[0001] Dans certaines opérations, comme par exemple, la fabrication du carton ondulé, on
utilise des rouleaux onduleurs qui doivent être chauffés à une certaine température
pour assurer l'effet que l'on veut obtenir avec eux.
[0002] Ce chauffage des rouleaux précités s'effectue dans la technique classique par introduction
de vapeur dans une chambre intérieure de ceux-ci, de sorte que le chauffage se produit
par la condensation de la vapeur saturée, laquelle doit être acheminée de façon constante
pendant le fonctionnement, pour que l'apport de chaleur soit continu.
[0003] Or, le changement d'état qui se produit dans la condensation a pour effet qu'avec
ce système de chauffage, la vapeur et le liquide formé par les condensats sont amenés
à coïncider et à se déplacer à l'intérieur des rouleaux, et, bien qu'étant à la même
température, ils se comportent différemment, en ce sens que la condensation de la
vapeur sur la paroi métallique des rouleaux transmet plusieurs fois plus de chaleur
que le condensat à la même température.
[0004] Par suite de cette différence de transmission de chaleur, il se produit des différences
de température dans les parties des rouleaux qui sont respectivement chauffées par
la vapeur et par le condensat, différences qui provoquent une déformation (une torsion)
des rouleaux, qui est connue sous la désignation d'« effet banane », de sorte que,
par exemple dans un rouleau de 305 mm de diamètre par 2500 mm de longueur, avec des
différences de seulement 10°C, il se produit une déformation de plus de 3 mm ; alors
que, pour les rouleaux onduleurs considérés, on n'admet que des déformations de deux
ou trois centièmes de mm.
[0005] Il est donc indispensable de procéder à une évacuation rapide et correcte des condensats,
ce pourquoi on connaît un système qui consiste à incorporer un tube siphon fixe à
l'intérieur même de l'arbre des rouleaux, solution qui présente un inconvénient de
fragilité du tube siphon et souvent, une efficacité fonctionnelle réduite, qui est
due à la difficulté de maintenir un petit écartement entre la pointe fixe du tube
d'écope et la paroi tournante du rouleau correspondant.
[0006] De même, on a développé d'autres solutions comme, par exemple, celle du brevet USA
1 575 249 dans laquelle l'extraction des condensats s'effectue au moyen d'orifices
pratiqués dans les extrémités des rouleaux et mis en communication avec une sortie
formée à travers l'arbre de rotation. Cette solution présente à son tour l'inconvénient
consistant en ce que, lorsque le rouleau est arrêté, tous les orifices d'évacuation
sont pratiquement ouverts, en permettant ainsi l'échappement de la vapeur contenue
à l'intérieur de la chambre du rouleau.
[0007] En outre, dans toutes les solutions connues, la chambre intérieure des rouleaux est
de forme cylindrique, de sorte que l'anneau que le condensat définit en tournant avec
le rouleau possède une épaisseur variable, qui augmente depuis le point de sortie
jusqu'aux points les plus éloignés, puisque cet anneau forme une pente de déplacement
vers la sortie, ce qui fait que la transmission de la chaleur varie le long du rouleau,
puisque l'anneau de condensat précité exerce une fonction isolante vis-à-vis de la
transmission de chaleur de la vapeur vers la paroi du rouleau.
[0008] Pour pallier à tous ces inconvénients, on a imaginé la présente invention dans laquelle
on propose des perfectionnements au moyen desquels on obtient des améliorations constructives
et fonctionnelles dans la réalisation des rouleaux de ce type.
[0009] Selon la présente invention, les perfectionnements préconisés s'appliquent à des
rouleaux comportant la solution de sortie des condensats par des conduits existants
dans une extrémité de la chambre intérieure du rouleau, avec cette particularité que,
selon les perfectionnements précités, il se forme un logement annulaire d'où les conduits
précités partent en se dirigeant vers la sortie d'évacuation correspondante. Dans
ce logement annulaire, est incorporé un anneau composé de différents segments ou secteurs
indépendants, lesquels sont disposés avec un certain jeu radial dans le logement annulaire
précité.
[0010] De cette façon, lorsque le rouleau est arrêté, les secteurs qui composent l'anneau
précité se placent, par leur propre poids et uniquement par suite de l'action de la
gravité, dans la position la plus basse, les secteurs du haut fermant les orifices
qui correspondent avec ceux de la sortie précitée des condensats, tandis que les secteurs
qui sont situés dans la partie moyenne basse laissent ouverts ou partiellement ouverts
les orifices qui sont situés au-dessous du niveau de la masse liquide du condensat,
avec pour résultat d'empêcher l'échappement de la vapeur qui existe dans le rouleau.
[0011] Lorsqu'au contraire le rouleau tourne à une certaine vitesse, les secteurs de l'anneau
se placent dans la position radiale la plus extérieure sous l'effet de la force centrifuge,
de sorte que tous les orifices de la sortie des condensats restent ouverts, en permettant
l'évacuation de ces derniers sans difficulté pendant le fonctionnement.
[0012] Selon une autre particularité de l'invention, la chambre intérieure des rouleaux
est réalisée avec une certaine conicité, grâce à laquelle il s'établit une dénivelée
qui aide le condensat à parvenir à la zone de sortie où se trouve prévu en outre un
évidement qui joue le rôle d'un puits de drainage pour concentrer le condensat et
faciliter sa sortie, de sorte que, lorsque le rouleau est arrêté, le condensat s'écoule
rapidement vers ledit puits de drainage ; tandis que, lorsque le rouleau tourne, l'épaisseur
de l'anneau de condensat qui se forme est devenue uniforme sur toute la longueur de
la chambre, avec pour effet que la transmission de la chaleur de la vapeur à la paroi
du rouleau se produit identiquement en tous points.
[0013] On obtient de cette façon une série d'avantages qui se matérialisent sous la forme
des particularités suivantes :
- Elimination pratique de l'« effet banane » pendant les arrêts.
- Epaisseur réduite et uniforme de l'anneau de condensat qui se forme à l'intérieur
des rouleaux sous l'effet de la rotation.
- Maintien de la stabilité dimensionnelle des rouleaux, pratiquement sans altérations.
- Plus grande capacité calorifique des rouleaux, grâce à la plus faible épaisseur de
l'anneau de condensat qui se forme lorsque les rouleaux tournent.
- Répartition uniforme de la température sur toute la dimension des rouleaux.
- Besoins d'entretien minimes, grâce à la simplicité de l'ensemble constitutif.
[0014] Avec la sortie des condensats, il se produit cependant un échappement de vapeur,
qui a pour effet que l'on a à fournir une quantité de vapeur supérieure à celle qui
est nécessaire pour le chauffage à effectuer.
[0015] Et, d'autre part, sous l'effet de la tension superficielle entre liquide et solide,
dans la zone basse, il reste sur la paroi de la chambre des rouleaux une petite quantité
de condensat qui ne s'écoule pas d'elle-même vers le lieu de l'évacuation, en dépit
de la conicité longitudinale de la chambre.
[0016] Afin d'éliminer ces défauts, on prévoit une réalisation qui comprend un système d'absorption
capable de récupérer la vapeur qui s'échappe avec les condensats, et un système de
balayage au moyen duquel il se produit une impulsion du condensat vers la zone d'évacuation,
en facilitant ainsi l'élimination de celui-ci.
[0017] Le système d'absorption récupératrice de la vapeur est réalisé au moyen d'une tuyère
incorporée dans l'entrée de la vapeur dans la chambre du rouleau, cependant qu'à proximité
du débouché de ladite tuyère, se trouvent des ouvertures communiquant avec des conduits
qui s'étendent jusqu'en arrière de la sortie d'évacuation du condensat.
[0018] Avec ceci, on obtient que, sous l'effet même de l'entrée de la vapeur de chauffage,
il se produit un effet «Venturi », en donnant lieu à une absorption capable d'absorber
et d'introduire de nouveau dans la chambre de chauffage la vapeur qui s'échappe avec
le condensat.
[0019] Le système d'impulsion du condensat vers la sortie d'évacuation est réalisé de son
côté au moyen de la disposition d'une série de tuyères de sortie de la vapeur dans
la chambre de chauffage, réparties sur la partie basse d'un tube situé axialement
dans la chambre, et dirigées dans des positions inclinées vers l'extrémité dans laquelle
se trouve la sortie d'évacuation du condensat.
[0020] De cette façon, en supplément de l'inertie vers la sortie sous l'effet de la rotation
du rouleau et de la conicité longitudinale de la chambre, le condensat est soumis
à une poussée vers la sortie exercée par sa propre vapeur lorsqu'elle entre à l'état
projeté dans la chambre, en donnant lieu à un entraînement qui rend possible l'élimination
complète de tout le condensat.
[0021] La figure 1 représente une coupe longitudinale de l'ensemble d'un rouleau selon l'invention.
[0022] La figure 2 montre un détail agrandi correspondant au positionnement de la partie
supérieure de l'anneau composé, incorporé sur les orifices de sortie du condensat
lorsque le rouleau est arrêté.
[0023] La figure 3 est un détail comme la précédent, qui correspond aux positions de la
même partie supérieure de l'anneau composé, lorsque le rouleau tourne à la vitesse
de fonctionnement.
[0024] La figure 4 est un détail qui correspond à la partie basse de l'anneau composé, lorsque
le rouleau se trouve arrêté.
[0025] La figure 5 est un détail qui correspond à la situation de la partie basse précitée
de l'anneau composé, lorsque le rouleau tourne en fonctionnement.
[0026] La figure 6 est une vue de côté de l'un des segments ou secteurs partiels de l'anneau
composé précité.
[0027] La figure 7 est une vue partielle en coupe de la partie extrême d'un rouleau où se
trouve l'entrée de la vapeur selon une autre réalisation possible.
[0028] Les figures 8, 9 et 10 représentent différentes possibilités de positionnement dans
lesquelles peut se trouver l'anneau composé par rapport aux orifices de sortie du
condensat, lorsque le rouleau s'arrête.
[0029] La figure 11 représente la coupe longitudinale d'un rouleau équipé des systèmes de
récupération de la vapeur et d'impulsion du condensat.
[0030] La figure 12 est une vue partielle agrandie correspondant à la coupe de la partie
extrême du rouleau par laquelle on introduit la vapeur, conforme à la réalisation
précédente.
[0031] La figure 13 est une vue de la coupe transversale du rouleau, conforme à l'indication
signalée sur la figure précédente.
[0032] Liste des références
1.- Chambre de chauffage.
2.- Corps de rouleau.
3.- Tube d'entrée de vapeur.
4.- Pièce-arbre.
5.- Chambre de sortie du condensat.
6.- Conduits radiaux.
7.- Logement annulaire.
8.- Conduits de sortie.
9.- Anneau composé.
10.- Niveau du condensat.
11.- Orifices de fixation.
12.- Puits de drainage.
13.- Disque.
14.- Tige tubulaire.
15.- Tuyère.
16.- Partie fixe de coussinet.
17.- Ouverture de sortie des condensats.
18.- Conduits de récupération de vapeur.
19.- Ouvertures d'absorption.
20.- Déflecteur
21.- Tube axial.
22.- Appui extrême.
23. - Tuyères de projection de la vapeur.
[0033] L'objet de l'invention se rapporte à des perfectionnements apportés aux rouleaux
onduleurs qu'on utilise, par exemple, pour la fabrication du carton ondulé, dans lesquels
le chauffage nécessaire pour la fonction à réaliser s'effectue par introduction de
vapeur dans une chambre 1 définie axialement à l'intérieur du corps 2 des rouleaux
précités, cependant qu'il est nécessaire d'extraire le condensat qui se forme dans
cette action de chauffage pour éviter un obstacle s'opposant à la transmission de
la chaleur vers le corps 2 du rouleau pendant le fonctionnement rotatif et la déformation
de ce dernier pendant les arrêts, par suite de la différence de transmission de chaleur
que produisent la vapeur et le condensat dans les zones avec lesquelles ils sont en
contact.
[0034] L'entrée de la vapeur de chauffage dans la chambre 1 de l'intérieur du rouleau s'effectue
par un tube 3 incorporé axialement à travers une des parties extrêmes 4 qui servent
d'axe de rotation, la sortie d'évacuation du condensat s'effectuant par une chambre
5 de séparation entre le tube précité et la pièce-arbre 4 correspondante.
[0035] De son côté, la communication entre la chambre 5 de sortie précitée et la chambre
1 de chauffage s'effectue à travers une série de conduits radiaux 6 qui se prolongent
jusqu'à la périphérie extrême de la chambre 1.
[0036] Selon l'invention, dans cette communication entre la chambre 5 de sortie des condensats
et la chambre 1 de chauffage, se forme un creux annulaire, que nous appellerons logement
7, jusqu'auquel parviennent les conduits 6, ledit logement 7 étant en communication
avec la chambre 1 au moyen d'autres conduits 8. Ces conduits 8 pourraient être remplacés
par une rainure annulaire continue définie entre ce creux 7 et la périphérie extrême
de la chambre 1.
[0037] Dans le logement 7 précité, est enfermé un anneau 9, formé au moyen de divers segments
ou secteurs tels que ceux représentés sur la figure 6. Selon une réalisation préférée,
la constitution dudit anneau 9 s'effectue au moyen de trois secteurs indépendants,
comme on peut le voir sur les figures 8, 9 et 10 mais sans que ceci exclue la possibilité
de réalisation avec n'importe quel autre nombre de secteurs.
[0038] L'anneau 9 précité est par ailleurs disposé avec un certain jeu radial dans le logement
7, de sorte que, lorsque le rouleau est arrêté, les secteurs constitutifs de l'anneau
9 qui se trouvent dans la partie supérieure tombent sous l'effet de leur propre poids
et par l'action de la gravité sur le fond dudit logement 7, en fermant ainsi les conduits
6 sur lesquels ils sont en coïncidence, comme représenté sur la figure 2 ; tandis
que le secteur ou les secteurs qui se trouvent dans la partie inférieure restent dans
la position radiale la plus extérieure, sans boucher les conduits 6 correspondants,
comme représenté sur la figure 4.
[0039] De cette façon, lorsque le rouleau est arrêté, seuls restent ouverts les conduits
6 situés dans la partie inférieure, lesquels restent cependant recouverts par le niveau
10 des condensats restants, quelle que soit la position d'arrêt, comme représenté
sur les figures 8, 9 et 10, de sorte que, dans cette situation du rouleau arrêté,
tous les conduits 6 précités sont fermés, en empêchant l'échappement de la vapeur
qui se trouve dans la chambre 1.
[0040] Pour faire en sorte que les séparations entre les différents secteurs constitutifs
de l'anneau 9 restent toujours sur les espaces compris entre les conduits 6 sans coïncider
avec ces derniers, afin que la fermeture précitée desdits conduits 6 soit toujours
effective, on prévoit que les secteurs qui forment l'anneau 9 sont fixés, au travers
des orifices 11, par vissage ou autre moyen analogue, sur le fond du logement annulaire
7, avec un jeu capable de permettre la mobilité radiale de ces secteurs, mais en les
maintenant toujours dans la même situation angulaire relative à l'intérieur du logement
7 précité.
[0041] Lorsque le rouleau tourne à la vitesse de fonctionnement, la force centrifuge a pour
effet que tous les secteurs de l'anneau 9 se trouvent dans la position radialement
la plus extérieure comme représenté sur les figures 3 et 5, de sorte que tous les
conduits de sortie 6 restent ouverts en permettant ainsi la sortie du condensat, comme
cela est nécessaire pendant le fonctionnement.
[0042] La chambre 1 de l'intérieur des rouleaux est de son côté formée avec une certaine
conicité s'élargissant vers la zone de sortie des condensats où, en supplément, on
prévoit un évidement 12 faisant office de puits de drainage pour concentrer les condensats
de la façon voulue afin de faciliter l'évacuation.
[0043] De cette façon, dans la chambre 1 précitée, il se forme une dénivelée qui facilite
le déplacement du condensat vers le puits de drainage 12, de sorte que, lorsque le
rouleau est arrêté, de même que lorsqu'il tourne, le condensat s'écoule rapidement
vers le puits collecteur 12 précité.
[0044] Cette conicité de la chambre 1 a en outre pour effet que, pendant le fonctionnement
rotatif, l'épaisseur de l'anneau de condensation qui se forme grâce à la force centrifuge
et sous l'effet de la rotation, est d'une épaisseur uniforme le long de toute la chambre
1 de sorte que la transmission de la chaleur de la vapeur de chauffage au corps 2
du rouleau se produit identiquement en tous les points, en évitant ainsi les différences
d'échauffement sur la longueur du rouleau et les conséquences de déformation et de
mauvais fonctionnement pour ce rouleau.
[0045] Les conduits 6 de sortie des condensats peuvent être définis dans la pièce-arbre
4 elle-même dans laquelle est inclus le tube 3 d'entrée de la vapeur de chauffage,
comme représenté sur la figure 1 ; toutefois dans les limites du principe même de
l'invention, on prévoit aussi une réalisation possible à base de la formation des
conduits 6 précités à travers un disque rapporté 13 qui est monté sur une tige tubulaire
14, elle aussi rapportée comme ceci est représenté sur la figure 7, le logement annulaire
7 destiné au montage de l'anneau composé 9 étant dans ce cas défini dans la périphérie
dudit disque 13.
[0046] Toutefois, avec la sortie du condensat, il se produit un échappement de la vapeur
qui se trouve à l'intérieur de la chambre 1, ce qui suppose une perte du chauffage
que ladite vapeur devrait effectuer, en exigeant ainsi une fourniture de vapeur en
une quantité supérieure à celle qui serait nécessaire pour le chauffage à produire.
[0047] Pour remédier à ce défaut, on prévoit une réalisation dans laquelle (figures 11,
12 et 13), on inclut une tuyère 15 dans l'entrée de la vapeur de chauffage dans la
chambre 1, tandis que, dans la partie intérieure fixe 16 du coussinet de rotation
du rouleau 2 dans laquelle est formée une ouverture inférieure 17 pour la sortie des
condensats, sont définis en supplément, dans la partie supérieure, des conduits longitudinaux
18 qui débouchent à travers des ouvertures 19 à proximité du débouché de la tuyère
15.
[0048] De cette façon, l'entrée de la vapeur de chauffage, qui acquiert une grande vitesse
dans la tuyère 15 provoque par effet « Venturi » une absorption à travers les ouvertures
19, ce qui oblige la vapeur qui s'échappe conjointement avec les condensats de la
chambre 1 à travers les conduits 8 et 6, en sortant par l'ouverture 17, à revenir
à travers les conduits 18 pour être de nouveau introduite dans la chambre 1 ; en parvenant
par ce moyen à éviter les pertes de vapeur et en obtenant de cette façon une meilleure
exploitation de cette vapeur pour le chauffage.
[0049] Pour faciliter cette action récupératrice de la vapeur, on incorpore à une certaine
distance de la sortie 17 un déflecteur 20 qui ferme la conduite 5 d'évacuation du
condensat, qui est formée autour du conduit 3 d'introduction de la vapeur en ne laissant
dans cette conduite 5 qu'un passage inférieur par lequel le condensat liquide peut
sortir pour son évacuation tandis que la vapeur, qui tend à s'élever, rencontre le
déflecteur 20 sans pouvoir continuer son chemin vers l'extérieur, puisqu'elle est
au contraire entraînée vers l'intérieur à travers les conduits 18 sous l'effet de
l'absorption du «Venturi ».
[0050] L'entrée de la fourniture de vapeur dans la chambre 1 est en outre prolongée à partir
de la tuyère 15 au moyen d'un tube 21 qui s'étend axialement jusqu'à l'autre extrémité
où il se fixe à un appui 22, cependant que sont incorporées, réparties sur la longueur
dudit tube 21, une série de tuyères 23 dirigées vers le bas et en pente vers l'arrière.
L'entrée de la vapeur dans la chambre 1 se produit donc en projection à travers les
tuyères 23 précitées, en donnant lieu à un balayage soufflant qui favorise le déplacement
des condensats vers le drainage 12 pour l'évacuation, en obtenant en même temps que
les résidus de condensat qui, dans la partie inférieure, tendent à rester sur la paroi
de la chambre 1 pendant les arrêts, sous l'effet de la tension entre liquide et solide,
sont entraînés eux aussi vers la sortie, ce qui évite les effets préjudiciables de
ces résidus.
1. Perfectionnements à des rouleaux onduleurs chauffés à la vapeur, du type des rouleaux
(2) qui comprennent une chambre intérieure (1) dans laquelle on introduit la vapeur
de chauffage, et des conduits (8) et (6) situés à une extrémité de ladite chambre,
pour la sortie des condensats, caractérisés en ce que les conduits (6) de sortie des
condensats s'étendent jusqu'à un logement annulaire (7) dans lequel est incorporé
un anneau 9 formé de différents secteurs indépendants ; ces secteurs indépendants
qui constituent l'anneau (9) étant disposés à l'intérieur du logement annulaire (7)
avec possibilité de se déplacer radialement entre des positions extrêmes, dont une
dans laquelle ils reposent sur le fond du logement (7) en fermant des conduits (6)
et une autre dans laquelle ils occupent la position la plus éloignée par rapport au
fond, en laissant les conduits (6) ouverts, de sorte que, lorsque le rouleau (2) est
arrêté, les secteurs qui constituent l'anneau (9) occupent une position stable, sous
l'effet de leur propre poids, tandis que, lorsque le rouleau (2) tourne, ils viennent,
sous l'effet de l'action centrifuge, occuper la position extrême la plus éloignée
du fond du logement (7).
2. Perfectionnements à des rouleaux onduleurs chauffés à la vapeur, entièrement en accord
avec la revendication précédente, caractérisés en ce qu'on a prévu que chacun des
secteurs qui compose l'anneau (9) est assemblé au fond du logement annulaire (7) par
des moyens qui empêchent la rotation de ces secteurs autour de l'axe longitudinal
théorique du rouleau (2), mais qui permettent le déplacement de ces secteurs dans
la direction radiale.
3. Perfectionnements à des rouleaux onduleurs chauffés à la vapeur, entièrement en accord
avec la première revendication, caractérisés en ce que la chambre intérieure (1) du
rouleau (2) est formée avec une certaine conicité en s'élargissant vers l'extrémité
de sortie des condensats, en établissant de cette façon une pente qui facilite le
déplacement des condensats vers la sortie, tandis qu'à l'extrémité où est définie
la sortie pour les condensats, ladite chambre (1) est munie d'un élargissement qui
détermine un puits de drainage (12) pour la collecte des condensats.
4. Perfectionnements à des rouleaux onduleurs chauffés à la vapeur, entièrement en accord
avec la première revendication, caractérisés en ce que le logement annulaire (7) prévu
pour l'anneau (9) et les conduits (6) prévus pour l'évacuation des condensats peuvent
être définis directement dans la pièce-arbre (4) proprement dite ou bien sur un disque
rapporté (13) monté sur une tige tubulaire (14).
5. Perfectionnements à des rouleaux onduleurs chauffés à la vapeur entièrement en accord
avec la première revendication, caractérisés en ce que, selon une réalisation, une
tuyère (15) est montée dans l'entrée de la vapeur dans la chambre (1) de l'intérieur
du rouleau (2), tuyère à proximité du débouché de laquelle se trouvent des ouvertures
(19) mises en communication avec des conduits (18) qui se prolongent jusqu'en arrière
de la sortie (17) d'évacuation des condensats, pour former un «Venturi» qui, sous
l'action propre de la vapeur acheminée, provoque une absorption récupératrice de la
vapeur qui s'échappe de la chambre (1) conjointement avec les condensats ; cependant
qu'à une certaine distance de la sortie (17) précitée, se trouve un déflecteur (20),
lequel obture la conduite (5) d'épuisement du condensat, en laissant seulement une
ouverture inférieure pour le passage d'évacuation du condensat liquide, tandis que
la vapeur ascendante est retenue en vue de son absorption de récupération.
6. Perfectionnements à des rouleaux onduleurs chauffés à la vapeur, entièrement en accord
avec les première à cinquième revendications, caractérisés en ce que, selon une réalisation,
l'entrée de la vapeur dans la chambre (1) de l'intérieur du rouleau (2) s'effectue
à travers un tube (21) incorporé axialement le long de la chambre (1) précitée, dans
lequel sont incorporées, d'une façon répartie, une série de tuyères (23) dirigées
vers le bas et en pente vers l'arrière, lesdites tuyères (23) formant des sorties
de projection de la vapeur qui donnent lieu à un balayage soufflant d'impulsion des
condensats vers la sortie.