[0001] La présente invention a pour objet des cercleuses de bobines de bandes de matériau,
celui-ci pouvant être de tout type tel qu'en métal (acier, aluminium...), papier,
carton, matière plastique ou autre produit flexible ou semi-flexible pouvant exister
en plaques ou en bandes.
[0002] Le secteur technique de l'invention est le domaine de l'enroulage de telles bandes
de matériau et leur emballage ou cerclage par un feuillard les maintenant périphériquement
enroulées.
[0003] L'application principale de l'invention est le cerclage de bobines métalliques en
sortie de machines de refendage, après découpe par celles-ci d'une bande métallique
ayant initialement la largeur de ladite bobine en plusieurs bandes de largeur plus
étroite, et qui doivent donc être maintenues chacune indépendamment les unes des autres
pour être stockées et transportées facilement.
[0004] A ce jour, un tel cerclage est effectué essentiellement manuellement ou automatiquement
par le passage d'un feuillard sous des doigts comportant des échancrures pour cela
et maintenant en appui les extrémités de chaque bande : si cela est effectué manuellement,
il faut la présence de deux personnes en permanence sur chaque machine, ce qui n'est
pas très productif en plus de la perte de temps et peut être dangereux, alors que
l'ensemble des autres opérations de laminage, de refendage et d'enroulement de telles
bandes est réalisé d'une manière entièrement automatique pour la plupart.
[0005] On connaît du reste certaines demandes de brevets déposées dans ce domaine, telles
que le certificat d'utilité N°FR 2.654.956 d'origine allemande de la Société ACHENBACH
BUSCHUTTEN GmbH sur une « Enrouleuse à bandes » ou encore le brevet N° FR 2.570.004
déposé également sous priorité allemande par la Société PAGUAG GmbH et décrivant une
installation de bobinage pour l'enroulement de bandes métalliques comportant un «
mandrin de bobinage ».
[0006] En ce qui concerne « le cerclage » de telles bobines, il existe également diverses
demandes de brevets, mais avec un emballage de type papier ou bande adhésive, ou avec
des ligatures passant par l'intérieur de la bobine, nécessitant alors que celle-ci
n'ait pas de mandrin support fermé et ne permettant pas de cercler chaque bande indépendamment
quand la bobine est constituée de plusieurs bandes disposées côte à côte, ce qui limite
les types d'applications : on peut citer par exemple pour les dispositifs de maintien
de queues de bandes sur machines à enroulement avec ruban adhésif, le certificat d'utilité
N° FR 2.530.596 et le brevet N° FR 2.480.725 de Monsieur LESAGE Gaston, pour les procédés
et appareils d'emballage avec du papier le brevet N° FR 2.528.007 d'origine japonaise
de KATAOKA HIROSHI et pour les procédés d'emballage utilisant le centre d'une bobine
ouverte, la demande de brevet N° EP 517 149 de la Société LAMIFLEX VERPACKUNGSTECHNIK
GmbH.
[0007] Aucun de ces systèmes ne permet, surtout donc pour les bandes métalliques enroulées
côte à côte sur un même mandrin fermé, de pouvoir les maintenir avec sécurité pendant
le transport car il est bien évident que d'une part, un dispositif avec du papier
est assez fragile et d'autre part, un tel emballage ou une ligature par l'intérieur
des bandes n'est pas possible quand celles-ci sont côte à côte et que l'on veut les
maintenir indépendamment les unes des autres. C'est du reste pour cela qu'à ce jour,
on réalise un cerclage extérieur de chaque bande par feuillard disposé à leur périphérie
et glissé dans les échancrures de doigts de maintien, mais cela ne permet pas, même
avec des machines qui se veulent automatiques, mais qui ne sont en fait que semi-automatiques,
de réaliser le cerclage dans les meilleures conditions.
[0008] En effet, quand plusieurs bandes sont disposées côte à côte et sont de largeur variable,
alors que les doigts de maintien ne peuvent être disposés qu'à des positions constantes
standard, lesdits feuillards étant glissés dans les échancrures des doigts, ne peuvent
pas être exactement dans le plan médian de chaque bande : l'opérateur ou une machine
automatique disposant de bras télescopiques pour cela doit en effet passer le feuillard
dans l'échancrure ou la gorge placée au milieu de chaque doigt, en choisissant celui
le mieux placé proche du plan médian mais qui n'est donc pas forcément suivant celui-ci
et même parfois il peut être impossible de glisser le feuillard dans le cas de bandes
de faible largeur, à peine supérieure à celle d'un doigt par exemple.
[0009] Ainsi, même les cercleuses dites automatiques à ce jour et qui ne sont donc que semi-automatiques,
nécessitent un contrôle et une présence permanents d'un opérateur pour les guider
au mieux dans le plan du doigt le mieux placé puisqu'il n'existe aucun système de
détection permettant d'optimiser le choix de celui-ci en fonction de la largeur de
la bande.
[0010] Le problème posé est donc de pouvoir cercler de telles bandes de matériau par un
feuillard placé le mieux possible dans le plan médian de chaque bande et cela même
si plusieurs bandes sont disposées côte-à-côte suivant un même axe, et de préférence
sans intervention humaine, sauf bien sûr à titre de contrôle, à grande cadence, d'une
manière qui peut être alors réellement automatique et sans avoir à modifier les lignes
de production existantes.
[0011] Une solution au problème posé est un procédé de cerclage de bobines de bandes de
matériau, maintenues préalablement enroulées par au moins un doigt en appui contre
leur extrémité et comportant une structure support comprenant au moins un montant
supportant au moins l'extrémité d'un bras télescopique, dont l'autre extrémité est
apte à venir au niveau dudit doigt et tel que :
- on place une desdites bandes de la bobine sous ledit bras télescopique disposé perpendiculairement
à l'axe XX' de la bobine et dans le plan médian de ladite bande à cercler,
- on amène l'extrémité du bras tangentiellement à la périphérie de ladite bande et on
la glisse sous ledit doigt qui est ainsi relevé, ladite extrémité prenant la relève
de ce dernier pour maintenir la bande enroulée, et comportant une échancrure dans
laquelle on glisse directement un feuillard de cerclage suivant le plan médian de
ladite bande.
[0012] Pour assurer le cerclage par feuillard dans le plan médian de chaque bande quand
plusieurs d'entre elles sont disposées côte à côte suivant le même axe support XX',
dans un mode de réalisation préférentiel suivant la présente invention, on repère
préalablement et de préférence par lecture optique de type à faisceau laser, les bords
de chaque bande dont on déduit la largeur que l'on compare à l'état et au nombre des
découpes desdites bandes précédemment effectuées et enregistrées, sur ladite même
bobine ; en cas d'erreur constatée alors par rapport à la lecture optique, ce qui
peut se produire par exemple quand deux bandes sont trop accolées et n'ont pas permis
d'en distinguer leurs bords, on corrige la position repérée de chaque bande pour déterminer
les coordonnées exactes de leur plan médian, perpendiculairement à leur axe XX' :
en effet, la lecture optique permet de repérer les espaces de séparation au-delà de
0,5 millimètres entre les bandes qui, d'une part peuvent s'être décalées l'une de
l'autre légèrement pendant leur déplacement et leur transport et d'autre part sont
souvent de dimensions différentes, telles que de 20 à 500 millimètres de large sur
la même bobine ; on déplace alors la structure support de telle sorte que son plan
médian de cerclage par un feuillard soit situé suivant le plan médian d'une desdites
bandes et on effectue l'opération de cerclage suivant l'une des descriptions ci-dessus
ou ci-après pour chaque bande l'une après l'autre.
[0013] Si l'on dispose d'une cercleuse ayant un seul montant vertical avec un seul bras
télescopique, celle-ci peut servir d'assistance à l'opération de cerclage effectuée
alors manuellement comme cela peut se faire à ce jour, même si cela n'est pas très
productif mais suivant la présente invention, on est sûr que le feuillard est disposé
exactement dans le plan médian de chaque bande, avec une meilleure sécurité, dans
de meilleures conditions et avec un résultat optimum.
[0014] Cependant, dans un mode préférentiel de réalisation, si on souhaite assurer le cerclage
d'une manière entièrement automatique, une solution au problème posée est alors telle
que :
- on place une desdites bandes au centre d'une structure ouverte en forme de « U » dont
l'ouverture axiale intérieure suivant la direction perpendiculaire au plan défini
par sa forme en « U », est apte à recevoir lesdites bobines suivant un axe XX' de
même direction que celui de ladite ouverture ;
- on ferme la partie supérieure du « U » par deux bras télescopiques solidaires à une
de leurs extrémités des montants latéraux de la structure support en forme de «U»
et que l'on amène préalablement dans un plan tangent à ladite bobine,
- on glisse l'autre extrémité de l'un desdits bras sous ledit doigt, laquelle extrémité
prenant la relève de ce dernier pour maintenir la bande enroulée, les deux extrémités
desdits bras venant en même temps en contact pour assurer la continuité de la fermeture
de la forme en « U » avec le reste de la structure support,
- on déroule depuis une tête de cerclage, placée sur ladite structure support, un feuillard
que l'on guide à travers des clapets fermés et situés dans le même plan médian et
sur toute la périphérie intérieure de l'ouverture de la structure support et sous
lesdits bras télescopiques, ledit feuillard parcourant toute ladite périphérie intérieure
dans ledit plan médian qui est aussi celui de ladite ouverture axiale,
- on récupère dans ladite tête de cerclage l'extrémité dudit feuillard, après qu'il
ait fait le tour complet de ladite ouverture de la structure support, on ouvre l'ensemble
desdits clapets qui libèrent simultanément de préférence l'ensemble du feuillard et
on reprend une partie de la longueur du feuillard déroulé jusqu'à ce que celui-ci
soit en contact sur toute la périphérie médiane extérieure de la bande en rapprochant
la tête de cerclage contre celle-ci.
[0015] Le résultat est un nouveau procédé de cerclage et de nouvelles cercleuses qui peuvent
être entièrement automatisées et telles qu'un exemple de réalisation est décrit ci-après.
Ces procédés et machines répondent en effet au problème posé et garantissent une opération
de cerclage dans des meilleures conditions que celles effectuées à ce jour, telles
que manuellement ou semi-automatiquement.
[0016] En effet, outre la rapidité d'exécution que permet toute machine automatique adaptée,
la particularité de mobilité des bras télescopiques combinée avec un repérage préalable
de type optique, permet de s'adapter à tout diamètre de bobine et de positionner le
dispositif de cerclage exactement à l'endroit voulu, soit dans le plan médian de chaque
bande successivement.
[0017] Dans la présente invention, l'un des bras télescopiques de guidage du feuillard se
glisse alors sous le ou les doigts, sans tenir compte de la position de ceux-ci et
se substitue à eux pour maintenir celle-ci enroulée jusqu'à ce que le feuillard soit
mis en place.
[0018] On pourrait citer d'autres avantages de la présente invention, mais ceux cités ci-dessus
en montrent déjà suffisamment pour en prouver la nouveauté et l'intérêt.
[0019] La description et les figures ci-après représentent un exemple de réalisation de
l'invention, mais n'ont aucun caractère limitatif : d'autres réalisations sont possibles,
dans le cadre de la portée et de l'étendue de cette invention, en particulier en l'utilisant
dans d'autres domaines que les bandes métalliques et en utilisant d'autres dispositifs
particuliers de réalisation, mais qui auraient les mêmes fonctions. L'exemple de réalisation
suivant les figures ci-après, décrit une cercleuse entièrement automatisée et comprenant
ainsi l'ensemble des spécificités de la présente invention, même si le dispositif
de repérage optique n'y est pas représenté.
[0020] La figure 1 est ainsi une vue d'une cercleuse automatique suivant l'invention représentée
face à son plan d'ouverture axiale.
[0021] La figure 2 est une vue latérale de la cercleuse de la figure 1.
[0022] La figure 3 est une vue partielle de certains éléments de la partie inférieure de
la cercleuse suivant la figure 1.
[0023] La figure 4 est une vue plus détaillée partielle de la partie supérieure de la cercleuse
suivant la figure 1.
[0024] La figure 5 est une vue du bras d'appui de la cercleuse suivant la figure 1 dans
le plan V/V' de la figure 3.
[0025] La figure 6 est une vue en coupe de l'extrémité des bras télescopiques 8 suivant
VI/VI' de la figure 4.
[0026] La figure 7 est une vue en coupe suivant VII/VII' de la figure 4 d'un bras télescopique
8.
[0027] D'une manière connue, les bobines 1 de bandes de matériau qui peuvent être d'aluminium,
papier, acier, plastique, etc... mais qui ici sont considérées comme métalliques et
refendues en bandes disposées côte à côte, et de faible largeur, sont tenues sur un
même mandrin 28 de diamètre d monté en porte-à-faux à une de ses extrémités et porté
par toute structure support non représentée ici : lesdites bandes de matériau sont
maintenues enroulées sur ledit mandrin suivant un diamètre D extérieur donné qui est
fonction du nombre d'enroulements de spires des bandes par au moins un doigt 12 en
appui sur chaque extrémité desdites bandes ; l'ensemble desdits doigts 12 est monté
sur tout dispositif élastique ou télescopique permettant d'assurer une pression suffisante,
est monté sur une même structure support 27 indépendante de la présente cercleuse
suivant l'invention, et qui est en général solidaire de celle portant ledit mandrin
28.
[0028] La cercleuse automatique comporte une structure support 2 en forme de « U » présentant
une ouverture intérieure axiale 25 suivant la direction perpendiculaire au plan défini
par la forme en « U » qui est représentée ici dans le plan des figures 1 et 4, et
apte à recevoir lesdites bobines 1 pour un diamètre maximum extérieur D donné : celles-ci
étant introduites dans l'ouverture 25 par l'extrémité libre du mandrin 28 qui est
en porte-à-faux et libre dans l'espace tout autour de la bobine.
[0029] Dans le cas d'une cercleuse qui ne serait pas automatique, la structure support 2
ne pourrait comprendre, comme évoqué précédemment, qu'un seul montant 7 placé d'un
côté de la bobine 1 et supportant au moins l'extrémité d'un bras télescopique 8 dont
l'autre extrémité 21 est disposée au niveau dudit doigt 12 : pour cela, le au moins
dit bras télescopique 8 est monté perpendiculairement et coulissant le long du montant
7 de la structure support 2 et placé quasiment verticalement. L'extrémité 21 du bras
8 télescopique comporte un galet qui vient en contact tangentiellement contre la périphérie
d'une des bandes de la bobine 1, et qui est apte à rouler ou à glisser sur ladite
bande, puis à se glisser sous ledit doigt 12 et à prendre la relève de ce dernier
pour maintenir la bande enroulée : l'opérateur se place alors de l'autre côté de la
bobine par rapport au montant de la structure support 2 et déroule et enfile le feuillard
13 dans l'échancrure du galet d'extrémité 21 du bras 8, exactement dans le plan médian
de la bande à cercler.
[0030] Pour cela, une telle cercleuse simplifiée comporte également un dispositif de repérage
optique dont le faisceau est dirigé vers le centre de la bobine 1 et permet de positionner
l'extrémité 21 dudit bras télescopique dans le plan médian de ladite bande enroulée,
comme décrit ci-après dans le cas de la cercleuse automatique représentée dans les
figures ci-jointes.
[0031] La structure support 2 peut être constituée d'une charpente métallique en poutrelles
soudées et/ou boulonnées, qui est de préférence montée mobile sur des galets de roulement
6 le long de rails 16 ancrés dans le sol, tel que dans une échancrure réalisée dans
celui-ci comme représentée sur la figure 1, et suivant une direction perpendiculaire
au plan de la figure, soit en fait parallèle à l'axe de l'ouverture 25 qui correspond
également à la direction d'axe XX' des bobines 1 à cercler et qui peut être confondue
avec celui-ci. Une telle mobilité de la cercleuse entre deux positions définies par
exemple par deux butées 15
1 et 15
2 limitant son mouvement suivant la figure 2, du fait du faisceau de câbles 14 assurant
son alimentation, son contrôle et ses commandes, permet de déposer des feuillards
de cerclages sur toute la largeur d'une bobine 1 qui aurait une dimension inférieure
bien sûr à la distance autorisée par lesdites butées 15
1 et 15
2 et sans avoir à déplacer celle-ci ; dans d'autres modes de réalisation, il est bien
évident qu'on pourrait avoir une cercleuse fixe et qu'on déplacerait alors les bobines
1 et leur mandrin support 28 sur tout chariot approprié.
[0032] Dans le cas d'une cercleuse automatique, à la partie supérieure de l'ouverture 25
en forme de « U », ladite cercleuse suivant l'invention comporte au moins deux bras
télescopiques 8 solidaires à une de leurs extrémités des montants latéraux 7 de la
structure en forme de « U » et dont les autres extrémités 21, 22 viennent en contact
pour assurer la continuité de la fermeture de la forme en « U » avec le reste de la
structure support 2.
[0033] Lesdits bras télescopiques 8 sont montés perpendiculaires et coulissants à une de
leurs extrémités le long de montants 7 latéraux et parallèles de la structure support
2 en forme de « U », afin d'être positionnés dans un plan tangent au diamètre extérieur
D de chaque bande de la bobine 1 et s'adapter ainsi à des diamètres différents : pour
cela, les extrémités de cesdits bras 8 sont montées sur des supports 20, entraînés
par tout moyen de translation 9 le long desdits montants verticaux 7, de type à entraînement
à chaîne ou à crémaillère, pour assurer un grand déplacement assez rapidement, afin
dans un sens de dégager lesdits bras et dans l'autre sens les adapter dans une première
approche grossière au bon diamètre D de la bobine 1 ; les faisceaux de câbles 10 d'alimentation,
de commande et de contrôle desdits bras télescopiques 8 forment une boucle déformable
comme ceux 14 du chariot porteur de la cercleuse, afin de suivre ledit mouvement de
translation des bras par rapport à la structure support 2.
[0034] Une fois les bras télescopiques 8 positionnés grossièrement dans le plan tangent
au bon diamètre D, d'autres moyens d'ajustement en translation 19, et entraînés avec
les bras lors des grands déplacements 9 en translation, tels que des vérins permettent
d'assurer une force d'appui donnée et un réglage très précis de l'extrémité desdits
bras 8 contre les bandes 1, sans être influencés par toute la mécanique de translation
et d'entraînement en translation 9.
[0035] Préalablement, la structure support 2 est positionnée dans le plan médian voulu de
la bande considérée, grâce à tout dispositif de repérage optique dont le faisceau
de type laser est dirigé vers le centre de l'ouverture 25 de cette structure, suivant
le procédé décrit précédemment ; une fois alors les bras télescopiques positionnés
à la bonne dimension suivant le diamètre D de la bobine 1 qui peut être également
mesurée exactement pour cela par le même dispositif optique, ceux-ci peuvent s'avancer
l'un vers l'autre : ils comportent chacun à leur extrémité 21, 22 un galet apte à
rouler sur ladite bande 1 à cercler, et disposant d'une gorge 29 périphérique circulaire
en forme de réa dont la forme est apte à laisser passer et à guider ledit feuillard
13 tel que représenté sur la figure 6.
[0036] L'un des bras télescopiques 8
1 comporte de plus à son extrémité 21 une aiguille de forme biseautée orientée vers
le haut, permettant de relever en se glissant dessous le doigt 12 maintenant en appui
l'extrémité de la bande 1 à cercler, ladite aiguille télescopique assurant ensuite
la continuité avec l'extrémité 22 de l'autre bras télescopique 8
2.
[0037] La cercleuse automatique suivant l'invention comporte également un ensemble de clapets
guides 17, 18 ouvrants, situés dans le même plan médian et sur toute la périphérie
intérieure de l'ouverture 25 de la forme en « U » de la structure 2, et sous les bras
télescopiques 8 ; lesdits clapets 17, 18 délimitent en position fermée un espace apte
à recevoir et à guider le feuillard 13 tel que représenté sur la figure 7 et délivré
à partir de la tête de cerclage 3, et parcourant ladite périphérie intérieure dans
le même plan médian de l'ouverture 25.
[0038] Ladite tête de cerclage 3 est solidaire et située de préférence sur un côté de la
base de la structure support 2 en « U », laquelle est inclinée alors vers le côté
opposé à cette tête de cerclage, donnant alors au fond du « U » une forme en « V ».
[0039] Ladite tête de cerclage est de tout type connu et est associée à un dévidoir 4 dudit
feuillard 13, ainsi qu'à un tendeur 5 pour d'une part assurer une tension donnée dans
le feuillard lors du cerclage et d'autre part préalablement reprendre rapidement la
surlongueur de celui-ci lors de l'opération de mise en place du feuillard ; l'ensemble
de ces équipements associé à la tête de cerclage est monté sur la structure support
2 latéralement à la forme en « U » et se déplaçant avec elle, ladite tête de cerclage
3 devant être positionnée dans le plan défini de cerclage qui doit être celui médian
de chaque bande et coïncidant avec celui des clapets 17, 18 : de plus, la tête de
cerclage 3 est montée coulissante suivant un axe dirigé vers le centre de l'ouverture
intérieure 25 de la structure support 2, pour venir en contact avec le diamètre extérieur
D de la bobine 1 à cercler, quand le feuillard 13 est relâché par les clapets 17,
18, repris par le tendeur 5 pour venir s'appuyer sur la spire extérieure de la bande
de la bobine 1, ; ladite tête de cerclage 3 ayant récupéré l'extrémité 26 libre du
feuillard, peut alors la fixer et la solidariser de toute manière connue, et donc
non décrite ici, sur l'autre extrémité du feuillard qu'elle aura coupée.
[0040] Pour assurer le maintien du feuillard 13 dans le plan médian de cerclage, surtout
pour les bobines 1 de petit diamètre et lorsqu'il est relâché par les clapets guides
17, 18 puisqu'il n'est alors plus que maintenu par les extrémités 21, 22 des bras
télescopiques 8 et par ladite tête de cerclage 3, la cercleuse automatique suivant
l'invention comporte également, pour assurer un troisième point de guidage, un bras
articulé 11 ayant une extrémité solidaire de la base de la structure 2, et l'autre
extrémité mobile vers l'intérieur de l'ouverture 25 de la structure support « U »
: ce bras 11 forme alors avec les deux autres points d'appui (21, 22) et 3, une triangulation
de guidage répartie au mieux suivant trois secteurs à peu près identiques autour de
la bobine 1.
[0041] L'inclinaison et le maintien dudit bras 11 dans une position donnée en appui contre
la périphérie extérieure de la bobine 1, peuvent être assurés par un vérin 24 ; ledit
bras articulé 11 porte à son extrémité libre deux volets 23 inclinés de guidage, laissant
entre eux un espace de passage au moins égal à la largeur du feuillard 13, qui viendra
donc s'y loger et y être maintenu à la bonne position contre la bande à cercler quand
il aura été relâché des clapets 17.
1. Cercleuse de bobines (1) de bandes de matériau, maintenues préalablement enroulées
par au moins un doigt (12) en appui contre leur extrémité, et comportant une structure
support (2) comprenant au moins un montant (7) supportant au moins l'extrémité d'un
bras télescopique (8) dont l'autre extrémité (21) est disposée au niveau dudit doigt
(12), caractérisée en ce que ladite extrémité (21) comporte un galet venant en contact
tangentiellement contre la périphérie d'une des bandes de la bobine (1), et qui est
apte à rouler ou à glisser sur celle-ci, à se glisser sous ledit doigt (12) et à prendre
la relève de ce dernier pour maintenir la bande enroulée.
2. Cercleuse de bobines (1) suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte
un dispositif de repérage optique dont le faisceau est dirigé vers le centre de la
bobine (1) et qui permet de positionner l'extrémité (21) dudit bras télescopique (8)
dans le plan médian de ladite bande enroulée.
3. Cercleuse suivant l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que
le au moins dit bras télescopique (8) est monté perpendiculairement et coulissant
le long du montant (7) de la structure support (2) placé quasiment verticalement.
4. Cercleuse suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que
la structure support (2) est montée mobile, au moins suivant un axe de direction parallèle
à celui de la bobine (1).
5. Cercleuse suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, et telle que ladite structure
support (2) est en forme de « U » présentant une ouverture intérieure axiale suivant
la direction perpendiculaire au plan défini par la forme en « U » et apte à recevoir
lesdites bobines (1) et comporte au moins deux bras télescopiques (8) solidaires à
une de leurs extrémités de ces deux montants latéraux (7) et un ensemble de clapets
guides (17, 18) ouvrants situés dans le plan médian et sur toute la périphérie intérieure
de l'ouverture (25) du « U » et sous les bras télescopiques (8), lesdits clapets (17,
18) délimitant chacun en position fermée un espace apte à recevoir un feuillard (13)
délivré à partir d'une tête de cerclage (3) et parcourant ladite périphérie intérieure
dans le même plan médian de l'ouverture (25), caractérisée en ce que les autres extrémités
(21, 22) desdits bras télescopiques (8) viennent en contact pour assurer la continuité
de la fermeture de la forme en « U » avec le reste de la structure support (2).
6. Cercleuse suivant la revendication 5, caractérisée en ce que la tête de cerclage (3)
est solidaire et située sur un côté de la base de la structure support (2) en forme
de « U », laquelle est inclinée vers le côté opposé à la tête de cerclage (3), le
fond du « U » ayant alors une forme en « V ».
7. Cercleuse suivant l'une quelconque des revendications 5 ou 6, caractérisée en ce que
la tête de cerclage (3) est montée coulissante suivant un axe dirigé vers le centre
de l'ouverture axiale intérieure (25) de la structure support (2).
8. Cercleuse suivant l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisée en ce qu'elle
comporte un bras articulé (11) suivant une extrémité solidaire de la base de la structure
(2) support, l'autre extrémité étant mobile vers l'intérieur de l'ouverture (25) du
« U » et portant deux volets (23) inclinés de guidage laissant un espace de passage
au moins égal à la largeur du feuillard (13).
9. Procédé de cerclage de bobines (1) de bandes de matériau maintenues préalablement
enroulées par au moins un doigt (12) en appui contre leur extrémité et utilisant une
structure support (2) comprenant au moins un montant (7) supportant au moins l'extrémité
d'un bras télescopique (8) dont l'autre extrémité (21) est apte à venir au niveau
dudit doigt (12), caractérisé en ce que :
- on place une desdites bandes de la bobine (1) sous ledit bras télescopique (8) disposé
perpendiculairement à l'axe XX' de la bobine (1) et dans le plan médian de ladite
bande à cercler,
- on amène l'extrémité (21) du bras tangentiellement à la périphérie de ladite bande
et on la glisse sous ledit doigt (12) qui est ainsi relevé, ladite extrémité (21)
prenant la relève de ce dernier pour maintenir la bande enroulée, et comportant une
échancrure dans laquelle on glisse directement un feuillard de cerclage (13) suivant
le plan médian de ladite bande.
10. Procédé de cerclage suivant la revendication 9, pour des bobines comportant plusieurs
bandes côte à côte et enroulées suivant le même axe support XX', caractérisé en ce
que :
- on repère préalablement par lecture optique les bords de chaque bande dont on déduit
la largeur que l'on compare à l'état et au nombre des découpes de bandes précédemment
effectuées et enregistrées sur ladite même bobine (1),
- en cas d'erreur lors de la lecture optique, on corrige la position repérée de chaque
bande pour déterminer les coordonnées exactes de leur plan médian perpendiculairement
à leur dit axe XX',
- on déplace la structure support (2), de telle sorte que son plan médian de cerclage
soit situé suivant l'un des plans médians desdites bandes.
11. Procédé de cerclage de bobines (1) de bandes de matériau suivant l'une quelconque
des revendications 9 ou 10, et tel qu'on place une desdites bandes au centre d'une
structure (2) ouverte en forme de « U » dont l'ouverture axiale intérieure (25) suivant
la direction perpendiculaire au plan défini par sa forme en « U », est apte à recevoir
lesdites bobines (1) suivant un axe XX' de même direction que celui de ladite ouverture
(25), on ferme la partie supérieure du « U » par deux bras télescopiques (8) solidaires
à une de leurs extrémités des montants latéraux (7) de la structure support en forme
de « U » et que l'on amène préalablement dans un plan tangent à ladite bobine (1),
caractérisé en ce que :
- on glisse l'autre extrémité de l'un desdits bras (81) sous ledit doigt (12), laquelle extrémité (21) prenant la relève de ce dernier pour
maintenir la bande enroulée, les deux extrémités (21, 22) desdits bras venant en même
temps en contact pour assurer la continuité de la fermeture de la forme en « U » avec
le reste de la structure support (2),
- on déroule depuis une tête de cerclage (3) placée sur ladite structure support (2)
un feuillard (13) que l'on guide à travers des clapets (17, 18) fermés et situés dans
le même plan médian et sur toute la périphérie intérieure de l'ouverture (25) de la
structure support (2) et sous lesdits bras télescopiques (8), ledit feuillard (13)
parcourant toute ladite périphérie intérieure dans ledit plan médian,
- on récupère dans ladite tête de cerclage (3) l'extrémité (26) dudit feuillard (13),
après qu'il ait fait le tour complet de ladite ouverture (25) de la structure support
(2), on ouvre l'ensemble desdits clapets (17, 18) qui libère le feuillard (13) et
on reprend une partie de la longueur du feuillard déroulé jusqu'à ce que celui-ci
soit en contact sur toute la périphérie médiane extérieure de la bande (1) en rapprochant
la tête de cerclage (3) contre celle-ci.