[0001] L'invention est relative aux conteneurs isothermes comprenant un compartiment cryogénique
disposé dans la partie supérieure du conteneur, au-dessus des produits devant être
conservés à température constante.
[0002] Actuellement, ce compartiment reçoit un réservoir destiné à contenir un produit réfrigérant,
tel que du dioxyde de carbone en phase solide, c'est à dire en neige, granules ou
pain, dont la sublimation libère des gaz froids compensant les entrées de chaleur
à travers les joints entre le conteneur et sa porte et à travers l'isolant du conteneur.
[0003] De tels réservoirs doivent pouvoir assurer la conservation des produits frais à température
positive de l'ordre de +1 à +4 ° C, mais aussi celle des produits surgelés à température
négative de l'ordre de -20 ° C.
[0004] Pour éviter que les produits frais disposés à proximité du réservoir ne soient gelés
par l'air qui se refroidit à son contact, dont l'intérieur est à - 80°C, il est nécessaire
de prendre des précautions et, dans le cas de réservoir métallique, comme décrit dans
FR-A-2 626 554, il est ajouté au-dessous du réservoir un écran en matériau isolant.
Lorsque le réservoir est en matériau isolant, comme décrit dans US 1 998 681, le fond
de ce réservoir s'étend au-delà des dimensions du réservoir pour former un écran.
[0005] Dans les conteneurs utilisés dans les centres de stockage et de répartition des produits
alimentaires en vue de leur distribution à des points de vente, il est de plus en
plus fait usage de dioxyde de carbone injecté en phase liquide dans le réservoir,
de manière à former, dans ce réservoir et par détente du liquide, une quantité de
neige carbonique dosée en fonction de la saison et de la durée prévue de conservation.
[0006] Cela implique que le réservoir résiste à la force du jet de gaz et de neige et dispose
de moyens permettant l'évacuation du gaz, de même que de moyens retenant la neige,
comme décrit dans US 1 876 915 et EP-A-591 047.
[0007] En raison de ces diverses contraintes, les réservoirs actuellement commercialisés
sont lourds et onéreux, ce qui présente l'inconvénient de limiter l'application de
cette technique de conservation, alors même que le besoin est de plus en plus grand
pour satisfaire la réglementation imposant une conservation à température constante,
dans ce qu'il est convenu d'appeler la chaîne froide, entre l'entrepôt et le lieu
de vente des produits alimentaires frais ou surgelés.
[0008] A ces inconvénients, il faut ajouter ceux résultant de l'injection du dioxyde de
carbone en phase liquide dans le compartiment cryogénique. En effet, cette injection
génère, en complément de la neige carbonique, une forte émission de gaz carbonique
pouvant être nocive pour le personnel chargeant en continu les compartiments de plusieurs
conteneurs. Si ce gaz peut être évacué par une hotte aspirante, sa libre sortie du
compartiment nuit à l'environnement de travail du personnel.
[0009] En outre, le gaz évacué en pure perte, car non récupéré, est mélangé à l'air du local,
en général climatisé, ce qui entraîne des pertes d'énergie calorifique.
[0010] La présente invention a pour objet de remédier à ces inconvénients en fournissant
un conteneur isotherme avec compartiment cryogénique peu onéreux à réaliser, de faible
hauteur, assurant une bonne diffusion des frigories, résistant à l'injection du dioxyde
de carbone, pouvant être utilisé pour le maintien à température des produits frais
et des produits surgelés, et réduisant les émissions de gaz carbonique lors de son
chargement.
[0011] Selon l'invention, le réservoir du compartiment cryogénique est étanche au gaz carbonique
et est divisé intérieurement par les moyens retenant la neige carbonique et laissant
passer le gaz, en :
- une zone de stockage de la neige carbonique communiquant par un canal d'alimentation
avec le moyen de raccordement à la source de dioxyde de carbone en phase liquide,
- et une zone de détente du gaz communiquant avec un canal d'aspiration qui, ménagé
dans la paroi frontale du réservoir, à distance du canal d'alimentation, est muni
de moyens de raccordement à un conduit d'aspiration du gaz carbonique.
[0012] Avec cet agencement, pendant le changement du réservoir. par injection de gaz carbonique
en phase liquide, l'étanchéité du réservoir confine le gaz excédentaire dans ce compartiment,
ce qui évite sa dilution dans l'air ambiant, assure la protection du personnel et
réduit la consommation d'énergie de la climatisation dans le local du personnel. Ce
gaz qui se détend dans le compartiment est immédiatement évacué par le conduit d'aspiration
connecté au compartiment et peut ainsi être reconditionné sans traitement intermédiaire.
Cette récupération réduit la pollution et le coût de l'opération.
[0013] Avantageusement, le réservoir est constitué par l'ensemble du compartiment cryogénique
et est délimité par les parois du conteneur et, d'une part. par une paroi horizontale
et isolante, séparant ce compartiment du compartiment de conservation, et dont les
bords, respectivement, latéraux et arrière, sont engagés dans des glissières, respectivement
latérales et arrière du conteneur, pour assurer le soutien, l'isolation et l'étanchéité
au gaz, et, d'autre part, par une paroi verticale antérieure qui, isolante et solidaire
de la précédente, s'encastre dans un embrèvement antérieur du conteneur et est traversée
par le canal d'alimentation et par le canal d'aspiration, ces deux parois étant monolithiques
et formant un tiroir amovible.
[0014] Cette disposition permet de réduire l'encombrement du compartiment cryogénique et
en conséquence d'augmenter le volume de chargement du compartiment de conservation.
[0015] Dans une forme d'exécution, la paroi horizontale constituant le fond du réservoir
supporte un panier métallique grillagé qui, garni intérieurement par une nappe poreuse
au gaz mais non à la neige ; est espacé de toutes les parois voisines du conteneur,
ne s'étend transversalement que sur une partie de la dimension transversale de la
paroi antérieure, dans la zone de cette paroi traversée par le canal d'alimentation,
pour former, en vis à vis du canal d'aspiration, le compartiment de détente du gaz.
[0016] Dans le cas de conservation de produits frais à une température entre 0° C et + 4°
C, l'isolation et l'étanchéité assurées par l'engagement dans les glissières des bords
de la paroi horizontale du tiroir, protègent efficacement les produits disposés dans
la chambre de conservation contre l'action des gaz froids, tandis que cette paroi
horizontale limite l'action radiative et assure une diffusion suffisante et régulière,
permettant, à durée de conservation égale, de réduire la quantité nécessaire de neige
carbonique, donc le coût énergétique du maintien en température fraîche.
[0017] Dans une autre forme d'exécution, le réservoir est constitué par un bac métallique
parallèlépipédique dont le fond repose sur une paroi horizontale et isolante qui,
séparant le compartiment cryogénique du compartiment de conservation, est engagée
par ses bords, respectivement latéraux et arrière, dans des glissières de soutien,
d'isolation et d'étanchéité, respectivement latérales et arrière du conteneur, ce
bac étant muni d'une ouverture antérieure qui est emboîtée et fixée sur le dos d'une
paroi verticale antérieure, isolante, solidaire de la paroi horizontale et s'emboîtant
dans un embrèvement du conteneur, cette paroi étant traversée par le canal d'alimentation
en gaz carbonique et par le canal d'aspiration et portant, dans le prolongement de
ce canal d'aspiration, une manchette borgne qui, constituée par une nappe poreuse
au gaz mais non à la neige, s'étend dans le bac.
[0018] Cet agencement présente l'avantage de résister, sans problème à la pression d'injection,
de simplifier la division du compartiment cryogénique en deux volumes réservés, l'un
à la neige carbonique, l'autre au dioxyde de carbone et de faciliter la récupération
du gaz excédentaire.
[0019] Pour mieux isoler le compartiment de conservation des gaz froids, provenant soit
du gaz carbonique sublimé par la neige, soit de l'air refroidi par l'action radiative
de cette neige, la paroi horizontale est ceinturée par un joint d'étanchéité au gaz
dont les tronçons latéraux et arrière coopèrent avec les fonds des glissières, respectivement
latérales et arrière du conteneur et dont le tronçon avant, saillant de la paroi antérieure
verticale, coopère avec la partie frontale du conteneur.
[0020] Par ailleurs et pour permettre, à partir d'un même réservoir, la conservation de
produits frais et de produits surgelés, la partie supérieure du conteneur comporte,
latéralement, de chaque côté et dans sa paroi postérieure, deux glissières superposées,
aptes à recevoir, celles inférieures, les bords de la paroi horizontale du tiroir
lorsqu'il est en position de conservation des produits frais, et celles supérieures,
ces mêmes bords, mais lorsque le tiroir est retourné de 180° avec le bac tourné vers
le bas.
[0021] D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui suit en
référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple, plusieurs
formes d'exécution du réservoir selon l'invention.
Figure 1 est une vue partielle en perspective éclatée montrant les différents éléments
composant la réserve à frigories,
Figure 2 est une vue partielle en coupe transversale,
Figures 3 et 4 sont des vues partielles en coupe longitudinale,
Figure 5 est une vue en coupe transversale d'une variante de réalisation du réservoir,
Figure 6 est une vue en perspective avec coupe partielle d'une autre forme d'exécution
du réservoir,
Figure 7 est une vue en coupe longitudinale du bac de figure 6,
Figure 8 est une vue en coupe transversale d'une variante de réalisation de ce réservoir,
Figure 9 est une vue partielle en perspective montrant une variante de réalisation
de la manchette disposée dans le bac,
Figures 10 et 11 sont des vues en coupe transversale d'une autre forme d'exécution
du conteneur et du réservoir, lorsque le réservoir est, respectivement, en position
de conservation de produits frais et en position de conservation de produits surgelés.
[0022] Dans ce dessin, la référence numérique 2 désigne, de manière générale, un conteneur
isotherme comportant deux glissières longitudinales 3 destinées à coopérer avec un
réservoir 4 d'une masse frigorigène. Les parois latérales 5a, postérieure 5b, le toit
5c et le fond 6 du conteneur sont composés d'une peau intérieure et d'une peau extérieure
garnies par un isolant. Ces peaux peuvent être constituées par un stratifié verre-résine
ou par une couche de polyéthylène participant à la formation d'une enveloppe creuse
obtenue par rotomoulage ou équivalent. Sur sa face avant, le conteneur comporte en
embrèvement 7 pour la réception d'une porte frontale 9 pivotante munie de joints.
[0023] Selon l'invention, le réservoir 4 est composé d'une paroi inférieure isolante et
rectangulaire 10 et d'une paroi antérieure 12 qui, également isolante et rectangulaire,
lui est perpendiculaire pour former avec elle une sorte de tiroir en L. Les bords
longitudinaux 13 de la paroi inférieure 10 ont une épaisseur leur permettant de coulisser
dans les glissières 3 du conteneur, tandis que le bord postérieur 14, de même épaisseur,
est destiné à s'engager dans une glissière dorsale 8 ménagée dans le conteneur, au
même niveau que les glissières 3.
[0024] La figure 1 montre que, pour certaines applications, les glissières 3 et 8 sont dotées
de joints 15 limitant les échanges thermiques entre le compartiment cryogénique supérieur
A et le compartiment de conservation inférieur B, et assurant l'étanchéité aux gaz
froids entre ces deux compartiments.
[0025] Les parois 10 et 12 constituant le tiroir sont monolithiques et sont constituées
par une enveloppe creuse en matière synthétique garnie d'isolant, enveloppe pouvant
être obtenue par injection-soufflage, par rotomoulage ou équivalent.
[0026] Les figures 1 et 2 montrent que la paroi antérieure 12 du tiroir s'encastre dans
un embrèvement 16, réalisé dans le fond de l'embrèvement 7 pour la porte.
[0027] Dans la forme d'exécution des figures 1 à 4, la paroi supérieure 10 du tiroir 4 supporte
un panier métallique grillagé 17 composé de fils métalliques longitudinaux 18 soudés
sur des traverses doubles 19. Ces traverses comportent des retours latéraux coudés
20, munis à leur extrémité de pattes contrecoudées 22. La figure 3 montre que certains
longerons sont également prolongés vers l'arrière par des retours coudés 23, porteurs
de pattes contrecoudées 24, et sur l'avant par des pattes coudées 25. Les différentes
pattes 22, 24 et 25 coopèrent avec des vis pour fixer le panier 17 sur la paroi inférieure
10 et sur la paroi antérieure 12 du tiroir.
[0028] Ce panier est garni intérieurement par une nappe textile 26, poreuse au gaz mais
non à la neige carbonique. Cette nappe peut être constituée par une enveloppe parallèlépipédique
comportant une ouverture communiquant avec le canal 27 décrit plus loin.
[0029] Les dimensions du panier 17 sont telles, qu'excepté sur l'avant où il est en appui
sur la paroi antérieure 12, toutes ses autres faces sont espacées d'une valeur
e des parois 5a, 5b, 5c, mais que par contre, l'un des côtés du bac est espacé de l'une
des parois latérales 5a du conteneur par une distance
d plus grande. Cela permet de constituer, dans le compartiment A, une zone de stockage
C de la neige carbonique et une zone de détente D dont l'utilité sera précisée plus
loin.
[0030] Dans sa partie jouxtant le panier 17, la paroi 12 est traversée par un canal 27 (figure
3) muni de moyens de raccordement avec l'embout 28 d'une source de dioxyde de carbone,
et par exemple d'un pistolet de chargement. Cette paroi 12 comporte, dans sa partie
jouxtant le compartiment de détente D, un canal 29 qui, de plus grand diamètre que
celui 27, est muni de moyens de raccordement 30 à une conduite 31 d'aspiration du
gaz carbonique. Ces moyens de raccordement 30 peuvent également coopérer avec un bouchon
d'obturation, non représenté.
[0031] Lorsque le tiroir, portant le panier 17 et la nappe 26, est mis en place dans la
partie supérieure du conteneur, il forme une enceinte isotherme puisque toutes les
parois entourant le compartiment A sont garnies par un isolant. Cet ensemble est maintenu
en position au moyen de vis 32 traversant, par des canaux appropriés, la paroi postérieure
5b du conteneur et se vissant dans des inserts filetés 33 débouchant du bord postérieur
de la paroi 12 et par des vis 34 traversant, par des canaux appropriés, la paroi antérieure
12 et se vissant dans des inserts filetés 35 ménagés dans la partie antérieure du
conteneur. Ces différents vis évitent les déplacements du tiroir pendant le transport
et, en conséquence, les fuites de gaz froid, et sont suffisantes pour maintenir le
tiroir, malgré les forces de réaction s'exerçant sur lui lors de l'injection du dioxyde
de carbone en phase liquide au moyen de l'embout 28. Lors de cette injection, le dioxyde
se détend à l'intérieur du panier 17 et forme de la neige qui est retenue par la nappe
26 et s'accumule donc à l'intérieur du panier. Le gaz excédentaire passe à travers
la nappe poreuse au gaz 26 et cela d'autant plus facilement que son écoulement au-delà
de cette nappe n'est pas freiné grâce aux espaces
e ménagés entre elle et les parois du conteneur. Le gaz vient ainsi dans l'espace de
détente D où il est aspiré par le conduit 31.
[0032] A la fin du chargement, l'embout 28 est déconnecté, de même que le conduit 31, et
le canal 29 est obturé par un bouchon.
[0033] Le réservoir selon l'invention est beaucoup moins onéreux à réaliser qu'un bac métallique
et, par la présence des parois isolantes 10 et 12, supprime tout recours à des écrans
pour maîtriser la diffusion des frigories, et plus précisément pour contrôler l'émission
des gaz froids.
[0034] La figure 5 montre une variante de réalisation de ce réservoir conçu pour la conservation
de produits frais, destinée à en permettre également l'utilisation pour la conservation
de produits surgelés. A cette fin, la paroi horizontale 10 est recouverte, au moins
dans sa partie interne au conteneur, par une paroi métallique 1 1 et la paroi 10 est
munie d'une ouverture 21 débouchant sur l'avant. Cette ouverture, qui est disposée
sous le panier 17 comporte sur chacun de ses bords latéraux et sur son bord arrière,
une rainure, ou une nervure, apte à coopérer avec une nervure, ou une rainure, ménagée
sur les bords, respectivement, latéraux et arrière d'un panneau isolant amovible 31.
lorsque ce panneau est retiré, la paroi métallique 11 diffuse par rayonnement direct
dans le compartiment de conservation B. Pour la conservation de produits frais, il
suffit de replacer le panneau isolant 31 dans les glissières de l'ouverture 21.
[0035] Dans la description qui suit, les parties communes à la forme d'exécution précédente
porteront les mêmes références, les éléments nouveaux étant référencés à partir de
32.
[0036] Dans les formes d'exécution des figures 6 à 11, le réservoir comprend, en complément
du tiroir, un bac métallique parallélépipédique 32, telle qu'en acier inoxydable.
Ce bac est muni d'une ouverture frontale 33 par laquelle elle s'emboîte sur un bossage
34 saillant de la face arrière de la paroi 12, comme montré figure 7. Sa liaison avec
le tiroir est assurée par des vis 35. La paroi inférieure 32a du bac 32 repose sur
le fond 10 du tiroir. Son bord est muni d'un joint 36 qui s'engage dans une rainure
37 ménagée entre le bossage et la face supérieure du fond 10. Pour résister à la pression
d'injection, les parois, respectivement, inférieure 32a et supérieure 32b du bac,
sont reliées par des tirants 38.
[0037] Dans cette forme d'exécution, le canal d'aspiration 29 est traversé par une manchette
39 qui est borgne à une extrémité et emmanchée, par son autre extrémité, sur une bride
40, elle-même fixée par des vis 42 dans un embrèvement débouchant de la face extérieure
de la paroi frontale 12.
[0038] La manchette 39 est réalisée dans une nappe qui, textile ou métallique, est poreuse
au gaz et non à la neige carbonique. Cette nappe est cylindrique mais peut aussi,
comme montré à la figure 9, être constituée par une cartouche filtrante métallique
39a conformée avec des plis radiaux et présentant une grande surface d'échange.
[0039] Lors de l'injection du dioxyde de carbone en phase liquide par le canal 27, le gaz
qui se détend à l'intérieur du bac 32 forme de la neige carbonique. Sa partie excédentaire
traverse la membrane 39 où elle est aspirée par le conduit d'aspiration se raccordant
sur la bride 40.
[0040] Dans la forme d'exécution représentée, la paroi horizontale 10, constituant le fond
du bac, est ceinturée par un joint 43, qui s'étend donc sur les bords, respectivement
longitudinaux et postérieur de cette paroi, mais aussi sur son bord antérieur commun
avec la paroi frontale 12. Ce joint est disposé dans une gorge qui le positionne.
La figure 7 montre que, lorsque la porte frontale 9 est fermée, elle vient en contact
avec le joint 43 et qu'ainsi la totalité du compartiment A est séparé du compartiment
de conservation B par une barrière étanche.
[0041] Dans une forme d'exécution préférée, le joint 43 est constitué par un boudin gonflable
dont la valve 44 est disposée, comme montré figure 6, dans un défoncement 45 débouchant
de la face antérieure de la paroi frontale 12. Ainsi, après mise en place du tiroir
dans le compartiment cryogénique supérieur A, l'opérateur gonfle le joint 43 au moyen
d'un fluide tel que de l'air comprimé. Grâce à ce gonflage, le joint vient en contact
avec le fond des rainures constituant les glissières 3 et 8 et assure une parfaite
étanchéité, quelles que soient les variations dimensionnelles de ces rainures et du
tiroir. Un autre avantage de ce joint est qu'il assure le calage en translation du
tiroir par rapport au conteneur. Il est évident que, pour retirer le tiroir, il faut
d'abord procéder au dégonflage du joint en intervenant sur la valve 44.
[0042] La figure 8 montre une autre forme d'exécution du bac de figure 6 permettant à un
conteneur actuel équipé d'un seul niveau de glissières 3 et 8 de pouvoir utiliser
le même tiroir pour assurer la conservation des produits frais et la conservation
des produits surgelés. Le fond 10 du tiroir est traversé par une ouverture 46 débouchant
sur l'avant et lui donnant la forme d'un cadre en U. Les bords internes de ce cadre
sont munis de glissières 47 de guidage et d'isolation formées par des nervures ou
de rainures, aptes à coopérer avec des rainures, ou des nervures, ménagées sur les
bords correspondants d'un panneau amovible et isolant 48.
[0043] Lorsque le panneau 48 est mis en place dans l'ouverture 46, le bac est similaire
à celui décrit précédemment, c'est à dire comporte un fond isolant qui limite la diffusion
du froid en direction du compartiment de conservation B. Lorsque le même conteneur
doit être utilisé pour la conservation de produits surgelés, le panneau 48 est retiré.
Dans ces conditions, la transmission du froid se fait directement depuis la paroi
inférieure du bac métallique 32 en direction du compartiment B.
[0044] Les figures 10 et 11 montrent l'application du réservoir décrit en référence aux
figures 6 et 7 à un conteneur 2a équipé, en plus, des glissières inférieures, respectivement
longitudinales 3 et dorsale 8, de glissières supérieures 3a et 8a.
[0045] Ainsi, comme montré à la figure 10, pour la conservation de produits frais, le réservoir
est disposé comme dans la forme d'exécution représentée aux figures 6 et 7, c'est
à dire avec le bac 32 en dessus du fond 10 du tiroir. Par contre, pour la conservation
des produits surgelés, comme montré à la figure 11, l'ensemble est retourné et la
paroi horizontale 10 du tiroir est disposée dans les glissières 3a, 8a avec le bac
32 au-dessous d'elle. Dans ces conditions, le joint 43 n'est pas nécessairement gonflé.
[0046] Ce dispositif simple permet très rapidement de modifier les conditions de conservation
d'un conteneur à réservoir cryogénique.
[0047] Dans ses diverses formes d'exécution, le réservoir cryogénique selon l'invention
présente les avantages suivants :
- avec le même encombrement que les bacs actuels, il permet d'augmenter le volume disponible
pour le stockage de la neige carbonique,
- il s'adapte sur les conteneurs existants et est amovible et interchangeable,
- grâce à son étanchéité, il permet de récupérer le gaz carbonique excédentaire, sans
que celui-ci puisse se mélanger avec l'air ambiant, ce qui permet le recyclage de
ce gaz et réduit la consommation d'air frais dans les locaux climatisés,
- le gaz récupéré peut aussi être utilisé pour refroidir la ligne d'alimentation en
gaz liquide, ce qui permet d'améliorer la quantité de neige produite et le rendement
par kilogramme de gaz liquide,
- la division du réservoir étanche par une nappe poreuse au gaz mais retenant la neige,
évite que des particules de neige soient emportées par le gaz et améliore, de l'ordre
de 20 à 30 %, la quantité de neige produite, donc le rendement général de la recharge
en frigories.
- le réservoir étanche et l'aspiration préservent l'opérateur et l'environnement en
réduisant les émissions de gaz carbonique pendant le remplissage du bac,
- le réservoir résiste à la pression d'injection, de l'ordre de 20 bars et peut être
rechargé indéfiniment,
- et il assure une excellente diffusion du froid qui est régulière et n'altère pas les
produits frais disposés dans le compartiment de conservation.
1. Conteneur isotherme avec compartiment cryogénique dans lequel la masse cryogénique
est stockée dans un réservoir (4) monté coulissant dans des glissières horizontales
(3) du conteneur et muni de moyens de raccordement à une source de dioxyde de carbone
en phase liquide et de moyens (26, 39) retenant la neige carbonique mais laissant
passer le gaz,
caractérisé en ce que le réservoir (4) du compartiment cryogénique (A) est étanche au gaz carbonique et
est divisé intérieurement par les moyens (26, 39) retenant la neige carbonique et
laissant passer le gaz, en :
• une zone (C) de stockage de la neige carbonique communiquant par un canal d'alimentation
(27) avec le moyen de raccordement à la source de dioxyde carbonique en phase liquide,
• et une zone (D) de détente du gaz communiquant avec un canal d'aspiration (29) qui,
ménagé dans la paroi frontale (12) du réservoir et à distance du canal d'alimentation
(27), est muni de moyens (30) de raccordement à un conduit (31) d'aspiration du gaz
carbonique.
2. Conteneur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le réservoir (4) est constitué par l'ensemble du compartiment cryogénique (A) et
est délimité par les parois du conteneur et, d'une part, par une paroi (10), horizontale
et isolante, séparant ce compartiment (A) du compartiment (B) de conservation, et
dont les bords, respectivement, latéraux et arrière, sont engagés dans des glissières,
respectivement latérales (3) et arrière (8) du conteneur (2), pour assurer le soutien,
l'isolation et l'étanchéité au gaz, et, d'autre part, par une paroi verticale antérieure
(12) qui, isolante et solidaire de la précédente, s'encastre dans un embrèvement antérieur
(16) du conteneur et est traversée par le canal d'alimentation (27) et par le canal
d'aspiration (29), ces deux parois étant monolithiques et formant un tiroir amovible.
3. Conteneur selon l'ensemble des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la paroi horizontale (10) constituant le fond du réservoir (4) supporte un panier
métallique grillagé (17) qui, garni intérieurement par une nappe (19) poreuse au gaz
mais non à la neige, et espacé de toutes les parois voisines du conteneur, ne s'étend
transversalement que sur une partie de la dimension transversale de la paroi antérieure
(12), dans la zone de cette paroi traversée par le canal d'alimentation (27), pour
former, en vis à vis du canal d'aspiration (29), le compartiment (D) de détente du
gaz.
4. Conteneur selon l'ensemble des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la paroi horizontale (10) est recouverte par une paroi métallique (11) et est munie,
dans sa partie disposée sous le panier (17), d'une ouverture (21) débouchant sur l'avant
et dont les bords internes, respectivement latéraux et arrière, sont munis de glissières
de guidage et d'isolation, aptes à coopérer avec des moyens complémentaires ménagés
sur les bords, respectivement latéraux et arrière d'un panneau isolant amovible (31).
5. Conteneur selon la revendication 2, caractérisé en ce que le réservoir est constitué par un bac métallique parallélépipédique (32) qui, reposant
par son fond sur la paroi horizontale et isolante (10), est muni d'une ouverture antérieure
(33) par laquelle il est emboîté et fixé sur le dos de la paroi verticale antérieure
(12), cette paroi (12) portant, dans le prolongement du canal d'aspiration (29), une
manchette borgne (39) constituée par une nappe poreuse au gaz mais non à la neige
et s'étendant dans le bac.
6. Conteneur selon la revendication 5, caractérisé en ce que la manchette (39) est solidaire d'une bride (40) de fixation et de raccordement au
conduit d'aspiration (29), cette bride étant emboîtée et fixée de manière démontable
dans un logement épaulé, débouchant de la face frontale de la paroi antérieure et
communiquant avec le canal d'aspiration (29) traversé par la manchette.
7. Conteneur selon la revendication 5, caractérisé en ce que la paroi horizontale (10) comporte sous le bac (32), une ouverture (46) débouchant
sur l'avant et dont les bords internes, respectivement latéraux et arrière, sont munis
de glissières (47) de guidage et d'isolation, aptes à coopérer avec des moyens complémentaires
ménagés sur les bords, respectivement latéraux et arrière, d'un panneau isolant amovible
(48).
8. Conteneur selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé en ce que la paroi horizontale (10) est ceinturée par un joint (43) d'étanchéité au gaz dont
les tronçons latéraux et arrière coopèrent avec les fonds des glissières, respectivement
latérales (3) et arrière (8) du conteneur (2), et dont le tronçon avant, saillant
de la paroi antérieure verticale (12), coopère avec la porte frontale (9) du conteneur.
9. Conteneur selon la revendication 8, caractérisé en ce que le joint (43) est constitué par un boudin gonflable par un fluide sous pression,
au moyen d'une valve (44) se logeant dans un défoncement (45) débouchant de la face
frontale de la paroi verticale antérieure (12).
10. Conteneur selon l'une quelconque des revendications 2 à 9, caractérisé en ce que la partie supérieure (2a) du conteneur comporte, latéralement de chaque côté et dans
sa paroi postérieure, deux glissières superposées, aptes à recevoir, celles inférieures
(3 et 8), les bords de la paroi horizontale (10) du tiroir lorsqu'il est en position
de conservation des produits frais, et celles supérieures (3a, 8a), ces mêmes bords,
mais lorsque le tiroir est retourné de 180° avec le bac (32) tourné vers le bas.