[0001] La présente invention a pour objet un patin à roulettes comprenant un châssis équipé
de roulettes et une chaussure fixée amoviblement sur ce châssis par des moyens de
fixation assurant la solidarisation de la chaussure au châssis, en un premier endroit,
par accrochage réalisé par l'engagement longitudinal mutuel d'une partie de la chaussure
et d'une partie du châssis et, en un second endroit, par un dispositif de fixation
à effet de genouillère.
[0002] L'invention concerne particulièrement, mais non exclusivement, un patin à roulettes
en ligne.
[0003] Des dispositifs permettant de fixer amoviblement un patin à une chaussure sont connus
depuis longtemps, en particulier pour la fixation de patins à glace à des chaussures
qui étaient également utilisées pour la marche ou pour la pratique d'autres sports.
Dans le brevet CH 118 742 sont représentés un patin à roulettes et un patin à glace
comprenant, à l'arrière, une griffe s'engageant dans la face frontale du talon et,
à l'avant, une pince actionnée par un levier et venant pincer latéralement la chaussure
sur ses côtés. Le patin décrit dans le brevet US 1 402 010 est également équipé d'un
dispositif à pince actionnable par un levier.
[0004] Dans une version plus moderne, décrite dans le brevet US 3 918 729, la semelle de
la chaussure est munie d'une plaque métallique présentant, à l'avant, deux trous en
forme de trou de serrure venant s'accrocher sur deux tenons du patin et, à l'arrière,
un trou de baïonnette dans lequel vient s'engager un organe rotatif de fixation du
patin pour la fixation à baïonnette de la chaussure.
[0005] Dans le brevet US 5 507 506, le patin présente, à l'avant, une première glissière
pour la chaussure et, à l'arrière, une seconde glissière et un verrou à ressort verrouillant
longitudinalement la chaussure sur le patin. Le dispositif de fixation ne comporte
donc pas d'organe rotatif, mais l'engagement de la chaussure dans les glissières doit
être fait de façon précise, afin que la fixation se présente pas de jeu.
[0006] Dans le but de réaliser un dispositif de fixation de structure particulièrment simple
et facile à manoeuvrer pour permettre de monter la même chaussure sur des patin à
roulettes ou des patins à glace, le brevet FR 2 720 286 propose une fixation par accrochage
à l'avant et, à l'arrière, par un système de leviers montés au dos de la chaussure
et maintenant la chaussure au patin par effet de genouillère. Ce dispositif de fixation
nécessite au moins deux manoeuvres, soit l'accrochage de la genouillère au patin et
la fermeture de cette genouillère et, une troisième manoeuvre si l'on désire libérer
la chaussure de son dispositif de fixation. La genouillère forme en outre une saillie
à l'arrière de la chaussure.
[0007] La présente invention vise à réaliser un dispositif de fixation rapide, sûr, commode,
et d'encombrement minimal.
[0008] Le patin à roulettes selon l'invention est caractérisé en ce que le dispositif de
fixation à effet de genouillère est situé sous la chaussure et qu'il comprend un verrou
articulé sur le châssis autour d'un axe transversal et présentant une extrémité en
forme de bec coopérant avec un logement de la chaussure, ce verrou étant susceptible
d'occuper deux positions stables, à savoir une position relevée obliquement, dans
laquelle son bec est hors du logement de la chaussure et une position abaissée dans
laquelle son bec est engagé dans le logement de la chaussure dans un sens opposé au
sens de l'engagement du premier endroit d'accrochage maintenu engagé par le blocage
de la genouillère et en exerçant, d'une part, une pression verticale et, d'autre part,
une poussée longitudinale dans le sens opposé.
[0009] Les parties mobiles du dispositif de fixation sont donc entièrement situées sur le
patin.
[0010] L'accrochage par des moyens fixes se fera, de préférence, à l'avant de la chaussure,
mais il pourrait également se faire sur l'arrière, c'est-à-dire dans la région du
talon.
[0011] Le verrou a pour avantage d'exercer sur la chaussure aussi bien une pression vers
le bas qui la plaque sur le patin qu'une poussée longitudinale dans un sens opposé
à celui de l'engagement des organes d'accrochage fixes, ce qui permet, par effet de
coin et de rampe de supprimer tout jeu dans la fixation.
[0012] Selon des modes d'exécution particulièrement intéressants de l'invention, le verrou
est en forme de pédale dont l'abaissement, pour le verrouillage, est assuré par une
pression exercée par la chaussure. Ceci permet de réaliser une fixation automatique.
La pédale peut être articulée à l'extrémité d'une paire de leviers à effet de genouillère
ou constituer elle-même l'un des deux éléments de la genouillère. Dans le premier
cas, le verrouillage de la genouillère est assuré au moyen d'un levier auxiliaire
au moyen duquel on fait passer l'articulation médiane de la genouillère au delà de
son point d'équilibre instable. Dans le second cas, la première partie de la genouillère
est élastiquement axialement compressible, ce qui permet à l'axe médian de la genouillère
de passer de l'autre côté de son point d'équilibre instable par la simple pression
sur la pédale. L'utilisation d'un ressort assez fort et un rapport de couples adéquat
permettent d'assurer un quasi-verrouillage de la chaussure en position fixée au patin.
Il est toutefois préférable de prévoir des moyens auxiliaires de verrouillage, en
particulier un verrou venant verrouiller un bec auxiliaire de la pédale ou un verrou
venant s'engager sous l'articulation médiane de la genouillère.
[0013] Dans le cas d'un verrou venant verrouiller un bec auxiliaire de la pédale, ce verrou
peut être maintenu en position verrouillée par un ressort et le bec auxiliaire de
la pédale peut présenter une rampe lui permettant d'écarter le verrou lors de la descente
de la pédale, ce qui permet d'obtenir un verrouillage automatique. Il suffit alors
de relier le verrou à un moyen de retrait manuel pour permettre le déchaussage du
patin.
[0014] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront lors de la description
d'exemples d'exécution de patins à roulettes en ligne faite en relation avec le dessin
annexé, dans lequel :
la figure 1 est une vue schématique partielle de côté d'un premier mode d'exécution
;
la figure 2 est une vue de dessus de ce premier mode d'exécution ;
la figure 3 est une vue partielle de côté d'une deuxième forme d'exécution ;
la figure 4 est une vue de dessus de cette deuxième forme d'exécution ;
la figure 5 est une vue de côté, en coupe selon V-V de la figure 6, d'une troisième
forme d'exécution ;
la figure 6 est une vue de dessus de la partie arrière de la fixation représentée
à la figure 5 ;
la figure 7 est une vue partielle et en coupe selon VII-VII de la figure 5 ;
la figure 8 est une vue de côté d'une quatrième forme d'exécution ;
la figure 9 est une vue de côté d'une cinquième forme d'exécution ;
la figure 10 est une vue de côté d'une sixième forme d'exécution ;
la figure 11 est une vue partielle et en coupe selon XI-XI de la figure 10 ;
la figure 12 est une vue de côté d'une septième forme d'exécution ;
la figure 13 est une vue de dessus de la partie arrière de cette septième forme d'exécution
;
la figure 14 est une vue partielle et en coupe selon XIV-XIV de la figure 12 ; et
la figure 15 représente une version à verrouillage automatique de la septième forme
d'exécution.
[0015] Le patin représenté aux figures 1 et 2 comprend un châssis 1 présentant deux ailes
verticales parallèles 1a et 1b entre lesquelles sont montées quatre roulettes dont
trois sont visibles sur le dessin, soit les roulettes 2, 3 et 4. Sur ce châssis 1
vient se fixer amoviblement une chaussure 6 en deux endroits A et B. Dans ce premier
mode d'exécution, A est situé dans la zone arrière du patin et B dans la zone avant.
[0016] La fixation à l'endroit A est réalisée au moyen d'un ergot 7 fixé au châssis 1 et
dirigé vers l'avant, et d'un logement 8 en forme de coin, également dirigé vers l'avant,
formé dans une partie 9 de la chaussure qui peut constituer simultanément la semelle
de cette chaussure. Comme on peut le voir dans la vue en plan, l'ergot 7 est divisé
en deux par une fente en V dans laquelle vient s'engager une paroi médiane 10 de forme
correspondante de la chaussure. Le logement 8 est donc lui-même divisé en deux parties
par la paroi 10 qui constitue un organe de centrage de l'ergot 7. Sur sa face inférieure,
l'ergot 7 présente une rampe oblique 7a qui vient s'appliquer sur une rampe oblique
correspondante 8a du logement 8.
[0017] A l'endroit B, la fixation est assurée par un verrou 11 muni d'un bec 11a en forme
de coin. Ce verrou 11 est articulé, d'une part, sur le châssis autour d'un axe transversal
12 et, d'autre part, autour d'un axe 13 à l'extrémité d'un premier bras 14 articulé
autour d'un axe 15 à l'extrémité d'un second bras 16 dont l'autre extrémité est articulée
sur le châssis autour d'un axe 17. Les bras 14 et 16 constituent une genouillère.
La chaussure présente un logement 18, également en forme de coin, dans lequel s'engage
le bec 11a de la pédale 11. Le bras 14 est en outre solidaire, par son extrémité articulée
autour de l'axe 13, d'un levier 19 s'étendant sur le côté du châssis 1, à l'extérieur
de celui-ci. Dans la position représentée à la figure 1, les becs 7a et 11a sont engagés
dans la chaussure et l'articulation 15 de la genouillère est située au dessus de la
droite reliant les axes 13 et 17. Le bec 11a du verrou 11 est engagé à fond dans le
logement 18 de la chaussure, avec une certaine tension car le bras 16 de la genouillère
est en butée contre le bord antérieur 20 du crochet 7. Tout soulèvement de la chaussure,
relativement au châssis 1, est donc impossible. La poussée vers l'arrière exercée
par le verrou 11 a pour effet de presser le bec 7a dans le logement 8.
[0018] Pour libérer la chaussure, il suffit d'abaisser le levier 19, ce qui a pour effet
de faire passer l'articulation 15 du verrou en dessous de la droite reliant les axes
13 et 17. La chaussure peut alors être soulevée par l'arrière et dégagée du verrou
11 qui est relevé lors de ce mouvement. Dans cette position, le patin est également
prêt à recevoir la chaussure pour sa fixation. A cet effet, la chaussure est tout
d'abord engagée sur le bec 7a, la partie avant de la chaussure venant reposer sur
le châssis. Pour verrouiller la fixation, il suffit de relever le bras 19, ce qui
a pour effet d'engager le verrou 11 dans le logement 18 de la chaussure et d'amener
la genouillère dans la position représentée. Il est bien entendu possible d'inverser
les endroits de fixation A et B.
[0019] Dans le mode d'exécution qui vient d'être décrit, l'engagement du verrou 11 dans
le logement de la chaussure s'effectue manuellement au moyen d'un levier. Il est toutefois
possible d'utiliser la chaussure pour opérer cet engagement et obtenir ainsi un engagement
automatique. Les figures suivantes représentent des modes d'exécution de ce type.
[0020] Dans le mode d'exécution représenté aux figures 3 et 4, les endroits A et B sont
inversés relativement à la figure 1. A l'avant, le châssis 1 est muni d'un crochet
21 en forme de coin venant s'engager dans un logement 22 de la chaussure. A l'arrière,
un verrou en forme de pédale 23, divisée en deux branches séparées par une encoche
en V, vient s'engager dans un logement 24 de la chaussure, lui-même divisé en deux
par un paroi médiane 25 profilée en V et venant s'engager entre les bras de la pédale
23 pour assurer le centrage de celle-ci. La pédale 23 est articulée à l'extrémité
d'une genouillère 26/27 analogue à la genouillère précédente. Lors du chaussage, la
pédale 23, relevée, est abaissée par la paroi supérieure du logement 24 et vient s'engager
automatiquement dans le logement 24.Un levier 28 permet de verrouiller et déverrouiller
la genouillère 26/27. Le bec 21 est lui-même constitué d'une paire de becs coopérant
chacun avec le logement 22 assurant également un centrage à l'avant.
[0021] Dans les modes d'exécution suivants, la pédale constitue elle-même l'un des bras
de genouillère.
[0022] Dans le troisième mode d'exécution représenté aux figures 5 à 7, on retrouve un châssis
1 présentant deux ailes parallèles 1a et 1b entre lesquelles sont montées quatre roulettes
2, 3, 4, 5. Les deux endroits de fixation A et B sont tous deux dans la zone du talon
30 de la chaussure. Dans la zone avant, il est simplement prévu un guidage constitué
par une nervure longitudinale trapézoïdale 31 du châssis 1 engagée dans une rainure
longitudinale 32 de profil correspondant prévue dans la chaussure. L'accrochage à
l'endroit A est assuré par un crochet en forme de coin 33 solidaire du châssis 1 engagé
dans un logement 34 de forme correspondante du talon de la chaussure. A l'endroit
B, la fixation est assurée par une pédale 35 munie d'un premier bec 35a venant s'engager
dans un logement 36 de la chaussure et s'appliquer, par sa face inférieure, contre
la paroi inférieure 36a du logement 36 et d'un second bec 35b situé en dessous du
premier bec et formant un angle aigü avec ce premier bec. La pédale 35 est articulée
sur le châssis 1 autour d'un axe 37 et elle présente un prolongement 35c au delà de
cet axe, prolongement qui constitue l'un des bras d'une genouillère dont l'autre bras
est constitué d'une barre 38 coulissant radialement dans un plot 39 monté rotativement
dans le châssis 1 et d'un ressort 40 travaillant en compression entre un méplat du
plot 39 et l'extrémité élargie 38a de la barre 38. Ce bras de la genouillère est donc
axialement compressible. A l'endroit A, le centrage est assuré par la forme trapézoïdale
du logement 34 de la chaussure. A l'endroit B, le centrage est assuré de la même manière
que dans le deuxième mode d'exécution, c'est-à-dire par une paroi médiane 41 en forme
de coin du logement 36 s'engageant dans une encoche de forme correspondante de la
pédale 35. Un positionnement longitudinal d'engagement est assuré par un bossage transversal
42 du châssis de forme semi-cylindrique coopérant avec une gorge de forme correspondante
prévue dans la chaussure.
[0023] Avant chaussage, la pédale 35 est relevée et l'articulation 43 de la genouillère
est située à droite de son point d'équilibre instable et elle est retenue dans la
position 43' par une butée limitant la rotation de la pédale 35. Lorsque la chaussure
vient presser sur la pédale 35, celle-ci bascule, son bec 35a glisse sur la semelle
en direction du logement 36 et, à un certain moment, l'articulation 43 de la genouillère
dépasse son point d'équilibre instable et le ressort 40 accompagne ensuite l'abaissement
de la pédale. Un certain verrouillage est ainsi déjà assuré, d'autant plus efficace
que le ressort 40 est fort et que le rapport des couples actif et résistant est favorable.
De manière à assurer toutefois un véritable verrouillage, il est prévu un authentique
verrou 44 constitué d'une barrette traversant le châssis 1 de part en part à travers
des lumières horizontales 45 et pouvant être amenée, par une simple poussée, au dessus
de la face supérieure du second bec 35b de la bascule. Le déverrouillage s'effectue
par le déplacement du verrou 44 en sens inverse. L'emploi d'un verrou auxiliaire permet
d'avoir un ressort 40 de force raisonnable permettant de chausser et déchausser aisément.
Dans ce mode d'exécution, c'est donc tout d'abord le talon qui est engagé dans le
crochet 33. Un positionnement longitudinal étant déjà assuré par cet engagement, le
positionnement 42 pourrait être supprimé. Sa présence a toutefois pour effet de renforcer
la fixation dans le sens longitudinal.
[0024] La figure 8 illustre l'application de la fixation selon l'invention à un patin à
châssis auxiliaire et frein à disques. Le patin comprend un châssis principal 1 sur
lequel sont montées quatre roulettes 2, 3, 4, 5 et un châssis auxiliaire 46 articulé
sur le châssis principal autour de l'axe 47 de la roulette 4. Le châssis auxiliaire
46 est muni d'une paire de disques de frein 48 montés rotativement et venant en contact
avec les roulettes 4 et 5 lors du basculement en arrière du châssis auxiliaire 46
autour de l'axe 47, les disques 48 étant écartés et venant freiner par frottementcontre
les parois du châssis principal 1.
[0025] La chaussure 6 vient se fixer sur le châssis auxiliaire 46. A l'avant, la chaussure
présente une creusure 49 traversée par une barrette transversale 50 qui vient s'engager
sous la face oblique d'un crochet 51 solidaire du châssis auxiliaire 46. Dans la zone
arrière, la chaussure est fixée par un dispositif à genouillère analogue au dispositif
représenté à la figure 5. Par mesure de simplification, les mêmes références ont été
utilisées, bien que la pédale 37 présente une forme légèrement différente. Le verrouillage
est à nouveau assuré par une barrette transversale 44 coulissant dans des lumières
45 du châssis auxiliaire 46. A la différence du troisième mode d'exécution, la barrette
44 vient verrouiller le second bec 35b de la pédale 35 en s'engageant dans une gorge
52 formée à l'extrémité de ce bec.
[0026] Le cinquième mode d'exécution, représenté à la figure 9, est une variante du quatrième
mode d'exécution. Dans cette variante, la barrette de verrouillage 44 est montée à
l'extrémité d'une barre 53 articulée autour d'un axe 54 à l'extrémité d'un premier
bras d'un levier 55 articulé autour d'un axe 56 à l'arrière du châssis auxiliaire
46. Le bras 55a du levier 55 et la barre 53 constituent également une genouillère.
Dans la position représentée, la genouillère est bloquée par la venue en butée du
bras 55a contre une butée 57. L'articulation 54 est légèrement en dessous de son point
d'équilibre instable. Pour déverrouiller la pédale 35, il suffit de repousser le levier
55 vers le bas en pressant sur celui-ci comme indiqué par la flèche, ce qui a pour
effet de tirer en arrière la barrette de verrouillage 44 qui peut se déplacer dans
les lumières 45 qui sont ici alignées sur l'axe d'articulation 56 du levier 55.
[0027] Le sixième mode d'exécution représenté à la figure 10 est une application des moyens
de fixation représentés à la figure 8 sur un patin sans châssis auxiliaire. Le crochet
51 et la genouillère sont donc fixés, respectivement articulés sur le châssis 1. Le
verrouillage est assuré ici par un coulisseau 58 profilé en forme de cavalier coulissant
sur le châssis 1, en débordant de chaque côté du châssis. Le guidage de ce coulisseau
58 est assuré par deux tenons 59 solidaires du châssis 1 et engagés dans deux lumières
longitudinales 60 prévues dans les joues du coulisseau 58. Le verrouillage est assuré
par l'extrémité 58a du coulisseau 58 engagée sous l'articulation 43 de la genouillère.
Pour verrouiller et déverrouiller, il suffit donc de déplacer le coulisseau 58.
[0028] Le septième mode d'exécution représenté aux figures 12 à 14 utilise la pédale de
la figure 5 et l'accrochage avant de la figure 4 légèrement modifié dans sa forme.
La barrette de verrouillage 44 de la pédale 35 est fixée à l'extrémité d'une barre
61 dont l'autre extrémité est articulée sur un levier du deuxième genre 62 articulé
en 63 sur le châssis 1. Le verrouillage et le déverrouillage s'effectuent par l'actionnement
du levier 62.
[0029] La pédale 35 est représentée en position ouverte en trait mixte 35'. En position
ouverte, le relèvement de la pédale 35 sous la poussée du ressort 40 est limité par
une butée 70. Une telle butée est bien entendu également présente dans les modes d'exécution
selon les figures 5 à 11.
[0030] En considérant la figure 12, on se rend compte qu'il est possible de réaliser un
verrouillage automatique en conformant le bec 35b de la pédale 35 de telle manière
qu'il écarte le verrou 44 lors de l'abaissement de la pédale 35 en comprimant un ressort
ayant tendance à maintenir le verrou 44 en position de verrouillage. Une telle variante
est représentée à la figure 15.
[0031] Le second bec 35b de la pédale présente une rampe 35c sur son côté inférieur. La
barre 61 est retenue, en traction, en un point 64 du levier 62, mais elle peut reculer
librement relativement au levier 62. Un ressort 65, travaillant en compression, est
disposé entre le verrou 44 et une butée 66 fixée au châssis 1. Lors de la descente
de la pédale 35, la rampe 35c écarte le verrou 44 qui est ensuite repoussé par le
ressort 65 dans une gorge 35d de la pédale 35.
[0032] Le verrou 44 pourrait bien entendu verrouiller le bec 35b comme représenté à la figure
12.
1. Patin à roulettes comprenant un châssis (1) en au moins une partie équipée de roulettes
(2, 3, 4, 5) et une chaussure (6) fixée amoviblement sur ce châssis par des moyens
de fixation assurant la solidarisation de la chaussure au châssis, en un premier endroit
(A), par accrochage réalisé par l'engagement longitudinal mutuel d'une partie de la
chaussure (9) et d'une partie du châssis (7) et, en un second endroit (B), par un
dispositif de fixation à effet de genouillère, caractérisé en ce que le dispositif
de fixation à effet de genouillère est situé dans le châssis sous la chaussure et
qu'il comprend un verrou (11 ; 23 ; 35) articulé sur le châssis autour d'un axe transversal
et présentant une extrémité (11a ; 23a ; 35a) en forme de bec coopérant avec un logement
de la chaussure, ce verrou étant susceptible d'occuper deux positions stables, à savoir,
une position relevée obliquement, dans laquelle son bec est hors du logement de la
chaussure et une position abaissée dans laquelle son bec est engagé dans le logement
de la chaussure dans un sens opposé au sens de l'engagement au premier endroit d'accrochage
et maintenu engagé par le blocage de la genouillère en exerçant, d'une part, une pression
verticale et, d'autre part, une poussée longitudinale dans le sens opposé.
2. Patin selon la revendication 1, caractérisé en ce que le verrou (11) est en outre
articulé à l'extrémité d'une paire de barres articulées en genouillère (14, 16).
3. Patin selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend un levier (19) solidaire
en rotation de l'une des barres de la genouillère pour l'actionnement de la genouillère
afin de l'amener dans une position de blocage.
4. Patin selon la revendication 1, caractérisé en ce que le verrou est en forme de pédale
(23 ; 35) dont l'abaissement est assuré par une pression de la chaussure.
5. Patin selon la revendication 4, caractérisé en ce que la pédale (23) est articulée
à l'extrémité d'une paire de barres (26, 27) articulées en genouillère et qu'il comprend
un levier (28) solidaire en rotation de la genouillère pour l'actionnement de la genouillère
afin de l'amener en position de blocage.
6. Patin selon la revendication 4, caractérisé en ce que la pédale (35) présente un second
bec (35b) situé sous le premier bec (35a) et formant un angle aigü avec ce premier
bec et qu'elle constitue l'un des bras de la genouillère, l'autre bras (38) étant
axialement élastiquement compressible de telle manière que l'effet de genouillère
est obtenu automatiquement lors de l'abaissement de la pédale.
7. Patin selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens auxiliaires
de verrouillage de la pédale (44 ; 58).
8. Patin selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens auxiliaires de verrouillage
sont constitués d'un verrou (44) coulissant dans le châssis et venant verrouiller
le second bec (35b) de la pédale.
9. Patin selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens de verrouillage sont
constitués d'un verrou (44) coulissant et monté à l'extrémité d'une genouillère auxiliaire
(53, 55a).
10. Patin selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens de verrouillage sont
constitués d'un verrou (58) coulissant sur le châssis et venant s'engager sous l'articulation
(43) de la genouillère.
11. Patin selon la revendication 8, caractérisé en ce que le verrou coulissant (44) s'engage
entre les becs (35a, 35b) de la pédale et qu'il est solidaire d'un levier (62) actionnable
manuellement.
12. Patin selon la revendication 11, caractérisé en ce que le côté inférieur du second
bec (35b) de la pédale présente une rampe apte à écarter le verrou coulissant (44)
lors de la descente de la pédale et en ce que le verrou coulissant est poussé par
un ressort en direction de la pédale, de telle manière que le verrouillage est obtenu
automatiquement lors de l'abaissement de la pédale.
13. Patin selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que l'accrochage au
premier endroit (A) présente au moins une rampe assurant l'application de la chaussure
contre le patin.
14. Patin selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que les deux endroits
de fixation sont dans la région du talon et que le patin et la chaussure présentent,
en avant du talon, des moyens de guidage longitudinal (31, 32).
15. Patin selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que les moyens de fixation
présentent, au moins à l'un des deux endroits de solidarisation, des moyens de centrage
de la chaussure sur le patin (10 ; 25 ; 41).