[0001] La présente invention a trait aux appareils de chauffage électrique à accumulation,
couramment désignés par "accumulateurs", ainsi qu'aux systèmes de chauffage analogues
et vise à un meilleur contrôle aussi bien des phases d'accumulation de chaleur ou
charge de tels appareils que des phases de restitution de la chaleur emmagasinée.
[0002] Ce type d'appareil est constitué brièvement d'un empilage de briques réfractaires,
de résistances électriques blindées logées dans l'empilage, de canaux de circulation
d'air traversant l'empilage et d'un système de turbines forçant de l'air prélevé à
l'extérieur dans les canaux pour ensuite le rejeter à l'extérieur et de moyens de
commande/contrôle, d'une part, des résistances électriques et, d'autre part, des turbines,
en fonction de divers paramètres.
[0003] Ces appareils sont bien adaptés aux modes de tarification de l'énergie électrique
à périodes tarifaires successives au cours d'un cycle de 24 heures.
[0004] Généralement la charge de l'empilage de briques ou noyau s'effectue de nuit pendant
les heures de tarification dites creuses ou à tarif réduit et la chaleur accumulée
la nuit est restituée le jour en fonction des besoins calorifiques du local où est
installé l'appareil, ces besoins étant affichés par l'utilisateur à partir de divers
systèmes tels que thermostat d'ambiance, commutateur de commande, régulateur, etc...
[0005] Un accumulateur se charge généralement en fonction de la température extérieure au
local à chauffer.
[0006] Or, il arrive assez fréquemment, notamment en intersaison, qu'une nuit avec une pointe
de froid soit suivie d'une journée relativement clémente. Il s'ensuit que le noyau
de l'accumulateur va se charger au-delà de ce qui sera nécessaire pour satisfaire
les besoins demandés dans la journée, du fait de la température extérieure relativement
clémente.
[0007] Les systèmes connus de régulation de la charge/décharge des accumulateurs ne donnent
pas satisfaction dans de telles périodes de forte amplitude thermique entre la nuit
et le jour.
[0008] La présente invention a précisément pour but de proposer une régulation perfectionnée
permettant à la fois un meilleur confort de l'usager et une gestion plus économique
de l'énergie consommée.
[0009] A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de régulation de la charge et de
la décharge d'appareils de chauffage électrique à accumulation ou analogues et notamment
du type comprenant un noyau formé de briques réfractaires, des résistances électriques
de chauffage du noyau, et une pluralité de turbines de circulation forcée d'air à
réchauffer dans des canaux du noyau, caractérisé en ce qu'il consiste :
A/ en ce qui concerne la décharge ou restitution :
· à déclencher la mise en service d'au moins une turbine lorsque la température mesurée
dans le local où se trouve l'appareil descend en dessous d'un premier seuil pré-déterminé
par rapport à la température de consigne affichée et en deçà de celle-ci,
· à moduler, à chaque mise en service de la ou des turbines, leur vitesse de rotation
suivant les phases successives ci-après :
v1 : vitesse nominale, pendant une durée prédéterminée ;
v2 : vitesse réduite à un premier niveau pendant une durée prédéterminée,
v3 : vitesse amenée à un deuxième niveau supérieur au premier, pendant une durée prédéterminée,
v4 : vitesse amenée à un troisième niveau intermédiaire entre la vitesse nominale
et le deuxième niveau, pendant une durée prédéterminée ;
B/ en ce qui concerne la charge du noyau :
1) pendant les heures de tarification réduite :
a) à cumuler sur 24 heures et en dehors desdites heures de tarification réduite, les
temps de fonctionnement des turbines en pondérant ces temps en fonction de la vitesse
des turbines dans chaque période de fonctionnement ;
b) et, en fonction d'un abaque de pourcentage de charge en fonction du total ainsi
cumulé des temps de fonctionnement des turbines, à déterminer un pourcentage de charge
du noyau et à limiter la charge du lendemain dudit noyau à ce pourcentage ;
2) pendant les heures de restitution :
a) à effectuer une relance :
- si, à la fin de la succession desdites phases v1 à v4, l'élévation de la température
du local pendant le temps cumulé de fonctionnement des turbines est inférieure à un
seuil prédéterminé ,
- ou si la température dudit local atteint en descendant un deuxième seuil prédéterminé
par rapport à la température de consigne, en deçà dudit premier seuil,
b) et à arrêter la relance dès que la température du local atteint ladite valeur de
consigne.
[0010] Suivant une variante de mise en oeuvre de l'invention, la relance éventuelle de la
charge du noyau pendant la période de restitution est effectuée de préférence au tiers
ou aux deux tiers de la puissance de l'appareil.
[0011] Suivant une autre variante de mise en oeuvre de l'invention, pour un fonctionnement
en régime réduit, on envoie à un micro-contrôleur de l'appareil un signal interdisant
la mise en service des turbines de restitution, sauf si la température du local descend
en dessous d'un troisième seuil par rapport à la température de consigne, inférieur
au deuxième seuil, les modalités de charge du noyau demeurant inchangées.
[0012] Avantageusement, cette autre variante est mise en oeuvre à l'aide d'un commutateur
multi-positions : ARRET-HORS-GEL-REDUIT-CONFORT, de type connu, à fil pilote unique
relié au micro-contrôleur de l'appareil, la position REDUIT ayant pour effet d'abaisser
les valeurs de consigne et donc d'introduire ledit troisième seuil en dessous duquel
la restitution du noyau sera commandée.
[0013] Dans la présente description, on désigne par "appareil" un seul accumulateur ou plusieurs
alimentés en parallèle, ceux-ci pouvant être eux-mêmes utilisés concurremment ou en
relais avec des appareils de chauffage d'autres types, par exemple convecteurs, panneaux
radiants, etc...
[0014] D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui va suivre
d'un mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention, description donnée à titre
d'exemple uniquement et en regard des dessins annexés sur lesquels :
- Figure 1 représente un diagramme de fonctionnement de la restitution de la chaleur
stockée dans un accumulateur, conformément au procédé de l'invention ;
- Figure 2 représente un diagramme des vitesses des turbines selon le procédé de l'invention
;
- Figure 3 représente un abaque du pourcentage de charge du noyau de l'accumulateur
en fonction des temps cumulés de fonctionnement des turbines, conformément au procédé
de l'invention, et
- Figure 4 est un schéma d'une installation comportant plusieurs types d'appareils de
chauffage électrique dont un accumulateur, pilotés à partir d'un commutateur à fil
pilote unique.
[0015] Les figures 1 et 2 illustrent le principe de restitution de la chaleur emmagasinée
dans le noyau d'un accumulateur, conformément au procédé de l'invention.
[0016] La charge du noyau s'opère la nuit durant la période de tarification réduite et la
restitution de la chaleur emmagasinée s'opère le jour suivant durant la période de
tarification normale dite heure pleines suivant immédiatement ladite période de tarification
réduite, le cycle charge/restitution s'étalant sur 24 heures. Toutefois, exceptionnellement
des cycles de restitution peuvent être nécessaires au maintien de la température ambiante
pendant la nuit.
[0017] Conformément à l'invention, on va définir un premier seuil de température T
1, en deçà de la température de consigne Tc affichée par l'utilisateur du local où
l'accumulateur est installé, par exemple sur un thermostat d'ambiance incorporé dans
l'accumulateur ou fixé à distance (sonde murale). Le seuil T
1 est fixé par rapport à la consigne Tc, qui est par exemple 20°C. Dans l'exemple illustré
par la figure 1, le seuil T
1 est 0,5°C en dessous de Tac.
[0018] Selon le procédé de l'invention, on va contraindre, en dehors de la période dite
heures creuses, la température ambiante du local à demeurer à l'intérieur de la plage
19°,5 C - 20°C par une régulation particulière de la restitution dynamique, c'est-à-dire
le contrôle des turbines de l'accumulateur.
[0019] En Ta sur la figure 1, on a représenté la courbe d'évolution de ladite température
ambiante qui est en train de descendre. En atteignant (point A) le seuil T
1, elle va déclencher un processus de mise en fonctionnement des turbines, pendant
une période de temps t, jusqu'à ce que la température d'ambiance Ta
1 ait atteint la température de consigne Tc (point B).
[0020] Pendant la période de temps t, on va piloter les turbines de l'accumulateur suivant
le diagramme de la figure 2 illustrant le régime des vitesses des ventilateurs durant
la période de temps t.
[0021] Au démarrage, durant par exemple les 5 premières secondes (td) de la période t, les
turbines sont lancées à leur vitesse nominale v1 alimentant le moteur électrique d'entraînement
sous la tension nominale de 230 volts. L'intérêt de procéder ainsi est d'assurer un
démarrage correct, lequel pourrait être, s'il était réalisé à vitesse réduite, entravé
par exemple par un empoussiérage des paliers.
[0022] Au bout des 5 secondes, les turbines sont commutées automatiquement sur une vitesse
v2 correspondant à un fonctionnement silencieux, la tension d'alimentation des moteurs
des turbines étant de 170 volts.
[0023] Ce régime de vitesse est maintenu par exemple pendant 5 minutes (t
1) et durant ce temps, la température ambiante, illustrée par le segment S1 sur la
figure 2, augmente et passe du niveau a au niveau b.
[0024] Si au cours de la période t
1, la température ambiante s'est élevée d'un niveau inférieur à un seuil pré-déterminé,
fixé dans le cas illustré à 0,15°C, les turbines sont commutées sur une vitesse supérieure
v3 correspondant à une tension d'alimentation de 190 volts et maintenues à cette vitesse
pendant la période de temps t
2, fixée également à 5 minutes.
[0025] La température ambiante S2 passe du niveau b au niveau c. A ce moment, on mesure
l'élévation de température depuis le niveau a et si cette élévation, ramenée à la
somme t
1 et t
2, est inférieure audit seuil ci-dessus, c'est à dire si l'élévation de température
est inférieure à 0,3°C ramené à 10 minutes, les turbines sont commutées sur la vitesse
v4, intermédiaire entre v1 et v3 et correspondant à une tension d'alimentation de
210 volts et, ce, pour une période de temps t
3 de 5 minutes.
[0026] Pendant ce temps t
3, la température ambiante S3 passe du niveau c au niveau d.
[0027] Si le niveau b est tel que l'élévation de température ramenée au temps t
1 est supérieure audit seuil (0,15°C/5mn), la phase de vitesse v3 n'est pas enclenchée,
mais la phase de vitesse v2 est poursuivie pendant une nouvelle période t
1. A la fin de cette seconde période t
1, on détermine à nouveau si l'élévation de température cumulée sur ces deux périodes
t
1 et ramenée à 10 minutes est inférieure ou supérieure audit seuil. Si elle est inférieure,
on passe alors au régime de vitesse v3. Si elle est supérieure, on poursuit une troisième
et dernière fois le même régime de vitesse v2, pendant encore une même période t
1. A la fin de la troisième période t
1, on passe automatiquement à la phase de vitesse v3.
[0028] Un même processus s'opère éventuellement au niveau c à la fin de la période t
2, qui peut être répétée deux fois, dans les mêmes conditions qu'expliqué ci-dessus
à propos de la période t
1.
[0029] Si le niveau de température d à la fin de t
3 est celui de la température de consigne Tc, le fonctionnement des turbines n'est
pas poursuivi.
[0030] Par contre, si le niveau d est inférieur à Tc, la période t
3 sera reconduite une fois ou même deux, dans les mêmes conditions que pour t
1 et t
2, jusqu'à ce que la température ambiante ait atteint Tc.
[0031] L'installation bien entendu sera conçue et réglée de façon que normalement la période
t
3 n'ait pas à être renouvelée, sauf dans des circonstances exceptionnelles telles que
par exemple l'ouverture prolongée d'une fenêtre du local.
[0032] Bien entendu, à tout moment à l'intérieur de la période t, que les périodes partielles
t
1, t
2, t
3 soient uniques ou répétées, si la température ambiante atteint Tc, les turbines sont
immédiatement arrêtées.
[0033] L'incrémentation des tensions d'alimentation des moteurs des turbines est un moyen
simple de régulation des vitesses de ces dernières.
[0034] Plusieurs techniques connues sont utilisables pour ce faire, telles que des résistances
chutrices, ou la prévision de plusieurs bobinages sur les moteurs, ou encore l'envoi
de salves d'ondes d'alimentation avec des périodes suffisamment courtes pour éviter
les à-coups.
[0035] Toutes les turbines ou simplement une partie de celles-ci peuvent être mises en fonctionnement
au cours de la période t. On peut aussi ne mettre en service qu'une partie des turbines
avec une rotation pour mieux répartir dans le noyau le prélèvement de calories.
[0036] Les valeurs données ci-dessus aux températures Tc, T
1 ainsi que le gradient de température par rapport au temps (0,15°C/5 mn) peuvent bien
entendu varier.
[0037] En revenant à la figure 1, on observera qu'après le point B, si la température ambiante
Ta
2 redescend jusqu'au seuil T
1 (point C), on va entamer une nouvelle période t' durant laquelle va s'opérer un pilotage
des turbines identique à celui réalisé durant la période t jusqu'à ce que la température
ambiante Ta
3 remonte à Tc (point D).
[0038] A tous moments, d'autres périodes (t") de restitution dynamique pourront s'établir,
tant que l'on se trouve toujours dans la période dite d'heures pleines.
[0039] Si, au cours de cette période, la température ambiante Ta
4 venait, pour une raison ou pour une autre et en dépit de la mise en route du régime
de restitution dynamique conforme à l'invention, à descendre à un seuil T
2 prédéterminé par rapport à la température de consigne Tc et en deçà à la fois de
cette dernière et du seuil T
1, la relance du noyau serait effectuée. Ce seuil T
2 est par exemple fixé à 2°C en dessous de Tc.
[0040] Lorsque la température d'ambiance Ta
4 atteint ce seuil T
2 (point E), la relance du noyau va s'effectuer en fonction de la tarification, c'est
à dire au tiers ou aux deux tiers de la puissance en tarification pleine et à pleine
puissance en tarification réduite.
[0041] Ceci permettra conjointement à la mise en route des turbines conformément à l'invention,
la remontée de la température ambiante Ta
5 jusqu'à la valeur de consigne Tc.
[0042] Sur la figure 1, on a également représenté un troisième seuil T
3 de température, déterminé par rapport à la consigne Tc et en deçà à la fois de cette
dernière et la température (T
2) de relance du noyau.
[0043] Ce seuil T
3, dénommé consigne de nuit, est par exemple fixé à 3°C en dessous de Tc. Il n'est
utilisé qu'en période de tarification réduite, pour mettre en service les turbines
de restitution si la température ambiante venait à descendre au seuil T
3.
[0044] Plus précisément, ceci revient à abaisser de 3°C les seuils Tc, T
1 en sorte que si la température ambiante baisse de plus de 0,5°C par rapport au nouveau
seuil (17°C), on va déclencher le processus de restitution selon les modalités expliquées
plus haut, c'est à dire le pilotage des vitesses des turbines en sorte de maintenir
ladite température dans la plage 16°5C-17°C.
[0045] On va maintenant expliquer le mode de charge du noyau conforme à l'invention en se
référant à la figure 3.
[0046] Sur cette figure, on a représenté le diagramme du taux (en pourcentage de charge
nominale) de charge du noyau en fonction des temps cumulés sur 24 heures de fonctionnement
des turbines en dehors des périodes de tarification réduite.
[0047] Conformément à l'invention, on pondère le temps de fonctionnement des turbines en
fonction de leur vitesse de rotation en affectant un coefficient à chaque vitesse
(ou tension d'alimentation du moteur).
[0048] Au cours de la période de tarification pleine, on totalise les durées partielles,
ainsi pondérées (td, t
1, t
2, t
3) de toutes les périodes (t, t', t"), de fonctionnement des turbines et on détermine
un abaque (figure 3) faisant correspondre à un nombre donné d'heures de fonctionnement
des turbines un taux de charge du noyau. Le taux est maximal, par exemple 100%, pour
une durée cumulée de marche des turbines maximal (par exemple 11 heures).
[0049] Ainsi, si les turbines, un jour donné, ont peu fonctionné, ce qui signifie que la
demande de chaleur a été réduite, par exemple parce que la température extérieure
était clémente, alors, la charge pendant la nuit suivant ce jour n'aura pas besoin
d'être importante. Son taux sera alors adapté aux besoins présumés, basés sur ceux
réellement constatés la veille, à partir de l'abaque de la figure 3.
[0050] Il est à noter que les valeurs indiquées sur cet abaque peuvent être bien entendu
modifiées en fonction de la puissance du ou des appareils sous contrôle et en fonction
de la puissance nécessaire au chauffage du local (puissance installée par rapport
aux déperditions).
[0051] Par ailleurs, il est également à signaler qu'avantageusement et afin d'obtenir une
précision optimale du niveau de charge du noyau accumulateur, la température de ce
noyau sera mesurée à l'aide d'un thermocouple au contact du noyau de l'accumulateur
et non comme cela se fait habituellement dans les appareils existants, à l'aide d'un
organe de mesure placé contre ou dans l'isolant thermique qui entoure le noyau et
qui ne contrôle qu'une température "image" approximative.
[0052] La figure 4 est un schéma d'une installation de chauffage électrique comprenant un
accumulateur 10, un panneau radiant 11, un convecteur 12, tous reliés par un fil pilote
unique 13 à un commutateur 14 multipositions, par exemple du type dénommé commercialement
"Portier SESAME".
[0053] Le bouton de commande 15 du commutateur permet un positionnement sur quatre positions
à savoir C (Confort) ; R (Réduit) ; H-G (Hors-gel) et A (Arrêt). Les signaux de commande
véhiculés par le conducteur unique 13 et adressés aux micro-contrôleurs de commande
intégrés dans les divers appareils 10, 11 et 12, sont constitués, à la manière connue,
par : absence de signal (position C) ; signal alternatif pleine alternance (position
R) ; signal demi-alternance inférieure (position H-G) et signal demi-alternance supérieure
(position A).
[0054] Ce dispositif permet à l'utilisateur en particulier de mettre en service la consigne
de nuit (seuil T
3, figure 1) en plaçant le bouton 15 sur la position R, ce qui abaisse les valeurs
de consignes de l'accumulateur 10, son fonctionnement demeurant, comme expliqué plus
haut, le même.
[0055] Suivant une variante, le commutateur 14 peut être remplacé par un programmateur générateur
d'ordres véhiculés par le fil pilote 13, en sorte que, notamment la consigne de nuit
soit mise en service automatiquement suivant le programme affiché.
[0056] Il est à noter que le fil pilote 13 pourrait être supprimé en utilisant les fils
d'alimentation des moteurs des turbines de l'accumulateur 10 suivant le système des
courants porteurs, pour véhiculer les signaux correspondant aux positions C, R, H-G,
A, par des messages formatés de façon appropriée.
1. Procédé de régulation de la charge et de la décharge d'appareils de chauffage électrique
à accumulation ou analogues et notamment du type comprenant un noyau formé de briques
réfractaires, des résistances électriques de chauffage du noyau, et une pluralité
de turbines de circulation forcée d'air à réchauffer dans des canaux du noyau, caractérisé
en ce qu'il consiste :
A/ en ce qui concerne la décharge ou restitution :
· à déclencher la mise en service d'au moins une turbine lorsque la température mesurée
dans le local où se trouve l'appareil descend en dessous d'un premier seuil (T1) pré-déterminé par rapport à la température de consigne (Tc) affichée et en deçà
de celle-ci,
· à moduler, à chaque mise en service de la ou des turbines, leur vitesse de rotation
suivant les phases successives ci-après :
v1 : vitesse nominale, pendant une durée prédéterminée ;
v2 : vitesse réduite à un premier niveau pendant une durée prédéterminée,
v3 : vitesse amenée à un deuxième niveau supérieur au premier, pendant une durée prédéterminée,
v4 : vitesse amenée à un troisième niveau intermédiaire entre la vitesse nominale
et le deuxième niveau, pendant une durée prédéterminée ;
• - le passage de l'un des régimes v2 et v3 au régime suivant n'étant effectué que
si les deux conditions suivantes sont remplies :
1) la température du local est inférieure à celle de consigne (Tc) ;
2) l'élévation de température dans le local pendant la durée de la phase qui vient
de s'achever est inférieure à un seul prédéterminé ;
• - chaque phase v2, v3, v4 étant, si ladite élévation de température, à la fin de
la phase considérée, est supérieure audit seuil, recommencée dans les mêmes conditions,
un nombre déterminé de fois ;
• - et l'arrêt des turbines étant commandé à tout moment dès que la température du
local atteint ladite valeur de consigne affichée (Tc) ;
B/ en ce qui concerne la charge du noyau :
1) pendant les heures de tarification réduite :
a) à cumuler sur 24 heures et en dehors desdites heures de tarification réduite, les
temps de fonctionnement des turbines en pondérant ces temps en fonction de la vitesse
des turbines dans chaque période de fonctionnement ;
b) et, en fonction d'un abaque de pourcentage de charge en fonction du total ainsi
cumulé des temps de fonctionnement des turbines, à déterminer un pourcentage de charge
du noyau et à limiter la charge du lendemain dudit noyau à ce pourcentage ;
2) pendant les heures de restitution :
a) à effectuer une relance :
- si, à la fin de la succession desdites phases v1 à v4, l'élévation de la température
du local pendant le temps cumulé de fonctionnement des turbines est inférieure à un
seuil prédéterminé ,
- ou si la température dudit local atteint en descendant un deuxième seuil (T2) prédéterminé par rapport à la température de consigne (Tc), en deçà dudit premier
seuil (T1),
b) et à arrêter la relance dès que la température du local atteint ladite valeur de
consigne (Tc).
2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, pour un fonctionnement
en régime réduit, on envoie à un micro-contrôleur de l'appareil (10) un signal (R)
interdisant la mise en service des turbines de restitution, sauf si la température
du local descend en dessous d'un troisième seuil (T3) par rapport à la température de consigne (Tc), inférieur au deuxième seuil (T2), les modalités de charge du noyau demeurant inchangées.
3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la fin de la charge du noyau
est commandée à partir de la mesure de la température du noyau à l'aide d'un thermocouple
au contact dudit noyau.