[0001] La présente invention concerne un sommier comprenant au moins une latte supérieure
et une latte inférieure.
[0002] Dans un tel sommier pour lit à zones réglables ou fixes, deux niveaux de lattes transversales
en bois sont prévus dans la zone centrale du sommier destinée à recevoir normalement
les reins et le bassin d'un usager, c'est-à-dire la partie du corps de l'usager la
plus lourde. Le premier niveau de lattes est défini par des lattes supérieures et
est coplanaire avec les lattes des autres zones du sommier, lorsque le sommier est
plat. Le second niveau de lattes est défini par des lattes inférieures, dites lattes
de renfort, qui sont sous-jacentes respectivement aux lattes supérieures dans la zone
centrale du sommier et peuvent venir en contact avec celles-ci.
[0003] Les lattes inférieures et supérieures sont appariées au moyen de curseurs en matière
plastique. En particulier, deux curseurs de réglage de fermeté sont montés à coulissement
au voisinage à la fois des zones centrales d'une latte supérieure et d'une latte inférieure
de manière à augmenter ou diminuer la raideur de la paire de lattes inférieure et
supérieure, en écartant plus ou moins les curseurs, et ainsi augmenter ou diminuer
la fermeté de la zone centrale du sommier.
[0004] Pour une position donnée des curseurs, la plage de variation de la raideur de la
paire de lattes supérieure et inférieure est très faible en raison du couplage ferme
et constant de deux lattes par le curseur. Malgré le réglage en position du curseur,
la zone centrale du sommier offre une raideur relativement élevée quelle que soit
la charge supportée.
[0005] La présente invention vise à fournir un agencement de lattes supérieure et inférieure
dont la raideur est également réglable, mais qui pour un réglage donné, offre une
progression de la raideur en fonction de la charge, et ainsi un amortissement plus
progressif de la charge.
[0006] A cette fin, un sommier comprenant au moins une latte supérieure et une latte inférieure,
est caractérisé en ce qu'il comprend un ressort à lame cintré ayant des extrémités
montées à glissement sur l'une des lattes supérieure et inférieure et un sommet situé
sensiblement à proximité de l'autre des lattes supérieure et inférieure. Les termes
"sensiblement à proximité de" signifient au sens de l'invention "à une faible distance
de" ou "au contact de".
[0007] Par exemple, le ressort à lame est une latte cintrée en matière noble, telle que
bois, en harmonie avec les lattes des sommiers traditionnels.
[0008] Selon une première réalisation, le ressort à lame est une latte convexe en direction
de la latte supérieure. Les extrémités de ressort à lame s'appuient alors à glissement
sur la latte inférieure et le sommet du ressort à lame est situé sensiblement au-dessous
de ou au contact de la latte supérieure.
[0009] Selon une seconde réalisation, le ressort à lame est une latte convexe en direction
de la latte inférieure. Les extrémités de ressort à lame s'appuient à glissement sur
ou sont suspendues à la latte supérieure et le sommet du ressort à lame est situé
sensiblement au-dessus de ou au contact de la latte inférieure.
[0010] Dans chaque agencement à trois lattes selon l'invention, les régions centrales des
lattes supérieure et inférieure entre leurs extrémités peuvent être libres au repos,
y compris le cas échéant au début de la faible déflexion de la latte supérieure jusqu'au
contact de ladite autre des lattes supérieure et inférieure avec le sommet de la latte
cintrée. Puis, sous la charge de plus en plus lourde, la latte supérieure pousse la
latte cintrée à défléchir avec les extrémités de celle-ci s'écartant et glissant sur
ladite une des lattes supérieure et inférieure. Ainsi, lorsque la charge est relativement
légère, l'amortissement est relativement souple, tandis que lorsque la charge est
lourde, l'amortissement est progressivement dur pour finalement maintenir la charge.
La raideur de l'agencement des trois lattes selon l'invention est ainsi beaucoup plus
progressive que l'agencement de deux lattes selon la technique antérieure.
[0011] Les extrémités du ressort à lame du sommier ont des fentes ou des orifices traversés
par ladite une des lattes supérieure et inférieure. Grâce à ces fentes ou orifices,
les extrémités du ressort à lame peuvent glisser sur ladite une des lattes supérieure
et inférieure non seulement pendant l'amortissement d'une charge, mais également lorsque
l'usager souhaite modifier la position du ressort à lame le long de ladite une des
lattes supérieure et inférieure pour augmenter la raideur vers un côté longitudinal
du sommier et diminuer la raideur de l'autre côté longitudinal du sommier.
[0012] Le ressort à lame du sommier peut être amovible de ladite une des lattes supérieure
et inférieure sans que celle-ci soit retirée du cadre du sommier de manière à facilement
et rapidement interchanger le ressort à lame avec un autre ressort à lame ayant une
raideur différente, ou positionner le ressort à lame sur une autre lame du sommier.
[0013] Pour modifier la raideur de l'agencement à trois "lattes" selon l'invention, un ou
plusieurs ressorts à lame cintrés peuvent être ajoutés. Selon une première variante,
le sommier comprend au moins un autre ressort à lame, plus petit ou plus grand, supporté
par le ressort à lame précité. Selon une seconde variante, le sommier comprend au
moins un autre ressort à lame, plus ou moins cintré que le ressort à lame précité,
ayant des extrémités s'appuyant à glissement sur ladite une des lattes supérieure
et inférieure. Le sommet de l'autre ressort à lame peut être situé sensiblement à
proximité de ladite autre des lattes supérieure et inférieure, ou au-dessus ou au-dessous
du ressort à lame premièrement précité.
[0014] Selon une autre réalisation, le sommier comprend deux lattes supérieures situées
sensiblement au-dessus de la latte inférieure, le sommet ou les extrémités du ressort
à lame étant situé en partie au-dessous de chacune des lattes supérieures.
[0015] Les raideurs des agencements de lattes inférieure et supérieure peuvent être différentes
dans une même zone du sommier, ou entre zones différentes. Plus généralement, lorsque
le sommier comprend au moins deux lattes supérieures respectivement au-dessous de
deux lattes inférieures, il est prévu deux ressorts à lame qui sont montés respectivement
entre les lattes supérieures et les lattes inférieures, et qui ont des raideurs différentes
résultant de caractéristiques dimensionnelles et/ou mécaniques différentes entre ressorts
à lame.
[0016] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront plus
clairement à la lecture de la description suivante de plusieurs réalisations préférées
de l'invention en référence aux dessins annexés correspondants dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en perspective schématique d'un agencement d'une latte supérieure
et d'une latte inférieure supportant une latte cintrée dans un sommier selon une première
réalisation de l'invention ;
- la figure 2 est une vue en bout d'une extrémité à fente en té de la latte cintrée
;
- la figure 3 est une vue en perspective d'un sommier réglable comportant au moins une
zone de lattes avec lattes cintrées selon l'invention ;
- la figure 4 est une vue de côté longitudinale d'un agencement de lattes avec un ressort
à lame du type multilatte cintrée selon une première variante de l'invention ;
- la figure 5 est une vue de côté longitudinale d'un agencement de lattes avec deux
lattes cintrées sur une latte inférieure commune selon une seconde variante de l'invention
;
- la figure 6 est une vue en coupe transversale au voisinage d'une extrémité d'un agencement
de lattes selon une autre variante de l'invention, comprenant une latte inférieure
avec une latte cintrée selon l'invention chevauchant le dessous de deux lattes supérieures
;
- la figure 7 est une vue en perspective d'une pièce d'amortissement pour la variante
selon la figure 6 ; et
- la figure 8 est une vue en perspective schématique d'un agencement d'une latte supérieure,
d'une latte inférieure et d'une latte cintrée dont les extrémités sont montées à glissement
sur la latte supérieure selon une seconde réalisation de l'invention.
[0017] En référence à la figure 1, un agencement de lattes pour sommier comprend une latte
supérieure 1 et une latte inférieure 2 s'étendant l'une au-dessus de l'autre transversalement
entre deux longs-pans 3 du cadre du sommier. La latte supérieure 1, encore appelée
"latte de confort", est au repos sensiblement convexe vers le haut et est propre à
soutenir un matelas. La latte inférieure 2, encore appelée "latte de renfort" ou "contre-latte",
est au repos sensiblement rectiligne, ou convexe vers le haut. La latte supérieure
est ainsi plus flexible que la latte inférieure.
[0018] Les extrémités 11, 12 de chacune des lattes supérieure et inférieure 1 et 2 sont
fixées à pivotement et de manière amovible contre les faces intérieures en regard
des longs-pans 3 par deux moyens de fixation connus représentés schématiquement dans
la figure 1.
[0019] Selon une première variante, chacun des deux moyens de fixation 40, comme montré
à gauche dans la figure 1, comprend une seule pièce d'amortissement 40, dite rotule,
en élastomère qui présente deux trous inférieurs pour des tourillons à fixer dans
la face inférieure du long-pan respectif 3. Deux trous oblongs superposés 41 et 42
sont prévus dans la pièce d'amortissement 40 pour y enficher à force des extrémités
des lattes inférieure et supérieure 1 et 2. La pièce 40 comprend d'autres trous en
partie inférieure et supérieure et latéralement afin que la pièce 40 puisse être compressée
et pivoter vers l'avant et l'arrière du sommier le long du long-pan respectif 3.
[0020] Selon une seconde variante, chacun des deux moyens de fixation, comme montré à droite
dans la figure 1, comprend une pièce de liaison amortisseur 43, dite rotule, et un
support de fixation 44. Deux extrémités 11 de deux lattes supérieures voisines et
parallèles 1 dans le sommier sont accouplées à deux extrémités de deux lattes inférieures
et parallèles 2 dans le sommier par l'intermédiaire de la pièce de liaison amortisseur
43. La pièce 43 a quatre manchons plastiques recevant les extrémités de latte et liés
par un élastomère. La pièce de liaison est encastrée à pivotement autour d'un axe
horizontal dans le support 44 encastré de manière amovible dans la face intérieure
du long-pan. Lorsque le sommier comporte des sous-cadres réglables à l'intérieur du
cadre du sommier, les supports 44 peuvent être encastrés dans les longs-pans de l'un
des sous-cadres.
[0021] Selon l'invention, un ressort à lame sous la forme d'une petite latte cintrée 5 est
intercalé dans l'espace intermédiaire entre les lattes 1 et 2. La latte 5 est cintrée
vers le haut, c'est-à-dire nettement convexe en direction de la latte supérieure 1.
Au repos, la flèche F de la latte cintrée 5 est sensiblement inférieure à la distance
D entre les lattes 1 et 2, si bien que la latte supérieure 1 sensiblement convexe
n'est pas en contact avec le sommet 51 de la latte cintrée 5. La latte cintrée 5 selon
l'exemple illustré est sensiblement en arc de cercle, la portion de la latte inférieure
2 sous-jacente à la latte cintrée constituant la corde C de l'arc de cercle.
[0022] Selon d'autres variantes, la latte 5 est cintrée en arc elliptique ou parabolique,
de préférence symétrique verticalement afin d'équilibrer les pressions exercées par
les extrémités 52 de la latte cintrée 5 sur la latte inférieure 2.
[0023] Les extrémités 52 de la latte cintrée 5 forment deux simples appuis glissants sur
la face supérieure de la latte inférieure 2. Selon la réalisation illustrée, les extrémités
52 de la latte cintrée sont entaillées de deux fentes longitudinales 53 ayant une
largeur sensiblement égale à celle de la latte inférieure 2. Les fentes 53 constituent
des coulisseaux traversés et ainsi guidés par la latte inférieure 2 et présentent
une profondeur suffisante pour que la latte cintrée 5 puisse s'épanouir en augmentant
sa courbure sans que les extrémités 52 se dégagent de la latte 2 lorsqu'une charge
est appliquée sur le sommet 51 de la latte cintrée 5. Selon la réalisation illustrée,
les fentes 53 sont rectangulaires ; selon d'autres variantes, les deux glissières
formées par les couples de fente 53 et latte inférieure 2 peuvent être à profil circulaire,
triangulaire, trapézoïdal ou en queue d'aronde, ou en té. Pour toutes ces variantes,
comme montré pour un profil en té dans la figure 2, les fentes 53 peuvent encadrer
presque complètement deux sections transversales de la latte inférieure 2 grâce à
deux ressauts 531 situés aux extrémités des fentes de latte cintrée et sous-jacents
à la latte inférieure, ce qui empêche tout dégagement involontaire de la latte cintrée
de la latte inférieure ; dans ce cas, la latte cintrée 5 est enfilée sur la latte
inférieure 2 avant le montage de cette dernière entre les longs-pans 3. Selon d'autres
variantes, les fentes 53 sont remplacées par des orifices 53a traversés par la latte
inférieure 5a, comme montré à la figure 6.
[0024] En pratique, la latte cintrée 5 est sensiblement positionnée au milieu de la latte
inférieure 2, et le sommet 51 de la latte cintrée est ainsi sensiblement sous le centre
de la latte supérieure 2. Lorsqu'une charge CH est appliquée sur la latte supérieure
1, par exemple lorsqu'une personne s'assoie ou s'allonge sur le matelas supporté par
le sommier, la latte supérieure 1 défléchit sensiblement, et rapidement le milieu
de la latte supérieure s'appuie à glissement sur le sommet 51 de la latte cintrée
5. Progressivement sous l'effet de la charge, la latte cintrée 5 est défléchie et
les extrémités 52 de la latte 5 s'écartent l'une de l'autre tout en étant guidées
le long de la latte inférieure 2 qui joue son rôle de renfort surtout à la fin de
la déformation de la latte cintrée 5. L'amortissement des lattes sous le poids de
la charge est ainsi progressif, et de plus en plus résistant. La constitution de la
latte cintrée 5, matériau et dimensions, sont déterminés afin que la latte cintrée
puisse revenir à sa configuration initiale lorsque la charge est retirée, c'est-à-dire
de sorte que la déflexion de la latte cintrée n'atteigne pas une valeur critique prédéterminée
et ne soit pas irréversible.
[0025] Par exemple, la latte cintrée 5 est une latte multiplis en bois, tel que hêtre, qui
est composée de 3, 4 ou 5 couches minces de hêtre collées les unes sur les autres
et moulées en un cintre. Pour un sommier de lit avec des lattes 1, 2 de longueur de
80 cm environ, et une distance D de 3 cm entre lattes supérieures 1 et lattes inférieures
2, la latte cintrée 5 au repos présente une flèche F de 2,5 cm environ et une longueur
active C entre extrémités d'appui 52 d'environ 25 cm. L'épaisseur de la latte cintrée
5 est comprise entre 5 et 10 mm, comme les lattes 1 et 2, et a au moins au niveau
des extrémités 52 une largeur inférieure à 1,5 fois la largeur de la latte inférieure
2.
[0026] Afin d'éviter l'usure par frottement des fentes d'extrémité 53, particulièrement
lorsque la latte cintrée 5 est en bois, les fentes 53 peuvent être recouvertes d'une
couche superficielle en matière anti-friction diminuant le coefficient de frottement
entre la latte cintrée 5 et la latte inférieure 2, ou bien être formées dans des embouts
en matière anti-friction emmanchés à force et/ou collées aux extrémités de la latte
cintrée. Par exemple, la matière anti-friction est un polymère, une résine époxyde,
ou une matière plastique fluorée, telle que PTFE.
[0027] Selon d'autres variantes, la latte cintrée 5 est en matière plastique thermoformée,
par exemple un polymère oléfinique, tel que polyéthylène, du polychlorure de vinyle
(PVC), ou un polystyrène, de préférence transparent, ou est métallique, par exemple
en aluminium, ou est en fibre de verre.
[0028] Afin dans une certaine mesure d'éliminer un excès d'électricité statique et de réguler
l'équilibre bio-électromagnétique de l'usager reposant sur le sommier, une bande de
cuivre ou d'alliage cuivré 54 est supportée par la latte cintrée 5. De même, l'une
ou les deux lattes supérieure 1 et inférieure 2 peuvent supporter une bande de cuivre
ou d'alliage cuivré 14, 24. La bande 54, 14, 24 est située sur l'une des faces supérieure
ou inférieure de la latte respective 5, 1, 2, et encastrée dans une rainure longitudinale
de la latte respective, ou collée sur la latte respective.
[0029] Selon une première réalisation de sommier, les lattes inférieures de renfort sont
par exemple au nombre de 4, 5 ou 6 et sont situées dans une zone rectangulaire centrale
Z
3 du sommier, là où normalement les reins et/ou le bassin de l'usager reposent, comme
montré à la figure 2. Selon l'invention, chacune des lattes inférieures supporte une
latte cintrée qui peut être positionnée par glissement sur la latte inférieure respective
indépendamment des autres lattes cintrées, par exemple sensiblement au centre ou latéralement
à gauche ou à droite en fonction du confort souhaité par l'usager. Lorsque le sommier
a plusieurs zones rectangulaires Z
1 à Z
5 délimitées par des sous-cadres réglables séparément, manuellement ou par moteur électrique
MO, comme montré à la figure 2, la zone où les lattes cintrées sont installées peut
être fixe, ou mobile.
[0030] Selon une autre réalisation, plusieurs zones Z
1 à Z
5 du sommier comportent des lattes cintrées respectives, les lattes cintrées de l'une
des zones pouvant avoir des raideurs différentes des lattes cintrées d'une autre zone.
La différence de raideurs résulte de lattes cintrées ayant différentes longueurs de
corde C, c'est-à-dire différentes longueurs utiles entre extrémités d'appui 52, et/ou
différentes épaisseurs e, et/ou différentes flèches F, et/ou différentes compositions
et donc caractéristiques mécaniques des lattes cintrées, telles que différents modules
d'élasticité longitudinaux, dits modules d'Young E. Par exemple, la raideur des lattes
cintrées est plus importante dans la zone centrale Z
3 où les reins de l'usager reposent, que dans les zones Z
2 et Z
4 où normalement les épaules et les cuisses reposent respectivement, ces deux zones
Z
2 et Z
4 étant souvent mobiles. La diminution de la raideur et donc l'augmentation de la flexibilité
pour des lattes cintrées ayant des compositions et sections données est obtenue en
augmentant la longueur utile C et/ou en diminuant la flèche F.
[0031] Selon deux autres variantes, la raideur d'une latte cintrée 5 située entre au moins
une latte supérieure 1 et une latte inférieure 2 est modifiée en ajoutant une ou plusieurs
lattes cintrées.
[0032] Selon une première variante, une ou plusieurs lattes cintrées sont disposées concentriquement
à la latte cintrée maîtresse 5 et sont superposées sur la face supérieure et/ou la
face inférieure de la latte maîtresse 5, et sont de préférence plus courtes que la
latte maîtresse 5. Selon l'exemple illustré à la figure 4, une latte supérieure 5S
et une latte inférieure 51 sont supportées par la latte maîtresse cintrée 5 au moyen
de deux étriers ou manchons coulissants 55 en matière plastique.
[0033] Selon une seconde variante qui est avantageuse pour un lit à deux places avec une
largeur de 140 cm environ, plusieurs lattes cintrées sont supportées par une latte
inférieure commune 5. Par exemple, deux lattes cintrées 5G et 5D, de préférence identiques
et disposées symétriquement sont montées sur une latte inférieure 2 et reçoivent une
charge gauche CHG et une charge droite CHD, comme montré à la figure 5. Les extrémités
fendues ou trouées 52G et 52D des lattes cintrées 5G et 5D s'appuient à glissement
sur la latte inférieure commune 2, et les sommets 51G et 51D des lattes cintrées 5G
et 5D sont situés au-dessous de la latte supérieure 1, par exemple respectivement
à gauche et à droite du centre de latte supérieure. Selon une autre variante ayant
des effets analogues à celle selon la figure 4, l'une des deux lattes cintrées est
plus courte que l'autre latte et située dessous ladite autre latte.
[0034] Selon une autre variante montrée à la figure 6, une latte inférieure 2a s'étend au-dessous
à la fois de deux lattes supérieures la. Le sommet 51a d'une latte cintrée 5a selon
l'invention dont les extrémités 52a, ici à orifices 53a, s'appuient sur la latte inférieure
2 est situé sous l'interstice entre les deux lattes supérieures la et sous des parties
des zones centrales des lattes supérieures. Par exemple, la largeur de la zone au
sommet de la latte cintrée 5a, ou la largeur ℓ5 de la latte cintrée, est sensiblement
égale à la somme de la largeur ℓ1 d'une latte supérieure la et de la largeur ℓI de
l'interstice entre les deux lattes supérieures. Dans cette réalisation, les deux lattes
supérieures la et la latte inférieure 2a ont leurs extrémités rassemblées dans deux
moyens de fixation à pivotement propres à ne recevoir que trois extrémités de latte.
[0035] Les deux moyens de fixation pour fixer les extrémités des trois lattes sont constitués
chacun par exemple d'une pièce d'amortissement 45 en élastomère comme montré à la
figure 7. Deux trous oblongs supérieurs 46 dans la pièce 45 reçoivent à force les
extrémités des lattes supérieures la. Un trou oblong inférieur 47 dans la pièce 45
reçoit à force l'extrémité de la latte inférieure 2a. En partie inférieure de la pièce
45 sont ménagés deux trous cylindriques 48 pour y passer deux tourillons de fixation
sur le long-pan respectif. Entre les trous oblongs 46 et 47 et sous le trou 47 sensiblement
central sont pratiqués d'autres trous afin d'amortir toute charge exercée sur les
lattes tout en assurant un pivotement dans un plan parallèle aux longs-pans. Selon
une autre variante, la latte inférieure 2a est remplacée par deux lattes inférieures
parallèles et sous-jacentes aux lattes supérieures, ayant des extrémités s'enfichant
dans deux trous oblongs adjacents remplaçant le trou oblong inférieur 47.
[0036] Selon une seconde réalisation montrée à la figure 8, une latte cintrée 5b selon l'invention
entre deux lattes 1b et 2b est retournée par rapport à la latte 5 montrée à la figure
1, et ainsi convexe en direction de la latte inférieure 2b. Les extrémités 52b de
la latte cintrée 5b sont montées à glissement sur la face inférieure de la latte supérieure
1b, et peuvent être suspendues à celles-ci par deux fentes ou orifices 53b de l'un
des types décrits ci-dessus. Au repos, la latte cintrée 5b est soit au-dessus de la
latte inférieure 2b, soit au contact de la latte inférieure 2b. Par exemple, comme
montré à la figure 8, le sommet 51b de la latte 5b comporte une rainure ou lumière
longitudinale 56 qui est traversée longitudinalement par la latte inférieure 2b. Une
telle rainure ou lumière peut être également prévue dans la latte cintrée 5 montrée
à la figure 1 pour y recevoir la partie centrale de la latte supérieure 1. Lorsqu'une
charge CHb est appliquée sur la latte supérieure 1b, la latte supérieure défléchit
sensiblement et la latte cintrée défléchit progressivement. Le sommet 51b de la latte
cintrée 5b s'appuie en s'aplatissant sensiblement sur la latte inférieure de renfort
2b plus rigide, tandis que les extrémités 52b de la latte cintrée s'écartent l'une
de l'autre et sont guidées le long de la latte supérieure 1b.
[0037] Comme décrit précédemment pour une latte cintrée 1 convexe vers le haut, une latte
cintrée 1b convexe vers le bas peut être superposée à plusieurs autres lattes cintrées,
comme montré à la figure 4, et/ou associée à d'autres lattes cintrées montées à glissement
sous la latte supérieure 1b, d'une manière analogue à la variante selon la figure
5, et/ou montées à glissement sous deux lattes supérieures et au-dessus d'une latte
inférieure, d'une manière analogue à la variante selon la figure 6.
[0038] Les diverses réalisations et variantes de l'invention décrites ci-dessus peuvent
être combinées entr'elles sans sortir de l'objet de la présente demande de brevet.
1. Sommier comprenant au moins une latte supérieure (1, 1b) et une latte inférieure (2,
2b), caractérisé en ce qu'il comprend un ressort à lame cintré (5, 5b) ayant des extrémités
(52) montées à glissement sur l'une (2, 1b) des lattes supérieure et inférieure et
un sommet (51) situé sensiblement à proximité de l'autre (1, 2b) des lattes supérieure
et inférieure.
2. Sommier conforme à la revendication 1, dans lequel les extrémités (52) du ressort
à lame (5) s'appuient à glissement sur la latte inférieure (2) et le sommet (51) du
ressort à lame est situé sensiblement au-dessous de ou au contact de la latte supérieure
(1).
3. Sommier conforme à la revendication 1, dans lequel les extrémités (52b) du ressort
à lame (5b) s'appuient à glissement sur ou sont suspendues à la latte supérieure (1b)
et le sommet (51b) du ressort à lame est situé sensiblement au-dessus de ou au contact
de la latte inférieure (1b).
4. Sommier conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel les extrémités
(52, 52a, 52b) du ressort à lame ont des fentes (53, 53b) ou des orifices (53a) traversés
par ladite une (2, 2a, 1b) des lattes supérieure et inférieure.
5. Sommier conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel le ressort
à lame (5, 5b) est amovible de ladite une (2, 1b) des lattes supérieure et inférieure
sans que celle-ci soit retirée du cadre (3) du sommier.
6. Sommier conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans lequel le ressort
à lame (5, 5b) est une latte cintrée en bois.
7. Sommier conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel les extrémités
(52, 52b) du ressort à lame (5, 5b) sont recouvertes de matière anti-friction, ou
comprennent chacune un embout en matière anti-friction.
8. Sommier conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel une bande
en cuivre ou alliage cuivré (54, 14, 24) est supportée par le ressort à lame (5),
ou la latte supérieure (1) ou la latte inférieure (2).
9. Sommier conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 8, comprenant au moins
un autre ressort à lame (5S, 5I) supporté par le ressort à lame (5) précité.
10. Sommier conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 8, comprenant au moins
un autre ressort à lame (5G, 5D) ayant des extrémités (52G, 52D) montées à glissement
sur ladite une (2) des lattes supérieure et inférieure.
11. Sommier conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 8, comprenant deux lattes
supérieures (la) situées sensiblement au-dessus de la latte inférieure (2a), le sommet
(51a) ou les extrémités (52b) du ressort à lame (5a, 5b) étant situé en partie au-dessous
de chacune des lattes supérieures.
12. Sommier conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 8, comprenant des ressorts
à lame (5, 5b) montés respectivement entre des lattes supérieures (1, 1b) et des lattes
inférieures (2, 2b), et ayant des raideurs différentes.