[0001] La présente invention est relative à un porte-monture de lunettes du type comprenant
deux mâchoires dont l'une au moins est montée coulissante de façon que les mâchoires
puissent se rapprocher ou s'éloigner mutuellement, et des moyens de maintien adaptés
pour maintenir la monture entre les mâchoires dans un plan de référence.
[0002] Le détourage d'un verre optique à la forme d'une monture de lunettes nécessite de
saisir avec précision dans une mémoire informatique la forme de la monture. Cette
opération est réalisée en utilisant un appareil capable de palper les cercles des
montures.
[0003] Pour que ce palpage soit précis, il est indispensable de pouvoir immobiliser correctement
la monture pendant le palpage. On utilise pour cela un porte-monture du type précité.
Les moyens de maintien peuvent être constitués par des pinces de serrage de la monture
mobiles perpendiculairement audit plan de référence, ou bien par des organes de centrage
en V solidaires des mâchoires.
[0004] Pendant l'approche mutuelle des deux mâchoires, l'opérateur, dans certains cas, doit
maintenir la monture à la main jusqu'à ce qu'elle soit saisie par les moyens de maintien.
Dans des matériels plus sophistiqués, tel que celui décrit dans le FR-A-2 720 524,
il est prévu des tiges de support escamotables pour les cercles de la monture, ce
qui permet de faciliter l'opération, et éventuellement de l'automatiser.
[0005] Dans tous les cas, il est nécessaire, d'une part, que la monture s'applique sur l'une
des mâchoires, pour garantir qu'elle est "dégauchie", c'est-à-dire qu'elle ne se trouve
pas dans une position oblique, dans le plan de référence, pendant le palpage, et d'autre
part qu'elle ne soit pas déformée par son serrage entre les deux mâchoires, même dans
le cas où la monture est facilement déformable dans son plan comme c'est le cas pour
de nombreux modèles à cercles métalliques très fins.
[0006] Les porte-montures connus ne permettent pas de remplir cette dernière condition de
façon fiable, et l'invention a pour but de combler cette lacune.
[0007] A cet effet, l'invention a pour objet un porte-monture de lunettes du type précité,
caractérisé en ce qu'au moins une mâchoire est équipée d'au moins un capteur adapté
pour fournir un signal d'arrivée de cette mâchoire dans une position d'activation
des moyens de maintien lors du rapprochement mutuel des deux mâchoires.
[0008] Le porte-monture suivant l'invention peut comporter une ou plusieurs des caractéristiques
des revendications 2 à 10.
[0009] Des exemples de réalisation de l'invention vont maintenant être décrits en regard
des dessins annexés, sur lesquels :
- la Figure 1 représente en plan, de façon schématique, un porte-monture de lunettes
conforme à l'invention, en position écartée des mâchoires;
- la Figure 2 est une vue de côté correspondante, prise suivant la flèche II de la Figure
1;
- les Figures 3 et 4 correspondent respectivement aux Figures 1 et 2, mais pour une
position intermédiaire de rapprochement des mâchoires;
- les Figures 5 et 6 correspondent respectivement aux Figures 1 et 2, mais pour la position
finale de rapprochement des mâchoires;
- la Figure 7 est une vue analogue à la Figure 6, mais après fermeture des pinces de
maintien;
- les Figures 8 et 9 sont des vues analogues aux Figures 1 et 2 respectivement, mais
relatives à bine variante du porte-monture de lunettes; et
- la Figure 10 est une vue analogue à la Figure 9, mais dans la position finale de rapprochement
des mâchoires.
[0010] On a représenté schématiquement sur les Figures 1 et 2 un porte-monture de lunettes
comprenant deux mâchoires 1, 2 parallèles dans leur ensemble l'une à l'autre et qui
peuvent se rapprocher ou s'éloigner l'une de l'autre par coulissement le long de deux
tiges de guidage 3 parallèles et horizontales, sous l'action d'un moteur électrique
réversible M.
[0011] Le porte-monture comprend également deux tiges de support horizontales 4 parallèles
aux tiges 3, situées entre celles-ci et escamotables latéralement, parallèlement à
elles-mêmes, suivant l'enseignement du FR-A-2 720 524 précité. Au voisinage de l'extrémité
de chaque tige 4 en position active, chaque mâchoire comporte une pince de préhension
5, de tout type connu approprié, dont les deux mors sont mobiles verticalement.
[0012] En position active, les tiges 4 sont adaptées pour supporter une monture de lunettes
6 comprenant deux cercles 7 reliés par un pont 8. La mâchoire 1 située du côté du
pont 8 est appelée mâchoire haute, et l'autre mâchoire 2 est la mâchoire basse.
[0013] La mâchoire basse 2 est équipée, sensiblement dans le plan de référence P défini
par les tiges 4 en position active, et à mi-distance entre celles-ci, d'un nez 9 en
saillie vers la mâchoire 1 et de forme convergente vers cette mâchoire. Le nez 9 est
solidaire d'une broche horizontale 10 parallèle aux tiges 3 et 4 et guidé à coulissement
dans un alésage 11 de la mâchoire 2. Un ressort 12 de faible raideur, logé dans un
contre-alésage 13 de la mâchoire et entourant la broche 10, sollicite le nez 9 jusque
dans la position représentée, qui est celle où il fait le plus saillie par rapport
à la mâchoire 2.
[0014] De plus, au voisinage de l'extrémité "basse" de chaque tige 4 en position active,
la mâchoire 2 comporte un capteur de position 14. Ce capteur est constitué essentiellement
d'une plaque verticale 15 solidaire d'une tige-contact horizontale 16 parallèle aux
tiges 3 et 4 et guidée dans la mâchoire 2, et d'ùn ressort 17 légèrement moins raide
que le ressort 12, entourant la tige 16 et sollicitant la plaque 15 jusque dans la
position représentée, où elle fait légèrement saillie par rapport à la mâchoire 2.
L'extrémité arrière de la tige 16 se trouve en regard d'un interrupteur électrique
18 relié par une filerie 19 à une unité de commande électronique 20.
[0015] Le fonctionnement du porte-monture de lunettes est le suivant.
[0016] Au départ (Figures 1 et 2), les mâchoires 1 et 2 sont suffisamment écartées l'une
de l'autre pour que l'on puisse poser la monture 6 à analyser sur les tiges 4 disposées
en position active, sans contact avec le nez 9 et entièrement en dehors des quatre
pinces 5. Chaque tige 4 se trouve à peu près au droit du milieu du cercle 7 associé.
[0017] Par actionnement d'un interrupteur manuel 21, les mâchoires 1, 2 sont entraînées
l'une vers l'autre, suivant les flèches F des Figures 1 et 2.
[0018] Au cours de ce mouvement, le nez 9 vient tout d'abord au contact des cercles 7, puis
il pousse la monture vers la mâchoire 1, jusqu'au contact du pont 8, ou des deux cercles
suivant le modèle de la monture, avec cette mâchoire (Figures 3 et 4).
[0019] La monture est alors dégauchie. Le rapprochement des mâchoires se poursuivant, le
ressort 12 est comprimé, ce qui ne produit pratiquement aucune déformation de la monture,
et les cercles 7 viennent au contact des plaques 15 respectives. Puis, juste avant
que la mâchoire 2 arrive au contact des cercles 7, l'enfoncement des deux capteurs
provoque le contact des tiges 16 avec les interrupteurs 18. Le signal électrique résultant
a pour effet que l'unité de commande 20 arrête le moteur M (Figures 5 et 6).
[0020] On est ainsi assuré que la monture 6 est à la fois dégauchie et non déformée. L'unité
20 actionne alors les quatre pinces 5, qui se referment et maintiennent fermement
en place la monture pour son palpage (Figure 7).
[0021] En variante, pour garantir l'absence totale de déformation de la monture par les
mâchoires, on peut prévoir que les signaux produits par l'enfoncement des capteurs
14 provoquent, via l'unité 20 et le moteur M, un léger écartement des mâchoires, jusqu'à
ce que le signal cesse d'être émis par les capteurs.
[0022] En variante, les pinces 5 peuvent être actionnées manuellement après l'arrêt des
mâchoires.
[0023] La variante des Figures 8 à 10 (où les parties électriques ont été omises) ne diffère
de la précédente que par le remplacement des pinces 5 par quatre vés 105 disposés
de la même manière, en vis-à-vis deux à deux. Deux vés sont fixés à la mâchoire 1,
et les deux autres à la mâchoire 2.
[0024] Les capteurs de position 14 sont disposés dans les fonds des vés. Ils sont agencés
de manière que les contacts 16-18 s'établissent lorsque les plaques 15 sont de niveau
avec ces fonds.
[0025] On comprend que le rapprochement des deux mâchoires s'arrête, dans ce cas, lorsque
les cercles 7 de la monture, après avoir été légèrement soulevés par les vés, arrivent
juste au contact des fonds des deux vés inférieurs (Figure 10).
[0026] En variante, les déplacements des mâchoires peuvent être commandés manuellement,
par exemple par un système vis-écrou comme décrit dans le FR-A-2 720 524 précité.
Les capteurs 14 émettent alors un signal d'avertissement, optique et/ou sonore, qui
informe l'opérateur de la position relative correcte des deux mâchoires.
1. Porte-monture de lunettes, du type comprenant deux mâchoires (1, 2) dont l'une au
moins est montée coulissante de façon que les mâchoires puissent se rapprocher ou
s'éloigner mutuellement, et des moyens de maintien (5; 105) adaptés pour maintenir
la monture (6) entre les mâchoires dans un plan de référence (P), caractérisé en ce
qu'au moins une mâchoire (1, 2) est équipée d'au moins un capteur (14) adapté pour
fournir un signal d'arrivée de cette mâchoire dans une position d'activation des moyens
de maintien (5; 105) lors du rapprochement mutuel des deux mâchoires.
2. Porte-monture suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le capteur (14) est
prévu sur la mâchoire basse (2) en regard d'au moins un cercle de monture (7).
3. Porte-monture suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la mâchoire basse
(2) porte un nez (9) chargé par un premier ressort (12), en saillie vers la mâchoire
haute (1), destiné à plaquer la monture (6) contre cette dernière.
4. Porte-monture suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le capteur (14) est
chargé par un second ressort (17) moins raide que le premier ressort (12).
5. Porte-monture suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel les moyens
de maintien comprennent des pinces (5) de serrage de la monture (6) mobiles perpendiculairement
audit plan de référence (P), caractérisé en ce que le capteur (14) est adapté pour
fournir ledit signal lorsque la mâchoire correspondante (2) se trouve au voisinage
immédiat de la monture (6), avec les cercles (7) de celle-ci disposés dans les pinces
(5).
6. Porte-monture suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel les moyens
de maintien (105) sont des organes de centrage en V solidaires des mâchoires (1, 2),
caractérisé en ce que le capteur (14) est adapté pour fournir ledit signal lorsque
la monture (6) arrive au contact du fond des organes de centrage de la mâchoire (2)
correspondante.
7. Porte-monture suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, à tiges de support
(4) escamotables pour les cercles (7) de la monture (6), caractérisé en ce qu'un capteur
(14) est prévu sur l'une (2) des deux mâchoires (1, 2) au voisinage de la position
active d'au moins une tige de support (4).
8. Porte-monture suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce
que le capteur (14) est associé à un interrupteur (18) relié à une unité (20) de commande
du déplacement relatif motorisé des mâchoires (1, 2).
9. Porte-monture suivant la revendication 8, caractérisé en ce que l'unité de commande
(20) est adaptée pour arrêter le déplacement relatif des mâchoires (1, 2) lors de
la réception dudit signal.
10. Porte-monture suivant la revendication 8, caractérisé en ce que l'unité de commande
(20) est adaptée pour inverser le déplacement relatif des mâchoires (1, 2) lors de
la réception dudit signal, et pour arrêter ce déplacement inverse lors de l'arrêt
de la réception de ce signal.