[0001] Le domaine de l'invention est celui des dispositifs d'accrochage de flammes utilisables
notamment sur un brûleur cylindrique à mélange de gaz.
[0002] On connaît déjà des dispositifs de ce type sur lesquels on cherche à stabiliser les
flammes produites, de manière à favoriser leur développement le plus homogène possible.
D'autres expressions désignent aussi ces dispositifs, telles que "plaques d'accrochage
de flamme" ou "grilles de combustion".
[0003] Ces dispositifs sont généralement réalisés en matériaux divers tels que des céramiques
ou du métal, et sont finement perforés d'orifices de taille et de répartition convenables
pour permettre le passage des gaz et une combustion la plus homogène possible. Ils
sont typiquement disposés dans le brûleur, entre les chambres de répartition du mélange
et de combustion qu'ils séparent.
[0004] Parmi les inconvénients qui ont pu être constatés sur de tels dispositifs dans les
brûleurs de l'art antérieur, on peut noter :
- la stabilisation des flammes par ces dispositifs n'est pas toujours satisfaisante.
Il peut y avoir des retours de flammes dans la chambre de répartition du mélange,
des flammes trop décollées du dispositif qui viennent chauffer les parois de la chambre
de combustion, ou des flammes trop collées au dispositif portant celui-ci au rouge,
- la production de gaz nocifs ou polluants (oxyde de carbone, oxydes d'azote) est souvent
trop importante,
- la structure même de ces dispositifs rend difficile une modulation importante de la
puissance des brûleurs,
- l'inter-allumage des flammes est très faible, voire nulle,
- l'adaptation de ces dispositifs à des brûleurs cylindrique est difficile, chère et
peu efficace.
[0005] L'invention a donc pour objet un dispositif d'accrochage de flammes permettant d'apporter
une solution à une partie au moins de ces inconvénients, tout en conservant des conditions
de fabrication à faible coût.
[0006] La solution consiste en un dispositif d'accrochage de flammes pour brûleur à mélange
de gaz comprenant dans sa structure un réseau de fil(s) métallique(s) souple(s) entrelacé(s)
pour la circulation à travers lui desdits gaz, caractérisée en ce qu'il a la forme
d'un anneau.
[0007] Bien que le terme "entrelacé" fasse référence aussi bien à un réseau tricoté (à un
ou plusieurs fils) du type de celui décrit dans la demande de brevet européen n° EP-94
401 586.6, qu'à un réseau tissé du type de celui décrit dans le brevet JP-A-58 205
012, il est conseillé d'utiliser de préférence un réseau tricoté qui permet notamment,
en raison de sa structure maillée, un passage sensiblement uniforme des gaz sur toute
la surface du dispositif, avec un étalement régulier de la flamme et une bonne porosité,
permettant de réduire les pertes de charge et les émissions de gaz nocifs ou polluants.
[0008] Une première considération complémentaire s'est intéressée à la facilité de fabrication
dudit dispositif d'accrochage de flammes. En effet, il est plus difficile de fabriquer
un anneau d'épaisseur élevée (30 mm et plus) qu'un anneau de faible épaisseur. Or,
le dispositif doit pouvoir s'adapter sur des brûleurs de grandes dimensions (chauffage
collectif). La solution préconisée est de superposer axialement au moins deux anneaux,
de préférences ayant les mêmes dimensions (diamètre interne, diamètre externe et épaisseur),
afin d'obtenir un dispositif annulaire de la dimension souhaitée.
[0009] Une seconde considération a été d'améliorer la souplesse en aération (variation du
facteur d'air n) et la stabilité de la flamme, de limiter les coûts de fabrication
et de pallier le problème de décollement de la flamme dans le cas de fortes aérations
pour des anneaux superposés axialement. La solution retenue propose d'insérer, entre
deux anneaux consécutifs, une entretoise annulaire en matériau métallique non poreux
résistant de préférence à des températures supérieures à 1000°C. De préférence, ladite
entretoise aura un diamètre interne sensiblement identique au diamètre interne de
l'anneau. De cette façon, on libère entre chaque anneau une surface de chauffe supplémentaire,
ce qui permet de diminuer le nombre d'anneaux, plus coûteux à fabriquer que les entretoises
annulaires. De plus, cette insertion d'entretoises permet un meilleur pilotage de
flamme. Ces entretoises annulaires ont pour effet d'améliorer nettement la répartition
du front de flamme et la souplesse en aération (variation du facteur d'air
n) en créant ce que l'on appelle un "inter-allumage" des flammes entre elles. L'ajout
d'une entretoise annulaire entre deux anneaux adjacents, dont le diamètre externe
sera inférieur au diamètre externe de l'anneau afin de créer une gorge annulaire,
créé deux zones de pilotage de part et d'autre de chaque anneau. Sur chacune de ces
deux zones, sort un flux de gaz perpendiculaire à la flamme principale qui émerge
sur le pourtour externe de l'entretoise, à la sortie de la gorge. Quand les dimensions
des entretoises annulaires sont définies de façon optimale, et notamment en fonction
des dimensions de l'anneau, les deux flux de gaz se rencontrent et forment une flamme
pilote parallèle à la flamme principale. Cette flamme pilote se développe à la sortie
de la gorge et est décollée de la tranche de l'entretoise afin d'obtenir un front
de flamme homogène avec inter-allumage des flammes. Les dimensions respectives des
anneaux et des entretoises annulaires sont définies optimiser la stabilisation de
la flamme principale par la flamme pilote, tout en conservant un bon inter-allumage.
[0010] Une troisième considération s'est intéressée aux performances du dispositif d'accrochage
de flammes (stabilité et homogénéité de la flamme, inter-allumage), qui dépendent
en grande partie des dimensions respectives des anneaux et des entretoises. De préférence,
l'épaisseur de l'entretoise annulaire sera inférieure à l'épaisseur de l'anneau, la
différence entre le rayon externe et le rayon interne de l'entretoise annulaire sera
sensiblement égale à l'épaisseur de celle-ci (section sensiblement carrée ou rectangulaire),
et la différence entre le diamètre externe de l'anneau et le diamètre externe de l'entretoise
annulaire sera sensiblement égal à l'épaisseur de l'entretoise annulaire. De cette
façon, on obtient le meilleur pilotage de flamme, la meilleure stabilité du front
de flamme et une souplesse d'aération maximale, tout en ayant de faibles rejets de
gaz nocifs ou polluants.
[0011] Une quatrième considération s'est attachée à résoudre le problème du pilotage du
premier (amont) et du dernier (aval) anneau de l'empilement. La solution consiste
à obturer en partie, de préférence dans un rapport 4/5, la surface périphérique de
ces deux anneaux où se développe la flamme principale pour ne libérer qu'une zone
de pilotage (représentant la fraction un cinquième restante).
[0012] Une cinquième considération s'est attachée à résoudre le problème de l'obturation
du dispositif d'accrochage de flammes à son extrémité aval. La solution consiste à
disposer, sur l'anneau aval du dispositif d'accrochage de flammes, une plaque d'obturation
circulaire non poreuse en matériau résistant à de hautes températures (supérieures
à 1000°C). De préférence, la plaque d'obturation aura un diamètre externe sensiblement
égal au diamètre externe d'un anneau et une épaisseur telle qu'elle ne gondole pas
sous l'effet de la chaleur.
[0013] En rapport avec cette cinquième considération, l'invention se propose de résoudre
le problème de la fixation amovible du dispositif d'accrochage de flammes sur le brûleur.
Ces moyens de fixation amovible auront de préférence la forme d'une tige filetée traversant
axialement le dispositif d'accrochage de flammes et reliée au brûleur par des pattes
et à la plaque d'obturation par un écrou. Ces moyens pourront aussi être constitués
de plusieurs tiges filetées disposées sur un cercle imaginaire dont le diamètre sera
proche du diamètre interne du dispositif et venant relier directement le brûleur à
la plaque d'obturation (sans pattes). Enfin, ces moyens pourront encore être disposés
à l'extérieur du dispositif et prendre la forme de brides.
[0014] Une sixième considération s'est intéressée au centrage du (des) anneau(x) et de la
(des) entretoise(s) annulaire(s) pour obtenir un empilement parfaitement aligné axialement.
La solution consiste à munir l'entretoise annulaire d'ergots de centrage, de préférence
au moins huit, disposés en quinconce de part et d'autre de l'épaisseur de l'entretoise.
Ces ergots sont solidaires, notamment par soudage, des parois interne de l'entretoise
et sont répartis sur le pourtour interne de celle-ci, de préférence à 90° l'une de
l'autre.
[0015] L'invention concerne également un brûleur cylindrique du type général à mélange de
gaz, comprenant une chambre de répartition du mélange alimentée en air comburant et
en gaz combustible, communiquant avec une chambre de combustion, avec interposition
entre elles du dispositif selon l'invention.
[0016] Le dispositif de l'invention pourra être utilisé en particulier pour des brûleurs
domestiques (de quelques dizaines de kilowatts de puissance nominale), par exemple
à prémélange air/gaz total et à flamme bleue, rendant possible notamment une grande
modulation en puissance, laquelle peut, par exemple, aller d'environ 5 à 25 kilowatts,
soit une modulation de puissance de 1 : 5. Le dispositif de l'invention pourra aussi
équiper des chaudières collectives (quelques centaines de kilowatts de puissance nominale)
en adaptant la taille du brûleur à la puissance requise. Dans ces différents cas,
le diamètre externe des anneaux sera choisi en fonction de la taille de la chambre
de combustion.
[0017] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront encore de la description
qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemples,
et dans lesquels :
- la figure 1 montre en perspective un dispositif d'accrochage de flammes conforme à
l'invention ;
- la figure 2 montre un détail de réalisation du réseau tricoté de la figure 1, à l'endroit
du repère III de cette figure;
- la figure 3 montre, en perspective éclatée, un dispositif d'accrochage de flammes
constitué de plusieurs anneaux circulaires;
- la figure 4 montre, vue en coupe, le dispositif d'accrochage de flammes de la figure
6 muni d'entretoises annulaires insérées entre deux anneaux consécutifs;
- la figure 5 est une vue du dessus de la figure 4 représentant une entretoise munie
de ses moyens de centrage;
- la figure 6 montre en demi-vue éclatée en perspective les moyens de fixation d'obturation
et de recouvrement du ou des anneaux du dispositif;
- la figure 7 montre, en coupe verticale médiane, une utilisation possible du dispositif
de l'invention, sur un brûleur à gaz;
- la figure 8 montre un détail de la figure 7 représentant un front de flamme obtenu
avec les entretoises;
[0018] En se référant à la figure 1, on voit un dispositif d'accrochage de flammes pour
brûleur à mélange de gaz, conforme à l'invention, repéré dans son ensemble par la
référence 1. De préférence sensiblement plan, ce dispositif a la forme d'un anneau
2, ici parfaitement circulaire, de diamètre externe D2, de diamètre interne d2 et
d'épaisseur E2, et possède un axe principal ou axe normal symbolisé par les lettres
yy'. Ce type d'anneau est fabriqué et vendu par la société TISSMETAL (Reims, FRANCE).
Il est clair que l'anneau peut prendre toutes les formes possibles (carrée, triangle,
étoile, ellipse...) selon un plan P perpendiculaire à son axe normal yy', la forme
circulaire (aussi bien sur son périmètre externe qu'interne) étant préférée.
[0019] Sur la figure 2, on voit que le dispositif 1 comprend, dans sa constitution, un réseau
de fil(s) métallique(s) souple(s), à parties entrelacées, ménageant entre lui des
passages 4 (ou ouvertures) formées par les mailles du "tricot" et au travers desquels
les gaz vont circuler. Il est tout à fait possible de réaliser le réseau à parties
entrelacées en tricotant un(des) fil(s) ou en tissant plusieurs fils perpendiculairement
les uns (fils de trame) par rapport aux autres (fils de chaîne). Ce réseau de fil(s),
ou entrelacs, se présente ici comme un ouvrage tricoté constitué d'au moins un fil.
En l'espèce, cet ouvrage tricoté est réalisé avec un fil 6 unique constitué en un
matériau métallique souple et se tricotant aisément, tel que par exemple de l'inox
"304L" de 1 à 3 dixièmes de millimètre de diamètre. En tout état de cause, le matériau
utilisé pour réaliser le dispositif devra de préférence conserver ses caractéristiques
(mécaniques notamment) jusqu'à des températures élevées, d'environ 1000°C à 1200°C.
[0020] D'après la figure 2, on voit que le fil 6 est en quelque sorte "tricoté" comme on
tricote une chaussette mais on pourrait envisager d'utiliser d'autres modes de croisement
ou de tressage connus (tissage par exemple). Sur cette figure, on a illustré schématiquement
la manière dont les boucles 8a et 8b en "Ω" (OMEGA) du fil 6 peuvent s'entrelacer
entre elles. Des tronçons 10 du fil 6, lesquels se chevauchent dessus dessous, présentent
ainsi des zones d'entrelacement comme référencé en 11, ces tronçons 10 formant des
boucles 8a "supérieures" qui passent à travers les boucles 8b qui leur sont inférieures,
délimitant ainsi les passages 4. Pour la clarté de la représentation, on a représenté
ces passages de l'ouvrage tricoté dans un état relativement lâche, ces mêmes passages
se retrouvant répartis dans toute la structure du réseau à l'état comprimé suivant
des forme, taille et disposition qui varient en fonction des forces de compression
exercées.
[0021] La figure 3 montre une variante de l'invention dans laquelle le dispositif est constitué
de plusieurs anneaux 2 circulaires identiques, superposés les uns sur les autres selon
un axe de symétrie principal yy' (appelé aussi axe d'empilement). Cette configuration
permet d'obtenir un dispositif 1 de plus grande épaisseur, qui serait difficilement
réalisable d'une seule pièce.
[0022] La figure 4 montre une variante de réalisation du dispositif d'accrochage de flammes
1 dans laquelle on trouve insérée entre deux anneaux 2 consécutifs, une entretoise
annulaire 20 réalisée dans un matériau métallique non poreux. Cette entretoise 20
possède un diamètre interne d20 sensiblement égal au diamètre interne d2 de l'anneau
2 et un diamètre externe D20 inférieur au diamètre externe D2 dudit anneau 2. Les
dimensions de cette entretoise annulaire 20 sont très importants. L'entretoise 20
est de préférence munie de plusieurs moyens 21 de centrage des anneaux 2, prenant
la forme d'ergots (21a, 21b, ...) soudés de part et d'autre de l'épaisseur E20 de
celle-ci sur son diamètre interne d20.
[0023] La figure 5 montre, vue du dessus, une entretoise 20 munie de huit ergots de centrage
(21a, 21b, ...) répartis en deux groupes de quatre ergots disposés de part et d'autre
de l'épaisseur E20 de celle-ci, de préférence disposés à 90°, les deux groupes étant
en quinconce (décalage de 45°) l'un par rapport à l'autre comme cela est représenté.
Chaque groupe de quatre moyens de centrage définit un anneau virtuel de diamètre externe
D21 sensiblement égal au diamètre interne d20 de l'entretoise 20 et au diamètre interne
d2 de l'anneau 2 afin que celui-ci vienne se centrer sur l'entretoise 20. L'épaisseur
E21 de ces ergots sera faible, de l'ordre de quelques millimètres, de façon à créer
un bon centrage sans gêner la circulation des gaz au travers des passages 4 du dispositif
1. Pour les mêmes raisons, le diamètre interne d21 des deux anneaux virtuels définis
par les ergots 21a et 21b sera légèrement inférieur au diamètre externe D21 pour éviter
de trop perturber le flux de gaz.
[0024] La figure 6 montre les moyens de recouvrement 132 et 232 d'un anneau amont 102 et
d'un anneau aval 202, celui-ci étant le dernier anneau de l'empilement ou l'anneau
disposé le plus en aval par rapport au sens de circulation des gaz, symbolisé par
les lettres AM (amont) et AV (aval). Dans le cas où il n'y a qu'un seul anneau 2,
ces moyens de recouvrement 132 et 232 deviennent inutiles. Ces moyens de recouvrement
132 et 232 sont constitués par un premier cerclage 132 disposé autour de l'anneau
amont 102, et d'un second cerclage 232 disposé autour de l'anneau aval 202. De préférence,
chaque cerclage 132 et 232 aura une épaisseur E132 et E232 telle qu'il recouvrira
environ les quatre cinquièmes (4/5) de l'épaisseur de chacun des anneaux amont 102
et aval 202 de façon à permettre un bon pilotage de flamme. Ces cerclages 132 et 232
auront un diamètre interne d132 et d232 légèrement supérieur au diamètre externe D2
des anneaux 102 et 202, et un diamètre externe D132 et D232 légèrement supérieur à
leur diamètre interne d132 et d232. Ils seront de plus réalisés dans un matériau non
poreux résistant de préférence à des températures supérieures à 1000°C.
[0025] La figure 6 montre aussi les moyens d'obturation 24 et de fixation 25 du dispositif
d'accrochage de flammes 1, dans une variante de réalisation où le dispositif 1 est
constitué de plusieurs anneaux 2 et de plusieurs entretoises 20 insérées entre deux
anneaux 2 consécutifs (par mesure de clarté, une seule entretoise 20 est représentée
entre un anneau 2 et l'anneau aval 202). Ces moyens d'obturation 24 sont constitués
par une plaque terminale 26 circulaire et pleine, résistant de préférence à des températures
supérieures à 1000°C. Cette plaque terminale 26 est disposée sur l'anneau aval 202
et est fixée, par exemple par soudage, au moyen de recouvrement 232 de l'anneau aval
202. De cette façon, les gaz sont obligés de passer au travers du dispositif d'accrochage
de flammes 1, donc de traverser les passages 4 définis par le treillis comprimé de
fil(s) tricoté(s). Le diamètre externe D26 de la plaque terminale 26 sera de préférence
sensiblement égal au diamètre externe D2 de l'anneau aval 202, et son épaisseur E26
sera suffisante pour éviter à la plaque terminale 26 de gondoler sous l'effet de la
chaleur.
[0026] Les moyens de fixation 25 sont représentés par une tige filetée 27 traversant axialement
le centre du dispositif d'accrochage de flammes 1 et la plaque terminale 26, de pattes
28 et 29 venant se fixer sur le brûleur et d'un écrou 30 venant serrer la plaque terminale
26 sur le brûleur 80. Ainsi, le ou les anneaux 2 (avec ou sans entretoises) sont légèrement
compressés entre la plaque terminale 26 et le brûleur 80, et sont fixées à celui-ci
de façon amovible. Le dispositif d'accrochage de flammes 1 peut donc être facilement
remplacée, voire un seul anneau 2 ou une seule entretoise 20.
[0027] En se reportant maintenant à la figure 7, on voit représentée un dispositif 1, monté
dans un brûleur de type connu, référencé dans son ensemble en 80, comme par exemple
un brûleur domestique à prémélange total et à flamme bleue.
[0028] Ce brûleur 80 comporte essentiellement une chambre de répartition 81, qui a la forme
générale d'un caisson en tronc de cône, à section sensiblement circulaire, connecté
au niveau de sa face arrière la plus étroite 81a aux conduites séparées 83, 84 d'alimentation
respectivement en air comburant et en gaz combustible. Sur cette figure, les sigles
AM et AV permettent de situer les côtés respectivement "amont" et "aval" du brûleur,
en référence à la circulation du mélange combustible, dans le brûleur, tel que schématisé
par les flèches 87, 87' et 88. Cette chambre de répartition 81 est séparée d'une chambre
de combustion 82, sur sa face avant, par le dispositif d'accrochage de flammes 1.
En l'espèce, ce dispositif se présente sous la forme de plusieurs anneaux 2 superposés
et fixés au brûleur 80 par des moyens de fixation 25 tels qu'une tige filetée 27,
des pattes 28 et 29 et un écrou 30. Le dispositif d'accrochage de flammes 1 est obturé,
sur un anneau aval 202, par une plaque rigide non poreuse 26 au travers de laquelle
peut venir s'insérer la tige filetée 27. Dans la variante de réalisation où le dispositif
d'accrochage de flammes est constitué d'un seul anneau, l'anneau aval 202 est formé
par cet anneau 2 unique et la plaque terminale 26 est disposée sur cet anneau 2. Comme
on le voit sur la figure 7, la conduite 84 d'alimentation en gaz combustible rencontre
le conduit 83 d'alimentation en air juste en amont de la chambre de répartition (en
85). Bien entendu, on prévoit ici d'installer un ventilateur en amont du conduit 83
(alimentation en air sous pression), mais il est possible de prévoir que le prémélange
des gaz (gaz + air) se fasse avant la chambre de répartition 81.
[0029] Tel qu'illustré, l'allumage du brûleur est assuré par une électrode 97 convenablement
isolée et alimentée sous haute tension par un câble d'alimentation non représenté,
l'allumage s'effectuant par étincelles ou arc électrique entre la pointe 97a de l'électrode
et, par exemple, la paroi voisine d'une entretoise ou d'un anneau.
[0030] A titre d'exemple, le dispositif d'accrochage de flammes sera constitué d'un treillis
en fil métallique en acier inoxydable de référence "304L" et pourra être constituée
d'un empilement d'anneaux de diamètre externe D=90 mm, de diamètre interne d=60 mm
et d'épaisseur E=15 mm.
[0031] A titre indicatif, le facteur d'air (
n) obtenu dans un brûleur à gaz de puissance nominale 25 kW muni du dispositif selon
l'invention varie de 1,15 à 1,45 sans entretoise annulaire, et de 1,16 à 1,62 avec
entretoise annulaire, tandis qu'il varie de 1 à 1,29 pour un brûleur standard de puissance
nominale 31 kW.
[0032] La figure 8 montre, en détail, le front de flamme obtenu par l'ensemble constitué
par dispositif d'accrochage de flamme et le brûleur associé de la figure 7. Entre
deux anneaux 2 adjacents, une gorge 40 faisant le tour du dispositif est définie,
en regard de l'entretoise 20. Sur les tranches supérieure et inférieure des anneaux,
sortent des jets J1 et J2 de mélange air + gaz qui font le tour du dispositif. Ces
jets sont parallèles à l'axe yy' et sont dirigés l'un vers l'autre. Si les dimensions
de l'entretoise sont bien choisies, alors ces deux jets de gaz vont se rencontrer
dans la gorge 40 et créer une flamme pilote F' perpendiculaire à l'axe yy' et décollée
de la tranche de l'entretoise. Cette flamme pilote F' assure la stabilisation et l'homogénéité
du front de flamme F, évitant toute rupture de celui-ci dans les zones de contact
anneau/entretoise. Il se développe autant de flamme pilote F' qu'il y a d'entretoise.
De préférence, il n'y aura pas d'entretoise entre le brûleur et l'anneau amont 102,
ni au-delà de l'anneau aval 202. Grâce à l'espace supplémentaire libéré entre les
anneaux 2 par les entretoises 20, on peut ainsi diminuer le nombre d'anneaux, ce qui
est favorable à la réduction du coût du brûleur.
1. Dispositif (1) d'accrochage de flammes pour brûleur (80) à mélange de gaz comprenant
dans sa structure un réseau comprimé de fil(s) métallique(s) souple(s) tricotés(s)
pour la circulation à travers elle desdits gaz et prenant la forme d'un anneau (2),
caractérisé en ce qu'il est constitué d'un empilement sensiblement coaxial d'au moins
deux dits anneaux (2).
2. Dispositif (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est prévu une entretoise
(20) annulaire non poreuse interposée successivement entre deux anneaux (2) adjacents.
3. Dispositif (1) selon la revendication 2, caractérisé en ce que le diamètre interne
(d20) de chaque entretoise (20) est sensiblement égal au diamètre interne (d2) des
anneaux (2).
4. Dispositif (1) selon l'une quelconque des revendications 2 à 3, caractérisé en ce
que le diamètre externe (D20) de chaque entretoise (20) est inférieur au diamètre
externe (D2) des anneaux (2).
5. Dispositif (1) selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce
que l'épaisseur (E20) de chaque entretoise (20) est inférieure à l'épaisseur (E2)
des anneaux (2).
6. Dispositif (1) selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce
que la différence entre le diamètre externe (D20) et le diamètre interne (d20) de
chaque entretoise (20) est sensiblement égale au double de l'épaisseur (E20) de celle-ci.
7. Dispositif (1) selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce
que la différence entre le diamètre externe (D2) des anneaux (2) et le diamètre externe
(D20) de chaque entretoise (20) est sensiblement égal à l'épaisseur (E20) de ladite
entretoise (20).
8. Dispositif (1) selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé en ce
que chaque entretoise annulaire (20) présente un diamètre interne (d20) et est munie,
sur ce diamètre interne (d20), de moyens de centrage (21) favorisant l'alignement
des anneaux empilés (2), tels que des ergots soudés (21a, 21b,...).
9. Dispositif (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce
qu'un anneau amont (102) et un anneau aval (202) sont munis de moyens (132, 232) circulaires
de recouvrement obturant de préférence les quatre cinquièmes de la surface péri métrique
externe desdits anneaux (102) et (202).
10. Dispositif (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé
en ce qu'un anneau aval (202) est muni de moyens d'obturation (24), tels qu'une plaque
terminale (26) circulaire pleine et résistant à la chaleur, ayant un diamètre externe
(D26) sensiblement égal au diamètre externe (D2) dudit anneau aval (202).
11. Dispositif (1) selon la revendication 10, caractérisé en ce que la plaque terminale
(26) et le moyen de recouvrement (232) de l'anneau aval (202) sont fixés, par exemple
par soudage.
12. Dispositif (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé
en ce qu'il est muni de moyens de fixation amovibles (25) le reliant intérieurement
ou extérieurement au brûleur (80) et/ou à la plaque terminale (26), tels qu'une tige
filetée (27) muni de pattes (28) et (29) et d'un écrou (30).
13. Brûleur (80) à gaz comprenant une chambre de répartition des gaz (81) alimentée en
air comburant et en gaz combustible et communiquant avec une chambre de combustion
(82) avec interposition entre elles d'un dispositif d'accrochage de flammes (1) selon
l'une quelconque des revendications 1 à 12.