[0001] La présente invention a essentiellement pour objet une couche lithographique pour
un blanchet d'impression de structure quelconque.
[0002] Elle vise également un blanchet équipé de cette couche.
[0003] D'une manière générale, on sait que les procédés d'impression offset utilisent un
cylindre revêtu d'une plaque offset recevant de l'eau et de l'encre pour former une
image latente qui est transférée sur un blanchet comportant une couche extérieure
lithographique apte à transférer l'image sur un support en papier par exemple.
[0004] Les transferts de l'eau et de l'encre de la plaque offset sur la couche lithographique,
puis de la couche lithographique sur le papier sont régis par un certain nombre de
paramètres d'affinité pour l'eau et l'encre de la plaque offset, de la couche lithographique
du blanchet, et du papier.
[0005] Ces paramètres peuvent être résumés par ce que l'on appelle une énergie de surface
qui se décompose en une composante dispersive et en des composantes polaires.
[0006] A cet égard, on pourra se reporter à la publication de R.J. Good, J. Adhésion Sci.
Technol, Vol. 6, No. 12, 1269 (1992).
[0007] Brièvement parlant, les énergies de surface à caractère polaire, exprimées en millijoules
par m2, et qui sont retenues pour caractériser l'aptitude au transfert de l'encre
et de l'eau, sont les trois composantes suivantes :
- la composante polaire à l'eau qui permet d'évaluer la mouillabilité par l'eau et la
mouillabilité par l'émulsion eau-encre,
- la composante polaire au formamide qui permet d'évaluer le caractère basique de la
surface, et donc l'affinité avec les solutions de mouillage acide, et
- la composante polaire au "DMSO" (diméthyl sulfoxyde) qui permet d'évaluer le caractère
acide de la surface, et donc l'affinité avec les encres ayant une légère composition
polaire basique.
[0008] Par ailleurs, l'énergie de surface à caractère dispersif est définie par sa composante
dispersive.
[0009] Dès lors, si l'on veut un bon transfert de l'encre sur le papier il faut trouver
un bon compromis pour les valeurs des composantes ci-dessus et cela, encore une fois,
afin d'assurer un bon transfert encre-eau depuis la plaque offset sur la couche lithographique
du blanchet et depuis le blanchet sur le papier.
[0010] La plupart des couches lithographiques connues pour blanchets d'impression sont réalisées
en caoutchouc nitrile.
[0011] Une telle couche constitue une surface non polaire ou très faiblement polaire, de
sorte qu'elle est faiblement mouillée par l'eau qui est polaire, si bien que l'encre
a tendance à s'accumuler sur ladite surface. Ainsi la surface du blanchet se salit
facilement. De plus le transfert de l'encre sur le papier est loin de se faire idéalement,
si bien que l'impression sur le papier peut être non satisfaisante.
[0012] Car, comme on le comprend, si la composante dispersive de la couche lithographique
est faible, peu d'encre en provenance de la plaque offset sera retenue par ladite
couche et le procédé d'impression sera défectueux.
[0013] Si par contre la composante dispersive de la couche lithographique est élevée, une
grande quantité d'encre sera retenue sur le blanchet, mais son relâchement sur le
papier sera difficile, et ledit blanchet deviendra sale.
[0014] Il faudra donc fréquemment le laver, voire le remplacer, sans parler du fait que
l'impression avec un tel blanchet à couche lithographique en caoutchouc nitrile consommera
beaucoup d'encre.
[0015] La présente invention a pour but de remédier à tous ces problèmes et inconvénients
en proposant une couche lithographique ayant des composantes polaires significatives,
de sorte que sensiblement toute l'encre retenue sur la couche lithographique du blanchet
sera transférée sur le papier.
[0016] A cet effet, la présente invention a pour objet une couche lithographique pour blanchet
d'impression, caractérisée en ce que ladite couche est une couche de matériau thermoplastique
assurant un transfert maximum d'encre d'impression du blanchet sur le papier.
[0017] Selon une autre caractéristique de l'invention, le matériau thermoplastique précité
est à base de polyuréthane ou de copolymère éthylène-propylène.
[0018] Selon un exemple de réalisation, le matériau thermoplastique est du polyuréthane
incluant au moins des charges minérales et/ou organiques telles que par exemple du
silicate de magnésium, des alumino-silicates ou des oxydes métalliques utilisés séparément
ou en mélange, et des plastifiants tels que par exemple ceux du type ester ou polymérique.
[0019] Selon encore une autre caractéristique, la couche lithographique de l'invention est
caractérisée en ce que le matériau thermoplastique inclut un copolymère d'éthylène
vinyl acétate (EVA).
[0020] Suivant encore une autre caractéristique, la couche lithographique de l'invention
est constituée par du polyuréthane comprenant, pour 100 parties en poids de polyuréthane,
environ 0 à 30 parties en poids de charges et environ 0 à 10 parties en poids de plastifiant.
[0021] La couche lithographique selon cette invention est encore caractérisée par le fait
que le copolymère d'EVA représente environ 0 à 20 parties en poids pour 100 parties
en poids de polyuréthane.
[0022] Suivant un mode de réalisation préféré, la couche lithographique comprend, pour 100
parties en poids de polyuréthane, 0 à 20 parties en poids de copolymère d'EVA, 0 à
30 parties en poids de charges minérales et 0 à 10 parties en poids de plastifiant.
[0023] La couche lithographique de l'invention peut encore comporter au moins un pigment
pouvant constituer jusqu'à environ 2 parties en poids pour 100 parties en poids de
polyuréthane.
[0024] Suivant encore une autre caractéristique, la couche lithographique de cette invention
est caractérisée en ce que sa surface a un caractère polaire et possède une composante
polaire à l'eau comprise entre environ 0 et 20 mJ/m
2, une composante polaire au formamide comprise entre environ 0 et 20 mJ/m
2, et une composante polaire au diméthyl sulfoxyde sensiblement égale à la composante
polaire au formamide.
[0025] D'une manière préférée, la composante polaire à l'eau est comprise entre 5 et 15
mJ/m
2 et la composante polaire au formamide est comprise entre 0 et 10 mJ/m
2.
[0026] Mais d'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront mieux dans
la description détaillée qui suit de la couche lithographique pour blanchet d'impression,
conforme au principe de l'invention.
[0027] Une couche lithographique à caractère polaire suivant l'invention et possédant d'excellentes
capacités d'impression et de lavage, est constituée, suivant un exemple de réalisation,
par du polyuréthane thermoplastique auquel il est conféré un caractère polaire grâce
à l'incorporation des éléments ou ingrédients suivants : copolymère d'éthylène vinyl
acétate, charges minérales, plastifiant et éventuellement pigment(s).
[0028] Comme polyuréthane thermoplastique présentant une bonne résistance chimique, on peut
utiliser celui connu sous la dénomination commerciale Laripur 7025, Uceflex PS 4075,
Resamine P1078, ou Estane 58206.
[0029] Le copolymère d'éthylène vinyl acétate peut être par exemple un copolymère du type
connu sous la dénomination commerciale Levapren qui présente l'avantage non seulement
d'avoir un caractère polaire mais aussi de jouer le rôle d'un plastifiant polymère.
On pourrait aussi, sans sortir du cadre de l'invention, utiliser à la place du copolymère
d'éthylène vinyl acétate (EVA) différents plastomères connus dans la technique et
conférant des propriétés de surface adéquates à la couche lithographique, tels que
par exemple un polyéthylène chlorosulfoné, les polyéthéramides du type connu sous
la dénomination Pebax, de la poudre de polyamide du type connu sous la dénomination
Orgasol, et analogues.
[0030] Comme charges minérales, on peut utiliser du silicate de magnésium du type connu
sous la dénomination "Mistron Vapor", un aluminosilicate du type Sillitin, et des
oxydes métalliques.
[0031] Le plastifiant est, comme expliqué ci-dessus, procuré par les caractéristiques particulière
de l'EVA Levapren, étant entendu que l'on pourrait utiliser d'autres pastifiants spécifiques
sans sortir du cadre de l'invention. Le rôle du plastifiant est essentiellement d'ajuster
le module élastique de la couche lithographique afin de permettre à celle-ci de se
conformer mécaniquement aux aspérités du papier et de procurer la souplesse requise
pour le procédé d'impression.
[0032] Le ou les pigment(s) incorporé(s) au polyuréthane thermoplastique peut ou peuvent
être tout pigment minéral ou organique approprié.
[0033] Suivant un exemple de réalisation préféré, la constitution de la couche lithographique
selon cette invention comprend tous les éléments ci-dessus avec les proportions en
poids indiquées :
| Polyuréthane thermoplastique |
100 parties en poids |
| Copolymère EVA |
0 à 20 parties en poids |
| Charges minérales |
0 à 30 parties en poids |
| Plastifiant |
0 à 10 parties en poids |
| Pigment |
0 à 2 parties en poids |
[0034] Avec certaines valeurs précises à l'intérieur des proportions indiquées ci-dessus,
la surface de la couche lithographique selon cette invention présente avantageusement
un caractère polaire. Plus précisément, elle possède une composante polaire à l'eau
comprise entre environ 0 et 20 mJ/m
2, une composante polaire au formamide comprise entre environ 0 et 20 mJ/m
2, et une composante polaire au diméthyl sulfoxyde sensiblement égale à la composante
polaire au formamide.
[0035] On observera que la composante polaire à l'eau devra de préférence être comprise
entre 5 et 15 mJ/m
2 et la composante polaire au formamide sera comprise entre 0 et 10 mJ/m
2.
[0036] Pour démontrer les avantages résultant de la couche lithographique polaire selon
l'invention, on a effectué des essais comparatifs avec deux couches lithographiques
appartenant à l'état connu de la technique, à savoir une couche A à base d'acrylonitrile,
faisant partie du blanchet selon le document US-4303721 et commercialisé par la demanderesse
sous la dénomination POLYCELL, ainsi qu'une couche B conforme à la composition de
l'exemple 3 du document US-5294481.
[0037] Les proportions en poids des éléments constituant la couche lithographique de l'invention
ayant servi aux essais sont les suivantes :
| Polyuréthane thermoplastique Résamine P-1078 |
100 parties en poids |
| Copolymère EVA Levapren 700HV |
10 parties en poids |
| Charges minérales |
20 parties en poids |
| Plastifiants |
2 parties en poids |
| Pigment |
1 partie en poids |
[0038] Dans le tableau 1 qui suit et dans lequel les énergies de surface ont été calculées
à partir de mesures d'angles de goutte obtenues sur l'appareil KRÜSS G10, on voit
que les essais comparatifs avec la couche A et la couche B ont consisté à mesurer
la composante polaire à l'eau (a), la composante polaire au formamide (b), et la composante
polaire au diméthyl sulfoxyde (c).
TABLEAU 1
| Polyuréthane l'invention |
de Couche A |
Couche B |
| a 8,3 |
0,1 |
0,1 |
| b 6,7 |
0,1 |
2,3 |
| c 5,3 |
4,8 |
0,1 |
[0039] On voit tout de suite sur ce tableau que les valeurs de a, b et c sont nettement
plus grandes pour le polyuréthane selon l'invention que pour les couches lithographiques
antérieures A et B.
[0040] Ainsi, le caractère polaire de la couche lithographique selon l'invention est beaucoup
plus marqué par rapport aux couches lithographiques de l'art antérieur, et procurera
une bonne aptitude au lavage ainsi qu'un meilleur transfert de l'encre sur le papier.
[0041] Ceci parce que la polarité de la surface facilite l'équilibre eau-encre qui est primordial
pour le procédé d'impression offset, et aussi parce que la polarité de la surface
rend l'adhésion de l'encre sur le blanchet plus facilement réversible ce qui, comme
on le comprend, facilite le transfert de l'encre et le lavage.
[0042] Par ailleurs, on a procédé à des essais de transfert d'encre, par lesquels on a mesuré
la quantité d'encre X (g/m
2) nécessaire pour transférer Y (g/m
2) d'encre sur le papier.
[0043] Ces essais ont été effectués de la façon suivante.
[0044] Ils ont été réalisés au moyen d'une presse de laboratoire du type IGT A2, d'un dispositif
d'encrage IGT AE et d'une balance de précision (à 10
-4 g près).
[0045] La couche lithographique est collée sur le disque de l'appareil IGT à l'aide d'un
ruban adhésif double face toilé. La couche imprimante et le support d'impression doivent
être réguliers en épaisseur (écarts max. de 0,05 mm) et l'épaisseur totale être inférieure
à 2,5 mm. La surface de l'échantillon S
b doit être déterminée (dimensions d'échantillon du blanchet : 20x210 sens chaîne,
pour les disques IGT de 20 mm).
[0046] Le disque imprimant équipé de sa couche imprimante est pesé avant (m
o) et après (m
1) encrage sur le dispositif IGT prévu à cet effet. La quantité d'encre X (g/m
2) déposée sur l'échantillon vaut :

[0047] L'encre magenta Skinnex, référence 2X76, K+E a été sélectionnée. Selon les professionnels,
cette dernière est difficile à imprimer, car "tirante".
[0048] Une bande de papier est disposée sur le secteur tournant de l'appareil IGT (dimensions
d'échantillon du papier 25x290 mm). Deux types de papier, de capillarités différentes
ont été retenus : un non-couché, d'aspect mat, d'un grammage de 87 g/m
2 et un couché, d'aspect brillant, de 91 g/m
2. Le premier présente une structure poreuse et absorbante (analogue à une éponge),
tandis que le second est plus lisse et "fermé". Les papiers, très sensibles à l'hygrométrie,
sont stockés dans le local des tests et ne doivent pas être trop touchés avec les
doigts. D'autre part, les bandellettes sont toujours imprimées dans le même sens et
sur la même face, choisis arbitrairement, afin de s'affranchir de l'effet d'orientation
des fibres du papier.
[0049] Les conditions d'impression sont maintenues constantes en ce qui concerne la pression
(250 N/cm) et la vitesse (3,5 m/s) et estimées à peu près constantes en ce qui concerne
la température (22°C) et l'hygrométrie (50 % HR) du local.
[0050] Le disque est alors repesé (m
2)
[0051] De l'épaisseur de l'échantillon testé dépend le périmètre du disque imprimant, donc
la surface de contact échantillon/papier ; la surface imprimante peut être différente
de la surface imprimée, le développement du secteur tournant étant constant. On détermine
de préférence la quantité d'encre Y transférée à partir de la différence de masse
du papier après (m
4) et avant (m
3) impression et de la surface imprimée S
p. La quantité d'encre Y (g/m
2) transférée sur le papier vaut :


[0052] Il est nécessaire d'effectuer plusieurs essais de transfert en incrémentant la quantité
X d'encre sur le disque imprimant, de 1 à environ 5 g/m
2, en le laissant plus longtemps sur le dispositif d'encrage, ou en augmentant la quantité
d'encre sur ce dernier. L'exploitation des essais consiste à tracer une droite Y =
f(X) dont la pente et l'ordonnée à l'origine sont déterminées par régression linéaire.
Cette droite permet de déterminer l'encrage X nécessaire sur le blanchet pour obtenir
une couverture Y de 1,0 et de 1,5 g/m
2 sur le papier. Ces valeurs de Y sont représentatives de la couverture d'encre en
impression offset et permettent d'atteindre les densités optiques requises avec ce
procédé.
[0053] Les résultats des essais, à savoir l'encrage X nécessaire à l'obtention du résultat,
sont donnés pour les deux types de papier et les deux niveaux d'encrage Y sur le papier,
dans le tableau 2 qui suit.

[0054] On voit que ces essais ont été effectués, comme dans le tableau précédent, sur du
polyuréthane polaire selon l'invention, sur la couche lithographique connue A et sur
l'autre couche connue B. En réalité, les essais ont été effectués sur des blanchets
munis à leur périphérie des couches ci-dessus, c'est-à-dire avec polyuréthane selon
l'invention, avec couche A et couche B. Ces essais ont été effectués respectivement
sur du papier couché et sur du papier non couché sur lesquels on désire transférer
une quantité d'encre correspondant à une couverture de 1 et 1,5 gramme par m
2 sur le papier, comme expliqué précédemment.
[0055] On voit immédiatement sur ce tableau que les valeurs pour la couche lithographique
contenant du polyuréthane polaire selon l'invention, sont inférieures à toutes les
autres, ce qui indique que la couche lithographique selon l'invention s'avère nécessiter
moins d'encre sur le blanchet pour un résultat déterminé sur le papier.
[0056] En d'autres termes, la consommation d'encre par le blanchet est avantageusement diminuée
et les salissures sur la couche lithographique seront très réduites puisque le blanchet
exigera une relativement faible proportion d'encre sur la couche lithographique.
[0057] Par ailleurs, la consommation d'eau est, toute proportion gardée, moins importante,
et les déformations du papier par l'eau seront réduites, étant donné que, du fait
du caractère polaire de l'eau, celle-ci a fortement tendance à mouiller la surface
ou couche lithographique du blanchet.
[0058] Une couche lithographique selon l'invention peut être intégrée à un blanchet offset
destiné à être monté sur une machine offset, ou à un manchon qui peut être monté amovible
sur la machine offset.
[0059] Au surplus, on observera que, en raison de la nature thermoplastique de la couche
lithographique, celle-ci pourra être régénérée ou restaurée par action de la chaleur
par exemple, c'est-à-dire une application locale de la chaleur sur la partie détériorée
du blanchet ou du manchon.
[0060] On observera encore que la couche lithographique selon l'invention ayant un caractère
avantageusement polaire, il s'ensuit que la composante dispersive n'est pas critique
en ce qui concerne l'amélioration du transfert et la propreté de ladite couche, contrairement
aux blanchets avec couche lithographique selon l'art antérieur.
[0061] On a donc réalisé suivant l'invention une couche lithographique à caractère polaire
présentant d'excellentes qualités au niveau de la consommation d'encre, de sa propreté
et de son transfert sur le papier, et qui peut être intégrée à un blanchet ou un manchon
amovible qui nécessitera des remplacements très peu fréquents.
[0062] Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits
qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple.
[0063] C'est ainsi qu'à la place du polyuréthane pour la couche lithographique, on pourra
utiliser un copolymère éthylène-propylène, ou encore d'autres élastomères thermoplastiques
sans sortir du cadre de l'invention.
[0064] Dès lors, cette invention comprend tous les équivalents techniques des moyens décrits
ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont effectuées suivant son esprit.
1. Couche lithographique pour blanchet d'impression comprenant un matériau thermoplastique
à base de polyuréthane, caractérisée en ce que dans ce matériau est incorporé un copolymère
d'éthylène vinyl acétate (EVA) pour lui conférer un caractère polaire assurant un
transfert maximum d'encre d'impression de cette couche sur le papier.
2. Couche litographique pour blanchet d'impression comprenant un matériau thermoplastique,
caractérisée en ce que ledit matériau est à base de copolymère éthylène-propylène
dans lequel est incorporé un copolymère d'éthylène vinyl acétate (EVA) pour lui conférer
un caractère polaire assurant un transfert maximum d'encre d'impression de cette couche
sur le papier.
3. Couche selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que dans ledit matériau thermoplastique
sont inclus au moins des charges minérales et/ou organiques telles que par exemple
du silicate de magnésium, des alumino-silicates ou des oxydes métalliques utilisés
séparément ou en mélange et des plastifiants tels que par exemple ceux du type ester
ou polymérique.
4. Couche selon les revendications 1 et 3, caractérisée en ce qu'elle comprend pour 100
parties en poids de polyuréthane, 0 à 20 parties en poids de copolymère d'EVA, 0 à
30 parties en poids de charges et 0 à 10 parties en poids de plastifiant.
5. Couche selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend
au moins un pigment pouvant constituer jusqu'à environ 2 parties en poids pour 100
parties en poids de matériau thermoplastique.
6. Couche selon la revendication 4, caractérisée en ce que sa surface possède une composante
polaire à l'eau comprise entre environ 0 et 20 mJ/m2, une composante polaire au formamide comprise entre environ 0 et 20 mJ/m2, et une composante polaire au diméthyl sulfoxyde sensiblement égale à la composante
polaire au formamide.
7. Couche selon la revendication 6, caractérisée en ce que la composante polaire à l'eau
est comprise entre 5 et 15 mJ/m2 et la composante polaire au formamide est comprise entre 0 et 10 mJ/m2.
8. Blanchet ou manchon d'impression intégrant au moins une couche lithographique selon
l'une des revendications 1 à 7.