[0001] L'invention concerne un perfectionnement apporté aux dispositifs destinés à réchauffer
le mazout avant sa pulvérisation dans un brûleur à mazout.
[0002] Dans le domaine des brûleurs à mazout, il est tout à fait connu de procéder à un
réchauffage du mazout avant son admission au gicleur pour y être pulvérisé. Ce réchauffage
est nécessaire pour diminuer la viscosité du mazout d'une part, et augmenter la finesse
de pulvérisation d'autre part.
[0003] De nombreuses solutions existent déjà, consistant pour l'essentiel à réchauffer un
corps de chauffe intercalé entre la pompe à mazout et le gicleur. Généralement il
est connu de disposer autour de ce corps de chauffe, aux caractéristiques thermo-conductrices
élevées, un dispositif de chauffage plus ou moins conventionnel dont on cherchera
bien entendu à réguler le fonctionnement ; en effet, s'il est essentiel de réchauffer
le mazout avant sa pulvérisation, comme on l'a vu, il est également important de ne
pas dépasser une température maximum de réchauffage à partir de laquelle les phénomènes
de cokéfaction commenceraient à apparaître, et on en connaît les effets particulièrement
néfastes au niveau des gicleurs.
[0004] On a donc depuis longtemps imaginé des systèmes de réchauffage couplés avec des dispositifs
de régulation en température qui, outre leur coût souvent très élevé, s'accommodent
difficilement du peu d'accessibilité qu'offre la grande majorité des brûleurs à mazout
dans les chaudières. Les réchauffeurs de mazout doivent en effet être aussi près que
possible des gicleurs, c'est-à-dire dans des zones souvent très encombrées, ne laissant
donc que peu de place pour développer des régulations thermiques.
[0005] Compte tenu de ces exigences d'encombrement souvent sévères , nombre de constructeurs
ont déjà suggéré dans le passé, d'utiliser des systèmes d'auto-régulation dans le
réchauffage des brûleurs à mazout.
[0006] Parmi tous les systèmes proposés, l'utilisation d'éléments chauffants à coefficient
de température positif (thermistor CTP) apporte une solution relativement décisive.
[0007] A titre d'exemple, on peut lire dans le brevet DE-29 12 000 déposé le 27 mars 1979
par MEKU METALL la description d'un dispositif destiné au réchauffage du mazout en
amont du gicleur d'un brûleur dont le système de chauffage était réalisé à partir
de thermistors à coefficient de température positif maintenus autour d'un corps de
chauffe à l'intérieur duquel circule le mazout à réchauffer par un enrobage de l'ensemble
monté dans une résine isolante.
[0008] Le fonctionnement d'un tel dispositif est simple : la mise sous tension des éléments
de chauffage procure l'effet premier recherché à savoir l'augmentation de température
du corps de chauffe mais aussi des thermistors, provoquant ainsi l'élévation de la
résistance interne qui vient alors limiter la puissance électrique absorbée et par
conséquent diminuer la production de calories. On comprend dès lors qu'un tel montage
apporte une auto-régulation thermique puisque l'augmentation théorique de température
se trouve automatiquement limitée par la puissance thermique de l'organe de chauffage
qui diminue lorsque la température augmente.
[0009] Un tel dispositif d'auto-régulation présente l'avantage d'un très faible encombrement
et surtout d'une grande rusticité d'utilisation ; toutefois, un tel dispositif est
particulièrement délicat à régler car son efficacité est étroitement liée aux problèmes
mécaniques souvent aléatoires du contact entre les éléments chauffants et les moyens
caloporteurs. On comprend bien en effet que si un tel contact n'était pas particulièrement
soigné, on pourrait aboutir à une rapide élévation de température du thermistor, résultant
d'un faible transfert thermique vers le produit à réchauffer, avec la conséquence
que la résistance interne du thermistor, augmentant proportionnellement, viendrait
immédiatement limiter la puissance de chauffage, ce qui amplifierait encore le défaut
de transfert thermique ; à l'inverse, un contact particulièrement soigné entre les
thermistors et le corps de chauffe permet à ce dernier de récupérer un maximum de
calories, c'est-à-dire de limiter l'élévation de température du thermistor qui peut
ainsi fournir une puissance suffisante et constante pour réchauffer le mazout.
[0010] En outre, de tels réchauffeurs devant nécessairement s'inscrire dans un faible encombrement
comme on l'a déjà dit, il est obligatoire que ces dispositifs soient particulièrement
efficaces, puisque les surfaces d'échanges thermiques disponibles sont nécessairement
faibles.
[0011] A cet égard, il a déjà été suggéré dans la demande allemande DE-42 16 008 du 15 mai
1992 au nom de RAPA RAUSCH de remplacer les techniques d'enrobage pour maintenir les
thermistors autour du corps de chauffe, telles que décrites dans le brevet MEKU déjà
cité, par deux flasques latéraux venant au moyen de clips supérieur et inférieur enserrer
les thermistors autour du corps de chauffe. S'il résulte incontestablement une amélioration
du contact thermique entre éléments chauffants et corps de chauffe, il reste qu'une
telle solution ne tient que très accessoirement compte des déperditions thermiques
correspondant aux faces externes des thermistors, ce qui conduit à l'élévation de
leur température et donc à la diminution de leur puissance ; en outre, on peut observer
que les fixations mécaniques par clips présentent nécessairement des reliefs qui devront
néanmoins s'insérer dans un espace souvent restreint ; dans ce sens, et en raison
de la normalisation actuelle des brûleurs à mazout, les enveloppes destinées à recevoir
les réchauffeurs, ont des dimensions intérieures et extérieures fixées par les constructeurs
de brûleurs ; les modèles les plus courants d'enveloppes de réchauffeur ont un diamètre
extérieur de 18,4 mm pour une longueur utile de 92 mm ; on comprend alors que l'on
recherche pour ce matériel une surface d'échange optimale, puisqu'en toute hypothèse
ses dimensions extérieures sont fixées. Il est donc essentiel d'utiliser le maximum
du volume intérieur de l'enveloppe, tout en respectant les conditions développées
précédemment, à savoir :
- réaliser un contact aussi intime que possible entre les éléments chauffants du type
CTP et le corps de chauffe,
- aménager les éléments chauffants pour que les déperditions thermiques soient les plus
faibles possible afin d'assurer un transfert de puissance optimale vers le corps de
chauffe, et donc vers le mazout que l'on veut réchauffer avant pulvérisation.
[0012] Dans ce but, il est proposé conformément à l'invention, un réchauffeur pour brûleur
à mazout, comprenant à l'intérieur d'une enveloppe cylindrique dite porte-réchauffeur
:
- un corps de chauffe tubulaire en matériau fortement thermo-conducteur, de section
transversale avantageusement carrée, traversé longitudinalement par au moins un conduit
de section circulaire présentant des moyens pour le couplage étanche, d'un côté à
une arrivée sous pression du mazout à réchauffer et de l'autre au porte-gicleur du
brûleur,
- au moins un élément chauffant en forme de plaquette du type à coefficient positif
de température (CTP) venant s'ajuster contre au moins une face plane du corps de chauffe
tubulaire, et avantageusement deux faces planes opposées.
- un circuit d'alimentation du ou des CTP,
- un circuit de détection de température commandant la mise en route du brûleur,
caractérisé en ce que au moins une plaquette CTP est maintenue en appui sur au
moins une face plane du corps de chauffe par une aile avantageusement rectangulaire
en matériau fortement thermo-conducteur, de largeur sensiblement égale à celle du
corps et issue de la zone d'intersection entre ladite face plane du corps et la face
immédiatement adjacente, ladite aile s'étendant sur pratiquement toute la longueur
du corps de chauffe et présentant une épaisseur adéquate pour pouvoir être convenablement
rabattue en coopération avec des zones de pliages adéquates, contre la face opposée
de ladite plaquette CTP et récupérer ainsi les calories diffusant à l'extérieur de
celle-ci .
[0013] Selon la solution de l'invention, un tel réchauffeur présente l'avantage de récupérer
les déperditions thermiques inévitables sur les faces externes des plaquettes CTP
par pompage et thermo-injection dans le corps de chauffe contribuant ainsi à une amélioration
très nette du rendement thermique de l'ensemble.
[0014] Un autre objet de l'invention qui concourt à renforcer le contact mécanique entre
les divers éléments participant au chauffage, est de munir le réchauffeur de dispositions
caractérisées en ce que les zones de pliage de chaque aile consistent en un double
préformage de leur base à partir de leur ligne de raccordement avec le corps de chauffe,
tel que lors du montage par pression latérale sur une aile, celle-ci, -articulée d'abord
autour de sa ligne de raccordement, puis autour d'une deuxième ligne parallèle à ladite
ligne de raccordement pour échapper l'épaisseur de la plaquette CTP-, vienne en position
parallèle à la face de contact du corps de chauffe tout en restant en appui positif
sur toute la surface externe de la plaquette CTP.
[0015] Selon cette première variante générale de l'invention, il ressort bien que l'on puisse
à la fois obtenir un contact intime du corps de chauffe et de l'aile qui en est issue,
avec les deux faces actives des plaquettes CTP.
[0016] Selon une variante préférée de l'invention, le corps de chauffe peut être différemment
équipé pour parvenir au même résultat final et, en ce sens, il se caractérise en ce
qu'une réserve de plusieurs plis est prévue à la base de chaque aile qui s'étend à
partir de sa ligne de raccordement, d'abord vers l'extérieur et sensiblement dans
le plan de la face de contact du corps de chauffe avec les plaquettes, puis effectue
un retournement complet suivant sensiblement un demi-cercle de diamètre à peu près
égal à l'épaisseur de la plaquette CTP pour amener par pression latérale la face de
contact de l'aile contre ladite plaquette pour la maintenir ainsi contre le corps
de chauffe de telle façon que l'aile reste bien parallèle à la face de contact du
corps et soit, de surcroît, en appui positif sur toute la surface externe de la même
plaquette CTP.
[0017] D'autres caractéristiques et avantages ressortiront mieux encore de la description
qui sera donnée ci-après d'un exemple préféré, quoique non limitatif, du réchauffeur
pour brûleur à mazout conforme à l'invention en référence aux dessins annexés sur
lesquels :
- la figure 1 représente une vue en coupe longitudinale et en élévation du réchauffeur
montrant l'ensemble monté ;
- la figure 2 représente en vue de gauche le réchauffeur de la figure 1 suivant le plan
de coupe II-II ;
- la figure 3 est une vue de dessus du réchauffeur montrant dans un arrachement partiel
en coupe la cale de contre-blocage du corps à l'intérieur de son enveloppe dans sa
forme préférée de lame ressort ondulée ;
- la figure 4 est une vue en perspective du corps de chauffe seul muni de ses deux ailes
latérales, l'une à gauche en position de fonctionnement, l'autre à droite en position
inclinée avant montage des plaquettes CTP par pliage suivant la flèche F ;
- la figure 5 est une vue en perspective montrant par des arrachements successifs et
juste avant leur insertion entre les ailes et le corps de chauffe de la figure 4,
tous les éléments intermédiaires comprenant les éléments chauffants latéraux, la cale
plastique et le circuit souple d'alimentation des plaquettes CTP, comprenant les électrodes
et le raccordement au thermostat de régulation.
[0018] En référence aux figures 1 à 3, le réchauffeur, suivant son exécution préférée, comporte
intérieurement une enveloppe cylindrique 1 normalement en acier, ayant un diamètre
de 18,4 mm dans sa partie utile et une longueur totale d'environ 92 mm ; ces cotes
correspondent aux dimensions largement utilisées dans d'autres réchauffeurs ; à l'une
des extrémités de l'enveloppe 1 vient s'ajuster un ensemble de raccordement 2 à la
pompe du brûleur et à l'autre, un dispositif 3 permettant de raccorder le réchauffeur
au gicleur de pulvérisation du brûleur (de tels raccords figurent en traits mixtes
fins sur les figures 1 et 3).
[0019] A l'intérieur de l'enveloppe 1, se trouve le corps de chauffe 4 dont la forme tubulaire
de section transversale carrée détermine quatre faces extérieures rectangulaires à
savoir : deux faces latérales droite et gauche 4
a,4
b, une face supérieure 4
c et une face inférieure 4
d ; le corps de chauffe tubulaire 4 est réalisé dans un matériau fortement thermo-conducteur
tel que le laiton, le cuivre ou le bronze et selon la version la plus avantageuse
de l'invention, il est prévu dans l'axe du corps de chauffe 4, un conduit longitudinal
5 débouchant, de section circulaire, à l'intérieur duquel le mazout à réchauffer pourra
librement circuler pour y être réchauffé, ou mieux, circuler au travers d'éléments
de bourrage 6 tels que, par exemple, des billes en bronze fritté ou similaire, venant
ainsi augmenter les surfaces d'échanges thermiques entre le corps de chauffe 4 et
le mazout.
[0020] Accessoirement au montage, le conduit intérieur 5 du corps de chauffe 4 présentant,
à chacune de ses deux extrémités, un joint torique 7 est monté dans un lamage circulaire
destiné à accueillir, de manière étanche, les connecteurs 2, 3 des tubulures provenant
respectivement de la pompe et du gicleur.
[0021] Venant en appui par l'une de leurs faces actives, sur les faces latérales 4
a et 4
b du corps de chauffe 4, des éléments chauffants 8,9 sont disposés sur toute la longueur
dudit corps 4, sur une hauteur sensiblement identique à la largeur des faces latérales
4
a,4
b du même corps, afin de procurer une surface d'échange aussi grande que possible entre
lesdits éléments chauffants 8,9 et le corps de chauffe 4.
[0022] Selon une caractéristique importante de l'invention, les éléments chauffants 8,9
sont des plaquettes de céramique à coefficient positif de température (CTP) ; on rappelle
ici que de telles céramiques soumises à un courant électrique entre leurs deux faces
actives s'échauffent et leur résistance interne, contrairement au matériau classique,
augmente avec la température ; à tension constante, il s'ensuit que le courant diminue
et par conséquent, la puissance absorbée diminue : il résulte une auto-limitation
en température de ces éléments chauffants et par conséquent, une auto-limitation de
la production d'énergie calorifique.
[0023] On comprend, dès lors, qu'il faille calculer précisément la puissance de tels éléments
chauffants 8,9, et à partir de ce calcul que sait faire l'Homme de l'Art, il ressortira
une épaisseur optimale des plaquettes 8,9 ; bien entendu, il convient encore de prendre
en compte le phénomène d'auto-limitation caractéristique des céramiques CTP et donc,
de soigner particulièrement toutes les surfaces de contact thermiques.
[0024] Outre leur positionnement en appui aussi intime que possible sur les faces latérales
4
a et 4
b du corps 4 par des moyens mécaniques incorporant le circuit d'alimentation électrique
des CTP qui sera détaillé plus loin, il est prévu de récupérer les calories pouvant
s'échapper sur les faces externes des deux plaquettes CTP 8,9. En effet, si on laissait
naturellement rayonner les calories émises par les faces externes des CTP 8,9 et compte
tenu du très mauvais coefficient de conduction thermique de l'air, on contribuerait
à une élévation en température très forte des céramiques 8,9, de sorte que celles-ci
seraient très rapidement limitées en puissance et il deviendrait difficile d'obtenir
une puissance thermique acceptable.
[0025] Dans le cadre de l'invention et suivant sa caractéristique principale, on couple
la face externe des CTP 8,9 avec des ailes latérales 10,11 disposées, comme il sera
dit plus loin, en appui positif sur toute la surface externe de chaque CTP, afin de
pomper les calories de ces mêmes faces externes et les ramener vers le corps de chauffe
4 où elles pourront être thermiquement réinjectées.
[0026] Enfin, l'ensemble corps de chauffe 4, plaquettes 8,9, ailes de pompage 10,11 et circuit
d'alimentation sont glissés dans l'enveloppe 1 du réchauffeur et contrebloqués entre
sa paroi intérieure et chaque aile latérale 10,11 au moyen de deux ressorts 12,13
montés longitudinalement à force, en même temps que les autres pièces.
[0027] Avantageusement, les deux ressorts 12,13 sont constitués de lames de préférence en
acier ressort, ondulées suivant leur tranche, procurant un effet élastique bien réparti
sur toute la longueur des ailes 10,11, grâce aux sommets de l'ondulation qui viennent
alternativement en appui sur les ailes 10,11, puis sur la face interne de l'enveloppe
1 ; il ressort bien qu'un tel calage, outre de centrer l'ensemble monté dans l'enveloppe
cylindrique 1 et le bloquer en position convenable, maintient une pression transversale
relativement importante venant contre-serrer chaque aile latérale 10,11 sur la face
externe des plaquettes 8,9 et contribuer à renforcer l'appui entre la face interne
de chacune des plaquettes 8,9 avec les faces latérales 4
a et 4
b du corps de chauffe 4.
[0028] Il s'agit là d'un montage exceptionnellement avantageux puisqu'il concourt à la fois
à la rigidification mécanique du dispositif et au maintien d'une puissance thermique
optimum, ce qui dans un même espace imposé par les constructeurs conduira à un réchauffage
du mazout optimum dans des conditions thermiques idéales.
[0029] Selon un avantage particulier et inattendu de l'invention, il est fait observer que
le court-circuit thermique inévitablement opéré par les ressorts entre les ailes 10,11
et l'enveloppe 1 créant d'incontestables pertes calorifiques est, en principe, largement
compensé en ce qu'un tel court-circuit contribue en fait à l'abaissement de la température
des plaquettes CTP, c'est-à-dire à une légère augmentation de leur puissance intrinsèque
et il a été calculé que le bilan thermique final est nettement positif.
[0030] Enfin et selon une variante particulière, les cales à ressort ondulé 11,12 peuvent
être remplacées par des cales obtenues à partir d'une lamelle, par exemple en cuivre
laiton ou analogue, repliée sur elle-même longitudinalement, les deux faces étant
rapprochées l'une de l'autre sans contact pour former une demi-lune en coupe transversale
; ces cales peuvent alors être introduites à force, le côté plan venant contre les
ailes 10,11 et la partie demi-circulaire contre l'enveloppe 1.
[0031] Selon une dernière caractéristique de l'invention, il est prévu, à l'extrémité d'au
moins une aile latérale 10, de la prolonger vers le haut afin de créer un appendice
14 susceptible d'être rabattu sur la face supérieure 4
c du corps de chauffe 4 et de capter la température qui vient avantageusement se combiner
à celle de l'aile latérale dont est issu l'appendice 14 ; bien entendu, l'appendice
14 a une largeur n'excédant pas la largeur de la face supérieure 4
c du corps de chauffe 4 et présente au minimum une surface susceptible de recevoir
la face active d'un thermostat 15 dont le contact de fermeture mettant en fonctionnement
le brûleur à mazout est établi dès que la température de l'appendice 14 correspond
à la température de réchauffage idéale pour la pulvérisation du mazout au gicleur.
[0032] Ainsi au départ, le réchauffeur est mis sous tension par les broches 16,17 alimentant
les plaquettes PCT 8,9, le brûleur n'étant pas encore alimenté ; le mazout stationnant
à ce moment dans le réchauffeur juste avant le gicleur, commence donc à s'échauffer
à l'intérieur du conduit 5 du corps de chauffe 4, jusqu'à atteindre une température
correcte de pulvérisation qui sera alors détectée par le thermostat 15, lequel pourra
alors basculer, c'est-à-dire mettre en route le brûleur alimenté par les deux broches
17,18.
[0033] Conformément aux figures 4 et 5, on décrira ci-après plus particulièrement la construction
du corps de chauffe 4 muni de ses ailes latérales de récupération 10,11, ainsi que
le système de connexion et de montage des plaquettes 8,9 autour du même corps de chauffe
4.
[0034] Conformément à la figure 4, le corps de chauffe 4 du réchauffeur, selon la variante
préférée de l'invention, est de forme tubulaire à section carrée dont la largeur et
la longueur des quatre faces 4
a, 4
b, 4
c, 4
d seront aisément déterminées par l'Homme de l'Art, en fonction du type de brûleur
à mazout et le cas échéant, en tenant compte de l'espace disponible autour dudit brûleur.
Le corps de chauffe 4 est, par exemple, obtenu par filage à partir d'un bloc de cuivre,
de laiton ou similaire, traversé selon son axe longitudinal par un conduit 5 avantageusement
circulaire assurant le passage du mazout à réchauffer entre la pompe et le gicleur
(non représenté) du brûleur à mazout. Accessoirement et avantageusement, le conduit
5 est rempli d'éléments de bourrage 6 formés, par exemple, par des petites billes
de bronze maintenues par tout moyen tel que frittage à l'intérieur du conduit 5 pour
augmenter les surfaces d'échanges thermiques entre le mazout et le corps de chauffe
4, sans pour autant trop freiner l'écoulement du mazout à réchauffer, ce qui entraînerait
un phénomène de cokéfaction et conduirait naturellement au dysfonctionnement du gicleur.
[0035] A partir de la face inférieure 4
d du corps 4, sont issues les deux ailes latérales 10,11 destinées au pompage des calories
provenant des faces externes des plaquettes CTP 8,9, comme il l'a été dit plus haut.
[0036] Les ailes 10,11 sont formées à partir de plaques de cuivre, bronze ou laiton dont
la longueur et la largeur sont sensiblement égales à la longueur et à la largeur des
faces du corps de chauffe tubulaire 4 ; l'épaisseur des ailes latérales 10,11 dépend
des plaquettes CTP utilisées et de leur puissance thermique délivrée ; l'Homme de
l'Art sait parfaitement adapter l'épaisseur de ces ailes pour réaliser un pompage
optimal des pertes calorifiques des plaquettes 8,9.
[0037] Chaque aile latérale 10,11 doit venir en contact intime avec la face externe des
plaquettes 8,9 qui elles-mêmes doivent venir au contact intime des faces latérales
4
a et 4
b du corps de chauffe 4 ; ceci implique que les ailes 10,11 soient parallèles aux faces
latérales 4a et 4b dudit corps, après montage des plaquettes 8,9.
[0038] Conformément à l'invention, ce résultat est obtenu en liant thermiquement les deux
ailes 10,11 réunies par une base commune 19 dont la partie centrale et horizontale
vient exactement épouser la face inférieure 4
d du corps de chauffe 4 auquel ladite base 19 elle est solidarisée par brasure ou équivalent.
De part et d'autre de cette base 19, viennent se raccorder les ailes latérales 10,11
qui par un pliage adéquat pourront être rabattues verticalement pour venir en appui
contre les faces externes des plaquettes 8,9 ; ce montage simple permet en théorie
de réaliser le pompage des pertes thermiques comme il a été dit ; toutefois pour s'assurer
du bon positionnement final, c'est-à-dire vertical sur les dessins des ailes 10,11,
il est prévu, selon l'invention, un bourrelet 4
e s'étendant suivant la ligne médiane de la face inférieure 4
d du corps de chauffe 4, obtenu directement par filage, permettant de positionner avec
précision la base 19 qui est munie d'une nervure en creux le long de sa ligne médiane
qu'au montage elle épouse ledit bourrelet 4
e, après avoir intercalé une fine couche de brasure destinée au soudage des deux pièces
; de la même manière, il est prévu de préformer la base de chaque aile ; ce préformage
a pour but de réserver de la matière pour tenir compte de l'épaisseur des plaquettes
CTP 8,9 lorsque l'on rabat, par exemple, par pressage selon la flèche F de la figure
4, l'aile 11 contre la face externe desdites plaquettes CTP 8,9. Selon une première
variante, on préforme la base de chaque aile par un premier pliage vers le bas, à
partir de la ligne de raccordement 20 au corps de chauffe 4, puis par un retournement
complet selon un arc de cercle de diamètre égal à l'épaisseur des plaquettes 8,9,
on rabat la partie verticale et plane 10a,11a des ailes latérales 10,11, pour les
amener verticalement et parallèlement aux faces 4
a,4
b du corps de chauffe 4 (cette première variante n'est pas représentée sur la figure
4).
[0039] Selon une autre variante de l'invention, la partie verticale et plane 10
a,11
a des ailes latérales 10,11 sera simplement raccordée au corps de chauffe 4 grâce à
un préformage de la zone de raccordement consistant en deux pliages successifs à partir
de la ligne de raccordement 20 au corps de chauffe 4 ; la base de chaque aile s'étend
alors suivant une première surface 21 vers l'extérieur et dans le prolongement des
faces latérales de contact 4
a,4
b du corps de chauffe 4 ; suivant un premier pliage réalisé suivant une ligne 22 parallèle
à la ligne de raccordement 20, on rabat vers l'extérieur et vers le haut, suivant
un angle a, les ailes 10,11 ; puis un second pliage suivant une nouvelle ligne 24
parallèle aux deux précédentes 20,22 est exécuté dans le même sens suivant un angle
β permettant de ramener la partie verticale 10
a,11
a de chaque aile en position parallèle aux surfaces latérales 4
a,4
b du corps 4 ; on notera qu'avantageusement, l'angle α de pliage est égal à 45° et
l'angle β égal à environ 135° ; en effet, il est important que le corps de chauffe
4 soit centré sur l'axe de l'enveloppe 1 du réchauffeur, ce qui conduit à choisir
un angle de 45° pour que la partie 23 du préformage de base vienne s'inscrire assez
justement sur la paroi interne de l'enveloppe 1. Dans ces conditions, un calcul simple
montre que la partie verticale du préformage issu du corps 4 à partir de la ligne
de raccordement 20 doit être d'une longueur pratiquement égale à l'épaisseur des plaquettes
CTP 8,9 et de même, la distance entre les deux lignes de pliage parallèles 22,24 doit
être égale à l'épaisseur des plaquettes CTP multipliée par √2 ; il résulte d'ailleurs
que la ligne de pliage 24 doit alors se trouver sensiblement au même niveau que la
ligne de raccordement 20 (voir coupe transversale de l'ensemble monté sur la figure
2).
[0040] Selon une caractéristique particulière de l'invention, il est aussi prévu de prolonger
vers le haut l'une des deux ailes latérales 10,11, au moins sur une partie de sa longueur
pour former un appendice 14 susceptible d'être rabattu sur la face supérieure 4
c du corps de chauffe 4, après montage complet dudit corps et de son système de chauffe
et d'alimentation, comme on l'a dit ; il s'agit de capter au plus juste la température
dudit corps grâce à un thermostat 15 disposé sur la surface supérieure de l'appendice
14, afin de déclencher la mise en route du brûleur dès que la température de réchauffage
du mazout souhaitée est atteinte. Bien entendu, la forme de l'appendice 14 dépend
de la forme de la face d'appui du thermostat 15.
[0041] Conformément à la figure 5, il sera maintenant décrit le montage des CTP 8,9 sur
le corps de chauffe 4 ainsi que leur système d'alimentation.
[0042] Les plaquettes sont montées de part et d'autre du corps grâce à une cale plastique
25 ayant la forme générale d'un étrier dont la longueur est égale à la longueur dudit
corps, sa largeur et sa hauteur étant sensiblement égales aux largeurs des faces latérales
du même corps 4 ; la cale étrier 25 est destinée à venir coiffer par le dessus le
corps de chauffe 4. L'épaisseur de la cale 25 est légèrement inférieure à l'épaisseur
des plaquettes CTP 8,9 de telle manière qu'elles puissent s'y encastrer dans des découpes
latérales 25
a,25
b effectuées exactement au droit des faces latérales d'appui 4
a,4
b du corps de chauffe 4, sans que la cale 25 empêche les ailes 10,11 de venir s'appliquer
aussi intimement que possible sur les faces actives des CTP.
[0043] Le montage et surtout le positionnement correct et définitif des plaquettes CTP 8,9
sont ainsi considérablement facilités par l'étrier 25.
[0044] Selon des variantes particulières de l'invention, il peut être avantageux de remplacer
une des plaquette CTP 8,9 ou les deux d'ailleurs, par une succession, une combinaison,
une juxtaposition ou un empilage de deux ou plusieurs plaquettes dont les dimensions
et les caractéristiques thermiques peuvent varier et même être très sensiblement différentes,
tout en restant dans l'espace dimensionnel de la ou des découpes 25
a et/ou 25
b de la cale 25.
[0045] On peut, par exemple, utiliser sur une découpe 25
a de la cale 25 deux ou plusieurs plaquettes côte à côte ayant des températures différentes
pour obtenir une température finale voulue, tout en ne modifiant rien sur l'autre
découpe 25
b ou, au contraire, en juxtaposant d'autres éléments de caractéristiques différentes
ou non. Ainsi, peut-on plus facilement recourir à des éléments standardisés, moins
coûteux, pour réaliser diverses températures de réchauffage conformes aux exigences
des utilisateurs.
[0046] L'alimentation électrique des plaquettes CTP 8,9 se fait avantageusement, mais pas
nécessairement, par l'intermédiaire d'un circuit souple 26 venant envelopper les ailes
de l'étrier plastique 25 équipé dans ses découpes latérales 25
a,25
b des plaquettes CTP 8,9, de telle façon que des électrodes 27,28 constituées par exemple
de fines lamelles conductrices en cuivre étamé ou en aluminium imprimées dans le circuit
souple 26 viennent exactement au contact des deux faces latérales des plaquettes CTP
8,9, comme illustré sur la figure 5. Le circuit souple 26 (non représenté sur les
dessins) comportant des connections imprimées alimente les électrodes 27,28 mises
en parallèle, et connectées à la source d'alimentation du réchauffeur.
[0047] On comprend bien maintenant les étapes de montage du réchauffeur selon la variante
préférée de l'invention :
- montage des plaquettes CTP à l'intérieur des découpes latérales prévues dans l'étrier
de calage 25 réalisé préférentiellement dans un matériau plastique ;
- mise en place du circuit souple 26 venant envelopper les deux ailes verticales de
l'étrier plastique ; l'ensemble est ensuite monté sur le corps de chauffe 4, les ailes
latérales de l'étrier plastique 25 venant guider les plaquettes CTP et le circuit
souple 26 dans l'espace compris entre les ailes de pompage 10,11 et les faces latérales
4a,4b du corps de chauffe 4. Lorsque l'étrier 25 est au contact de la surface supérieure
4c du corps 4, on rabat les deux ailes latérales planes 10a,11a sur les ailes de l'étrier 25 ; l'appendice 14 est ensuite rabattu contre la face
supérieure 4c du corps de chauffe 4 pour venir contre la partie supérieure de l'étrier 25 ;
- on monte les ressorts ondulés 12,13 contre les faces externes des ailes latérales
10a et 11a qui sont munies à cet effet d'encoches 30 à leurs extrémités verticales permettant
de recevoir les extrémités courbées 29 des ressorts 12,13 et ainsi les maintenir en
place, notamment longitudinalement ;
- on introduit à force l'ensemble ainsi constitué à l'intérieur de l'enveloppe 1 du
réchauffeur : compte tenu de la géométrie des éléments en présence, on comprend qu'il
y ait centrage automatique du corps de chauffe 4 dans l'enveloppe 1 en même temps
;
- enfin, on dispose, grâce à une lumière prévue à cet effet sur l'enveloppe 1 (non représentée
sur les dessins), le thermostat 15 correctement relié au circuit souple 26.
1. Réchauffeur pour brûleur à mazout comprenant à l'intérieur d'une enveloppe cylindrique
(1) :
- un corps de chauffe tubulaire (4) en matériau fortement thermo-conducteur, de section
transversale avantageusement carrée, traversé longitudinalement par au moins un conduit
(5) de section circulaire muni de moyens (2,3,7) pour le couplage étanche, d'un côté
à une arrivée sous pression du mazout à réchauffer et de l'autre au porte-gicleur
du brûleur,
- au moins un élément chauffant en forme de plaquette (8,9) du type à coefficient
positif de température (CTP) venant s'ajuster contre au moins une face plane (4a,4b) du corps de chauffe tubulaire (4), et avantageusement deux faces planes opposées.
- un circuit d'alimentation (26) du ou des CTP,
- un circuit de détection de température (15) commandant la mise en route du brûleur,
caractérisé en ce que au moins une plaquette CTP (8,9) est maintenue en appui sur au moins une face plane
(4
a,4
b) du corps de chauffe (4) par une aile (10,11) avantageusement rectangulaire en matériau
fortement thermo-conducteur, de largeur sensiblement égale à celle du corps (4) et
issue de la zone d'intersection entre ladite face plane du corps (4
a,4
b) et la face immédiatement adjacente (4
d), ladite aile (10,11) s'étendant sur pratiquement toute la longueur du corps de chauffe
(4) et présentant une épaisseur adéquate pour pouvoir être convenablement rabattue
en coopération externe avec des zones de pliages adéquates (20 à 24), contre la face
externe opposée de ladite plaquette CTP (8,9) et récupérer ainsi les calories diffusant
à l'extérieur de celle-ci .
2. Réchauffeur selon la revendication précédente caractérisé en ce que les zones de pliage de chaque aile (10,11) consistent en un double préformage de
leur base à partir de leur ligne de raccordement (20) avec le corps de chauffe (4),
tel que lors du montage par pression latérale (F) sur une aile (10,11), celle-ci,
articulée d'abord autour de sa ligne de raccordement (20) puis autour d'une deuxième
ligne parallèle à ladite ligne de raccordement pour échapper l'épaisseur de la plaquette
CTP (8,9), vienne en position parallèle à la face de contact (4a,4b) du corps de chauffe (4) tout en restant en appui positif sur toute la surface externe
de ladite plaquette CTP.
3. Réchauffeur selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'une réserve est prévue à la base de chaque aile (10,11) qui s'étend à partir de sa
ligne de raccordement (20), d'abord vers l'extérieur et sensiblement dans le plan
de la face de contact (4a,4b) du corps de chauffe (4) avec les plaquettes (8,9), puis effectue un retournement
complet suivant sensiblement un demi cercle de diamètre normalement égal à l'épaisseur
de la plaquette CTP (8,9) pour amener par pression latérale (F) la face de contact
de l'aile (10,11) contre ladite plaquette pour la maintenir ainsi contre le corps
de chauffe (4) de telle façon que l'aile reste bien parallèle à la face de contact
(4a,4b) du corps et soit de surcroît en appui positif sur toute la surface externe de la
même plaquette CTP (8,9).
4. Réchauffeur selon la revendication 3
caractérisé en ce que la réserve est obtenue par pliages successifs (22,24) de l'aile (10,11) depuis sa
ligne de raccordement (20), pour former :
- une première surface (21) dans le prolongement et à l'extérieur de la face de contact
(4a,4b) des plaquettes CTP (8,9) sur le corps,
- une deuxième surface (23) raccordée à la première (21) par une ligne de pliage (22)
parallèle à la ligne de raccordement (20) et formant avec celle-ci un angle a de 45°
environ vers l'extérieur,
- une troisième surface (11a) raccordée à la deuxième (23) par une ligne de pliage
(24) parallèle à la précédente et formant avec la deuxième surface (23) un angle β
de 135° environ de manière à la ramener vers le corps (4) en position sensiblement
parallèle à la face de contact (4a,4b), la largeur de chaque surface correspondant successivement à la largeur des plaquettes
CTP (8,9) pour la troisième (11a), à l'épaisseur de la plaquette multipliée par √2 environ pour la deuxième (23) et
à environ l'épaisseur de la plaquette pour la première surface (21).
5. Réchauffeur selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que les ailes latérales (10,11) sont réunies par une base commune (19) venant épouser
intimement la face inférieure (4d) du corps de chauffe (4) auquel elle est raccordée par brasure ou équivalent.
6. Réchauffeur selon la revendication précédente caractérisé en ce que un bourrelet (4e), s'étendant suivant la ligne médiane de la face inférieure (4d) du corps (4) vient coopérer avec une nervure en creux, lui correspondant, sur la
base (19) reliant les deux ailes latérales (10,11), une couche de brasure étant avantageusement
intercalée entre la face (4d) et la base (19) pour le soudage des pièces.
7. Réchauffeur selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que l'alimentation électrique des plaquettes CTP (8,9) est obtenue en intercalant une
première électrode (27) entre ladite plaquette (8,9) et la face de contact (4a,4b) sur le corps (4), la seconde électrode (27) étant intercalée entre l'aile (10,11)
et la face opposée de la plaquette (8,9).
8. Réchauffeur selon la revendication 7 caractérisé en ce que les électrodes (27,28) sont constituées par de fines lamelles conductrices par exemple
en cuivre étamé ou en aluminium, venant couvrir approximativement la totalité des
faces actives opposées des plaquettes CTP (8,9).
9. Réchauffeur selon la revendication 7 caractérisé en ce que les liaisons électriques mettant les plaquettes CTP sous tension s'effectuent par
un circuit souple (26).
10. Réchauffeur selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que les plaquettes CTP (8,9) sont encastrées suivant leur épaisseur à l'intérieur de
découpes (25a,25b) d'une cale plastique (25) les maintenant d'une part à distance d'isolement et d'autre
part en position adéquate par rapport aux électrodes 27,28 entre les ailes (10,11)
et le corps de chauffe (4), la cale (25) prenant avantageusement la forme d'un étrier
lorsqu'on dispose des plaquettes CTP (8,9) sur deux faces planes opposées (4a,4b) du corps de chauffe (4).
11. Réchauffeur selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'une aile (10,11) du corps de chauffe (4) est prolongée en hauteur et sur au moins
une partie de sa longueur pour former un appendice (14) susceptible de recevoir un
capteur thermostatique (15), l'appendice (14) étant rabattu contre la face (4c) supérieure du corps de chauffe (4), après montage des plaquettes CTP (8,9) sur la
ou les faces latérales (4a,4b) du corps (4).
12. Réchauffeur selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que le ou les conduits internes (5) du corps de chauffe (4) sont munis d'éléments de
bourrage (16) tels que billes ou analogues pour augmenter la surface d'échange thermique
sans obstruer le ou les conduits (5).
13. Réchauffeur selon l'une quelconque des revendications précédentes muni d'éléments
chauffants (8,9) sur deux faces planes opposées (4a,4b) du corps de chauffe (4) caractérisé en ce que l'on dispose longitudinalement une cale (12,13) entre la face intérieure de l'enveloppe
(1) et la face latérale externe des ailes (10,11) en position rabattues sur les plaquettes
CTP (8,9) en contact avec le corps de chauffe (4) dans le but de contrebloquer l'ensemble
dans l'enveloppe (1) et de créer un court-circuit thermique entre celle-ci et les
ailes (10,11).
14. Réchauffeur selon la revendication précédente caractérisé en ce que les cales (12,13) sont des lames, de préférence en acier ressort, longitudinales
et ondulées suivant leur tranche pour procurer un effet ressort bien réparti sur toute
la longueur des ailes (10,11) pour garantir un contact positif et permanent avec les
plaquettes CTP (8,9).
15. Réchauffeur selon la revendication 13 caractérisé en ce que les cales (12,13) longitudinales sont réalisées à partir d'une lamelle repliée longitudinalement
sur elle-même, les deux faces étant rapprochées l'une de l'autre sans contact, de
section transversale en forme générale de demi-lune de longueur normalement égale
à la longueur des ailes (10,11), l'effet ressort résultant de la compression entre
la partie demi-circulaire sur la paroi interne de l'enveloppe (1) et la face plane
en appui sur les ailes (10,11) garantissant un contact positif et permanent avec les
CTP.
16. Réchauffeur selon la revendication précédente caractérisé en ce que les cales (12,13) sont réalisées en cuivre, laiton ou analogue.
17. Réchauffeur selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que chaque CTP (8,9) peut résulter d'une combinaison, d'une juxtaposition ou d'un empilage
de deux plaquettes élémentaires ou plus dont l'encombrement total est identique à
celui des CTP (8,9), mais dont les caractéristiques thermiques peuvent être différentes
d'une plaquette élémentaire à l'autre.