une deuxième extrémité,
la première extrémité étant solidaire de cette tige, des poils (204, 404) implantés
radialement dans cette âme, l'extrémité des poils définissant la surface (205, 405)
de la brosse, cette surface comportant une première face, l'intersection de tout plan
méridien passant par l'axe principal avec la surface de la brosse définissant deux
lignes de crête (207, 407) ayant une courbure déterminée, brosse caractérisée en ce
que l'âme est courbe, que les lignes de crêtes (207, 407) sont convexes, et que la
première face (207.1, 407.1) est sensiblement droite et parallèle à l'axe (X-X) principal.
2. Brosse selon la revendication 1, l'intersection de la surface de la brosse avec tout
plan perpendiculaire à l'âme, en chaque point de l'âme, définissant une section (206,
406) caractérisée en ce que l'âme (202, 402) est centrale par rapport à chaque section
(206, 406).
3. Brosse selon l'une quelconque des revendications précédentes dont la surface comporte
une seconde face (207.2), caractérisée en ce que la courbure des lignes de crête passe
par un maximum au niveau de cette seconde face, dite face de courbure maximum.
4. Brosse selon la revendication précédente, caractérisée en ce que la courbure des lignes
de crête croît de façon continue depuis la face droite (207.1, 407.1) jusqu'à la face
de courbure maximum (207.2, 407.2).
5. Brosse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que
la surface de la brosse comporte une seule face droite (207.1).
6. Brosse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que
la courbure des lignes de crête passe par un seul maximum (207.2).
7. Brosse selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisée en ce que les
faces de courbure maximum (207.2, 407.2) et droite (207.1, 407.1) sont diamétralement
opposées par rapport à l'âme.
8. Brosse selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisée en ce que les
poils d'une même section sont tous de même longueur.
9. Brosse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que
les extrémités (208.a, 408.a, 208.b, 408.b) de l'âme (202, 402) sont alignées sur
l'axe principal X-X.
10. Brosse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que
l'âme (202, 402) est formée par l'enroulement en hélice de deux branches d'un fil
métallique qui a été replié en U avant que les branches ne soient torsadées.
11. Brosse selon la revendication précédente, caractérisée en ce que l'enroulement en
hélice des deux branches du fil métallique formant l'âme comporte un pas à gauche.
12. Brosse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que
sa surface (205. 405) a sensiblement la forme d'une banane allongée.
13. Brosse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle
comporte une alternance de rangées de poils courts et de poils longs, les poils longs
étant seuls pris en compte pour définir la surface de la brosse.
14. Procédé de fabrication d'une brosse (200, 400, 501) selon l'une quelconque des revendications
précédentes, caractérisé en ce que :
a) on prend une brosse de départ (100, 300) comportant une tige (101, 301) droite
définissant un axe principal (X-X), une âme (102, 302) flexible, comportant une première
et une deuxième extrémité, la première extrémité étant solidaire de cette tige (101,
301), l'âme étant droite et dans l'alignement de la tige, des poils (103) étant implantés
radialement dans cette âme, l'extrémité des poils définissant la surface (105, 305)
de la brosse de départ, ladite surface (105, 305) étant de forme convexe, l'intersection
de tout plan méridien passant par l'axe principal, avec la surface de la brosse de
départ définissant deux méridiennes (107, 307), convexes, ayant une courbure déterminée,
b) dans une première étape on imprime à l'âme une torsion dans un plan méridien, ladite
torsion étant une courbure sensiblement égale à la courbure d'une des deux méridiennes
(107, 307) de ce plan et ayant le sens opposé de la courbure de cette méridienne.
15. Procédé selon la revendication précédente, l'intersection de la surface de la brosse
de départ (100, 300) avec tout plan perpendiculaire à l'âme, en chaque point de l'âme,
définissant une section (106, 306) de la brosse de départ, caractérisé en ce que l'âme
(102, 302) est centrale par rapport à chaque section (106, 306).
16. Procédé selon l'une quelconque des revendications 14 ou 15, caractérisé en ce que
dans une seconde étape :
c) on imprime une torsion à l'extrémité de l'âme (102, 202, 302, 402) qui est solidaire
de la tige afin d'aligner la seconde extrémité (108.b, 208.b, 308.b, 408.b) de l'âme
sur l'axe principal (X-X).
17. Procédé selon l'une quelconque des revendications 14 à 16, caractérisé en ce que la
surface (105, 305) de la brosse de départ (100, 300) possède un plan méridien de symétrie.
18. Procédé selon l'une quelconque des revendications 14 à 17, caractérisé en ce que la
surface (105, 305) de la brosse de départ est de révolution.
19. Procédé selon l'une quelconque des revendications 14 à 18, caractérisé en ce que la
brosse de départ comprend un plan de symétrie perpendiculaire à l'axe de l'âme.
20. Procédé selon l'une quelconque des revendications 14 à 19, caractérisé en ce que chaque
section (106) de la brosse de départ (100) est convexe.
21. Procédé selon l'une quelconque des revendications 14 à 20, caractérisé en ce que chaque
section (106) de la brosse de départ (100) a la forme d'un disque.
22. Procédé selon la revendications précédente, caractérisé en ce que la surface (105)
de la brosse de départ a la forme d'un ballon de rugby
23. Procédé selon l'une quelconque des revendications 14 à 20, caractérisé en ce que chacune
des sections (306) de la brosse de départ a la forme d'un triangle aux coins arrondis.
24. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la surface (305)
de la brosse de départ a la forme d'un ballon de rugby comportant trois faces (305.1)
sensiblement aplaties.
25. Procédé selon l'une quelconque des revendications 14 à 24, la brosse de départ comportant
une méridienne de plus grande courbure, caractérisé en ce que dans la première étape
du procédé on imprime à l'âme (302) une torsion dont la courbure est celle de la méridienne
(307.1) de plus grande courbure, en sens opposé par rapport à cette méridienne.
26. Dispositif de maquillage comprenant un réservoir (520) à mascara et un organe d'application
(530) de mascara, caractérisé en ce que l'organe d'application est selon l'une quelconque
des revendications 1 à 13.