[0001] La présente invention concerne la transformation d'un engin de travaux publics, permettant
d'effectuer des travaux côtiers jusqu'à une profondeur d'eau de 100 m.
[0002] Un tel dispositif permet la création de tranchées permettant l'enfoncement de canalisations
ou de câbles dans des zones sous eau.
[0003] Jusqu'à présent, il était connu de travailler à de faibles profondeurs (environ 10
m) grâce à une pelle montée sur une barge à fond plat. Dans ce cas, la pelle est limitée
en charge par son bras de levier d'une part, et d'autre part le porte-à-faux existant
entre le godet de la pelle et la barge.
[0004] Si on augmente la surface de la barge, la taille de la pelle et par la même son poids,
le tirant d'eau de l'ensemble est augmenté et la possibilité d'utiliser cette barge
dans les zones à faible tirant d'eau diminue.
[0005] Ce principe comporte des inconvénients et des difficultés.
[0006] Le conducteur de la pelle ne doit pas être sujet au mal de mer ni être sensible aux
roulis et tangage, il doit être capable de compenser ces phénomènes dans la perception
des travaux qu'il effectue.
[0007] Enfin, dès que la mer a un clapot important ou qu'elle devient dangereuse, les travaux
doivent être arrêtés, le personnel et le matériel doivent être protégés par un déplacement
rapide en zone de repli.
[0008] Le premier but de l'invention est de transformer un engin de travaux publics permettant
d'effectuer des travaux en milieu hyperbar et hostile sous l'eau jusqu'à une profondeur
de 100 mètres sans présenter les inconvénients de l'art antérieur.
[0009] De plus, un autre avantage de l'invention est de permettre d'effectuer les travaux
du rivage jusqu'à 100 mètres de profondeur en continuité avec le même matériel.
[0010] Ce but est atteint par le fait que l'engin étanche, doté d'actionneurs permettant
la commande à distance est caractérisé en ce que ses organes sensibles sont étanches
pour garder ainsi la même capacité sous l'eau que sur terre, en terme de travaux de
génie, et comporte des capteurs qui indiquent la position des différents axes permettant
de juger de l'état de l'engin, en indiquant sa direction et sa position, des ombilicaux
hydrauliques et électriques transportant l'énergie de puissance, les ordres de commandes
des actionneurs et les informations provenant des capteurs, ces ombilicaux reliant
l'engin se trouvant dans l'eau, et un élément en surface où se trouve le générateur
d'énergie, ainsi que le système de gestion complet ou partiel selon que le principe
retenu soit le pilotage de l'engin à partir d'un ponton ou d'une bouée.
[0011] Selon une autre particularité le générateur d'énergie est un moteur thermique entraînant
des pompes hydrauliques.
[0012] Selon une autre particularité les actionneurs sont rendus étanches aux pressions
des fluides s'exerçant de l'extérieur vers l'intérieur, pendant les phases d'arrêts
de la centrale d'énergie.
[0013] Selon une autre particularité le générateur d'énergie est une pompe hydraulique et
les actionneurs sont des moteurs hydrauliques ou des vérins.
[0014] Selon une autre particularité le générateur et les actionneurs sont électriques.
[0015] Selon une autre particularité le générateur est constitué d'une pompe hydraulique
pour les moteurs et actionneurs de puissance et d'un générateur électrique pour les
autres moteurs ou actionneurs.
[0016] Selon une autre particularité l'équipement comporte des moyens de communication hertziens
d'une part pour la réception des signaux de commande des différents éléments de l'équipement
intermédiaire, des moteurs et des actionneurs de l'engin et, d'autre part pour la
transmission des signaux provenant des capteurs de l'engin.
[0017] Selon une autre particularité les moyens d'étanchéité sont constitués de joints à
double lèvres en V dont les V sont accolés entre eux selon deux directions perpendiculaires.
[0018] Selon une autre particularité les moyens de communication hertziens de l'équipement
intermédiaire communiquent avec un poste de pilotage.
[0019] Selon une autre particularité l'engin de travail comporte un gyroscope pour déterminer
son cap et deux inclinomètres, l'un pour déterminer l'inclinaison selon l'axe des
x, l'autre pour déterminer l'inclinaison selon l'axe des y.
[0020] Selon une autre particularité l'engin est une pelle hydraulique équipée d'un deuxième
bras sur lequel peuvent être montés des outils auxiliaires amenable en position de
travail par une rotation de la tourelle d'un angle de 180°.
[0021] Selon une autre particularité l'outil auxiliaire est un mât de forage.
[0022] Selon une autre particularité l'outil auxiliaire est constitué d'une pompe.
[0023] Selon une autre particularité l'outil auxiliaire est constitué d'une cisaille.
[0024] Selon une autre particularité l'outil auxiliaire est constitué d'un marteau hydraulique.
[0025] Selon une autre particularité l'engin est un bouteur mû sur le sol par des chenilles
et comportant une lame transversale à son déplacement et dont la position en hauteur
est définie par deux actionneurs.
[0026] Selon une autre particularité les actionneurs de flèche de pelle sont mis en position
de pilotage flow lorsque les dents de la pelle ont atteint la profondeur de tranchée
souhaitée, de façon à permettre au conducteur de creuser une tranchée dont le fond
reste au même niveau.
[0027] Un autre but de l'invention est de définir une bouée immergeable qui constitue l'équipement
intermédiaire assurant la fourniture des énergies à l'engin et la liaison avec le
poste de commande tout en se protégeant contre les grands déferlements.
[0028] Ce but est atteint par le fait que la bouée comporte dans un volume cylindrique un
premier compartiment supérieur étanche communiquant avec l'atmosphère par une cheminée
obturable par au moins une soupape d'étanchéité commandée par un vérin et contenant
des moyens de communication avec un poste de commande, et un second compartiment dans
lequel est disposé une poche souple communiquant avec le premier compartiment par
un tuyau d'alimentation, ladite poche souple contenant le combustible fossile destiné
à l'alimentation du moteur thermique placé dans le premier compartiment, cette poche
souple étant placée dans un compartiment qui communique par une paroi inférieure percée
d'orifices avec le milieu fluide dans lequel la bouée flotte, l'enveloppe cylindrique
de la bouée étant pourvue à sa périphérie d'un boudin gonflable permettant d'une part
le maintien de la bouée au même niveau de flottaison quel que soit le niveau du combustible
dans la poche et, d'autre part son immersion en cas de danger en surface.
[0029] Selon une autre particularité la bouée comporte des moyens de commande du vérin d'actionnement
de la soupape d'étanchéité et des moyens de contrôle du gonflage et dégonflage de
la membrane extérieure gonflable de façon à permettre l'immersion totale de la bouée
ou de contrôler son niveau de flottaison en fonction des niveaux du liquide combustible
fossile et des conditions météorologiques.
[0030] Selon une autre particularité la bouée comporte en plus du moteur thermique un générateur
électrique destiné à la charge d'une batterie d'alimentation des équipements électroniques
incorporés dans le compartiment supérieur, un système de climatisation, des pompes
hydrauliques permettant de fournir le fluide d'actionnement au moteur ou actionneur
de puissance de l'engin.
[0031] Selon une autre particularité les circuits électroniques comportent un premier automate
programmable relié par un bornier d'interface : aux capteurs délivrant les informations
sur le fonctionnement du moteur et aux actionneurs permettant le pilotage du moteur
à combustion interne ; par l'ombilical qui fournit le retour des informations de la
boite électrique de mesure de l'engin ; à l'ombilical de pilotage des distributeurs
hydrauliques de l'engin ; aux capteurs et actionneurs permettant de commander le niveau
de flottaison de la bouée ou son immersion et à des modems reliés eux-mêmes à une
ou plusieurs antennes permettant l'émission par un premier modem et la réception par
l'autre modem.
[0032] Un dernier but de l'invention est l'utilisation d'une bouée immergeable intermédiaire
ente un poste de pilotage se trouvant à terre et l'engin se trouvant dans l'eau, la
liaison entre la bouée et l'engin étant assurée par des ombilicaux hydrauliques et
électriques et dans laquelle la liaison entre la bouée et le poste de pilotage est
assurée par un réseau hertzien.
[0033] Les avantages de ce système sont multiples :
le pilote n'est plus sur l'eau, mais à terre, il ne subit plus le roulis,
le pilote travaille en toute sécurité et ne subit plus les caprices dangereux de la
mer,
le confort est équivalent à celui d'un bureau de travail ordinaire avec toutes ses
aisances.
[0034] Il est important de noter qu'une mer peut devenir dangereuse en moins d'une heure.
Le principe de notre invention est basé également sur le fait que la bouée est immergeable.
Dans le cas d'une mer déchaînée, la bouée est coulée et donc protégée (la mer n'est
dangereuse, dans ce cas, qu'en surface). Dès que la mer est calme, la bouée est renflouée
et le travail recommence.
[0035] Ce but est atteint par le fait que le poste de commande pour engin relié à un équipement
intermédiaire communiquant avec le poste de commande par onde hertzienne est caractérisé
en ce que le poste comporte un siège monté sur des actionneurs reproduisant les mouvements
d'inclinaison selon les deux axes de l'engin et comportant à proximité du siège du
conducteur deux manipulateurs à trois axes avec dispositifs de renvoi d'effort reliés
d'une part à un second automate programmable, lui-même relié d'une part à des modems
d'émission et de réception de faisceau hertzien et d'autre part par une liaison en
série à un système informatique de type ordinateur industriel avec clavier connecté
à un moniteur de visualisation.
[0036] Selon une autre particularité le dispositif de renvoi d'effort de l'engin est constitué
de capteurs de pression disposés sur les sorties des pompes haute pression alimentant
l'engin en énergie, lesdits capteurs étant reliés au premier automate programmable
de l'équipement intermédiaire, les signaux fournis par ces capteurs émis par le modem
de transmission hertzien puis reçus par le modem de réception de la cabine de pilotage
et convertis en un courant d'alimentation d'un électroaimant destiné à appliquer un
effort proportionnel à la pression mesurée en sortie des pompes sur la rotule du manipulateur
associé au capteur de pression.
[0037] Selon une autre particularité l'écran du moniteur comporte plusieurs fenêtres gérées
par le programme de l'ordinateur qui permet dans une première fenêtre l'affichage
de la direction indiquée par le gyroscope, dans une deuxième fenêtre la représentation
de l'engin et des dimensions de la tranchée creusée par l'engin, dans une troisième
fenêtre la représentation de l'inclinaison de l'engin selon l'axe des x, dans une
quatrième fenêtre la représentation de l'inclinaison de l'engin selon l'axe des y
et, dans une cinquième fenêtre la représentation de l'inclinaison des dents du godet
de la pelle de façon à permettre au conducteur de connaître la position exacte du
godet à tout moment, enfin une cinquième fenêtre de visualisation permet éventuellement
d'afficher les images transmises par une caméra montée sur l'engin.
[0038] Selon une autre particularité l'ordinateur du poste de pilotage comporte un programme
informatique reconstituant des images de synthèse représentant, à partir des signaux
fournis par les capteurs de recopie des mouvements de l'engin et des capteurs de position
et d'inclinaison de l'engin, d'une part la position de l'engin et d'autre part la
réalisation du travail effectué.
[0039] Selon une autre particularité l'automate implanté dans l'équipement intermédiaire
et servant au contrôle et à la commande de l'engin programmé pour comporter des séquences
de fonctionnement de l'engin automatisé pour des opérations telles que la pose du
déblai à proximité de la tranchée de façon à ce que le conducteur soit déchargé de
cette tâche et que le remblai ainsi effectué soit toujours à la même distance par
rapport à la tranchée.
[0040] Selon une autre particularité une telle séquence est enclenchée par l'utilisateur
à partir d'un des boutons d'un manipulateur à trois axes et l'exécution de la séquence
est représentée sur l'écran pour que le conducteur puisse à la fin de la séquence
automatisée reprendre le contrôle du ou des manipulateurs.
[0041] Selon une autre particularité l'automate de commande de l'engin comportera pour une
séquence automatisée du dépôt de déblai une commande de relèvement de la flèche de
pelle ; puis une commande de rotation de la tourelle de pelle d'un angle déterminé
suivi d'une commande de basculement du godet de pelle de façon à déverser le déblai
à proximité de la tranchée puis à nouveau une commande de rotation de la tourelle
en sens inverse et du même angle déterminé pour ensuite commander l'envoi à un signal
au poste de pilotage de façon à ce que l'utilisateur reprenne le contrôle du manipulateur.
[0042] Selon une autre particularité le programme de l'automate de l'équipement intermédiaire
permet, lorsque l'utilisateur commande par un des manipulateurs le mouvement du bras
porte outils de la pelle, de gérer automatiquement la rotation de la tourelle d'un
demi-tour pour assurer sa mise en place de façon précise et à la fin de l'utilisation
d'effectuer la rotation en sens inverse de façon à éviter une torsion supérieure à
un demi tour de l'ombilical.
[0043] D'autres particularités et avantages de la présente invention apparaîtront plus clairement
à la lecture de la description ci-après faite en référence aux dessins annexés dans
lesquels :
la figure 1 représente une vue en perspective de l'engin et de l'équipement intermédiaire
en milieu hostile;
la figure 2A représente un schéma synoptique d'un engin du type pelle avec ses capteurs
et actionneurs ;
la figure 2B représente une vue de dessus schématique de l'engin du type pelle ;
la figure 2C représente un schéma électrique des connections au niveau de l'engin
;
la figure 2D représente le schéma des circuits hydrauliques commandant les actionneurs
et les moteurs de l'engin ;
la figure 2E représente le système d'étanchéité des actionneurs de l'engin ;
la figure 3A représente une bouée constituant l'équipement intermédiaire ;
la figure 3B représente le schéma électrique des équipements placés à l'intérieur
de la bouée ;
la figure 3C représente d'une part le schéma simplifié des circuits hydrauliques de
l'équipement intermédiaire et d'autre part le schéma électrique du poste de pilotage
permettant la restitution des renvois d'effort ;
la figure 4A représente une vue en perspective et en coupe partielle du poste de pilotage
;
la figure 4B représente un schéma électrique du poste de pilotage ;
la figure 4C représente une vue schématique du manipulateur à restitution d'effort
;
la figure 5 représente le principe de l'invention utilisé avec deux types d'engins
différents.
[0044] La figure 1 représente un engin (1) pour travaux maritime ou sous profondeur d'eau,
déterminée entre 0 et 100 m, relié par un cordon ombilical (4) soutenu par des flotteurs
(5) à un équipement intermédiaire (2). L'engin (1) peut être constitué soit, comme
représenté à la figure 2A, d'une pelle tractée par des chenilles et montée sur une
tourelle (11) équipée d'une flèche monobloc (12), d'un balancier (13) et d'un godet
(14) et de l'autre côté de la tourelle d'un bras secondaire (15, 16, 17), soit d'un
bouteur (1B), représenté à la figure 5. Le bouteur (1B) est constitué d'une plate
forme montée sur chenille et d'une lame disposée en bout de la plate forme devant
les chenilles et monté sur la plate forme à l'aide de vérins définissant l'inclinaison
et la hauteur de la lame.
[0045] L'invention va maintenant être décrite plus en détail en liaison avec la pelle mais,
il est évident qu'elle peut s'appliquer aussi bien à un bouteur ou tout autre engin
de travaux publics aménagé selon le même principe.
[0046] Le bras secondaire de la pelle est constitué d'une flèche de bras (15) sur laquelle
s'articule un balancier de bras (16) à l'extrémité duquel s'articule un deuxième balancier
de bras (17) portant à son extrémité un godet de bras (18) sur lequel peuvent être
fixés les équipements ou les outils utilisables sur ce bras. Le type d'équipement
utilisable sur ce bras est constitué, par exemple, par un mât de forage (19) lequel
peut être remplacé par une pompe, une cisaille ou un marteau. La flèche (12) de pelle
est positionnée par un premier actionneur (115) et comporte un premier capteur (111)
de recopie de mouvement de flèche. L'inclinaison du balancier de pelle (13) est commandée
par un second actionneur (122) et au niveau de l'articulation entre la flèche (12)
de pelle et le balancier (13) est placé un second capteur (132) de recopie du mouvement
de balancier. De même la position du godet (14) de pelle par rapport au balancier
(13) est déterminée par un troisième actionneur (142) et sur l'axe d'articulation
entre le balancier et le godet (14) est placé un troisième capteur (143) de recopie
du mouvement de godet (14).
[0047] L'inclinaison de la flèche (15) du second bras est commandée par un premier actionneur
(151) et un premier capteur (155) de recopie du mouvement de flèche permet de connaître
son inclinaison. Un second actionneur (152) relié d'une part à la flèche (15) et d'autre
part au premier balancier (16) permet de déterminer l'inclinaison du premier balancier
(16) du second bras et un second capteur de recopie (166) du mouvement du premier
balancier permet de connaître sa position. Un troisième actionneur (161) relié d'une
part au second balancier (17) et d'autre part au premier balancier (16) permet de
déterminer la position d'un second balancier (17) du deuxième bras et un troisième
capteur (177) permet de connaître par recopie du mouvement du deuxième balancier (17)
sa position. Enfin un porte outil (18) monté à l'extrémité du second balancier (17)
est positionné par un quatrième actionneur (178) et un quatrième capteur de recopie
(189) du mouvement du porte outil permet de connaître sa position. Enfin sur l'outil
(19) solidaire du porte outil(18) sont disposés quatre capteurs de recopie des mouvements
de l'outil. L'ensemble des quatre capteurs peut être utilisé ou non selon le type
d'outil placé sur le porte outil. Enfin la tourelle (11) de la pelle, comme représentée
à la figure 2, comporte un capteur (114) de recopie de rotation de la tourelle, un
ensemble capteur (112) de mesure de la pression de boite hydraulique et des pressions
de pilotage des distributeurs et un ensemble (113) de capteurs constitué d'un profondimètre,
d'un gyrocompas, d'un capteur d'inclinaison de pelle selon l'axe x, et d'un capteur
d'inclinaison de pelle selon l'axe y.
[0048] Comme représenté à la figure 2C, chacun des capteurs de recopie des mouvements de
l'un des éléments de la pelle envoie son signal sur une boite électrique de mesure
(117) laquelle retransmet par un ombilical de 37 fils conducteurs (42) les informations
vers l'équipement intermédiaire (2) constitué par une bouée (2). Le boîtier électrique
de mesure (117) ainsi que le boîtier de pilotage des distributeurs hydrauliques (116)
sont placés dans un carter étanche sur la tourelle (11) de la pelle. Le boîtier de
pilotage (116) envoie les signaux de commande au boîtier hydraulique du mât de forage
et le boîtier électrique de mesure (117) reçoit d'une part les signaux des capteurs
décrits précédemment, de la pelle, du bras ainsi que du mât de forage ou de l'accessoire
placé au bout du bras et d'autre part les signaux provenant de deux pressostats. Les
signaux de commande des distributeurs arrivent par un ombilical à 32 fils (41) de
la bouée (2). En plus de ces deux ombilicaux (41, 42) l'engin est relié par des ombilicaux
hydrauliques aux pompes se trouvant dans la bouée, l'un (43) alimentant les fluides
sous pression vers la pelle et assurant par un deuxième ombilical (432) le retour
des fluides vers le réservoir hydraulique, l'autre (44) assurant également l'amenée
des fluides vers d'autres organes de la pelle et par un second ombilical (442) le
retour des fluides, comme représenté à la figure 3C.
[0049] La figure 2D représente un distributeur (1181) de commande des deux vérins (122)
par exemple formant les actionneurs entre la flèche (12) et le balancier (13) et associés
de par et d'autre de la flèche. Ce distributeur est commandé par un électroaimant
(1162) de pilotage des vérins en sortie et un deuxième électroaimant (1161) de pilotage
des vérins en rentrée. Le circuit hydraulique reliant la pompe (203) au vérin (122)
est interrompu par ce distributeur (1181) et, selon la commande envoyée, les deux
vérins (122) sont soit commandés en sortie, soit commandés en entrée. Sur le circuit
reliant les deux compartiments de chaque vérin est branché également un second distributeur
(1182) commandé par un électroaimant (1163) pour piloter la position dite "floue".
Lorsque ce distributeur (1182) est actionné, les compartiments situés de part et d'autre
du piston de chaque vérin sont mis en communication entre eux de façon à ce que le
vérin suive librement les mouvements imposés par le godet. De cette façon lorsque
les vérins (115) de commande de la flèche, l'utilisateur, par commande des vérins
(122 et 142) modifiant l'inclinaison du balancier et du godet, va provoquer un mouvement
de rapprochement du godet en direction de la pelle. Ce mouvement de rapprochement
s'effectue en conservant les dents de godet au même niveau de façon à creuser une
tranchée conservant partout le même niveau. Le circuit hydraulique de chaque actionneur
est complété par un limiteur de pression (2032) et un retour (432) au réservoir hydraulique
(2031). Chaque actionneur de la pelle ou du bouteur est rendu étanche en plaçant sur
l'extrémité A du compartiment dans lequel coulisse le piston (1221) de l'actionneur
(122) un dispositif d'étanchéité représenté à la figure 2E. Ce dispositif est constitué
par un joint d'étanchéité (1223) à double lèvre comportant deux lèvres en V de façon
que chacun des deux V soient disposés selon une direction perpendiculaire à l'autre.
Ainsi le joint d'étanchéité (1223) rend l'actionneur étanche non seulement aux pressions
s'exerçant de l'intérieur de la chambre (1221) vers l'extérieur, mais également aux
pressions s'exerçant de l'extérieur vers la chambre (1221), lorsque les pompes haute
pression ne sont pas entraînées. Chacune des deux pompes (202, 203) haute pression
qui alimente un double ombilical (44, 43) et des ombilicaux de retour (432, 442) vers
le réservoir hydraulique (2031). A proximité de chacune de ces pompes (202, 203) est
placé sur chaque départ des ombilicaux haute pression des capteurs de pression (204,
205) dont les signaux électriques sont envoyés sur un automate programmable (206).
Cet automate programmable (206) envoie les signaux électriques par l'ombilical (41)
pour la boite de pilotage hydraulique et reçoit également les signaux arrivant par
l'ombilical (42) de la boite électrique de mesure. L'automate (206), comme on le verra
par la suite, gère d'une part par certains programmes des mouvements automatisés pour
certaines séquences de mouvements et d'autre part gère les échanges entre les signaux
de mesure provenant de l'engin installé au fond de la mer et les signaux de commande
provenant du poste de commande installé à terre et reçus par un système de communication
à faisceau hertzien constitué par les antennes (28) reliées chacune à un modem d'émission
(207) et respectivement un modem de réception (208). Les modems (207, 208) sont branchés
sur des entrées sorties séries de l'automate (206). L'automate (206) gère également,
comme représenté à la figure 3B, les informations de gestion de la bouée constituées
par les signaux indiquant le colmatage du filtre haute pression et la pression de
régulation des pompes (202, 203), ces signaux arrivent par le faisceau (2064). L'automate
gère les indications de mesure provenant d'un profondimètre installé sur la bouée
(2) et arrivant par le faisceau de fils (2062). Un autre faisceau de fils fournit
à l'automate (206) par l'arrivée (2063) les informations concernant la vanne de remplissage
du réservoir de gasoil, par une arrivée (2065) les informations concernant la remontée
de la bouée, par une arrivée (2066) les informations concernant l'immersion de la
bouée, par une arrivée (2068) les informations concernant le refroidissement du moteur,
par une arrivée (2067) les informations de commande de la mise à l'air de la bouée.
Enfin l'automate (206) reçoit également par le faisceau (2010) des informations concernant
le fonctionnement du moteur à combustion interne et envoie des commandes par le faisceau
(2011) permettant le démarrage et la régulation de vitesse de ce moteur à combustion
interne. Le moteur (201) à combustion interne est installé dans un compartiment (20)
de la bouée (2) lequel communique avec l'atmosphère par une cheminée (26) qui peut
être rendue étanche par un clapet d'étanchéité actionnable par un vérin. Dans le compartiment
(20) obturable à volonté, le moteur thermique entraîne d'une part un alternateur (209)
et d'autre part les pompes à haute pression (202, 203) ainsi qu'un système de conditionnement
d'air. L'alternateur (209) permet la charge d'une batterie (211) disposée dans ce
compartiment laquelle permet d'une part le démarrage du moteur d'autre part l'alimentation
des installations électroniques de mesure et de commande de l'ensemble. En dessous
du compartiment étanche (20) limité par la paroi inférieure (21) est placée une poche
souple étanche (22) comportant une vanne de remplissage qui communique avec la partie
haute de la bouée. Cette vanne de remplissage permettant le remplissage de la poche
(22) avec un combustible fossile (221) tel que du gasoil. Au fur et à mesure de la
consommation du combustible fossile (221), la poche (22) se déforme. Le volume délimité
entre la paroi inférieure (21) du compartiment étanche (20) et la cloison inférieure
(24) de la bouée est pourvue d'ouverture (241) de communication avec l'eau pour permettre
le remplissage par l'eau du volume non occupé par la poche, ce qui limite ainsi les
variations de flottaison de la bouée. Enfin la bouée est équipée sur sa paroi externe
d'un boudin (27) fixé sur celle-ci par des moyens d'attache non représentés. Ce boudin
(27) est gonflable par un équipement disposé à l'intérieur de la bouée (2) et contrôlé
par l'automate (206). Cet équipement permet, par le gonflage du boudin (27), de faire
remontée la bouée en surface et, par le dégonflage du boudin (27), de contrôler l'immersion
de la bouée après avoir commandé l'arrêt du moteur thermique et l'étanchéité du compartiment
(20) en fermant le clapet de la cheminée d'aération (26), de façon à immerger la bouée
(2) lors des tempêtes.
[0050] On comprend que l'on a ainsi réalisé un ensemble qui permet à un outil de travaux
publics d'effectuer des travaux sous marin sans être tributaire du clapot généré par
la mer, et sans diminuer la capacité de travail de l'engin de travaux publics, car
la pelle conserve sa puissance sous l'eau. Ainsi une pelle de 50 tonnes conserve sa
capacité de travail et d'élévation de charge lorsqu'elle est immergée sous l'eau avec
le dispositif de l'invention. Elle n'a pas à supporter un bras plus long pour pouvoir
travailler à des profondeurs importantes ou à être installée sur une plate forme ou
barge qui est sensible au roulis et au tangage. De cette façon la tranchée a toutes
les garanties d'être rectiligne et les travaux sont interrompus le moins de temps
possible, sauf dans les cas de grande tempête. De plus comme on va le voir ci-après
le poste de pilotage étant installé à terre le conducteur de l'engin n'est pas perturbé
par les mouvements de tangage et de roulis.
[0051] Les informations de mesure des mouvements de la pelle sont envoyées par le faisceau
hertzien au modem de réception (377) relié à l'automate programmable (376) du poste
de pilotage. Cet automate (376) est également relié par une liaison série à un ordinateur
industriel de type P.C. avec un clavier (75) lequel contrôle un moniteur (32) et exécute
un programme d'affichage d'une part de la position de l'engin en représentant sur
des images de synthèse le cap de l'engin déterminé par le gyroscope installé sur la
pelle, d'autre part en représentant par des images de synthèse l'inclinaison selon
l'axe des x et selon l'axe des y de la pelle. Enfin une dernière fenêtre du moniteur
permet de représenter la pelle au bord de la tranchée réalisée par celle-ci de façon
à visualiser pour l'utilisateur l'avancement des travaux. Le siège du pilote est installé
sur des vérins (35, 36) qui recopient les inclinaisons de la pelle (1) de façon à
reproduire les sensations de conduite comme si le pilote était installé sur l'engin.
L'automate (376) commande également par son bornier des dispositifs (331, 341) de
renvoi d'effort sur les manipulateurs gauche (33), droit (34). Ces manipulateurs (33,
34, figure 4B) permettent au conducteur de commander par les liaisons (3304, 3404)
avec le bornier (374) les différents mouvements de la pelle en ayant en retour, d'une
part les sensations d'inclinaison transmise par le siège et les sensations d'efforts
de la pelle sur les manipulateurs (33, 34) et d'autre part la visualisation par images
de synthèse de la position des dents du godet (14), de l'inclinaison de l'engin (1)
et de l'avancement des travaux. Le dispositif renvoie les efforts de la pelle (1)
sur les manipulateurs commandés, par les signaux fournis par les capteurs de pression
(204, 205) en sortie des pompes haute pression (202, 203) qui sont envoyés par l'automate
(206) de la bouée (2) vers l'automate (376) du poste de pilotage. Ce dernier (376)
traduit ces signaux de pression en un courant de commande proportionnel de façon à
envoyer le courant sur des électroaimants disposés dans chaque dispositif (341, 331)
de renvoi des efforts. Les électroaimants augmentent la résistance au déplacement
de chacun des manipulateurs en proportion des signaux électriques reçus.
[0052] En effet, chaque électroaimant (341, respectivement 331) est relié à un mécanisme
identique, représenté à la figure 4C, dans lequel la tige respective de l'électroaimant
(3411, 3311) est rendue solidaire d'une plaque mobile (349, 339) montée en translation
sur des tiges coulissantes (3481, 3381) dans des manchons (3471, 3371). Ces manchons
(3371) sont fixés sur une plaque (347, 337) laquelle constitue, avec des poteaux (344,
334) et une plaque (342, 332), un châssis rigide pour l'ensemble. L'électroaimant
(341, 331) est monté sur la plaque inférieure respective (342, 332) et le manipulateur
(340, 330) est rendu solidaire de la plaque supérieure (347 respectivement 337). Cette
plaque supérieure comporte un perçage dans lequel passent l'axe du manipulateur (34,
33) et un élément (340, 330) solidaire de l'axe (34, 33) qui appuie sur les extrémités
des doigts (3401, 3301) de transmission des mouvements du manche (34, 33) du manipulateur
(340, 330) à des capteurs permettant de traduire ces mouvements en signaux électriques
retransmis par les liaisons (3404, 3304, figure 4B) au bornier (374). La plaque (349,
339) est suspendue également par deux ressorts (346, 336) disposés de chaque côté
à la plaque supérieure (347, 337) du châssis. Des tiges (343, 333) solidaires d'une
part de la plaque (349, 339) et d'autre part d'une bague annulaire (348, 338) laquelle
est rendue solidaire des tiges (3481, 3381) guidées entre translation dans les manchons
(3471, 3371). Lorsque l'effort de l'électroaimant augmente sur la plaque (349, 339),
la tension des ressort (346, 336) augmente et la force d'appui de la plaque (345,
335) sur l'élément (3402, 3302) de commande des déplacements des doigts (3401, 3403,
3301, 3303) de détection des mouvements du manche (34, 33) subit un effort qui s'oppose
au déplacement du manche (34, 33) en inclinaison. De cette façon par cette réalisation
simple utilisée sur chacun des manipulateurs (340, 330), le pilote aura la sensation
de la résistance rencontrée par l'engin piloté à distance.
[0053] D'autres modifications à la portée de l'homme de métier font également partie de
l'esprit de l'invention.
1. Engin étanche (1), doté d'actionneurs (115, 122, 142, 151, 152, 161, 178) permettant
la commande à distance caractérisé en ce que ses organes sensibles sont étanches pour
garder ainsi la même capacité sous l'eau que sur terre, en terme de travaux de génie,
et comporte des capteurs (189, 177, 168, 166, 155, 111, 132, 143) qui indiquent la
position des différents axes permettant de juger de l'état de l'engin, en indiquant
sa direction et sa position, des ombilicaux (43, 44) hydrauliques et électriques (41,
42) transportant l'énergie de puissance, les ordres de commandes des actionneurs et
les informations provenant des capteurs, ces ombilicaux reliant l'engin (1) se trouvant
dans l'eau, et un élément en surface (2) où se trouve le générateur d'énergie, ainsi
que le système de gestion complet ou partiel selon que le principe retenu de pilotage
de l'engin est soit à partir d'un ponton soit d'une bouée.
2. Engin de travail en milieu hostile selon la revendication 1, caractérisé en ce que
le générateur d'énergie est un moteur thermique (201) entraînant des pompes hydrauliques
(202, 203).
3. Engin de travail en milieu hostile selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce
que les actionneurs (115, 122, 142, 151, 152, 161, 178) sont rendus étanches aux pressions
des fluides s'exerçant de l'extérieur vers l'intérieur, pendant les phases d'arrêts
de la centrale d'énergie.
4. Engin de travail en milieu hostile selon la revendication 1 ou 3, caractérisé en ce
que le générateur d'énergie est une pompe hydraulique et les actionneurs sont des
moteurs hydrauliques ou des vérins.
5. Engin de travail en milieu hostile selon la revendication 1 ou 3, caractérisé en ce
que le générateur et les actionneurs sont électriques.
6. Engin de travail en milieu hostile selon une des revendications 1 ou 3, caractérisé
en ce que le générateur est constitué d'une pompe hydraulique pour les moteurs et
actionneurs de puissance et d'un générateur électrique pour les autres moteurs ou
actionneurs.
7. Engin de travail en milieu hostile selon une des revendications 1 à 6, caractérisé
en ce que l'équipement comporte des moyens (28, 208, 207) de communication hertziens
d'une part pour la réception (208) des signaux de commande des différents éléments
de l'équipement intermédiaire, des moteurs (201 à 203) et des actionneurs de l'engin
et, d'autre part pour la transmission (207) des signaux provenant des capteurs de
l'engin (1).
8. Engin de travail en milieu hostile selon la revendication 7, caractérisé en ce que
les moyens d'étanchéité sont constitués de joints (1223) à double lèvres en V dont
les V sont accolés entre eux selon deux directions perpendiculaires.
9. Engin de travail en milieu hostile selon la revendication 7, caractérisé en ce que
les moyens de communication hertziens de l'équipement intermédiaire communiquent avec
un poste de pilotage (3).
10. Engin de travail en milieu hostile selon une des revendications précédentes, caractérisé
en ce que l'engin de travail comporte un gyroscope (113) pour déterminer son cap et
deux inclinomètres (113), l'un pour déterminer l'inclinaison selon l'axe des x, l'autre
pour déterminer l'inclinaison selon l'axe des y.
11. Engin de travail en milieu hostile selon une des revendications précédentes, caractérisé
en ce que l'engin (1) est une pelle hydraulique équipée d'un deuxième bras (15, 16,
17, 18) sur lequel peuvent être montés des outils auxiliaires amenable en position
de travail par une rotation de la tourelle d'un angle de 180°.
12. Engin de travail en milieu hostile selon la revendication 11, caractérisé en ce que
l'outil auxiliaires est un mât de forage (19).
13. Engin de travail en milieu hostile selon la revendication 11, caractérisé en ce que
l'outil auxiliaire est constitué d'une pompe.
14. Engin de travail en milieu hostile selon la revendication 11, caractérisé en ce que
l'outil auxiliaire est constitué d'une cisaille.
15. Engin de travail en milieu hostile selon la revendication 11, caractérisé en ce que
l'outil auxiliaire est constitué d'un marteau hydraulique.
16. Engin de travail en milieu hostile selon une des revendications 1 à 10, caractérisé
en ce que l'engin est un bouteur (1B) mû sur le sol par des chenilles comportant une
lame transversale à son déplacement et dont la position en hauteur est définie par
deux actionneurs.
17. Engin de travail en milieu hostile selon une des revendications 1 à 15, caractérisé
en ce que les actionneurs de flèche de pelle sont mis en position de pilotage "flow"
lorsque les dents de la pelle ont atteint la profondeur de tranchée souhaitée, de
façon à permettre au conducteur de creuser une tranchée dont le fond reste au même
niveau.
18. Engin de travail selon la revendication 1 caractérisé en ce que la bouée comporte
dans un volume cylindrique un premier compartiment supérieur étanche (20) communiquant
avec l'atmosphère par une cheminée (26) obturable par au moins une soupape d'étanchéité
commandée par un vérin et contenant des moyens de communication avec un poste de commande,
et un second compartiment dans lequel est disposée une poche souple (21) communiquant
avec le premier compartiment par un tuyau d'alimentation, ladite poche souple contenant
le combustible fossile (221) destiné à l'alimentation du moteur thermique (201) placé
dans le premier compartiment, cette poche souple (21) étant placée dans un compartiment
qui communique par une paroi inférieure (24) percée d'orifices (241) avec le milieu
fluide dans lequel la bouée (2) flotte, l'enveloppe cylindrique de la bouée étant
pourvue à sa périphérie d'un boudin gonflable (27) permettant d'une part le maintien
de la bouée (2) au même niveau de flottaison quel que soit le niveau du combustible
dans la poche et d'autre part son immersion en cas de danger en surface.
19. Engin de travail selon la revendication 18, caractérisé en ce que la bouée comporte
pour travaux maritime selon la revendication 18, caractérisée en ce qu'elle comporte
des moyens de commande du vérin d'actionnement de la soupape d'étanchéité du compartiment
supérieur (20) et des moyens de contrôle du gonflage et dégonflage du boudin (27)
gonflable de façon à permettre l'immersion totale de la bouée ou de contrôler son
niveau de flottaison en fonction des niveaux du liquide combustible fossile (221)
et des conditions météorologiques.
20. Engin de travail selon la revendication 18 ou 19 caractérisé en ce que la bouée comporte
pour travaux maritime selon la revendication 18 ou 19, caractérisée en ce qu'elle
comporte en plus du moteur thermique (201) un générateur électrique (209) destiné
à la charge d'une batterie d'alimentation (211) des équipements électroniques incorporés
dans la chambre, un système de climatisation, des pompes hydrauliques (202, 203) permettant
de fournir le fluide d'actionnement aux moteurs ou actionneurs de puissance de l'engin
(1).
21. Engin de travail selon une des revendications 18 à 20 caractérisé en ce que le circuit
électronique de la bouée comporte pour travaux maritime selon une des revendications
18 à 20, caractérisée en ce que les circuits électroniques comportent un automate
programmable (206) relié par un bornier d'interface : aux capteurs délivrant les informations
sur le fonctionnement du moteur (201) et aux actionneurs permettant le pilotage du
moteur (201) à combustion interne, à l'ombilical (42) fournissant le retour des informations
de la boite électrique de mesure de l'engin (1), à l'ombilical (41) de pilotage des
distributeurs hydrauliques de l'engin (1) ; aux capteurs (2063 à 2067) et actionneur
(2069) permettant de commander le niveau de flottaison de la bouée ou son immersion
et à des modems reliés eux-mêmes à une ou plusieurs antennes (28) permettant l'émission
par un premier modem (207) et la réception par l'autre modem (208).
22. Poste de commande pour engin (1) selon la revendication 1, relié par un ombilical
(4) à un équipement intermédiaire (2) communiquant avec le poste de commande par onde
hertzienne caractérisé en ce que le poste (3) comporte un siège (31) monté sur des
actionneurs (35, 36) reproduisant les mouvements d'inclinaison selon les deux axes
de l'engin et comportant à proximité du siège (31) du conducteur deux manipulateurs
(33, 34) à trois axes avec dispositifs (331, 341) de renvoi d'effort reliés d'une
part à un automate programmable (376), lui-même relié à des modems d'émission (378)
et de réception (377) de faisceau hertzien et d'autre part par une liaison série à
un système informatique de type ordinateur industriel (375) avec clavier connecté
à un moniteur (32) de visualisation.
23. Poste de commande pour engin selon la revendication 22, caractérisé en ce que le dispositif
de renvoi d'effort de l'engin est constitué de capteurs (204, 205) de pression disposés
sur les sorties des pompes (202, 203) haute pression alimentant l'engin en énergie,
lesdits capteurs étant reliés à l'automate (206) programmable de l'équipement intermédiaire
(2), les signaux fournis par ces capteurs émis par le modem (207) de transmission
hertzien puis reçus par le modem (377) de réception de la cabine de pilotage (3) et
convertis par un deuxième automate (376) en un courant d'alimentation d'un électroaimant
destiné à appliquer un effort proportionnel à la pression mesurée en sortie des pompes
sur la rotule du manipulateur (34, 33) associé au capteur de pression (204, respectivement
205).
24. Poste de commande pour engin selon la revendication 22 ou 23, caractérisé en ce que
l'écran du moniteur (32) comporte plusieurs fenêtres gérées par le programme de l'ordinateur
(375) pour permettre dans une première fenêtre l'affichage de la direction indiqué
par le gyroscope, dans une deuxième fenêtre la représentation de l'engin et des dimensions
de la tranchée creusée par l'engin, dans une troisième fenêtre l'inclinaison de l'engin
selon l'axe des x, dans une quatrième fenêtre l'inclinaison de l'engin selon l'axe
des y, dans une cinquième fenêtre l'inclinaison des dents du godet (14) de la pelle
(1) de façon à permettre au conducteur de connaître la position exacte du godet à
tout moment, et dans une dernière fenêtre de visualisation les images transmises par
les modems (279, 379) en provenance d'une caméra montée sur l'engin (1).
25. Poste de commande pour engin selon la revendication 24, caractérisé en ce que l'ordinateur
du poste de pilotage comporte un programme informatique reconstituant des images de
synthèse représentant à partir des signaux fournis par les capteurs de recopie des
mouvements de l'engin et des capteurs de position et d'inclinaison, d'une part la
position de l'engin d'autre part la réalisation du travail effectué.
26. Poste de commande pour engin selon une des revendications 22 à 25, caractérisé en
ce que l'automate (206) implanté dans l'équipement intermédiaire et servant au contrôle
et à la commande de l'engin (1) est programmé pour comporter des séquences automatisées
de fonctionnement de l'engin pour des opérations telles que la pose du déblai à proximité
de la tranchée de façon à ce que le conducteur soit déchargé de cette tâche et que
le remblai ainsi effectué soit toujours à la même distance par rapport à la tranchée.
27. Poste de commande pour engin selon la revendication 26, caractérisé en ce qu'une telle
séquence est enclenchée par l'utilisateur à partir d'un des boutons d'un des manipulateurs
(34, 33) à trois axes et l'exécution de la séquence est représentée sur l'écran pour
que le conducteur puisse à la fin de la séquence automatisée reprendre le contrôle
de l'engin par les manipulateurs.
28. Poste de commande pour engin selon la revendication 26 ou 27, caractérisé en ce que
l'automate (206) de commande de l'engin (1) comportera pour une séquence automatisée
du dépôt de déblai une commande de relèvement de la flèche (12) de pelle ; une commande
de rotation de la tourelle (11) de pelle d'un angle déterminé suivi d'une commande
de basculement du godet (14) de pelle de façon à déverser le déblai à proximité de
la tranchée puis à nouveau une commande de rotation de tourelles en sens inverse du
même angle et l'envoi d'un signal au poste de pilotage de façon à ce que l'utilisateur
reprenne le contrôle.
29. Poste de commande pour engin selon une des revendications 22 à 28, caractérisé en
ce que le programme de l'automate de l'équipement intermédiaire permet, lorsque l'utilisateur
commande par le manipulateur le mouvement du bras (15 à 18) porte outils (19), de
gérer automatiquement la rotation de la tourelle (11) d'un demi-tour pour assurer
sa mise en place de façon précise et à la fin de l'utilisation d'effectuer la rotation
en sens inverse de façon à éviter une torsion supérieure à un demi tour des ombilicaux
(4).