[0001] L'invention a pour objet un procédé et un dispositif de pose de panneaux souples
; elle concerne plus particulièrement des panneaux de grandes dimensions, comme les
toiles décorées placées devant des murs aveugles, par exemple.
[0002] Le mot "pose" désigne ici le levage, la mise en place, la tension dans au moins une
direction, et la fixation du panneau souple. Les panneaux peuvent être constitués
de différents matériaux : toile, filet, papier, etc. ...
[0003] On connaît déjà des méthodes de pose de tels panneaux : dans l'une d'elles, les toiles
sont lacées ou accrochées sur leur périphérie à une structure rigide adéquate ; cette
dernière peut être apparente ou cachée, en acier, en aluminium, en chlorure de polyvinyle,
etc... Les attaches sont des Sandows, des drisses, des oeillets sur des crochets,
etc... On peut citer le brevet français du demandeur n° 2 658 940.
[0004] Les avantages de ce système sont sa simplicité, sa relative fiabilité et la qualité
du résultat obtenu. Mais, il présente des inconvénients : l'apparence du laçage qui
nuit à l'aspect visuel de l'ensemble ; et si le laçage est caché par retournement
des bords de la toile, de légers défauts apparaissent dans les angles, et surtout
on augmente la lenteur de la pose. D'autre part, la pose ne peut être effectuée que
par des opérateurs en nacelle ou par des alpinistes du bâtiment ; et comme la toile
n'est pas maintenue pendant le levage, la sécurité des poseurs est compromise en cas
de coup de vent.
[0005] Dans un autre procédé connu, la toile est liée à la structure périphérique par un
système de fermeture à glissière qui simplifie la pose et qui la rend plus rapide.
Cependant, ce procédé nécessite encore un travail en nacelle, et comme la toile n'est
pas maintenue pendant le levage, la sécurité est aléatoire ; la tension de la toile
est faible, le cadre reste visible, et la confection doit être spécifique.
[0006] Enfin, dans un troisième type de procédé, la toile est fixée entre deux barres horizontales,
et elle est glissée dans les gorges longitudinales de deux mâts verticaux, ce qui
permet un levage comparable au hissage des voiles d'un bateau. Les accrochages supérieur
et inférieur se font à l'aide de Sandows, de drisses ou d'un profilé métallique à
gorge indépendant. Cette pose est plus rapide, mais la sécurité - bien qu'améliorée
- n'est pas parfaite à cause des barres horizontales lourdes et difficiles à manoeuvrer
; de plus, comme la toile n'est pas plane à cause du décalage entre les mâts et les
barres, on n'obtient pas un cadrage parfait, et des plis subsistent dans les angles
de la toile.
[0007] La présente invention a donc pour objet un procédé et un dispositif de pose de panneaux
souples, qui est facile à mettre en oeuvre, qui offre une rapidité considérable et
dont la sécurité est maximale ; de plus, le résultat obtenu est tout à fait satisfaisant
du point de vue esthétique, car le panneau est parfaitement tendu et ses angles ne
présentent aucun défaut ou faux pli.
[0008] Suivant l'invention, un dispositif de pose de panneaux souples, du type comportant
deux mâts verticaux fixes et deux barres mobiles entre lesquelles est fixé le panneau,
les bordures de ce dernier pouvant glisser dans des gorges longitudinales des mâts,
est caractérisé en ce que chaque mât est constitué d'un profilé métallique comportant
au moins une rainure pouvant recevoir une bordure du panneau, et au moins une nervure
intérieure servant de rail à un chariot qui est fixé à l'extrémité correspondante
d'une barre mobile, et des passages internes pour un moyen de transmission solidaire
dudit chariot, ledit moyen reliant deux axes horizontaux montés aux extrémités du
mât, l'un de ces axes pouvant être entraîné en rotation.
[0009] Dans une variante préférée de l'invention, chaque mât est symétrique par rapport
à un plan longitudinal, de manière que toutes les formes caractéristiques de sa section
soient en double, une de chaque côté.
[0010] Le levage est obtenu par différents moyens suivant le site de l'installation : on
peut utiliser une drisse, un câble, ou tout autre lien de ce type, assisté par un
winch, ou treuil à main ou un treuil motorisé, etc. ; le blocage final étant assuré
par un taquet ou tout autre arrêt . On peut aussi utiliser un système de vis d'entraînement
à pas irréversible empêchant toute retombée accidentelle du panneau souple, interdisant
toute manipulation volontairement intempestive, minimisant la fatigue des opérateurs,
nécessitant une durée de travail connue à l'avance, et assurant la tension verticale
du panneau en fin de course.
[0011] La tension verticale du panneau est produite par les treuils ou autres, ou par le
système à vis non réversible . La tension horizontale du panneau est assurée soit
par la rotation d'une roue crantée dans le cas des mâts montés en pivots entre deux
viroles, soit par le déplacement d'une tige commandée par un vérin, prenant appui
sur deux rampes .
[0012] L'entraînement en rotation fait déplacer les chariots par l'intermédiaire du moyen
de transmission qui peut être une chaîne, une sangle, une courroie crantée, un câble,
etc...
[0013] Le mât comporte plusieurs logements longitudinaux de section cylindrique, ou autre,
permettant de manchonner plusieurs longueurs de mât les unes au-dessus des autres,
de loger un arbre longitudinal de transmission, d'installer un arbre autour duquel
le mât peut pivoter, etc. ; dans ce dernier cas, la rotation de deux mâts contigus,
en sens inverse, augmente la distance séparant les rainures des deux mâts, dans lesquelles
glisse la bordure du panneau, ce qui a pour effet de tendre ce dernier.
[0014] On voit que - grâce à l'invention - la distance entre la rainure de glissement de
la bordure du panneau et la nervure servant de rail au chariot correspondant est constante,
ce qui a pour effet de conserver sensiblement constante la distance entre le panneau
et les chariots et, par conséquent, de maintenir le panneau parfaitement plan.
[0015] D'autre part, on voit que l'invention permet d'élever des panneaux à des hauteurs
importantes ou à des niveaux inaccessibles (hormis le montage de l'installation) puisque
l'entraînement du levage et le blocage peuvent se faire à partir de l'une des extrémités
de chaque mât.
[0016] Le levage, suivant l'invention, est à la fois très sûr et très efficace : le panneau
est maintenu en permanence sur toute sa périphérie dès le début des opérations de
levage, ce qui supprime les risques liés au vent ; d'autre part, le levage pouvant
être mécanisé, les opérations sont beaucoup moins pénibles et plus rapides : on peut
connaître à l'avance et avec précision la durée d'une installation de panneau, ce
qui constitue un avantage supplémentaire pour les intéressés.
[0017] L'invention permet une grande souplesse de conception : suivant la hauteur souhaitée
du panneau, on peut avoir plusieurs longueurs de mâts manchonnées les unes au-dessus
des autres ; suivant la largeur du panneau, on peut le subdiviser en plusieurs largeurs
plus réduites dont les bords sont jointifs après la pose, ou poser un panneau unique
guidé par l'arrière sur un mât intermédiaire .
[0018] Il y a d'autres avantages : comme le montage et le démontage des panneaux sont très
rapides, on peut effectuer des changements de panneaux fréquents, ce qui permet une
utilisation avec des taux de rotation élevés ; l'invention permet une industrialisation
complète du procédé : les éléments profilés sont extrudés et peuvent donc être produits
en grandes quantités, les chariots et autres organes se trouvent dans le commerce
ou sont très faciles à usiner ; le montage peut se programmer sans aléa, et l'expédition
est possible "en kit" ou "prêt à monter", c'est-à-dire par lots complets prêts au
montage.
[0019] On va décrire un exemple de mise en oeuvre de l'invention, donné à titre non limitatif,
en se référant au dessin annexé, sur lequel :
- les figures 1a, 1b, 1c sont des vues de face, de côté et de dessus du principe de
pose d'un panneau souple suivant l'invention ;
- la figure 2 est une vue très schématique d'un lot "prêt à monter" ;
- la figure 3 est une autre vue très schématique, en perspective, du panneau en cours
de montage ;
- la figure 4 est une vue en coupe transversale du mât symétrique suivant l'invention
;
- la figure 5 est une vue en coupe transversale d'une barre mobile suivant l'invention
;
- les figures 6a et 6b sont des vues de face et de côté en coupe partielle du système
de transmission monté dans le mât, ce dernier étant fixé en pivot à ses deux extrémités
;
- les figures 7a, 7b, 7c, et 7d sont des vues de face, de côté, et de dessus montrant
la fixation des barres mobiles sur les chariots dans le cas des mâts fixés en pivots
ainsi que le principe de déplacement du mât pour obtenir la tension du panneau ;
- la figure 8 est une vue de dessus en coupe longitudinale à plus grande échelle de
deux mâts contigus de la figure 7 ;
- les figures 9a, 9b, 9c, et 9d montrent le système de rotation et de blocage des mâts
dans le cas où ils sont fixés à un mur .
[0020] On voit sur les figures 1a, b, c, un panneau souple 1, tel qu'une toile peinte par
exemple, tendue entre deux mâts verticaux 2 et 3, et deux barres mobiles horizontales
4 et 5 ; les mâts 2 et 3 sont ici fixés dans un mur 6, tandis que les barres 4 et
5 sont immobilisées comme on l'expliquera plus loin.
[0021] Sur la figure 2, on voit un ensemble "prêt à monter" : le panneau 1 plié "en accordéon",
deux mâts 2 et 3, et deux barres mobiles 4 et 5.
[0022] Sur la figure 3, on retrouve les mêmes éléments en cours de levage : le panneau,
préparé au sol, est accroché à la barre mobile supérieure 5 qui est hissée entre les
mâts 2 et 3, et à la barre inférieure 4 en attente.
[0023] La figure 4 est une coupe transversale d'un mât symétrique suivant la variante préférée
de l'invention : on voit que ce mât est constitué d'un profilé métallique, en aluminium
par exemple, symétrique par rapport à un plan longitudinal MM' . Ce mât est formé
d'une coque 11, de section sensiblement ovale, par exemple, et convenablement renforcée
par des voiles 12, 13, 14. A l'une de ses extrémités, le mât est ouvert en 15 et présente
deux logements cylindriques 16 et 17 pour recevoir les bordures verticales du panneau
souple 1 qui sont formées en bourrelets 18 et 19.
[0024] D'autre part, les voiles 13 et 14 portent des nervures 20 et 21 jouant le rôle de
rails pour des chariots 22 et 23.
[0025] De part et d'autre du voile 12, sont ménagés des passages internes longitudinaux
pour des moyens de transmission 24 et 25 solidaires respectivement des chariots 22
et 23. On remarque que chacun de ces moyens 24 et 25, constitué par exemple d'une
courroie crantée armée de câbles, est très bien protégé dans son passage, vis-à-vis
de toute agression extérieure, telle qu'intempérie, corps étrangers, vandalisme, etc...
[0026] Enfin, plusieurs logements délimitant des passages de sections cylindriques ou autres,
26, 27, 28 et 29 permettent l'installation éventuelle d'arbres ou d'autres organes
dont les rôles seront expliqués plus loin.
[0027] La figure 5 montre la section de l'une des barres mobiles 4 (ou 5), présentant une
ouverture 30 pour recevoir l'une des bordures horizontales du panneau 1 ; cette bordure
est formée en bourrelet 31. On voit également en section un logement rectangulaire
32 pour un fourreau coulissant 33 assurant la liaison de la barre mobile avec le chariot
correspondant, et permettant un léger débattement au cours de la rotation des mâts,
comme on l'expliquera plus loin .
[0028] Sur les figures 6a et 6b, on voit un mât 2, qui est ici fixé en pivot par ses deux
extrémités 35 et 36 entre un socle 37 et une plaque supérieure 38 (dalle, plafond,
etc...). Un moteur électrique 39 entraîne un jeu d'engrenages 40 par l'intermédiaire
d'une vis 41 ; ces engrenages entraînent la courroie crantée 24 dont le mouvement
est renvoyé par un galet 42 en partie haute. Une butée 57 (figure 7a), montée sur
le rail en partie basse, bloque la barre inférieure 4 à un niveau prédéterminé . Comme
la vis 41 a un pas non réversible, d'une part l'ensemble ne peut pas redescendre accidentellement,
et d'autre part, à un moment donné, la barre inférieure arrivant en butée, le panneau
souple se tend et arrête la montée du chariot et de la barre supérieure, déterminant
ainsi sa position finale ; après avoir tendu correctement le panneau souple, le chariot
supérieur est donc bloqué dans cette position ; il ne pourra en être déplacé que par
une commande inverse de l'entraînement .
[0029] Sur les figures 7a, 7b, et 7c, on voit la fixation des barres mobiles 4 et 5 sur
les chariots mobiles, tels que 22 (ou 23), par l'intermédiaire des manchons coulissants,
tels que 33 .
[0030] A l'intérieur de chaque mât 2, dans le logement 28 est monté un arbre de rotation
58, et dans le logement 26 un arbre de commande 44 en deux parties : les extrémités
opposées de ces deux parties sont dentées et elles engrènent respectivement en 46
et 47 dans les deux viroles supérieure 48 et inférieure 49 ; les deux extrémités face
à face des deux parties de cet arbre portent des molettes telles que 43 permettant
de les faire tourner et de les bloquer en rotation . La figure 8 montre comment la
rotation de deux mâts contigus 11 autour de leurs arbres 58 respectifs permet, dans
un premier temps, de rapprocher leurs ouvertures, telles que 15, puis de les écarter
l'une de l'autre en revenant à la position normale, où les deux plans de symétrie
MM' sont parallèles.
[0031] Ces rotations permettent, dans le premier temps, de faciliter le glissement des bordures
verticales du panneau souple 1, c'est-à-dire les bourrelets tels que 18 ou 19, dans
les logements 16 et 17, car le panneau n'est pas tendu dans le sens horizontal, puis,
dans le deuxième temps, lorsque le panneau est en place, de le tendre horizontalement.
Les débattements circulaires imposés par les arbres tels que 44, pendant les rotations
des mâts 11 sont repris par les fourreaux, tels que 33, solidaires des chariots mobiles
22 ou 23 .
[0032] Les figures 9a, b, c, et d montrent le système de rotation et de blocage des mâts
dans le cas où ils sont fixés à un mur . Ici, l'arbre de rotation 50 du mât 2 est
extérieur au profilé 11 qui est échancré en 45 pour permettre la rotation du mât 2
. Cet arbre 50 est monté sur une console 51 fixée au mur et comportant deux faces
verticales inclinées 52 et 53 ; un petit vérin 54, monté dans le logement 29 du mât,
peut déplacer une tige 55 dans une échancrure 56 ; cette tige s'appuie contre les
faces 52 ou 53, jouant le rôle de rampes, pour faire tourner le mât autour de son
arbre 50 . Le blocage du mât en rotation est obtenu en repoussant la tige 55 dans
son échancrure 56 vers l'arbre 50 jusqu'à la zone où les rampes 52 et 53 sont parallèles
.
[0033] L'installation suivant l'invention peut se faire au sol dans une zone d'accès public
(rue, grande surface, etc...), au mur, en terrasse avec accès privé, etc... puisque
les commandes peuvent se faire à distance.
[0034] Dans les cas de grandes hauteurs du panneau souple, on peut manchonner plusieurs
tronçons de mât les uns au-dessus des autres, en plaçant les manchons dans l'un des
logements longitudinaux du mât compte tenu de la grande rigidité due au module d'inertie
élevé du profilé qui les constitue.
1. Dispositif de pose de panneaux souples, du type comportant deux mâts verticaux fixes
et deux barres mobiles entre lesquelles est fixé le panneau, les bordures de ce dernier
pouvant glisser dans des gorges longitudinales des mâts, caractérisé en ce que chaque
mât (2, 3) est constitué d'un profilé métallique (11) comportant au moins une rainure
(16, 17) pouvant recevoir une bordure (18, 19) du panneau (1), et au moins une nervure
intérieure (20, 21) servant de rail à un chariot (22, 23) qui est fixé à l'extrémité
correspondante d'une barre mobile (4, 5), et des passages internes pour un moyen de
transmission (24, 25) solidaire dudit chariot, ledit moyen reliant deux axes horizontaux
(41, 42) montés aux extrémités du mât, l'un de ces axes (41) pouvant être entraîné
en rotation.
2. Dispositif de pose de panneaux souples, suivant la revendication 1, caractérisé en
ce que chaque mât est symétrique par rapport à un plan longitudinal (MM'), de manière
que toutes les formes caractéristiques de sa section soient en double, une de chaque
côté.
3. Dispositif de pose de panneaux souples, suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé
en ce que le levage est obtenu par différents moyens de traction, telles qu'une drisse
ou un câble, assisté par un treuil à main ou motorisé, le blocage final étant assuré
par un taquet ou tout autre arrêt de ce type .
4. Dispositif de pose de panneaux souples, suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé
en ce que le levage est obtenu par un système de vis d'entraînement à pas irréversible
(41), assurant aussi la tension verticale du panneau en fin de course .
5. Dispositif de pose de panneaux souples, suivant la revendication 3, caractérisé en
ce que la tension verticale du panneau est produite par les treuils ou autres .
6. Dispositif de pose de panneaux souples, suivant la revendication 4, caractérisé en
ce que la tension verticale du panneau est produite par le système à vis non réversible
(41) .
7. Dispositif de pose de panneaux souples, suivant l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que la tension horizontale du panneau souple est assurée par la
rotation d'une roue crantée (47), lorsque les mâts sont montés en pivot entre deux
viroles (48 et 49) .
8. Dispositif de pose de panneaux souples, suivant l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que la tension horizontale du panneau souple est assurée par le
déplacement d'une tige (55) commandée par un vérin (54) prenant appui sur deux rampes
(52 et 53) .
9. Dispositif de pose de panneaux souples, selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que le moyen de transmission est une courroie crantée (24) armée
de cables .
10. Dispositif de pose de panneaux souples, selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que le mât comporte plusieurs logements longitudinaux (26, 27, 28,
29) de section cylindrique, ou autre, permettant de manchonner plusieurs longueurs
de mât les unes au-dessus des autres .
11. Dispositif de pose de panneaux souples, selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que le mât comporte au moins un logement (26), permettant de monter
un arbre (44) de commande de rotation des mâts.
12. Dispositif de pose de panneaux souples, selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que le mât comporte au moins un logement (28) permettant d'installer
un arbre (45) autour duquel le mât peut pivoter, de manière que la rotation de deux
mâts contigus, en sens inverse, augmente la distance séparant les rainures (15) des
deux mâts, dans lesquelles glisse la bordure (16, 17) du panneau (1), ce qui a pour
effet de tendre ce dernier.
13. Procédé pour la pose de panneaux souples, du type utilisant deux mâts verticaux fixes
et deux barres mobiles entre lesquelles est fixé le panneau, les bordures de ce dernier
pouvant glisser dans des gorges longitudinales des mâts, caractérisé en ce que l'on
réalise chaque mât sous la forme d'un profilé métallique comportant au moins une rainure
pouvant recevoir une bordure du panneau, et au moins une nervure intérieure servant
de rail à un chariot qui est fixé à l'extrémité correspondant d'une barre mobile,
et des passages internes pour un moyen de transmission solidaire dudit chariot, ledit
moyen reliant deux axes horizontaux montés aux extrémités du mât, l'un de ces axes
pouvant être entraîné en rotation.