[0001] L'invention concerne un élément de retenue de l'avant d'une chaussure sur une planche
de glisse. En second lieu, l'invention concerne un ensemble d'éléments avant prévus
pour retenir les deux chaussures d'un skieur sur une ou des planches de glisse.
[0002] De façon connue, un élément de retenue présente un corps, une mâchoire de retenue
portée par le corps. Sous l'action des efforts de la chaussure, la mâchoire est mobile
latéralement de part et d'autre d'une position centrée contre la force de rappel d'un
ressort logé dans le corps.
[0003] Parmi les éléments de retenue, l'invention concerne plus particulièrement les éléments
qui sont équipés d'un palpeur mobile verticalement sur lequel une partie de la chaussure
repose, l'enfoncement du palpeur provoquant une variation de la force que la chaussure
doit vaincre pour déplacer la mâchoire.
[0004] Ainsi, on connaît d'après la demande de brevet publiée sous le numéro DE-OS-33 07
022 un élément de retenue dont la plaque d'appui avant est mobile. Un appui de la
chaussure sur la plaque produit un abaissement de la force de rappel que le ressort
exerce sur la mâchoire. L'abaissement de la force de rappel a pour but de compenser
l'augmentation des frottements occasionnés par un appui plus fort de la chaussure
sur la plaque d'appui.
[0005] A l'inverse, on connaît d'après la demande de brevet publiée sous le numéro EP 674
925 un élément de retenue auquel est associé un palpeur mobile. L'enfoncement du palpeur,
par exemple, sous l'effet d'une variation d'appui du skieur, provoque une augmentation
de la force de rappel que la chaussure doit vaincre pour être libérée. L'augmentation
de la force de rappel a ici pour effet de rendre plus ferme le maintien de la chaussure
dans l'élément de retenue avant, notamment en sortie de virage lorsque le skieur vient
sur l'arrière des skis, et qu'il exerce un effort latéral de conduite important sur
l'avant de ses chaussures.
[0006] De tels dispositifs donnent de bons résultats dans leur domaine d'application respectif.
Toutefois, ils agissent sur la mâchoire de la même façon pour les deux sens de déplacement
que la mâchoire peut présenter.
[0007] Or l'on sait que les genoux d'un skieur peuvent endurer des efforts plus ou moins
élevés avant qu'une lésion ne survienne, selon le sens dans lequel les pieds sont
entraînés. On sait en effet que le genou du skieur, qui est sollicité lors d'une chute
en torsion est plus fragile pour une torsion de la jambe correspondant à une rotation
du pied vers l'intérieur que pour une rotation vers l'extérieur.
[0008] Dans ce domaine, la demande de brevet publiée sous le numéro EP 667 174 décrit un
élément avant de retenue équipé d'une plaque d'appui oscillante pour un mouvement
de roulis autour d'un axe longitudinal médian. Le basculement de la pédale ne se produit
que dans une seule direction par rapport à une position de repos horizontale. Le basculement
produit une diminution de la force de rappel que la chaussure doit vaincre pour être
libérée par la mâchoire. Toutefois, cet effet de diminution ne se produit qu'en cas
de chute où la chaussure vrille dans la mâchoire. En outre, la même diminution de
l'effort de retenue est appliquée sur les deux ailes de retenue de la mâchoire.
[0009] Le problème posé par l'invention est d'améliorer le fonctionnement des éléments de
retenue à force de rappel variable, dans le but de mieux les rendre plus performants
et plus sûrs.
[0010] Selon l'invention, ce problème est résolu par un élément de retenue d'une chaussure
sur un ski prévu pour libérer la chaussure en cas de sollicitation excessive, comprenant
un corps, une mâchoire de retenue portée par le corps ayant deux ailes, un ressort
logé dans le corps, une chaîne d'éléments de liaison entre chaque aile de la mâchoire
et le ressort, prévue pour que le ressort s'oppose de la même façon au déplacement
de l'une ou l'autre des ailes de la mâchoire vers l'extérieur, une plaque d'appui
mobile selon une direction verticale prévue pour recevoir l'appui d'une partie de
la chaussure, une liaison de transmission activée par le mouvement de la plaque d'appui
mobile, prévue pour modifier la force de rappel que le ressort oppose au mouvement
de chacune des ailes, et caractérisé par le fait que la liaison de transmission est
connectée à chacune des chaînes d'éléments de transmission par des éléments de connexion
différents qui sont prévus pour que la liaison de transmission modifie davantage la
force de rappel que le ressort oppose au mouvement vers l'extérieur de l'une des ailes
que la force de rappel que le ressort oppose au mouvement vers l'extérieur de l'autre
aile.
[0011] Il est également résolu par un élément de retenue d'une chaussure sur un ski prévu
pour libérer la chaussure en cas de sollicitation excessive, comprenant un corps,
une mâchoire de retenue portée par le corps ayant deux ailes, un ressort logé dans
le corps, une chaîne d'éléments de liaison entre chaque aile de la mâchoire et le
ressort, prévue pour que le ressort s'oppose de la même façon au déplacement de l'une
ou l'autre des ailes de la mâchoire vers l'extérieur, une plaque d'appui mobile selon
une direction verticale prévue pour recevoir l'appui d'une partie de la chaussure,
une liaison de transmission activée par le mouvement de la plaque d'appui mobile,
et caractérisé par le fait que la liaison de transmission est connectée à l'une seulement
des chaînes d'éléments de liaison entre l'une des ailes et le ressort, et qu'elle
est prévue pour modifier seulement la force de rappel que le ressort exerce sur le
mouvement vers l'extérieur de ladite aile, sans modifier la force de rappel que le
ressort exerce sur le mouvement vers l'extérieur de l'autre aile.
[0012] Selon ce qui est souhaité, la force de rappel que le ressort oppose au déplacement
de la mâchoire est abaissée du côté où le genou est le plus fragile, ou bien, elle
est augmentée du côté où le genou est le plus résistant.
[0013] Selon une seconde solution, cette force de rappel augmente pour les deux sens de
rotation, à la manière du EP 674 925, mais elle augmente davantage du côté où le genou
est le plus résistant.
[0014] Ainsi, l'élément de retenue est plus performant et plus sûr dans la mesure où il
permet de reculer momentanément, selon les variations d'appui de la chaussure, le
seuil de libération de la chaussure, mais où le seuil de libération est momentanément
plus élevé au côté où le genou du skieur est plus résistant.
[0015] Le fait que les variations de l'effort de rappel soit momentané permet en outre de
mieux contrôler dans quelles circonstances ces variations doivent se produire.
[0016] L'invention sera mieux comprise en se référant à la description ci-dessous et aux
dessins en annexe qui en font partie intégrante.
[0017] La figure 1 est une vue générale de côté d'un ensemble de retenue d'une chaussure
comprenant un élément de retenue avant selon la présente invention.
[0018] La figure 2 est une vue de dessus de l'ensemble de la figure 1.
[0019] La figure 3 est une vue de dessus en coupe partielle de l'élément de retenue avant
de la figure 1.
[0020] La figure 4 est une vue de face d'arrière en avant de l'élément de la figure 3.
[0021] La figure 5 est une vue vue de côté du tirant de l'élément avant.
[0022] La figure 6 montre la liaison entre la glissière de l'élément arrière et la plaque
de transmission.
[0023] Les figures 7 à 10 sont des vues de côté en coupe de l'élément avant qui illustrent
différentes phases de son fonctionnement.
[0024] La figure 11 représente en vue' de côté le tirant d'un élément de retenue selon un
autre mode de réalisation de l'invention.
[0025] La figure 12 est une vue de l'autre côté du tirant.
[0026] La figure 13 illustre une variante de mise en oeuvre de l'invention.
[0027] Les figures 14 et 15 sont relatives à une variante de construction de l'élément de
retenue.
[0028] La figure 16 illustre une autre variante de mise en oeuvre de l'invention.
[0029] La figure 1 représente la partie médiane d'un ski sur laquelle un ensemble de retenue
d'une chaussure est assemblé. L'ensemble représenté comprend un élément de retenue
avant 1, un élément de retenue arrière 2, qui sont respectivement prévus pour retenir
de façon libérable l'avant et l'arrière d'une chaussure.
[0030] L'élément de retenue avant 1 présente une mâchoire 5 portée par un corps 3. Le corps
est lui-même porté par une embase 4 par laquelle l'élément de retenue est relié au
ski.
[0031] En se reportant à la figure 3, la mâchoire 5 de l'élément 1 comprend deux ailes de
retenue indépendantes 6 et 7 respectivement articulées autour d'un axe 8, 9, encastré
dans le corps 3. Chaque aile présente au-delà de son axe un retour d'aile 6a, 7a,
qui est en prise contre la face d'appui de la tête 11 d'un tirant 12. Le tirant est
mobile, il est guidé dans un logement 13 du corps 3 qui renferme par ailleurs un ressort
de rappel 14. Le ressort est en appui vers l'avant contre une paroi transversale 16
du corps 3. Il est traversé par le tirant, et sa partie avant est en appui contre
un bouchon 17 vissé à l'extrémité du tirant. Le vissage du bouchon sur le tirant détermine
la pré-contrainte initiale du ressort. Ces différents éléments forment les chaînes
d'éléments de liaison entre chacune des ailes 6 et 7 et le ressort de rappel 14.
[0032] La mâchoire 5 comprend par ailleurs un serre-semelle 10 de retenue verticale qui
est solidaire du corps 3. Vers l'arrière, l'élément avant présente une plaque d'appui
19 qui est prévue pour recevoir l'appui de l'avant de la chaussure.
[0033] De façon connue, en fonctionnement, l'avant de la chaussure sollicite l'une ou l'autre
des deux ailes selon une direction latérale, contre la force de rappel du ressort.
La libération de la chaussure intervient lorsque l'aile sollicitée s'est ouverte d'un
angle déterminé suffisant pour laisser échapper la chaussure.
[0034] L'élément arrière 2 illustré dans les figures est également un élément connu qui
ne sera pas décrit en détail. Il présente une mâchoire de retenue 20 mobile par rapport
à un corps 21 contre la force de rappel d'un ressort. De façon connue, le corps 20
est monté coulissant le long d'une glissière longitudinale 22, contre la force de
rappel d'un ressort de recul qui assure le pincement de la chaussure entre les deux
éléments de retenue.
[0035] En avant de la mâchoire, l'élément 2 présente une plaque d'appui 23 prévue pour recevoir
l'appui de l'arrière de la chaussure.
[0036] Selon le mode de réalisation illustré, la plaque d'appui 23 est montée sur un prolongement
vers l'avant de la glissière 22. De plus, la plaque d'appui 23 est mobile selon une
direction sensiblement verticale. Pour cela, la glissière 22 est guidée dans une plaque
de base 25, et elle peut pivoter sur une amplitude angulaire limitée autour de son
extrémité arrière qui est emboîtée dans le rebord arrière 26 de la plaque de base
25. La plaque de base 25 est liée solidairement au ski, et elle présente deux ailes
latérales de guidage de la glissière 22. De préférence, chaque aile se referme au
dessus de chaque bord de la glissière, ce qui forme deux butées 28, 29 qui limitent
le mouvement vers le haut de la glissière. Vers le bas, le mouvement de la glissière
est limité par le fond de la plaque de base 25.
[0037] De préférence, la glissière est maintenue suspendue par un bloc de matériau élastiquement
déformable 30, par exemple un bloc élastomère. Tout autre moyen élastique approprié
peut aussi convenir, par exemple des ressorts.
[0038] La plaque d'appui arrière 23 ainsi montée fonctionne comme un palpeur qui réagit
aux variations d'appui de l'extrémité arrière de la chaussure. Le mouvement vertical
du palpeur est transmis à l'élément de retenue avant par une liaison de transmission
qui va maintenant être décrite.
[0039] En se reportant à la figure 6, la partie avant de la glissière 22 est en appui contre
la branche horizontale 31 d'un basculeur 32 qui est monté pivotant autour d'un axe
33 porté par la plaque de base 25.
[0040] Vers l'avant, le basculeur présente une face d'appui 34 approximativement verticale,
qui est prévue pour porter contre la face d'appui 35 d'une plaque de transmission
36 mobile, qui relie les deux éléments de retenue.
[0041] Dans le mode de réalisation illustré, la plaque de transmission 36 est reliée du
côté de l'élément de retenue avant à un élément 38 coulissant à la manière d'un tiroir
selon une direction longitudinale dans une plaque de base 39 située sous l'embase
4 de l'élément de retenue avant. L'embase 4 et la plaque de base 39 sont reliées de
façon solidaire au ski, ou bien ensemble, par exemple au moyen des mêmes vis, ou bien
par liaisons successives, c'est-à-dire que l'embase 4 est reliée solidairement à la
plaque de base 39 qui est reliée elle-même solidairement au ski. Tout moyen approprié
de solidarisation convient.
[0042] La liaison entre l'élément tiroir 38 et la plaque de transmission 36 est une liaison
de poussée c'est-à-dire une liaison qui permet la transmission d'efforts longitudinaux
dans la direction longitudinale de coulissement du tiroir 38. De préférence, comme
cela est illustré, la liaison autorise également un pivotement angulaire de la plaque
de transmission.
[0043] Par exemple comme cela est visible dans la figure 1, la liaison est assurée par deux
formes complémentaires emboîtées l'une dans l'autre.
[0044] La liaison est par ailleurs recouverte par un capot déformable 41 qui est assemblé
d'un côté à l'embase ou la plaque de base, et de l'autre à la plaque de transmission.
Par exemple, le capot 41 est assemblé à l'embase 4, et porte la plaque d'appui 19.
Vers l'arrière, le capot présente une languette avec un plot engagé dans la plaque
de transmission 36.
[0045] La plaque de transmission 36 est ainsi mobile entre une position haute représentée
en figure 1 où son extrémité arrière est au dessus de la glissière 22, et une position
basse où son extrémité arrière se trouve au niveau de la glissière, et où la plaque
de transmission est surélevée par rapport au ski.
[0046] Le relevage de la plaque d'appui se fait de façon élastique au moyen d'un bras rappelé
élastiquement par un ressort. De préférence, comme cela est représenté, le bras en
question est le bras supérieur 42 d'un frein de ski 43. Le bras supérieur est articulé
sur un support qui est un prolongement vers l'avant de la plaque de base arrière 25.
Il est rappelé par un ressort 45, et se prolonge vers le bas de chaque côté du ski
par un bras de freinage prévu pour ralentir la course du ski en cas de libération
de la chaussure.
[0047] La plaque de transmission porte dans sa partie arrière un sabot 47 avec une plaque
de chaussage 48 prévue pour recevoir l'appui de la chaussure au moment de l'engagement
de la chaussure dans les éléments de retenue. L'engagement de la chaussure dans les
éléments de retenue provoque l'abaissement de la plaque de transmission 36, et la
remontée des bras de freinage 46, contre la force de rappel élastique du ressort 45.
Lors de la libération volontaire ou accidentelle de la chaussure, le ressort 45 assure
à la fois la descente des bras de freinage, et la remontée de la plaque de transmission.
La face d'appui 35 de la plaque de transmission 36 se trouve à l'arrière du sabot
47.
[0048] La longueur de la plaque de transmission 36 est prévue pour qu'en position basse,
sa face d'appui 35 se trouve contre la face d'appui 34 du basculeur 32. Pour cela,
par exemple, comme cela est illustré, la plaque de transmission est en deux parties
montées coulissantes, et assemblées entre elles par un ensemble vis-écrou. Tout autre
moyen approprié convient, notamment différentes plaques de liaison de longueur différentes,
prévues pour différents écartements des éléments de retenue qui ont été déterminés
en fonction de différentes plages de longueur de chaussure.
[0049] L'ensemble qui vient d'être décrit fonctionne de la façon suivante. A l'engagement
de la chaussure, la plaque de transmission 36 est mise au contact du basculeur 32.
La chaussure repose à la fois sur la plaque de chaussage 48 et la plaque d'appui 23,
mais transmet la majeure partie de ses efforts d'appui verticaux à la plaque d'appui
23. Les variations d'appui de la chaussure sur la plaque 23 induisent des mouvements
de la glissière 22, qui entraîne en rotation le basculeur 32, ce qui provoque le déplacement
de la plaque de transmission 36 selon une direction longitudinale.
[0050] La plaque de transmission 36 entraîne avec elle l'élément tiroir 38.
[0051] Sous la tête 11 du tirant 12, l'élément tiroir 38 présente un plot 50 qui traverse
la paroi supérieure de la plaque de base 39 au niveau d'un évidement 51. Les dimensions
de l'évidement sont prévues pour permettre le déplacement du plot 50 avec le mouvement
du tiroir 38.
[0052] Le plot 50 est prévu pour coopérer avec une biellette 51 qui descend de la tête 11
du tirant 12.
[0053] Du côté de l'aile où l'on souhaite augmenter la force de retenue de l'aile avec l'appui
du skieur, l'aile 6 dans le cas des figures, une pièce intermédiaire 53 est intercalée
entre le retour d'aile 6a et la tête 11 du tirant. La pièce intermédiaire 53 est logée
dans un évidement latéral de la tête 11. La pièce 53 et l'évidement ont une forme
globalement parallélépipédique rectangle. La pièce intermédiaire est mobile par rapport
à la tête 11 vers l'arrière. Elle se guide latéralement contre la face latérale de
l'évidement de la tête 11. Vers l'avant, la pièce 53 s'appuie contre une butée 54
de la tête. Vers le haut, la pièce intermédiaire peut s'élever sur une amplitude limitée.
[0054] La biellette s'étend sensiblement selon une direction verticale sur le bord de la
tête du tirant situé du côté de la pièce intermédiaire 53. Elle est reliée par une
articulation autour d'un axe horizontal et transversal à la tête 11 d'une part , à
la pièce intermédiaire 53 d'autre part, et s'étend vers le bas, où son pied 55 est
placé en avant du plot 50. La biellette 51 et la pièce intermédiaire 53 forment la
connexion entre la liaison de transmission et la chaîne d'éléments de liaison entre
l'aile 6 et le ressort. Dans le cas présent, la liaison de transmission n'est connectée
qu'à la chaîne de liaison de l'aile 6, et n'a pas d'action sur la chaîne de liaison
de l'aile 7.
[0055] Au repos, c'est-à-dire en l'absence de mouvement vers l'avant de la plaque de transmission
36, le plot 50 se trouve en retrait vers l'avant par rapport au pied 55 de la biellette
d'une distance au moins égale à la course maximum de déplacement du tirant en cas
d'ouverture de l'aile 6. Ceci est représenté en figure 7.
[0056] D'un autre côté, en cas d'appui intense sur la plaque d'appui 23, la course de déplacement
vers l'avant de la plaque de transmission 36 est suffisante pour que le plot 50 vienne
au contact du pied 55 et soit susceptible d'entraver son mouvement vers l'avant. De
préférence, une butée formée par exemple par le fond 58 du logement de l'élément tiroir
38 limite la course de cet élément dans une position où son plot 50 arrive juste au
contact du pied 55 de la biellette, alors que l'aile 6 est en position fermée de repos.
Ceci est illustré en figure 8.
[0057] En cas d'ouverture de l'aile 6, par exemple sous l'effet d'une sollicitation latérale
en torsion de la chaussure, le retour d'aile 6a entraîne vers l'arrière la pièce intermédiaire
et la tête du tirant. La biellette 51 se déplace également vers l'arrière.
[0058] En l'absence d'appui intense sur la plaque d'appui 23, c'est-à-dire dans la position
reculée de la plaque de transmission 36, la pièce intermédiaire est en butée contre
la butée 54 de la tête du tirant. Elle entraîne la tête du tirant directement dans
son mouvement, ne formant avec elle qu'un bloc.
[0059] En cas de sollicitation intense sur la plaque d'appui 23, combinée à une ouverture
de l'aile 6, le pied de la biellette est bloqué par le plot 50. La biellette agit
comme un levier amplificateur entre la pièce intermédiaire 53 et la tête 11 du tirant.
Ceci est illustré en figure 9. Ainsi, pour atteindre l'angle d'ouverture de l'aile
qui laisse échapper la chaussure, il est nécessaire de déplacer le tirant 12 sur une
plus grande course qu'en l'absence de sollicitation intense sur la plaque d'appui
23.
[0060] La figure 10 montre la liaison entre l'aile 7 et le tirant. De ce côté, le retour
d'aile 7a de l'aile 7 est en prise directe sur la tête 11 du tirant 12. Quelle que
soit la position du plot 50, la force de rappel de l'aile 7 n'est pas modifiée.
[0061] Il va de soi que l'autre élément de retenue d'une paire d'éléments avant présente
une disposition inverse, c'est-à-dire en particulier une pièce intermédiaire et une
biellette situées de l'autre côté du tirant, pour que ce soient les deux ailes intérieures
des éléments qui présentent une force variable de résistance à l'ouverture. Tout moyen
approprié de repérage de éléments de retenue ou des skis ou tout moyen détrompeur
convient pour que les chaussures soient associées aux bons éléments de retenue.
[0062] En résumé, en fonctionnement normal, c'est-à-dire en l'absence d'appui intense de
l'arrière de la chaussure sur la plaque 23, les deux ailes de retenue nécessitent
le même effort pour s'ouvrir, et, le cas échéant libérer la chaussure.
[0063] En cas d'appui intense de l'une ou l'autre des chaussures, et notamment en sortie
de virage, en phase de conduite, lorsque le skieur porte son poids sur l'arrière,
l'aile de retenue située du côté intérieur du ski, où cet appui intense se produit,
présente une force de résistance à l'ouverture qui est augmentée par rapport à l'autre
aile, du fait de l'enfoncement de la plaque 23 et de l'avancement de la plaque de
transmission 36 et du tiroir 38. Ceci est avantageux car le skieur peut solliciter
davantage ses skis, en phase de conduite, en diminuant le risque de déclenchement
intempestif du ski dont il sollicite l'aile intérieure.
[0064] Selon une autre approche, le skieur baisse la dureté des éléments de retenue, c'est-à-dire
diminue le seuil de sollicitation au-delà duquel l'élément de retenue libère la chaussure,
sachant que dans les phases de conduite, par son appui arrière, il augmente momentanément
la dureté des ailes intérieures de ses éléments de retenue.
[0065] Une variante de mise en oeuvre de l'invention est illustrée en figures 11 et 12.
Selon cette variante, la tête 59 du tirant 60 est équipée des deux côtés d'une biellette
61, 62 de même nature que la biellette 51 précédente, et d'une pièce intermédiaire
63, 64 semblable à la pièce intermédiaire 53. Il est à noter que les biellettes 61
et 62 et les pièces intermédiaires 63, 64 sont respectivement indépendantes l'une
de l'autre. Dans le cas présent, la liaison de transmission est connectée aux deux
chaînes de liaison des ailes au ressort, mais les éléments de connexion, c'est-à-dire
les biellettes et/ou les pièces intermédiaires sont différents pour que la liaison
de transmission active davantage l'une des liaisons que l'autre.
[0066] Comme dans le cas précédent, l'appui de la chaussure sur l'arrière provoque l'avancement
d'un pot qui est susceptible ici d'entraver le mouvement du pied des deux biellettes.
Cependant, les biellettes amplifient de façon différente le mouvement du tirant.
[0067] On a représenté dans les figures 11 et 12 le tirant 61 vu des deux côtés. Il est
visible dans ces figures que les deux axes 65, 67 d'articulation de la biellette 61
à la tête 59 du tirant et la pièce intermédiaire 63 sont plus distants l'un de l'autre
que les axes 66 et 68 d'articulation de la biellette 62. Dans ces conditions, la biellette
62 aura un rôle amplificateur plus faible que la biellette 61. La biellette 62 sera
disposée du côté de l'aile extérieure, et la biellette 61 du côté de l'aile intérieure
de l'élément de retenue.
[0068] On peut obtenir le même effet par d'autres moyens, en jouant sur les bras de leviers
de chacune des biellettes, par exemple en utilisant des biellettes de longueur différente.
[0069] Ainsi, en cas d'appui de la chaussure sur la plaque d'appui mobile, le seuil de déclenchement
des deux ailes varie, celui de l'aile intérieure variant cependant davantage que celui
de l'aile extérieure.
[0070] La figure 13 illustre une autre variante de mise en oeuvre de l'invention. Selon
cette variante, l'effet de l'élément tiroir sur la ou les biellettes est neutralisé
dans le cas où l'avant de la chaussure tend à solliciter la mâchoire vers le haut.
Cette configuration correspond par exemple à une chute vers l'arrière du skieur.
[0071] La figure représente un élément tiroir en deux parties 70 et 71 réunies entre elles
par un dispositif 72 à genouillère. Le dispositif à genouillère 72 comprend deux petits
leviers réunis entre eux par une articulation centrale.
[0072] La plaque d'appui avant 73 sur laquelle l'avant de la chaussure repose est mobile
verticalement. Par exemple, sa partie arrière est reliée à l'embase de l'élément de
retenue par une sorte de charnière. De préférence, un moyen de rappel élastique relativement
souple, par exemple un ressort 74 rappelle la plaque vers le haut.
[0073] La partie avant de la plaque repose sur l'articulation de la genouillère.
[0074] Tant que l'appui de la chaussure sur la plaque est supérieure à une valeur déterminée,
la genouillère 72 est aplatie. Le pot 77 est en position avancée et l'élément tiroir
a alors le même fonctionnement par rapport à la biellette, ou le cas échéant aux biellettes,
que l'élément tiroir précédent.
[0075] Dans le cas d'une chute arrière, la charge de la chaussure sur la plaque d'appui
73 diminue, ce qui permet à la genouillère de se casser. Le plot 77 occupe alors une
position plus reculée, et n'a aucune action sur la ou les biellettes. Le seuil de
déclenchement des ailes ne peut plus varier, ou revient à sa valeur nominale s'il
avait augmenté sous l'effet d'un déplacement vers l'avant de la plaque de transmission.
Dès que la charge de la chaussure augmente, le plot 77 reprend sa position nominale
de fonctionnement. Ainsi, l'effet de variation de la résistance à l'ouverture des
ailes est neutralisé en cas de chute arrière.
[0076] Les figures 14 et 15 sont relatives à un autre mode de construction de l'élément
de retenue avant. Elles illustrent un élément de retenue 81 du type à corps tournant
et mâchoire formant un ensemble monobloc avec le corps. Ainsi, l'élément 81 comprend
une mâchoire 82 comprenant deux ailes de retenue latérale et formant avec le corps
83 un corps monobloc. Le corps est monté pivotant autour d'un pivot vertical cylindrique
84 porté par une embase 85 qui est prévue pour être rendue solidaire du ski par tout
moyen approprié, par exemple des vis. Le pivot 84 porte sur l'avant un méplat 86 orienté
transversalement par rapport à la direction longitudinale définie par l'élément de
retenue. Un piston 87, guidé dans le corps, est repoussé par un ressort 88 contre
le méplat 86. Lors d'un pivotement, le corps entraîne avec lui le piston 87 qui, au
contact de l'un ou l'autre des bords latéraux du méplat, est forcé d'avancer en comprimant
le ressort 88. Une telle construction est connue. Elle n'est pas limitative pour l'invention,
et peut présenter des variantes, notamment au niveau du pivot et de la liaison de
pivotement entre le pivot et le corps. Ainsi, dans le cas présent, les chaînes d'éléments
de liaison entre chacune des ailes et le ressort comprennent la mâchoire, le corps,
le pivot, et le méplat situé en avant du pivot, avec chacun de ses bords latéraux,
contre lequel le piston s'appuie selon le sens de pivotement du corps. Chaque aile
de la mâchoire est en fait associée à un bord du méplat qui est situé du côté opposé,
c'est-à-dire du côté de l'autre aile par rapport à un plan vertical et longitudinal
médian.
[0077] Comme cela est visible sur les figures, le pivot présente un évidement sur chacun
des bords latéraux du méplat, c'est-à-dire que le méplat présente une largeur inférieure
au diamètre du pivot. L'un de ces évidements est limité vers l'arrière par une baguette
90 qui s'étend le long du pivot. La baguette 90 est mobile, elle est portée par un
élément tiroir 91 guidé en coulissement longitudinal par rapport à l'embase. Cet élément
est de même type que l'élément tiroir 38 précédent, et, comme l'élément précédent,
il est prévu pour être repoussé vers l'avant en cas de variation de l'appui de la
chaussure du skieur sur un palpeur. En étant repoussé vers l'avant, l'élément tiroir
91 déplace la baguette 90, et place sa face avant sensiblement dans le prolongement
de la face d'appui du méplat 86. Ceci revient à dire qu'en cas de déplacement vers
l'avant de l'élément tiroir 91, le méplat se trouve prolongé latéralement de façon
momentanée et d'un côté seulement. Au cas où le piston décrit ce côté du méplat pendant
ce temps là, il se déplacera sur une amplitude plus grande, provoquant une plus grande
compression du ressort, c'est-à-dire que le ressort opposera une résistance au pivotement
du corps qui sera plus grande que celle qu'il oppose pour un pivotement du corps dans
l'autre sens.
[0078] Comme dans le cas précédent, l'autre élément d'une paire d'éléments de retenue aurait
une disposition inverse de la baguette, c'est-à-dire que la baguette 90 serait située
de l'autre côté du plan longitudinal et vertical médian de l'élément de retenue. Les
éléments de retenue de la paire présenteraient dans ce cas tous moyens appropriés
mécaniques ou visuels ou autres pour assurer que l'élément de retenue droit est associé
à la chaussure droite du skieur et l'élément gauche est associé à la chaussure gauche.
[0079] Sur le même principe que ce qui a été décrit relativement aux figures 11 et 12, la
figure 15 montre en variante un élément de retenue 92 avec un pivot 93 présentant
un évidement latéral sur chacun des bords latéraux du méplat 96. Ces évidements sont
limités par deux baguettes mobiles, 94 et 95, une de chaque côté du méplat 96, portées
solidairement par un élément tiroir. L'une des baguettes, en l'occurrence, la baguette
94 dans la figure 16, présente un bord latéral plus émoussé que l'autre de façon que,
en cas de position avancée du tiroir et des deux baguettes, l'augmentation de la force
que le ressort oppose au pivotement du corps soit momentanément plus importante d'un
côté que de l'autre. Dans la figure 15, l'élément tiroir et les deux baguettes sont
représentés en position avancée.
[0080] Naturellement l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits. Elle
pourrait s'appliquer à des variantes de construction du mode de réalisation décrit.
Elle pourrait également s'appliquer à d'autres constructions d'éléments de retenue,
par exemple des éléments du type à corps fixe et mâchoire monobloc comprenant deux
ailes reliées entre elles. D'autres constructions sont aussi possibles. Pour un élément
de retenue de construction différente, la chaîne d'éléments de liaison entre une aile
et le ressort est formée par l'ensemble des éléments qui relient l'aile au ressort,
et qui sont activés en mouvement par le déplacement de l'aile en question.
[0081] La plaque d'appui mobile, la liaison avec l'élément tiroir pourraient aussi être
remplacées par un dispositif électronique. Par exemple, une jauge de contrainte évaluerait
l'appui de la chaussure sur le ski. Au cas où un seuil déterminé serait dépassé, un
circuit de traitement activerait un électro-aimant ou un autre dispositif susceptible
de modifier le seuil de déclenchement de l'élément de retenue à la façon de ce qui
a été décrit.
[0082] De plus, selon ce qui a été décrit, c'est la plaque d'appui arrière qui pilote le
fonctionnement du dispositif. Ceci n'est pas limitatif, et on pourrait aussi piloter
le dispositif de la même façon selon les variations d'appui de la plaque d'appui avant.
[0083] Enfin, la liaison de transmission entre la plaque d'appui mobile et l'aile pourrait
être prévue pour avoir un effet inverse, qui diminuerait la force de rappel appliquée
par le ressort à l'aile, au lieu de l'augmenter.
[0084] Toutes ces variantes peuvent aussi être combinées entre elles.
1. Elément de retenue d'une chaussure sur une planche de glisse prévu pour libérer la
chaussure en cas de sollicitation excessive, comprenant un corps (3), une mâchoire
de retenue (5) portée par le corps ayant deux ailes (6, 7), un ressort (14) logé dans
le corps (3), une chaîne d'éléments de liaison (6a, 7a, 59, 60, 17) entre chaque aile
de la mâchoire et le ressort prévue pour que le ressort s'oppose de la même façon
au déplacement de l'une ou l'autre des ailes de la mâchoire vers l'extérieur,
une plaque d'appui (23) mobile selon une direction verticale prévue pour recevoir
l'appui d'une partie de la chaussure,
une liaison de transmission (36, 38, 50) activée par le mouvement de la plaque
d'appui mobile, prévue pour modifier la force de rappel que le ressort oppose au mouvement
de chacune des ailes,
caractérisé par le fait que la liaison de transmission est connectée à chacune
des chaînes d'éléments de transmission par des éléments de connexion (61, 62, 63,
64) différents qui sont prévus pour que la liaison de transmission modifie davantage
la force de rappel que le ressort oppose au mouvement vers l'extérieur de l'une des
ailes que la force de rappel que le ressort oppose au mouvement vers l'extérieur de
l'autre aile.
2. Elément selon la revendication 1, où chacune des ailes est articulée de façon indépendante
autour d'un axe porté par le corps, où la chaîne d'éléments de liaison comprend un
retour d'aile (6a, 7a) de chaque aile, un tirant (59) avec une tête (60), caractérisé
par le fait que les éléments de connexion de la liaison de transmission comprennent
deux pièces intermédiaires indépendantes (63, 64) intercalées entre les retours d'aile
et la tête (59) du tirant, et deux biellettes (61, 62) montées comme des leviers entre
la tête du tirant et chacune des pièces intermédiaires et comprenant chacune un pied
s'étendant vers le bas.
3. Elément selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les biellettes (61,
62) sont reliées aux pièces intermédiaires (63, 64) et à la tête (59) du tirant par
des axes d'articulation dont l'espacement est différent.
4. Elément de retenue selon la revendication 1 où chacune des ailes est portée par un
corps monté pivotant autour d'un pivot (93) relié solidairement à une embase et présentant
un méplat (96), où la chaîne d'éléments de liaison pour chaque aile comprend le corps,
le pivot (93) et le méplat (96) avec son bord latéral opposé à l'aile, caractérisé
par le fait que les éléments de connexion de la liaison de transmission comprennent
deux baguettes mobiles (94, 95) logées dans des évidements situés sur chaque bord
latéral du pivot, l'une (94) des baguettes présentant elle-même un bord latéral plus
émoussé que l'autre baguette.
5. Elément de retenue d'une chaussure sur une planche de glisse prévu pour libérer la
chaussure en cas de sollicitation excessive, comprenant un corps (3, 83), une mâchoire
de retenue (5, 82) portée par le corps ayant deux ailes (6, 7), un ressort (14, 88)
logé dans le corps (3, 83), une chaîne d'éléments de liaison (6a, 7a, 11, 12, 17,
83, 84, 86) entre chaque aile de la mâchoire et le ressort prévue pour que le ressort
s'oppose de la même façon au déplacement de l'une ou l'autre des ailes de la mâchoire
vers l'extérieur,
une plaque d'appui mobile (23) selon une direction verticale prévue pour recevoir
l'appui d'une partie de la chaussure,
une liaison de transmission (36, 38, 50) activée par le mouvement de la plaque
d'appui mobile,
caractérisé par le fait que la liaison de transmission (36, 38, 50) est connectée
par des éléments de connexion (51, 53, 90) à l'une seulement des chaînes d'éléments
de transmission entre l'une des ailes (6) et le ressort (14), et qu'elle est prévue
pour modifier seulement la force de rappel que le ressort exerce sur le mouvement
vers l'extérieur de ladite aile, sans modifier la force de rappel que le ressort exerce
sur le mouvement vers l'extérieur de l'autre aile.
6. Elément selon la revendication 5, où chacune des ailes est articulée de façon indépendante
autour d'un axe porté par le corps, où la chaîne d'éléments de liaison comprend un
retour d'aile (6a, 7a) de chaque aile, un tirant (12) avec une tête (11), caractérisé
par le fait que les éléments de connexion de la liaison de transmission comprennent
une pièce intermédiaire (53) intercalée entre le retour d'aile (6a) de l'une des ailes
(6) et la tête (11) du tirant, et une biellette (51) montée comme un levier entre
la tête du tirant et la pièce intermédiaire et comprenant un pied (55) s'étendant
vers le bas.
7. Elément selon la revendication 3 ou 6, caractérisé par le fait que la liaison de transmission
comprend un plot (50) monté sur un élément tiroir (38) mobile en coulissement et prévu
pour entraver le mouvement du pied (55) de la (51) ou des (61, 62) biellettes qui
est communiqué par le mouvement de la tête (11, 59) du tirant.
8. Elément selon la revendication 7, caractérisé par le fait que la liaison de transmission
comprend une plaque de transmission (36) dont une extrémité est en appui contre la
branche verticale d'un basculeur articulé (32).
9. Elément selon la revendication 7, caractérisé par le fait que l'élément tiroir coulissant
est en deux parties (70, 71) reliées entre elles par un dispositif à genouillère (72),
que la plaque d'appui avant (73) associée à l'élément de retenue est mobile selon
une direction verticale, et qu'elle repose sur l'articulation centrale du dispositif
à genouillère (72).
10. Elément de retenue selon la revendication 5, où chacune des ailes est portée par un
corps (83) monté pivotant autour d'un pivot (84) relié solidairement à une embase
et présentant un méplat (86), où pour chaque aile, la chaîne d'éléments de liaison
comprend le corps, le pivot (84) et le méplat (86) avec son bord latéral opposé à
l'aile, caractérisé par le fait qu'une baguette mobile (90) reliée solidairement à
un élément tiroir (91) est logée dans un évidement situé le long d'un bord latéral
du méplat (86).
11. Ensemble d'éléments de retenue avant formé par une paire d'éléments prévus chacun
pour retenir les chaussures droite et gauche d'un skieur, caractérisé par le fait
qu'il comprend deux éléments de retenue avant selon l'une quelconque des revendications
1 à 10, avec des éléments de connexion connectés de façon inversée aux chaînes d'éléments
de liaison entre les ailes et les ressorts.