[0001] La présente invention a pour objet un patin à roulettes en ligne comprenant un châssis
principal présentant deux plaques latérales parallèles entre lesquelles sont montées
au moins deux roulettes et un châssis auxiliaire profilé en U, chevauchant le châssis
principal et articulé sur ce châssis principal autour d'un axe parallèle aux axes
des roulettes et portant une chaussure.
[0002] Du brevet GB 2 160 780, on connaît un patin à deux roulettes en lignes montées aux
extrémités d'un châssis principal au milieu duquel est articulé un châssis auxiliaire
portant la chaussure. Un patin analogue est également connu du brevet US 5,135,244.
[0003] Le demandeur a en outre réalisé un patin en ligne à quatre roulettes dont le châssis
auxiliaire portant la chaussure présente un profil en U qui chevauche le châssis principal
et qui est articulé sur ce dernier autour d'un axe situé entre les deux roulettes
avant ou juste au-dessus de l'axe de la deuxième roulette à compter de la roulette
avant. Un tel patin est décrit dans la demande de brevet FR 2.744.033 au nom du demandeur.
[0004] Pour des raisons évidente de poids, l'épaisseur des plaques verticales parallèles
du châssis principal entre lesquelles sont montées les roulettes, est limitée, une
rigidité suffisante de ces plaques, généralement réalisées en alliage d'aluminium,
étant obtenue avec une épaisseur de quelques millimètres déjà. L'articulation du châssis
auxiliaire sur le châssis principal s'effectue au moyen d'une vis et d'un écrou tubulaire
traversant les plaques du châssis principal et dont la longueur est telle qu'elle
supporte le châssis principal et le châssis auxiliaire. L'espace entre les roulettes
et les parois intérieures du châssis principal est faible, ce qui laisse très peu
de place pour la tête de l'écrou tubulaire. Pour parvenir à réaliser l'articulation,
il est par conséquent nécessaire non seulement d'utiliser une tête d'écrou de hauteur
aussi faible que possible, mais encore de noyer partiellement cette tête dans la paroi
du châssis principal. Ces deux mesures contribuent à affaiblir l'articulation.
[0005] L'invention a pour but de réaliser une articulation qui ne soit plus soumise à la
contrainte de l'espace intérieur entre les roulettes et le châssis principal.
[0006] La construction selon l'invention est caractérisée en ce que le châssis auxiliaire
est articulé autour de deux disques fixés sur les faces extérieures du châssis principal.
[0007] Non seulement aucune pièce ne fait plus saillie à l'intérieur du châssis principal,
mais l'utilisation d'un disque permet d'agrandir la surface portante et par conséquent
de réduire les efforts sur le pivot ainsi formé.
[0008] De manière à assurer également la retenue latérale du châssis auxiliaire, les disques
présentent de préférence deux portées cylindriques de diamètres différents et le châssis
auxiliaire présente des découpes auxiliaires circulaires présentant chacune deux diamètres
correspondant respectivement à chacun des diamètres des portées des disques, le diamètre
le plus petit étant situé du côté intérieur du châssis auxiliaire. Tout écartement
du châssis auxiliaire est ainsi empêché.
[0009] Selon un mode d'exécution préféré de l'invention, le patin comporte quatre roulettes
et les disques sont fixés, d'une part, par un écrou de roulette et, d'autre part,
par une vis auxiliaire.
[0010] En prévoyant sur le châssis principal plusieurs trous taraudés situés sur un arc
de cercle centré sur l'axe de la roulette dont les écrous retiennent les disques,
il est possible de modifier la position, soit vers l'avant, soit vers l'arrière, des
disques et par conséquent de modifier la position de l'articulation du châssis auxiliaire
dans la direction longitudinale du patin.
[0011] Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, un mode d'exécution du patin selon
l'invention.
[0012] La figure 1 est une vue latérale du patin dont la chaussure a été partiellement représentée
et les roulettes schématiquement représentées.
[0013] La figure 2 est une demi coupe transversale selon II-II de la figure 1.
[0014] La figure 3 représente une variante d'exécution.
[0015] Le patin représenté comprend un châssis principal 1 portant quatre roulettes en ligne
2, 3, 4, 5 dont les arbres fixes en rotation sont fixés au moyen d'écrous 6 vissés
aux extrémités filetées des arbres 7.
[0016] Sur le châssis principal 1 est monté un châssis auxiliaire 8 présentant deux plates-formes
9 et 10 sur lesquelles est fixée une chaussure 11.
[0017] Le châssis principal 1, en une seule pièce, présente deux ailes verticales parallèles
dont l'une 1
a est visible à la figure 2. Ces ailes sont reliées par des entretoises telles que
l'entretoise 1b dont une portion est visible à la figure 2. Le châssis auxiliaire
8 présente, au moins dans la zone des plates-formes 9 et 10, un profil en U chevauchant
le châssis principal 1 comme ceci est visible à la figure 2 et articulé sur le châssis
principal 1 autour d'un axe situé au-dessus de l'axe de la roulette 3, à la verticale
de cet axe. L'articulation est réalisé au moyens de disques 12 dont l'épaisseur est
égale à l'épaisseur des ailes du châssis auxiliaire 8. Ces disques 12 sont fixés,
d'une part, par les écrous 6 de l'arbre 7 de la roue 3 et, d'autre part, par des vis
13 vissées dans le châssis principal 1. Les disques 12 présentent deux diamètres différents
définissant deux portées cylindriques 14 et 15, la portée cylindrique 14 de plus petit
diamètre étant située du côté du châssis principal 1. Les disques 12 viennent s'emboîter
dans des découpes circulaires 16 des ailes du châssis auxiliaire 8, découpes qui présentent
deux diamètres correspondant respectivement aux diamètres 14 et 15. Les disques 12
servent donc de pivots au châssis auxiliaire 8 en empêchant en outre l'écartement
de ce châssis.
[0018] Une possibilité de réglage peut être obtenue en prévoyant des trous supplémentaires,
tels que les trous 17 et 18, dans le châssis principal. Ces trous taraudés sont situés
sur un arc de cercle centré sur l'axe géométrique de l'arbre 7 et passant par le centre
du trou dans lequel est vissée la vis 13. Cette vis 13 peut donc être vissée dans
le trou 17 ou 18, ce qui correspond respectivement à un déplacement vers l'arrière
et vers l'avant des disques 12, c'est-à-dire du châssis auxiliaire 8. On obtient ainsi
une possibilité de réglage de la position du châssis auxiliaire relativement au châssis
principal et de son axe de pivotement.
[0019] Le patin est en outre bien entendu équipé d'un support élastique en arrière de l'articulation
12. Ce support élastique peut être réalisé, par exemple, comme représenté dans l'un
ou l'autre mode d'exécution décrit dans la demande de brevet FR 96 01242.
[0020] De manière à augmenter la résistance du châssis auxiliaire 8 à la pression verticale
dans la partie située en dessous des découpes circulaires 16 sans augmenter la hauteur
du châssis auxiliaire à cet endroit, un allongement vers le bas pouvant devenir gênant
lors du patinage, le lamage formé dans les découpes 16 par ses deux diamètres différents
peut être limité angulairement. Une telle exécution est représentée à la figure 3.
La circonférence extérieure est interrompue sur un angle x dans la zone inférieure
de la découpe 16. Il en est donc de même du lamage 19 formé par les deux diamètres
et de la portée cylindrique extérieure 15' des disques 12'. On conserve ainsi toute
l'épaisseur du châssis auxiliaire 8 sur la hauteur h entre le bord intérieur de la
découpe 16 et le bord inférieur du châssis auxiliaire 8.
1. Patin à roulettes en ligne comprenant un châssis principal (1) présentant deux plaques
latérales parallèles (la) entre lesquelles sont montées au moins deux roulettes (2,
3, 4, 5) et un châssis auxiliaire (8) profilé en U chevauchant le châssis principal
et articulé sur ce châssis principal autour d'un axe parallèle aux axes des roulettes
et portant une chaussure (11), caractérisé en ce que le châssis auxiliaire (8) est
articulé autour de deux disques (12) fixés sur les faces extérieures du châssis principal
(1).
2. Patin à roulettes selon la revendication 1, caractérisé en ce que les disques (12)
présentent deux portées cylindriques (14, 15) de diamètres différents et que le châssis
auxiliaire (8) présente des découpes circulaires (16) présentant chacune deux diamètres
correspondant à chacun des diamètres des portées des disques (12), le diamètre le
plus petit (14) étant situé du côté intérieur du châssis auxiliaire.
3. Patin à roulettes selon la revendication 2, caractérisé en ce que les portées cylindriques
(15')de plus grand diamètre et les lamages (19) de diamètre correspondant des découpes
circulaires (16') sont interrompues sur un certain angle (x) dans leur région inférieure.
4. Patin à roulettes selon l'une des revendications 1 à 3, dont les axes des roulettes
sont munis d'écrous de fixation (6), caractérisé en ce que les disques (12) sont fixés
d'une part par un écrou de roulette (6) et d'autre part par une vis auxiliaire (13).
5. Patin à roulettes selon la revendication 4, caractérisé en ce que le châssis principal
(1) présente, de chaque côté, au moins un second trou fileté (17, 18) susceptible
de recevoir la vis auxiliaire (13) de fixation du disque correspondant, ce second
trou étant situé sur un arc de cercle centré sur l'axe de l'écrou de roulette et passant
par l'axe de la vis (13).