[0001] L'invention se rapporte à un dispositif d'amortissement pour une planche de glisse,
tel qu'un ski alpin, un ski de fond, un monoski ou un surf de neige. Elle concerne
aussi un ski équipé d'un tel dispositif.
[0002] En comportement sur neige, les skis actuels sont soumis à des chocs ou des sollicitations
en flexion plus ou moins prolongées causant des vibrations du ski. Ces vibrations
sont pour la plupart des effets parasites néfastes qui provoquent une perte d'adhérence
ski/neige nuisant à la conduite et à la stabilité du ski.
[0003] Différentes solutions ont déjà été proposées pour améliorer le comportement vibratoire
d'un ski. Le document FR-A-2 575 393 se propose de disposer un dispositif de longueur
réduite par rapport à la longueur portante du ski et son positionnement s'effectue
dans les zones qui sont déterminées en fonction des types de vibrations qu'il est
souhaitable d'amortir.
[0004] Une autre solution plus récente publiée dans le FR-A-2 675 392, ou le EP 639 391,
ou le EP 682 961 consiste à reprendre les efforts de flexion appliqués sur le ski
à travers une lame de flexion dont l'une des extrémités est fixée au ski et l'autre
extrémité est liée à une interface en matériau viscoélastique soumise au cisaillement
de la lame. L'interface peut être soit reliée directement au-dessus du ski, soit encore,
reliée à la face interne d'un étrier ou d'un capot de protection.
[0005] L'un des principaux avantages d'une telle construction est d'obtenir un amortissement
satisfaisant des vibrations en utilisant un système dont l'encombrement en hauteur
sur le ski est réduit au minimum. L'effet d'amortissement s'accompagne d'un raidissement
dynamique du ski, fonction de la longueur de la lame de flexion et de la résistance
au cisaillement opposée à l'extrémité libre du ski. Par contre, la rigidité statique
du ski n'est pas affectée par la disposition d'un tel système puisqu'aucune précontrainte
n'est opposée à l'extrémité libre par le moyen d'amortissement qui fonctionne en cisaillement.
[0006] Toutefois, les contraintes de flexion ne sont pas les seules contraintes qui apparaissent
lors de la conduite du ski.
[0007] Lorsque le ski est en mouvement sur neige, le ski est soumis à trois types de contraintes
fondamentales ; les contraintes de flexion, les contraintes de torsion et les contraintes
de "déformation latérale". En plus de ces contraintes, des phénomènes vibratoires
apparaissent à certaines vitesses en fonction des irrégularités du terrain, ce qui
engendre également des déformations en flexion et en torsion du ski selon différents
modes.
[0008] Les contraintes ou phénomènes vibratoires de torsion du ski apparaissent soit au
passage de reliefs, soit plus fréquemment en prise de virage lorsque le ski aval imprime
une pression forte sur la carre intérieure. On peut ainsi observer que les contraintes
de torsion sont maximales sur les zones externes du ski et sont majoritairement orientées
à 45° par rapport à l'axe longitudinal. De plus, les contraintes sont variables le
long du ski et augmentent en direction de chacune des extrémités en spatule et talon.
Les skis plus larges que la normale, comme les skis de poudreuse, sont davantage sollicités
en torsion aux extrémités ; et il n'existe pas de dispositifs permettant d'amortir
des sollicitations de manière efficace.
[0009] Aucun des dispositifs de l'art antérieur n'apporte de solution satisfaisante dans
l'atténuation des différentes contraintes et phénomènes vibratoires.
[0010] Le but de la présente invention est donc de proposer un dispositif qui amortisse
à la fois les déformations en flexion et les déformations en torsion des parties de
la planche de glisse les plus exposées à ces phénomènes.
[0011] Pour cela, l'invention concerne un dispositif d'amortissement pour une planche de
glisse. Le dispositif comprend :
- deux tiges de transmission tubulaires espacées latéralement l'une de l'autre,
- au moins un moyen de liaison fixe permettant de relier rigidement les premières extrémités
des deux tiges à la planche de glisse,
- au moins un boîtier destiné à être relié rigidement à la planche à une certaine distance
du moyen de liaison fixe ; qui présente une ouverture pour l'introduction d'une portion
rentrante de chaque tige, et un logement contenant un matériau viscoélastique en contact
avec la surface tubulaire de glissement longitudinale sur une certaine longueur au
moins de la portion rentrante de chaque tige ; ledit matériau étant sollicité au cisaillement
lors du déplacement de chaque portion de tige dans le logement.
[0012] Selon une autre caractéristique de l'invention, les deux tiges sont orientées l'une
par rapport à l'autre de manière sensiblement parallèle.
[0013] L'invention se rapporte également à un ski, en particulier du type alpin, comprenant
le dispositif d'amortissement. Les tiges de transmission sont orientées sensiblement
dans la direction longitudinale ; chacune étant décalée de part et d'autre du plan
médian vertical P. Plus les tiges sont décalées latéralement par rapport à ce plan,
plus l'effet d'amortissement en torsion s'avère efficace.
[0014] Ainsi, le dispositif est particulièrement sensible aux déformations en flexion de
la poutre allongée que constitue le ski, ainsi qu'aux déformations en torsion de celle-ci.
Le dispositif s'avère aussi particulièrement adapté pour les skis de poudreuse, de
largeur avant et arrière plus importante que la normale.
[0015] Selon une caractéristique complémentaire, le ski comprend un premier dispositif situé
entre la zone de spatule et la zone de montage des fixations et un second dispositif
situé entre la zone de montage des fixations et la zone de talon.
[0016] C'est dans ces endroits, en effet, que les déformations sont maximales alors qu'il
est nécessaire d'améliorer le contact entre le ski et la neige.
[0017] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention se dégageront de la description
qui va suivre en regard des dessins annexés qui ne sont donnés qu'à titre d'exemples
non limitatifs.
[0018] La figure 1 est une vue en élévation d'un ski sur lequel sont montés deux dispositifs
selon l'invention.
[0019] La figure 2 est une vue agrandie d'un détail de la figure 1.
[0020] La figure 3 est une coupe selon III-III de la figure 1.
[0021] La figure 4 est une coupe selon IV-IV de la figure 1.
[0022] La figure 5 est une coupe selon V-V de la figure 1.
[0023] La figure 6 est une coupe selon VI-VI de la figure 3.
[0024] La figure 7 est une coupe selon VII-VII de la figure 5.
[0025] Les figures 8 et 9 sont des vues schématiques du principe de fonctionnement du dispositif
en torsion.
[0026] La figure 10 est une vue schématique du principe de fonctionnement du dispositif
en flexion.
[0027] La figure 11 est une vue en coupe similaire à la vue de la figure 3 selon une variante.
[0028] La figure 12 est une vue en coupe similaire à la vue de la figure 3 selon une autre
variante.
[0029] La figure 13 est une vue en élévation de l'avant du ski selon la variante de la figure
12.
[0030] La figure 14 est une vue similaire à la figure 13 selon une autre variante.
[0031] La figure 15 est une vue similaire à la figure 4 selon une autre variante.
[0032] La figure 16 est une vue similaire à la figure 1 selon une autre variante de réalisation.
[0033] La figure 17 est une coupe schématique partielle selon XVII-XVII de la figure 16.
[0034] La figure 1 représente un ski 1 en particulier un ski alpin constitué par une poutre
allongée ayant sa propre distribution d'épaisseur, de largeur et donc sa propre raideur.
Il comprend une partie centrale ou zone de montage 10 destinée au montage des éléments
de fixation (en pointillé), une zone de spatule 11 située à l'avant du ski, une zone
de talon 12 située à l'arrière du ski.
[0035] Un premier dispositif 2 selon l'invention se situe sur la surface supérieure du ski
entre la zone de montage 10 et la zone de spatule 11. De même, un second dispositif
3 se situe sur la surface supérieure entre ladite zone 10 et la zone de talon 12.
Cette disposition permet d'amortir les parties avant et arrière du ski qui sont les
plus sollicitées en déformation en flexion et torsion.
[0036] La description détaillée suivante du dispositif 2 de l'avant du ski s'appliquera
donc de la même manière au dispositif 3 de l'arrière du ski. Le dispositif d'amortissement
2 comprend deux tiges de transmission 20, 21 sensiblement parallèles entre elles et
situées de part et d'autre du plan vertical médian P. Ces tiges sont espacées l'une
de l'autre latéralement ; c'est-à-dire dans une direction perpendiculaire à la direction
longitudinale donnée par le plan vertical médian P. Chaque tige 20, 21 comprend une
première extrémité 20a, 21a reliée à un moyen de liaison fixe 22 qui maintient fermement
ces extrémités sur le ski sans possibilité de mouvement.
[0037] Les secondes extrémités 20b, 21b des tiges sont quant à elles reliées au ski par
un moyen de liaison souple qui comprend un boîtier 23 relié rigidement au ski. Entre
le moyen 22 et le boîtier 23, sur la distance D représentée, les tiges sont parfaitement
libres et ne présentent aucune connexion avec le ski. On peut toutefois tolérer l'ajout
d'un moyen de guidage des déplacements longitudinaux, par exemple, pour éviter un
problème éventuel de flambage des tiges pouvant survenir lors d'une déformation en
flexion exceptionnelle (non représenté).
[0038] Comme le montre la figure 2, le boîtier 23 comprend des ouvertures 231a, 231b pour
permettre l'introduction des secondes extrémités respectives 20b, 21b des tiges dans
le boîtier. Ces ouvertures doivent être prévues suffisantes pour autoriser un libre
glissement en translation et en rotation.
[0039] A l'intérieur du boîtier est ménagé un évidement 230 dont le volume doit aussi être
prévu suffisant, en particulier en profondeur, pour permettre un libre débattement
en translation de chaque tige. Il est particulièrement important, en effet, que l'extrémité
libre 20b, 21b de chaque tige ne puisse pas arriver en butée contre le fond 230a du
logement du boîtier afin d'éviter tout raidissement du ski à partir d'une certaine
flèche (figure 6).
[0040] Le volume de l'évidement 230 est partiellement rempli d'un bloc d'amortissement de
matériau viscoélastique 25. Le matériau sera choisi, de façon avantageuse, parmi la
famille des mastics minéraux ou organiques. Dans ce cas, le matériau est suffisamment
collant pour adhérer avec les éléments avec lesquels il rentre en contact pour ainsi
subir un cisaillement important lors du déplacement en translation ou en rotation
des extrémités 21a, 21b dans l'évidement du boîtier.
[0041] Le bloc d'amortissement 25 entre en contact avec la surface tubulaire de glissement
sur une certaine longueur 1 de la portion rentrante ou extrémité 20a, 20b de chaque
tige.
[0042] Le moyen de liaison fixe 22, quant à lui, se présente sous la forme d'un second boîtier
destiné à être relié au ski par tout moyen, tel que par collage, soudage ou vissage
et dans laquelle pénètrent les premières extrémités 20a, 21a des tiges 20, 21. Ces
extrémités 20a, 21a sont reliées rigidement au second boîtier 23 au moyen d'une couche
de colle 220, par exemple (figure 7).
[0043] Chaque tige 20, 21 est, de façon préférentielle, constituée dans un matériau à haut
module à base de fibres de verre, carbone, acrylique ou polyester ou encore un mélange
de telles fibres.
[0044] La matière plastique contenant ces fibres peut être une résine thermodurcissable,
de préférence du type epoxyde ou une résine thermoplastique.
[0045] L'avantage d'utiliser un matériau composite plutôt qu'un métal provient de la faible
dilatation thermique du composite par rapport au métal et de sa légèreté.
[0046] En revanche, l'un des inconvénients du composite est sa faible résistance à l'écrasement
et aux chocs. Il est donc nécessaire de protéger chaque tige par une gaine externe
4 en matériau plastique souple. La gaine doit s'étendre sur la distance D entre le
moyen de liaison fixe 22 et le boîtier 23. De préférence, une telle gaine est constituée
en polyamide, polyuréthanne ou en ionomère extrudé.
[0047] Toutefois, on peut aussi envisager l'utilisation de tiges métalliques telles qu'en
acier inoxydable, en aluminium ou autres, en particulier pour un usage exigeant du
dispositif en compétition.
[0048] Pour des raisons économiques, les tiges et leur gaine présentent sur toute la longueur
une section constante.
[0049] Des essais ont été effectués sur des tiges constituées d'un tube creux qui présente
une à plusieurs couches intérieures en fibres de verre entourées par une ou plusieurs
couches extérieures en carbone. Le verre confère une bonne tenue à l'écrasement. Quant
au carbone, son emploi se justifie par son haut module qui permet la conservation
de diamètres externes de tube relativement bas ; ce qui limite avantageusement l'encombrement
du dispositif. Bien entendu, on peut aussi limiter les risques d'écrasement en utilisant
des tubes pleins comme il est représenté dans les différentes figures.
[0050] Ainsi, d'une manière générale, le diamètre externe des tubes est compris entre 4
à 8 mm, de préférence entre 5 et 6 mm.
[0051] Les figures 8 et 9 illustrent le principe de fonctionnement du dispositif sur un
ski lorsqu'une déformation en torsion pure intervient dans la région couverte par
le dispositif.
[0052] A l'état de repos figuré à la figure 8, aucun déplacement n'est enregistré. Lorsqu'un
couple de torsion C est appliqué, on enregistre un déplacement angulaire q de chaque
extrémité libre de tige 20b, 21b. Cette rotation s'accompagne d'un rapprochement relatif
des extrémités du plan longitudinal vertical P donc nécessairement d'un faible retrait
longitudinal dans le logement du boîtier. Lorsque le couple de torsion est relâché,
les extrémités 21a, 21b reviennent à leur position initiale.
[0053] Ces déplacements de va-et-vient en rotation et en translation engendrent des forces
de cisaillement dans le bloc d'amortissement et donc une dissipation d'énergie.
[0054] La figure 10 illustre le principe de fonctionnement du dispositif en flexion pure.
Lorsqu'une force de flexion F est appliquée dans le sens indiqué à l'endroit du dispositif,
par exemple, lors d'un choc violent de l'avant du ski représenté avec le sol, on constate
un déplacement relatif de chaque extrémité libre 20b, 21b des tiges en direction du
boîtier 23 (selon la direction de la flèche d). Ce déplacement est ainsi freiné par
le bloc amortissant 25. Le freinage et donc l'amortissement se font bien entendu aussi
bien dans les déplacements relatifs opposés ; c'est-à-dire selon une direction opposée
à d, lors des mouvements de retour en position initiale et en contre-flèche ; c'est-à-dire
en direction opposée à F.
[0055] Il est bien entendu que les déplacements engendrés sont fonction de la longueur des
tiges et de leur décalage par rapport à la fibre neutre du ski et aussi du décalage
latéral des tiges par rapport au plan médian vertical P du ski.
[0056] La figure 11 montre une variante de l'invention dans laquelle le boîtier 23 comprend
deux évidements séparés 230b, 230c recevant chacun l'extrémité 20b, 21b des tiges.
Chaque logement est garni d'un bloc amortissant distinct 25a, 25b. Ce mode de réalisation
présente l'avantage par rapport au précédent d'avoir un matériau constituant le bloc
25a aux caractéristiques différentes par rapport au matériau du bloc 25b (dureté,
élasticité, viscosité, tangente d......etc). On peut ainsi adapter l'amortissement
du côté de la carre interne du ski, où les appuis sont plus forts, de manière différentielle
et spécifique par rapport au côté de la carre externe du ski où les appuis sont plus
faibles.
[0057] La figure 12 montre une autre variante où le dispositif comprend deux boîtiers distincts
23a, 23b munis chacun d'un évidement distinct.
[0058] Les tiges 20, 21 ne sont pas nécessairement parallèles mais peuvent être divergentes
en direction des extrémités du ski, comme le montre à titre d'exemple la figure 13
sur la partie avant du ski. Comme dans le mode précédent, le dispositif peut comprendre
avantageusement deux boîtiers distincts 23a, 23b espacés latéralement l'un de l'autre
sur la largeur de l'avant du ski, ainsi que deux moyens de liaison fixe 22 distincts
et séparés.
[0059] Les tiges n'ont pas nécessairement la même longueur mais peuvent, au contraire, être
de différente longueur selon les besoins comme le montre la figure 14 de façon à influencer
de manière différentielle les appuis du côté interne et du côté externe du ski.
[0060] Les tiges 20, 21 peuvent présenter une forme non circulaire, comme une forme aplatie,
sensiblement hémi-circulaire représentée à la figure 15. Une telle forme contribue
à abaisser la fibre neutre de la section de la tige pour qu'elle résiste mieux au
flambage en flexion.
[0061] Une autre variante de réalisation représentée à l'aide des figures 16 et 17 fait
appel à trois boîtiers et trois tiges.
[0062] Cette variante est montrée en vue de dessus à la figure 16. Le ski 1 comprend un
dispositif 3, une zone de montage 10, une zone de spatule 11 et un talon 12 comme
il a déjà été décrit. Un dispositif 40 est situé entre la zone de montage 10 et la
zone de spatule 11. Le dispositif 40 comprend un boîtier avant 41, un boîtier central
42 et un boîtier arrière 43. Une tige 44 relie le boîter avant 41 au boîtier central
42, et deux tiges 45, 46 relient le boîtier central 42 au boîtier arrière 43.
[0063] Le dispositif 40 fonctionne de la façon suivante, expliquée à l'aide de la figure
17.
[0064] La tige 44 est solidarisée par une extrémité au boîtier 41 d'une manière fixe, par
exemple par collage ou vissage dans un orifice du boîtier 41. L'autre extrémité de
la tige 44 est guidée dans une cavité ouverte du boîtier central 42 par un bloc d'amortissement
47 disposé entre la tige 44 et des parois de la cavité. Bien entendu, un espace 48
de la cavité permet un déplacement de la tige 44 dans la cavité sans que l'extrémité
de la tige 44 ne touche le fond de la cavité quand le ski
[0066] De façon similaire, les tiges 45, 46 ont chacune une extrémité solidarisée de manière
fixe au boîtier arrière 43, et une extrémité mobile par rapport au boîtier 42.
[0067] La coupe de la figure 17 montre une extrémité de la tige 45 solidarisée dans un orifice
du boîtier 43, et l'autre extrémité de la tige 45 apte à se déplacer dans une cavité
du boîtier 42 par frottement sur un bloc d'amortissement 49. Bien entendu, un évidement
50 de la cavité du boîtier 42 évite à l'extrémité de la tige 45 de toucher le fond
de la cavité quand le ski 1 se déforme.
[0068] La tige 46 non visible sur la figure 17 est reliée par ses extrémités aux boîtiers
42 et 43 de façon similaire à la liaison de la tige 45 avec les mêmes boîtiers 42
et 43.
[0069] On peut prévoir de faire varier l'intensité de l'amortissement des tiges 44, 45 et
46 sur leurs blocs d'amortissement respectifs, par exemple en changeant la nature
du matériau constitutif des blocs d'amortissement, ou encore en modifiant leur état
de compression entre la tige et les parois de la cavité par exemple par ajustement
des dimensions des pièces du dispositif 40.
[0070] Cette variante de réalisation de l'invention permet de gérer à des endroits sélectionnés
du ski 1 des déformations en flexion et des déformations en torsion. En particulier,
la tige 44 contrôle plus spécifiquement des déformations en flexion, alors que les
tiges 45 et 46 contrôlent à la fois des déformations en flexion et en torsion.
1. Dispositif d'amortissement (2, 40) pour une planche de glisse (1),
caractérisé en ce qu'il comprend :
- deux tiges de transmission (20, 21, 45, 46) tubulaires espacées latéralement l'une
de l'autre,
- au moins un moyen de liaison fixe (22, 43) permettant de relier rigidement les premières
extrémités (20a, 21a) des deux tiges à la planche de glisse,
- au moins un boîtier (23, 23a, 23b, 42) destiné à être relié rigidement à la planche
(1) à une certaine distance (D) du moyen de liaison fixe (22, 43) ; qui présente une
ouverture (231a, 231b) pour l'introduction d'une portion rentrante (20b, 21b) de chaque
tige, et au moins un logement (230, 230a, 230b) contenant un matériau viscoélastique
en contact avec la surface tubulaire de glissement longitudinale d'une certaine longueur
(1) au moins de la portion rentrante de chaque tige dans le logement ; ledit matériau
étant sollicité au cisaillement lors du déplacement de chaque portion de tige dans
le logement.
2. Dispositif d'amortissement selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux tiges (20, 21, 45, 46) sont orientées l'une par rapport à l'autre de manière
sensiblement parallèle.
3. Dispositif d'amortissement selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend un boîtier unique (23, 42) dans lequel pénètrent les secondes extrémités
(20b, 21b) des tiges.
4. Dispositif d'amortissement selon les revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le moyen de liaison fixe (22,43) est formé d'un second boîtier destiné à être relié
au ski par collage, soudage ou vissage et dans lequel pénètre les premières extrémités
(20a, 21a) des deux tiges.
5. Dispositif d'amortissement selon la revendication 4, caractérisé en ce que les premières extrémités (20a, 21a) des deux tiges sont reliées rigidement au second
boîtier (22, 43) au moyen d'une couche de colle (220).
6. Dispositif d'amortissement selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que chaque tige (20, 21, 45, 46) est constituée d'un matériau à haut module en métal
ou à base de fibres de verre, carbone, acrylique ou polyester ou un mélange de telles
fibres.
7. Dispositif d'amortissement selon la revendication 6, caractérisé en ce que sur la distance (D), entre le moyen de liaison fixe (22, 43) et le boîtier, chaque
tige (20, 21, 45, 46) est protégée par une gaine externe (4) en matériau plastique
souple.
8. Dispositif d'amortissement selon la revendication 7, caractérisé en ce que la gaine est constituée en polyamide, polyuréthanne ou ionomère extrudé.
1. Dämpfungsvorrichtung (2, 40) für ein Gleitbrett (1),
dadurch gekennzeichnet, dass sie aufweist:
- zwei röhrenförmige Übertragungsstäbe (20, 21, 45, 46), die seitlich voneinander
beabstandet sind,
- zumindest ein Mittel für eine feste Verbindung (22, 43), die es ermöglicht, die
ersten Enden (20a, 21a) der zwei Stangen steif mit dem Gleitbrett zu verbinden,
- zumindest ein Gehäuse (23, 23a, 23b, 42), das bestimmt ist, steif mit dem Brett
(1) in einem bestimmten Abstand (D) vom Mittel für eine feste Verbindung (22, 43)
verbunden zu sein, das eine Öffnung (231a, 231b) für das Einführen eines eintretenden
Abschnittes (20b, 21b) jedes Stabes und zumindest eine Aufnahme (230, 230a, 230b)
aufweist, die ein Visko-elastisches Material in Kontakt mit der röhrenförmigen Oberfläche
für ein longitudinales Gleiten einer bestimmten Länge (1) zumindest des eintretenden
Abschnittes jedes Stabes in die Aufnahme beinhaltet, wobei das Material bei einer
Schubbelastung während der Verschiebung jedes Stababschnitts in der Aufnahme belastet
ist.
2. Dämpfungsvorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die zwei Stäbe (20,21,45, 46), der eine im Verhältnis zum anderen, auf im Wesentlichen
parallele Weise orientiert sind,
3. Dämpfungsvorrichtung nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass sie ein einziges Gehäuse (23, 42) aufweist, in welches die zweiten Enden (20b, 21b)
der Stäbe eintreten.
4. Dämpfungsvorrichtung nach den Ansprüchen 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass das Mittel für eine feste Verbindung (22, 43) aus einem zweiten Gehäuse gebildet
ist, das dazu bestimmt ist, mit dem Ski durch eine Klebung, ein Verschweißen, oder
durch Schrauben verbunden zu sein und in welches die ersten Enden (20a, 21a) der zwei
Stäbe eintreten.
5. Dämpfungsvorrichtung nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass die ersten Enden (20a, 21a) der zwei Stäbe steif mit dem zweiten Gehäuse (22, 43)
mittels einer Klebeschicht (220) verbunden sind.
6. Dämpfungsvorrichtung nach irgendeinem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass jeder Stab (20, 21, 45, 46) aus einem Hoch-Modul-Material aus Metall oder auf der
Basis von Glas-, Karbon-, Acryl- oder Polyesterfasern oder einer Mischung derartiger
Fasern gebildet ist.
7. Dämpfungsvorrichtung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass über den Abstand (D) zwischen dem Mittel für eine feste Verbindung (22, 43) und dem
Gehäuse jeder Stab (20, 21, 45, 46) durch eine äußere Umhüllung (4) aus einem nachgiebigen
Plastikmaterial geschützt ist.
8. Dämpfungsvorrichtung nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass die Umhüllung aus Polyamid, Polyurethan oder einem extrudierten Ionomer gebildet
ist.
1. Shock absorbing device (2, 40) for a gliding board (1),
characterized in that it includes:
- two tubular transmission rods (20,21,45,46) that are laterally spaced from one another,
- at least one stationary connecting means (22, 43) that enables rigidly connecting
the first ends (20a, 21a) of the two rods to the gliding board,
- at least one casing (23, 23a, 23b, 42) adapted to be rigidly connected to the board
(1) at a certain distance (D) from the fixed connecting means (22,43); this has an
opening (231 a, 231b) for introducing a retractable portion (20b, 21b) of each rod,
and at least one housing (230, 230a, 230b) containing a viscoelastic material which
is in contact with the longitudinal tubular sliding surface along a certain length
(I), at least, of the retractable portion of each rod in the housing; said material
being biased in shearing during the displacement of each rod portion in the housing.
2. Shock-absorbing device according to claim 1, characterized in that the two rods (20, 21, 45, 46) are oriented substantially parallel to one another.
3. Shock-absorbing device according to claim 1 or 2, characterized in that it includes a single casing (23,42) into which the second ends (20b, 21b) of the
rods penetrate.
4. Shock-absorbing device according to claims 1-3, characterized in that the fixed connecting means (22, 43) is formed of a second casing adapted to be connected
to the ski by adhesion, welding, or screwing, and into which the first ends (20a,
21a) of the two rods penetrate.
5. Shock-absorbing device according to claim 4, characterized in that the first ends (20a, 21a) of the two rods are rigidly connected to the second casing
(22, 43) by means of an adhesive layer (220).
6. Shock-absorbing device according any of the preceding claims, characterized in that each rod (20, 21, 45, 46) is made of a high modulus material made of metal or having
a basis of glass, carbon, acrylic or polyester fibers, or of a mixture of such fibers,
7. Shock-absorbing device according to claim 6, characterized in that along the distance (D), between the fixed connecting means (22, 43) and the casing,
each rod (20, 21, 45, 46) is protected with an external sheath (4) made of a flexible
plastic material.
8. Shock-absorbing device according to claim 7, characterized in that the sheath is made of polyamide, polyurethane, or extruded ionomer.