[0001] La présente invention concerne un procédé et une installation pour la production
d'essences de craquage catalytique à faible teneur en soufre.
[0002] La production d'essence reformulée répondant aux nouvelles normes d'environnement
nécessite notamment que l'on diminue leur concentration en oléfines et/ou en aromatiques
(surtout le benzène) et en soufre (dont les mercaptans).
Les essences de craquage catalytique présentent des teneurs en oléfines élevées, et
le soufre présent dans le pool essence est imputable à près de 90 % à l'essence de
FCC.
[0003] L'hydrotraitement de la charge envoyée au craquage catalytique permet d'atteindre
des essences contenant typiquement 100 ppm de soufre. Les unités d'hydrotraitement
de charges FCC opèrent cependant dans des conditions sévères de température et de
pression, ce qui suppose un effort d'investissement important.
[0004] L'hydrotraitement des essences de craquage catalytique permet à la fois de réduire
la teneur en soufre et en oléfines de la coupe. Cependant, ceci présente l'inconvénient
majeur d'entraîner une perte très importante en octane baril de la coupe, en raison
de la saturation de l'ensemble des oléfines.
[0005] Il a été déjà proposé des procédés d'hydrotraitement des essences FCC. Par exemple,
le brevet US-5,290,427 décrit un procédé consistant à fractionner l'essence, désulfurer
les fractions et convertir la fraction essence sur une zéolithe ZSM-5.
[0006] Le brevet US-5,318,690 propose un procédé avec un fractionnement de l'essence, un
adoucissement de la fraction légère, tandis que la fraction lourde est hydrodésulfurée,
puis convertie sur ZSM-5 et redésulfurée dans des conditions douces. Cette technique
est basée sur une séparation de l'essence brute de façon à obtenir une coupe légère
pratiquement dépourvue de composés soufrés autres que les mercaptans, de façon à traiter
la coupe uniquement avec un adoucissement pour enlever les mercaptans. De ce fait,
la coupe lourde contient une quantité relativement importante d'oléfines qui sont
en partie saturées lors de l'hydrotraitement. Pour éviter cette perte d'indice d'octane,
le brevet préconise un craquage sur ZSM-5 de façon à produire des oléfines, mais au
détriment du rendement. De plus, ces oléfines peuvent se reconstituer en présence
d'H2S pour former des mercaptans, ce qui a pour inconvénient d'appeler un adoucissement
supplémentaire, ou une désulfuration.
[0007] Un autre moyen couramment utilisé par le raffineur pour traiter ce problème du soufre
dans les essences est de séparer la fraction à point d'ébullition d'au moins 180°C
qui contient l'essentiel des composés soufrés autres que les mercaptans. Cette fraction
est alors déclassée avec le LCO (light cycle oil) et n'est en général pas valorisée,
ou elle est utilisée comme diluant de charge.
[0008] Le déposant a recherché un procédé de production d'essences à faible teneur en soufre
à partir du craquage catalytique, qui permet de valoriser la totalité de la coupe
essence, de réduire la teneur en soufre de la coupe essence à de très faibles niveaux,
sans perte de rendement essence, et en minimisant la perte en octane.
[0009] Plus précisément dans le procédé selon l'invention, l'essence brute est fractionnée
en au moins une coupe légère à point d'ébullition inférieur ou égal à 210°C contenant
la majeure partie des oléfines et des mercaptans, et au moins une fraction lourde.
La coupe légère est soumise à un hydrotraitement doux, en présence d'hydrogène, avec
un catalyseur contenant au moins un métal du groupe VIII et/ou au moins un métal du
groupe VI, à une température de 160-380°C, sous une pression de 5-50 bar, et l'effluent
obtenu est strippé pour éliminer H
2S. La fraction légère est soumise à un adoucissement qui est réalisé par au moins
l'un des procédés suivants :
- traitement de la coupe légère avant l'hydrotraitement doux, en présence d'hydrogène
avec un catalyseur contenant 0,1-1% de palladium déposé sur un support, à une température
de 50-250°C, sous une pression de 4-50 bar;
- adoucissement extractif de l'effluent obtenu après hydrotraitement doux et strippage;
- adoucissement avec un agent oxydant, un catalyseur et une base alcaline incorporée
ou non au catalyseur, de l'effluent obtenu après hydrotraitement doux et strippage.
[0010] La charge est une essence de craquage catalytique, dont la gamme de points d'ébullition
s'étend typiquement des C5 jusqu'à 220°C. Le point final de la coupe essence dépend
bien sûr de la raffinerie et des contraintes du marché, mais reste généralement dans
les limites indiquées ci-avant.
La teneur en soufre de ces coupes essences produites par craquage catalytique (FCC)
dépend de la teneur en soufre de la charge traitée au FCC, ainsi que du point final
de la coupe. Les fractions légères ont naturellement une teneur en soufre plus faible
que les coupes plus lourdes. Généralement, les teneurs en soufre de l'intégralité
de la coupe essence provenant du FCC sont supérieures à 100 ppm poids et la plupart
du temps supérieures à 500 ppm poids. Pour des essences ayant des points finaux supérieurs
à 200°C, les teneurs en soufre sont souvent supérieures à 1000 ppm poids, pouvant
même dans certains cas atteindre des valeurs de l'ordre de 4000 à 5000 ppm poids.
Selon l'invention, l'essence brute provenant du craquage catalytique est fractionnée
en au moins une coupe légère et au moins une coupe lourde.
La coupe légère à un point d'ébullition final inférieur ou égal à 210°C, avantageusement
inférieur ou égal à 180°C, de préférence inférieur ou égal à 160°C et encore plus
préféré inférieur ou égal à 145°C.
La fraction légère de la coupe essence contient relativement peu de composés soufrés,
qui sont présents en majorité sous forme de mercaptans, tandis que les composés soufrés
des fractions plus lourdes sont présents sous forme de thiophènes substitués ou non,
ou de composés hétérocycliques tels le benzothiophène, qui, contrairement aux mercaptans,
ne peuvent pas être éliminés par les procédés extractifs. Ces composés soufrés sont
par conséquent éliminés par hydrotraitement. La coupe légère est relativement riche
en oléfines, et le soufre est essentiellement présent sous forme de mercaptans, tandis
que la coupe plus lourde est relativement pauvre en oléfines et est caractérisée par
des teneurs en soufre nettement plus élevées.
De façon plus générale, et contrairement à l'art antérieur le point de coupe est choisi
de façon à maximiser la teneur en oléfines dans la coupe légère.
[0011] La coupe essence de craquage catalytique (FCC) est ainsi fractionnée en au moins
deux fractions, qui sont ensuite soumises à des traitements de désulfuration différents.
La fraction légère subit un traitement de désulfuration constitué par une hydrogénation
douce, éventuellement précédée d'une hydrogénation sélective des dioléfines. Les conditions
d'hydrogénation sont choisies douces pour minimiser la saturation des oléfines de
haut indice d'octane. La désulfuration n'est donc pas complète mais elle permet d'éliminer
pratiquement tous les composés soufrés autres que les mercaptans de façon à ce que
restent dans la coupe essentiellement les mercaptans. Ils sont ensuite éliminés par
adoucissement. Cette étape d'adoucissement peut être un adoucissement extractif, ou
un adoucissement par oxydation catalytique des mercaptans en lit fixe.
• Hydrogénation des diènes
[0012] L'hydrogénation des diènes est une étape optionnelle mais avantageuse qui permet
d'éliminer pratiquement la totalité des diènes présents dans la fraction légère avant
l'hydrotraitement doux. Elle se déroule généralement en présence d'un catalyseur comprenant
au moins un métal du groupe VIII (et de préférence Pt, Pd ou Ni) et un support, à
une température de 50-250°C sous une pression de 4-50 bar. Cette étape ne provoque
pas forcément l'adoucissement. Il est particulièrement avantageux d'opérer dans des
conditions telles qu'un adoucissement, au moins partiel, de l'essence soit obtenu,
c'est-à-dire avec la réduction de la teneur en mercaptans.
Pour ce faire, on emploiera avantageusement un catalyseur comprenant 0,1 à 1% de palladium
déposé sur un support opérant sous une pression de 4-25 bar, à une température de
50-250 °C, avec une vitesse spatiale horaire du liquide (LHSV) de 1 à 10 h
-1.
[0013] Le catalyseur comporte du palladium (0,1 à 1 % poids, et de préférence 0,2-0,5 %
poids) déposé sur un support inerte tel que l'alumine, la silice, la silice-alumine,
ou un support contenant au moins 50 % d'alumine.
[0014] Un autre métal peut être associé pour former un catalyseur bimétallique, tel que
le nickel (1-20 % poids, et de préférence 5-15 % poids) ou l'or (Au/Pd exprimé en
poids supérieur ou égal à 0,1 et inférieur à 1, et de préférence compris entre 0,2
et 0,8).
[0015] Le choix des conditions opératoires est particulièrement important. On opèrera le
plus généralement sous pression en présence d'une quantité d'hydrogène en faible excès
par rapport à la valeur stoechiométrique nécessaire pour hydrogéner les dioléfines.
L'hydrogène et la charge à traiter sont injectés en courants ascendants ou descendants
dans un réacteur de préférence à lit fixe de catalyseur. La température est comprise
le plus généralement entre 50 et 200 °C, et de préférence entre 80 et 200°C, et de
préférence entre 150 et 170 °C.
[0016] La pression est suffisante pour maintenir plus de 80% poids, et de préférence plus
de 95% poids, de l'essence à traiter en phase liquide dans le réacteur à savoir le
plus généralement entre 4 et 50 bar et de préférence au-dessus de 10 bar. Une pression
avantageuse est comprise entre 10-30 bar, et de préférence entre 12-25 bar.
[0017] La vitesse spatiale est dans ces conditions établie entre 1-10 h
-1, de préférence entre 4-10h-1.
[0018] La fraction légère de la coupe essence de craquage catalytique peut contenir de l'ordre
de 1% poids de dioléfines. Après hydrogénation, la teneur en dioléfines est réduite
à moins de 3 000 ppm, voire moins de 2 500 ppm et mieux moins de 1 500 ppm. Dans certains
cas il peut être obtenu moins de 500 ppm. La teneur en diènes après hydrogénation
sélective peut même être réduite à moins de 250 ppm.
Selon une réalisation de l'invention, l'étape d'hydrogénation se déroule dans un réacteur
catalytique d'hydrogénation qui comprend une zone réactionnelle catalytique traversée
par la totalité de la charge et la quantité d'hydrogène nécessaire pour effectuer
les réactions désirées.
[0019] Selon une réalisation préférée de l'invention, l'étape d'hydrogénation se déroule
dans un réacteur catalytique d'hydrogénation qui est agencé de manière particulière,
à savoir au moins deux zones catalytiques, la première étant traversée par la charge
liquide (et une quantité d'hydrogène inférieure à la stoechiométrie nécessaire pour
convertir toutes les dioléfines en mono-oléfines), la seconde recevant la charge liquide
provenant de la première zone (ainsi que le reste de l'hydrogène c'est-à-dire une
quantité d'hydrogène suffisante pour convertir les dioléfines restantes en mono-oléfines
et pour isomériser au moins en partie les oléfines primaires et secondaires en oléfines
tertiaires) par exemple injectée par une tubulure latérale et dispersée à l'aide d'un
diffuseur approprié.
La proportion de la première zone (en volume) est tout au plus égale à 75 % de la
somme des 2 zones et de préférence de 15 à 30 %.
Un autre mode de réalisation avantageux comprend une hydrogénation des diènes sur
un catalyseur différent du Pd, un hydrotraitement doux et un adoucissement oxydant
final.
• Hydrotraitement doux
[0020] L'hydrodésulfuration douce de la fraction légère de la coupe essence de FCC a pour
but , en utilisant un catalyseur d'hydrotraitement conventionnel dans des conditions
douces de température et de pression, de convertir en H
2S les composés soufrés de la coupe autres ques les mercaptans, de façon à obtenir
un effluent ne contenant comme composés soufrés que les mercaptans. La coupe ainsi
produite possède le même intervalle de distillation, et un indice d'octane un peu
plus faible du fait de la saturation partielle inévitable des oléfines.
Les conditions du réacteur d'hydrotraitement doivent être ajustées pour atteindre
le niveau de désulfuration désiré, et surtout pour minimiser la perte en octane résultant
de la saturation des oléfines. On convertit généralement au plus 90 % des oléfines
(les dioléfines étant totalement ou pratiquement totalement hydrogénées), et de préférence
sont converties au plus 80-85 % des oléfines.
La température de l'étape d'hydrotraitement doux est généralement comprise entre 160°C
et 380°C, de préférence entre 180°C et 360°C, et plus préférentiellement entre 180°C
et 320°C. Des pressions faibles à modérées sont généralement suffisantes, comprises
entre 5 et 50 bar, de préférence entre 10 et 45 bar, et plus préférentiellement entre
10 et 30 bar. La vitesse spatiale LHSV est comprise entre 0.5 et 10 h-1, de préférence
entre 1 et 6 h-1.
Le(s) catalyseur(s) utilisé(s) dans le réacteur d'hydrotraitement doux est un catalyseur
conventionnel d'hydrodésulfuration, comprenant au moins un métal du groupe VI et/ou
au moins un métal du groupe VIII, sur un support approprié. Le métal du groupe VI
est généralement du molybdène ou du tungstène, et le métal du groupe VIII est généralement
du nickel ou du cobalt. Des combinaisons telles que Ni-Mo ou Co-Mo sont typiques.Le
support du catalyseur est habituellement un solide poreux tel qu'une alumine, une
silice-alumine ou d'autres solides poreux tels que la magnésie, la silice ou TiO2,
seuls ou en mélange avec l'alumine ou la silice-alumine.
• Adoucissement
[0021] La fraction la plus légère de la coupe essence est ensuite soumise à une désulfuration
non-hydrogénante visant à éliminer les composés soufrés restant sous forme de mercaptans.
Il peut s'agir d'un procédé d'adoucissement extractif utilisant de la soude ou du
crésylate de sodium ou de potassium. Les procédés extractifs sont suffisants tant
que la coupe traitée ne contient pas de mercaptans de haut poids moléculaire.
L'adoucissement peut également être réalisée par oxydation catalytique des mercaptans
en disulfures. Cette oxydation catalytique des mercaptans en disulfures peut être
réalisée simplement en mélangeant l'essence à traiter à une solution aqueuse d'une
base alcaline, telle la soude, dans laquelle on ajoute un catalyseur à base d'un chélate
métallique, en présence d'un agent oxydant.
Dans le cas où la teneur en mercaptans de l'essence est importante, il est préférable
de réaliser la mise au contact de la coupe avec un lit fixe de catalyseur supporté,
en présence d'une base alcaline et d'un agent oxydant. Dans une première variante,
la base alcaline n'est pas incorporée au catalyseur. Il s'agit habituellement de la
soude en solution aqueuse; elle est introduite dans le milieu réactionnel soit en
continu, soit par intermittence, pour maintenir les conditions d'alcalinité et la
phase aqueuse nécessaires à la réaction d'oxydation. L'agent oxydant, généralement
de l'air, est avantageusement mélangé à la coupe essence à adoucir. Le chélate métallique
utilisé comme catalyseur est généralement une phtalocyanine métallique, telle la phtalocyanine
de cobalt par exemple. La réaction a lieu à une pression comprise entre 1 et 30 bar,
à une température comprise entre 20 et 100°C, et de préférence 20 et 80°C. Il convient
de renouveler la solution sodique qui s'épuise, d'une part en raison des impuretés
provenant de la charge, d'autre part en raison de la variation de la concentration
de la base, qui diminue du fait de l'apport d'eau par la charge et de la transformation
des mercaptans en disulfures.
Dans une seconde variante préférée, la base alcaline peut être incorporée au sein
du catalyseur en introduisant un ion alcalin dans une structure oxyde mixte constituée
essentiellement d'oxydes d'aluminium et de silicium combinés.
Avantageusement, on emploie des aluminosilicates de métaux alcalins, plus particulièrement
de sodium et de potassium, caractérisés par un rapport atomique Si/Al de leur structure
inférieur ou égal à 5 (c'est à dire un rapport molaire SiO
2/Al
2O
3 inférieur ou égal à 10), et qui sont associés intimement à du charbon actif et à
un chélate métallique et présentent des performances catalytiques optimales en adoucissement
lorsque le taux d'hydratation du catalyseur est compris entre 0,1 et 40% et de préférence
entre 1 et 25% en poids de celui-ci. Outre leurs performances catalytiques supérieures,
ces aluminosilicates alcalins présentent l'avantage d'une très faible solubilité en
milieu aqueux, ce qui permet leur utilisation prolongée à l'état hydraté pour traiter
des coupes pétrolières auxquelles on ajoute régulièrement un peu d'eau ou, éventuellement,
de solution alcaline.
Cette étape d'adoucissement (de préférence réalisée en lit fixe) de la fraction essence
légère contenant des mercaptans peut donc être définie comme comprenant le passage,
dans des conditions d'oxydation, de l'essence à traiter (stabilisée) au contact d'un
catalyseur poreux. De préférence, selon le brevet EP-A-638.628, il comprend de 10
à 98%, de préférence de 50 à 95% en poids, d'au moins une phase solide minérale constituée
d'un aluminosilicate alcalin ayant un rapport atomique Si/Al inférieur ou égal à 5,
de préférence inférieur ou égal à 3, de 1 à 60% en poids de charbon actif, de 0,02
à 2% en poids d'au moins un chélate métallique et de 0 à 20% en poids d'au moins un
liant minéral ou organique. Ce catalyseur poreux présente une basicité déterminée
selon la norme ASTM 2896 supérieure à 20 milligrammes de potasse par gramme et une
surface totale BET supérieure à 10 m
2/g, et contient à l'intérieur de sa porosité une phase aqueuse permanente représentant
de 0,1 à 40%, de préférence de 1 à 25%, en poids du catalyseur sec.
[0022] Parmi les phases minérales basiques du type aluminosilicates (principalement de sodium
et/ou de potassium) qui conviennent particulièrement bien, on peut citer un grand
nombre de phases:
* lorsque l'alcalin est majoritairement le potassium :
- la kaliophilite : K2O, Al2O3, SiO2(1,8 < < 2,4).
- le feldspathoïde appelé leucite : K2O, Al2O3, SiO2 (3,5 < < 4,5).
- les zéolithes du type :
. philipsite : (K, Na)O, Al2O3, SiO2 (3,0 < < 5,0).
. érionite ou offrétite : (K, Na, Mg, Ca)O, Al2O3, SiO2 (4 < < 8).
. mazzite ou zéolithe Oméga : (K, Na, Mg, Ca)O, Al2O3, SiO2 (4 < < 8).
. zéolithe L : (K, Na)O, Al2O3, SiO2 (5 < < 8).
* lorsque l'alcalin est le sodium :
- les aluminosilicates de sodium amorphes dont l'organisation cristalline ne peut être
détectée par diffraction X et dont le rapport atomique Si/Al est inférieur ou égal
à 5, et de préférence inférieur ou égal à 3.
- la sodalite Na2O, A12O3, SiO2 (1,8 < < 2,4).
La sodalite peut contenir différents ions ou sels alcalins dans sa structure, comme
par exemple Cl-, Br-, ClO3-, BrO3-, IO3-, NO3-, OH-, CO3--, SO3--, CrO4--, MoO4--,
PO4---, etc... , sous forme de sels acalins, principalement de sodium. Ces différentes
variétés conviennent pour la présente invention. Les variétés préférées pour la présente
invention sont celles contenant l'ion OH- sous forme de NaOH et l'ion S-- sous forme
de Na2S.
- la néphéline Na2O, Al2O3, SiO2 (1,8 < < 2,4).
- les tectosilicates du type analcime, natrolite, mesolite, thomsonite, clinoptilolite,
stilbite, zéolithe Na-P1, dachiardite, chabasite, gmelinite, cancrinite, la faujasite
comprenant les zéolithes synthétiques X et Y, la zéolithe A.
[0023] D'une façon préférée, ledit aluminosilicate alcalin est obtenu par réaction en milieu
aqueux d'au moins un argile (kaolinite, halloysite, montmorillonite, etc...) avec
au moins un composé (hydroxyde, carbonate, acétate, nitrate, etc...) d'au moins un
métal alcalin, notamment le sodium, et le potassium, ce composé étant de préférence
l'hydroxyde, suivie d'un traitement thermique à une température entre 90 et 600°C,
de préférence entre 120 et 350°C.
[0024] L'argile peut aussi être traitée thermiquement et broyée avant d'être mis au contact
de la solution alcaline. Ainsi, la kaolinite et tous ses produits de transformation
thermique (métakaolin, phase spinelle inverse, mullite) peuvent être utilisés selon
le procédé de l'invention.
[0025] Lorsque l'argile considérée est le kaolin, la kaolinite et/ou le métakaolin constituent
les réactifs chimiques de base préférés.
Comme chélate métallique, on pourra déposer sur le support tout chélate utilisé dans
ce but dans la technique antérieure, en particulier les phtalocyanines, les porphyrines
ou les corrines métalliques. On préfère particulièrement la phtalocyanine de cobalt
et la phtalocyanine de vanadium. On utilise, de préférence, la phtalocyanine métallique
sous forme d'un dérivé de cette dernière, avec une préférence particulière pour ses
sulfonates disponibles dans le commerce, comme par exemple le mono- ou le disulfonate
de phtalocyanine de cobalt et des mélanges de ceux-ci.
[0026] Les conditions réactionnelles mises en oeuvre pour réaliser cette seconde variante
de l'étape d'adoucissement se caractérisent par l'absence de base aqueuse, une température
et une vitesse spatiale horaire plus élevées. Les conditions adoptées sont généralement
les suivantes :
* Température: 20 à 100°C, de préférence 20 à 80°C.
* Pression: 105 à 30.105 Pascal.
* Quantité d'agent oxydant air: 1 à 3 kg/kg de mercaptans.
* Vitesse spatiale horaire en VVH (volume de charge par volume de catalyseur et par
heure): 1 à 10h-1 dans le cadre du procédé de l'invention.
[0027] La teneur en eau du catalyseur à base alcaline utilisé dans l'étape d'adoucissement
oxydant de la présente invention peut varier en cours d'opération dans deux directions
opposées:
1) Si la coupe pétrolière à adoucir est préalablement séchée, elle peut entraîner
progressivement, en la dissolvant, l'eau présente à l'intérieur de la porosité du
catalyseur. Dans ces conditions, la teneur en eau de ce dernier diminue régulièrement
et peut ainsi descendre en dessous de la valeur limite de 0,1 % en poids.
2) Inversement, si la coupe pétrolière à adoucir est saturée en eau et compte tenu
du fait que la réaction d'adoucissement s'accompagne de la production d'une molécule
d'eau par molécule de disulfure formée, la teneur en eau du catalyseur peut augmenter
et atteindre des valeurs supérieures à 25% et surtout 40% en poids, valeurs auxquelles
les performances du catalyseur se dégradent.
[0028] Dans le premier cas, de l'eau peut être ajoutée, en quantité adéquate, à la coupe
pétrolière, en amont du catalyseur de manière continue ou discontinue pour maintenir
le degré d'hydratation à l'intérieur de l'intervalle désiré, c'est-à-dire que la teneur
en eau du support est maintenue entre 0,1 et 40% pds du support, et de préférence
entre 1 et 25%.
[0029] Dans le second cas, il suffit que la température de la charge soit fixée à une valeur
suffisante, inférieure à 80°C, pour solubiliser l'eau de réaction résultant de la
transformation des mercaptans en disulfures. La température de la charge est ainsi
choisie de manière à maintenir la teneur en eau du support entre 0,1 et 40% en poids
du support et, de préférence, entre 1 et 25% en poids de celui-ci.
Cet intervalle de valeurs prédeterminées de teneurs en eau du support dépendra, bien
entendu, de la nature même du support catalytique utilisé lors de la réaction d'adoucissement.
En effet, le demandeur a constaté, conformément au brevet FR-2.651.791, que si de
nombreux supports catalytiques sont susceptibles d'être utilisés sans soude (ou sans
base) aqueuse, leur activité ne se manifestera que lorsque leur teneur en eau (également
appelée taux d'hydratation du support) est maintenue dans un intervalle de valeurs
relativement étroit, variable suivant les supports, mais apparemment lié à la teneur
du support en silicate et à la structure de ses pores.
[0030] Le déposant a pu constater que, de façon particulièrement avantageuse, cette étape
d'adoucissement peut être éliminée lorsque la coupe légère a été hydrogénée sélectivement
pour éliminer les diènes et que dans le même temps un adoucissement a été obtenu.
Le rendement en adoucissement peut être tel que l'étape finale d'adoucissement par
un agent oxydant peut n'être plus nécessaire. Ce cas se vérifie bien avec un catalyseur
à base de palladium tel que décrit précédemment.
La présence de cette étape de traitement avec un catalyseur au palladium peut permettre
également de modifier l'étape d'adoucissement, par exemple en augmentant la vitesse
horaire, d'où une productivité accrue, ou en réduisant la quantité de catalyseur,
d'où un investissement réduit.
Lorsque l'étape finale d'adoucissement est employée, on peut utiliser une étape d'hydrogénation
sélective des diènes qui ne soit pas adoucissante.
• Hydrodésulfuration de la fraction lourde
[0031] L'hydrodésulfuration de la fraction la plus lourde de l'essence de FCC est conduite
suivant le même procédé que celui utilisé pour la fraction légère. Le catalyseur contient
également au moins un métal du G VIII et/ou du groupe VI, déposé sur un support. Seules
les conditions opératoires sont ajustées, afin d'obtenir le niveau de désulfuration
désiré, sur cette coupe plus riche en soufre. La température utilisée est généralement
comprise entre 200°C et 420°C, de préférence entre 220°C et 400°C. Les pressions opératoires
utilisées sont généralement comprises entre 20 et 80 bar et de préférence entre 30
et 50 bar.L'effluent obtenu est strippé pour éliminer H2S et est envoyé au pool essence.
[0032] L'invention concerne également.une installation pour mettre en oeuvre le procédé
selon l'invention.
[0033] Elle comprend:
- une colonne (1) de fractionnement munie d'une conduite (2) pour l'introduction de
l'essence brute provenant du craquage catalytique et comportant au moins 2 conduites,
l'une (3) dans la partie haute de la colonne pour la sortie de la coupe légère, et
une autre (4) dans la partie basse de la colonne pour la sortie de la coupe lourde
;
- une zone (5) d'hydrotraitement en présence d'hydrogène comportant un lit catalytique,
une conduite (6) pour l'entrée de la coupe d'essence légère à traiter, ladite conduite
étant reliée soit à la colonne (1) de fractionnement, soit à la zone de traitement
(7) sur catalyseur au palladium, ladite zone d'hydrotraitement comportant également
une conduite (8) pour la sortie de l'effluent hydrotraité,
- une zone (9) de strippage comportant une conduite pour l'introduction de l'essence
légère hydrotraitée, une conduite (10) pour l'évacuation de H2S et une conduite (11)
pour la sortie de l'essence légère strippée,
et ladite installation comportant également l'une au moins des zones suivantes d'adoucissement
:
- une zone (12) d'adoucissement située après la zone de strippage comportant une conduite
pour l'introduction de l'essence légère strippée et une conduite (14) pour amener
l'agent oxydant au niveau de ladite zone ;
- une zone (7) de traitement située avant la zone d'hydrotraitement et comportant une
conduite (3) pour l'introduction de la coupe d'essence légère issue de la colonne
de fractionnement, une conduite pour la sortie de la coupe d'essence légère traitée,
ladite zone comportant également au moins un lit d'un catalyseur à 0,1-1% de palladium
déposé sur un support, et ladite installation comportant en outre une conduite (13)
pour la sortie de l'essence légère strippée et adoucie hors de l'installation, et
reliée soit à la zone (9) soit à la zone (12) lorsqu'elle existe.
[0034] Selon une variante, la zone d'adoucissement est située après le strippage et l'installation
comporte en outre une zone d'hydrogénation sélective des diènes située entre la colonne
de fractionnement et la zone d'hydrotraitement doux, ladite zone d'hydrogénation comportant
une conduite pour l'introduction de la coupe légère et une conduite pour la sortie
de la coupe légère dédiénisée.
Dans un mode préféré, l'installation comporte également une zone (15) d'hydrotraitement
de la fraction lourde, munie d'une conduite (4) pour l'introduction de la coupe lourde
provenant de la colonne (1) , une conduite (16) pour la sortie de la coupe hydrotraitée
et une conduite (17) amenant l'hydrogène au niveau de la charge ou de la zone, ladite
zone étant suivie d'une colonne (18) de strippage munie d'une conduite pour l'introduction
de la coupe hydrotraitée, d'une conduite (19) pour la sortie de H
2S et d'une conduite (20) pour la sortie de la coupe hydrotraitée. Les coupes sortant
par les canalisations (20) et (13) peuvent être envoyées au stockage essence par une
canalisation (21).
[0035] Les chiffres se rapportent aux figures 1 et 2. Sur la figure 1, l'installation pour
le traitement de la coupe légère est représenté avec en pointillé les zones d'adoucissements.
On comprendra que les trois modes de réalisations suivants peuvent être utilisés :
- premier mode, avec la zone (7) d'adoucissant mais sans la zone (12);
- deuxième mode, avec la zone (12) mais sans la zone (7);
- et troisième mode, avec les zones (12) et (7).
[0036] Sur la figure 2, on a ajouté le traitement de la coupe lourde.
On n'a pas représenté les conduites pour amener l'hydrogène, qui alourdiraient les
schémas, mais il est bien évident qu'en présence de la zone (7) ou d'une zone d'hydrogénation
des diènes, il y a une conduite pour amener l'hydrogène au niveau de la coupe légère
ou dans le réacteur directement. En l'absence de telles zones, la conduite débouche
directement dans la zone d'hydrotraitement ou dans la coupe légère.
Exemple 1
[0037] L'exemple ci-après illustre le procédé, dans le cas où la coupe essence brute est
fractionnée en une coupe légère C5 moins del80°C, et une fraction plus lourde 180-220°C.
Le tableau 1 indique les caractéristiques de ces différentes coupes.
Tableau 1 :
| Caractéristiques des différentes coupes essence FCC |
| Coupe |
Essence totale (C5-220°C) |
Fraction légère (C5-180°C) |
Fraction lourde (180-220°C) |
| (% pds) |
(100) |
(70) |
(30) |
| Teneur oléfines (% pds) |
44.0 |
56.4 |
10.0 |
| Teneur aromatiques (% pds) |
23.0 |
4.6 |
66.0 |
| Indice de brome |
68 |
90 |
16 |
| Soufre total (ppm pds) |
200 |
154 |
307 |
| Soufre mercaptans (ppm pds) |
106 |
74 |
0 |
| |
| RON |
92.0 |
92.5 |
90.8 |
| MON |
80.0 |
80.7 |
78.4 |
| (RON + MON)/2 |
86.0 |
86.6 |
84.6 |
[0038] La coupe légère de l'essence de FCC est riche en oléfines et contient la quasi-totalité
des mercaptans. La fraction plus lourde, plus riche en soufre, contient des composés
soufrés essentiellement sous forme de dérivés thiophéniques.
Le tableau 2 ci-après indique les conditions opératoires utilisées pour l'hydrotraitement
de l'essence lourde, ainsi que les caractéristiques de l'essence lourde ainsi désulfurée.
Le catalyseur utilisé est un CoMo supporté alumine (HR 306C vendu par la société Procatalyse).
Tableau 2 :
Caractéristiques de l'hydrodésulfuration de l'essence lourde.
Caractéristiques de l'essence lourde désulfurée |
| Caractéristiques essence lourde |
Charge avant désulfuration |
Essence lourde désulfurée |
| Intervalle de distillation (°C) |
180 - 220 |
180 - 220 |
| |
| Teneur oléfines (% pds) |
10.0 |
2.6 |
| Indice de brome |
16 |
4.2 |
| Soufre total (ppm pds) |
307 |
10 |
| Soufre mercaptans (ppm pds) |
0 |
0 |
| |
| RON |
90.8 |
88.8 |
| MON |
78.4 |
77.0 |
| Conditions opératoires |
|
| Température (°C) |
300 |
| Pression (bar) |
30 |
[0039] Le tableau 3 ci-après indique les caractéristiques de l'essence légère désulfurée
puis adoucie. Lors de l'étape d'hydrotraitement doux, la température est de 280°C,
la pression est de 20 bar, LHV de 8h
-1 et le catalyseur est le LD 145 à base de NiMo vendu par la société Procatalyse suivi
d'un catalyseur CoMo (HR306 C vendu par la société Procatalyse).
Tableau 3 :
| Caractéristiques de l'essence légère initiale, après hydrotraitement doux puis après
adoucissement. |
| Caractéristiques essence légère |
Charge essence légère |
Essence légère désulfurée |
Essence légère désulfurée et adoucie |
| Intervalle de distillation (°C) |
C5 - 180 |
C5 - 180 |
C5 - 180 |
| MAV |
4 |
|
|
| Teneur oléfines (% pds) |
56.4 |
30.0 |
30.0 |
| Indice de brome |
90 |
47 |
47 |
| Soufre total (ppm pds) |
154 |
19 |
19 |
| Soufre mercaptans (ppm pds) |
74 |
19 |
< 5 |
| |
| RON |
92.5 |
86.5 |
86.5 |
| MON |
80.7 |
77.0 |
77.0 |
[0040] L'adoucissement est effectué sur un catalyseur comportant de la sodalite (aluminosilicate
alcalin) et 20% de charbon actif, imprégné avec un agent oxydant tel la phtalocyamine
de cobalt sulfonnée (imprégnation de PeCo : 60 kg (m
3 de cata) préparé tel que decrit dans le brevet EP-A-638.628).
[0041] Le procédé et l'installation selon l'invention permettent ainsi d'obtenir des essences
de FCC contenant moins de 50 ppm de soufre, répondant négativement au "doctor test"
et ce avec une perte en indice d'octane baril (RON + MON)/2 inférieure à 8 points
par rapport à la même coupe d'essence brute de FCC avant traitement, et de préférence
inférieure ou égale à 6 points.
1. Procédé pour la production d'essence à faible teneur en soufre à partir d'essence
brute de craquage catalytique contenant des oléfines, des mercaptans et des composés
soufrés autres que les mercaptans, procédé dans lequel :
1) l'essence brute est fractionnée en au moins une coupe légère à point d'ébullition
inférieur ou égal à 210°C contenant la majeure partie des oléfines et des mercaptans,
et au moins une fraction lourde,
2) la coupe légère est soumise à un hydrotraitement doux, en présence d'hydrogène,
avec un catalyseur contenant au moins un métal du groupe VIII et/ou au moins un métal
du groupe VI, à une température de 160-380°C, sous une pression de 5-50 bar, et l'effluent
obtenu est strippé pour éliminer H2S,
3) la fraction légère est soumise à un adoucissement qui est réalisé par au moins
l'un des procédés suivants :
- traitement de la coupe légère avant l'hydrotraitement doux, en présence d'hydrogène
avec un catalyseur contenant 0,1-1% de palladium déposé sur un support, à une température
de 50-250°C, sous une pression de 4-50 bar ;
- adoucissement extractif de l'effluent obtenu après hydrotraitement doux et strippage
;
- adoucissement avec un agent oxydant, un catalyseur et une base alcaline incorporée
ou non au catalyseur, de l'effluent obtenu après hydrotraitement doux et strippage.
2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la fraction lourde est soumise à un
hydrotraitement, en présence d'hydrogène avec un catalyseur contenant au moins un
métal du groupe VI et/ou au moins un métal du groupe VIII, à une température de 200-420°C,
sous une pression de 20-80 bar, et l'effluent obtenu est strippé pour éliminer H2S.
3. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la coupe légère présente
un point final d'ébullition inférieur ou égal à 180°C.
4. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la coupe légère présente
un point final d'ébullition inférieur ou égal à 160°C.
5. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la coupe légère présente
un point final d'ébullition inférieur ou égal à 145°C.
6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la coupe légère est
soumise, avant hydrotraitement doux, à une hydrogénation sélective des diènes et la
coupe hydrotraitée et strippée est soumise à un adoucissement.
7. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le traitement de la
coupe légère, avant hydrotraitement doux, est réalisé avec un catalyseur contenant
0,1-1% de palladium et 1-20% pds de nickel.
8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, dans lequel le traitement de la coupe
légère, avant l'hydrotraitement doux, est réalisé avec un catalyseur contenant 0,1-1%
de palladium et de l'or, dans le rapport pondéral Au/Pd d'au moins 0,1 et inférieur
à 1.
9. Procédé selon l'une des revendications précéden tes, dans lequel l'adoucissement extractif
ou avec un agent oxydant est réalisé à 20-100°C sous une pression de 1-30 bar.
10. Installation pour la production d'essences à faible teneur en soufre à partir d'essence
de craquage catalytique, comprenant :
- une colonne (1) de fractionnement munie d'une conduite (2) pour l'introduction de
l'essence brute provenant du craquage catalytique et comportant au moins 2 conduites,
l'une (3) dans la partie haute de la colonne pour la sortie de la coupe légère, et
une autre (4) dans la partie basse de la colonne pour la sortie de la coupe lourde
;
- une zone (5) d'hydrotraitement en présence d'hydrogène comportant un lit catalytique,
une conduite (6) pour l'entrée de la coupe d'essence légère à traiter, ladite conduite
étant reliée soit à la colonne (1) de fractionnement, soit à la zone de traitement
(7) sur catalyseur au palladium, ladite zone d'hydrotraitement comportant également
une conduite (8) pour la sortie de l'effluent hydrotraité,
- une zone (9) de strippage comportant une conduite pour l'introduction de l'essence
légère hydrotraité, une conduite (10) pour l'évacuation de H2S et une conduite (11)
pour la sortie de l'essence légère strippée,
et ladite installation comportant également l'une au moins des zones suivantes d'adoucissement
:
- une zone (12) d'adoucissement située après la zone de strippage comportant une conduite
pour l'introduction de l'essence légère strippée et une conduite (14) pour l'amenée
de l'agent oxydant au niveau de ladite zone ;
- une zone (7) de traitement située avant la zone d'hydrotraitement et comportant
une conduite (3) pour l'introduction de la coupe d'essence légère issue de la colonne
de fractionnement, une conduite pour la sortie de la coupe d'essence légère traitée,
ladite zone comportant également au moins un lit d'un catalyseur à 0,1-1% de palladium
déposé sur un support, et ladite installation comportant en outre une conduite (13)
pour la sortie de l'essence légère strippée et adoucie hors de l'installation, reliée
à la zone (12) ou à la zone (9).
11. Installation selon la revendication 10, comportant la zone d'adoucissement (12) située
après le strippage et l'installation comportant en outre une zone d'hydrogénation
sélective des diènes située entre la colonne de fractionnement et la zone d'hydrotraitement
doux, ladite zone d'hydrogénation comportant une conduite pour l'introduction de la
coupe légère et une conduite pour la sortie de la coupe légère dédiénisée.
12. Installation selon l'une des revendications 10 ou 11, comportant également une zone
(15) d'hydrotraitement de la fraction lourde, munie d'une conduite (4) pour l'introduction
de la coupe lourde provenant de la colonne, une conduite (16) pour la sortie de la
coupe hydrotraitée et une conduite (17) amenant l'hydrogène au niveau de la charge
ou de la zone, ladite zone étant suivie d'une colonne (18) de strippage munie d'une
conduite pour l'introduction de la coupe hydrotraitée, d'une conduite (19) pour la
sortie de H2S et d'une conduite (20) pour la sortie de la coupe hydrotraitée.